QCM : Notions fondamentales du droit (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une loi impose une obligation à tous les conducteurs et confère à une personne lésée le droit de demander réparation. Quelle distinction décrit correctement ces deux aspects du droit ?

La loi relève du droit objectif, tandis que le droit à réparation relève des droits subjectifs.
La loi relève des droits subjectifs, tandis que le droit à réparation relève du droit objectif.
La loi et le droit à réparation relèvent tous deux des droits subjectifs.
La loi et le droit à réparation relèvent tous deux du droit objectif.

La loi relève du droit objectif, tandis que le droit à réparation relève des droits subjectifs.

Explication

Le droit objectif regroupe les règles qui organisent les rapports entre personnes, tandis que les droits subjectifs sont les droits et devoirs que ces règles confèrent aux sujets. Assimiler le droit à réparation au droit objectif confond le droit individuel avec la règle qui le fonde.

2. Comment caractériser le droit objectif lorsqu’une règle de conduite régit les relations entre individus et peut être imposée par l’État ?

Un ensemble d’usages sociaux réglant les relations entre individus sans intervention de l’État.
Un ensemble de règles de conduite régissant les relations entre individus et pouvant être imposées par la contrainte étatique.
Un ensemble de prérogatives individuelles permettant à chaque personne d’agir selon ses intérêts.
Un accord entre personnes qui détermine les obligations propres à ses signataires.

Un ensemble de règles de conduite régissant les relations entre individus et pouvant être imposées par la contrainte étatique.

Explication

Le droit objectif est l’ensemble des règles de conduite qui régissent les relations entre individus et peuvent s’imposer par la contrainte étatique. Les prérogatives individuelles correspondent aux droits subjectifs, tandis qu’un accord privé désigne un contrat.

3. Une règle fixe une norme de comportement pour toute personne exerçant une activité donnée, sans nommer aucun destinataire. Quelle caractéristique présente-t-elle ?

Elle est générale, mais vise nommément chaque personne concernée.
Elle est individuelle et adressée à un destinataire identifié.
Elle est générale, abstraite et impersonnelle.
Elle est contractuelle et s’impose aux personnes qui l’ont signée.

Elle est générale, abstraite et impersonnelle.

Explication

Une règle de droit est en principe générale, abstraite et impersonnelle puisqu’elle définit des comportements sans nommer une personne déterminée. Une règle peut concerner une catégorie de personnes sans devenir pour autant une décision individuelle.

4. Un employeur notifie à une salariée identifiée une sanction disciplinaire dont le non-respect peut entraîner une autre sanction. Quelle qualification convient à cette mesure ?

Une simple pratique dépourvue de portée juridique.
Un contrat créant une règle entre les parties.
Une règle juridique individuelle.
Une règle générale et impersonnelle.

Une règle juridique individuelle.

Explication

Une décision adressée à un destinataire identifié, telle qu’une sanction disciplinaire, constitue une règle juridique individuelle dont le non-respect peut être sanctionné. La sanction de l’employeur est une décision, et non un accord de volontés.

5. Deux personnes conviennent de créer des obligations juridiques entre elles. Quel élément permet de qualifier leur accord de contrat ?

Une déclaration commune sans création d’obligations juridiques entre les signataires.
Une décision imposée à des destinataires identifiés par une autorité publique.
Une règle abstraite définissant un comportement pour toute une catégorie de personnes.
Un accord de volontés destiné à produire des effets juridiques et à s’imposer aux parties.

Un accord de volontés destiné à produire des effets juridiques et à s’imposer aux parties.

Explication

Le contrat est un accord de volontés entre deux personnes ou plus, destiné à produire des effets juridiques et à créer une règle qui s’impose aux parties. Une décision est imposée par une autorité, tandis qu’une règle générale ne repose pas sur l’accord de destinataires déterminés.

6. Une règle interdit à toute personne d’endommager le bien d’autrui. Quelle caractéristique de la règle de droit cet exemple illustre-t-il ?

Elle énonce un principe formulé largement.
Elle recommande une conduite sans la définir.
Elle détermine un comportement interdit.
Elle désigne l’autorité chargée de sanctionner.

Elle détermine un comportement interdit.

Explication

Une règle de droit est en principe précise lorsqu’elle impose ou interdit un comportement déterminé. Un principe général est formulé largement, une sanction étatique concerne la contrainte, et un conseil moral ne définit pas nécessairement une règle juridique.

7. Un juge doit résoudre une question juridique en l’absence de texte directement applicable et mobilise un principe général pour guider son interprétation. Quel rôle joue ce principe ?

Il permet de déduire une solution malgré l’absence de texte.
Il prononce une sanction à l’encontre d’une partie.
Il remplace la recherche d’une solution par un texte explicite.
Il fixe un comportement concret à adopter dans chaque cas.

Il permet de déduire une solution malgré l’absence de texte.

Explication

Les principes généraux peuvent permettre de déduire des solutions en l’absence de textes, notamment en matière d’interprétation. Les présenter comme des consignes de comportement précises confond leur portée générale avec la règle juridique ordinaire.

8. Une règle juridique n’a encore donné lieu à aucune sanction, mais une sanction pourrait être prononcée en cas de violation. Quelle notion décrit cette possibilité ?

L’exécution forcée de l’obligation.
La justiciabilité de la règle.
L’indemnisation de la victime.
Le prononcé effectif d’une peine.

La justiciabilité de la règle.

Explication

La justiciabilité désigne la possibilité qu’une règle fasse l’objet d’une sanction, même si celle-ci n’est pas effectivement prononcée. L’indemnisation et l’exécution forcée sont des formes de sanction, tandis qu’une peine effectivement prononcée correspond à la réalisation de la sanction.

9. Deux groupes sanctionnent le non-respect d’une règle, mais seule la sanction de l’un peut être prononcée par une juridiction étatique. Quelle caractéristique distingue alors la règle juridique ?

Sa sanction entraîne nécessairement une indemnisation.
Sa sanction est décidée par la personne lésée.
Sa sanction peut être prononcée par l’État.
Sa sanction prend la forme d’une punition pénale.

Sa sanction peut être prononcée par l’État.

Explication

La spécificité de la règle juridique tient au fait que sa sanction peut être prononcée par l’État, le plus souvent par une juridiction étatique. Le fait qu’une règle soit sanctionnée ne suffit pas à établir ce caractère, et une sanction étatique ne se réduit pas à une peine ou à une indemnisation.

10. Laquelle des propositions regroupe des formes possibles de sanction juridique ?

Amende, tribunal, médiation ou droit de rétention.
Punition, conciliation, vengeance privée ou exécution volontaire.
Punition, exécution forcée, indemnisation ou inefficacité d’un acte.
Indemnisation, médiation, arbitrage ou saisie préventive.

Punition, exécution forcée, indemnisation ou inefficacité d’un acte.

Explication

La sanction juridique peut prendre la forme d’une punition, d’une exécution forcée, d’une indemnisation ou de l’inefficacité d’un acte. Les juridictions sont des autorités, tandis que la médiation et la vengeance privée ne figurent pas parmi ces formes de sanction.

11. Dans un contrat, une règle prévoit un dépôt de garantie maximal que les parties ne peuvent pas dépasser, même si elles y consentent. Comment qualifier cette règle ?

Une règle de droit souple
Une loi optionnelle
Une loi supplétive
Une loi impérative

Une loi impérative

Explication

Une loi impérative ne peut pas être écartée par les parties, même avec leur accord. La loi supplétive s’applique à défaut de volonté contraire, la loi optionnelle doit être choisie expressément et le droit souple repose sur l’incitation et l’adhésion.

12. Une autorité publie une recommandation destinée à encourager des organisations à modifier leurs pratiques, sans leur imposer de sanction en cas de refus. Sur quoi repose cette démarche ?

Sur l’incitation et l’adhésion
Sur une obligation impérative
Sur le choix exprès d’une loi optionnelle
Sur une règle supplétive appliquée par défaut

Sur l’incitation et l’adhésion

Explication

Le droit souple cherche à obtenir des comportements par l’incitation et l’adhésion plutôt que par la contrainte. L’obligation impérative impose une règle, la règle supplétive s’applique en l’absence de volonté contraire et la loi optionnelle suppose un choix exprès.

13. Un pays adopte un nombre croissant de lois et multiplie les interventions législatives sans mesure. Quel phénomène décrit cette situation ?

La permanence législative
L’inflation législative
L’abrogation législative
La temporalité législative

L’inflation législative

Explication

L’inflation législative désigne la multiplication des lois et le développement inconsidéré de l’activité législative. La permanence concerne la durée d’application d’une loi, les lois temporaires ont une durée limitée et l’abrogation met fin à l’application d’un texte.

14. Dans un domaine, les lois sont réformées très fréquemment, ce qui rend le droit plus difficile à comprendre. Tant qu’elles ne sont pas abrogées, quelle conclusion est correcte ?

Elles conservent leur autorité intacte, car les réformes préservent la permanence
Elles deviennent des lois temporaires du fait de la répétition des réformes
Elles cessent de s’appliquer dès qu’une réforme les rend difficiles à comprendre
Elles restent en vigueur, malgré la complexité et l’autorité affaiblie du droit

Elles restent en vigueur, malgré la complexité et l’autorité affaiblie du droit

Explication

L’inflation législative complexifie le droit, le rend moins compréhensible et affaiblit l’autorité de la loi, mais une loi réformée reste en vigueur tant qu’elle n’est pas abrogée. La difficulté de compréhension et la fréquence des réformes ne valent pas abrogation.

15. Après une catastrophe locale, une loi est adoptée pour répondre à cette situation et cesse de s’appliquer lorsque celle-ci prend fin. Quel type de loi temporaire est-ce ?

Une loi expérimentale
Une loi abrogative
Une loi permanente
Une loi de circonstances

Une loi de circonstances

Explication

Une loi de circonstances est adoptée pour des circonstances particulières et dure le temps de celles-ci. Une loi expérimentale sert à tester une réglementation pendant une durée limitée, tandis qu’une loi permanente ne cesse de s’appliquer que lorsqu’elle est abrogée.

16. Une personne respecte une règle de politesse par crainte d’être désapprouvée par son entourage. Pourquoi cette règle ne constitue-t-elle pas, à elle seule, une règle juridique ?

La sanction n’est pas prononcée par l’État, même si le comportement peut aussi être exigé par le droit.
La règle relève de la morale, même si son contenu ne rejoint jamais celui du droit.
La règle porte sur un comportement privé, même si une juridiction peut en fixer la sanction.
La règle concerne la politesse, matière qui ne peut faire l’objet d’une obligation juridique.

La sanction n’est pas prononcée par l’État, même si le comportement peut aussi être exigé par le droit.

Explication

Une règle de bienséance n’est pas juridique lorsque sa sanction ne provient pas de l’État, même si le droit peut parfois exiger un comportement semblable. La désapprobation sociale confond sanctions sociales et étatiques; le comportement privé confond contenu et nature de la règle; l’exclusion de toute règle juridique sur la politesse est erronée.

17. Une règle juridique impose une conduite également valorisée par la morale, mais la sanction et le champ d’application de ces deux règles diffèrent. Quelle distinction faut-il retenir ?

Elles deviennent identiques dès qu’elles prescrivent une conduite semblable.
Elles peuvent se rejoindre, tout en différant par leur contenu et la nature de leur sanction.
Elles se distinguent par leur origine, mais leur contenu et leur sanction coïncident.
Elles ne peuvent pas partager une conduite, car morale et droit s’opposent.

Elles peuvent se rejoindre, tout en différant par leur contenu et la nature de leur sanction.

Explication

Les règles morales et juridiques peuvent converger, mais elles restent notamment distinctes par leur contenu et la nature de leur sanction. L’identité complète confond rapprochement et fusion; l’origine seule néglige les critères de distinction; l’opposition absolue nie leur possible convergence.

18. En droit, que désigne la personnalité juridique ?

Le pouvoir de conclure des contrats et d’agir en justice.
L’aptitude à être titulaire et à exercer des droits.
L’aptitude à exercer soi-même tous ses droits sans assistance.
L’ensemble des éléments utilisés pour identifier une personne.

L’aptitude à être titulaire et à exercer des droits.

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire et à exercer des droits. La capacité d’exercice complète est une notion distincte; conclure des contrats et agir en justice sont des actes possibles; les éléments d’identification servent à individualiser les personnes.

19. Un être humain naît puis décède plusieurs décennies plus tard. Pendant quelle période possède-t-il la personnalité juridique ?

De sa naissance à sa retraite.
De sa conception à sa majorité.
De sa naissance à sa mort.
De sa majorité à sa mort.

De sa naissance à sa mort.

Explication

Les personnes physiques ont la personnalité juridique de la naissance jusqu’à la mort. La majorité concerne la capacité d’exercice, la retraite ne détermine pas la personnalité juridique, et la période indiquée ne commence pas avant la naissance.

20. Une association est reconnue comme sujet de droit et peut détenir des droits et des obligations. Comment la qualifier ?

Un groupement sans personnalité, dont seuls les membres ont des droits.
Une personne morale, titulaire de droits mais dépourvue d’obligations.
Une personne morale, titulaire de droits et d’obligations.
Une personne physique, titulaire de droits et d’obligations.

Une personne morale, titulaire de droits et d’obligations.

Explication

Une personne morale, souvent un groupement d’individus comme une association, est un sujet de droit titulaire de droits et d’obligations. La traiter comme ses membres confond deux sujets distincts; une personne physique est un être humain; une personne morale peut aussi avoir des obligations.

21. Une personne souhaite céder un droit qui ne peut être évalué en argent et qui ne peut être ni saisi ni transmis. De quelle catégorie s’agit-il ?

Un droit réel
Un droit patrimonial
Un droit personnel
Un droit extrapatrimonial

Un droit extrapatrimonial

Explication

Un droit extrapatrimonial n’est pas évaluable en argent et ne peut être saisi, cédé ou transmis. Le droit patrimonial est évaluable en argent et peut être cédé ; les droits réels et personnels sont deux catégories de droits patrimoniaux.

22. Une créancière réclame à un débiteur le paiement d’une somme qui lui est due. Quelle catégorie de droit patrimonial exerce-t-elle ?

Un droit extrapatrimonial lié à la personne
Un droit réel portant sur une chose
Un droit de propriété sur le patrimoine
Un droit personnel, ou droit de créance

Un droit personnel, ou droit de créance

Explication

Le droit personnel, aussi appelé droit de créance, permet à une personne d’exiger quelque chose d’une autre. Un droit réel s’exerce sur une chose, tandis qu’un droit extrapatrimonial n’appartient pas à la catégorie des droits patrimoniaux.

23. Quelles sont les deux principales sources des droits subjectifs ?

L’acte unilatéral et l’acte plurilatéral
Le droit réel et le droit personnel
L’acte juridique et le fait juridique
Le fait volontaire et le fait involontaire

L’acte juridique et le fait juridique

Explication

Les deux principales sources des droits subjectifs sont l’acte juridique et le fait juridique. Les droits réels et personnels classent des droits patrimoniaux, tandis que les autres choix désignent des subdivisions.

24. Une personne signe un document afin de produire volontairement des conséquences juridiques. Comment qualifier cette manifestation de volonté ?

Un fait juridique
Un acte plurilatéral
Un fait générateur
Un acte juridique

Un acte juridique

Explication

Un acte juridique est une manifestation de volonté destinée à produire des effets juridiques. Un fait juridique se caractérise par des conséquences juridiques qui ne sont pas voulues par les personnes concernées.

25. Lors d’un accident, le conducteur n’a pas voulu devoir indemniser la victime, même si l’accident entraîne cette conséquence. Comment qualifier cet événement ?

Un acte juridique
Une manifestation de volonté
Un fait juridique
Un acte unilatéral

Un fait juridique

Explication

Un fait juridique est un événement dont les conséquences juridiques ne sont pas voulues par les personnes concernées, comme l’obligation d’indemniser après un accident. Un acte juridique suppose une volonté destinée à produire des effets juridiques.

