QCM : Prévention situationnelle et sûreté (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise les trois niveaux de prévention selon le moment et l’objectif de leur intervention ?

La prévention primaire réduit le risque à la source, la secondaire protège contre ses effets résiduels et la tertiaire traite ses conséquences
La prévention primaire soigne les victimes, la secondaire supprime les causes sociales et la tertiaire renforce la dissuasion pénale
La prévention primaire sanctionne les auteurs, la secondaire aménage les espaces et la tertiaire informe les populations exposées
La prévention primaire mesure les dommages, la secondaire identifie les risques et la tertiaire empêche leur apparition

La prévention primaire réduit le risque à la source, la secondaire protège contre ses effets résiduels et la tertiaire traite ses conséquences

Explication

La prévention primaire agit sur le risque avant sa réalisation, la secondaire limite l’impact du risque résiduel et la tertiaire intervient après l’accident ou l’incident. Confondre la prévention primaire avec les soins aux victimes revient à lui attribuer une fonction qui relève de la prévention tertiaire.

2. Quelle définition correspond à la prévention dans le domaine de la santé et de la sécurité ?

Une politique consacrée au traitement médical des conséquences après la survenue d’un accident
Un ensemble de mesures visant à éviter ou à réduire les maladies, les accidents et les handicaps
Une méthode destinée à modifier les espaces publics pour diminuer les occasions de passage à l’acte
Un dispositif centré sur la sanction des comportements présentant une menace pour la collectivité

Un ensemble de mesures visant à éviter ou à réduire les maladies, les accidents et les handicaps

Explication

La prévention regroupe les mesures qui cherchent à éviter ou à réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps. Le traitement des conséquences constitue une intervention plus spécifique, qui ne recouvre pas toute la notion de prévention.

3. Comment la prévention pénale matérielle cherche-t-elle à favoriser le respect du droit pénal ?

En créant des obstacles physiques ou psychologiques qui rendent le comportement délictueux plus difficile
En améliorant les conditions sociales pour réduire les facteurs favorisant l’entrée dans la délinquance
En modifiant l’organisation spatiale d’une situation pour diminuer les occasions de passage à l’acte
En augmentant la certitude de la peine afin de renforcer son effet dissuasif auprès des délinquants

En créant des obstacles physiques ou psychologiques qui rendent le comportement délictueux plus difficile

Explication

La prévention pénale matérielle repose sur des obstacles physiques ou psychologiques mis en place par les acteurs publics pour favoriser un comportement conforme au droit pénal. L’augmentation de la certitude de la peine appartient à la prévention pénale juridique.

4. Quel mécanisme renforce l’effet préventif de la peine dans la prévention pénale juridique ?

La création d’obstacles matériels, qui gêne concrètement l’action du malfaiteur
La certitude de son application, qui accroît son pouvoir de dissuasion
L’amélioration des conditions de vie, qui agit sur les causes sociales de la délinquance
La modification des espaces, qui réduit les opportunités offertes au passage à l’acte

La certitude de son application, qui accroît son pouvoir de dissuasion

Explication

La prévention pénale juridique s’appuie sur la fonction préventive de la peine, dont la certitude d’application renforce la dissuasion. Les autres mécanismes relèvent de mesures matérielles, sociales ou situationnelles plutôt que de la logique juridique de la peine.

5. Sur quel type de facteurs la prévention sociale cherche-t-elle principalement à agir ?

Sur l’environnement social et les conditions de vie qui favorisent la délinquance
Sur les conséquences médicales et matérielles produites par un accident ou un délit
Sur les obstacles physiques qui compliquent le passage à l’acte dans une situation donnée
Sur la certitude de la peine qui augmente la crainte d’une sanction pénale

Sur l’environnement social et les conditions de vie qui favorisent la délinquance

Explication

La prévention sociale intervient en amont sur l’environnement social et les conditions de vie afin de limiter les facteurs favorisant la délinquance. Les obstacles physiques dans une situation précise relèvent plutôt de la prévention situationnelle.

