QCM : Application de la loi et droits subjectifs — 58 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des règles juridiques qui organisent la vie en société et dont le respect peut être imposé par l’autorité publique ?

Le droit subjectif
Le droit réel
Le droit positif
Le droit objectif

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif regroupe les règles juridiques générales organisant la vie collective et assorties de sanctions publiques. Le droit subjectif correspond plutôt à une prérogative reconnue à une personne.

2. Lorsqu’une personne peut exiger d’autrui le respect d’une faculté que les règles juridiques lui reconnaissent, de quelle notion s’agit-il ?

Du droit réel
Du droit objectif
Du droit subjectif
Du droit positif

Du droit subjectif

Explication

Le droit subjectif est une prérogative individuelle dont une personne peut se prévaloir dans ses rapports avec autrui. Le droit objectif désigne l’ensemble des règles qui fondent et encadrent cette prérogative.

3. Comment appelle-t-on l’ensemble des règles juridiques en vigueur dans un État à un moment donné ?

Le droit subjectif
Le droit réel
Le droit objectif
Le droit positif

Le droit positif

Explication

Le droit positif correspond aux règles effectivement en vigueur dans un État à une période déterminée. Le droit objectif met l’accent sur la fonction générale des règles qui organisent la société.

4. Antoine remet une chose à Zoé, mais la qualification de l’opération n’est pas encore déterminée. Quelle conséquence correspond à un prêt ?

Zoé doit restituer la chose à Antoine
Zoé devient titulaire d’un droit direct sur toute chose
Zoé doit verser le prix convenu à Antoine
Zoé conserve la chose sans contrepartie

Zoé doit restituer la chose à Antoine

Explication

Dans le cadre d’un prêt, la chose remise doit être rendue au prêteur. La conservation définitive correspond au don, tandis que le paiement d’un prix caractérise la vente.

5. Quelle distinction décrit correctement la morale et la bienséance ?

La morale concerne les usages vestimentaires, tandis que la bienséance concerne les convictions religieuses
La morale concerne la conscience intérieure, tandis que la bienséance concerne les comportements extérieurs de courtoisie
La morale concerne les règles codifiées, tandis que la bienséance concerne les décisions des tribunaux
La morale concerne les sanctions publiques, tandis que la bienséance concerne les obligations contractuelles

La morale concerne la conscience intérieure, tandis que la bienséance concerne les comportements extérieurs de courtoisie

Explication

La morale relève du for intérieur et de la conscience individuelle, alors que la bienséance concerne le savoir-vivre et les comportements extérieurs. Ni l’une ni l’autre n’est directement sanctionnée par le droit.

6. Que prévoit l’article 6 du Code civil concernant les conventions particulières ?

Elles peuvent supprimer les sanctions attachées aux règles impératives
Elles doivent respecter les usages sociaux même lorsqu’aucune loi ne les prévoit
Elles peuvent écarter toute règle légale dès que les parties y consentent
Elles ne peuvent pas déroger aux lois touchant à l’ordre public ou aux bonnes mœurs

Elles ne peuvent pas déroger aux lois touchant à l’ordre public ou aux bonnes mœurs

Explication

L’article 6 interdit aux conventions particulières de déroger aux lois intéressant l’ordre public ou les bonnes mœurs. La volonté des parties ne permet donc pas d’écarter ces règles protectrices de l’intérêt général.

7. Selon l’article 1er de la Constitution française, quelles caractéristiques définissent la République française ?

Elle est unitaire, spirituelle, élective et solidaire, et subordonne la liberté religieuse à l’ordre public
Elle est décentralisée, neutre, parlementaire et libérale, et réserve la liberté religieuse aux citoyens
Elle est indivisible, laïque, démocratique et sociale, et garantit la liberté religieuse
Elle est fédérale, confessionnelle, représentative et économique, et protège une religion officielle

Elle est indivisible, laïque, démocratique et sociale, et garantit la liberté religieuse

Explication

L’article 1er qualifie la France de République indivisible, laïque, démocratique et sociale, tout en garantissant la liberté religieuse. Les autres formulations modifient plusieurs caractéristiques constitutionnelles énoncées par cet article.

8. Quelle différence méthodologique oppose principalement les droits romano-germaniques à la Common Law ?

Les droits romano-germaniques partent d’une loi écrite et codifiée, tandis que la Common Law s’appuie sur les décisions antérieures
Les droits romano-germaniques suivent une méthode inductive, tandis que la Common Law applique une méthode déductive aux codes
Les droits romano-germaniques privilégient la coutume orale, tandis que la Common Law déduit chaque solution d’un texte constitutionnel
Les droits romano-germaniques reposent sur les décisions antérieures, tandis que la Common Law applique principalement des codes généraux

Les droits romano-germaniques partent d’une loi écrite et codifiée, tandis que la Common Law s’appuie sur les décisions antérieures

Explication

Les systèmes romano-germaniques utilisent principalement des règles écrites et codifiées selon une démarche déductive. La Common Law s’appuie davantage sur les précédents judiciaires et une démarche inductive.

9. Dans un système de Common Law, que signifie le principe du précédent ?

Les parties peuvent écarter une décision antérieure par une convention privée
Les juridictions prennent en compte les décisions rendues par les juridictions antérieures
Les juges appliquent les codes civils sans examiner les affaires précédemment jugées
Les juridictions doivent fonder chaque jugement sur une règle constitutionnelle nouvelle

Les juridictions prennent en compte les décisions rendues par les juridictions antérieures

Explication

Le principe du précédent structure la Common Law en demandant aux juridictions de prendre en compte les décisions antérieures pertinentes. Cette logique distingue la Common Law des systèmes où les décisions précédentes ne lient pas les juridictions de la même manière.}]} alcan♀♀♀

10. Quelle conception du droit exige qu’une loi humaine respecte des principes supérieurs issus de la nature, de la raison ou du divin pour être légitime ?

Le positivisme étatique
Le positivisme sociologique
Le réalisme judiciaire
Le jusnaturalisme

Le jusnaturalisme

Explication

Le jusnaturalisme subordonne la légitimité du droit positif à des normes supérieures fondées sur la nature, la raison ou le divin. À l’inverse, le positivisme reconnaît principalement le droit en vigueur sans faire de sa justice une condition nécessaire de validité.

11. Une théorie considère que le droit est un fait de société créé par les êtres humains et que le droit positif correspond à la volonté de l’État ou de la société : de quelle théorie s’agit-il ?

Du droit naturel classique
Du jusnaturalisme
Du droit divin
Du positivisme

Du positivisme

Explication

Le positivisme reconnaît comme droit celui qui est produit par les institutions humaines et qui est effectivement en vigueur. Le jusnaturalisme, au contraire, subordonne la validité ou la légitimité de la loi à des principes supérieurs.

12. Quelle discipline étudie les valeurs qui inspirent et fondent le droit, notamment la dignité, la solidarité et l’égalité ?

La fonction anthropologique
La sociologie électorale
L’axiologie juridique
La technique législative

L’axiologie juridique

Explication

L’axiologie juridique analyse les valeurs qui donnent son sens et son fondement au droit. La fonction anthropologique porte plutôt sur le rôle du droit dans l’organisation de la vie humaine.

13. Quel principe interdit de traiter une personne humaine comme une chose ou un animal et impose de prendre en compte ses besoins vitaux ?

La responsabilité civile
La dignité
La sécurité juridique
La liberté contractuelle

La dignité

Explication

La dignité protège la personne contre sa réduction à un objet ou à un animal et implique la garantie de ses besoins vitaux. La liberté individuelle ne suffit pas toujours à justifier une atteinte à ce principe.

14. À quelle date le Conseil constitutionnel a-t-il reconnu que la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre l’asservissement et la dégradation constitue un principe à valeur constitutionnelle ?

Le 4 octobre 1958
Le 26 août 1789
Le 27 juillet 1994
Le 1er janvier 2002

Le 27 juillet 1994

Explication

Le Conseil constitutionnel a consacré cette exigence comme principe à valeur constitutionnelle le 27 juillet 1994. Les autres dates correspondent à des repères constitutionnels ou juridiques différents, mais ne sont pas celles de cette reconnaissance.

15. Quelle caractéristique définit la règle de droit dans les rapports sociaux ?

Elle est morale, personnelle, variable et appliquée par chaque citoyen.
Elle est judiciaire, ponctuelle, négociable et limitée à un seul litige.
Elle est individuelle, concrète, facultative et dépourvue de sanction publique.
Elle est générale, abstraite, obligatoire et sanctionnée par l’autorité publique.

Elle est générale, abstraite, obligatoire et sanctionnée par l’autorité publique.

Explication

La règle de droit organise les rapports sociaux au moyen d’une prescription générale, abstraite et obligatoire dont l’autorité publique assure la sanction. Une décision judiciaire, en revanche, concerne une situation individuelle et un litige déterminé.

16. Dans quelle situation une loi supplétive s’applique-t-elle ?

Lorsque le juge crée une règle générale pour le litige.
Lorsque l’autorité publique interdit toute convention contraire.
Lorsque les personnes n’ont pas exprimé de volonté contraire.
Lorsque l’ordre public impose une règle sans dérogation.

