QCM : Organisation juridictionnelle judiciaire (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle institution a pour fonction de dire le droit et de trancher les litiges ?

Une organisation professionnelle
Une association de médiation
Une juridiction
Une administration fiscale

Une juridiction

Explication

Une juridiction est l’institution chargée d’appliquer le droit et de résoudre les litiges. Une association de médiation peut faciliter un accord, mais elle n’exerce pas cette fonction juridictionnelle.

2. Quelle conséquence découle de l’interdiction de se faire justice à soi-même ?

Un tiers impartial doit trancher le conflit dans un service public organisé par l’État
Chaque partie peut imposer elle-même la solution qu’elle estime conforme au droit
Un accord privé doit remplacer l’intervention d’une institution publique
L’autorité administrative doit régler les litiges sans intervention judiciaire

Un tiers impartial doit trancher le conflit dans un service public organisé par l’État

Explication

L’interdiction de la justice privée exige l’intervention d’un tiers impartial et l’organisation étatique du service public de la justice. L’autodéfense, qui laisse une partie imposer sa propre solution, correspond précisément à la justice privée.

3. Quelle juridiction appartenait à l’organisation judiciaire de l’Ancien Régime ?

Le tribunal de grande instance
Le Parlement
Le tribunal judiciaire
La cour administrative d’appel

Le Parlement

Explication

Les Parlements faisaient partie des juridictions de l’Ancien Régime, notamment comme juridictions d’appel. Le tribunal judiciaire et le tribunal de grande instance appartiennent à une organisation beaucoup plus récente.

4. Quel ensemble de principes a été posé par la loi des 16 et 24 août 1790 ?

La distinction entre droit civil et droit commercial, la procédure accélérée et l’arbitrage
La séparation des pouvoirs, l’égalité devant la justice et le double degré de juridiction
La création du tribunal judiciaire, la médiation obligatoire et la justice administrative
La suppression des cours d’appel, la spécialisation pénale et la nomination élective des juges

La séparation des pouvoirs, l’égalité devant la justice et le double degré de juridiction

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 a notamment consacré la séparation des pouvoirs, l’égalité devant la justice, sa gratuité et le double degré de juridiction. La création du tribunal judiciaire date de 2020 et ne relève pas de cette loi révolutionnaire.

5. Quelle réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 ?

La fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance au sein du tribunal judiciaire
La suppression des tribunaux d’instance au profit de juridictions commerciales spécialisées
La transformation des tribunaux civils en juridictions administratives départementales
La fusion de la Cour de cassation et des cours d’appel dans une juridiction suprême unique

La fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance au sein du tribunal judiciaire

Explication

Le 1er janvier 2020, le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance ont fusionné pour former le tribunal judiciaire. Cette réforme n’a pas supprimé les cours d’appel ni transformé les tribunaux civils en juridictions administratives.

6. Lequel de ces textes fait partie des sources essentielles de l’organisation judiciaire ?

Le Code général des collectivités territoriales
Le Code de l’organisation judiciaire
Le Code de la propriété intellectuelle
Le Code des postes et des communications électroniques

Le Code de l’organisation judiciaire

Explication

Le Code de l’organisation judiciaire, refondu en 2006, constitue une source essentielle de l’organisation judiciaire. Les autres codes proposés régissent d’autres domaines du droit et ne figurent pas dans cette liste de sources essentielles.

7. Que désignent respectivement les parties L et R des codes juridiques ?

La partie L regroupe les textes réglementaires et la partie R les textes législatifs
La partie L concerne les procédures civiles et la partie R les procédures pénales
La partie L rassemble les décisions judiciaires et la partie R les traités internationaux
La partie L regroupe les textes législatifs et la partie R les textes réglementaires

La partie L regroupe les textes législatifs et la partie R les textes réglementaires

Explication

La partie L rassemble les dispositions relevant de la loi, tandis que la partie R regroupe les dispositions réglementaires, notamment les décrets. Les lettres ne servent donc pas à distinguer les matières civile et pénale ni les décisions de justice et les traités.

