QCM : Organisation judiciaire et droit de la preuve — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un État de droit, comment un différend doit-il être réglé lorsqu’une personne estime avoir subi un tort ?

En appliquant une sanction personnelle avant toute démarche officielle
En sollicitant un groupe privé choisi par la personne lésée
En le confiant à l’État, qui exerce la fonction de règlement des conflits
En imposant directement sa propre décision à la personne adverse

En le confiant à l’État, qui exerce la fonction de règlement des conflits

Explication

L’État de droit interdit de se faire justice à soi-même et confie le règlement des différends à l’État. La justice privée constitue précisément la pratique prohibée, même lorsqu’une personne se croit victime d’un tort.

2. Dans quelle situation l’arbitrage constitue-t-il une voie de règlement adaptée ?

Lorsque les parties cherchent à éviter toute règle juridique applicable au différend
Lorsque l’administration impose un arbitre pour chaque conflit entre particuliers
Lorsque toute personne remplace automatiquement le juge public par un arbitre privé
Lorsque des parties commerciales confient leur litige à un arbitre dans le cadre permis par la loi

Lorsque des parties commerciales confient leur litige à un arbitre dans le cadre permis par la loi

Explication

L’arbitrage permet notamment à des parties engagées dans un conflit commercial de saisir un arbitre lorsque la loi l’autorise. Il demeure une exception au recours de principe aux juridictions publiques et ne supprime pas l’application du droit.

3. Quelle distinction décrit correctement les fonctions du magistrat du siège et du magistrat du parquet ?

Le siège tranche les litiges, tandis que le parquet représente la société et exerce notamment les fonctions de procureur
Le siège authentifie les situations, tandis que le parquet exerce les fonctions d’arbitre commercial
Le siège représente la société, tandis que le parquet tranche les litiges civils entre particuliers
Le siège dirige les services administratifs, tandis que le parquet contrôle la carte judiciaire

Le siège tranche les litiges, tandis que le parquet représente la société et exerce notamment les fonctions de procureur

Explication

Le magistrat du siège rend la décision juridictionnelle en tranchant le litige, alors que le magistrat du parquet représente la société et peut exercer les fonctions de procureur. La représentation de la société ne correspond donc pas à la mission du siège.

4. Quelle situation relève de la matière gracieuse plutôt que de la matière contentieuse ?

Le juge arbitre un désaccord commercial soumis par les parties
Le juge départage deux parties qui s’opposent devant un tribunal
Le juge authentifie une situation qui ne comporte pas de conflit à trancher
Le juge condamne une partie après l’examen d’un différend porté en justice

Le juge authentifie une situation qui ne comporte pas de conflit à trancher

Explication

La matière gracieuse permet au juge d’authentifier une situation sans résoudre un litige entre parties opposées. Le fait de départager des personnes ou de statuer sur une opposition relève au contraire de la matière contentieuse.

5. Quelle conséquence la loi du 16 août 1790 a-t-elle principalement produite dans l’organisation juridictionnelle française ?

Elle a séparé les fonctions judiciaires et administratives en limitant l’intervention du juge judiciaire
Elle a donné au juge administratif compétence pour tous les litiges entre personnes privées
Elle a fusionné les juridictions judiciaires et administratives dans un ordre commun
Elle a confié aux tribunaux judiciaires le contrôle général des actes administratifs

Elle a séparé les fonctions judiciaires et administratives en limitant l’intervention du juge judiciaire

Explication

La loi du 16 août 1790 a interdit aux juges judiciaires de troubler les opérations administratives ou de juger les administrateurs pour leur fonction. Elle fonde ainsi la séparation entre le contrôle judiciaire et l’action administrative, plutôt qu’un contrôle général de l’administration par le juge judiciaire.