Lorsque les personnes n’ont pas exprimé de volonté contraire.

Explication

La loi supplétive intervient lorsque les personnes n’ont pas prévu une solution différente par leur volonté. Une loi impérative, au contraire, s’impose en principe sans pouvoir être écartée par un accord contraire.

17. Quelle distinction oppose correctement une décision de justice à une règle de droit ?

La décision tranche un litige entre les parties, tandis que la règle vise des situations générales et impersonnelles.
La décision énonce une règle générale, tandis que la règle concerne une personne dans un litige précis.
La décision exprime une norme abstraite, tandis que la règle règle une situation individuelle déterminée.
La décision s’applique à toute la société, tandis que la règle ne lie que les parties au procès.

La décision tranche un litige entre les parties, tandis que la règle vise des situations générales et impersonnelles.

Explication

Une décision de justice est une mesure individuelle qui tranche un litige et dont l’autorité reste relative aux parties. La règle de droit possède une portée générale et impersonnelle, même si elle peut ensuite être appliquée à des cas particuliers.

18. Dans un syllogisme juridique, que contient la mineure ?

La règle de droit applicable au litige
La sanction prévue par la règle de droit
La conclusion tirée de la confrontation des éléments
Les faits de l’espèce après leur qualification juridique

Les faits de l’espèce après leur qualification juridique

Explication

La mineure expose les faits de l’espèce, généralement après leur qualification juridique, tandis que la majeure énonce la règle de droit. Confondre la mineure avec la majeure revient donc à attribuer la règle juridique aux faits.

19. Quel raisonnement applique un principe général à une situation particulière ?

Le raisonnement historique
Le raisonnement déductif
Le raisonnement inductif
Le raisonnement analogique

Le raisonnement déductif

Explication

La déduction part d’une règle ou d’un principe général pour parvenir à une conclusion concernant un cas particulier. L’induction suit le mouvement inverse en construisant un principe général à partir de plusieurs cas particuliers.

20. Lorsqu’un juriste rattache un ensemble de faits à la catégorie juridique de contrat, quelle opération réalise-t-il ?

Une qualification juridique
Une cassation judiciaire
Une promulgation législative
Une codification administrative

Une qualification juridique

Explication

La qualification juridique consiste à faire entrer un fait ou un ensemble de faits dans une catégorie juridique afin de déterminer la règle applicable. Elle ne correspond ni à l’adoption d’une loi ni au contrôle d’une décision judiciaire.

21. Quelle distinction exprime la summa divisio entre droit privé et droit public ?

Le droit privé relève des juridictions administratives, tandis que le droit public relève des juridictions judiciaires.
Le droit privé concerne les infractions, tandis que le droit public concerne les successions et les obligations.
Le droit privé protège les intérêts particuliers, tandis que le droit public organise la puissance publique dans l’intérêt général.
Le droit privé organise l’État, tandis que le droit public règle les contrats conclus entre particuliers.

Le droit privé protège les intérêts particuliers, tandis que le droit public organise la puissance publique dans l’intérêt général.

Explication

La summa divisio oppose le droit privé, centré sur les rapports entre particuliers et leurs intérêts individuels, au droit public, relatif à l’organisation et à l’action de la puissance publique dans l’intérêt général. Les autres propositions inversent les domaines ou confondent la distinction matérielle avec la compétence juridictionnelle.

22. Quelle association entre juridiction suprême et ordre de juridiction est correcte ?

La Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire et le Conseil d’État à l’ordre administratif.
La Cour d’appel appartient à l’ordre judiciaire et le Conseil d’État à l’ordre constitutionnel.
La Cour de cassation appartient à l’ordre administratif et le Conseil d’État à l’ordre judiciaire.
Le tribunal administratif appartient à l’ordre judiciaire et la Cour de cassation à l’ordre administratif.

La Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire et le Conseil d’État à l’ordre administratif.

Explication

Le dualisme juridictionnel français place la Cour de cassation au sommet de l’ordre judiciaire et le Conseil d’État au sommet de l’ordre administratif. La proposition inverse ces rattachements institutionnels.

23. Quelle différence caractérise le contrôle exercé par la cour d’appel et celui de la Cour de cassation ?

La cour d’appel contrôle la loi, tandis que la Cour de cassation réexamine librement les preuves et les faits.
La cour d’appel examine les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation contrôle l’application correcte du droit.
La cour d’appel vérifie la procédure législative, tandis que la Cour de cassation statue sur l’opportunité de la décision.
La cour d’appel tranche les conflits administratifs, tandis que la Cour de cassation juge les actes réglementaires.

La cour d’appel examine les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation contrôle l’application correcte du droit.

Explication

La cour d’appel peut rejuger les faits et le droit, alors que la Cour de cassation vérifie la correcte application du droit. Elle peut rejeter le pourvoi ou casser l’arrêt, mais elle ne réexamine pas librement les faits comme une juridiction du fond.

24. Pourquoi le droit civil est-il présenté comme le tronc commun du droit privé ?

Parce qu’il encadre principalement l’organisation et l’action des administrations publiques.
Parce qu’il régit exclusivement l’activité professionnelle des commerçants et des sociétés.
Parce qu’il règle principalement les relations entre les États et les organisations internationales.
Parce qu’il fixe les droits fondamentaux des personnes et organise de nombreuses relations privées.

Parce qu’il fixe les droits fondamentaux des personnes et organise de nombreuses relations privées.

Explication

Le droit civil constitue le droit commun du droit privé et traite notamment des personnes, de la famille, des contrats et des biens. Le droit commercial vise l’activité professionnelle des commerçants, tandis que les relations internationales ou administratives relèvent d’autres domaines.

25. En quelle année le Code civil a-t-il été promulgué ?

En 1804, après le regroupement de trente-six lois en trois livres
En 1901, après la codification des règles relatives aux associations
En 1789, après l’adoption de la Déclaration des droits de l’homme
En 1815, après la réorganisation des juridictions impériales

En 1804, après le regroupement de trente-six lois en trois livres

Explication

Le Code civil a été promulgué en 1804 après l’adoption de trente-six lois regroupées en trois livres. Les autres dates renvoient à des événements historiques ou législatifs distincts et ne correspondent pas à sa promulgation.

26. Quel domaine relève principalement du droit commercial ?

Les relations privées générales, notamment les personnes, la famille, les contrats et les biens
L’organisation des collectivités publiques et leurs rapports avec les administrés
L’activité professionnelle des commerçants, notamment à travers le droit des sociétés et le droit bancaire
Les relations entre particuliers comportant un élément d’extranéité

L’activité professionnelle des commerçants, notamment à travers le droit des sociétés et le droit bancaire

Explication

Le droit commercial régit l’activité professionnelle des commerçants et a notamment donné naissance au droit des sociétés et au droit bancaire. Les relations privées générales relèvent du droit civil, les situations internationales du droit international privé et l’action publique du droit public.

27. Quelle matière juridique organise la forme de l’État, la constitution du gouvernement et le fonctionnement des pouvoirs publics ?

Le droit international public
Le droit administratif
Le droit constitutionnel
Le droit pénal

Le droit constitutionnel

Explication

Le droit constitutionnel encadre la forme de l’État, le gouvernement et les pouvoirs publics à partir des normes constitutionnelles. Le droit administratif concerne plutôt l’organisation et l’action de l’administration dans ses rapports avec les particuliers.

28. À quel moment intervient le contrôle de constitutionnalité a priori d’une loi ?

Pendant une instance concernant une loi en vigueur
Avant la promulgation de la loi
Après l’abrogation de la loi contrôlée
Après l’entrée en vigueur d’un règlement

Avant la promulgation de la loi

Explication

Le contrôle a priori est exercé avant la promulgation de la loi. La QPC permet, quant à elle, de contester pendant une instance une disposition législative déjà en vigueur.

29. Quelle situation relève principalement du droit administratif ?

La contestation d’une succession familiale
Un litige entre une administration et un particulier
La qualification pénale d’une infraction
La conclusion d’un traité entre deux États

Un litige entre une administration et un particulier

Explication

Le droit administratif régit notamment les rapports entre l’administration et les particuliers ainsi que le fonctionnement des services publics. La qualification des infractions appartient au droit pénal, tandis que les traités relèvent du droit international public.

30. Pourquoi le droit pénal est-il considéré comme une matière mixte ?

Parce qu’il sanctionne les administrations et protège les entreprises
Parce qu’il organise les services publics et les relations internationales
Parce qu’il règle les contrats privés et les élections nationales
Parce qu’il concerne les particuliers et mobilise la puissance publique

Parce qu’il concerne les particuliers et mobilise la puissance publique

Explication

Le droit pénal concerne les particuliers, mais le pouvoir de punir appartient à la société et à l’État. Il ne se réduit donc ni à une matière privée ni à une matière exclusivement publique.

31. Quelle juridiction juge en principe les délits ?

La cour d’assises
Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
Le conseil de prud’hommes

Le tribunal correctionnel

Explication

Les délits relèvent du tribunal correctionnel. Le tribunal de police juge les contraventions, tandis que les crimes relèvent de la cour d’assises ou de la cour criminelle départementale.

32. Quelle décision a reconnu l’existence d’un préjudice écologique après le naufrage de l’Erika ?

Un arrêt du tribunal correctionnel rendu en 2023
Une décision du Conseil constitutionnel portant sur la Charte de 2004
La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971
L’arrêt Erika de la chambre criminelle du 25 septembre 2012

L’arrêt Erika de la chambre criminelle du 25 septembre 2012

Explication

Dans l’arrêt Erika du 25 septembre 2012, la chambre criminelle de la Cour de cassation a reconnu l’existence d’un préjudice écologique. La décision Liberté d’association concerne, pour sa part, la consécration du bloc de constitutionnalité.

33. Quelle définition correspond aux sources du droit ?

Les usages suivis par les particuliers dans leurs contrats
Les décisions judiciaires rendues par les juridictions suprêmes
Les textes écrits adoptés par les organes de l’État
Tout ce qui peut produire une règle nouvelle ou renouveler le sens d’une règle

Tout ce qui peut produire une règle nouvelle ou renouveler le sens d’une règle

Explication

Les sources du droit comprennent les éléments capables de faire apparaître une nouvelle règle ou de donner un sens nouveau à une règle existante. Les conceptions formalistes privilégient les textes étatiques, mais cette approche ne recouvre pas toutes les conceptions des sources du droit.

34. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, le Code civil, le Code pénal et les traités européens
Le préambule de 1946, les décisions judiciaires, les décrets et les conventions collectives
La DDHC de 1789, les lois organiques, les règlements et les usages professionnels
La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de 2004

La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend la Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Le Code civil et les règlements appartiennent à d’autres catégories de normes.

35. Quelle décision a consacré le bloc de constitutionnalité en France ?

Une décision relative à la QPC rendue en 2010
L’arrêt Erika du 25 septembre 2012
La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971
La Constitution adoptée le 4 octobre 1958

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971

Explication

Le Conseil constitutionnel a consacré le bloc de constitutionnalité dans sa décision Liberté d’association du 16 juillet 1971. L’arrêt Erika concerne le préjudice écologique, tandis que la QPC constitue une procédure de contrôle a posteriori.

36. Quelles conditions permettent à un traité international d’être applicable en France ?

Son adoption judiciaire, sa réciprocité et son entrée en vigueur européenne
Sa signature, son approbation parlementaire et sa diffusion médiatique
Sa ratification, la réciprocité et sa publication officielle
Sa traduction, son enregistrement européen et sa promulgation

Sa ratification, la réciprocité et sa publication officielle

Explication

Un traité doit être ratifié, respecter la réciprocité et être publié au Journal officiel pour être applicable en France. La simple signature ou la diffusion du texte ne suffit pas à remplir ces conditions.

37. Quelle distinction caractérise correctement le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ?

Le Conseil de l’Europe organise la libre circulation, tandis que l’Union européenne protège principalement les droits de l’homme
Le Conseil de l’Europe relève du droit international, tandis que l’Union européenne forme un ordre juridique intégré
Le Conseil de l’Europe réunit les institutions de l’Union, tandis que l’Union européenne dépend d’une organisation internationale extérieure
Le Conseil de l’Europe adopte les lois européennes, tandis que l’Union européenne coordonne les juridictions nationales

Le Conseil de l’Europe relève du droit international, tandis que l’Union européenne forme un ordre juridique intégré

Explication

Le Conseil de l’Europe est une organisation internationale consacrée notamment à la démocratie et aux droits de l’homme, alors que l’Union européenne constitue un ordre juridique intégré. La libre circulation et l’intégration économique relèvent principalement de l’Union européenne.

38. Quelle distinction oppose le droit primaire et le droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire comprend les traités et la Charte, tandis que le droit dérivé regroupe les actes institutionnels
Le droit primaire concerne les sanctions, tandis que le droit dérivé définit les droits fondamentaux
Le droit primaire est adopté par les juridictions, tandis que le droit dérivé provient des États membres
Le droit primaire rassemble les directives, tandis que le droit dérivé comprend les traités fondateurs

Le droit primaire comprend les traités et la Charte, tandis que le droit dérivé regroupe les actes institutionnels

Explication

Le droit primaire fonde l’Union européenne à travers les traités et la Charte des droits fondamentaux. Le droit dérivé correspond aux actes adoptés par les institutions pour mettre ces traités en œuvre.

39. Comment un règlement européen se distingue-t-il d’une directive européenne ?

Le règlement concerne les juridictions, tandis que la directive organise les institutions européennes
Le règlement fixe des objectifs nationaux, tandis que la directive s’applique directement dans chaque État
Le règlement est obligatoire et directement applicable, tandis que la directive fixe des objectifs à transposer
Le règlement doit être transposé par les États, tandis que la directive produit immédiatement tous ses effets

Le règlement est obligatoire et directement applicable, tandis que la directive fixe des objectifs à transposer

Explication

Le règlement s’impose directement dans tous les États membres, alors que la directive fixe un résultat à atteindre et laisse aux États le choix des moyens de transposition. Confondre ces deux mécanismes revient à attribuer à la directive l’effet direct propre au règlement.

40. Quelle affirmation distingue correctement une loi organique d’une loi ordinaire ?

La loi organique est adoptée par référendum, tandis que la loi ordinaire est contrôlée par le Conseil constitutionnel
La loi organique organise les pouvoirs publics, possède une valeur supérieure et est contrôlée par le Conseil constitutionnel
La loi organique relève de l’article 34, tandis que la loi ordinaire organise les pouvoirs publics avec une valeur supérieure
La loi organique précise les règlements administratifs, tandis que la loi ordinaire fixe les traités internationaux

La loi organique organise les pouvoirs publics, possède une valeur supérieure et est contrôlée par le Conseil constitutionnel

Explication

La loi organique précise l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics, a une valeur supérieure à la loi ordinaire et fait l’objet d’un contrôle du Conseil constitutionnel. Les lois ordinaires relèvent notamment du domaine défini par l’article 34 de la Constitution.

41. Quelle évolution caractérise une ordonnance prise sur le fondement de l’article 38 ?

Elle est prise sans habilitation, possède d’abord une valeur législative et devient réglementaire après publication
Elle est votée directement par le Parlement, puis reçoit une valeur réglementaire après signature
Elle est prise après habilitation, possède d’abord une valeur réglementaire et devient législative après ratification
Elle est adoptée par le Conseil constitutionnel, puis acquiert une valeur législative après promulgation

Elle est prise après habilitation, possède d’abord une valeur réglementaire et devient législative après ratification

Explication

Le Gouvernement peut prendre une ordonnance après une loi d’habilitation, et celle-ci a d’abord une valeur réglementaire. La ratification parlementaire lui confère ensuite une valeur législative.

42. Que vérifie principalement le contrôle de conventionnalité ?

La conformité des actes européens aux objectifs économiques nationaux
La conformité des règlements administratifs aux décisions municipales
La conformité des textes internes aux traités internationaux
La conformité des lois organiques aux règles de procédure parlementaire

La conformité des textes internes aux traités internationaux

Explication

Le contrôle de conventionnalité consiste à vérifier qu’un texte interne respecte les traités internationaux applicables. Le contrôle de constitutionnalité porte, lui, sur la conformité à la Constitution.

43. Quelle portée l’arrêt Nicolo du Conseil d’État, rendu le 20 octobre 1989, a-t-il reconnue ?

Il réserve au Conseil constitutionnel le contrôle des lois incompatibles avec les traités
Il impose d’appliquer une loi nationale contraire à un traité lorsqu’elle est postérieure
Il limite le contrôle des traités aux règlements administratifs pris après leur publication
Il permet d’écarter une loi contraire à un traité, qu’elle soit antérieure ou postérieure

Il permet d’écarter une loi contraire à un traité, qu’elle soit antérieure ou postérieure

Explication

Par l’arrêt Nicolo, le Conseil d’État a accepté d’écarter l’application d’une loi incompatible avec un traité, indépendamment de la date d’adoption de la loi. Cette solution consacre le contrôle de conventionnalité exercé par le juge administratif.

44. Quelle succession décrit correctement l’entrée en vigueur d’une loi ?

La promulgation intervient après l’application de la loi par les tribunaux
La promulgation ou la signature précède la publication officielle
La publication officielle remplace l’acte attestant l’existence de la loi
La publication officielle précède la promulgation ou la signature

La promulgation ou la signature précède la publication officielle

Explication

Une loi entre dans le processus d’application après sa promulgation ou sa signature, puis sa publication officielle. La publication informe les citoyens, mais elle ne remplace pas l’acte qui atteste l’existence de la loi.

45. Que fait le président lorsqu’il promulgue une loi ?

Il atteste son existence et ordonne aux autorités publiques de la faire respecter
Il transpose les objectifs européens dans le droit national applicable
Il précise les modalités administratives nécessaires à son application locale
Il contrôle sa conformité aux traités et écarte les dispositions incompatibles

Il atteste son existence et ordonne aux autorités publiques de la faire respecter

Explication

La promulgation est l’acte présidentiel qui atteste l’existence de la loi et ordonne aux autorités publiques de l’observer. Le contrôle de conformité aux traités appartient au contrôle de conventionnalité, non à la promulgation.

46. Dans quelle situation l’entrée en vigueur d’une loi peut-elle différer du lendemain de sa publication ?

Elle peut être fixée par une juridiction étrangère selon la date de son propre jugement
Elle peut être suspendue par un particulier qui estime ne pas connaître encore le texte
Elle peut être avancée en urgence ou retardée pour permettre l’adaptation et les mesures d’application
Elle peut être supprimée lorsque la loi a été publiée dans une édition spéciale

Elle peut être avancée en urgence ou retardée pour permettre l’adaptation et les mesures d’application

Explication

Le principe est une entrée en vigueur le lendemain de la publication, mais l’urgence peut la rendre plus précoce et un délai d’adaptation peut la rendre plus tardive. L’ignorance alléguée par un particulier ne modifie pas cette date.

47. Comment distinguer l’abrogation expresse de l’abrogation tacite ?

L’abrogation expresse concerne les règlements, tandis que l’abrogation tacite concerne les lois constitutionnelles
L’abrogation expresse dépend d’un jugement, tandis que l’abrogation tacite exige une publication spéciale
L’abrogation expresse résulte d’un conflit entre textes, tandis que l’abrogation tacite est décidée par le législateur
L’abrogation expresse est déclarée par un texte, tandis que l’abrogation tacite résulte d’une incompatibilité

L’abrogation expresse est déclarée par un texte, tandis que l’abrogation tacite résulte d’une incompatibilité

Explication

L’abrogation expresse résulte d’une disposition qui indique clairement que la loi antérieure est abrogée. L’abrogation tacite découle d’une incompatibilité entre une loi nouvelle et une loi ancienne, sans déclaration explicite.

48. Dans quelle situation y a-t-il un conflit de lois dans le temps ?

Lorsqu’un juge hésite entre deux interprétations
Lorsqu’une même situation relève de deux territoires étrangers
Lorsqu’une même situation relève de deux lois successives
Lorsqu’une loi distingue deux catégories de personnes

Lorsqu’une même situation relève de deux lois successives

Explication

Un conflit de lois dans le temps concerne une situation susceptible d’être régie par deux lois qui se succèdent. Le conflit de lois dans l’espace, en revanche, dépend de plusieurs territoires ou États.

49. Quel principe découle de l’article 2 du Code civil concernant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle ?

La loi nouvelle régit l’avenir sans remettre en cause le passé
La loi nouvelle régit les effets passés et futurs de toute situation
La loi nouvelle s’applique aux contrats dès leur formation antérieure
La loi ancienne continue à produire tous ses effets après son abrogation

La loi nouvelle régit l’avenir sans remettre en cause le passé

Explication

L’article 2 du Code civil pose que la loi dispose pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. L’application immédiate aux situations présentes et futures ne signifie donc pas que les effets passés peuvent être réexaminés.

50. Quel régime s’applique en principe aux effets d’un contrat conclu avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle ?

Ils dépendent du taux prévu par la loi nouvelle
Ils sont automatiquement soumis à la loi nouvelle
Ils sont suspendus jusqu’à une décision judiciaire
Ils restent régis par la loi ancienne

Ils restent régis par la loi ancienne

Explication

En matière contractuelle, les effets d’un contrat antérieur restent en principe soumis à la loi ancienne. La loi nouvelle ne modifie donc pas automatiquement l’équilibre juridique établi lors de la conclusion du contrat.

51. Dans quelle condition une loi pénale nouvelle plus douce peut-elle s’appliquer à une infraction antérieure ?

Lorsque le contrat lié à l’infraction a été conclu récemment
Lorsque la peine ancienne a déjà été entièrement exécutée
Lorsque la victime demande l’application de la loi nouvelle
Lorsque l’infraction n’a pas encore donné lieu à une condamnation passée

Lorsque l’infraction n’a pas encore donné lieu à une condamnation passée

Explication

La loi pénale nouvelle plus douce rétroagit aux infractions antérieures lorsque celles-ci n’ont pas encore fait l’objet d’une condamnation passée. Une condamnation devenue définitive fait obstacle à cette application dans les conditions visées.

52. Quel est le principe territorial concernant l’application de la loi française ?

La loi française s’applique en principe sur le territoire soumis à la souveraineté française
La loi française s’applique d’abord aux ressortissants situés hors du territoire
La loi française varie dans chaque commune selon les usages locaux
La loi française s’applique selon la nationalité de chaque personne présente

La loi française s’applique en principe sur le territoire soumis à la souveraineté française

Explication

Le principe est celui de l’unité de la législation française sur l’ensemble du territoire soumis à la souveraineté française. Certaines collectivités ou certains territoires peuvent toutefois connaître des spécialités juridiques.

53. Quelle distinction oppose correctement les systèmes de territorialité et de personnalité ?

La territorialité concerne les contrats, tandis que la personnalité concerne les sanctions
La territorialité vise les étrangers, tandis que la personnalité vise les juridictions
La territorialité dépend de la nationalité, tandis que la personnalité dépend du territoire
La territorialité dépend du territoire, tandis que la personnalité dépend de la nationalité

La territorialité dépend du territoire, tandis que la personnalité dépend de la nationalité

Explication

La territorialité rattache notamment l’application de la loi pénale au territoire où se trouvent les personnes. La personnalité rattache certaines lois relatives à l’état et à la capacité à la nationalité française, même hors de France.

54. Quand un conflit de lois apparaît-il en droit international privé ?

Lorsqu’une seule loi nationale comporte plusieurs articles applicables
Lorsque plusieurs États peuvent régir une même situation juridique
Lorsque deux tribunaux du même État rendent des décisions différentes
Lorsqu’une personne conteste la validité d’un acte administratif

Lorsque plusieurs États peuvent régir une même situation juridique

Explication

Le conflit de lois existe lorsque les législations de plusieurs États ont vocation à régir une même situation juridique. Une divergence entre juridictions nationales ne constitue pas, à elle seule, un conflit de lois international.

55. Quelle décision a fondé en droit international privé français la théorie de la fraude à la loi ?

L’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989
L’arrêt Canal de Craponne du 6 mars 1876
L’arrêt Princesse de Bauffremont du 18 mars 1878
L’arrêt Blanco du 8 février 1873

L’arrêt Princesse de Bauffremont du 18 mars 1878

Explication

L’arrêt Princesse de Bauffremont, rendu par la Cour de cassation le 18 mars 1878, fonde la théorie française de la fraude à la loi. Les autres décisions citées concernent d’autres questions juridiques.

56. Comment définir la coutume en droit ?

Un ensemble de règles directement édicté par les pouvoirs publics
Une opinion doctrinale proposée par des spécialistes du droit
Une décision judiciaire rendue pour résoudre un litige particulier
Un ensemble de règles issu d’un usage régulier et prolongé devenu obligatoire

Un ensemble de règles issu d’un usage régulier et prolongé devenu obligatoire

Explication

La coutume naît d’un usage régulier et prolongé auquel la pratique reconnaît un caractère obligatoire. Une règle édictée par les pouvoirs publics relève plutôt de la loi.

57. Quels éléments doivent être réunis pour qu’un usage constitue une coutume ?

Une pratique générale et constante ainsi que la conviction de son caractère obligatoire
Une décision administrative ainsi qu’une application limitée à un groupe
Une règle écrite ainsi qu’une publication dans un recueil officiel
Une pratique occasionnelle ainsi qu’une autorisation donnée par un tribunal

Une pratique générale et constante ainsi que la conviction de son caractère obligatoire

Explication

La coutume repose sur un élément matériel, caractérisé par une pratique générale, notoire, ancienne et constante, et sur un élément psychologique. La pratique doit donc être accompagnée de la conviction qu’elle est juridiquement obligatoire.

58. Dans quelle situation la coutume peut-elle suppléer la loi ?

Lorsque les pouvoirs publics ont expressément interdit toute pratique coutumière
Lorsque la loi vient d’être publiée mais n’est pas encore applicable
Lorsque la loi ne prévoit pas de règle pour la situation concernée
Lorsque le juge souhaite remplacer une règle impérative par un usage

Lorsque la loi ne prévoit pas de règle pour la situation concernée

Explication

La coutume supplée la loi lorsque celle-ci est silencieuse sur la question à régler. Elle peut aussi seconder la loi lorsqu’un texte y renvoie et, dans certains cas exceptionnels, s’opposer à une loi devenue inappliquée ou supplétive.

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Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Application de la loi et droits subjectifs.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles juridiques organisant la vie en société.

Qu'est-ce que le droit subjectif ?

Une prérogative reconnue à une personne par le droit objectif.

Que désigne le droit positif ?

L'ensemble des règles en vigueur dans un État à un moment donné.

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