QCM : Méthode de la dissertation juridique (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle longueur minimale doit atteindre une dissertation juridique ?

Quatre pages
Cinq pages
Six pages
Trois pages

Cinq pages

Explication

Le devoir doit compter au moins cinq pages. Une longueur de quatre pages ne respecte pas ce seuil minimal.

2. Quel ton convient à la rédaction d’une dissertation juridique ?

Un ton neutre, technique et objectif, sans avis personnel
Un ton polémique qui cherche à convaincre par des jugements de valeur
Un ton narratif qui privilégie les impressions personnelles
Un ton engagé qui défend explicitement l’opinion de l’étudiant

Un ton neutre, technique et objectif, sans avis personnel

Explication

La rédaction attendue reste neutre, technique et objective, sans exprimer d’avis personnel. Un ton engagé introduit au contraire une prise de position subjective.

3. Un étudiant connaît de nombreux éléments de cours, mais certains éclairent peu le sujet traité. Comment doit-il les sélectionner ?

Développer toutes les connaissances pour présenter un cours complet
Remplacer l’analyse du sujet par un panorama général de la matière
Retenir ceux qui servent directement le sujet
Privilégier les notions les plus complexes, même si elles sont périphériques

Retenir ceux qui servent directement le sujet

Explication

Les connaissances mobilisées doivent contribuer au traitement du sujet plutôt que former un exposé détaché de celui-ci. Un panorama général risque précisément de devenir un cours déconnecté.

4. Quelle forme doit prendre la fin d’une dissertation juridique ?

Le devoir se termine par une synthèse finale distincte
Le devoir s’achève par une ouverture formulée comme conclusion
Le devoir s’achève sans conclusion autonome
Le devoir comporte une conclusion qui récapitule les deux parties

Le devoir s’achève sans conclusion autonome

Explication

La dissertation juridique se termine sans conclusion autonome. Une synthèse finale distincte correspond à la confusion fréquente avec une forme de devoir qui exige une conclusion.

5. Où le saut de ligne est-il autorisé dans la structure de la copie ?

Entre les deux paragraphes de l’introduction
Entre les sous-parties A et B
Après chaque paragraphe du développement
Entre les parties I et II

Entre les parties I et II

Explication

L’introduction forme un bloc continu, et le seul saut de ligne autorisé se trouve entre les parties I et II. Séparer A et B par un saut de ligne confond cette séparation avec celle des deux grandes parties.

6. Comment chaque paragraphe doit-il commencer dans la copie ?

Par un titre en majuscules
Par un alinéa
Par un saut de ligne laissé après le paragraphe précédent
Par une citation mise en retrait

Par un alinéa

Explication

Chaque paragraphe commence par un alinéa. Un titre en majuscules ne remplace pas cette mise en forme du début de paragraphe.

7. Quel enchaînement respecte les cinq étapes de l’introduction juridique ?

Accroche, contexte spatio-temporel, problématique, définitions et analyse des termes, annonce de plan
Accroche, définitions et analyse des termes, problématique, annonce de plan, contexte spatio-temporel
Accroche, définitions et analyse des termes, contexte spatio-temporel, problématique, annonce de plan
Définitions et analyse des termes, accroche, contexte spatio-temporel, annonce de plan, problématique

Accroche, définitions et analyse des termes, contexte spatio-temporel, problématique, annonce de plan

Explication

L’introduction suit l’ordre allant de l’accroche aux définitions, puis au contexte, à la problématique et enfin à l’annonce de plan. Placer la problématique avant l’analyse des termes bouleverse cet enchaînement.

8. Un sujet relie deux notions par « et ». Que faut-il préciser dans l’introduction ?

La relation entre les notions, par exemple une opposition, une complémentarité ou un lien causal
L’ordre alphabétique des notions et leur origine linguistique
La définition juridique d’une seule notion, l’autre étant supposée connue
La place de chaque notion dans les deux parties du plan, sans analyser leur lien

La relation entre les notions, par exemple une opposition, une complémentarité ou un lien causal

Explication

Les termes clés doivent être définis juridiquement et leur relation doit être explicitée, notamment comme opposition, complémentarité ou causalité. Définir une seule notion laisse de côté l’analyse du lien exprimé par « et ».

9. Pour cadrer un sujet portant sur une réforme juridique, quels éléments le contexte spatio-temporel doit-il préciser ?

Le cadre géographique et historique, l’époque concernée et les évolutions textuelles
Les définitions des termes clés et la difficulté juridique qui forme la problématique
Les opinions doctrinales dominantes et les arguments de chaque partie du plan
Les circonstances personnelles de l’auteur et la date de remise du devoir

Le cadre géographique et historique, l’époque concernée et les évolutions textuelles

Explication

Le contexte situe le sujet géographiquement et historiquement, en précisant notamment le droit concerné, l’époque et les évolutions des textes. Les définitions et la difficulté juridique relèvent d’autres étapes de l’introduction.

10. Comment formuler la problématique d’une dissertation juridique ?

Comme une question générale sans lien avec la difficulté juridique du sujet
En reprenant le sujet mot pour mot sous la forme d’un titre interrogatif
Comme une question directe qui met en évidence une difficulté ou un paradoxe juridique
Comme une affirmation qui résume les connaissances principales du cours

Comme une question directe qui met en évidence une difficulté ou un paradoxe juridique

Explication

La problématique formule directement une question révélant la difficulté ou le paradoxe juridique. Reprendre le sujet brut sans le transformer en véritable question confond l’intitulé avec le problème à résoudre.

11. Quelle structure le développement d’un plan doit-il adopter ?

Trois parties, I, II et III, chacune divisée en A et B.
Deux parties, I et II, suivies d’une sous-partie commune A.
Une partie I divisée en A et B, puis deux parties II et III.
Deux parties, I et II, chacune divisée en A et B.

Deux parties, I et II, chacune divisée en A et B.

Explication

Le développement comporte deux parties, I et II, et chacune comprend deux sous-parties, A et B. Une sous-partie commune aux deux parties ne respecte pas cette organisation.

12. Quel titre respecte le mieux la formulation attendue pour une sous-partie consacrée aux effets protecteurs d’une règle ?

Une protection remarquable dans le domaine concerné
La règle protège les parties les plus vulnérables
La protection renforcée des parties vulnérables
Les développements sur la protection des parties

La protection renforcée des parties vulnérables

Explication

Un titre nominal associe le thème à une appréciation, ici la protection renforcée des parties vulnérables. La formulation avec « protège » repose sur un verbe conjugué, contrairement à la forme attendue.

13. Quel défaut faut-il corriger dans un titre de partie rédigé sous la forme « Le juge protège les intérêts économiques » ?

Il formule une comparaison entre deux branches du droit.
Il ne mentionne pas assez explicitement l’auteur de la décision.
Il présente une appréciation trop favorable à la position défendue.
Il comporte un verbe conjugué et prend la forme d’une proposition.

Il comporte un verbe conjugué et prend la forme d’une proposition.

Explication

Les titres doivent éviter les verbes conjugués et être formulés comme des groupes nominaux. Mentionner l’auteur de la décision ne corrigerait pas le défaut grammatical du titre.

14. Quelle progression argumentative distingue les deux grandes parties du développement ?

La partie I définit les notions en présence, puis la partie II répète cette définition sous forme d’exemples.
La partie I présente les limites d’une thèse, puis la partie II rassemble les arguments qui la soutiennent.
La partie I expose deux thèses opposées, puis la partie II choisit celle qui paraît la plus ancienne.
La partie I expose une thèse, puis la partie II en examine les limites et ouvre une synthèse ou des perspectives.

La partie I expose une thèse, puis la partie II en examine les limites et ouvre une synthèse ou des perspectives.

Explication

La première partie défend une thèse, tandis que la seconde en explore les limites et développe une synthèse ou des perspectives. Présenter les limites avant d’exposer la thèse inverse la progression attendue.

15. À quoi sert le chapeau introductif placé sous chacune des parties I et II ?

À développer les arguments détaillés de la première sous-partie.
À annoncer les deux sous-parties, A et B, de la partie concernée.
À présenter les sources juridiques mobilisées dans l’ensemble du devoir.
À résumer les conclusions de la partie précédente et supprimer les sous-parties.

À annoncer les deux sous-parties, A et B, de la partie concernée.

Explication

Le chapeau placé sous chacune des grandes parties annonce les sous-parties A et B qui la composent. Il ne remplace pas leur développement détaillé.

16. Dans quelle sous-partie faut-il examiner les limites et les critiques de la thèse défendue en I ?

Dans I.B, qui développe les arguments favorables à la thèse.
Dans I.A, qui rassemble les perspectives de synthèse.
Dans II.B, qui expose les origines historiques de la thèse.
Dans II.A, qui analyse aussi les ambiguïtés du droit positif.

Dans II.A, qui analyse aussi les ambiguïtés du droit positif.

Explication

II.A présente les nuances, les limites et les critiques de la thèse de I, ainsi que les ambiguïtés du droit positif. I.B a une fonction différente : il met en avant les arguments favorables à cette thèse.

17. Quels éléments permettent d’ancrer juridiquement une dissertation ?

Des exemples d’actualité, des opinions personnelles et des résumés de débats parlementaires.
Des textes précis, des principes généraux, de la doctrine de référence et des décisions de jurisprudence.
Des textes généraux, des commentaires médiatiques et des décisions sans référence juridique.
Des principes abstraits, des hypothèses de réforme et des comparaisons dépourvues de sources.

Des textes précis, des principes généraux, de la doctrine de référence et des décisions de jurisprudence.

Explication

L’ancrage juridique s’appuie notamment sur des articles de codes, des principes généraux, la doctrine de référence et la jurisprudence. Les commentaires médiatiques ne remplacent pas ces sources juridiques.

18. Quelle fonction remplit la transition obligatoire entre I.B et II.A ?

En une phrase, elle annonce les arguments favorables qui seront développés dans la partie I.
En trois à quatre lignes, elle synthétise la partie I et introduit l’étude des limites en partie II.
En trois à quatre lignes, elle présente les sources juridiques avant le début de la partie I.
En un paragraphe, elle résume II.A et confirme la thèse défendue dans I.B.

En trois à quatre lignes, elle synthétise la partie I et introduit l’étude des limites en partie II.

Explication

La transition entre I.B et II.A comporte trois à quatre lignes, résume la partie I et conduit à l’examen des limites dans la partie II. Elle ne sert pas à annoncer des arguments déjà développés en I.B.

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Quel est le nombre minimal de pages exigé pour la dissertation ?

Cinq pages.

Quel ton la rédaction doit-elle conserver ?

Un ton neutre, technique et objectif.

À quoi les connaissances retenues doivent-elles servir ?

Au sujet de la dissertation.

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