6. Quel litige relève principalement de l’ordre administratif dans le cadre du dualisme juridictionnel ?

Un désaccord entre deux particuliers au sujet de l’exécution d’un contrat privé
Une demande de réparation entre deux sociétés commerciales privées
Un conflit familial concernant les conséquences d’une succession
Un recours mettant en cause l’administration dans l’exercice de prérogatives de puissance publique

Un recours mettant en cause l’administration dans l’exercice de prérogatives de puissance publique

Explication

L’ordre administratif connaît notamment des litiges mettant en cause l’administration et ses prérogatives de puissance publique. Les conflits entre personnes privées relèvent principalement de l’ordre judiciaire, même lorsqu’ils présentent une dimension économique ou familiale.

7. Quelle institution tranche les difficultés de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif ?

Le Conseil d’État
La cour d’appel
Le Tribunal des conflits
La Cour de cassation

Le Tribunal des conflits

Explication

Le Tribunal des conflits a précisément pour fonction de résoudre les difficultés de compétence opposant les deux ordres de juridiction. La Cour de cassation et le Conseil d’État appartiennent chacun à un ordre déterminé, tandis qu’une cour d’appel intervient dans le cadre de son ordre.

8. Quelle est la compétence de principe du tribunal judiciaire ?

Il connaît des litiges administratifs, sauf lorsque le Conseil d’État revendique l’affaire
Il juge les conflits commerciaux, sauf lorsque les parties choisissent un tribunal de proximité
Il traite les affaires pénales, sauf lorsque le procureur décide de les transmettre
Il connaît des litiges civils, sauf lorsqu’une loi attribue expressément la matière à une autre juridiction

Il connaît des litiges civils, sauf lorsqu’une loi attribue expressément la matière à une autre juridiction

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun : il est compétent lorsqu'aucune attribution spéciale ne désigne une autre juridiction. Les compétences administratives, pénales ou spécialement attribuées ne découlent donc pas de cette compétence civile générale.

9. Que détermine la compétence territoriale d’une juridiction ?

Le tribunal compétent en fonction du lieu compris dans son ressort territorial
Le tribunal compétent en fonction du montant demandé par le demandeur
Le tribunal compétent en fonction de la nature juridique du litige
Le tribunal compétent en fonction de la profession exercée par le défendeur

Le tribunal compétent en fonction du lieu compris dans son ressort territorial

Explication

La compétence territoriale rattache l’affaire au tribunal dont le ressort correspond au lieu pertinent selon la carte judiciaire. La nature du litige relève de la compétence matérielle, qui répond à une question différente.

10. Quel type d’affaires peut relever des tribunaux de proximité ?

Les litiges administratifs concernant les décisions prises par une collectivité territoriale
Les recours contre les décisions rendues par les cours d’appel et le Tribunal des conflits
Les successions complexes et les actions immobilières sans considération de leur nature
Certains litiges de droit commun inférieurs à 10 000 euros, ainsi que des baux ruraux ou conflits de voisinage

Certains litiges de droit commun inférieurs à 10 000 euros, ainsi que des baux ruraux ou conflits de voisinage

Explication

Les tribunaux de proximité connaissent notamment de certains litiges de droit commun d’un montant inférieur à 10 000 euros, ainsi que des baux ruraux et du contentieux du voisinage. Les recours contre des juridictions supérieures ou les litiges administratifs ne correspondent pas à cette compétence.

11. Quelle juridiction juge les délits et peut prononcer une amende ainsi qu’une peine privative de liberté prévue par la loi ?

La cour d’assises
La cour d’assises des mineurs
Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel connaît des délits, qui peuvent être sanctionnés par une amende et, selon les cas, par une privation de liberté. Le tribunal de police juge les contraventions, tandis que la cour d’assises juge les crimes.

12. Quelle caractéristique décrit correctement la cour d’assises ?

C’est une juridiction départementale non permanente qui juge les crimes.
C’est une juridiction municipale qui juge les contraventions.
C’est une juridiction nationale qui contrôle les décisions civiles.
C’est une juridiction permanente qui juge les délits les plus graves.

C’est une juridiction départementale non permanente qui juge les crimes.

Explication

La cour d’assises est une juridiction départementale non permanente chargée de juger les crimes. Les délits relèvent du tribunal correctionnel, et les contraventions du tribunal de police.

13. Que permet l’appel formé contre une décision d’une juridiction du premier degré ?

Un contrôle limité de la régularité formelle du jugement
Un nouvel examen de l’affaire par une juridiction du second degré
Une révision automatique par la juridiction qui a statué
Une saisine directe de la Cour de cassation sur le fond

Un nouvel examen de l’affaire par une juridiction du second degré

Explication

L’appel permet qu’une décision du premier degré soit examinée une seconde et dernière fois par une juridiction du second degré. Le pourvoi en cassation porte sur l’application du droit et ne constitue pas un troisième degré de jugement.

14. Quel est l’effet dévolutif de l’appel ?

Il transfère le jugement à la Cour de cassation pour un contrôle du fond.
Il transforme automatiquement le jugement contesté en décision définitive.
Il limite l’examen de la cour d’appel aux seules erreurs de procédure.
Il oblige la cour d’appel à rejuger intégralement l’affaire et à rendre un arrêt.

Il oblige la cour d’appel à rejuger intégralement l’affaire et à rendre un arrêt.

Explication

L’effet dévolutif saisit la cour d’appel de l’affaire afin qu’elle soit intégralement rejugée, sa décision prenant la forme d’un arrêt. Le contrôle limité de l’application du droit relève de la Cour de cassation.

15. Que produit en principe l’effet suspensif de l’appel ?

Il impose l’exécution immédiate du jugement dès la déclaration d’appel.
Il interdit à la cour d’appel de réexaminer les faits du litige.
Il suspend l’exécution du jugement de première instance, sauf exception.
Il annule provisoirement le jugement jusqu’à l’ouverture d’un pourvoi.

Il suspend l’exécution du jugement de première instance, sauf exception.

Explication

L’effet suspensif empêche en principe l’exécution du jugement de première instance pendant l’examen de l’appel, sous réserve des exceptions prévues. Il ne supprime pas le jugement et ne limite pas l’étendue du réexamen par la cour d’appel.

16. Quelle est la fonction principale de la Cour de cassation dans l’ordre judiciaire ?

Juger en premier ressort les crimes commis sur le territoire national
Conseiller le gouvernement sur les projets de loi de l’ordre administratif
Garantir l’unité du droit privé en contrôlant l’application des règles de droit
Rejuger intégralement les faits et les preuves examinés en première instance

Garantir l’unité du droit privé en contrôlant l’application des règles de droit

Explication

La Cour de cassation est la haute juridiction de l’ordre judiciaire chargée de garantir l’unité du droit privé et de contrôler l’application du droit. Contrairement à la cour d’appel, elle ne rejugе pas l’affaire sur le fond.

17. Quelle composition correspond aux six chambres de la Cour de cassation ?

Deux chambres civiles, deux chambres commerciales, une chambre sociale et une chambre criminelle
Une chambre civile, deux chambres commerciales, deux chambres sociales et une chambre criminelle
Trois chambres civiles, une chambre administrative, une chambre sociale et une chambre pénale
Trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle

Trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle

Explication

La Cour de cassation comprend trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle. La chambre criminelle appartient donc bien à cette haute juridiction de l’ordre judiciaire.

18. Dans quelle situation l’assemblée plénière de la Cour de cassation statue-t-elle obligatoirement ?

Lorsqu’un gouvernement lui demande un avis sur un projet de loi
Lorsqu’une cour d’appel examine pour la première fois une affaire civile
Lorsqu’un tribunal de police rend une décision susceptible d’appel
Lorsqu’une nouvelle cour d’appel résiste après une première cassation

Lorsqu’une nouvelle cour d’appel résiste après une première cassation

Explication

L’assemblée plénière doit statuer lorsqu’une nouvelle cour d’appel résiste après une première cassation ; elle constitue alors la formation la plus solennelle de la Cour de cassation. Elle peut aussi être réunie en raison de l’importance de l’affaire ou de divergences, mais cette réunion n’est pas la situation obligatoire décrite ici.

19. Quelle distinction oppose correctement la violation de la loi et le défaut de base légale ?

La violation concerne une erreur dans les faits, tandis que le défaut de base légale sanctionne le dépassement du délai d’appel.
La violation concerne l’interprétation ou l’application erronée du droit, tandis que le défaut de base légale tient à une motivation insuffisante.
La violation concerne l’absence de compétence, tandis que le défaut de base légale désigne une contradiction entre deux arrêts.
La violation concerne une motivation incomplète, tandis que le défaut de base légale désigne une mauvaise interprétation du droit.

La violation concerne l’interprétation ou l’application erronée du droit, tandis que le défaut de base légale tient à une motivation insuffisante.

Explication

La violation de la loi sanctionne une mauvaise interprétation ou application de la règle de droit. Le défaut de base légale résulte d’une motivation insuffisante pour vérifier que les conditions exigées par cette règle sont réunies.

20. Quelle juridiction juge les membres du gouvernement pour des actes criminels commis dans l’exercice de leurs fonctions ?

La Cour des comptes
La Cour de justice de la République
La Cour internationale de justice
La Cour européenne des droits de l’homme

La Cour de justice de la République

Explication

La Cour de justice de la République est compétente pour juger les membres du gouvernement à raison d’actes criminels commis dans l’exercice de leurs fonctions. La Cour des comptes exerce une mission de contrôle des comptes publics et ne juge pas ces infractions.

21. Quelle juridiction tranche les litiges opposant des États entre eux ?

La Cour pénale internationale
La Cour internationale de justice
La Cour de justice de la République
La Cour des comptes

La Cour internationale de justice

Explication

La Cour internationale de justice tranche les différends entre États. La Cour pénale internationale, quant à elle, juge des personnes pour des crimes relevant du droit international.

22. Quelle distinction décrit correctement les dépens et les frais irrépétibles ?

Les dépens couvrent les déplacements, tandis que les frais irrépétibles rémunèrent les experts désignés par le tribunal.
Les dépens correspondent aux dommages-intérêts, tandis que les frais irrépétibles financent l’aide juridictionnelle.
Les dépens concernent les honoraires convenus après le jugement, tandis que les frais irrépétibles relèvent des impôts.
Les dépens concernent des actes de procédure, tandis que les frais irrépétibles couvrent d’autres dépenses exposées par une partie.

Les dépens concernent des actes de procédure, tandis que les frais irrépétibles couvrent d’autres dépenses exposées par une partie.

Explication

Les dépens comprennent notamment certains frais directement liés aux actes de procédure, comme l’expertise ou l’intervention d’un huissier. Les frais irrépétibles peuvent couvrir des dépenses distinctes, telles que le déplacement ou l’hébergement d’une partie.

23. Dans quelle situation la représentation par avocat peut-elle devenir obligatoire ?

Lorsque le demandeur dispose de revenus élevés et souhaite accélérer l’examen de son dossier.
Lorsque les intérêts en jeu ou la technicité de la procédure le justifient selon la loi.
Lorsque le défendeur conteste les faits sans présenter de document au tribunal.
Lorsque la procédure concerne une juridiction administrative plutôt qu’une juridiction judiciaire.

Lorsque les intérêts en jeu ou la technicité de la procédure le justifient selon la loi.

Explication

La représentation par avocat peut être imposée par la loi lorsque l’importance des intérêts ou la technicité de la procédure le justifie. Le niveau de revenu ou la simple contestation des faits ne constitue pas, en soi, le critère indiqué.

24. Qu’est-ce que l’aide juridictionnelle ?

Une assurance privée qui rembourse les honoraires lorsque la partie perd son procès.
Une dispense générale de toute dépense pour les personnes qui saisissent une juridiction civile.
Un dispositif par lequel l’État prend en charge une partie ou la totalité des frais de justice selon les ressources du bénéficiaire.
Une avance accordée par le tribunal et remboursée après la clôture de l’instance.

Un dispositif par lequel l’État prend en charge une partie ou la totalité des frais de justice selon les ressources du bénéficiaire.

Explication

L’aide juridictionnelle permet à l’État de prendre en charge tout ou partie des frais de justice en fonction des ressources de la personne. Elle ne constitue donc ni une gratuité automatique ni une assurance privée.

25. Que désigne la qualité pour agir ?

La conviction personnelle qu’un procès pourrait améliorer la situation du demandeur.
Le titre légal qui donne à une personne le droit d’exercer une action en justice.
La compétence territoriale attribuée au tribunal du domicile du défendeur.
La capacité du juge à ordonner une mesure avant de rendre son jugement.

Le titre légal qui donne à une personne le droit d’exercer une action en justice.

Explication

La qualité pour agir est le pouvoir conféré par la loi à une personne pour exercer une action en justice. Un intérêt personnel peut être pertinent, mais il ne remplace pas ce titre légal.

26. Que signifie le principe « pas d’intérêt, pas d’action » ?

Le demandeur doit choisir la juridiction située dans la commune où le dommage s’est produit.
Le demandeur doit démontrer qu’il dispose d’un patrimoine supérieur au montant du litige.
Le demandeur doit obtenir l’accord du défendeur avant de pouvoir saisir le tribunal.
Le demandeur doit établir que son action protège un intérêt reconnu par la loi.

Le demandeur doit établir que son action protège un intérêt reconnu par la loi.

Explication

Ce principe exige que l’action corresponde à un intérêt juridiquement reconnu et que le demandeur puisse en justifier. La seule existence d’un intérêt personnel ne suffit pas si cet intérêt n’est pas protégé par la loi.

27. Comment un tribunal civil est-il principalement saisi ?

Par une demande adressée directement au magistrat, sans recours à une forme procédurale déterminée.
Par une assignation ou une requête déposée au greffe, l’assignation étant délivrée par un huissier de justice.
Par une décision administrative transmise au tribunal après l’accord des parties.
Par une déclaration orale faite à l’audience, sans acte écrit ni dépôt auprès du greffe.

Par une assignation ou une requête déposée au greffe, l’assignation étant délivrée par un huissier de justice.

Explication

En matière civile, la saisine se fait principalement au moyen d’une assignation ou d’une requête déposée au greffe. L’assignation est délivrée par un huissier de justice, ce qui la distingue d’une simple déclaration orale.

28. Quel tribunal est en principe compétent en matière civile, et quelle règle particulière s’applique aux successions ?

Le tribunal du lieu de conclusion du contrat est en principe compétent, tandis que la succession relève du domicile de l’héritier principal.
Le tribunal du domicile du défendeur est en principe compétent, tandis que la succession relève du dernier domicile du défunt.
Le tribunal du lieu où se trouve le bien est en principe compétent, tandis que la succession relève du lieu de rédaction du testament.
Le tribunal du domicile du demandeur est en principe compétent, tandis que la succession relève du lieu de naissance du défunt.

Le tribunal du domicile du défendeur est en principe compétent, tandis que la succession relève du dernier domicile du défunt.

Explication

La compétence territoriale civile revient en principe au tribunal du domicile du défendeur. En matière de succession, la règle vise le tribunal du dernier domicile du défunt, et non celui d’un héritier ou du lieu de rédaction du testament.

29. Sur quel élément porte principalement la preuve dans un procès civil ?

Les faits qui appuient la prétention d’une partie
Les qualifications juridiques retenues par le juge
Les règles de droit applicables au litige
Les arguments doctrinaux invoqués par les parties

Les faits qui appuient la prétention d’une partie

Explication

La preuve concerne les faits à l’appui d’une prétention, tandis que les parties invoquent les règles de droit applicables. L’existence des règles juridiques n’a pas à être démontrée comme un fait.

