QCM : Organisation juridique des entreprises — 45 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément caractérise principalement une société par rapport à une association ?

La recherche d’un avantage économique pour les associés
La réunion de membres autour d’une activité désintéressée
La poursuite d’un objectif culturel sans partage de bénéfices
La réalisation d’actions collectives dépourvues d’intérêt patrimonial

La recherche d’un avantage économique pour les associés

Explication

La société vise le partage d’un bénéfice ou la réalisation d’une économie pour ses associés, tout en prévoyant leur contribution aux pertes. L’association se distingue par un but non lucratif, même si elle peut exercer une activité économique accessoire.

2. Dans quelle situation une société peut-elle être constituée par une seule personne ?

Lorsque les apports sont exclusivement constitués de biens immobiliers
Lorsqu’un contrat est conclu avec un nombre indéterminé d’associés
Lorsque la loi prévoit cette possibilité de constitution unipersonnelle
Lorsque l’activité envisagée relève nécessairement du secteur public

Lorsque la loi prévoit cette possibilité de constitution unipersonnelle

Explication

La société peut résulter de la volonté d’une seule personne dans les formes unipersonnelles prévues par la loi. Le nombre d’associés et la nature des apports ne suffisent pas, à eux seuls, à créer cette possibilité.

3. Une entreprise artisanale adopte une forme sociétaire : comment faut-il distinguer les règles applicables à son activité et celles relatives à sa société ?

Les règles du droit des sociétés déterminent toutes les conditions techniques de l’artisanat
Les règles de l’artisanat remplacent les règles communes relatives à la structure sociétaire
Les deux ensembles de règles se confondent dès que l’activité est exercée en société
Les règles de l’artisanat encadrent l’activité, tandis que le droit des sociétés encadre la structure

Les règles de l’artisanat encadrent l’activité, tandis que le droit des sociétés encadre la structure

Explication

L’activité artisanale est soumise à des règles propres, tandis que la structure sociétaire relève de règles communes portant notamment sur son organisation. Ces deux ensembles se complètent sans se confondre.

4. Quelle affirmation décrit correctement le rapport entre la société et la personnalité morale ?

La société naît juridiquement seulement après immatriculation, qui crée aussi son contrat constitutif
La personnalité morale existe avant tout accord entre associés et dispense d’immatriculation
La personnalité morale concerne l’activité économique, tandis que la société concerne exclusivement la publicité
La société peut exister avant l’immatriculation, tandis que la personnalité morale devient opposable après publicité

La société peut exister avant l’immatriculation, tandis que la personnalité morale devient opposable après publicité

Explication

Le contrat de société peut exister avant l’immatriculation, alors que la personnalité morale rend cette organisation opposable aux tiers après l’accomplissement des formalités de publicité. L’immatriculation ne se confond donc pas avec la naissance de l’accord sociétaire.

5. Quelle réforme a dessiné l’architecture essentielle du droit français des sociétés avant sa codification dans le Code de commerce ?

La loi du 22 mai 2019
La réforme de simplification engagée à partir de 2011
La loi du 24 juillet 1966
La directive européenne du 14 juin 2017

La loi du 24 juillet 1966

Explication

La loi du 24 juillet 1966 a établi l’architecture fondamentale du droit des sociétés, ensuite codifiée dans le Code de commerce. La loi Pacte et la directive européenne sont des textes plus récents portant sur d’autres évolutions.

6. Quel événement juridique a marqué une étape majeure de la libéralisation du droit des sociétés en 1994 ?

La codification des règles dans le Code monétaire et financier
La création de la société par actions simplifiée
La création d’un Code unique des sociétés
L’adoption de la loi relative à la raison d’être

La création de la société par actions simplifiée

Explication

La société par actions simplifiée a été créée en 1994 et a constitué une étape importante de la libéralisation du droit des sociétés. La raison d’être relève notamment de la loi Pacte de 2019, tandis qu’aucun Code unique des sociétés n’existe.

7. Pourquoi le recueil intitulé « Code des sociétés » publié par certains éditeurs ne constitue-t-il pas un code officiel unique ?

