QCM : Ordre international et droit transitoire — 49 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction correspond à la summa divisio du droit français ?

Le droit privé régit les relations entre personnes privées, tandis que le droit public implique l’État.
Le droit privé s’applique aux étrangers, tandis que le droit public s’applique aux citoyens.
Le droit privé concerne les contrats, tandis que le droit public concerne les relations familiales.
Le droit privé organise les sanctions pénales, tandis que le droit public protège les libertés individuelles.

Le droit privé régit les relations entre personnes privées, tandis que le droit public implique l’État.

Explication

La summa divisio oppose le droit privé, relatif aux relations entre personnes privées, au droit public, qui concerne les relations dans lesquelles intervient l’État. La distinction entre contrats et relations familiales ne correspond pas à cette opposition fondamentale.

2. Pourquoi le droit pénal s’intègre-t-il difficilement à la distinction entre droit public et droit privé ?

Parce qu’il détermine les compétences respectives des collectivités publiques et des juridictions administratives.
Parce qu’il concerne les relations internationales entre États et la conclusion des traités.
Parce qu’il règle principalement les relations contractuelles entre personnes privées dans la vie économique.
Parce qu’il organise l’exercice du pouvoir de punir de la société en réaction aux comportements dangereux pour l’ordre social.

Parce qu’il organise l’exercice du pouvoir de punir de la société en réaction aux comportements dangereux pour l’ordre social.

Explication

Le droit pénal régit l’exercice par la société du droit de punir lorsqu’un comportement menace l’ordre social, ce qui le rend difficile à classer dans la division public-privé. Le fait qu’une infraction puisse impliquer une victime privée ne transforme pas le droit pénal en branche du droit privé.

3. Quelle caractéristique définit une règle de droit générale ?

Elle règle un litige précis en s’adressant à une personne identifiée dans une situation déterminée.
Elle vise toutes les personnes ou situations entrant dans son champ d’application, sans désigner une personne particulière.
Elle exprime une recommandation morale destinée à guider les comportements individuels.
Elle s’applique à une situation exceptionnelle choisie par une autorité après examen personnel.

Elle vise toutes les personnes ou situations entrant dans son champ d’application, sans désigner une personne particulière.

Explication

Une règle de droit est générale, impersonnelle et abstraite : elle concerne toutes les personnes ou situations comparables relevant de son champ. Une décision individuelle, au contraire, se limite à une situation particulière et à des destinataires déterminés.

4. Comment le principe d’égalité devant la loi permet-il de traiter des situations différentes ?

Il réserve les règles particulières aux personnes qui bénéficient d’un statut social ou économique privilégié.
Il impose une règle identique dès qu’une personne relève du même territoire, malgré les différences objectives de situation.
Il interdit toute distinction entre les personnes dès lors qu’elles sont soumises à la même autorité publique.
Il autorise des règles différentes lorsque les situations sont objectivement différentes, comme pour les mineurs et les majeurs.

Il autorise des règles différentes lorsque les situations sont objectivement différentes, comme pour les mineurs et les majeurs.

Explication

L’égalité devant la loi impose un traitement identique pour les situations objectivement identiques, mais permet un traitement différent lorsque les situations diffèrent objectivement. La distinction entre mineurs et majeurs illustre cette possibilité et ne constitue pas, en elle-même, une rupture d’égalité.

5. Quel critère distingue généralement la règle de droit d’une règle morale ou religieuse ?

L’adhésion intime de la personne à une valeur considérée comme souhaitable par sa conscience.
La possibilité d’une sanction juridique prononcée par un juge et exécutée de manière forcée.
La référence à une croyance ou à une conception du bien propre à une communauté.
La reconnaissance sociale d’un comportement conforme aux habitudes d’un groupe donné.

La possibilité d’une sanction juridique prononcée par un juge et exécutée de manière forcée.

Explication

La sanction juridique constitue le critère généralement retenu pour distinguer la règle de droit des règles morales, sociales ou religieuses ; elle peut être prononcée par un juge et exécutée de manière forcée. Une règle morale ou religieuse peut être contraignante pour la conscience ou le groupe sans produire ce type de sanction étatique.