30. Quelle situation constitue un acte juridique plutôt qu’un fait juridique ?

La naissance d’une personne produisant des effets juridiques
Un dommage causé involontairement à la propriété d’autrui
La signature volontaire d’un contrat destinée à créer une obligation
La destruction accidentelle d’un bien entraînant une responsabilité

La signature volontaire d’un contrat destinée à créer une obligation

Explication

Un acte juridique repose sur une manifestation volontaire destinée à produire une conséquence juridique, comme la conclusion d’un contrat. Les autres situations produisent des effets de droit sans volonté juridique nécessaire.

31. Que risque la partie qui ne prouve pas suffisamment le fait nécessaire au succès de sa prétention ?

Elle bénéficie d’une présomption favorable décidée par le juge
Elle contraint son adversaire à établir lui-même la prétention
Elle supporte le doute et peut succomber au procès
Elle obtient un renvoi afin de compléter automatiquement son dossier

Elle supporte le doute et peut succomber au procès

Explication

La partie qui ne rapporte pas la preuve nécessaire assume le risque du doute et peut perdre le procès. Le défaut de preuve ne crée pas automatiquement un renvoi, une présomption ou une obligation pour l’adversaire.

32. Quelle distinction caractérise la preuve légale et la preuve libre ?

La preuve légale impose des moyens déterminés, la preuve libre admet tout moyen recevable
La preuve légale repose sur les témoignages, la preuve libre exige un écrit solennel
La preuve légale dépend du juge, la preuve libre dépend d’une expertise obligatoire
La preuve légale concerne les faits, la preuve libre concerne les règles de droit

La preuve légale impose des moyens déterminés, la preuve libre admet tout moyen recevable

Explication

La preuve légale est organisée par le législateur au moyen de procédés déterminés, alors que la preuve libre peut être rapportée par tout moyen admissible. Les autres distinctions confondent les modes de preuve avec leur régime juridique.

33. Quelle affirmation distingue correctement une preuve parfaite d’une preuve imparfaite ?

La preuve parfaite dépend d’un expert, la preuve imparfaite dépend d’un témoin
La preuve parfaite écarte le doute, la preuve imparfaite peut être combattue
La preuve parfaite doit être écrite, la preuve imparfaite doit être orale
La preuve parfaite est produite par le juge, la preuve imparfaite par une partie

La preuve parfaite écarte le doute, la preuve imparfaite peut être combattue

Explication

Une preuve parfaite lève tout doute possible, tandis qu’une preuve imparfaite peut être remise en cause par une preuve contraire. Le caractère parfait ne dépend pas nécessairement de la forme écrite, du recours à un expert ou de l’auteur de la preuve.

34. Dans quel ensemble de matières la preuve est-elle en principe libre, sous réserve de sa loyauté ?

En matière pénale, commerciale et administrative
En matière civile pour les contrats soumis à un écrit
En matière civile pour tous les actes juridiques
En matière familiale pour les actes à forme solennelle

En matière pénale, commerciale et administrative

Explication

La preuve est en principe libre en matière pénale, commerciale et administrative, sous réserve de son obtention loyale. En matière civile, les actes juridiques sont soumis à des règles légales de preuve.

35. Quelle situation peut conduire à déclarer une preuve illicite et irrecevable ?

Un écrit communiqué à l’adversaire dans le respect du débat contradictoire
Un document remis volontairement par son détenteur au demandeur
Un témoignage oral présenté par une personne ayant assisté aux faits
Une preuve obtenue en installant une caméra à l’insu de la personne filmée

Une preuve obtenue en installant une caméra à l’insu de la personne filmée

Explication

Une preuve obtenue par ruse, telle qu’une caméra installée à l’insu d’une personne, peut être déclarée illicite et irrecevable. Les autres situations décrivent des éléments qui ne révèlent pas, à eux seuls, un procédé déloyal.

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Qu'impose un État de droit concernant la justice personnelle ?

Nul ne peut se faire justice à soi-même.

À qui les personnes doivent-elles confier leurs différends dans un État de droit ?

À l’État qui exerce la fonction régalienne de règlement des conflits.

Que permet l’arbitrage dans les conflits commerciaux ?

De confier leur litige à un arbitre plutôt qu’à une juridiction publique.

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