Il remplace juridiquement le Code civil dans toutes les matières sociétaires
Il contient exclusivement des dispositions issues du Code monétaire et financier
Il rassemble des règles provenant principalement de plusieurs codes et textes extérieurs
Il codifie les règles adoptées par les sociétés dans leurs statuts respectifs

Il rassemble des règles provenant principalement de plusieurs codes et textes extérieurs

Explication

Le droit des sociétés est réparti entre le Code civil, le Code de commerce et divers textes extérieurs, de sorte que le recueil éditorial rassemble des sources dispersées. Il ne remplace donc pas les codes officiels ni les textes qui les complètent.

8. Comment définir une entreprise au regard de son rôle économique ?

Un regroupement de capitaux consacré à une activité commerciale sous une forme juridique déterminée
Un contrat entre associés visant à répartir des pertes indépendamment de toute activité régulière
Un ensemble organisé de moyens humains et matériels destiné à une activité régulière de production ou de circulation des richesses
Une personne morale créée pour gérer un patrimoine sans exercer d’activité économique

Un ensemble organisé de moyens humains et matériels destiné à une activité régulière de production ou de circulation des richesses

Explication

L’entreprise réunit des moyens humains et matériels afin d’exercer régulièrement une activité participant à la production ou à la circulation des richesses. Elle ne se réduit ni à une personne morale ni à une forme juridique particulière.

9. Quel facteur distingue principalement une société de partenaires d’une société de capitaux ?

La séparation entre les associés et toute participation personnelle au projet
La confiance entre associés et l’importance de leur industrie dans l’œuvre commune
La priorité donnée à la négociabilité des titres plutôt qu’aux relations entre associés
La collecte de fonds auprès d’investisseurs dont la personne importe peu

La confiance entre associés et l’importance de leur industrie dans l’œuvre commune

Explication

La société de partenaires repose sur la confiance réciproque, la participation à une œuvre commune et l’industrie personnelle des associés. La collecte de capitaux et la moindre importance accordée à la personne des investisseurs caractérisent davantage la société de capitaux.

10. Quel effet l’immatriculation produit-elle sur la société en matière d’organisation et de responsabilité patrimoniale ?

Elle supprime les règles de direction puisque le pouvoir appartient directement à chaque associé
Elle fait naître une personne juridique autonome, distincte des associés pour organiser la gestion
Elle transforme automatiquement toute société en société à responsabilité limitée envers les créanciers
Elle confond le patrimoine social avec celui de l’entrepreneur qui dirige effectivement l’activité

Elle fait naître une personne juridique autonome, distincte des associés pour organiser la gestion

Explication

L’immatriculation donne à la société une personnalité juridique nouvelle et lui permet de disposer d’une structure autonome de management. Elle ne détermine pas à elle seule le régime de responsabilité et ne confond pas les patrimoines.

11. Quelle limite peut affecter la protection patrimoniale liée à la personnalité morale ?

La responsabilité illimitée sépare davantage le patrimoine personnel du passif de la société
La responsabilité limitée peut être atténuée par une caution, tandis que le risque illimité expose les associés au passif social
La caution ne produit aucun effet lorsque les associés bénéficient d’une responsabilité limitée
La personnalité morale protège intégralement les associés dès que la société est immatriculée

La responsabilité limitée peut être atténuée par une caution, tandis que le risque illimité expose les associés au passif social

Explication

La personnalité morale sépare en principe les patrimoines, mais une caution peut engager personnellement un associé d’une société à risque limité, tandis que le risque illimité l’expose directement au passif social. La protection patrimoniale n’est donc pas absolue.

12. Quelle caractéristique définit une société patrimoniale ?

Elle exerce une activité commerciale avec ses propres salariés
Elle regroupe des associés responsables du passif social
Elle détient et gère un patrimoine sans exploiter d’entreprise
Elle finance exclusivement des projets industriels à court terme

Elle détient et gère un patrimoine sans exploiter d’entreprise

Explication

Une société patrimoniale a pour fonction de détenir et de gérer des biens mobiliers ou immobiliers, sans exploiter directement une entreprise. Une activité commerciale avec des salariés relève plutôt d’une société d’exploitation.