6. En quoi la prévention situationnelle complète-t-elle la prévention sociale ?

Elle cherche à provoquer le renoncement ou l’échec du malfaiteur par des obstacles matériels ou physiques
Elle cherche à corriger les inégalités sociales par des actions portant sur les conditions de vie
Elle cherche à renforcer la dissuasion par une application plus certaine des sanctions pénales
Elle cherche à traiter les dommages subis par les victimes après la réalisation de l’infraction

Elle cherche à provoquer le renoncement ou l’échec du malfaiteur par des obstacles matériels ou physiques

Explication

La prévention situationnelle agit sur une situation concrète en introduisant des obstacles matériels ou physiques susceptibles de faire renoncer le malfaiteur ou de provoquer son échec. La prévention sociale vise plutôt les causes et les conditions sociales qui favorisent la délinquance.

7. Quel est le principe central de la prévention situationnelle ?

Rendre les sanctions certaines afin de renforcer la fonction dissuasive de la peine
Prendre en charge les conséquences d’une infraction afin de réparer le dommage subi
Modifier physiquement et spatialement un contexte pour réduire les opportunités de délinquance
Transformer les conditions sociales afin d’agir sur les causes profondes de la délinquance

Modifier physiquement et spatialement un contexte pour réduire les opportunités de délinquance

Explication

La prévention situationnelle adopte une approche pragmatique qui modifie l’environnement physique et spatial pour réduire les occasions de délinquance et conduire l’auteur au renoncement ou à l’échec. La transformation des conditions sociales correspond à la prévention sociale.

8. Quel exemple illustre la continuité historique des pratiques de protection par l’environnement ?

Des campagnes d’éducation anciennes aux politiques sociales modernes et aux actions récentes de médiation
Des tribunaux antiques aux codes pénaux modernes et aux programmes contemporains de réinsertion
Des hôpitaux médiévaux aux assurances modernes et aux services actuels de réparation des victimes
Des Oies du Capitole de l’Antiquité aux châteaux-forts et aux dispositifs modernes de sûreté

Des Oies du Capitole de l’Antiquité aux châteaux-forts et aux dispositifs modernes de sûreté

Explication

Les pratiques de protection par l’environnement sont présentées comme anciennes et continues, des Oies du Capitole aux châteaux-forts, puis à l’intelligence artificielle et aux dispositifs modernes de sûreté. Les autres exemples décrivent des évolutions institutionnelles ou sociales qui ne correspondent pas à cette continuité environnementale.

9. Quelle caractéristique définit le panoptique conçu par Jérémy Bentham en 1791 ?

Une surveillance à 360 degrés depuis une position centrale
Une sélection des cibles fondée sur leurs bénéfices potentiels
Une surveillance diffuse produite par les regards des habitants
Une séparation résidentielle entre les espaces privés et publics

Une surveillance à 360 degrés depuis une position centrale

Explication

Le panoptique repose sur une position centrale permettant une surveillance à 360 degrés. La surveillance produite par les regards ordinaires des usagers correspond plutôt à la surveillance naturelle ou partagée.

10. Selon Jane Jacobs, dans quelles conditions les rues deviennent-elles plus sûres ?

Lorsque les rues sont séparées des activités quotidiennes des habitants
Lorsque les bâtiments concentrent l’observation depuis une tour centrale
Lorsque les accès résidentiels sont contrôlés par des dispositifs physiques
Lorsque les habitants les reconnaissent comme leur espace et les animent par leurs regards

Lorsque les habitants les reconnaissent comme leur espace et les animent par leurs regards

Explication

Jane Jacobs associe la sécurité à l’appropriation des rues par les habitants et à la présence d’« yeux dans la rue ». Une tour centrale relève du modèle panoptique, qui ne repose pas sur la fréquentation ordinaire des lieux.

11. Que désigne la notion d’espace défendable chez Oscar Newman ?

Un quartier où les rues sont sécurisées par une forte séparation des activités
Un environnement résidentiel où les habitants participent à leur propre sécurité
Un ensemble de logements où les délinquants calculent les risques avant d’agir
Un dispositif architectural où un observateur central surveille chaque circulation

Un environnement résidentiel où les habitants participent à leur propre sécurité

Explication

L’espace défendable est un environnement résidentiel conçu pour permettre aux habitants de devenir des acteurs de leur propre sécurité. Il ne se réduit pas à une surveillance centralisée ni à une théorie de la décision délinquante.

12. Comment Ronald V. Clarke décrit-il le comportement du délinquant avant le passage à l’acte ?

Il évalue les efforts, les risques et les bénéfices potentiels de l’action
Il choisit les logements selon leur hauteur plutôt que selon leur environnement
Il dépend d’un observateur central qui contrôle les déplacements du quartier
Il agit principalement en réponse aux regards ordinaires des autres habitants

Il évalue les efforts, les risques et les bénéfices potentiels de l’action

Explication

Pour Clarke, le délinquant est un acteur rationnel qui met en balance les efforts, les risques et les bénéfices potentiels. Cette conception concerne une évaluation préalable à l’action, et non une surveillance exercée par les habitants ou par un observateur central.

13. Quel contraste oppose les lieux recherchés par les délinquants et les objectifs de la conception urbaine ?

Les délinquants recherchent des lieux peu visibles, tandis que la conception urbaine vise des espaces humanisés et fréquentés
Les délinquants recherchent des lieux fortement éclairés, tandis que la conception urbaine vise des espaces sans visibilité
Les délinquants recherchent des lieux très animés, tandis que la conception urbaine vise des espaces isolés et dépeuplés
Les délinquants recherchent des lieux contrôlés par les habitants, tandis que la conception urbaine limite les usages publics

Les délinquants recherchent des lieux peu visibles, tandis que la conception urbaine vise des espaces humanisés et fréquentés

Explication

Les délinquants privilégient les lieux sombres, peu fréquentés, peu visibles et dépourvus de garant, alors que la conception urbaine cherche des espaces publics tranquilles, humanisés, sûrs et non dépeuplés. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou retirent à l’espace public les qualités recherchées.

14. À quel moment les signaux environnementaux sont-ils décodés lors de la sélection d’une cible ?

Après l’acte délictueux, afin d’expliquer les conséquences de l’action
Après la transformation du quartier, afin de mesurer l’effet des aménagements
Pendant l’intervention des habitants, afin de déterminer leur niveau d’appropriation
Avant le choix de la cible, afin d’être comparés puis acceptés ou rejetés

Avant le choix de la cible, afin d’être comparés puis acceptés ou rejetés

Explication

Le délinquant décode et compare les signaux physiques, spatiaux, culturels, juridiques et psychologiques avant d’accepter ou de rejeter une cible. L’acte délictueux intervient ensuite, et ne constitue pas le moment du décodage initial.

15. Quel est l’objectif principal de la résidentialisation dans les logements sociaux ?

Ouvrir les espaces résidentiels afin de réduire les limites entre les usages publics et privés
Regrouper les logements sociaux dans des tours afin d’augmenter la densité résidentielle
Installer une surveillance centrale permettant d’observer les habitants depuis un point fixe
Créer de petites unités résidentielles en clarifiant les limites et en contrôlant les accès

Créer de petites unités résidentielles en clarifiant les limites et en contrôlant les accès

Explication

La résidentialisation transforme les logements sociaux en petites unités indépendantes, avec des limites plus lisibles entre espaces privés et publics et des accès contrôlés. Les aménagements ouverts et indéfinis poursuivent une logique différente, tandis que la surveillance centrale et la hauteur des bâtiments ne définissent pas ce processus.

16. Combien de cambriolages de logements ont été recensés en France en 2025 ?

211 600 cambriolages de logements
61 300 cambriolages de logements
41 500 cambriolages de logements
314 400 cambriolages de logements

211 600 cambriolages de logements

Explication

En 2025, les cambriolages de logements représentaient 211 600 faits sur un total de 314 400 cambriolages. Le chiffre de 61 300 concerne les locaux industriels, commerciaux ou financiers, tandis que 41 500 correspond aux autres lieux.

17. Quelle disposition a instauré l’obligation de réaliser une étude de sécurité publique avant certaines constructions ?

L’article 110-1 du RGEPN adopté en 1995
L’article 11 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995
La circulaire ministérielle du 1er octobre 2007
Le décret n° 2007-1177 du 3 août 2007

L’article 11 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995

Explication

L’article 11 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 a institué cette obligation. Le décret de 2007 en a ensuite précisé les modalités d’application, sans créer l’obligation initiale.

18. Quel est l’objectif principal d’une étude de sécurité publique réalisée avant une construction ?

Évaluer les dommages survenus après l’ouverture de la construction
Déterminer les effectifs de sécurité privée affectés au futur site
Apprécier les effets du projet sur la protection des personnes et des biens
Contrôler la conformité des travaux pendant la réalisation du projet

Apprécier les effets du projet sur la protection des personnes et des biens

Explication

L’étude examine en amont les conséquences du projet sur la protection des personnes et des biens contre les menaces et les agressions. Elle se distingue donc d’un contrôle effectué pendant les travaux ou après l’ouverture.

19. Quel texte a précisé, le 3 août 2007, les modalités d’application de l’étude de sécurité publique ?

La circulaire ministérielle du 1er octobre 2007
Le décret n° 2007-1177
L’article 11 relatif à la sécurité publique
La loi n° 95-73 d’orientation et de programmation

Le décret n° 2007-1177

Explication

Le décret n° 2007-1177 du 3 août 2007 a précisé les modalités d’application de l’étude. La circulaire du 1er octobre 2007 l’a ensuite complété, tandis que la loi de 1995 avait instauré l’obligation.

20. Lorsqu’un projet est examiné, quel rôle revient à la sous-commission départementale pour la sécurité publique ?

Apprécier le diagnostic, l’analyse des risques et la cohérence des solutions proposées
Réaliser elle-même l’analyse initiale des risques du projet immobilier
Assurer la surveillance quotidienne du site après son ouverture au public
Concevoir les plans techniques et diriger l’exécution des travaux de construction

Apprécier le diagnostic, l’analyse des risques et la cohérence des solutions proposées

Explication

La sous-commission apprécie la qualité du diagnostic, l’analyse des risques et la cohérence des solutions proposées. Le maître d’ouvrage reste responsable de l’analyse initiale de son projet.

21. Pourquoi les policiers et les gendarmes jouent-ils un rôle incontournable dans la prévention situationnelle ?

Parce qu’ils remplacent les équipes de sécurité privée dans les missions quotidiennes
Parce qu’ils conçoivent les bâtiments et fixent les choix architecturaux du maître d’ouvrage
Parce qu’ils assurent la gestion commerciale et administrative des sites protégés
Parce qu’ils connaissent le terrain, la délinquance locale et les modes opératoires

Parce qu’ils connaissent le terrain, la délinquance locale et les modes opératoires

Explication

Leur connaissance du terrain, de la délinquance locale et des modes opératoires soutient leur rôle de conseil et d’évaluation. La sécurité privée demeure un partenaire distinct et n’est pas remplacée par les forces de sécurité intérieure.

22. Quelles missions l’article 110-1 du RGEPN confie-t-il notamment aux fonctionnaires actifs de la police nationale ?

Protéger les personnes, les biens et les institutions, et prévenir la criminalité
Assurer la sécurité privée des sites et organiser leurs dispositifs techniques
Évaluer les projets immobiliers et valider les solutions du maître d’ouvrage
Rédiger les études de sécurité publique et conduire les travaux concernés

Protéger les personnes, les biens et les institutions, et prévenir la criminalité

Explication

L’article 110-1 du RGEPN leur confie notamment la protection des personnes, des biens et des institutions ainsi que la prévention de la criminalité et de la délinquance. L’évaluation des projets et la réalisation des travaux relèvent d’autres responsabilités.

23. Quelle distinction décrit correctement la sécurité et la sûreté ?

La sécurité et la sûreté traitent toutes deux principalement des risques technologiques accidentels
La sécurité concerne les risques non intentionnels, tandis que la sûreté vise les actes malveillants intentionnels
La sécurité concerne les sites publics, tandis que la sûreté concerne les sites privés
La sécurité vise les actes malveillants intentionnels, tandis que la sûreté concerne les accidents naturels

La sécurité concerne les risques non intentionnels, tandis que la sûreté vise les actes malveillants intentionnels

Explication

La sécurité porte sur les risques accidentels, naturels et technologiques non intentionnels, alors que la sûreté concerne les actes intentionnels de malveillance. La distinction repose donc sur le caractère intentionnel du danger, et non sur le statut du site.

24. Comment les dispositifs de sûreté doivent-ils être conçus lorsqu’ils interagissent avec la sécurité incendie ?

Ils doivent s’adapter aux systèmes réglementés de sécurité incendie, qui demeurent prioritaires
Ils doivent fonctionner indépendamment des exigences réglementaires de sécurité incendie
Ils doivent remplacer les systèmes réglementés lorsque le risque de malveillance est élevé
Ils doivent être installés avant les dispositifs incendie, selon l’analyse du site

Ils doivent s’adapter aux systèmes réglementés de sécurité incendie, qui demeurent prioritaires

Explication

En France, la sécurité prime sur la sûreté, notamment en matière d’incendie. Les dispositifs de sûreté doivent donc être adaptés aux systèmes réglementés de sécurité incendie plutôt que les contrarier.

25. Quels éléments un délinquant met-il en balance avant de décider de passer à l’acte ?

Le niveau de confort, la fréquentation du lieu et la facilité d’accès administratif
La valeur juridique du site, la durée des travaux et le coût du matériel
La visibilité médiatique, la taille du bâtiment et la présence des usagers
Le gain attendu, la difficulté de l’action et le risque encouru

Le gain attendu, la difficulté de l’action et le risque encouru

Explication

La décision repose sur l’évaluation du bénéfice possible, de la difficulté de l’action et du risque auquel l’auteur s’expose. Une action devient plus attractive lorsque les gains paraissent importants et les risques limités.

26. Quelle distinction décrit correctement la lisibilité et la visibilité dans l’aménagement sécurisant ?

La lisibilité désigne la réaction aux dégradations, tandis que la visibilité crée des zones d’influence.
La lisibilité renforce l’appropriation spatiale, tandis que la visibilité organise les procédures d’intervention.
La lisibilité favorise la surveillance visuelle, tandis que la visibilité facilite l’identification des lieux.
La lisibilité facilite la compréhension des lieux, tandis que la visibilité soutient le contrôle visuel des espaces.

La lisibilité facilite la compréhension des lieux, tandis que la visibilité soutient le contrôle visuel des espaces.

Explication

La lisibilité aide à s’orienter et à identifier les lieux, alors que la visibilité permet de voir et d’être vu pour favoriser la surveillance naturelle. La confusion fréquente consiste à attribuer à la lisibilité une fonction de contrôle visuel, qui relève de la visibilité.

27. Quel aménagement illustre le mieux le principe de territorialité ?

Des ouvertures dégagées permettent aux usagers d’observer les espaces et d’être vus depuis les abords.
Des panneaux indiquent les directions et facilitent l’identification des bâtiments par les visiteurs.
Un responsable intervient après une dégradation afin d’éviter que l’espace paraisse abandonné.
Des limites perceptibles créent des zones d’influence et encouragent les usagers à se sentir responsables des lieux.

Des limites perceptibles créent des zones d’influence et encouragent les usagers à se sentir responsables des lieux.

Explication

La territorialité repose sur des zones d’influence spatiales et physiques perceptibles qui favorisent l’appropriation et la responsabilité. Les autres situations relèvent respectivement de la lisibilité, de la visibilité et du rôle du garant des lieux.

28. Lequel de ces ensembles correspond aux cinq principes élémentaires d’aménagement renforçant la sûreté ?

Visibilité, gardiennage, détection, réaction et résilience
Territorialité, périmétrie, volumétrie, gestion et vidéoprotection
Lisibilité, éclairage, contrôle d’accès, alerte et territorialité
Lisibilité, visibilité, socialisation, garant de l’espace et territorialité

Lisibilité, visibilité, socialisation, garant de l’espace et territorialité

Explication

Les cinq principes sont la lisibilité, la visibilité, la socialisation, le garant de l’espace et la territorialité. Les autres ensembles mélangent des moyens, des étapes de défense ou des niveaux d’analyse qui ne constituent pas cette liste.

29. Dans quel ordre général s’enchaînent les étapes de la stratégie de défense ?

Détection et alerte, dissuasion, réaction, blocage et freinage, puis résilience et limitation des conséquences
Dissuasion, détection et alerte, blocage et freinage, réaction, puis limitation des conséquences et résilience
Blocage et freinage, dissuasion, détection et alerte, limitation des conséquences, puis réaction
Dissuasion, réaction, détection et alerte, résilience, puis blocage et freinage

Dissuasion, détection et alerte, blocage et freinage, réaction, puis limitation des conséquences et résilience

Explication

La stratégie commence par la dissuasion, puis repère et signale l’atteinte, la ralentit, réagit et limite enfin ses conséquences en favorisant la résilience. La réaction n’est donc pas l’étape initiale : elle intervient après le déclenchement de l’atteinte.

30. Quelle situation distingue correctement la détection de l’alerte ?

Un capteur repère un comportement inhabituel, puis un signal informe immédiatement un responsable pour provoquer une intervention.
Un responsable observe un comportement inhabituel, puis un capteur bloque l’accès afin de prévenir toute intrusion.
Un agent intervient après une atteinte, puis un dispositif identifie rétrospectivement le comportement inhabituel.
Un signal sonore repère une atteinte, puis une caméra informe automatiquement les personnes chargées d’intervenir.

Un capteur repère un comportement inhabituel, puis un signal informe immédiatement un responsable pour provoquer une intervention.

Explication

La détection identifie un fait ou un comportement inhabituel, tandis que l’alerte transmet cette information à une personne pour déclencher une réaction. Un dispositif de blocage agit sur l’accès, mais il ne définit pas la fonction d’alerte.

31. Quel est l’objectif principal de la dissuasion dans une stratégie de défense ?

Identifier une atteinte en cours et transmettre rapidement l’information à une personne capable d’intervenir.
Réagir après le déclenchement de l’atteinte pour réduire les dommages causés aux personnes et aux biens.
Rétablir le fonctionnement du site après un incident en adaptant les mesures de protection futures.
Rendre l’acte plus difficile, moins rentable et plus risqué afin d’encourager le renoncement avant le préjudice.

Rendre l’acte plus difficile, moins rentable et plus risqué afin d’encourager le renoncement avant le préjudice.

Explication

La dissuasion agit avant le passage à l’acte en augmentant sa difficulté, son risque et son coût attendu, ce qui peut conduire le malfaiteur à renoncer. La réaction, en revanche, intervient après le déclenchement de l’atteinte.

32. Comment l’approche concentrique examine-t-elle un site ?

Elle classe les protections selon les catégories humaine, organisationnelle et technique, du personnel vers les équipements.
Elle étudie d’abord les espaces intérieurs, puis la périmétrie et enfin l’environnement extérieur du site.
Elle analyse successivement la périphérie, la périmétrie et la volumétrie, de l’extérieur vers le cœur du site.
Elle examine les procédures de gestion, puis les moyens de réaction et enfin les dispositifs de vidéoprotection.

Elle analyse successivement la périphérie, la périmétrie et la volumétrie, de l’extérieur vers le cœur du site.

Explication

L’approche concentrique progresse de la périphérie extérieure vers la périmétrie, puis vers la volumétrie intérieure des bâtiments. Elle ne classe pas les mesures par nature humaine, organisationnelle ou technique, ce qui relève de l’approche systémique.

33. Comment l’approche systémique organise-t-elle les moyens de protection d’un site ?

Elle les distingue selon l’extérieur, l’emprise et les espaces intérieurs.
Elle les regroupe en moyens humains, organisationnels et techniques.
Elle les répartit entre dissuasion, détection et réaction.
Elle les ordonne selon la périphérie, la périmétrie et la volumétrie.

Elle les regroupe en moyens humains, organisationnels et techniques.

Explication

L’approche systémique regroupe les moyens de protection en trois catégories : humaines, organisationnelles et techniques. La périphérie, la périmétrie et la volumétrie correspondent à l’analyse concentrique des espaces.

34. Pourquoi le facteur humain est-il déterminant dans un dispositif de sûreté ?

Il intervient principalement après un incident pour limiter les conséquences et rétablir le fonctionnement du site.
Il remplace les moyens techniques lorsque le personnel connaît les risques et peut surveiller les espaces concernés.
Il garantit la réussite du dispositif dès lors que les consignes sont écrites et communiquées aux personnes concernées.
Il constitue le pivot du dispositif, tout en pouvant devenir une vulnérabilité lorsque les procédures sont inadaptées ou mal appliquées.

Il constitue le pivot du dispositif, tout en pouvant devenir une vulnérabilité lorsque les procédures sont inadaptées ou mal appliquées.

Explication

Le facteur humain est central dans la réussite d’un dispositif, mais des procédures inadaptées ou mal appliquées peuvent aussi créer une vulnérabilité. La connaissance des consignes ne suffit donc pas à remplacer les autres moyens ni à garantir automatiquement l’efficacité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Prévention situationnelle et sûreté.

Quelle est la fonction de la prévention primaire ?

Anticiper les risques pour les éliminer à leur source ou les réduire.

Quel est le but de la prévention secondaire ?

Limiter l'impact des risques résiduels par des protections.

Que fait la prévention tertiaire ?

Traite les conséquences après l'accident ou l'incident.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prévention situationnelle et sûreté.

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