QCM : Preuve et contrats numériques (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelles conditions un écrit électronique possède-t-il la même force probante qu’un écrit sur support papier ?

Lorsque le destinataire confirme simplement avoir reçu le document
Lorsque l’auteur est identifié et que l’intégrité du document est garantie
Lorsque le document est envoyé par courriel depuis une adresse professionnelle
Lorsque le document est imprimé puis conservé dans un dossier physique

Lorsque l’auteur est identifié et que l’intégrité du document est garantie

Explication

L’article 1366 du Code civil reconnaît à l’écrit électronique une force probante équivalente si son auteur peut être identifié et si son établissement et sa conservation garantissent son intégrité. Une adresse professionnelle ou une confirmation de réception ne suffit pas à établir ces deux conditions.

2. Quelle est la valeur probante d’un courriel dont l’auteur n’est pas dûment identifié ou dont l’intégrité n’est pas garantie ?

Il constitue un commencement de preuve par écrit, dont la valeur est appréciée par le juge
Il vaut comme preuve complète dès lors qu’il a été transmis au destinataire
Il bénéficie d’une force probante équivalente à celle d’un acte authentique
Il est automatiquement privé de toute valeur dans le cadre d’un litige

Il constitue un commencement de preuve par écrit, dont la valeur est appréciée par le juge

Explication

Lorsqu’une condition d’identification ou d’intégrité fait défaut, le courriel reste un commencement de preuve par écrit et le juge apprécie librement sa portée. Il n’est donc ni automatiquement dépourvu de valeur ni assimilé à une preuve complète.

3. Quel est l’effet du recours à un certificat électronique qualifié délivré par un prestataire ?

Il permet de présumer la fiabilité de la signature et d’éviter une expertise en cas de litige
Il garantit la conservation durable du document dans un archivage à valeur probante
Il transforme automatiquement tout courriel en acte authentique opposable
Il dispense l’entreprise d’identifier le signataire lors de la conclusion du contrat

Il permet de présumer la fiabilité de la signature et d’éviter une expertise en cas de litige

Explication

Un certificat électronique qualifié permet de bénéficier d’une signature présumée fiable et d’éviter une procédure d’expertise en cas de contestation. Il ne remplace pas les exigences propres à l’archivage ni ne transforme un courriel en acte authentique.

4. Quelle caractéristique distingue un archivage électronique à valeur probante d’un simple stockage sur serveur ?

Il assure principalement la sauvegarde matérielle des serveurs contenant les fichiers
Il conserve les fichiers dans un emplacement informatique sans dispositif complémentaire
Il privilégie la rapidité d’accès aux documents au détriment de leur conservation
Il garantit l’intégrité, la disponibilité et la relecture des documents dans le temps

Il garantit l’intégrité, la disponibilité et la relecture des documents dans le temps

Explication

L’archivage à valeur probante vise l’intégrité, la disponibilité et la relecture durable des documents, ce qui dépasse un simple dépôt de fichiers. Un stockage passif peut conserver des données sans garantir ces propriétés.

5. Comment se répartissent les responsabilités liées à la protection des données personnelles dans le commerce électronique ?

La protection est une faculté de l’entreprise et sa mise en œuvre une obligation du client
La protection relève du prestataire technique et dispense le vendeur de toute responsabilité
La protection est un droit de la personne et sa mise en œuvre une obligation de l’entreprise
La protection dépend d’un accord commercial conclu entre le cyberacheteur et le cybermarchand

La protection est un droit de la personne et sa mise en œuvre une obligation de l’entreprise

Explication

Le droit des données personnelles reconnaît un droit aux personnes et impose des obligations aux entreprises, notamment dans le cadre du RGPD. Le cybermarchand ne peut donc pas transférer sa responsabilité au client ou à son prestataire technique.

6. Quelle information le cybermarchand doit-il fournir concernant les traceurs utilisés sur son site ?

Il doit informer l’internaute de leur utilisation, notamment au moyen d’un bandeau de cookies
Il doit présenter les traceurs comme des documents contractuels à signer électroniquement
Il doit communiquer les données collectées à l’internaute avant l’affichage de chaque page
Il doit demander une inscription à une newsletter avant toute navigation sur le site

Il doit informer l’internaute de leur utilisation, notamment au moyen d’un bandeau de cookies

Explication

Le cybermarchand doit informer l’internaute de l’utilisation des traceurs, notamment par un bandeau de cookies. Cette obligation d’information concerne les cookies et ne se confond pas avec l’inscription à une newsletter.

7. Quelles obligations accompagnent l’inscription d’un internaute à une newsletter ?

Demander une validation orale, puis maintenir l’abonnement jusqu’à une opposition écrite
Informer l’internaute après l’envoi du premier message et conserver son inscription par défaut
Obtenir son consentement exprès, préciser la finalité et offrir un moyen de désabonnement
Recueillir son adresse sans précision supplémentaire et proposer une modification annuelle

Obtenir son consentement exprès, préciser la finalité et offrir un moyen de désabonnement

Explication

L’inscription à une newsletter exige un consentement exprès, l’indication de sa finalité et la possibilité de se désabonner. Une inscription par défaut ou une information fournie seulement après le premier message ne satisfait pas ces exigences.

8. Quelles informations le professionnel doit-il communiquer au cyberconsommateur de manière lisible et compréhensible avant la commande ?

Son chiffre d’affaires, ses investissements et ses objectifs de développement
La composition de son équipe, ses fournisseurs et ses prévisions commerciales
Les avis des clients, ses distinctions professionnelles et ses résultats financiers
Ses coordonnées, les caractéristiques essentielles et le prix des biens ou services

Ses coordonnées, les caractéristiques essentielles et le prix des biens ou services

Explication

Le professionnel doit présenter clairement ses coordonnées, les caractéristiques essentielles des biens ou services et leur prix. Les autres informations peuvent être utiles dans certains contextes, mais elles ne correspondent pas aux informations précontractuelles exigées ici.

9. Quelle formalité doit accomplir le professionnel lors de la commande pour établir clairement l’engagement financier du consommateur ?

Demander au consommateur de créer un compte avant l’accès au catalogue
Faire reconnaître explicitement au consommateur son obligation de paiement
Envoyer une enquête de satisfaction après la livraison du bien
Afficher une publicité rappelant les avantages commerciaux de l’offre

Faire reconnaître explicitement au consommateur son obligation de paiement

Explication

Le professionnel doit obtenir une reconnaissance explicite de l’obligation de paiement au moment de la commande. La création d’un compte ou l’envoi d’une enquête ne prouve pas, à lui seul, cette reconnaissance.

10. Dans quelle séquence la procédure du double-clic doit-elle se dérouler lors d’un achat en ligne ?

Confirmer immédiatement la commande, puis vérifier le prix et demander une correction
Payer la commande, consulter les conditions, puis corriger les informations saisies
Recevoir l’accusé de réception, modifier la commande, puis accepter l’offre
Vérifier la commande et son prix, corriger les erreurs, puis confirmer l’acceptation

Vérifier la commande et son prix, corriger les erreurs, puis confirmer l’acceptation

Explication

Le double-clic impose une vérification du détail et du prix total, suivie de la correction des erreurs éventuelles avant la confirmation définitive. Une validation immédiate et irréversible ne respecte pas cette logique de contrôle préalable.

11. À quel moment et par quel moyen le cybervendeur doit-il accuser réception de la commande ?

Après sa validation, sans délai et par voie électronique
Avant le paiement, par une notification remise en magasin
Avant sa validation, par courrier postal envoyé au domicile
Après sa livraison, par un appel téléphonique du service client

Après sa validation, sans délai et par voie électronique

Explication

L’accusé de réception intervient après la validation de la commande et doit être transmis sans délai par voie électronique, par exemple à l’écran ou par courriel. Il ne doit pas être confondu avec le double-clic, qui précède l’acceptation définitive.

12. Pendant combien de temps un professionnel doit-il archiver un contrat électronique portant sur une somme égale ou supérieure à 120 € ?

Pendant dix ans
Pendant quinze ans
Pendant cinq ans
Pendant trois ans

Pendant dix ans

Explication

Pour un contrat électronique portant sur une somme au moins égale à 120 €, l’archivage doit être assuré pendant dix ans. Les autres durées proposées ne correspondent pas à la durée prévue par l’article L213-1 du Code de la consommation.

13. Dans quel délai le cyberacheteur peut-il exercer son droit de rétractation après la réception de la commande, sans devoir justifier sa décision ?

Au plus tard dans les trente jours suivant le paiement
Au plus tard dans les quarante-huit heures suivant la livraison
Au plus tard dans les sept jours suivant la validation
Au plus tard dans les quatorze jours suivant la réception

Au plus tard dans les quatorze jours suivant la réception

Explication

Le cyberacheteur peut se rétracter sans justification en informant le professionnel dans les quatorze jours suivant la réception de la commande. Le délai commence donc à la réception, et non à la validation ou au paiement.

14. Quels exemples relèvent notamment d’un contrat de prestation de services numériques ?

La vente de produits alimentaires, le transport de voyageurs et la location d’un logement
La fabrication de meubles, la réparation automobile et la distribution de vêtements
La création d’une société, la rédaction d’un testament et la gestion d’un patrimoine
L’hébergement de données, le développement de logiciels ou de sites et la maintenance informatique

L’hébergement de données, le développement de logiciels ou de sites et la maintenance informatique

Explication

Les prestations numériques comprennent notamment l’hébergement de données, le développement de logiciels ou de sites Internet et la maintenance matérielle ou logicielle. Elles restent soumises au droit commun des contrats, contrairement aux activités générales proposées dans les autres réponses.

15. Qui est tenu par une clause de secret ou de confidentialité dans un contrat de prestation de services numériques ?

Le client, tandis que le prestataire peut publier les informations techniques
Le prestataire, tandis que le client reste libre de diffuser les documents reçus
Le prestataire et le client, pour les informations auxquelles ils ont accès
Les sous-traitants éventuels, tandis que les parties au contrat restent étrangères à la clause

Le prestataire et le client, pour les informations auxquelles ils ont accès

Explication

L’obligation de confidentialité concerne les deux parties : le prestataire comme le client doivent préserver les informations et documents auxquels ils accèdent. Elle ne pèse donc pas sur le seul prestataire, contrairement à une confusion fréquente.

16. Quel est l’objectif principal d’une clause de réversibilité dans un contrat de prestation numérique ?

Prévoir la conservation des données par le prestataire après la fin de toute relation
Organiser la facturation des services supplémentaires demandés pendant le contrat
Autoriser le prestataire à modifier les données du client selon ses propres méthodes
Permettre au client de récupérer ses données et de reprendre la fonction externalisée

Permettre au client de récupérer ses données et de reprendre la fonction externalisée

Explication

La clause de réversibilité permet au client de récupérer ses données cruciales et de reprendre la gestion de la fonction externalisée, lui-même ou avec un autre prestataire. Elle concerne donc la sortie de l’externalisation, et non la tarification ou la conservation autonome des données par le prestataire.

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Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Preuve et contrats numériques.

Quelles conditions impose l'article 1366 du Code civil pour la validité de l'écrit électronique?

Identification de la personne et intégrité de l'écrit.

Que vaut un e-mail ne satisfaisant pas aux conditions d'identification et d'intégrité?

Un commencement de preuve par écrit.

Comment le juge apprécie-t-il la valeur probante d'un e-mail non conforme?

Il l'apprécie librement.

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