QCM : Système juridique de l’Union européenne — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition caractérise le mieux un système juridique ?

Un ensemble d’institutions publiques produisant des règles de même nature
Un ensemble de normes entretenant des rapports particuliers entre elles
Un ensemble de décisions judiciaires organisant les rapports entre les citoyens
Un ensemble de principes moraux guidant les comportements dans une société

Un ensemble de normes entretenant des rapports particuliers entre elles

Explication

Un système juridique désigne un ensemble de normes liées entre elles par des rapports particuliers. Les décisions judiciaires, les institutions et les principes moraux peuvent y participer, mais ne définissent pas à eux seuls un tel système.

2. Quelle relation entre les normes correspond à l’organisation en réseau d’un système normatif ?

Une relation verticale ordonnant les normes selon leur rang
Une relation institutionnelle séparant les normes selon leur producteur
Une relation horizontale conciliant des normes de même valeur
Une relation chronologique classant les normes selon leur date

Une relation horizontale conciliant des normes de même valeur

Explication

L’organisation en réseau repose sur une conciliation horizontale entre des normes de même valeur. La hiérarchie, en revanche, établit une relation verticale fondée sur le rang des normes.

3. Quels éléments peuvent notamment distinguer deux systèmes juridiques ?

Leurs tribunaux, leurs bâtiments, leurs archives et leurs moyens matériels
Leurs normes, leurs producteurs, leurs acteurs et leurs destinataires
Leur territoire, leur langue, leur population et leurs ressources économiques
Leurs traditions, leurs symboles, leurs fêtes et leurs pratiques culturelles

Leurs normes, leurs producteurs, leurs acteurs et leurs destinataires

Explication

Les systèmes juridiques se différencient par leurs normes, leurs producteurs, leurs acteurs, leurs sujets de droit, leurs destinataires et les rapports entre leurs normes. Les autres éléments peuvent caractériser une société, mais ne constituent pas les critères juridiques centraux indiqués.

4. Pourquoi une loi française, une directive européenne et une résolution du Conseil de sécurité sont-elles des exemples d’originalité des ordres juridiques ?

Elles sont adoptées par des juridictions nationales de même niveau
Elles possèdent une valeur identique dans un ordre juridique commun
Elles sont produites dans des systèmes juridiques différents
Elles relèvent toutes d’une procédure législative française comparable

Elles sont produites dans des systèmes juridiques différents

Explication

Ces trois normes illustrent la diversité des systèmes qui les produisent : français, européen et international. Elles ne possèdent donc ni le même producteur ni nécessairement le même cadre juridique.

5. Quelle évolution du rôle du juge s’est affirmée au cours du XXe siècle ?

Il a limité son activité au règlement des litiges entre personnes privées
Il a concurrencé l’État législateur dans la définition des systèmes juridiques
Il a abandonné l’interprétation des textes au profit des autorités administratives
Il a remplacé les normes écrites par des décisions dépourvues de portée générale

Il a concurrencé l’État législateur dans la définition des systèmes juridiques

Explication

Au XXe siècle, le juge a gagné une influence dans la définition des finalités et des caractéristiques des systèmes juridiques, ce qui l’a placé en concurrence avec l’État législateur. Cette évolution ne signifie ni qu’il a cessé d’interpréter les textes ni qu’il s’est cantonné aux litiges privés.

6. Comment le juge contribue-t-il à articuler plusieurs systèmes juridiques ?

Il tranche les conflits en donnant systématiquement priorité aux normes nationales
Il applique les textes sans interprétation et laisse chaque ordre juridique fonctionner séparément
Il remplace les normes applicables par des principes politiques issus des gouvernements
Il interprète les textes, détermine la norme applicable et construit une jurisprudence de coopération

Il interprète les textes, détermine la norme applicable et construit une jurisprudence de coopération

Explication

Le juge articule les systèmes en interprétant les textes, en précisant la norme applicable et sa portée, puis en élaborant une jurisprudence favorisant la coopération entre les ordres juridiques. Il ne se limite donc pas à une application mécanique et ne donne pas automatiquement la priorité au droit national.

7. Quelles valeurs sont consacrées par l’article 2 TUE ?

La souveraineté nationale, la croissance économique, la concurrence, la sécurité et la neutralité militaire
La démocratie représentative, la stabilité monétaire, la libre circulation, la citoyenneté et la coopération judiciaire
La dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit et les droits de l’homme
La liberté économique, la protection sociale, la solidarité budgétaire, la mobilité et la défense commune

La dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit et les droits de l’homme

Explication

L’article 2 TUE énumère la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit et le respect des droits de l’homme, notamment ceux des minorités. Les autres propositions regroupent certaines politiques ou objectifs européens, mais ne correspondent pas à la liste des valeurs énoncées par cet article.

8. Quelle est la portée des valeurs de l’article 2 TUE avant et après l’adhésion d’un État à l’Union européenne ?

Elles s’appliquent aux candidats par recommandation et aux États membres par accord facultatif
Elles ont une portée juridique pour les candidats et une portée politique après l’adhésion
Elles concernent les candidats et les États membres selon une portée exclusivement diplomatique
Elles ont une portée politique pour les candidats et une force juridique obligatoire après l’adhésion

Elles ont une portée politique pour les candidats et une force juridique obligatoire après l’adhésion

Explication

La CJUE distingue une portée politique pour les États candidats d’une portée juridique obligatoire pour les États devenus membres. L’erreur principale consiste à inverser ces deux effets en attribuant la contrainte juridique à la phase de candidature.

9. Que risque un État membre qui adopte une norme nationale contraire aux valeurs de l’Union ?

Il peut faire l’objet d’une sanction fondée sur la violation de ces valeurs
Il doit consulter les États candidats avant de modifier cette norme nationale
Il peut écarter les valeurs de l’Union lorsqu’elles entravent une politique intérieure
Il peut conserver sa norme si elle a été adoptée par une majorité parlementaire

Il peut faire l’objet d’une sanction fondée sur la violation de ces valeurs

Explication

Un État membre ne peut pas adopter de normes nationales contraires aux valeurs de l’Union et peut être sanctionné sur ce fondement. La seule adoption démocratique de la norme ne la met pas à l’abri des exigences découlant du droit de l’Union.

10. Quelle affaire la CJUE a-t-elle rendue en assemblée plénière le 21 avril 2026 au sujet de lois hongroises relatives aux mineurs ?

Les Verts c/ Parlement, concernant le statut constitutionnel des traités
Commission c/ Conseil, concernant la répartition des compétences budgétaires
Whightman, concernant le retrait d’un État membre de l’Union
Commission c/ Hongrie, concernant leur compatibilité avec les valeurs de l’Union

Commission c/ Hongrie, concernant leur compatibilité avec les valeurs de l’Union

Explication

Le 21 avril 2026, la CJUE réunie en assemblée plénière a rendu l’arrêt Commission c/ Hongrie sur la compatibilité de lois hongroises relatives aux mineurs avec les valeurs de l’Union. Les autres affaires portent sur des questions différentes et ne correspondent pas à cette date ni à cet objet.

11. Pourquoi les pères fondateurs de la construction européenne voulaient-ils limiter la puissance souveraine des États par le droit ?

Pour préserver la souveraineté étatique en la soustrayant aux règles européennes
Pour réduire le risque de guerre et garantir la paix ainsi que la sécurité
Pour renforcer la concurrence entre les États et accroître leur autonomie militaire
Pour remplacer les institutions nationales par une administration économique commune

Pour réduire le risque de guerre et garantir la paix ainsi que la sécurité

Explication

Leur raisonnement associait la puissance souveraine des États au risque de guerre et faisait du droit un instrument de limitation destiné à garantir la paix et la sécurité. La souveraineté n’était donc pas présentée comme la solution à ce risque, mais comme sa source potentielle.

12. Quelles institutions participent notamment à l’élaboration du droit communautaire ?

Les juridictions nationales, les banques centrales et les organisations militaires
Les gouvernements nationaux réunis sans intervention des institutions européennes
Les régions européennes, les entreprises privées et les associations professionnelles
La Commission européenne, la Cour de justice et le Parlement européen

La Commission européenne, la Cour de justice et le Parlement européen

Explication

Le droit communautaire est élaboré par plusieurs institutions, notamment la Commission européenne, la Cour de justice et le Parlement européen. Il ne relève donc pas d’une maîtrise exclusive des États, contrairement au modèle interétatique classique.

13. À qui le droit européen contraignant peut-il s’adresser ?

Aux citoyens européens inscrits sur les listes électorales et aux autorités municipales
Aux gouvernements nationaux et aux organisations internationales dotées d’une compétence diplomatique
Aux États membres et aux institutions européennes chargées de négocier les traités
Aux États, aux personnes ayant un intérêt dans la construction européenne et aux individus présents sur le territoire

Aux États, aux personnes ayant un intérêt dans la construction européenne et aux individus présents sur le territoire

Explication

Le droit européen contraignant s’adresse aux États, mais aussi aux personnes intéressées par la construction européenne et aux individus présents sur le territoire. Il dépasse ainsi une relation limitée entre gouvernements et institutions interétatiques.

14. Comment caractériser l’Union européenne en tant qu’ordre juridique ?

Une fédération achevée dont les États ont transféré l’ensemble de leurs compétences souveraines
Une organisation internationale classique dont les règles dépendent des constitutions nationales
Un ordre juridique autonome doté d’institutions propres, fondé sur des traités à valeur constitutionnelle
Une alliance interétatique dépourvue d’institutions autonomes et régie par des accords diplomatiques

Un ordre juridique autonome doté d’institutions propres, fondé sur des traités à valeur constitutionnelle

Explication

L’Union européenne constitue un ordre juridique autonome doté d’institutions propres, tandis que ses traités forment sa charte constitutionnelle de base. La présenter comme une organisation internationale classique méconnaît précisément cette autonomie et cette dimension constitutionnelle.

15. Quelle affirmation la CJUE a-t-elle formulée dans l’arrêt Whightman du 10 décembre 2018 ?

Les traités fondateurs organisent une coopération diplomatique dépourvue d’ordre juridique autonome
Les traités européens sont des accords internationaux ordinaires sans portée constitutionnelle
Les traités fondateurs constituent la charte constitutionnelle de base de l’Union
Les traités européens peuvent être écartés lorsqu’une constitution nationale prévoit une règle différente

Les traités fondateurs constituent la charte constitutionnelle de base de l’Union

Explication

Dans l’arrêt Whightman du 10 décembre 2018, la CJUE affirme que les traités fondateurs constituent la charte constitutionnelle de base de l’Union. Cette affirmation distingue les traités européens des traités internationaux ordinaires, qui ne possèdent pas cette fonction constitutionnelle dans l’ordre juridique de l’Union.

16. Quels éléments caractérisent la source autonome sur laquelle repose l’ordre juridique de l’Union ?

Les traités, la primauté du droit de l’Union, l’effet direct et un réseau interdépendant de principes et de relations juridiques
Les règlements administratifs, la souveraineté parlementaire, la médiation politique et des engagements facultatifs
Les constitutions nationales, la coopération diplomatique, la réciprocité entre États et des accords bilatéraux
Les coutumes internationales, la compétence militaire, l’unanimité diplomatique et des relations juridiques séparées

Les traités, la primauté du droit de l’Union, l’effet direct et un réseau interdépendant de principes et de relations juridiques

Explication

L’ordre juridique de l’Union repose sur les traités, la primauté du droit de l’Union, l’effet direct de nombreuses dispositions et un réseau interdépendant de principes, de règles et de relations juridiques. La proposition fondée sur les constitutions nationales et les accords bilatéraux décrit plutôt une logique interétatique extérieure à cette structure autonome.

17. Quel tournant le traité de Maastricht de 1992 a-t-il marqué dans la construction européenne ?

Il a transféré aux États la gestion exclusive des politiques économiques communes
Il a organisé la sortie progressive du Royaume-Uni du cadre juridique européen
Il a introduit la citoyenneté européenne et plusieurs domaines politiques nouveaux
Il a principalement renforcé la reconstruction économique des premières communautés

Il a introduit la citoyenneté européenne et plusieurs domaines politiques nouveaux

Explication

Le traité de Maastricht a élargi l’intégration à la citoyenneté européenne, à la politique étrangère, à la coopération policière et judiciaire ainsi qu’aux politiques migratoires. Il ne s’inscrit donc pas dans la seule logique de reconstruction économique des premières communautés.

18. Que révèle l’évolution du droit britannique entre 1973 et 2020 au regard du droit européen ?

Elle a supprimé les particularités constitutionnelles britanniques dès l’adhésion européenne
Elle a produit plusieurs décennies d’échanges réciproques entre les deux systèmes juridiques
Elle a empêché toute influence européenne sur les institutions judiciaires du Royaume-Uni
Elle a limité les interactions juridiques à la période précédant l’adhésion britannique

Elle a produit plusieurs décennies d’échanges réciproques entre les deux systèmes juridiques

Explication

L’adhésion puis la sortie du Royaume-Uni ont suscité 47 ans d’échanges nourris entre le droit britannique et le droit européen. Cette relation a notamment influencé certaines institutions britanniques, sans supprimer toutes leurs particularités.

19. Pourquoi l’Union européenne ne peut-elle pas être qualifiée d’État souverain ?

Elle ne possède pas la compétence de la compétence et ses pouvoirs lui sont attribués par les États
Elle exerce ses compétences par l’intermédiaire d’un pouvoir constituant européen indépendant
Elle peut modifier seule les traités afin d’étendre librement ses domaines d’action
Elle ne dispose d’aucune règle commune applicable aux ordres juridiques nationaux

Elle ne possède pas la compétence de la compétence et ses pouvoirs lui sont attribués par les États

Explication

L’Union ne peut pas déterminer seule l’étendue de ses compétences, car celles-ci doivent lui être attribuées par les États dans les traités. Cette absence de compétence de la compétence la distingue d’un État souverain.

20. Quelle caractéristique distingue principalement l’Union européenne d’une organisation internationale classique ?

Son droit peut s’intégrer automatiquement aux droits nationaux et être assorti de mécanismes d’exécution
Ses normes ne produisent d’effets qu’après une réception complète par chaque ordre juridique national
Ses décisions reposent sur des engagements diplomatiques dépourvus d’effets dans les ordres internes
Son fonctionnement exclut les procédures juridictionnelles destinées à contrôler les États membres

Son droit peut s’intégrer automatiquement aux droits nationaux et être assorti de mécanismes d’exécution

Explication

Le droit de l’Union est contraignant, s’intègre automatiquement dans les droits nationaux et bénéficie de mécanismes tels que le recours en manquement et les sanctions. Une organisation internationale classique repose généralement sur une logique d’engagements moins directement intégrés.

21. Comment Olivier Beaud caractérise-t-il l’Union européenne ?

Comme une confédération diplomatique chargée principalement de coordonner les politiques extérieures
Comme une organisation internationale dépourvue d’intérêt général propre et de normes contraignantes
Comme un État européen centralisé remplaçant progressivement les souverainetés nationales
Comme une fédération constitutionnelle d’États souverains fondée sur un pacte volontaire

Comme une fédération constitutionnelle d’États souverains fondée sur un pacte volontaire

Explication

Olivier Beaud définit l’Union européenne comme une fédération constitutionnelle d’États souverains reposant sur un pacte volontaire et poursuivant un intérêt général européen. Cette conception maintient l’existence des États, contrairement à celle d’un État européen qui les dissoudrait.

22. Dans quelles conditions un État peut-il se retirer de l’Union européenne ?

Il peut se retirer par une décision gouvernementale, sans tenir compte des exigences constitutionnelles européennes
Il peut se retirer dès qu’il conteste une obligation européenne, sans procédure de conciliation juridique
Il peut se retirer en exerçant sa souveraineté, tout en conciliant ses exigences constitutionnelles avec celles de l’Union
Il peut se retirer après une autorisation juridictionnelle européenne, indépendamment de son ordre constitutionnel

Il peut se retirer en exerçant sa souveraineté, tout en conciliant ses exigences constitutionnelles avec celles de l’Union

Explication

Le retrait relève de la souveraineté de l’État, mais il doit concilier les exigences constitutionnelles nationales et les exigences constitutionnelles européennes. Il ne constitue donc pas un acte détaché de tout cadre juridique commun.

23. Quelle était la position de la CIJ en 1955 concernant la nationalité ?

La nationalité dépendait d’une compétence commune exercée par les États voisins
La nationalité relevait d’une compétence partagée entre l’État et l’Union européenne
La nationalité constituait une compétence attribuée principalement aux juridictions internationales
La nationalité relevait de la compétence exclusive de l’État

La nationalité relevait de la compétence exclusive de l’État

Explication

En 1955, la CIJ considérait que la nationalité relevait de la compétence exclusive de l’État. Cette position classique doit toutefois être distinguée des limites ultérieurement posées par le droit de l’Union.

24. Quelle exigence la CJUE a-t-elle formulée le 5 septembre 2023 dans l’arrêt X, C‑689/21, à propos de la nationalité ?

Les États doivent confier à la CJUE la détermination directe de leurs ressortissants
Les règles nationales d’acquisition et de perte doivent respecter le droit de l’Union et la proportionnalité
Les conditions nationales de nationalité échappent à tout contrôle fondé sur le droit de l’Union
Les États doivent abandonner leurs règles nationales d’acquisition et de perte de nationalité

Les règles nationales d’acquisition et de perte doivent respecter le droit de l’Union et la proportionnalité

Explication

L’arrêt X reconnaît que les États fixent les conditions de leur nationalité, mais que ces conditions doivent respecter le droit de l’Union et le principe de proportionnalité. La CJUE n’impose donc pas une harmonisation complète des règles nationales.

25. Quelle décision la CJUE a-t-elle rendue le 29 avril 2025 dans l’affaire Commission c/ Malte ?

Elle a jugé contraire au droit de l’Union la vente de la nationalité maltaise et ordonné l’abandon du programme
Elle a suspendu l’examen du programme maltais jusqu’à l’adoption d’une réglementation européenne commune
Elle a validé la vente de la nationalité maltaise en raison de la compétence exclusive des États
Elle a autorisé le programme maltais à condition d’en réduire le montant à environ 1 million d’euros

Elle a jugé contraire au droit de l’Union la vente de la nationalité maltaise et ordonné l’abandon du programme

Explication

La CJUE a considéré que la vente de la nationalité maltaise, notamment dans le cadre d’un programme d’environ 1 million d’euros, violait le principe de coopération loyale et elle en a ordonné l’abandon. Elle n’a donc pas validé le programme sous une forme financièrement modifiée.

26. Dans quelle situation la CJUE reconnaît-elle une compétence indirecte de l’Union en matière de nationalité ?

Lorsque la nationalité devient une matière exclusivement réglée par les traités sans intervention étatique
Lorsque les États renoncent à leur compétence nationale pour appliquer une politique européenne uniforme
Lorsque toute décision nationale concernant la nationalité est automatiquement transférée aux institutions européennes
Lorsque l’exercice d’une compétence nationale affecte la citoyenneté européenne prévue à l’article 20 TFUE

Lorsque l’exercice d’une compétence nationale affecte la citoyenneté européenne prévue à l’article 20 TFUE

Explication

La CJUE admet une compétence indirecte de l’Union lorsque l’exercice national de la compétence en matière de nationalité affecte la citoyenneté européenne de l’article 20 TFUE. Les États conservent leur compétence, mais celle-ci doit être exercée dans le respect du droit de l’Union.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Système juridique de l’Union européenne.

Qu'est-ce qu'un système juridique ?

Un ensemble de normes avec des rapports particuliers.

Quels types de rapports existent entre les normes dans un système juridique ?

Des rapports verticaux et horizontaux.

Que caractérise les rapports verticaux entre normes ?

Ils reposent sur une hiérarchie.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Système juridique de l’Union européenne.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM