QCM : Pouvoir politique et droit constitutionnel (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction principale la Constitution remplit-elle à l’égard du pouvoir politique ?

Elle organise le pouvoir politique et en limite l’exercice
Elle remplace la relation d’obéissance par une relation d’influence
Elle attribue à chaque citoyen une compétence gouvernementale
Elle exerce directement le commandement au nom des gouvernants

Elle organise le pouvoir politique et en limite l’exercice

Explication

La Constitution organise juridiquement le pouvoir politique et le limite pour prévenir son caractère excessif. Elle n’exerce pas elle-même le commandement, qui relève du pouvoir politique.

2. Sur quelle relation fondamentale le pouvoir politique repose-t-il au sein d’une collectivité ?

Une relation de conseil et de persuasion
Une relation de commandement et d’obéissance
Une relation de représentation et de consultation
Une relation de compétence et de prérogative

Une relation de commandement et d’obéissance

Explication

Le pouvoir politique repose sur le commandement des gouvernants et l’obéissance des gouvernés. La persuasion et le conseil relèvent davantage de l’influence que de cette relation de pouvoir.

3. Comment la Constitution répond-elle au problème de l’organisation du pouvoir politique ?

En confiant son exercice à une autorité dépourvue de règles
En fixant juridiquement les modalités de son exercice
En supprimant la distinction entre gouvernants et gouvernés
En transformant l’obéissance des gouvernés en simple influence

En fixant juridiquement les modalités de son exercice

Explication

La Constitution apporte une réponse juridique en déterminant les modalités selon lesquelles le pouvoir politique doit être exercé. Elle ne supprime pas les rapports de pouvoir, mais les encadre.

4. Comment le pouvoir politique peut-il être défini selon la conception associée à Weber ?

Comme la possibilité de contraindre autrui à conformer son comportement à sa volonté
Comme un titre juridique habilitant un organe à agir dans une fonction
Comme une capacité de conseiller les gouvernés sans modifier leur conduite
Comme un droit attaché à une dignité et exercé dans un intérêt distinct

Comme la possibilité de contraindre autrui à conformer son comportement à sa volonté

Explication

Le pouvoir politique désigne la possibilité d’imposer à d’autres personnes une conduite conforme à sa propre volonté. La capacité d’influencer ou de conseiller caractérise plutôt l’autorité.

5. Que signifie la rationalisation du pouvoir politique ?

Son attribution à une fonction indépendamment de toute règle juridique
Son remplacement par une influence morale dépourvue de contrainte
Son exercice par la volonté personnelle d’un dirigeant sans cadre juridique
Son inscription dans le droit pour organiser son exercice et limiter l’arbitraire

Son inscription dans le droit pour organiser son exercice et limiter l’arbitraire

Explication

La rationalisation consiste à intégrer le pouvoir politique dans un cadre juridique qui l’organise et réduit l’arbitraire. Un exercice fondé sur la volonté personnelle sans règles correspond au contraire à l’arbitraire.

6. Que désigne la compétence d’une personne ou d’un organe dans l’exercice du pouvoir ?

Le titre juridique qui l’habilite à accomplir une action de pouvoir
La contrainte effectivement exercée sur le comportement des gouvernés
Le droit exclusif attaché à une fonction ou à une dignité
La capacité d’influencer les individus par le conseil et la persuasion

Le titre juridique qui l’habilite à accomplir une action de pouvoir

Explication

La compétence est le titre juridique qui autorise une personne ou un organe à exercer une action de pouvoir. Elle ne se confond pas avec le pouvoir effectivement exercé, ni avec l’autorité fondée sur l’influence.

7. Quelle caractéristique définit principalement l’autorité dans la vie politique ?

Elle habilite juridiquement un organe à exercer une action déterminée
Elle confère un droit exclusif attaché à une fonction ou à une dignité
Elle commande directement et contraint les individus à adopter une conduite
Elle influence et dirige à un haut niveau, ce qui explique l’obéissance

Elle influence et dirige à un haut niveau, ce qui explique l’obéissance

Explication

L’autorité est une capacité d’influence et de haute direction qui contribue à expliquer pourquoi les individus obéissent. Elle se distingue du pouvoir politique, qui repose davantage sur le commandement et la contrainte.

8. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre le pouvoir et les fonctions de l’État ?

Le pouvoir organise les libertés publiques, tandis que les fonctions expriment la souveraineté populaire.
Le pouvoir correspond aux lois adoptées, tandis que les fonctions représentent l’autorité politique générale.
Le pouvoir désigne les jugements rendus, tandis que les fonctions désignent les règles constitutionnelles.
Le pouvoir est la puissance globale de l’État, tandis que les fonctions sont ses modes concrets d’exercice.

Le pouvoir est la puissance globale de l’État, tandis que les fonctions sont ses modes concrets d’exercice.

Explication

Le pouvoir désigne la puissance étatique globale, alors que les fonctions correspondent aux activités concrètes par lesquelles cette puissance s’exerce. Confondre le pouvoir avec les jugements rendus revient à l’assimiler à une fonction particulière de l’État.

9. Quelles sont les trois grandes fonctions de l’État ?

Les fonctions politique, administrative et constitutionnelle.
Les fonctions législative, exécutive et juridictionnelle.
Les fonctions souveraine, représentative et consultative.
Les fonctions réglementaire, électorale et diplomatique.

Les fonctions législative, exécutive et juridictionnelle.

Explication

Les fonctions de l’État comprennent la fonction législative, la fonction exécutive et la fonction juridictionnelle. La fonction juridictionnelle rend des jugements, tandis que la fonction législative édicte les lois ; elles ne se confondent donc pas.

10. Quelle orientation les Lumières défendent-elles face à l’arbitraire et aux monarchies absolues ?

La transmission héréditaire de toutes les fonctions publiques.
La concentration du pouvoir autour du monarque.
La soumission de l’ordre politique à l’autorité religieuse.
La liberté politique et la division du pouvoir.

La liberté politique et la division du pouvoir.

Explication

Les Lumières combattent l’arbitraire et les monarchies absolues en défendant la liberté politique et la division du pouvoir. La concentration du pouvoir autour du monarque caractérise plutôt la monarchie absolue, contre laquelle elles s’opposent.

11. Dans Du contrat social, quelle conception de la souveraineté Jean-Jacques Rousseau défend-il ?

Les juges sont souverains et les représentants appliquent leurs décisions politiques.
Les propriétaires sont souverains et les institutions protègent leurs intérêts particuliers.
Le peuple est souverain et des représentants exercent le pouvoir en son nom.
Le monarque est souverain et les citoyens exercent le pouvoir sous son autorité.

Le peuple est souverain et des représentants exercent le pouvoir en son nom.

Explication

Dans Du contrat social, Rousseau considère que le peuple est le souverain et que des représentants exercent le pouvoir en son nom. Cette conception ne fait donc pas du monarque le titulaire de la souveraineté politique.

12. Comment Emer de Vattel définit-il la Constitution dans Le droit des gens, ou principes de la loi naturelle… ?

Comme le programme politique qui fixe les objectifs économiques de l’État.
Comme l’ensemble des coutumes qui légitiment la succession monarchique.
Comme le recueil des décisions judiciaires qui interprètent les lois ordinaires.
Comme le règlement fondamental qui détermine l’exercice de l’autorité publique.

Comme le règlement fondamental qui détermine l’exercice de l’autorité publique.

Explication

Pour Emer de Vattel, la Constitution est le règlement fondamental qui détermine la manière dont l’autorité publique doit être exercée. Elle ne se réduit donc ni à des coutumes successorales ni à des décisions judiciaires.

13. De quelle manière la Constitution modère-t-elle le pouvoir ?

En fondant l’autorité publique sur la tradition, en limitant les élections et en privilégiant les intérêts collectifs.
En supprimant les institutions politiques, en transférant leur action aux tribunaux et en protégeant l’administration.
En divisant le pouvoir, en organisant son action et en garantissant des droits et libertés.
En concentrant le pouvoir exécutif, en accélérant son action et en réduisant les droits individuels.

En divisant le pouvoir, en organisant son action et en garantissant des droits et libertés.

Explication

La Constitution modère le pouvoir en organisant sa division, en déterminant les modalités de son action et en garantissant des droits et libertés. Un pouvoir arbitraire se caractérise au contraire par l’absence de garanties effectives qui limiteraient son action.

14. Quelle différence distingue les conceptions normative et institutionnelle de la Constitution ?

La conception normative privilégie les décisions administratives, tandis que la conception institutionnelle privilégie les libertés individuelles.
La conception normative privilégie les traditions politiques, tandis que la conception institutionnelle privilégie les croyances religieuses.
La conception normative privilégie la souveraineté populaire, tandis que la conception institutionnelle privilégie la succession monarchique.
La conception normative privilégie les normes juridiques suprêmes, tandis que la conception institutionnelle privilégie l’organisation du gouvernement.

La conception normative privilégie les normes juridiques suprêmes, tandis que la conception institutionnelle privilégie l’organisation du gouvernement.

Explication

La conception normative définit la Constitution comme un ensemble de normes juridiques de valeur suprême, tandis que la conception institutionnelle l’envisage comme un instrument de gouvernement. La première porte donc sur la valeur et la hiérarchie des normes, et la seconde sur l’organisation du pouvoir.

15. Quelle distinction caractérise la Constitution matérielle et la Constitution formelle ?

La première renvoie au contenu des règles, la seconde au texte qui les rassemble
La première renvoie aux coutumes, la seconde aux décisions rendues par les tribunaux
La première renvoie aux institutions de l’État, la seconde aux droits reconnus aux citoyens
La première renvoie à la procédure de révision, la seconde à la stabilité des institutions

La première renvoie au contenu des règles, la seconde au texte qui les rassemble

Explication

La Constitution matérielle se définit par le contenu des règles constitutionnelles, tandis que la Constitution formelle désigne le texte juridique qui les réunit. Confondre la Constitution formelle avec les coutumes revient à négliger son caractère textuel.

16. Dans quel cas une Constitution est-elle qualifiée de rigide ?

Lorsqu’elle repose sur des coutumes dont l’application varie selon les circonstances
Lorsqu’elle organise les pouvoirs publics sans prévoir de contrôle juridictionnel
Lorsqu’elle se révise selon une procédure plus exigeante que celle d’une loi ordinaire
Lorsqu’elle rassemble ses règles dans un texte unique adopté par le gouvernement

Lorsqu’elle se révise selon une procédure plus exigeante que celle d’une loi ordinaire

Explication

Une Constitution rigide est soumise à une procédure de révision plus contraignante que celle applicable à une loi ordinaire. Le fait d’être réunie dans un texte unique concerne la forme du document et ne suffit pas à établir sa rigidité.

17. Quel est l’objet principal du droit constitutionnel ?

Mettre juridiquement en forme le pouvoir politique selon des dimensions normative et institutionnelle
Régler l’exécution quotidienne des missions administratives confiées aux services de l’État
Étudier les relations internationales en privilégiant les pratiques diplomatiques des gouvernements
Décrire les comportements politiques à partir de concepts sans organiser les institutions publiques

Mettre juridiquement en forme le pouvoir politique selon des dimensions normative et institutionnelle

Explication

Le droit constitutionnel étudie la mise en forme juridique du pouvoir politique sous un angle normatif et institutionnel. La description conceptuelle du réel relève davantage de la théorie constitutionnelle que de cet objet juridique.

18. Quels éléments relèvent du domaine du droit constitutionnel ?

Les échanges commerciaux, la fiscalité des entreprises et la réglementation des marchés financiers
Les relations privées, la responsabilité civile et la transmission des patrimoines familiaux
La forme de l’État, les organes du gouvernement et les limites des droits de l’État
La gestion des services publics, la carrière des fonctionnaires et l’exécution des politiques publiques

La forme de l’État, les organes du gouvernement et les limites des droits de l’État

Explication

Le droit constitutionnel porte sur la forme de l’État, la forme et les organes du gouvernement ainsi que les limites des droits de l’État. La gestion concrète des services publics appartient principalement à l’organisation administrative.

19. Quelle classification distingue correctement les sources écrites et non écrites du droit constitutionnel ?

Les dispositions constitutionnelles et la jurisprudence sont écrites, tandis que les usages et coutumes sont non écrits
Les coutumes judiciaires sont écrites, tandis que les lois constitutionnelles et les pratiques institutionnelles sont non écrites
Les usages et coutumes sont écrits, tandis que les dispositions constitutionnelles et la jurisprudence sont non écrites
Les pratiques politiques sont écrites, tandis que les textes constitutionnels et les décisions judiciaires sont non écrits

Les dispositions constitutionnelles et la jurisprudence sont écrites, tandis que les usages et coutumes sont non écrits

Explication

Les dispositions constitutionnelles et la jurisprudence figurent parmi les sources écrites, alors que les usages, les pratiques et les coutumes relèvent des sources non écrites. Les usages ne deviennent pas des sources écrites du seul fait qu’ils sont suivis par les institutions.

20. Que désigne l’interprétation constitutionnelle ?

La comparaison historique des constitutions afin de classer leurs formes institutionnelles
La procédure politique qui modifie les dispositions constitutionnelles par un vote parlementaire
L’opération intellectuelle qui identifie le contenu normatif des mots d’un texte constitutionnel
La vérification matérielle de l’authenticité d’un document avant sa publication officielle

L’opération intellectuelle qui identifie le contenu normatif des mots d’un texte constitutionnel

Explication

L’interprétation constitutionnelle consiste à déterminer le contenu normatif des mots employés dans un texte constitutionnel. Une modification par vote relève de la révision constitutionnelle et non de l’interprétation.

21. Qu’est-ce qui caractérise l’interprète authentique en droit constitutionnel ?

C’est l’organe reconnu par l’ordre juridique pour donner une interprétation contraignante
C’est l’auteur historique du texte dont la volonté guide chaque décision d’application
C’est toute personne capable de proposer publiquement une lecture cohérente du texte constitutionnel
C’est l’organe politique chargé de présenter les dispositions constitutionnelles au public

C’est l’organe reconnu par l’ordre juridique pour donner une interprétation contraignante

Explication

L’interprète authentique est l’organe dont l’interprétation est reconnue par l’ordre juridique et produit des effets contraignants, notion associée à H. Kelsen. Toute personne peut formuler une interprétation, mais cette possibilité ne lui confère pas une force juridique obligatoire.

22. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre domination et légitimité ?

La domination exprime l’adhésion sociale, tandis que la légitimité impose une relation hiérarchique entre gouvernants et gouvernés
La domination repose sur la reconnaissance extérieure, tandis que la légitimité découle de la délimitation territoriale
La domination désigne une institution juridique, tandis que la légitimité correspond à la personnalité morale de l’État
La domination établit une relation de pouvoir, tandis que la légitimité la rend acceptable au nom du bien commun

La domination établit une relation de pouvoir, tandis que la légitimité la rend acceptable au nom du bien commun

Explication

La domination renvoie à l’inégalité de pouvoir entre gouvernants et gouvernés, alors que la légitimité justifie cette relation par son orientation vers le bien commun. Confondre domination et adhésion sociale inverse précisément leurs fonctions respectives.

23. Un pouvoir est exercé par des gouvernants sur une population, mais celle-ci considère que ce pouvoir sert le bien commun : quelle analyse convient ?

Il existe une souveraineté fondée sur la reconnaissance extérieure
Il existe une légitimité dépourvue de domination
Il existe une domination accompagnée de légitimité
Il existe une personnalité morale sans relation de pouvoir

Il existe une domination accompagnée de légitimité

Explication

La relation inégale entre gouvernants et gouvernés caractérise la domination, tandis que l’acceptation d’un pouvoir orienté vers le bien commun caractérise sa légitimité. La légitimité ne supprime donc pas la relation de pouvoir, elle la rend acceptable.

24. Que désigne l’institutionnalisation du pouvoir politique ?

Le processus qui dissocie le pouvoir des personnes qui l’exercent et l’incorpore à l’État
Le processus qui rattache durablement le pouvoir à la personne physique du dirigeant
Le processus qui remplace l’autorité étatique par les solidarités d’une population
Le processus qui soumet l’exercice du pouvoir à une reconnaissance extérieure

Le processus qui dissocie le pouvoir des personnes qui l’exercent et l’incorpore à l’État

Explication

L’institutionnalisation sépare le pouvoir politique des individus qui l’exercent et le rattache à l’institution étatique. Le rattachement du pouvoir à un dirigeant relève au contraire de la personnalisation.

25. Quel effet l’institutionnalisation produit-elle sur le pouvoir politique ?

Elle le dépersonnalise et le rend permanent en faisant de l’État une personne morale distincte
Elle le subordonne à la reconnaissance extérieure accordée par d’autres États
Elle le transforme en contrainte privée exercée par les membres de la collectivité
Elle le personnalise et le rend temporaire en le confiant à des gouvernants successifs

Elle le dépersonnalise et le rend permanent en faisant de l’État une personne morale distincte

Explication

L’institutionnalisation assure la continuité du pouvoir en le rattachant à l’État, personne morale distincte des individus. Les gouvernants sont, eux, des personnes physiques temporaires, ce qui exclut une personnalisation durable du pouvoir étatique.

26. Quelle qualité juridique caractérise l’État institutionnalisé ?

Il est une personne morale de droit public titulaire de droits, d’obligations et de prérogatives extraordinaires
Il est une personne physique de droit privé responsable des décisions prises par les gouvernants
Il est une organisation privée dont les compétences dépendent d’une délégation administrative
Il est une collectivité dépourvue de personnalité juridique mais dotée d’une autorité politique

Il est une personne morale de droit public titulaire de droits, d’obligations et de prérogatives extraordinaires

Explication

L’État possède la personnalité juridique et agit comme une personne morale de droit public, avec des droits, des obligations et des prérogatives extraordinaires. Le qualifier de personne physique ou d’organisation privée méconnaît son statut juridique public.

27. Comment peut-on définir l’État comme institution ?

Une population réunie par des intérêts communs mais dépourvue d’organisation juridique et d’autorité commune
Une organisation administrative fondée sur une reconnaissance extérieure sans collectivité humaine structurée
Une autorité politique exerçant ses compétences sur un territoire sans liens de solidarité entre ses membres
Une institution qui organise une collectivité humaine, repose sur des solidarités et la soumet à une autorité commune

Une institution qui organise une collectivité humaine, repose sur des solidarités et la soumet à une autorité commune

Explication

L’État organise une collectivité humaine, s’appuie sur des liens de solidarité et soumet ses membres à une autorité commune. Une population considérée isolément ne suffit donc pas à constituer un État.

28. Selon Max Weber, quelle caractéristique définit l’État ?

La réunion d’une population et d’un territoire reconnus par les autres États
La détention d’un pouvoir moral fondé sur l’adhésion spontanée des citoyens
La revendication réussie du monopole de la contrainte physique légitime
La gestion d’une collectivité humaine au moyen de liens de solidarité sociale

La revendication réussie du monopole de la contrainte physique légitime

Explication

Pour Max Weber, l’État est une entreprise politique institutionnelle qui revendique avec succès le monopole de la contrainte physique légitime. La population, le territoire et la reconnaissance extérieure sont des éléments constitutifs de l’État, mais ne formulent pas cette définition wébérienne.

29. Quels éléments sont constitutifs de l’État ?

Un territoire, une économie nationale, une identité culturelle et une alliance militaire
Une puissance souveraine, une capitale, une constitution écrite et une organisation judiciaire
Une population, une administration locale, une autorité religieuse et une reconnaissance intérieure
Une population, un territoire, une puissance souveraine et une reconnaissance extérieure

Une population, un territoire, une puissance souveraine et une reconnaissance extérieure

Explication

L’État repose sur quatre éléments constitutifs : une population, un territoire, une puissance souveraine et une reconnaissance extérieure. Une capitale ou une constitution écrite peut exister dans certains États, mais ne fait pas partie de cette liste fondamentale.

30. Quelle caractéristique définit le mieux la souveraineté selon O. Beaud ?

Une puissance unique, indivisible et supérieure dans son ordre
Une compétence partagée entre plusieurs autorités de même niveau
Une autorité temporaire exercée par un gouvernant désigné
Une capacité limitée par une puissance extérieure équivalente

Une puissance unique, indivisible et supérieure dans son ordre

Explication

O. Beaud définit la souveraineté comme une puissance unique, indivisible et supérieure à tout autre pouvoir dans son ordre. Elle ne correspond donc ni à une compétence partagée ni à une autorité personnelle temporaire.

31. Quelle conception de la souveraineté Jean Bodin expose-t-il dans Les six livres de la république, publié en 1576 ?

Une autorité élective et temporaire
Une compétence déléguée et révocable
Une puissance limitée et conditionnelle
Une puissance absolue et perpétuelle

Une puissance absolue et perpétuelle

Explication

Jean Bodin présente la souveraineté comme une puissance absolue et perpétuelle dans son ouvrage publié en 1576. La perpétuité concerne la souveraineté elle-même, tandis que le pouvoir d’un gouvernant particulier peut prendre fin.

32. Laquelle de ces propositions caractérise la souveraineté étatique ?

Elle est absolue, inconditionnée, irrésistible, suprême et indépendante.
Elle est locale, révocable, consultative, secondaire et partagée.
Elle est déléguée, conditionnelle, limitée, dérivée et dépendante.
Elle est relative, négociable, subordonnée, temporaire et dépendante.

Elle est absolue, inconditionnée, irrésistible, suprême et indépendante.

Explication

La souveraineté étatique possède les caractères d’une puissance absolue, inconditionnée, irrésistible, suprême et indépendante. Les autres descriptions lui attribuent une dépendance ou une limitation incompatibles avec cette définition.

33. Un État détermine l’étendue de ses compétences et décide lui-même de conclure ou de quitter un engagement juridique : quelles dimensions de la souveraineté sont mobilisées ?

La souveraineté territoriale puis la souveraineté administrative
La souveraineté formelle puis la souveraineté matérielle
La souveraineté extérieure puis la souveraineté territoriale
La souveraineté matérielle puis la souveraineté formelle

La souveraineté matérielle puis la souveraineté formelle

Explication

La souveraineté matérielle porte sur le contenu des compétences de l’État, tandis que la souveraineté formelle concerne sa capacité à se lier et à se délier lui-même. La situation décrit donc ces deux dimensions dans cet ordre.

34. Pourquoi l’action d’un organe de l’État peut-elle être juridiquement imputée à l’État ?

Parce que l’individu devient personnellement titulaire de toutes les obligations de l’État
Parce que toute action privée d’un citoyen engage directement la responsabilité publique
Parce que l’individu agit dans une fonction dont les actes sont considérés comme ceux de l’État
Parce que l’État renonce à distinguer ses agents des personnes étrangères

Parce que l’individu agit dans une fonction dont les actes sont considérés comme ceux de l’État

Explication

Un organe est un individu dont les actions, accomplies dans sa fonction, sont considérées comme des actes de l’État et lui sont juridiquement imputées. Cette imputation ne transforme pas l’individu en titulaire personnel des obligations étatiques.

35. Quelle définition correspond à l’administration au sens de B. Plessix ?

L’ensemble des entreprises recherchant une rentabilité commerciale
L’ensemble des partis organisant la représentation des citoyens
L’ensemble des juridictions chargées de trancher les litiges privés
L’ensemble des organismes et personnes poursuivant un but d’intérêt général

L’ensemble des organismes et personnes poursuivant un but d’intérêt général

Explication

B. Plessix définit l’administration comme l’ensemble des organismes et des personnes qui poursuivent un but d’intérêt général aux niveaux local ou national. Les juridictions, les partis et les entreprises commerciales répondent à d’autres fonctions.

36. Quel élément distingue principalement un État unitaire d’un État fédéral ?

L’État unitaire exerce sa domination depuis un centre décisionnel unique.
L’État unitaire confie la direction générale à des collectivités autonomes.
L’État unitaire répartit les compétences entre plusieurs ordres souverains.
L’État unitaire supprime toute organisation administrative sur son territoire.

L’État unitaire exerce sa domination depuis un centre décisionnel unique.

Explication

Dans un État unitaire, la domination sur l’ensemble du territoire procède d’un centre décisionnel unique. La répartition des compétences entre plusieurs ordres caractérise plutôt l’État fédéral.

37. Une réforme confie des compétences à une collectivité disposant d’une relative autonomie : relève-t-elle de la déconcentration ou de la décentralisation ?

De la déconcentration, car un service central est implanté dans le territoire
De la centralisation, car le pouvoir demeure exercé par le centre national
De la fédéralisation, car la collectivité devient un ordre souverain
De la décentralisation, car une compétence est transférée à une entité autonome

De la décentralisation, car une compétence est transférée à une entité autonome

Explication

La décentralisation transfère des compétences à des entités dotées d’une relative autonomie. La déconcentration organise plutôt une répartition des services du pouvoir central sans leur accorder une autonomie décisionnelle comparable.

38. Que désigne principalement un régime politique ?

L’ensemble des règles et pratiques selon lesquelles les hommes sont gouvernés
La liste des institutions administratives chargées de l’intérêt général
La norme suprême qui encadre juridiquement l’organisation des pouvoirs
La répartition territoriale des compétences entre les collectivités publiques

L’ensemble des règles et pratiques selon lesquelles les hommes sont gouvernés

Explication

Le régime politique désigne les règles, pratiques et modalités concrètes selon lesquelles le pouvoir est exercé dans un pays. Il ne se confond donc pas avec la Constitution, qui est principalement la norme suprême encadrant ce pouvoir.

39. Selon quel critère le constitutionnalisme classe-t-il les régimes politiques en régimes parlementaire et présidentiel ?

La distinction entre territoire unitaire et territoire fédéral
La manière dont les collectivités exercent leurs compétences
Le degré de séparation des pouvoirs
Le nombre de gouvernants participant à la décision

Le degré de séparation des pouvoirs

Explication

Le constitutionnalisme distingue les régimes parlementaire et présidentiel selon le critère de la séparation des pouvoirs. Le nombre de gouvernants renvoie plutôt à la classification d’Aristote.

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Qu'est-ce que la Constitution organise et limite ?

Le pouvoir politique.

Sur quelle relation repose le pouvoir politique ?

Une relation de commandement et d’obéissance.

Comment la Constitution résout-elle le problème d’organisation du pouvoir politique ?

En fixant juridiquement ses modalités d’exercice.

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