26. Au sens strict, quels textes sont qualifiés de lois ?

Les textes votés par le Parlement, à l’exclusion de ceux adoptés par référendum
Les textes approuvés par les citoyens lors d’une consultation non référendaire
Les textes adoptés par le gouvernement ou votés par le Parlement
Les textes votés par le Parlement ou adoptés par le peuple par référendum

Les textes votés par le Parlement ou adoptés par le peuple par référendum

Explication

La loi au sens strict comprend les textes votés par le Parlement et ceux adoptés par le peuple à l’occasion d’un référendum. Réduire cette notion aux textes réglementaires, au seul vote parlementaire ou à une consultation sans référendum en modifie la définition.

27. Un texte est adopté directement par les citoyens lors d’un référendum national. Comment le qualifier selon son mode d’adoption ?

Une proposition de loi
Une loi référendaire
Une loi parlementaire
Un projet de loi

Une loi référendaire

Explication

Une loi adoptée par les citoyens lors d’un référendum est une loi référendaire. La loi parlementaire est votée par le Parlement, tandis que projet et proposition de loi désignent des modalités de présentation au Parlement.

28. Le Premier ministre présente au Parlement un texte au nom du gouvernement. Quelle est sa nature au regard de son origine ?

Une proposition de loi
Une loi référendaire
Un projet de loi
Une loi parlementaire adoptée

Un projet de loi

Explication

Le texte présenté au Parlement par le Premier ministre au nom du gouvernement est un projet de loi. Une proposition de loi est présentée par des parlementaires; les deux autres termes concernent des lois adoptées.

29. Une matière ne relève pas du domaine législatif défini par les articles 34 et 37 de la Constitution. Quel type de norme la régit en principe ?

Le règlement
La loi, qui fixe les règles de cette matière
Le référendum, qui détermine directement les règles applicables
La loi, qui en fixe les grands principes

Le règlement

Explication

Les articles 34 et 37 distinguent le domaine de la loi des autres matières, régies par le règlement. La loi fixe les règles de certaines matières ou leurs grands principes, que le règlement peut ensuite préciser concrètement.

30. Que réalise juridiquement la promulgation d’une loi par le Président de la République ?

Son adoption par le Parlement avant la transmission au Président
Son inscription dans un décret qui constate son existence et la rend obligatoire
Son insertion au Journal officiel pour informer les citoyens
Son examen par le Conseil constitutionnel avant son entrée en vigueur

Son inscription dans un décret qui constate son existence et la rend obligatoire

Explication

La promulgation consiste à inscrire la loi dans un décret du Président de la République, qui constate son existence et la rend obligatoire. L’insertion au Journal officiel est la publication; le vote et le contrôle de constitutionnalité sont des étapes distinctes.

31. Une loi a été promulguée, mais elle n’a pas été publiée au Journal officiel de la République française. Un citoyen peut-il se la voir opposer ?

Non, mais seulement si le citoyen démontre qu’il n’en a pas eu connaissance
Oui, dès que le texte a été voté par le Parlement
Oui, la promulgation suffit à rendre la loi opposable aux citoyens
Non, l’absence de publication au Journal officiel empêche de l’opposer aux citoyens

Non, l’absence de publication au Journal officiel empêche de l’opposer aux citoyens

Explication

La publication au Journal officiel porte la loi à la connaissance des individus et conditionne son opposabilité aux citoyens. La promulgation et le vote ne remplacent pas cette publication, et la règle ne dépend pas de la preuve d’une ignorance individuelle.

32. Une loi publiée ne prévoit pas de date ultérieure d’entrée en vigueur et aucune mesure d’urgence n’est prévue. Quand entre-t-elle en vigueur ?

À une date fixée ultérieurement par un décret dans tous les cas
Le lendemain de sa publication
Le jour même de sa publication
À la date de promulgation, quelle que soit la publication

Le lendemain de sa publication

Explication

Depuis 2004, le principe est que la loi entre en vigueur le lendemain de sa publication, sauf date ultérieure prévue ou entrée en vigueur immédiate en cas d’urgence. Le jour même n’est pas le principe en l’absence d’urgence.

33. Un nouveau texte ne contient aucune disposition abrogeant expressément une ancienne loi, mais ses règles sont incompatibles avec celle-ci. De quel type d’abrogation peut-il s’agir ?

Une abrogation expresse
Une publication différée
Une promulgation implicite
Une abrogation tacite

Une abrogation tacite

Explication

L’abrogation tacite peut résulter de l’incompatibilité entre l’ancien texte et le nouveau, sans clause d’abrogation formulée dans le nouveau texte. L’abrogation expresse, au contraire, est explicitement énoncée.

34. Une loi civile entre en vigueur en juin et modifie les conditions de validité d’un acte. Quelle règle s’applique à un acte accompli en avril ?

La loi pénale, car elle fixe les conditions de validité
La loi nouvelle, car elle est présumée plus favorable
La loi ancienne, car la loi nouvelle ne régit pas le passé
La loi nouvelle, car elle régit toutes les situations en cours

La loi ancienne, car la loi nouvelle ne régit pas le passé

Explication

L’article 2 du Code civil prévoit que la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif : l’acte d’avril reste donc soumis à la loi alors applicable. Appliquer la loi nouvelle au passé confond entrée en vigueur et rétroactivité, tandis que la loi plus douce concerne la matière pénale.

35. Une personne commet un acte qui ne constitue pas une infraction à cette date, puis une loi le pénalise et prévoit une peine. Que peut retenir le juge pour cet acte ?

L’infraction nouvelle et la peine prévue au jour du jugement
La peine nouvelle, même sans infraction à la date des faits
Aucune infraction ni peine fondée sur la loi postérieure
L’infraction ancienne, avec la peine prévue au jour du jugement

Aucune infraction ni peine fondée sur la loi postérieure

Explication

L’article 112-1 du Code pénal exige que les faits soient constitutifs d’une infraction à la date où ils ont été commis et que la peine ait été légalement applicable à cette même date. Se fonder sur la loi du jugement ou sur une peine postérieure méconnaît ces exigences.

36. Après les faits reprochés à une personne, une loi dépénalise le comportement alors que son procès n’est pas terminé et qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée. Quelle règle le juge doit-il appliquer ?

La loi applicable aux contrats conclus avant la dépénalisation
La loi nouvelle uniquement aux faits commis après son entrée en vigueur
La loi nouvelle plus douce, par rétroactivité in mitius
La loi ancienne, car elle était en vigueur au moment des faits

La loi nouvelle plus douce, par rétroactivité in mitius

Explication

La loi pénale nouvelle qui dépénalise un comportement s’applique rétroactivement aux faits antérieurs si aucune condamnation définitive n’a été prononcée : c’est la rétroactivité in mitius. La non-rétroactivité pénale connaît donc cette exception, et la date de conclusion d’un contrat est sans rapport.

37. Une loi nouvelle modifie les règles applicables à une situation en cours, mais un contrat lié à cette situation a été conclu avant son entrée en vigueur. Quelle solution correspond au principe général ?

La loi nouvelle régit les situations en cours et le contrat, mais pas les situations futures
La loi ancienne régit les situations en cours et futures, mais le contrat suit la loi nouvelle
La loi nouvelle régit le contrat et les situations futures, mais pas les situations en cours
La loi nouvelle régit les situations en cours et futures, mais le contrat reste en principe soumis à la loi de sa conclusion

La loi nouvelle régit les situations en cours et futures, mais le contrat reste en principe soumis à la loi de sa conclusion

Explication

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux situations en cours et aux situations futures, tandis que les contrats restent en principe soumis à la loi en vigueur lors de leur conclusion. Étendre cette application immédiate aux contrats antérieurs néglige leur régime particulier.

38. Deux personnes françaises accomplissent en France un acte sans lien avec l’étranger. Quelle règle générale détermine le droit applicable, sous réserve de particularismes locaux ?

Le droit français est écarté en principe par les particularismes locaux
Le droit français s’applique en principe uniformément sur le territoire
Le droit étranger s’applique en principe dès qu’un acte est accompli
Le droit de la nationalité des personnes s’applique en principe sur le territoire

Le droit français s’applique en principe uniformément sur le territoire

Explication

En l’absence d’élément d’extranéité, le droit français s’applique en principe uniformément sur le territoire, sous réserve de particularismes locaux relevant d’un pluralisme juridique. Le droit personnel concerne une autre logique, et l’absence de lien étranger ne conduit pas à appliquer un droit étranger.

39. Un texte national ne prévoit pas expressément son application dans une collectivité d’outre-mer, tandis qu’un autre texte vise un département d’outre-mer. Quelle distinction faut-il retenir ?

Dans le DROM, le texte national s’applique par spécialité législative ; dans la collectivité, seules des adaptations sont possibles
Dans le DROM, le texte national doit être expressément étendu ; dans la collectivité, la législation de l’Hexagone s’applique en principe
Dans les deux territoires, le texte national s’applique en principe sans adaptation ni mention expresse
Dans le DROM, la législation de l’Hexagone s’applique en principe avec adaptations possibles ; dans la collectivité, le texte doit prévoir expressément son applicabilité

Dans le DROM, la législation de l’Hexagone s’applique en principe avec adaptations possibles ; dans la collectivité, le texte doit prévoir expressément son applicabilité

Explication

Dans les DROM, la législation de l’Hexagone s’applique en principe, avec des adaptations possibles. Dans les collectivités d’outre-mer, le principe de spécialité législative exige que l’applicabilité du texte national soit expressément prévue ; inverser ces régimes est donc erroné.

40. Dans un litige portant sur un immeuble situé à l’étranger, quel élément suffit à caractériser un élément d’extranéité ?

La nationalité française des parties
L’absence de lien de la situation avec un pays étranger
La localisation du bien dans une région française à statut particulier
La localisation du bien hors de France

La localisation du bien hors de France

Explication

Un élément d’extranéité est un lien avec l’étranger dans une situation ; la localisation d’un bien à l’étranger en est un exemple, tout comme la nationalité étrangère d’une personne. La nationalité française ou un particularisme local ne constitue pas, à lui seul, un tel lien.

41. Pour résoudre une situation, un juge hésite entre appliquer la loi du lieu où l’acte est accompli et celle liée à la personne concernée. Quelle distinction décrit ces deux démarches ?

La territorialité suit la nationalité ; la personnalité suit le lieu où l’acte est accompli
La territorialité suit la loi personnelle ; la personnalité suit le lieu de l’action
La territorialité suit le lieu du bien ; la personnalité suit la loi du tribunal
La territorialité suit le lieu de l’action ; la personnalité suit la loi personnelle de l’individu

La territorialité suit le lieu de l’action ; la personnalité suit la loi personnelle de l’individu

Explication

La territorialité des lois conduit à appliquer la loi du lieu où l’on agit, tandis que la personnalité des lois conduit à appliquer la loi personnelle de l’individu concerné. Inverser ces critères ou substituer le lieu du tribunal à la loi personnelle confond les deux démarches.

42. Une disposition légale est invoquée dans un litige, mais il faut établir si elle couvre les faits présentés. Que signifie interpréter cette disposition ?

En rédiger une nouvelle version adaptée aux faits du litige
Vérifier si elle respecte les règles qui lui sont supérieures
Désigner l’autorité judiciaire compétente pour trancher le litige
En déterminer le sens pour savoir si elle s’applique à la situation

En déterminer le sens pour savoir si elle s’applique à la situation

Explication

Interpréter consiste à déterminer le sens d’un texte afin de savoir s’il s’applique à une situation. Rédiger une règle nouvelle confond interprétation et législation, désigner l’autorité relève de la compétence, et vérifier la conformité porte sur la validité du texte.

43. Saisi d’un litige, un juge estime que la loi applicable est silencieuse sur la question et refuse de statuer pour ce motif. Quelle conséquence prévoit l’article 4 du Code civil ?

Il doit appliquer la disposition la plus proche sans statuer
Il peut être poursuivi pour déni de justice
Il peut suspendre le procès jusqu’à l’adoption d’une loi
Il peut être poursuivi pour avoir mal interprété le texte

Il peut être poursuivi pour déni de justice

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de juger en raison du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi, sous peine de poursuites pour déni de justice. Suspendre le procès ne répond pas à cette obligation, et une erreur d’interprétation n’est pas le motif visé par cette règle.

44. Quelle démarche caractérise l’interprétation exégétique d’un texte ?

Étendre la règle à un cas similaire non prévu
Rechercher le sens voulu par l’auteur du texte
Retenir la conséquence inverse pour les cas non visés
Rechercher les effets pratiques les plus utiles de la règle

Rechercher le sens voulu par l’auteur du texte

Explication

L’interprétation exégétique cherche le sens voulu par l’auteur du texte. Les effets pratiques renvoient à une autre approche, l’extension à un cas similaire correspond au raisonnement analogique, et la conséquence inverse relève du raisonnement a contrario.

45. Une règle couvre un cas précis, et le juge doit traiter un cas non visé auquel cette règle s’impose avec encore plus de force. Quel raisonnement permet d’étendre la règle ?

Le raisonnement exégétique
Le raisonnement a fortiori
Le raisonnement analogique
Le raisonnement a contrario

Le raisonnement a fortiori

Explication

Le raisonnement a fortiori étend une règle à une hypothèse où elle s’impose davantage. Le raisonnement analogique concerne un cas similaire, tandis que le raisonnement a contrario tire une conséquence inverse pour les cas non visés; l’exégèse recherche le sens voulu par l’auteur.

46. Dans un procès, le juge découvre qu’il entretient un lien avec l’une des parties. Quelle mesure répond à l’exigence d’impartialité ?

Laisser la partie concernée demander le retrait du juge
Suspendre le procès jusqu’à la disparition du lien
Le récuser et le dessaisir du dossier
Maintenir le juge et rendre les débats publics

Le récuser et le dessaisir du dossier

Explication

Lorsqu’un lien existe entre le juge et une partie, il doit être récusé et dessaisi du dossier afin de préserver son impartialité. Le retrait laissé à l’initiative d’une partie ne remplace pas cette exigence, la publicité concerne une autre garantie, et le principe ne prévoit pas une suspension automatique.

47. Une personne conteste la durée excessive de son procès et le fait que les audiences se soient tenues à huis clos sans justification. Quelle garantie de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme est en jeu ?

Le droit à une justice gratuite et à un juge indépendant
Le droit à la communication des arguments et des pièces adverses
Le droit à une audience publique, équitable et dans un délai raisonnable
Le droit à la récusation et à une décision collégiale

Le droit à une audience publique, équitable et dans un délai raisonnable

Explication

L’article 6 garantit que la cause soit entendue publiquement et équitablement, dans un délai raisonnable. La communication des arguments relève du contradictoire, la gratuité n’est pas la garantie citée ici, et la récusation ou la collégialité ne définissent pas le contenu de cet article.

48. Avant l’audience, une partie n’a pas reçu les pièces du dossier ni les conclusions de l’avocat adverse. Quel principe exige que ces éléments lui soient communiqués pour préparer sa défense ?

Le principe de publicité des débats
Le principe d’indépendance judiciaire
Le principe d’impartialité du juge
Le principe du contradictoire

Le principe du contradictoire

Explication

Le principe du contradictoire impose aux parties de connaître leurs arguments réciproques et de communiquer notamment les pièces et les conclusions afin que chacune prépare sa défense. La publicité porte sur l’audience, tandis que la récusation et l’indépendance concernent la position du juge.

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Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Notions fondamentales du droit.

Que désigne le droit objectif dans la distinction avec les droits subjectifs ?

Les règles qui régissent et organisent les rapports entre les personnes.

Que désignent les droits subjectifs dans la distinction avec le droit objectif ?

Les droits et devoirs conférés aux sujets par les règles.

Comment le droit objectif peut-il imposer le respect de ses règles ?

Par la contrainte étatique, au besoin.

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Consultez la fiche de révision complète sur Notions fondamentales du droit.

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