QCM : Procédure des élections CSE (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise compte au moins 11 salariés depuis 11 mois consécutifs. À partir de quand l’obligation de mettre en place le CSE s’applique-t-elle ?

Lorsque l’effectif moyen atteint le seuil sur une année
Lorsque l’effectif est atteint pendant 6 mois consécutifs
Dès que l’effectif est atteint pendant 11 mois consécutifs
Lorsque l’effectif est atteint pendant 12 mois consécutifs

Lorsque l’effectif est atteint pendant 12 mois consécutifs

Explication

Le seuil d’au moins 11 salariés doit être atteint pendant 12 mois consécutifs. La durée de 11 mois anticipe le déclenchement, celle de 6 mois réduit la période requise, et une moyenne annuelle ne correspond pas à la règle.

2. Un accord applicable dans une entreprise prévoit un mandat de trois ans pour les élus du CSE. Quelle durée de mandat faut-il retenir ?

Trois ans, conformément à l’accord
Quatre ans, quelle que soit la durée prévue par accord
Deux ans, durée retenue par défaut en cas d’accord
Trois ans et quinze jours, en ajoutant l’intervalle entre les tours

Trois ans, conformément à l’accord

Explication

Le mandat dure quatre ans en principe, mais un accord peut prévoir deux ou trois ans. La durée de quatre ans ignore cette exception, et l’intervalle entre deux tours ne s’ajoute pas à la durée du mandat.

3. Lors d’un calendrier électoral type, le premier tour a lieu à J et un second tour est nécessaire. À quelle date celui-ci est-il prévu ?

À J moins 30 jours
À J moins 15 jours
À J plus 15 jours
À J plus 30 jours

À J plus 15 jours

Explication

Le calendrier type prévoit le second tour quinze jours après le premier tour tenu à J. J moins 15 jours le placerait avant le premier tour, tandis que les repères J moins 30 et J plus 30 ne correspondent pas à cet intervalle.

4. Quelle est la fonction essentielle du protocole d’accord préélectoral lors des élections du CSE ?

Fixer les modalités pratiques des élections par un accord négocié
Consigner les résultats du scrutin après le dépouillement
Recenser les candidats présentés aux élections du CSE
Fixer la durée des mandats des élus par un accord d’entreprise

Fixer les modalités pratiques des élections par un accord négocié

Explication

Le PAP est négocié entre l’employeur et les organisations syndicales afin de fixer les modalités pratiques des élections. La durée des mandats relève d’un autre accord, les candidatures sont recensées sur les listes et les résultats sont consignés après le scrutin.

5. Un projet de PAP prévoit les collèges électoraux, la répartition des sièges et les modes de scrutin, mais ne précise ni le lieu du vote ni le bureau de vote. Quel élément manque au regard des modalités prévues par le PAP ?

Le lieu du vote et la composition du bureau de vote
La date de proclamation des résultats et la durée des mandats
Le siège social de l’entreprise et la liste des candidats
La composition des listes et la répartition des candidatures

Le lieu du vote et la composition du bureau de vote

Explication

Le PAP fixe notamment le lieu et les horaires du vote ainsi que la composition du bureau de vote, en plus des collèges, sièges, modalités de scrutin et calendrier des tours. Le siège social, les listes de candidats et la durée des mandats ne remplacent pas ces précisions.

6. Parmi les syndicats ayant participé à la négociation du PAP, une majorité le signe, mais les organisations représentatives ayant obtenu la majorité des suffrages aux dernières élections ne le signent pas. Le PAP satisfait-il à la règle de validité ?

Oui, dès lors que l’employeur a signé le protocole
Non, car tous les syndicats participants doivent signer à l’unanimité
Non, car les organisations représentatives ayant obtenu la majorité des suffrages doivent aussi signer
Oui, car la majorité des organisations participantes a signé

Non, car les organisations représentatives ayant obtenu la majorité des suffrages doivent aussi signer

Explication

La validité exige la signature de la majorité des organisations ayant participé à la négociation, dont les organisations représentatives ayant recueilli la majorité des suffrages aux dernières élections. La majorité des participants à elle seule est insuffisante, l’unanimité générale n’est pas la règle énoncée et la signature de l’employeur ne remplace pas ces conditions.

7. Au premier tour, un salarié souhaite déposer une candidature individuelle sans étiquette syndicale. Quelle règle s’applique ?

Sa candidature est admise si d’autres salariés forment une liste libre
Sa candidature est admise s’il remplit les conditions d’éligibilité
Sa candidature individuelle n’est pas admise à ce tour
Sa candidature est admise si l’employeur l’autorise

Sa candidature individuelle n’est pas admise à ce tour

Explication

Au premier tour, seules les organisations syndicales peuvent présenter une liste ; les candidatures individuelles et les listes libres sont interdites. Les candidatures libres et l’éligibilité individuelle concernent le second tour, tandis que l’accord de l’employeur ne lève pas cette règle.

8. Dans un collège électoral composé de 60 % de femmes et de 40 % d’hommes, comment une liste de candidats doit-elle être constituée ?

Présenter 40 % de femmes et 60 % d’hommes en alternant les noms
Appliquer les proportions globales de l’entreprise avec alternance
Respecter les proportions du collège sans imposer d’alternance
Respecter les proportions du collège et alterner femme et homme

Respecter les proportions du collège et alterner femme et homme

Explication

Dans chaque collège, la liste doit refléter la proportion de femmes et d’hommes parmi les électeurs et respecter l’alternance femme-homme. Inverser les pourcentages, omettre l’alternance ou utiliser les proportions de l’entreprise entière méconnaît une partie de cette règle.

9. Au premier tour, 62 % des électeurs inscrits votent, mais deux sièges restent à pourvoir. Que prévoit la règle électorale ?

Organiser un second tour dans les 15 jours, réservé aux organisations syndicales
Organiser un second tour dans les 15 jours, ouvert à tout salarié éligible
Organiser un second tour dans les 30 jours, ouvert à tout salarié éligible
Ne pas organiser de second tour puisque la participation dépasse 50 %

Organiser un second tour dans les 15 jours, ouvert à tout salarié éligible

Explication

Un second tour est organisé dans les 15 jours si des sièges restent à pourvoir, même lorsque la participation dépasse 50 % ; tout salarié éligible peut alors se présenter avec ou sans étiquette syndicale. Le quorum ne supprime donc pas le second tour dans ce cas, et le délai indiqué est de 15 jours.

10. Pendant une campagne électorale, une liste diffuse des propos injurieux visant des salariés. Quelle conséquence est prévue ?

Ces propos sont interdits et peuvent entraîner l’annulation du scrutin
Ces propos entraînent nécessairement l’annulation du scrutin
Ces propos sont interdits seulement s’ils sont aussi diffamatoires
Ces propos sont autorisés tant qu’ils ne viennent pas de l’employeur

Ces propos sont interdits et peuvent entraîner l’annulation du scrutin

Explication

La campagne doit rester loyale et respectueuse : les propos injurieux, comme les propos diffamatoires ou discriminatoires, sont interdits et peuvent entraîner l’annulation du scrutin. L’interdiction ne dépend pas d’une autre forme d’injure, et l’annulation est une conséquence possible, non automatique.

11. Un employeur demande à des salariés de voter pour une liste qu’il juge préférable. Quel principe cette conduite enfreint-elle ?

L’obligation de neutralité et l’interdiction de faire pression sur les salariés
L’interdiction faite aux candidats de communiquer sur l’intranet
L’obligation d’accorder à chaque liste un temps de réunion identique
L’obligation de réserver la campagne aux organisations syndicales

L’obligation de neutralité et l’interdiction de faire pression sur les salariés

Explication

L’employeur doit rester neutre, ne favoriser aucune liste et ne pas faire pression sur les salariés pour influencer leur vote. L’égalité des moyens de communication est une règle distincte, tandis que les restrictions sur l’intranet ou les candidats ne décrivent pas cette obligation.

12. Dans une entreprise, les votes du premier tour sont dépouillés et les sièges doivent être attribués entre plusieurs listes. Quel mode de scrutin s’applique ?

Scrutin de liste à deux tours, à la représentation majoritaire à la plus forte moyenne
Scrutin de liste à deux tours, à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne
Scrutin de liste à deux tours, à la représentation proportionnelle au seul quotient électoral
Scrutin de liste à un tour, à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne

Scrutin de liste à deux tours, à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne

Explication

Le scrutin est un scrutin de liste à deux tours, avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. La représentation majoritaire confond proportionnel et majoritaire, le scrutin à un tour omet le second tour, et le quotient électoral seul ne rend pas compte de la méthode indiquée.

13. Lina a 16 ans et travaille dans l’entreprise depuis deux mois et demi. Peut-elle voter aux élections professionnelles ?

Oui, car elle a atteint l’âge minimal de seize ans
Non, car elle n’a pas encore trois mois d’ancienneté
Oui, car son ancienneté approche les trois mois requis
Non, car l’âge minimal requis est supérieur à seize ans

Non, car elle n’a pas encore trois mois d’ancienneté

Explication

Pour être électeur, un salarié doit avoir au moins 16 ans et au moins trois mois d’ancienneté : Lina satisfait le critère d’âge, mais pas encore celui d’ancienneté. L’âge seul ne suffit pas, relever l’âge minimal est erroné, et s’approcher du seuil d’ancienneté ne le remplace pas.

14. À la fermeture du scrutin, un bureau de vote commence le dépouillement. Quelle séquence doit-il suivre avant d’établir les résultats ?

Compter les bulletins, attribuer les sièges au quotient électoral, puis identifier les votes blancs et nuls
Compter les bulletins, identifier les votes blancs et nuls, puis calculer les résultats à la plus forte moyenne
Identifier les votes blancs et nuls, calculer les résultats à la plus forte moyenne, puis compter les bulletins
Attribuer les sièges à la plus forte moyenne, compter les bulletins, puis calculer les résultats

Compter les bulletins, identifier les votes blancs et nuls, puis calculer les résultats à la plus forte moyenne

Explication

Après la fermeture du scrutin, les bulletins sont comptés, les votes blancs et nuls sont identifiés, puis les résultats sont calculés selon la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Calculer avant le comptage inverse les étapes, omettre l’identification des votes blancs et nuls néglige une étape, et attribuer les sièges avant le dépouillement est prématuré.

15. Dans une liste, un candidat a été raturé par 12 % des électeurs ayant voté pour cette liste. Où est-il placé pour l’attribution des sièges ?

Au début de la liste
À la place déterminée par le nombre total de voix de la liste
À sa place initiale dans l’ordre de présentation
À la fin de la liste

À la fin de la liste

Explication

Lorsqu’un candidat est raturé par plus de 10 % des électeurs ayant voté pour sa liste, il est déplacé en fin de liste. Garder sa place initiale ignore le dépassement du seuil, le placer au début inverse la règle, et le nombre total de voix de la liste ne détermine pas cette conséquence.

16. Les résultats d’une élection sont proclamés le 3 juin. Jusqu’à quand peut-on les contester devant le tribunal judiciaire, en comptant le délai de 15 jours à partir de la proclamation ?

Jusqu’au 15 juin
Jusqu’au 3 juillet
Jusqu’au 18 juin
Jusqu’au 18 juillet

Jusqu’au 18 juin

Explication

Le délai de contestation est de 15 jours à compter de la proclamation des résultats : à partir du 3 juin, il expire le 18 juin. Le 15 juin correspond à un calcul depuis la fin du mois, le 18 juillet ajoute un mois, et le 3 juillet compte 30 jours.

17. Une irrégularité dans le scrutin a pu modifier l’identité des élus. Quelle conséquence le tribunal judiciaire peut-il prononcer ?

Annuler tout ou partie de l’élection et faire organiser de nouvelles élections
Maintenir l’élection et recommander une nouvelle consultation facultative
Annuler tout ou partie de l’élection même si l’irrégularité n’a pu changer son issue
Rectifier les résultats sans annuler l’élection ni organiser un nouveau scrutin

Annuler tout ou partie de l’élection et faire organiser de nouvelles élections

Explication

L’annulation peut être prononcée si l’irrégularité a pu modifier l’issue du scrutin, et de nouvelles élections doivent alors être organisées. La simple rectification ne reprend pas cette conséquence, l’absence d’effet possible ne justifie pas l’annulation, et la nouvelle élection n’est pas facultative.

18. Au premier tour, le quorum n’est pas atteint; au second tour, aucun candidat ne se présente. Quel document doit être établi ?

Un procès-verbal de résultats du second tour
Un procès-verbal de carence seulement si aucun candidat ne s’est présenté aux deux tours
Un procès-verbal de résultats du premier tour
Un procès-verbal de carence

Un procès-verbal de carence

Explication

Un procès-verbal de carence est établi lorsque le quorum n’a pas été atteint au premier tour et qu’aucun candidat ne s’est présenté au second. L’absence de quorum au premier tour ne suffit pas seule, et la carence ne requiert pas dans ce cas une absence de candidats aux deux tours.

19. L’employeur reporte seul les élections, sans motif légitime et sans accord avec les organisations syndicales. Comment caractériser ce report ?

Une mesure sans conséquence juridique particulière
Un report admis au titre d’un accord syndical
Un report admis au titre d’une difficulté à constituer les listes
Un délit d’entrave

Un délit d’entrave

Explication

Un report unilatéral sans motif légitime est injustifié et constitue un délit d’entrave. Un accord syndical ou une difficulté à constituer les listes peut justifier un report, mais aucun de ces motifs n’est présent ici.

20. Une salariée travaille dans une entreprise depuis quatorze mois, a 18 ans et n’a aucun lien de parenté avec l’employeur. Selon les conditions d’éligibilité indiquées, peut-elle être candidate aux élections du CSE ?

Oui, elle remplit les trois conditions requises.
Non, elle doit justifier de deux ans d’ancienneté.
Non, elle doit avoir au moins 21 ans.
Non, l’absence de lien avec l’employeur ne suffit pas.

Oui, elle remplit les trois conditions requises.

Explication

La règle exige au moins un an d’ancienneté, un âge d’au moins 18 ans et l’absence de lien de parenté avec l’employeur ; cette salariée satisfait ces trois critères. Deux ans d’ancienneté et 21 ans relèvent de seuils erronés, tandis que la dernière réponse écarte à tort un critère effectivement rempli.

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À partir de quel effectif et pendant combien de temps le CSE doit-il être mis en place ?

Au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs.

Quelle est la durée du mandat des élus du CSE sans accord dérogatoire ?

4 ans.

À quel moment les salariés sont-ils informés et les syndicats invités dans le calendrier électoral type du CSE ?

À J-90.

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