QCM : Notion de droit du travail — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition caractérise le mieux le droit social ?

Un ensemble de règles portant sur les risques sociaux et leur indemnisation
Une partie du droit civil appliquée aux contrats conclus dans les entreprises
Une branche juridique consacrée aux relations entre employeurs et salariés
Une branche autonome réunissant le droit du travail et la protection sociale des salariés

Une branche autonome réunissant le droit du travail et la protection sociale des salariés

Explication

Le droit social regroupe le droit du travail et le droit de la protection sociale des salariés, ce qui en fait une branche autonome. La réglementation des relations entre employeurs et salariés correspond plus précisément au droit du travail.

2. Quel domaine juridique réglemente les relations individuelles et collectives entre employeurs et salariés ?

Le droit du travail
Le droit de la protection sociale
Le droit de la responsabilité civile
Le droit des assurances privées

Le droit du travail

Explication

Le droit du travail encadre les relations individuelles et collectives entre employeurs et salariés. Le droit de la protection sociale porte plutôt sur la couverture des risques sociaux.

3. Quel objectif correspond au droit de la protection sociale ?

Déterminer les conditions d’accès aux différentes professions
Protéger chacun contre des risques tels que la maladie, la vieillesse et le chômage
Fixer les règles de formation et de rupture des contrats de travail
Organiser les négociations collectives entre les syndicats et les employeurs

Protéger chacun contre des risques tels que la maladie, la vieillesse et le chômage

Explication

Le droit de la protection sociale organise la protection contre divers risques, notamment la maladie, la vieillesse, les accidents du travail et le chômage. Les négociations collectives relèvent du droit du travail.

4. Quelle mesure le décret d’Allarde a-t-il prise en 1791 ?

Il a supprimé les corporations, considérées comme une entrave à la liberté du commerce et du travail
Il a limité le travail des enfants dans les établissements industriels
Il a reconnu la liberté syndicale et l’organisation collective des travailleurs
Il a instauré une protection sociale généralisée pour la population

Il a supprimé les corporations, considérées comme une entrave à la liberté du commerce et du travail

Explication

Le décret d’Allarde de 1791 a interdit les corporations au nom de la liberté du commerce et du travail. La liberté syndicale a été reconnue plus tard par la loi Waldeck-Rousseau de 1884.

5. Quelle mesure la loi sociale de 1841 a-t-elle introduite ?

Elle a interdit le travail des enfants de moins de 8 ans et limité celui des plus âgés
Elle a créé la sécurité sociale afin de généraliser la protection sociale
Elle a reconnu la liberté syndicale et permis les organisations collectives
Elle a instauré les congés payés et la semaine de 40 heures pour les salariés

Elle a interdit le travail des enfants de moins de 8 ans et limité celui des plus âgés

Explication

La loi de 1841 a interdit le travail des enfants de moins de 8 ans et encadré la durée du travail des enfants de 8 ans et plus. Les congés payés et la semaine de 40 heures datent des accords Matignon de 1936.

6. Quelles avancées sociales sont associées aux accords Matignon de 1936 ?

La création de la sécurité sociale et la couverture généralisée des risques
La suppression des corporations, la liberté du commerce et la liberté du travail
Les congés payés, la semaine de 40 heures et les premières conventions collectives
L’interdiction du travail des jeunes enfants et la réduction de leur durée de travail

Les congés payés, la semaine de 40 heures et les premières conventions collectives

Explication

Les accords Matignon de 1936 ont instauré les congés payés, la semaine de 40 heures et les premières conventions collectives. La sécurité sociale a été créée en 1945, dans une étape historique différente.

7. Quel événement majeur s’est produit en 1945 dans la construction de la protection sociale ?

L’adoption des premières règles limitant le travail des enfants
La création de la sécurité sociale pour établir une protection sociale généralisée
La reconnaissance de la liberté syndicale pour favoriser l’organisation des travailleurs
L’interdiction des corporations afin de garantir la liberté du commerce

La création de la sécurité sociale pour établir une protection sociale généralisée

Explication

En 1945, la sécurité sociale a été créée afin d’établir une protection sociale généralisée. La liberté syndicale date de 1884, tandis que les premières restrictions au travail des enfants remontent à 1841.

8. Qu’est-ce qui caractérise l’autonomie du droit du travail ?

Des modes de raisonnement spécifiques, dont la possibilité de privilégier la règle la plus favorable au salarié
La priorité systématique des normes les plus anciennes sur les règles issues de la négociation collective
L’application identique des règles générales du droit civil à toutes les relations professionnelles
L’exclusion des principes généraux du droit dans les relations entre employeurs et salariés

Des modes de raisonnement spécifiques, dont la possibilité de privilégier la règle la plus favorable au salarié

Explication

Le droit du travail possède des raisonnements propres, notamment lorsque la règle la plus favorable au salarié permet d’écarter la hiérarchie traditionnelle des normes. Il ne se réduit donc pas à une application identique du droit commun.

9. Comment la situation économique peut-elle influencer le droit du travail ?

Elle détermine principalement les règles relatives aux risques de maladie, de vieillesse et de chômage
Elle peut favoriser des avancées sociales, puis encourager la déréglementation ou la flexibilité selon le contexte
Elle transforme les corporations professionnelles en organisations syndicales reconnues par la loi
Elle remplace les règles juridiques par des pratiques économiques dépourvues de portée normative

Elle peut favoriser des avancées sociales, puis encourager la déréglementation ou la flexibilité selon le contexte

Explication

L’évolution économique a accompagné les avancées sociales des Trente Glorieuses, la déréglementation des années 1980 et les mesures de flexibilité liées aux crises et à la mondialisation. Elle ne supprime pas pour autant le rôle des règles juridiques.

10. Quelle évolution chronologique de la durée hebdomadaire légale du travail est correcte ?

Elle est passée de 48 heures en 1919 à 40 heures en 1936, puis 35 heures en 1982 et 39 heures en 2000.
Elle est passée de 48 heures en 1919 à 40 heures en 1936, puis 39 heures en 1982 et 35 heures en 2000.
Elle est passée de 40 heures en 1919 à 48 heures en 1936, puis 39 heures en 1982 et 35 heures en 2000.
Elle est passée de 48 heures en 1919 à 39 heures en 1936, puis 40 heures en 1982 et 35 heures en 2000.

Elle est passée de 48 heures en 1919 à 40 heures en 1936, puis 39 heures en 1982 et 35 heures en 2000.

Explication

La durée hebdomadaire légale a diminué progressivement, de 48 heures en 1919 à 35 heures en 2000, avec un passage à 39 heures en 1982. Confondre les étapes de 1982 et de 2000 conduit à attribuer les 35 heures à 1982.

11. À combien de semaines les congés payés ont-ils été portés en 1969 ?

À trois semaines
À quatre semaines
À deux semaines
À cinq semaines

À quatre semaines

Explication

En 1969, la durée des congés payés est passée à quatre semaines, après deux semaines en 1936 et trois semaines en 1956. Les cinq semaines correspondent à l’étape de 1982.

12. Quelle situation relève principalement de la dimension individuelle du droit du travail ?

La désignation des représentants des salariés au sein d’une instance
L’organisation d’une grève menée par plusieurs salariés d’une entreprise
La réglementation de la sécurité d’un salarié dans sa relation avec son employeur
La négociation d’un accord collectif entre syndicats et employeurs

La réglementation de la sécurité d’un salarié dans sa relation avec son employeur

Explication

La dimension individuelle protège le salarié dans sa relation personnelle avec l’employeur, notamment en matière de sécurité, de durée du travail et de rupture du contrat. La grève, la négociation collective et la représentation relèvent de la dimension collective.

13. Quel ensemble caractérise la dimension collective du droit du travail ?

La négociation collective, la grève et la représentation des salariés
La durée du travail, les congés et la protection de la vie privée
La surveillance du contrat, des absences et des conditions personnelles
La sécurité individuelle, la rupture du contrat et la rémunération

La négociation collective, la grève et la représentation des salariés

Explication

La dimension collective reconnaît l’action concertée des salariés, notamment par la négociation collective, la grève et la représentation par les syndicats ou le comité social et économique. Les autres ensembles décrivent plutôt des aspects de la relation individuelle de travail.

14. Pourquoi le droit du travail est-il largement qualifié d’impératif ?

Parce que ses règles résultent principalement d’accords conclus entre syndicats et employeurs
Parce que ses règles d’ordre public s’imposent aux employeurs comme aux salariés
Parce que ses règles sont fixées par les employeurs selon les besoins de l’entreprise
Parce que ses règles reposent sur la liberté de chaque salarié de négocier son contrat

Parce que ses règles d’ordre public s’imposent aux employeurs comme aux salariés

Explication

Le caractère impératif du droit du travail tient au fait que la plupart de ses règles sont d’ordre public et s’imposent aux parties. La négociation entre syndicats et employeurs correspond au droit négocié, qui constitue une autre caractéristique.

15. Quel déséquilibre le droit du travail cherche-t-il principalement à corriger ?

La concurrence économique entre plusieurs employeurs d’un même secteur
La dépendance économique du salarié envers l’employeur dans la relation contractuelle
La différence de statut entre les pouvoirs publics et les organisations patronales
La divergence d’intérêts entre deux syndicats représentant des professions différentes

La dépendance économique du salarié envers l’employeur dans la relation contractuelle

Explication

Le droit du travail vise à rétablir un équilibre dans une relation contractuelle où le salarié dépend économiquement de l’employeur. Il ne s’agit pas principalement de régler une concurrence entre employeurs ou un conflit entre organisations syndicales.

16. Dans quelle situation le droit du travail est-il qualifié de droit négocié ?

Lorsque des syndicats représentatifs et des employeurs fixent des conditions de travail par un accord collectif
Lorsque chaque salarié accepte individuellement les clauses de son contrat de travail
Lorsque les pouvoirs publics imposent des règles sociales sans participation des partenaires sociaux
Lorsque l’employeur détermine seul les conditions de travail applicables dans l’entreprise

Lorsque des syndicats représentatifs et des employeurs fixent des conditions de travail par un accord collectif

Explication

Le droit négocié résulte d’une détermination commune des conditions de travail par les syndicats représentatifs et les employeurs ou leurs organisations, au moyen de conventions ou d’accords collectifs. Les règles imposées par les pouvoirs publics relèvent plutôt du droit octroyé.

17. Quels établissements relèvent du droit du travail en raison de leur nature juridique ?

Les administrations publiques et les établissements publics administratifs
Les établissements privés et les établissements publics industriels ou commerciaux
Les juridictions judiciaires et les établissements publics scientifiques
Les collectivités territoriales et les services publics administratifs

Les établissements privés et les établissements publics industriels ou commerciaux

Explication

Les établissements de droit privé ainsi que les établissements publics à caractère industriel ou commercial sont soumis au droit du travail. Les fonctionnaires relèvent, quant à eux, du statut de la fonction publique et non de ce régime.

18. Quel élément permet de caractériser le lien de subordination d’un salarié ?

La propriété personnelle des outils utilisés pour réaliser la prestation
La rémunération versée par plusieurs clients selon les missions réalisées
La possibilité pour l’employeur de diriger, contrôler et sanctionner l’activité
La liberté pour le professionnel de fixer ses horaires et ses méthodes

La possibilité pour l’employeur de diriger, contrôler et sanctionner l’activité

Explication

Le lien de subordination existe lorsque l’employeur peut donner des ordres, contrôler leur exécution et sanctionner les manquements. La liberté d’organisation caractérise plutôt l’activité indépendante.

19. Quelle distinction oppose correctement le travailleur indépendant au salarié ?

L’indépendant relève d’un employeur, tandis que le salarié assume seul les risques de son activité
L’indépendant est lié par un contrat de travail, tandis que le salarié agit pour ses propres clients
L’indépendant agit pour son compte, tandis que le salarié travaille sous l’autorité d’un employeur
L’indépendant reçoit des directives, tandis que le salarié organise librement son activité

L’indépendant agit pour son compte, tandis que le salarié travaille sous l’autorité d’un employeur

Explication

Le travailleur indépendant exerce pour son propre compte sans lien de subordination, alors que le salarié travaille sous l’autorité d’un employeur dans le cadre d’un contrat de travail. La liberté d’organisation est donc associée à l’indépendance, non au salariat.

20. Une salariée travaille à temps partiel pendant 18 heures par semaine, alors que la durée légale applicable est de 35 heures ; quelle part d’effectif représente-t-elle ?

3518\frac{35}{18} salarié
1812\frac{18}{12} salarié
Un salarié compté intégralement
1835\frac{18}{35} salarié

$$\frac{18}{35}$$ salarié

Explication

Un salarié à temps partiel est compté selon le rapport entre son horaire contractuel et la durée légale ou conventionnelle, soit ici 1835\frac{18}{35}. Le temps partiel n’est donc pas compté intégralement comme un CDI à temps complet.

21. Comment sont comptés un CDI à temps complet et un travailleur à domicile dans l’effectif ?

Ils sont exclus pendant la période d’adaptation au poste
Ils sont comptés selon le nombre d’heures réellement effectuées
Ils sont comptés selon leur durée de présence sur douze mois
Ils sont comptés intégralement dans l’effectif

Ils sont comptés intégralement dans l’effectif

Explication

Les CDI à temps complet et les travailleurs à domicile représentent chacun une unité entière dans le calcul de l’effectif. Le prorata de présence concerne notamment certains contrats précaires, comme les CDD et les contrats temporaires.

22. Comment un salarié en CDD présent pendant six mois sur les douze derniers mois est-il pris en compte, s’il ne remplace pas un salarié absent ?

Au prorata de sa présence, soit la moitié d’un salarié
Comme un salarié complet dès lors que son contrat est écrit
Il est exclu parce que son contrat est à durée déterminée
Selon le nombre de jours travaillés chaque semaine

Au prorata de sa présence, soit la moitié d’un salarié

Explication

Un salarié en CDD est compté au prorata de son temps de présence au cours des douze mois précédents : six mois correspondent donc à la moitié d’un salarié. L’exclusion liée au remplacement d’un salarié absent ne s’applique pas dans cette situation.

23. Quelle règle s’applique à un apprenti et à un salarié en contrat de professionnalisation à durée indéterminée ?

L’apprenti est exclu, tandis que le salarié en contrat de professionnalisation l’est jusqu’à la fin de l’action de professionnalisation
L’apprenti est compté intégralement, tandis que le salarié en contrat de professionnalisation est exclu pendant toute sa carrière
L’apprenti est exclu pendant sa formation, tandis que le salarié en contrat de professionnalisation est compté après six mois
L’apprenti est compté au prorata de sa présence, tandis que le salarié en contrat de professionnalisation est compté dès son embauche

L’apprenti est exclu, tandis que le salarié en contrat de professionnalisation l’est jusqu’à la fin de l’action de professionnalisation

Explication

Les apprentis sont exclus de l’effectif, et les titulaires d’un contrat de professionnalisation à durée indéterminée le sont jusqu’à la fin de l’action de professionnalisation. Cette dernière exclusion n’est donc pas maintenue pendant toute la durée du contrat.

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Qu'est-ce que le droit social ?

Une branche autonome du droit composée du droit du travail et de la protection sociale.

Quelles branches composent le droit social ?

Le droit du travail et le droit de la protection sociale des salariés.

Que réglemente le droit du travail ?

Les relations individuelles et collectives entre employeurs et salariés.

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