8. Qu’est-ce qui caractérise l’arbitrage comme mode de règlement des litiges ?

Le tribunal judiciaire désigne un arbitre sans accord des parties
Les parties confient leur litige à des arbitres qu’elles choisissent
Le ministère public impose une solution aux personnes concernées
Une autorité administrative tranche le litige selon ses propres règles

Les parties confient leur litige à des arbitres qu’elles choisissent

Explication

L’arbitrage repose sur un accord conventionnel par lequel des personnes privées confient leur litige à des arbitres choisis par elles. À l’inverse, la saisine d’une juridiction étatique ne dépend pas du choix conjoint d’un arbitre.

9. Une clause compromissoire est insérée dans un contrat avant qu’un différend ne survienne : comment la distinguer d’un compromis ?

La clause intervient après le litige, tandis que le compromis figure dans le contrat initial
La clause est antérieure au litige, tandis que le compromis lui est postérieur
La clause règle le litige, tandis que le compromis empêche toute procédure arbitrale
La clause désigne un juge étatique, tandis que le compromis désigne un médiateur

La clause est antérieure au litige, tandis que le compromis lui est postérieur

Explication

La clause compromissoire est prévue avant la naissance du litige, alors que le compromis est conclu après celle-ci. La distinction repose donc sur le moment où l’accord d’arbitrage est conclu.

10. Après le prononcé d’une sentence arbitrale, quelle formalité est nécessaire pour permettre son exécution forcée ?

Faire réexaminer automatiquement l’affaire par une cour d’appel
Obtenir une procédure d’exequatur devant le tribunal judiciaire
Faire homologuer la sentence par une autorité administrative
Demander au médiateur de transformer la sentence en jugement

Obtenir une procédure d’exequatur devant le tribunal judiciaire

Explication

La sentence arbitrale possède l’autorité de la chose jugée, mais son exécution forcée exige une procédure d’exequatur devant le tribunal judiciaire. L’autorité de la chose jugée ne suffit donc pas, à elle seule, à permettre la contrainte.

11. Quelle mission le service public de la justice exerce-t-il selon l’article L. 111-2 du Code de l’organisation judiciaire ?

Il concourt à l’accès au droit et garantit un égal accès à la justice
Il confie l’accès au droit aux seules collectivités territoriales
Il assure la gratuité intégrale de toute dépense engagée pendant un procès
Il réserve l’accès aux tribunaux aux personnes bénéficiant d’une assurance juridique

Il concourt à l’accès au droit et garantit un égal accès à la justice

Explication

L’article L. 111-2 rattache le service public de la justice à l’accès au droit, à l’égalité d’accès à la justice et à la gratuité selon les modalités prévues par les textes. Cette gratuité est donc encadrée par la loi et le règlement, et ne signifie pas que toute dépense est intégralement prise en charge.

12. Quelle distinction permet de différencier les dépens des frais irrépétibles ?

Les dépens sont prévus par l’article 695, tandis que les frais irrépétibles sont engagés hors dépens
Les dépens résultent d’un accord des parties, tandis que les frais irrépétibles sont imposés par un arbitre
Les dépens correspondent aux honoraires d’avocat, tandis que les frais irrépétibles couvrent les expertises judiciaires
Les dépens sont fixés par le juge pénal, tandis que les frais irrépétibles relèvent du juge administratif

Les dépens sont prévus par l’article 695, tandis que les frais irrépétibles sont engagés hors dépens

Explication

Les dépens regroupent les frais indispensables au procès mentionnés à l’article 695 du Code de procédure civile, tandis que les frais irrépétibles sont engagés en dehors de cette catégorie. Les honoraires d’avocat relèvent généralement des frais irrépétibles, alors que l’expertise judiciaire fait partie des dépens.

13. Dans le régime de l’article 696 du Code de procédure civile, qui supporte en principe les dépens ?

Le greffe, qui récupère ensuite les frais auprès des deux parties
Chaque partie, selon une moitié fixée automatiquement par la loi
La partie gagnante, sans possibilité de répartition différente
La partie perdante, sous réserve d’une modification décidée par le juge

La partie perdante, sous réserve d’une modification décidée par le juge

Explication

L’article 696 prévoit que la partie perdante paie en principe les dépens. Le juge peut toutefois partager ces frais ou les mettre à la charge de l’autre partie, ce qui écarte une répartition automatique dans toutes les affaires.

14. Quelle exigence s’impose aux juridictions concernant la durée des procédures ?

Elles doivent rendre les décisions de justice dans un délai raisonnable
Elles peuvent prolonger la procédure lorsque les parties contestent les frais
Elles doivent privilégier la décision la plus rapide, même sans débat contradictoire
Elles doivent rendre toute décision dans un délai identique pour chaque affaire

Elles doivent rendre les décisions de justice dans un délai raisonnable

Explication

L’article L. 111-3 du Code de l’organisation judiciaire et l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme imposent un jugement dans un délai raisonnable. Cette exigence ne signifie pas que toutes les affaires doivent être tranchées dans une durée identique.

15. Quelle mesure peut contribuer à réduire les délais de traitement des affaires judiciaires ?

La suppression de toute communication entre les parties pendant l’instance
Le remplacement des juridictions par des décisions administratives générales
La suspension des procédures jusqu’à l’achèvement de toutes les affaires connexes
Le recours à la médiation, à la conciliation ou à la procédure de référé

Le recours à la médiation, à la conciliation ou à la procédure de référé

Explication

La médiation, la conciliation et la procédure de référé figurent parmi les moyens permettant de réduire les délais de justice. La célérité peut également être favorisée par la déjudiciarisation, la spécialisation des chambres ou la communication électronique, sans supprimer les échanges nécessaires au procès.

16. Quel ordre de juridiction statue notamment sur l’annulation ou la réformation des actes pris par les autorités administratives dans l’exercice de prérogatives de puissance publique ?

L’ordre constitutionnel
L’ordre financier
L’ordre administratif
L’ordre judiciaire

L’ordre administratif

Explication

L’ordre administratif contrôle les actes pris par les autorités administratives dans l’exercice de prérogatives de puissance publique. L’ordre judiciaire connaît principalement des litiges civils et pénaux, même s’il protège aussi certaines libertés et certains droits patrimoniaux.

17. Quelle juridiction constitue la juridiction civile de droit commun ?

Le tribunal paritaire des baux ruraux
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal judiciaire
Le tribunal de commerce

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun, car sa compétence est générale en matière civile. Les autres juridictions citées sont des juridictions civiles d’exception, compétentes dans des domaines déterminés par la loi.

18. Une règle qui désigne le tribunal compétent en fonction du lieu où se situe le litige relève de quelle compétence ?

La compétence fonctionnelle
La compétence matérielle
La compétence d’attribution
La compétence territoriale

La compétence territoriale

Explication

La compétence territoriale désigne la juridiction compétente selon sa localisation. La compétence d’attribution répartit les litiges selon leur nature et leur montant, et non selon le lieu du tribunal.

19. Quel recours permet qu’une décision rendue en première instance soit rejugée en fait et en droit ?

L’opposition
Le pourvoi en cassation
La tierce opposition
L’appel

L’appel

Explication

L’appel permet à une cour d’appel de rejuger l’affaire en fait et en droit après une décision du premier degré. Le pourvoi en cassation porte sur la conformité de la décision au droit et ne conduit pas à rejuger les faits.

20. Depuis le 1er janvier 2020, comment sont jugés les litiges dont le montant est inférieur ou égal à 5 000 euros devant les juridictions concernées ?

En premier et dernier ressort
En dernier ressort après une médiation
En référé avant un jugement au fond
En premier ressort avec appel automatique

En premier et dernier ressort

Explication

Les litiges dont le montant est inférieur ou égal à 5 000 euros sont jugés en premier et dernier ressort devant les juridictions mentionnées. Cela signifie qu’ils ne bénéficient pas du double degré de juridiction par la voie de l’appel.

21. Quel est le rôle de la Cour de cassation lorsqu’elle examine une décision ?

Réexaminer toutes les preuves produites
Contrôler sa conformité au droit
Fixer le montant de la demande initiale
Rejuger les faits et entendre les témoins

Contrôler sa conformité au droit

Explication

La Cour de cassation contrôle la conformité de la décision aux règles de droit. Les juridictions du fond apprécient les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation n’est pas un troisième degré chargé de rejuger les faits.

22. Que désigne l’action en justice ?

La demande précise présentée par une partie au juge
La décision rendue par une juridiction sur le litige
Le pouvoir légal de saisir une juridiction pour faire examiner une prétention
La preuve apportée pour établir le bien-fondé d’une demande

Le pouvoir légal de saisir une juridiction pour faire examiner une prétention

Explication

L’action en justice est le pouvoir légal de saisir une juridiction afin d’être entendu sur le fond du droit et de faire déterminer si une prétention est fondée. La prétention correspond à ce que la partie demande au juge, ce qui constitue une notion différente.

23. Quelles conditions une personne doit-elle remplir pour agir en justice ?

Avoir subi un dommage matériel et disposer d’un avocat
Avoir exercé un recours et produire une expertise
Avoir une créance certaine et obtenir l’accord du juge
Avoir un intérêt à agir et la qualité pour agir

Avoir un intérêt à agir et la qualité pour agir

Explication

L’action en justice suppose un intérêt à agir ainsi que la qualité pour agir. L’intérêt concerne l’utilité de l’action, tandis que la qualité correspond à l’habilitation de la personne à l’exercer.

24. Dans quel type de procédure les parties apportent-elles les preuves tandis que le juge tranche le litige ?

La procédure gracieuse
La procédure inquisitoire
La procédure accusatoire
La procédure arbitrale

La procédure accusatoire

Explication

Dans la procédure accusatoire, les parties apportent les preuves et le juge tranche. Dans la procédure inquisitoire, c’est le juge qui dirige l’instruction et recherche la vérité.

25. Quelle exigence découle du principe du contradictoire ?

Le juge doit conduire l’instruction sans communiquer les éléments aux parties
Chaque partie doit pouvoir connaître et discuter les moyens, prétentions et pièces de l’autre
Les pièces produites deviennent irrecevables dès qu’elles sont contestées
Chaque partie doit présenter sa demande sans répondre aux arguments adverses

Chaque partie doit pouvoir connaître et discuter les moyens, prétentions et pièces de l’autre

Explication

Le principe du contradictoire impose que chaque partie puisse prendre connaissance des éléments invoqués par l’autre et les discuter, et il s’impose aussi au juge durant toutes les phases de l’instance. Il ne permet donc pas au juge de fonder sa décision sur des éléments soustraits au débat.

26. Quelle est la fonction essentielle d’un jugement rendu par une juridiction saisie ?

Il constate la qualité professionnelle des parties
Il fixe les règles générales applicables aux contrats
Il organise la compétence future des juridictions
Il tranche les prétentions soumises à la juridiction

Il tranche les prétentions soumises à la juridiction

Explication

Le jugement est l’acte par lequel la juridiction se prononce sur les prétentions qui lui sont soumises. Il ne sert pas principalement à établir des règles générales ni à déterminer la qualité professionnelle des parties.

27. En principe, quel tribunal est territorialement compétent pour connaître d’un litige civil ?

Le tribunal du lieu où le contrat a été rédigé
Le tribunal du lieu où le litige a été découvert
Le tribunal du lieu où réside le demandeur
Le tribunal du lieu où demeure le défendeur

Le tribunal du lieu où demeure le défendeur

Explication

La compétence territoriale dépend en principe du lieu où demeure le défendeur, conformément à l’article 42 du Code de procédure civile. Le lieu de résidence du demandeur relève d’une autre logique et ne constitue pas la règle générale.

28. À quelle condition une clause attributive de compétence territoriale est-elle valable en droit interne ?

Elle désigne une juridiction compétente selon la nature du litige sans autre formalité
Elle lie deux commerçants, est très apparente et désigne clairement la juridiction choisie
Elle figure dans tout contrat, même conclu entre des particuliers, et mentionne une ville
Elle est acceptée oralement par les parties avant l’introduction de l’instance

Elle lie deux commerçants, est très apparente et désigne clairement la juridiction choisie

Explication

Une telle clause est valable si elle est conclue entre deux commerçants agissant en cette qualité, présentée de manière très apparente et formulée avec une désignation claire de la juridiction. Une simple mention géographique ou un accord oral ne satisfait pas ces exigences cumulatives.

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Qu'est-ce qu'une juridiction ?

L'institution qui dit le droit et tranche les litiges.

Qu'impose l'interdiction de se faire justice à soi-même ?

Qu'un tiers impartial tranche les conflits.

Quel rôle l'État doit-il assurer selon l'interdiction de se faire justice à soi-même ?

Organiser un service public de la justice.

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