13. Comment des parents peuvent-ils anticiper la transmission de leurs immeubles tout en conservant les loyers ou l’usage des biens ?

Ils apportent la nue-propriété à une société civile immobilière et se réservent l’usufruit
Ils conservent la nue-propriété et attribuent l’usufruit aux enfants par donation-partage
Ils donnent les immeubles aux enfants puis louent les parts de la société civile
Ils transfèrent la pleine propriété aux enfants et conservent la gestion bénévole des biens

Ils apportent la nue-propriété à une société civile immobilière et se réservent l’usufruit

Explication

Les parents apportent la nue-propriété des immeubles à une société civile immobilière, se réservent l’usufruit et donnent les parts aux enfants. La donation-partage transmet les parts sociales, tandis que l’usufruit maintient les loyers ou l’usage chez les parents.

14. Quel rôle joue généralement un special purpose vehicle, ou SPV ?

Il porte un projet, un emprunt ou un contrat dans un cadre souvent temporaire
Il constitue une structure permanente destinée à exploiter une activité commerciale
Il organise la transmission familiale de biens immobiliers entre héritiers
Il remplace une banque pour garantir les dettes personnelles des associés

Il porte un projet, un emprunt ou un contrat dans un cadre souvent temporaire

Explication

Un SPV est une société-véhicule créée pour porter un projet, un emprunt ou un contrat, souvent pendant une durée limitée. Une structure destinée à exploiter durablement une activité correspond à une logique différente.

15. Quelle caractéristique correspond fréquemment aux SPV utilisés comme coquilles ?

Ils peuvent être dépourvus de salariés et disparaître après l’exécution du contrat
Ils sont administrés par les associés fondateurs et conservent leur objet pendant plusieurs décennies
Ils disposent d’un personnel nombreux et poursuivent une activité industrielle durable
Ils réunissent principalement des investisseurs particuliers autour d’une activité commerciale

Ils peuvent être dépourvus de salariés et disparaître après l’exécution du contrat

Explication

Les SPV peuvent être des coquilles sans salariés, parfois dirigées par des prête-noms, puis disparaître ou être recyclées après l’exécution du contrat. Une activité industrielle durable avec un personnel nombreux ne correspond pas à cette caractéristique.

16. Dans une société à risque illimité, que peuvent devoir supporter personnellement les associés ?

Les engagements privés pris par les autres associés
Les dettes fiscales des autres sociétés du même groupe
Les pertes sociales dans la limite exacte de leurs apports
Le passif social au-delà du montant de leurs apports

Le passif social au-delà du montant de leurs apports

Explication

Dans une société à risque illimité, les associés sont personnellement tenus du passif social, ce qui peut dépasser leurs apports. La limitation au montant des apports caractérise en principe le risque limité.

17. Quelle distinction oppose le mieux une société de personnes à une société de capitaux ?

La première acquiert sa personnalité par contrat, tandis que la seconde l’acquiert sans immatriculation
La première exclut toute responsabilité personnelle, tandis que la seconde impose le paiement du passif social
La première repose sur des actions négociables, tandis que la seconde dépend de liens personnels entre associés
La première privilégie la personne des associés, tandis que la seconde accorde davantage de poids aux capitaux apportés

La première privilégie la personne des associés, tandis que la seconde accorde davantage de poids aux capitaux apportés

Explication

Dans une société de personnes, l’intuitus personae, c’est-à-dire l’importance accordée à l’identité des associés, est essentiel. Dans une société de capitaux, les capitaux apportés comptent davantage que la personne de l’associé.

18. Quelles sociétés peuvent émettre des actions négociables ?

Les sociétés créées de fait, les SARL et les sociétés civiles
Les SNC, les sociétés civiles et les groupements d’intérêt économique
Les SA, les SAS et les sociétés en commandite par actions
Les SARL, les sociétés civiles et les sociétés en participation

Les SA, les SAS et les sociétés en commandite par actions

Explication

Les SA, les SAS et les sociétés en commandite par actions peuvent émettre des actions négociables. Les SARL attribuent des parts sociales cessibles, mais celles-ci ne sont pas négociables comme des actions.

19. À quel moment les sociétés dotées de la personnalité juridique l’acquièrent-elles en principe ?

Au moment où les associés versent leurs apports au capital
Dès la signature des statuts entre les futurs associés
Lors de la première opération commerciale réalisée par la société
À compter de leur immatriculation au Registre national des entreprises

À compter de leur immatriculation au Registre national des entreprises

Explication

Les sociétés acquièrent en principe la personnalité juridique à compter de leur immatriculation au Registre national des entreprises. Les sociétés en participation et les sociétés créées de fait font exception, car elles sont dépourvues de personnalité morale.

20. Quel changement la loi n° 2022-172 du 14 février 2022 a-t-elle apporté au patrimoine de l’entrepreneur individuel ?

Elle a rendu automatique la séparation entre patrimoines professionnel et personnel
Elle a subordonné la séparation des patrimoines à une déclaration volontaire
Elle a supprimé toute distinction entre les biens professionnels et personnels
Elle a maintenu l’EIRL comme régime de droit commun

Elle a rendu automatique la séparation entre patrimoines professionnel et personnel

Explication

Cette loi a généralisé de plein droit le dédoublement du patrimoine et abrogé l’EIRL pour l’avenir. L’EIRL reposait au contraire sur un choix volontaire de l’entrepreneur.

21. Après l’immatriculation d’une entreprise individuelle, quel patrimoine les créanciers professionnels peuvent-ils en principe poursuivre ?

Le patrimoine professionnel correspondant aux biens utiles à l’activité
Le patrimoine personnel constitué des biens sans lien avec l’activité
Le patrimoine choisi par le créancier lors de la conclusion du contrat
Les deux patrimoines dès qu’une dette professionnelle existe

Le patrimoine professionnel correspondant aux biens utiles à l’activité

Explication

Les biens, droits, obligations et sûretés utiles à l’activité composent le patrimoine professionnel, que les créanciers professionnels poursuivent en principe. Les créanciers non professionnels disposent quant à eux d’un droit de poursuite portant principalement sur le patrimoine personnel.

22. Dans quelle limite un créancier non professionnel peut-il atteindre le patrimoine professionnel lorsque le patrimoine personnel est insuffisant ?

Dans la limite du chiffre d’affaires réalisé pendant l’année
Dans la limite de la valeur totale des biens professionnels
Dans la limite des apports effectués par l’entrepreneur
Dans la limite du bénéfice du dernier exercice

Dans la limite du bénéfice du dernier exercice

Explication

L’atteinte du patrimoine professionnel par un créancier non professionnel est admise en cas d’insuffisance du patrimoine personnel, mais elle est plafonnée au bénéfice du dernier exercice. Le chiffre d’affaires et les apports ne constituent pas la limite prévue par cette règle.

23. Quelle opération peut porter sur le patrimoine professionnel de l’entrepreneur individuel ?

Il peut être transformé en association sans formalité liée à l’activité
Il peut être cédé, transmis gratuitement entre vifs ou apporté en société
Il peut être dissocié du décès de l’entrepreneur par une clause générale
Il peut être réservé aux créanciers personnels par une déclaration unilatérale

Il peut être cédé, transmis gratuitement entre vifs ou apporté en société

Explication

Le patrimoine professionnel peut faire l’objet d’une cession, d’une transmission gratuite entre vifs ou d’un apport en société. Il perd toutefois en principe son autonomie lorsque l’entrepreneur cesse son activité ou décède.

24. Quelle condition caractérise une entreprise relevant de l’économie sociale et solidaire ?

Elle poursuit un objectif dépassant le seul partage des bénéfices et adopte une gouvernance démocratique
Elle limite son activité à la défense collective des intérêts de ses membres
Elle réserve la prise de décision aux apporteurs de capitaux les plus importants
Elle distribue la majorité de ses bénéfices selon la part de capital détenue

Elle poursuit un objectif dépassant le seul partage des bénéfices et adopte une gouvernance démocratique

Explication

L’ESS suppose notamment un objectif allant au-delà du partage des bénéfices, une gouvernance démocratique et une utilisation des bénéfices conforme à des principes financiers. La concentration du pouvoir et la distribution proportionnelle au capital ne sont pas les critères centraux indiqués.

25. Quel est le but principal d’une société coopérative ?

Améliorer le sort de ses membres plutôt que réaliser et partager un profit
Financer une activité publique sans procurer d’avantage à ses membres
Accroître la rémunération des investisseurs selon leur participation au capital
Organiser le partage des bénéfices entre associés selon leurs apports

Améliorer le sort de ses membres plutôt que réaliser et partager un profit

Explication

La coopérative vise l’amélioration de la situation de ses membres, et non la réalisation puis le partage d’un profit. Cette finalité la distingue de la société classique orientée vers le partage de bénéfices ou d’économies.

26. Dans une coopérative appliquant le principe démocratique, comment le droit de vote est-il déterminé ?

Chaque associé dispose d’un nombre de voix proportionnel à son capital
Les salariés votent selon leur ancienneté et les investisseurs selon leurs apports
Chaque personne dispose d’une voix, quelle que soit sa part de capital
Les membres fondateurs disposent d’une voix supplémentaire par exercice

Chaque personne dispose d’une voix, quelle que soit sa part de capital

Explication

La démocratie coopérative repose sur la règle « un homme égale une voix », indépendamment de la part de capital détenue. Un pouvoir proportionnel au capital correspond davantage au fonctionnement des sociétés de capitaux.

27. Qu’est-ce qui caractérise une société coopérative et participative ?

Des associés recherchent un profit en confiant leur activité à un opérateur unique
Des travailleurs s’associent pour exercer ensemble leur profession et gérer l’entreprise
Des investisseurs délèguent la gestion à des dirigeants extérieurs à l’entreprise
Des consommateurs financent une activité sans participer à son organisation

Des travailleurs s’associent pour exercer ensemble leur profession et gérer l’entreprise

Explication

Une société coopérative et participative réunit des travailleurs qui exercent ensemble leur profession et assurent directement la gestion ou la confient à des mandataires choisis parmi eux. Elle se distingue donc d’un modèle fondé sur des investisseurs ou des dirigeants extérieurs.

28. Qu’est-ce qu’une société à mission ?

Une société dont les bénéfices sont légalement interdits dès sa constitution
Une société commerciale qui inscrit dans ses statuts une raison d’être et des objectifs sociaux et environnementaux
Une nouvelle forme sociale réservée aux associations poursuivant une utilité collective
Une entreprise qui remplace ses statuts par un programme environnemental facultatif

Une société commerciale qui inscrit dans ses statuts une raison d’être et des objectifs sociaux et environnementaux

Explication

La société à mission est une société commerciale qui inscrit statutairement une raison d’être ainsi que des objectifs sociaux et environnementaux. Elle n’est pas une nouvelle forme sociale et demeure soumise au cadre d’une société commerciale.

29. Quelle organisation est chargée de vérifier l’exécution des objectifs d’une société à mission ?

Le service comptable de l’entreprise
L’assemblée des associés réunie chaque année
Le comité de mission de la société
Un organisme tiers indépendant

Un organisme tiers indépendant

Explication

Un organisme tiers indépendant vérifie l’exécution des objectifs de la mission. Le comité de mission assure le suivi de la mission et son rapport est joint au rapport de gestion annuel, mais il n’effectue pas cette vérification indépendante.

30. Quelle distinction oppose principalement une société à une association ?

La société réunit des personnes physiques, tandis que l’association réunit exclusivement des personnes morales
La société exerce une activité économique, tandis que l’association ne peut exercer aucune activité lucrative
La société poursuit le partage de bénéfices ou d’économies, tandis que l’association poursuit un autre but
La société possède des statuts, tandis que l’association fonctionne sans règles statutaires

La société poursuit le partage de bénéfices ou d’économies, tandis que l’association poursuit un autre but

Explication

La société est constituée en vue du partage de bénéfices ou d’économies entre ses associés, tandis que l’association est formée dans un but autre que ce partage. Une association peut néanmoins avoir un budget excédentaire et réaliser accessoirement des opérations lucratives.

31. Que deviennent les profits accumulés par une association lors de sa dissolution ?

Ils sont répartis entre les sociétaires selon leur durée d’adhésion
Ils reviennent aux créanciers même lorsque toutes les dettes sont réglées
Ils doivent être attribués à une association poursuivant un but analogue
Ils sont versés aux dirigeants en rémunération de leur engagement

Ils doivent être attribués à une association poursuivant un but analogue

Explication

Les profits d’une association ne sont pas distribuables aux sociétaires et doivent, lors de la dissolution, être attribués à une association poursuivant un but analogue. Le fait qu’une association puisse être excédentaire n’autorise donc pas une répartition entre ses membres.

32. Que deviennent les excédents accumulés par une association lorsqu’elle est dissoute ?

Ils sont répartis entre les sociétaires selon leur ancienneté
Ils sont versés aux dirigeants en rémunération de leur mandat
Ils sont attribués à une association poursuivant un but analogue
Ils sont transférés à une entreprise commerciale choisie par les membres

Ils sont attribués à une association poursuivant un but analogue

Explication

Les excédents associatifs peuvent être accumulés, mais ils ne sont pas distribuables aux membres et doivent revenir, lors de la dissolution, à une association ayant un but analogue. La répartition entre les sociétaires confond le fonctionnement associatif avec celui d’une société recherchant le partage de bénéfices.

33. Quelle activité une association peut-elle exercer à titre accessoire dans le cadre de son fonctionnement ?

Verser les cotisations recueillies à une société partenaire
Vendre des articles lors d’une manifestation organisée par l’association
Distribuer ses excédents annuels entre ses adhérents
Attribuer son patrimoine aux dirigeants après chaque exercice

Vendre des articles lors d’une manifestation organisée par l’association

Explication

Une association peut mener des opérations lucratives accessoires, comme la vente d’articles lors d’une kermesse. La distribution des excédents aux adhérents demeure incompatible avec le principe d’indistribution des ressources associatives.

34. Dans quelle situation l’utilisation des ressources associatives peut-elle relever de l’abus de confiance ?

Lorsque les dirigeants emploient indûment les ressources de l’association
Lorsque l’association clôture son budget avec un excédent licite
Lorsque l’association finance une activité conforme à son objet
Lorsque les membres approuvent les comptes présentés en assemblée

Lorsque les dirigeants emploient indûment les ressources de l’association

Explication

L’abus de confiance peut être constitué lorsque les dirigeants utilisent indûment les ressources associatives, dans les conditions réprimées par l’article 314-1 du Code pénal. Un excédent budgétaire licite ne suffit pas à caractériser une gestion intéressée ou frauduleuse.

35. Quel montage peut caractériser un détournement indirect des cotisations associatives ?

Choisir après comparaison une entreprise répondant aux besoins réels de l’association
Faire conclure sans concurrence un contrat avantageux à une société animée par un proche
Financer une dépense validée par les organes compétents et conforme à l’objet associatif
Renouveler un contrat avec un prestataire dont les services restent adaptés à l’activité

Faire conclure sans concurrence un contrat avantageux à une société animée par un proche

Explication

Un contrat exclusif et avantageux conclu avec une société dirigée par un proche, sans mise en concurrence, peut détourner indirectement les cotisations. Une dépense conforme à l’intérêt associatif et choisie dans des conditions régulières ne présente pas, par elle-même, cette dérive.

36. Quelle distinction la Cour de cassation a-t-elle retenue dans l’arrêt Caisse rurale de Manigod du 11 mars 1914 ?

Le partage des bénéfices est compatible avec l’association lorsque les membres sont professionnels
Une association doit rechercher des bénéfices avant de pouvoir réaliser des économies
La recherche d’économies est incompatible avec l’association, comme le partage des bénéfices
La recherche d’économies est compatible avec l’association, contrairement au partage des bénéfices

La recherche d’économies est compatible avec l’association, contrairement au partage des bénéfices

Explication

Dans l’arrêt Caisse rurale de Manigod du 11 mars 1914, la Cour de cassation a distingué la recherche d’économies, compatible avec le but associatif, de la recherche et du partage des bénéfices. Assimiler ces deux objectifs conduirait à écarter la fonction économique admise pour les associations.

37. Pourquoi des chauffeurs de taxi d’une même ville peuvent-ils créer un service de taxi-radio commun ?

Pour partager entre eux les bénéfices d’une activité commerciale commune
Pour transférer leurs cotisations à une société dirigée par un proche
Pour réserver les appels aux seuls chauffeurs administrateurs du service
Pour gérer ensemble les appels et réaliser des économies pour chacun

Pour gérer ensemble les appels et réaliser des économies pour chacun

Explication

Un service de taxi-radio permet aux chauffeurs de gérer en commun les appels téléphoniques et de réduire leurs coûts individuels. Le mécanisme vise donc la réalisation d’économies, et non le partage de bénéfices entre les participants.

38. Une association qui exploite une activité économique bénéficiaire peut-elle conserver ses bénéfices sans acquérir pour autant la qualité de société commerciale ?

Non, car toute activité bénéficiaire impose une transformation en société
Non, car une association ne peut réaliser aucun bénéfice
Oui, à condition de reverser ces bénéfices à ses dirigeants
Oui, si elle ne distribue pas ces bénéfices à ses membres

Oui, si elle ne distribue pas ces bénéfices à ses membres

Explication

Une association peut exercer une activité économique et réaliser des bénéfices, mais ceux-ci ne peuvent pas être distribués à ses membres. L’idée selon laquelle toute activité bénéficiaire imposerait une transformation en société confond la réalisation des bénéfices avec leur distribution.

39. Quelle situation décrit correctement la position juridique d’une association accomplissant habituellement des actes de commerce ?

Elle devient commerçante dès qu’elle accomplit plusieurs actes de commerce
Elle relève du tribunal civil parce que son objet reste nécessairement désintéressé
Elle peut relever du tribunal de commerce sans pouvoir invoquer la qualité de commerçant
Elle acquiert la qualité de commerçant lorsque ses recettes dépassent un seuil légal

Elle peut relever du tribunal de commerce sans pouvoir invoquer la qualité de commerçant

Explication

Une association peut accomplir habituellement des actes de commerce et relever de la compétence du tribunal de commerce sans être autorisée à se prévaloir de la qualité de commerçant. La compétence du tribunal ne suffit donc pas à conférer ce statut.

40. Dans quelle situation une personne morale est-elle soumise à l’impôt sur les sociétés ?

Lorsqu’elle exerce une activité économique sans recettes imposables
Lorsqu’elle compte plusieurs membres dans son organisation
Lorsqu’elle se livre à des opérations lucratives
Lorsqu’elle possède un patrimoine composé de biens immobiliers

Lorsqu’elle se livre à des opérations lucratives

Explication

La réalisation d’opérations lucratives constitue le critère général d’assujettissement d’une personne morale à l’impôt sur les sociétés. Le nombre de membres ou la composition du patrimoine ne suffit pas à établir cette imposition.

41. Selon quels critères une association peut-elle être soumise à l’impôt sur les sociétés en raison de son activité ?

Un objet civil, une gestion désintéressée et des activités non lucratives prépondérantes
Une déclaration en préfecture, l’absence de capital et l’emploi de salariés
Des cotisations élevées, un patrimoine immobilier et une direction bénévole
Une gestion intéressée, une concurrence avec une entreprise ou des conditions d’exploitation similaires

Une gestion intéressée, une concurrence avec une entreprise ou des conditions d’exploitation similaires

Explication

L’assujettissement peut résulter d’une gestion intéressée, d’une concurrence avec une entreprise, de conditions similaires à celles d’une entreprise ou de liens privilégiés avec des entreprises. Une gestion désintéressée et la prépondérance des activités non lucratives correspondent plutôt à des conditions favorables à une franchise.

42. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’une personne morale sans but lucratif bénéficie de la franchise fiscale sur son activité lucrative accessoire en 2026 ?

Des activités non lucratives prépondérantes et des recettes inférieures à 80 051 €, même avec une gestion intéressée
Une gestion désintéressée, une activité lucrative prépondérante et des recettes inférieures à 80 051 €
Une gestion désintéressée, des activités non lucratives prépondérantes et des recettes inférieures à 80 051 €
Une gestion désintéressée et des recettes inférieures à 80 051 €, même si l’activité lucrative prédomine

Une gestion désintéressée, des activités non lucratives prépondérantes et des recettes inférieures à 80 051 €

Explication

La franchise fiscale exige cumulativement une gestion désintéressée, la prépondérance des activités non lucratives et des recettes lucratives annuelles inférieures à 80 051 € en 2026. La réunion de deux conditions ne suffit pas lorsque la troisième fait défaut.

43. Comment une association et une société acquièrent-elles en principe la personnalité morale ?

L’association par l’ouverture d’un compte et la société par la signature des statuts
L’association par immatriculation et la société par déclaration en préfecture
L’association par la première cotisation et la société par la première vente
L’association par déclaration en préfecture et la société par immatriculation au Registre national des entreprises

L’association par déclaration en préfecture et la société par immatriculation au Registre national des entreprises

Explication

L’association déclarée à la préfecture obtient la personnalité morale avec une capacité juridique limitée, tandis que la société l’acquiert lors de son immatriculation au Registre national des entreprises. Les actes de fonctionnement comme une première vente ne remplacent pas ces formalités.

44. Quelle comparaison décrit correctement le but et le capital d’une association par rapport à ceux d’une société ?

L’association poursuit un but non lucratif avec un capital obligatoire, tandis que la société vise le profit sans exigence de capital
L’association et la société poursuivent un but lucratif, mais la société dispose d’un capital fixe dans tous les cas
L’association poursuit en principe un but non lucratif sans capital exigé, tandis que la société vise le profit avec un capital variable selon son type
L’association vise en principe le profit avec un capital exigé, tandis que la société poursuit un but non lucratif sans capital

L’association poursuit en principe un but non lucratif sans capital exigé, tandis que la société vise le profit avec un capital variable selon son type

Explication

L’association a en principe un objet civil, un but non lucratif et aucune exigence de capital, tandis que la société poursuit un but lucratif et peut avoir un capital requis selon sa forme. Le capital de la société n’est donc pas nécessairement fixe ni identique pour tous les types de sociétés.

45. Que peuvent recevoir les membres d’une association par comparaison avec les associés d’une société lors de la liquidation ?

Les membres de l’association et les associés partagent le boni selon le nombre de voix détenues
Les membres de l’association partagent le boni, tandis que les associés ne peuvent recevoir que leurs apports
Les membres de l’association reçoivent le boni si l’association exerce une activité économique, contrairement aux associés
Les membres de l’association n’ont pas droit au boni de liquidation, tandis que les associés peuvent en partager le montant

Les membres de l’association n’ont pas droit au boni de liquidation, tandis que les associés peuvent en partager le montant

Explication

Les membres d’une association ne disposent pas d’un droit au partage des excédents ni du boni de liquidation, alors que les associés d’une société ont vocation à partager les bénéfices et le boni. L’exercice d’une activité économique ne transforme pas ce régime associatif.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Organisation juridique des entreprises.

Qu'est-ce qu'une société selon la définition juridique ?

Une société est un contrat entre deux ou plusieurs personnes pour une entreprise commune avec partage des bénéfices et pertes.

Dans quels cas une société peut-elle être instituée par une seule personne ?

Lorsqu'un cas est prévu par la loi.

Quel est l'objet d'une société ?

Poursuivre une entreprise ou un projet commun comme négoce, industrie, artisanat, agriculture, services ou gestion de biens.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Organisation juridique des entreprises.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM