QCM : Président de la République (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Depuis 1962, selon l’article 6 de la Constitution, comment le Président de la République est-il élu ?

Pour sept ans au suffrage universel indirect
Pour cinq ans au suffrage universel direct
Pour sept ans par des élus locaux
Pour cinq ans par un collège de parlementaires

Pour cinq ans au suffrage universel direct

Explication

Depuis 1962, les citoyens élisent directement le Président pour un mandat de cinq ans. Le suffrage indirect, impliquant un collège d’élus, correspondait à la période antérieure à 1962.

2. Entre 1958 et 1962, quel organe élisait le Président de la République ?

Un collège d’environ 80 000 élus locaux et parlementaires
Les seuls députés réunis en Congrès
Un collège composé des membres du Conseil constitutionnel
L’ensemble des citoyens inscrits sur les listes électorales

Un collège d’environ 80 000 élus locaux et parlementaires

Explication

Durant cette période, un collège d’environ 80 000 électeurs composé d’élus locaux et de parlementaires désignait le Président. Le peuple ne procédait donc pas directement à cette élection.

3. En quelle année a eu lieu la première élection présidentielle française au suffrage universel direct ?

1965, avec la réélection du général de Gaulle
1962, après le discours télévisé de de Gaulle
2000, après l’instauration du quinquennat
1958, avec l’élection du général de Gaulle

1965, avec la réélection du général de Gaulle

Explication

La première élection présidentielle au suffrage universel direct a lieu en 1965 et conduit à la réélection du général de Gaulle. L’année 1962 marque la décision et l’explication de cette réforme, non sa première mise en œuvre électorale.

4. Que se passe-t-il si aucun candidat n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle ?

Le premier candidat arrivé en tête est immédiatement déclaré élu
Le Parlement choisit le Président parmi les candidats arrivés en tête
Un second tour oppose, quatorze jours plus tard, les deux candidats arrivés en tête
Un second tour oppose, sept jours plus tard, tous les candidats ayant dépassé un seuil électoral

Un second tour oppose, quatorze jours plus tard, les deux candidats arrivés en tête

Explication

L’article 7 prévoit un second tour le quatorzième jour suivant entre les deux candidats arrivés en tête lorsque la majorité absolue n’est pas atteinte. Le premier tour ne suffit donc pas à proclamer automatiquement le candidat arrivé en tête.

5. Quelle règle encadre les présentations nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle ?

Obtenir 500 signatures de citoyens provenant d’au moins 30 communes, avec une limite régionale
Réunir 300 présentations parlementaires provenant d’au moins 20 départements, sans autre restriction
Réunir 1 000 présentations d’élus provenant d’au moins 50 départements, sans plafond départemental
Obtenir 500 présentations d’élus issus d’au moins 30 départements, avec une limite par département

Obtenir 500 présentations d’élus issus d’au moins 30 départements, avec une limite par département

Explication

La candidature exige 500 présentations d’élus locaux ou de parlementaires issus d’au moins 30 départements, avec au maximum un dixième des présentations venant du même département. Les autres propositions modifient le nombre, la nature des soutiens ou la répartition territoriale exigée.

6. Depuis la révision constitutionnelle approuvée par référendum le 24 septembre 2000, quelle est la durée du mandat présidentiel ?

Six ans, contre sept ans auparavant
Cinq ans, contre six ans auparavant
Cinq ans, contre sept ans auparavant
Sept ans, contre cinq ans auparavant

Cinq ans, contre sept ans auparavant

Explication

La révision constitutionnelle de 2000 a remplacé le septennat par un quinquennat, soit un mandat de cinq ans. Le mandat présidentiel précédent durait sept ans.

7. Quelle limite la Constitution fixe-t-elle à l’exercice successif des mandats présidentiels ?

Nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs
Nul ne peut se présenter plus de deux fois au cours de sa vie politique
Nul ne peut briguer un nouveau mandat après une première interruption
Nul ne peut exercer plus de trois mandats présidentiels consécutifs

Nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs

Explication

La limitation porte sur l’exercice de plus de deux mandats consécutifs. Elle ne constitue pas une interdiction définitive de se représenter après une interruption entre deux mandats.

8. Quelle distinction décrit correctement l’empêchement et la vacance de la présidence ?

L’empêchement est temporaire, tandis que la vacance correspond à une impossibilité durable liée notamment à une démission ou à un décès
L’empêchement concerne une démission, tandis que la vacance résulte d’une incapacité médicale provisoire
L’empêchement résulte d’un décès, tandis que la vacance désigne une indisponibilité temporaire du Président
L’empêchement et la vacance désignent deux formes équivalentes d’absence momentanée du Président

L’empêchement est temporaire, tandis que la vacance correspond à une impossibilité durable liée notamment à une démission ou à un décès

Explication

L’empêchement désigne une situation temporaire, alors que la vacance signifie que le Président ne peut plus exercer ses fonctions, notamment après une démission ou un décès. Ces deux notions ne décrivent donc pas une absence de même nature.

9. Qui assure l’intérim de la présidence de la République en cas d’empêchement ou de vacance ?

Le président du Conseil constitutionnel
Le président du Sénat
Le président de l’Assemblée nationale
Le Premier ministre

Le président du Sénat

Explication

En cas d’empêchement ou de vacance, l’intérim présidentiel est assuré par le président du Sénat. Le Premier ministre dirige le Gouvernement, mais il n’est pas désigné pour exercer cet intérim.

10. Quelle règle décrit la responsabilité politique du Président de la République pendant l’exercice de ses fonctions ?

Il partage sa responsabilité politique avec le Gouvernement devant le Parlement
Il n’est pas politiquement responsable de ses actes et ne peut être contraint à démissionner pour ce motif
Il est politiquement responsable devant l’Assemblée nationale et peut être renversé par elle
Il engage sa responsabilité politique devant le Sénat lors de chaque décision importante

Il n’est pas politiquement responsable de ses actes et ne peut être contraint à démissionner pour ce motif

Explication

Le Président n’est pas politiquement responsable de ses actes en cette qualité et aucun mécanisme constitutionnel ne peut le contraindre à démissionner pour des raisons politiques. La responsabilité politique devant l’Assemblée nationale concerne le Gouvernement, non le Président.

11. Quelle révision constitutionnelle a réécrit les articles 67 et 68 relatifs à la responsabilité du Président de la République ?

La révision constitutionnelle du 4 octobre 1958
La révision constitutionnelle du 28 mars 2003
La révision constitutionnelle du 2 octobre 1981
La révision constitutionnelle du 23 février 2007

La révision constitutionnelle du 23 février 2007

Explication

La révision constitutionnelle du 23 février 2007 a réécrit les articles 67 et 68 concernant la responsabilité présidentielle. Les autres dates renvoient à d’autres étapes de l’histoire constitutionnelle française.

12. Pendant son mandat, quelle protection juridictionnelle s’applique au Président de la République en France ?

Il ne peut être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action ou d’une poursuite devant une autorité française
Il peut faire l’objet d’une instruction judiciaire après autorisation du Conseil constitutionnel
Il bénéficie d’une protection pour ses actes politiques, mais les autorités administratives peuvent agir contre lui
Il peut être entendu comme témoin, mais les poursuites pénales sont reportées après son mandat

Il ne peut être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action ou d’une poursuite devant une autorité française

Explication

Pendant son mandat, le Président ne peut être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite devant une juridiction ou une autorité administrative française. La protection couvre donc aussi les actes de procédure et les autorités administratives, pas seulement les poursuites pénales.

13. Que désigne le contreseing apposé sur certains actes du Président de la République ?

La signature du président d’une assemblée autorisant l’entrée en vigueur de l’acte
L’approbation des électeurs permettant au Président d’exercer directement son pouvoir
La validation du Conseil constitutionnel confirmant la conformité de l’acte présidentiel
La signature du Premier ministre ou d’un ministre associant le Gouvernement à l’exercice de l’acte

La signature du Premier ministre ou d’un ministre associant le Gouvernement à l’exercice de l’acte

Explication

Le contreseing est la signature du Premier ministre ou d’un ministre apposée sur certains actes présidentiels afin d’associer le Gouvernement à leur exercice. Un acte dispensé de contreseing peut, au contraire, être exercé seul par le Président.

14. Quels actes présidentiels l’article 19 dispense-t-il notamment de contreseing ?

Les actes adoptés après délibération du Gouvernement ou après consultation du Parlement
Les actes concernant le budget, les nominations administratives et les relations diplomatiques
Les actes prévus aux articles 8, 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61
Les actes prévus aux articles 5, 20, 21, 37, 38, 49, 50 et 52

Les actes prévus aux articles 8, 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61

Explication

L’article 19 énumère notamment les actes des articles 8, 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61 comme dispensés de contreseing. Les autres actes présidentiels sont en principe soumis au contreseing lorsqu’aucune exception constitutionnelle ne s’applique.

15. Dans quelles conditions le Président nomme-t-il le Premier ministre et met-il fin à ses fonctions ?

Il le choisit librement et peut mettre fin à ses fonctions sans tenir compte de la composition de l’Assemblée nationale
Il le nomme après un vote obligatoire du Sénat et accepte sa démission sur décision du Conseil constitutionnel
Il le nomme et met fin à ses fonctions sur présentation de la démission du Gouvernement, en tenant compte de l’Assemblée nationale
Il le choisit parmi les ministres en fonction et ne peut modifier ses fonctions qu’après un référendum

Il le nomme et met fin à ses fonctions sur présentation de la démission du Gouvernement, en tenant compte de l’Assemblée nationale

Explication

Le Président nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions sur présentation de la démission du Gouvernement, mais son choix est limité par la composition de l’Assemblée nationale. Il ne dispose donc pas d’une liberté politique dépourvue de toute contrainte parlementaire.

16. Avant de dissoudre l’Assemblée nationale, quelles consultations le Président de la République doit-il effectuer ?

Il consulte les électeurs, le Premier ministre et le président du Conseil constitutionnel
Il consulte le Conseil constitutionnel, le Gouvernement et les présidents des groupes parlementaires
Il consulte le Sénat, le Conseil d’État et les représentants des collectivités territoriales
Il consulte le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat

Il consulte le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat

Explication

Le Président peut dissoudre l’Assemblée nationale après avoir consulté le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Cette procédure ne prévoit pas une consultation préalable obligatoire du Conseil constitutionnel ou des électeurs.

17. Comment les compétences de défense sont-elles réparties entre le Président, le Gouvernement et le Premier ministre ?

Le Président conduit la politique de défense, le Gouvernement dirige les conseils militaires et le Premier ministre ratifie les traités
Le Président dispose de la force armée, le Gouvernement est chef des armées et le Premier ministre préside les conseils de défense
Le Président est responsable de la défense nationale, tandis que le Gouvernement et le Premier ministre exercent des fonctions consultatives
Le Président est chef des armées, le Gouvernement dispose de la force armée et le Premier ministre est responsable de la défense nationale

Le Président est chef des armées, le Gouvernement dispose de la force armée et le Premier ministre est responsable de la défense nationale

Explication

Le Président est le chef des armées et préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale, tandis que le Gouvernement dispose de la force armée et que le Premier ministre est responsable de la défense nationale. Ces fonctions distinctes empêchent d’attribuer l’ensemble de la conduite militaire au seul Président.

18. Quelle compétence le Président exerce-t-il en matière de traités et d’accords internationaux ?

Il autorise les négociations internationales, mais la ratification relève exclusivement du Premier ministre
Il négocie et ratifie les traités, et il est informé des négociations relatives aux accords non soumis à ratification
Il conduit la politique internationale du Gouvernement et signe les accords sans participer à leur négociation
Il est informé des traités négociés, tandis que le Gouvernement assure leur ratification et leur entrée en vigueur

Il négocie et ratifie les traités, et il est informé des négociations relatives aux accords non soumis à ratification

Explication

Le Président négocie et ratifie les traités et est informé des négociations tendant à conclure un accord international non soumis à ratification. La conduite générale de la politique de la nation relève toutefois du Gouvernement, ce qui ne retire pas au Président ses compétences constitutionnelles en matière de traités.

19. Comment sont nommés les autres membres du Gouvernement après la nomination du Premier ministre ?

Ils sont désignés par le Conseil constitutionnel sur proposition gouvernementale.
Ils sont nommés par le Président sur proposition du Premier ministre.
Ils sont nommés par le Parlement après consultation du Président.
Ils sont choisis directement par le Premier ministre sans intervention présidentielle.

Ils sont nommés par le Président sur proposition du Premier ministre.

Explication

Les autres membres du Gouvernement sont nommés par le Président de la République sur proposition du Premier ministre. La nomination directe du Premier ministre par le Président concerne une fonction distincte et ne décrit pas la procédure applicable aux autres ministres.

20. Dans quel délai le Président de la République promulgue-t-il une loi après sa transmission au Gouvernement ?

Dans les quinze jours suivant sa transmission au Gouvernement.
Dans les trente jours suivant son adoption par le Parlement.
Dans le mois suivant la décision du Conseil constitutionnel.
Dans les dix jours suivant sa publication au Journal officiel.

Dans les quinze jours suivant sa transmission au Gouvernement.

Explication

La promulgation doit intervenir dans les quinze jours suivant la transmission de la loi au Gouvernement. La demande d’une nouvelle délibération doit être formulée avant l’expiration de ce délai, et non après la promulgation.

21. Quelle caractéristique définit une ordonnance prise par le Gouvernement ?

C’est une loi votée directement par le Gouvernement après consultation du Conseil constitutionnel.
C’est un décret parlementaire adopté dans une matière relevant du pouvoir exécutif.
C’est une décision présidentielle prise dans le domaine réglementaire sans autorisation parlementaire.
C’est un acte gouvernemental adopté sur habilitation du Parlement dans le domaine de la loi.

C’est un acte gouvernemental adopté sur habilitation du Parlement dans le domaine de la loi.

Explication

Une ordonnance est adoptée par le Gouvernement grâce à une habilitation du Parlement, dans une matière qui relève normalement du domaine de la loi. Elle ne constitue donc ni une loi votée directement par le Gouvernement ni un simple acte réglementaire présidentiel.

22. Quelle est la portée de la grâce présidentielle en matière pénale ?

Elle bénéficie individuellement à une personne condamnée.
Elle annule automatiquement toute décision rendue par une juridiction pénale.
Elle suspend les poursuites pénales engagées contre un groupe de personnes.
Elle s’applique de manière générale à toutes les personnes condamnées.

Elle bénéficie individuellement à une personne condamnée.

Explication

Le Président dispose d’un droit de grâce exercé à titre individuel en matière pénale. Une mesure générale concernant toutes les personnes condamnées ne correspond pas à cette prérogative présidentielle.

23. Qui peut prendre l’initiative d’une révision de la Constitution ?

Le Président après accord préalable du Conseil d’État et des juridictions judiciaires.
Le Président sur proposition du Premier ministre et les membres du Parlement.
Les électeurs par pétition nationale et les collectivités territoriales représentées.
Le Gouvernement réuni en conseil et le Conseil constitutionnel conjointement.

Le Président sur proposition du Premier ministre et les membres du Parlement.

Explication

L’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au Président de la République, sur proposition du Premier ministre, et aux membres du Parlement. Le Conseil constitutionnel ne partage pas cette compétence d’initiative avec ces autorités.

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Quelle durée de mandat présidentiel fixe l'article 6 depuis 1962 ?

Cinq ans.

Comment est élu le Président de la République depuis 1962 ?

Au suffrage universel direct.

Par quel mode de suffrage le Président était-il élu de 1958 à 1962 ?

Au suffrage universel indirect.

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