6. Quelle relation le droit naturel établit-il entre les lois positives et les lois naturelles ?

Les lois positives, faites par les hommes, doivent respecter les lois naturelles, universelles et immuables, pour être légitimes.
Les lois positives sont valables dès leur adoption, car aucune exigence supérieure ne peut limiter la volonté humaine.
Les lois naturelles sont créées par les autorités publiques afin de compléter les lois positives selon les besoins sociaux.
Les lois positives et les lois naturelles désignent deux catégories équivalentes de règles issues de décisions humaines.

Les lois positives, faites par les hommes, doivent respecter les lois naturelles, universelles et immuables, pour être légitimes.

Explication

Le droit naturel distingue les lois humaines, dites positives, des lois naturelles, conçues comme universelles et immuables, et subordonne la légitimité des premières au respect des secondes. L’idée qu’une loi serait légitime par sa seule adoption relève plutôt d’une approche positiviste du droit.

7. Sur quoi le positivisme fonde-t-il principalement l’étude des sciences humaines et sociales ?

Sur l’interprétation des croyances religieuses permettant de déterminer les règles juridiquement légitimes.
Sur l’analyse des valeurs morales servant à apprécier la justice intrinsèque de chaque norme.
Sur l’observation des faits, plutôt que sur des déductions fondées sur des idéaux ou des lois naturelles.
Sur la conformité des normes juridiques à des principes universels indépendants des sociétés humaines.

Sur l’observation des faits, plutôt que sur des déductions fondées sur des idéaux ou des lois naturelles.

Explication

Le positivisme explique les sciences humaines et sociales en s’appuyant sur l’observation des faits plutôt que sur des idéaux. La recherche d’une conformité à des principes universels et immuables correspond davantage à l’approche du droit naturel.

8. Selon le normativisme de Hans Kelsen, dans quelle condition une norme juridique est-elle valide ?

Lorsqu’elle produit des effets sociaux mesurables indépendamment de son fondement juridique.
Lorsqu’elle est conforme à une norme supérieure dans l’ordre juridique.
Lorsqu’elle exprime une exigence morale universelle reconnue par toutes les sociétés.
Lorsqu’elle est acceptée par la majorité des citoyens après une délibération publique.

Lorsqu’elle est conforme à une norme supérieure dans l’ordre juridique.

Explication

Le normativisme, fondé par Hans Kelsen, analyse le droit comme un système de normes hiérarchisées : une norme est valide lorsqu’elle respecte une norme supérieure. L’adhésion majoritaire ou la conformité à une morale universelle ne constitue pas, dans ce cadre, le critère de validité juridique.

9. Qu’est-ce qu’un ordre juridique ?

Un ensemble de pratiques sociales reconnues par les citoyens comme obligatoires
Un ensemble coordonné permettant de créer, appliquer et exécuter des règles de droit
Une hiérarchie de textes élaborés par les administrations publiques
Une collection de décisions judiciaires organisées par degré de juridiction

Un ensemble coordonné permettant de créer, appliquer et exécuter des règles de droit

Explication

Un ordre juridique coordonne les éléments nécessaires à la création, à l’application et à l’exécution des règles de droit. Une simple collection de décisions judiciaires ne suffit donc pas à le définir.

10. À quelle date la Constitution actuelle de la Ve République a-t-elle été adoptée ?

Le 4 octobre 1958
Le 27 octobre 1946
Le 1er janvier 2004
Le 26 août 1789

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution actuelle de la Ve République a été adoptée le 4 octobre 1958 et constitue la source suprême du droit français. Le 27 octobre 1946 correspond à l’adoption du Préambule de la Constitution de la IVe République.

11. Lequel de ces ensembles correspond au bloc de constitutionnalité ?

Les circulaires administratives, les ordonnances, les décisions préfectorales et les règlements intérieurs
La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement
Les lois ordinaires, les décrets présidentiels, les arrêtés municipaux et les décisions judiciaires
Les traités internationaux, les règlements européens, les usages professionnels et les contrats privés

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Les autres ensembles regroupent des normes qui n’appartiennent pas à ce bloc.

12. Quelle distinction décrit correctement le projet de loi et la proposition de loi ?

Le projet de loi vient des collectivités, tandis que la proposition de loi vient des administrations
Le projet de loi est voté par les juges, tandis que la proposition de loi est rédigée par le président
Le projet de loi est adopté par référendum, tandis que la proposition de loi est imposée par le gouvernement
Le projet de loi vient du gouvernement, tandis que la proposition de loi vient du Parlement

Le projet de loi vient du gouvernement, tandis que la proposition de loi vient du Parlement

Explication

Un projet de loi est préparé à l’initiative du gouvernement, alors qu’une proposition de loi est d’initiative parlementaire. Dans les deux cas, la loi est ensuite votée par le Parlement.

13. Quel ordre juridictionnel traite un litige opposant un particulier à une administration ?

L’ordre constitutionnel
L’ordre judiciaire
L’ordre international
L’ordre administratif

L’ordre administratif

Explication

L’ordre administratif tranche les litiges entre les particuliers et les administrations. L’ordre judiciaire traite plutôt les litiges de droit privé et les affaires pénales.

14. Quelle juridiction se trouve au sommet de l’ordre administratif français ?

Le Conseil constitutionnel
Le Conseil d’État
La Cour de cassation
La Cour des comptes

Le Conseil d’État

Explication

Le Conseil d’État est au sommet de l’ordre administratif. La Cour de cassation occupe cette position dans l’ordre judiciaire.

15. Quel rôle caractérise les juges du droit par rapport aux juges du fond ?

Ils élaborent les lois générales applicables à toutes les juridictions
Ils recherchent une solution amiable entre les parties avant le jugement
Ils vérifient la correcte application du droit sans rediscuter les faits
Ils réexaminent les témoignages et établissent une nouvelle version des faits

Ils vérifient la correcte application du droit sans rediscuter les faits

Explication

Les juges du droit contrôlent la correcte application des règles juridiques sans rediscuter les faits établis par les juges du fond. Ces derniers examinent à la fois les questions de droit et les questions de fait.

16. Que désigne la jurisprudence lorsqu’un texte ne fournit pas une réponse claire à un litige ?

Des engagements internationaux créant des droits pour les particuliers
Des normes générales adoptées par le pouvoir exécutif pour compléter une loi
Des pratiques répétées par les citoyens avec le sentiment de leur caractère obligatoire
Des règles de droit dégagées par les juges lors de l’interprétation de la loi

Des règles de droit dégagées par les juges lors de l’interprétation de la loi

Explication

La jurisprudence désigne les règles de droit créées par les juges lorsqu’ils interprètent la loi pour résoudre un litige insuffisamment réglé par les textes. Les pratiques répétées et tenues pour obligatoires relèvent plutôt de la coutume.

17. Sur quel principe l’ordre juridique international repose-t-il largement ?

La décision d’une juridiction nationale imposée aux États étrangers
L’application automatique des règles adoptées par chaque administration nationale
La compétence générale d’un gouvernement mondial placé au-dessus des États
Le consentement des États souverains qui en sont les sujets principaux

Le consentement des États souverains qui en sont les sujets principaux

Explication

L’ordre international régit les relations entre États souverains et repose largement sur leur consentement. Il ne fonctionne donc pas comme un ordre étatique imposé par une autorité supérieure unique.

18. Quelles étapes permettent à une convention internationale de devenir une règle de droit positif ?

La consultation, la médiation, l’arbitrage et l’enregistrement administratif
La signature, l’interprétation judiciaire, la dénonciation et la publication facultative
La négociation, la signature, la ratification et la publication régulière
La rédaction, le vote parlementaire, le contrôle judiciaire et la sanction pénale

La négociation, la signature, la ratification et la publication régulière

Explication

Une convention devient une règle de droit positif après sa négociation, sa signature, sa ratification et sa publication régulière. La signature ne suffit donc pas à elle seule à engager définitivement l’État.

19. Quelle différence oppose la signature et la ratification d’une convention internationale ?

La signature engage définitivement l’État, tandis que la ratification modifie le texte négocié
La signature authentifie le texte, tandis que la ratification engage définitivement l’État
La signature rend le traité applicable aux particuliers, tandis que la ratification règle sa publication
La signature contrôle la conformité du traité, tandis que la ratification tranche les litiges internationaux

La signature authentifie le texte, tandis que la ratification engage définitivement l’État

Explication

La signature fixe l’état définitif et authentique de la convention, tandis que la ratification exprime le consentement définitif de l’État à être lié. La signature ne crée donc pas à elle seule cet engagement définitif.

20. Dans quelle situation un traité possède-t-il un effet direct ?

Lorsque ses stipulations précises et inconditionnelles créent des droits invocables par les individus
Lorsqu’il prévoit une négociation supplémentaire avant toute application par les juridictions nationales
Lorsqu’il autorise chaque État à modifier librement les droits prévus pour les particuliers
Lorsqu’il organise des obligations diplomatiques générales entre gouvernements signataires

Lorsque ses stipulations précises et inconditionnelles créent des droits invocables par les individus

Explication

Un traité a un effet direct lorsque ses stipulations sont suffisamment précises et inconditionnelles pour créer des droits que les individus peuvent invoquer devant les juridictions nationales. Des obligations limitées aux relations entre gouvernements ne produisent pas cet effet pour les particuliers.

21. Quelle institution le Traité de Londres du 5 mai 1949 a-t-il instituée ?

La Cour de justice de l’Union européenne
Le Conseil de l’Europe
La Convention européenne des droits de l’homme
La Communauté économique européenne

Le Conseil de l’Europe

Explication

Le Traité de Londres du 5 mai 1949 institue le Conseil de l’Europe afin de promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et la prééminence du droit. La Communauté économique européenne a été créée plus tard, en 1957, dans un autre cadre juridique.

22. Quel énoncé situe correctement la signature et l’appartenance institutionnelle de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Elle a été signée à Bruxelles en 1992 dans le cadre de l’Union européenne.
Elle a été signée à Rome en 1950 dans le cadre du Conseil de l’Europe.
Elle a été signée à Luxembourg en 1957 dans le cadre de la CEE.
Elle a été signée à Strasbourg en 1949 dans le cadre de l’Union européenne.

Elle a été signée à Rome en 1950 dans le cadre du Conseil de l’Europe.

Explication

La Convention européenne des droits de l’homme a été signée à Rome le 4 novembre 1950 et constitue un traité du Conseil de l’Europe. Elle ne relève donc pas du système juridique de l’Union européenne.

23. Quelle est la fonction principale de la Cour européenne des droits de l’homme ?

Organiser le fonctionnement des institutions et répartir leurs compétences
Interpréter uniformément la Convention et contrôler son respect par les États membres
Rédiger les traités européens et fixer les objectifs économiques communs
Adopter les directives européennes et surveiller leur transposition nationale

Interpréter uniformément la Convention et contrôler son respect par les États membres

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme interprète la Convention européenne des droits de l’homme et veille à son respect par les États membres. L’adoption des actes de l’Union européenne relève des institutions de l’Union, et non de cette Cour.

24. Pourquoi la Communauté économique européenne a-t-elle été créée en 1957 par six États ?

Pour remplacer la Convention européenne par une charte constitutionnelle
Pour établir une juridiction chargée de protéger les libertés publiques
Pour organiser la coopération militaire entre les États européens
Pour favoriser une paix durable grâce à une union économique

Pour favoriser une paix durable grâce à une union économique

Explication

La CEE a été créée en 1957 par six États afin de contribuer à une paix durable au moyen d’une union économique. Elle constitue une organisation antérieure à l’Union européenne, et non une juridiction ou une alliance militaire.

25. Quel élément caractérise le droit primaire de l’Union européenne ?

Il repose sur les traités qui fondent l’Union et définissent ses compétences.
Il comprend les décisions rendues par les juridictions nationales en matière européenne.
Il rassemble les lois nationales transposant les objectifs fixés par l’Union.
Il regroupe les directives adoptées par les institutions sur la base des traités.

Il repose sur les traités qui fondent l’Union et définissent ses compétences.

Explication

Le droit primaire est constitué des traités qui instituent l’Union, déterminent ses compétences et fixent son fonctionnement. Les directives relèvent du droit dérivé, car elles sont adoptées par les institutions européennes sur le fondement des traités.

26. Une directive européenne fixe un objectif que la France doit atteindre en adoptant une loi nationale : quelle distinction ce cas illustre-t-il ?

La directive s’applique immédiatement, contrairement au règlement soumis à transposition.
Le règlement fixe un objectif national, contrairement à la directive qui crée une juridiction.
La directive doit être transposée, contrairement au règlement directement applicable.
La directive constitue du droit primaire, contrairement au règlement qui modifie les traités.

La directive doit être transposée, contrairement au règlement directement applicable.

Explication

Une directive fixe des objectifs que les États mettent en œuvre par des lois de transposition, tandis qu’un règlement est directement et immédiatement applicable dans toute l’Union. La directive et le règlement appartiennent tous deux au droit dérivé.

27. Sur quel fondement les droits naturels modernes sont-ils principalement conçus ?

Sur une loi divine extérieure à l’homme
Sur les règles adoptées par les institutions européennes
Sur l’autorité politique de l’État
Sur l’être humain et sa raison

Sur l’être humain et sa raison

Explication

Les droits naturels modernes sont conçus comme des droits inhérents à l’être humain et fondés sur sa raison. Ils se distinguent ainsi du droit naturel classique, davantage rattaché à Dieu, à la nature ou au monde extérieur à l’homme.

28. Quelle limite juridique caractérisait initialement la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

Elle avait déjà une valeur supérieure permettant au juge d’écarter toute loi.
Elle réservait la protection des libertés aux institutions internationales.
Elle ne pouvait pas encore être invoquée devant un juge pour contrôler la loi.
Elle ne proclamait pas de droits naturels, inaliénables et sacrés pour l’homme.

Elle ne pouvait pas encore être invoquée devant un juge pour contrôler la loi.

Explication

La Déclaration proclamait des droits naturels, inaliénables et sacrés, mais elle ne pouvait initialement pas être invoquée devant un juge pour contrôler la loi. La possibilité d’un contrôle juridictionnel de la loi s’est développée ultérieurement avec la protection constitutionnelle et internationale des droits.

29. Quelle évolution de la protection des droits fondamentaux s’est produite après la Seconde Guerre mondiale ?

Ils ont commencé à être protégés à un niveau supérieur à la loi.
Ils ont été soumis aux décisions ordinaires des administrations nationales.
Ils ont été replacés dans le seul domaine des déclarations philosophiques.
Ils ont cessé d’être reconnus par les constitutions et les instruments internationaux.

Ils ont commencé à être protégés à un niveau supérieur à la loi.

Explication

Après la Seconde Guerre mondiale, les droits fondamentaux ont commencé à bénéficier d’une protection constitutionnelle ou internationale située à un niveau supérieur à la loi. Ils n’ont donc pas été réduits à de simples proclamations philosophiques dépourvues de portée juridique.

30. Quelle distinction décrit correctement le contrôle de constitutionnalité et le contrôle de conventionnalité ?

Les deux contrôles comparent la loi à la Constitution, mais devant des juridictions différentes.
Le premier compare la loi aux conventions internationales, tandis que le second la compare à la Constitution.
Le premier compare la loi à la Constitution, tandis que le second la compare aux conventions internationales.
Les deux contrôles comparent la loi aux conventions internationales, mais à des moments différents.

Le premier compare la loi à la Constitution, tandis que le second la compare aux conventions internationales.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité porte sur la conformité de la loi à la Constitution, alors que le contrôle de conventionnalité porte sur sa compatibilité avec les conventions internationales. La différence ne repose donc ni sur deux moments d’un même contrôle ni sur une simple distinction entre juridictions.

31. Quelle décision du Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle aux renvois du préambule et permis le contrôle du contenu de la loi au regard des droits fondamentaux ?

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971.
La décision IVG du 15 janvier 1975.
L’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975.
L’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989.

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971.

Explication

La décision Liberté d’association, rendue le 16 juillet 1971, a donné une valeur constitutionnelle aux renvois du préambule et élargi le contrôle du Conseil constitutionnel. La décision IVG concernait, quant à elle, l’incompétence du Conseil constitutionnel pour contrôler la conformité d’une loi aux conventions internationales.

32. Quelle évolution la question prioritaire de constitutionnalité a-t-elle introduite ?

Un contrôle a posteriori de la loi, issu de la révision de 2008 et entré en vigueur en 2010.
Un contrôle a priori des conventions, issu de la révision de 2008 et entré en vigueur en 2010.
Un contrôle a priori des lois, issu d’une réforme de 1971 et entré en vigueur en 1975.
Un contrôle a posteriori des règlements, issu d’une réforme de 1975 et entré en vigueur en 1989.

Un contrôle a posteriori de la loi, issu de la révision de 2008 et entré en vigueur en 2010.

Explication

La QPC a introduit le contrôle a posteriori de la loi à la suite de la révision constitutionnelle de 2008, applicable depuis 2010. Le contrôle a priori intervient avant l’entrée en vigueur de la loi et ne correspond donc pas à la fonction propre de la QPC.

33. Quelle chronologie retrace correctement l’acceptation du contrôle de conventionnalité en France ?

La Cour de cassation l’a admis dans Nicolo en 1975, puis le Conseil d’État dans Jacques Vabre en 1989.
Le Conseil d’État l’a admis dans Nicolo en 1975, puis la Cour de cassation dans Jacques Vabre en 1989.
Le Conseil constitutionnel l’a admis dans IVG en 1975, puis la Cour de cassation dans Nicolo en 1989.
La Cour de cassation l’a admis dans Jacques Vabre en 1975, puis le Conseil d’État dans Nicolo en 1989.

La Cour de cassation l’a admis dans Jacques Vabre en 1975, puis le Conseil d’État dans Nicolo en 1989.

Explication

L’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975 marque l’acceptation du contrôle de conventionnalité par la Cour de cassation, puis l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989 celle du Conseil d’État. L’ordre inverse attribue donc à tort les décisions et les juridictions.

34. Que signifie le principe de liberté de la preuve ?

Sauf disposition contraire, un fait peut être établi par tout moyen de preuve.
Un fait ne peut être établi que par les modes de preuve prévus par la loi.
Un fait doit être établi par un écrit avant de pouvoir être discuté devant le juge.
Un fait doit être établi par une expertise lorsque les parties s’opposent sur sa réalité.

Sauf disposition contraire, un fait peut être établi par tout moyen de preuve.

Explication

La liberté de la preuve permet d’apporter la preuve par tout moyen, sauf lorsqu’une disposition légale prévoit une restriction. Le système de preuve légale correspond au contraire à l’admission de modes déterminés par la loi.

35. Dans une procédure contradictoire, que doit pouvoir faire la partie adverse à l’égard d’un élément de preuve produit ?

Elle doit pouvoir imposer le mode de preuve utilisé par l’autre partie.
Elle doit pouvoir vérifier les conditions matérielles de son enregistrement.
Elle doit pouvoir empêcher sa production sans examiner son contenu.
Elle doit pouvoir en discuter le contenu et la portée devant le juge.

Elle doit pouvoir en discuter le contenu et la portée devant le juge.

Explication

Le principe de la contradiction exige que chaque élément produit puisse être discuté par l’adversaire. La vérification des conditions d’obtention relève plutôt de la loyauté de la preuve, qui constitue une exigence distincte.

36. Quelle règle caractérise le système de preuve légale ?

Les parties choisissent tout moyen de preuve et le juge reste libre de retenir ou d’écarter une preuve parfaite.
La loi admet les indices comme preuve suffisante et le juge apprécie librement leur force dans chaque affaire.
La loi détermine certains modes de preuve admis et le juge tient le fait pour prouvé lorsqu’une preuve parfaite est produite.
Le juge détermine les modes de preuve admis et doit retenir la version soutenue par la majorité des témoins.

La loi détermine certains modes de preuve admis et le juge tient le fait pour prouvé lorsqu’une preuve parfaite est produite.

Explication

Dans le système de preuve légale, la loi fixe les modes de preuve admissibles et une preuve parfaite lie le juge quant à l’établissement du fait. La liberté d’appréciation du juge correspond davantage au système de liberté de la preuve.

37. En matière civile, comment doit en principe être prouvé un acte juridique portant sur une somme supérieure à 1 500 euros ?

Par un écrit préconstitué, sauf notamment en cas d’impossibilité matérielle ou morale de l’établir.
Par une expertise judiciaire, sauf lorsque la somme est réglée en plusieurs versements.
Par un indice suffisamment sérieux, sauf lorsque les parties ont conclu l’acte devant témoins.
Par un témoignage concordant, sauf lorsque le débiteur reconnaît la dette par écrit.

Par un écrit préconstitué, sauf notamment en cas d’impossibilité matérielle ou morale de l’établir.

Explication

Un acte juridique supérieur à 1 500 euros doit en principe être établi par un écrit préconstitué, avec des exceptions telles que l’impossibilité matérielle ou morale. Le témoignage, l’expertise ou l’indice ne constituent pas la règle générale applicable à ce seuil.

38. Selon le principe applicable à la charge de la preuve, qui doit établir en premier les faits invoqués ?

Le demandeur, qui doit prouver les faits allégués avant que le défendeur établisse ses propres prétentions.
Le juge, qui doit réunir les preuves nécessaires avant que les parties présentent leurs arguments.
Le défendeur, qui doit répondre aux faits allégués avant que le demandeur précise sa demande.
Les deux parties, qui doivent prouver simultanément leurs prétentions dès l’ouverture du procès.

Le demandeur, qui doit prouver les faits allégués avant que le défendeur établisse ses propres prétentions.

Explication

La charge initiale pèse sur le demandeur, lequel doit établir les faits qu’il allègue avant que le défendeur ne justifie ses propres prétentions. Le défendeur peut ensuite supporter une charge liée à la preuve adverse, mais il ne porte pas la charge initiale.

39. Comment fonctionne une présomption en matière de preuve ?

Elle remplace la discussion contradictoire par une règle fondée sur la seule déclaration d’une partie.
Elle permet de déduire un fait inconnu à partir d’un fait connu et peut alléger la charge de la preuve.
Elle oblige le juge à retenir une affirmation dès qu’une partie conteste la preuve adverse.
Elle établit directement le fait allégué sans s’appuyer sur un autre fait déjà établi.

Elle permet de déduire un fait inconnu à partir d’un fait connu et peut alléger la charge de la preuve.

Explication

Une présomption repose sur une déduction probabiliste allant d’un fait connu vers un fait inconnu et peut ainsi libérer une partie d’une partie de sa charge probatoire. La preuve directe se distingue précisément de cette démarche, car elle établit elle-même le fait allégué.

40. Quel est l’objet de la promulgation d’une loi par le Président de la République ?

Déterminer la juridiction compétente pour appliquer la loi
Porter officiellement la loi à la connaissance du public
Fixer le contenu des décrets nécessaires à la loi
Ordonner l’exécution de la loi adoptée par le Parlement

Ordonner l’exécution de la loi adoptée par le Parlement

Explication

La promulgation est l’acte par lequel le Président de la République ordonne l’exécution de la loi adoptée par le Parlement. La publication a une fonction différente : elle porte officiellement la loi à la connaissance du public.

41. Dans quel journal officiel les textes internes français sont-ils publiés ?

Le Journal officiel de l’Union européenne
Le Bulletin officiel de la juridiction concernée
Le Recueil officiel des actes parlementaires
Le Journal officiel de la République française

Le Journal officiel de la République française

Explication

Les textes internes français sont publiés au Journal officiel de la République française. Le Journal officiel de l’Union européenne est destiné aux textes de l’Union européenne.

42. Lorsqu’un texte ne précise pas sa date d’entrée en vigueur, à quel moment entre-t-il en vigueur ?

À la date du premier décret d’application
Le jour de son adoption par le Parlement
Le lendemain de sa publication
Le jour de sa promulgation présidentielle

Le lendemain de sa publication

Explication

En l’absence de date prévue par le texte, l’entrée en vigueur intervient le lendemain de sa publication. La promulgation et l’adoption sont des étapes distinctes, tandis qu’un décret d’application n’est pas le critère général indiqué ici.

43. Quelle distinction caractérise l’abrogation expresse et l’abrogation tacite ?

L’abrogation expresse résulte d’un conflit de normes, tandis que la tacite désigne les dispositions supprimées
L’abrogation expresse désigne les dispositions supprimées, tandis que la tacite résulte d’une incompatibilité nouvelle
L’abrogation expresse dépend d’un décret, tandis que la tacite dépend d’une publication officielle
L’abrogation expresse concerne les contrats, tandis que la tacite concerne les décisions judiciaires

L’abrogation expresse désigne les dispositions supprimées, tandis que la tacite résulte d’une incompatibilité nouvelle

Explication

L’abrogation expresse supprime les dispositions anciennes que le législateur désigne, alors que l’abrogation tacite découle de leur incompatibilité avec des règles nouvelles. La distinction repose donc sur la manière dont la suppression est établie.

44. Que prévoit en principe l’article 2 du Code civil concernant l’application temporelle de la loi ?

La loi ancienne continue de régir toute situation après sa réforme
La loi nouvelle régit les faits passés et les situations futures
La loi vaut pour l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif
La loi s’applique aux faits passés lorsque sa publication est officielle

La loi vaut pour l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif

Explication

L’article 2 du Code civil pose que la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. L’application immédiate aux situations qui se poursuivent ne doit pas être confondue avec la rétroactivité concernant des faits antérieurs.

45. Comment s’appliquent les lois pénales nouvelles aux faits commis avant leur entrée en vigueur ?

Les deux lois restent écartées pour préserver la loi applicable aux faits
La loi plus sévère rétroagit, tandis que la loi plus douce reste sans effet
Les deux lois rétroagissent dès leur publication au Journal officiel
La loi plus douce rétroagit, tandis que la loi plus sévère ne rétroagit pas

La loi plus douce rétroagit, tandis que la loi plus sévère ne rétroagit pas

Explication

La rétroactivité in mitius permet à la loi pénale nouvelle plus douce de s’appliquer aux faits antérieurs, tandis que la non-rétroactivité in pejus écarte la loi plus sévère. La publication ne rend donc pas les deux catégories de lois rétroactives.

46. Dans une matière non pénale, dans quelle condition le législateur peut-il donner un effet rétroactif à une loi nouvelle ?

Si un décret d’application précise son contenu
Sous réserve du respect des droits fondamentaux
Dès lors que la loi est publiée avant le jugement
Lorsque les parties acceptent la réforme après les faits

Sous réserve du respect des droits fondamentaux

Explication

Dans les matières non pénales, la loi nouvelle ne vise en principe pas les faits antérieurs, mais le législateur peut prévoir une rétroactivité sous réserve du respect des droits fondamentaux. La seule publication ou l’accord des parties ne suffit pas à cette condition.

47. Quel est le principe applicable à une situation légale qui se poursuit lors de l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle ?

La loi nouvelle s’applique immédiatement à la situation en cours
La loi nouvelle s’applique après l’adoption d’un contrat entre les parties
La loi ancienne continue de régir la situation jusqu’à son extinction
La situation reste régie par la norme en vigueur lors de sa naissance

La loi nouvelle s’applique immédiatement à la situation en cours

Explication

Pour les situations légales en cours, le principe est l’application immédiate de la loi nouvelle. La survie de la loi ancienne concerne en principe les contrats en cours, car elle a été prise en compte lors de leur conclusion.

48. Quel régime régit en principe un contrat conclu sous une loi ancienne et encore en cours lors de l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle ?

Les deux lois s’appliquent simultanément selon la date de chaque obligation
La loi nouvelle s’applique, car toute réforme remplace les stipulations antérieures
La loi ancienne survit, car les parties en ont tenu compte lors de la conclusion
Le contrat cesse de produire effet dès l’entrée en vigueur de la loi nouvelle

La loi ancienne survit, car les parties en ont tenu compte lors de la conclusion

Explication

La loi ancienne survit en principe aux contrats en cours, car elle a été intégrée aux prévisions des parties lors de la conclusion du contrat. L’application immédiate de la loi nouvelle caractérise plutôt les situations légales en cours.

49. Dans quelle situation la loi nouvelle s’applique-t-elle immédiatement à un contrat en cours ?

Lorsqu’elle concerne une situation légale sans lien avec le contrat
Lorsqu’elle poursuit un objectif impérieux d’ordre public
Lorsqu’elle modifie une clause accessoire choisie par les parties
Lorsqu’elle est adoptée après l’exécution d’une obligation contractuelle

Lorsqu’elle poursuit un objectif impérieux d’ordre public

Explication

Une loi nouvelle peut s’appliquer immédiatement à un contrat en cours lorsqu’elle poursuit un objectif impérieux d’ordre public. Le simple fait qu’elle soit nouvelle ou qu’elle touche une clause contractuelle ne suffit pas à écarter le principe de survie de la loi ancienne.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Ordre international et droit transitoire.

Quelle distinction principale fait la summa divisio en droit français ?

Elle oppose le droit privé au droit public.

Quel rôle joue le droit pénal dans la société ?

Il régit l’exercice du droit de punir en réaction à un comportement dangereux pour l’ordre social.

Comment le droit pénal s’intègre-t-il à la distinction entre droit public et droit privé ?

Il s’intègre difficilement à cette distinction.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Ordre international et droit transitoire.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM