QCM : Introduction au droit constitutionnel (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un débat, une personne emploie « droit constitutionnel » pour parler tantôt d’un domaine enseigné et étudié à l’université, tantôt des règles qui organisent le pouvoir étatique. Quelle distinction fait-elle ?

La Constitution écrite et les lois ordinaires
La discipline académique et un ensemble de normes juridiques
Le droit public et le droit privé
L’étude universitaire et la recherche juridique

La discipline académique et un ensemble de normes juridiques

Explication

L’expression désigne deux réalités distinctes : un domaine d’étude académique et un corpus de normes ayant un objet spécifique. La branche du droit public est une classification juridique, le droit privé concerne principalement les individus et les entreprises, et l’étude universitaire ne recouvre pas à elle seule les deux sens.

2. Une juriste classe une règle portant sur l’organisation de l’État et l’exercice de la puissance publique dans les grandes branches du droit français. Dans quelle branche la situe-t-elle ?

Dans le droit international public
Dans le droit administratif
Dans le droit public
Dans le droit privé

Dans le droit public

Explication

En France, le droit constitutionnel est une branche du droit public, qui concerne l’État et la puissance publique. Le droit privé porte principalement sur les individus et les entreprises, tandis que le droit international public et le droit administratif sont d’autres branches du droit public.

3. Une chercheuse rassemble les règles qui déterminent l’organisation du pouvoir politique de l’État et celles qui découlent de la Constitution. De quoi constitue-t-elle le corpus ?

Du droit constitutionnel comme discipline académique
Du droit privé comme ensemble de normes
Du droit constitutionnel comme ensemble de normes
Du droit public comme domaine de recherche

Du droit constitutionnel comme ensemble de normes

Explication

Comme corpus juridique, le droit constitutionnel regroupe les normes qui organisent et régissent le fonctionnement du pouvoir politique étatique, ainsi que les autres règles déduites de la Constitution. Le réduire au seul texte constitutionnel omet ces règles dérivées, et une discipline académique désigne un domaine d’étude plutôt qu’un corpus.

4. À quelle date la France adopte-t-elle sa première Constitution, à la fin de l’Ancien Régime ?

En 1834
Le 3 septembre 1791
En 1830
En 1792

Le 3 septembre 1791

Explication

La première Constitution française est adoptée le 3 septembre 1791, dans le contexte de la fin de l’Ancien Régime. 1834 correspond à l’ouverture du premier cours de droit constitutionnel à Paris, tandis que 1830 marque le début de la monarchie de Juillet.

5. Après l’adoption de la Constitution de 1791, quelle fonction revient au roi dans la monarchie française ?

L’exercice du pouvoir législatif
L’exercice d’une présidence républicaine
L’exercice du pouvoir exécutif
L’exercice du pouvoir absolu

L’exercice du pouvoir exécutif

Explication

La Constitution de 1791 transforme la monarchie absolue en monarchie constitutionnelle et limite le roi à l’exercice du pouvoir exécutif. Le pouvoir absolu correspond à l’Ancien Régime, et cette transformation ne supprime pas la monarchie au profit d’une république.

6. En quelle année la faculté de droit de Paris ouvre-t-elle le premier cours de droit constitutionnel ?

En 1834
En 1791
En 1830
En 1848

En 1834

Explication

La faculté de droit de Paris ouvre le premier cours de droit constitutionnel en 1834. 1791 est l’année de l’adoption de la première Constitution, 1830 celle du début de la monarchie de Juillet et 1848 celle de sa fin.

7. Une juriste étudie les règles constitutionnelles et mobilise des catégories élaborées par la doctrine pour les analyser. Quelle distinction décrit correctement ces deux éléments ?

Le droit constitutionnel est le texte constitutionnel; sa science en rassemble les règles.
Le droit constitutionnel fournit des catégories d’analyse; sa science est le corpus étudié.
Le droit constitutionnel est une démarche politique; sa science commente l’actualité.
Le droit constitutionnel est le corpus étudié; sa science fournit des catégories d’analyse.

Le droit constitutionnel est le corpus étudié; sa science fournit des catégories d’analyse.

Explication

Le droit constitutionnel désigne l’objet juridique étudié, tandis que la science du droit constitutionnel élabore les catégories qui permettent de l’analyser. Inverser ces rôles confond l’objet et son cadre d’analyse; assimiler les catégories au texte ou à un commentaire politique attribue à la science une fonction différente.

8. Un commentateur débat de l’actualité électorale, tandis qu’une juriste examine les compétences constitutionnelles des organes de l’État. Quelle démarche relève du droit constitutionnel ?

Le commentaire des enjeux de l’actualité électorale.
La défense d’une position dans le débat politique.
L’analyse des règles et des compétences constitutionnelles.
L’analyse des phénomènes politiques selon une démarche distincte du droit.

L’analyse des règles et des compétences constitutionnelles.

Explication

Le droit constitutionnel analyse juridiquement les règles et les compétences relatives au pouvoir politique. Le commentaire d’actualité et l’étude des phénomènes politiques selon une autre démarche correspondent aux confusions avec le journalisme ou la science politique, et non à l’analyse juridique.

9. Une nouvelle Constitution ne se contente pas de répartir les fonctions entre les institutions : elle établit des mécanismes juridiques pour contenir l’exercice du pouvoir. Quelle conception met-elle en œuvre ?

La répartition institutionnelle, qui reconnaît les organes du pouvoir.
La politeia antique, qui décrit l’organisation du pouvoir dans la cité.
La science politique, qui étudie les phénomènes politiques.
Le constitutionnalisme, qui encadre le pouvoir politique par le droit.

Le constitutionnalisme, qui encadre le pouvoir politique par le droit.

Explication

Le constitutionnalisme moderne conçoit la Constitution comme un moyen d’encadrer et de limiter le pouvoir politique par le droit, au-delà de la description de son organisation. La politeia antique renvoie précisément à cette description, tandis que reconnaître les organes ou étudier les phénomènes politiques ne définit pas le constitutionnalisme.

10. Une théorie politique soutient que l’individu précède la société et que chaque être humain possède des droits inviolables fondés sur le droit naturel. À quel courant correspond-elle ?

Au constitutionnalisme juridique.
À une conception fondée sur la primauté de la société.
Au libéralisme politique.
À une conception centrée sur les compétences étatiques.

Au libéralisme politique.

Explication

Le libéralisme politique place l’individu avant la société et fonde ses droits inviolables et sacrés sur le droit naturel. Le constitutionnalisme désigne l’encadrement juridique du pouvoir; les deux autres réponses inversent la priorité individu-société ou ramènent les droits à l’organisation étatique.

11. Un organe de l’État exerce une attribution fixée par la Constitution; un juge peut contrôler cet exercice et le sanctionner. Que montre cette situation ?

La Constitution répartit les fonctions sans prévoir de contrôle juridictionnel.
La Constitution transforme le pouvoir en compétences contrôlables et sanctionnables.
La Constitution décrit le pouvoir sans le convertir en compétences juridiques.
La Constitution confère une prérogative soustraite à la sanction d’un juge.

La Constitution transforme le pouvoir en compétences contrôlables et sanctionnables.

Explication

La Constitution convertit le pouvoir politique en compétences juridiques attribuées aux organes de l’État, dont l’exercice peut être contrôlé et sanctionné par un juge. Une simple description ou répartition des fonctions ne rend pas compte de cette juridicisation, et une prérogative soustraite au juge contredit la possibilité de contrôle.

12. Un article constitutionnel indique qu’un ministre doit soumettre certains actes à une procédure déterminée. Quel rôle joue cet énoncé pour l’organe concerné ?

Il décrit l’organisation de l’État sans guider sa conduite.
Il prévoit une sanction sans fixer de conduite.
Il lui indique une conduite à adopter ou à éviter.
Il lui offre une faculté sans imposer de conduite.

Il lui indique une conduite à adopter ou à éviter.

Explication

Une norme juridique issue d’un énoncé constitutionnel oriente la conduite d’un organe de l’État en indiquant ce qu’il doit faire, ne pas faire ou peut faire. La description institutionnelle confond norme et exposé descriptif, la simple faculté réduit à tort les obligations possibles, et la sanction ne définit pas à elle seule une orientation de conduite.

13. Dans un État, une loi contredit une disposition constitutionnelle. Selon la hiérarchie des normes présentée par Hans Kelsen, quelle règle doit prévaloir ?

L’acte réglementaire, qui prime sur la loi et la Constitution.
La loi, qui fonde la Constitution et lui est supérieure.
La disposition constitutionnelle, qui fonde la loi et lui est supérieure.
La loi et la Constitution, qui occupent un rang égal.

La disposition constitutionnelle, qui fonde la loi et lui est supérieure.

Explication

Dans la hiérarchie de Kelsen, la Constitution est supérieure aux lois et les fonde; les lois et les actes réglementaires doivent la respecter. Dire que la loi prime inverse cette hiérarchie, placer le règlement au sommet confond les rangs des normes, et leur attribuer une valeur égale efface leur subordination.

14. Quelle conception Hans Kelsen défend-il de la Constitution dans l’ordre juridique de l’État ?

Une loi ordinaire placée sous les actes réglementaires.
La description de l’organisation politique sans force juridique.
Le fondement de l’ordre juridique et sa norme suprême.
Un texte introductif sans rôle dans l’ordre juridique.

Le fondement de l’ordre juridique et sa norme suprême.

Explication

Pour Hans Kelsen, la Constitution fonde l’ordre juridique de l’État et en est la norme suprême. La réduire à une description reprend une conception non contraignante, la placer sous les règlements inverse la hiérarchie, et la traiter comme un simple texte introductif nie son rôle juridique.

15. Quels éléments une constitution comporte-t-elle généralement ?

Un préambule, une déclaration des droits de l’Homme et des lois ordinaires.
Un texte constitutionnel strict, un préambule et une déclaration des droits de l’Homme.
Un texte constitutionnel strict, un préambule et des actes réglementaires.
Un texte constitutionnel strict, des lois ordinaires et des actes réglementaires.

Un texte constitutionnel strict, un préambule et une déclaration des droits de l’Homme.

Explication

Une constitution comporte généralement un texte constitutionnel au sens strict, un préambule et une déclaration des droits de l’Homme. Les lois ordinaires et les actes réglementaires ne remplacent pas ces composantes; le texte strict et la déclaration des droits sont des éléments distincts.

16. Lorsqu’on recense les textes auxquels renvoie le préambule de la Constitution française de 1958, quelle liste doit-on retenir après la révision de 2005 ?

La DDHC de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2005.
La DDHC de 1946, le préambule de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004.
La DDHC de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004.
La DDHC de 1789, le préambule de 1958 et la Charte de l’environnement de 2004.

La DDHC de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004.

Explication

Le préambule de 1958 renvoie à la DDHC de 1789 et au préambule de 1946; depuis la révision de 2005, il renvoie aussi à la Charte de l’environnement de 2004. La date 2005 est celle de la révision, et non celle de la Charte; les autres erreurs déplacent les dates ou substituent un texte.

17. Dans un débat sur la portée juridique du préambule de 1958, quelle différence de position oppose le gouvernement au Conseil constitutionnel ?

Le gouvernement le tenait pour une déclaration des droits, tandis que le Conseil le traitait comme une loi ordinaire.
Le gouvernement lui reconnaissait la valeur de la Constitution, tandis que le Conseil le tenait pour politique.
Le gouvernement le tenait pour politique, tandis que le Conseil constitutionnel lui reconnaît la valeur de la Constitution.
Le gouvernement et le Conseil constitutionnel le tenaient tous deux pour un texte politique introductif.

Le gouvernement le tenait pour politique, tandis que le Conseil constitutionnel lui reconnaît la valeur de la Constitution.

Explication

Le gouvernement considérait le préambule comme un texte politique introductif, alors que le Conseil constitutionnel lui reconnaît la même valeur que la Constitution. L’inversion des positions attribue à chacun le jugement de l’autre; le confondre avec une déclaration ou prétendre à un accord efface cette distinction.

18. Un juriste doit désigner l’ensemble des normes de référence de valeur égale à la Constitution de 1958, appliquées par le Conseil constitutionnel. Quel terme convient ?

La déclaration des droits de l’Homme.
Le texte constitutionnel au sens strict.
La hiérarchie des normes législatives.
Le bloc de constitutionnalité.

Le bloc de constitutionnalité.

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe les normes de référence de valeur égale à la Constitution de 1958 et appliquées par le Conseil constitutionnel; il forme la Constitution au sens large. Le texte strict et la déclaration des droits n’en désignent chacun qu’un élément, tandis que la hiérarchie des lois ordinaires est une autre notion.

19. Deux textes constitutionnels contiennent des règles similaires, mais l’un a été adopté et révisé selon une procédure constitutionnelle déterminée, tandis que l’autre n’a pas suivi cette procédure. Selon quel critère le premier relève-t-il de la Constitution formelle ?

Par la présence de règles relatives aux droits
Par son encadrement du pouvoir au sein de l’État
Par sa procédure d’élaboration et de révision
Par la nature politique des règles qu’il contient

Par sa procédure d’élaboration et de révision

Explication

La Constitution formelle se caractérise par la procédure selon laquelle le texte est élaboré et révisé, indépendamment de son contenu. Définir le formel par la nature des règles confond les sens formel et matériel; l’encadrement du pouvoir et les droits relèvent du contenu matériel.

20. Un ensemble de règles juridiques encadre l’exercice du pouvoir politique dans un État, même si ces règles ne figurent pas toutes dans le texte constitutionnel. De quel sens de la Constitution s’agit-il ?

Du sens matériel de la Constitution
Du sens procédural de la Constitution
Du sens formel de la Constitution
Du sens documentaire de la Constitution

Du sens matériel de la Constitution

Explication

La Constitution matérielle regroupe les règles qui, par leur nature, encadrent le pouvoir politique au sein de l’État. Le sens formel concerne la procédure d’élaboration ou de révision du texte; les réponses procédurale et documentaire ne décrivent pas le critère matériel.

21. Depuis le XVIIIe siècle, quels éléments ont contribué à l’élargissement du contenu matériel des constitutions, en lien avec l’article 16 de la DDHC de 1789 ?

La procédure de révision et les modalités de promulgation
L’élection des parlementaires et le découpage des circonscriptions
La rédaction des lois ordinaires et leur publication officielle
La séparation des pouvoirs et la garantie des droits

La séparation des pouvoirs et la garantie des droits

Explication

Depuis le XVIIIe siècle, le contenu matériel des constitutions s’est étendu à la séparation des pouvoirs et à la garantie des droits, associées à l’article 16 de la DDHC. L’organisation électorale est un autre exemple de matière constitutionnelle, tandis que les procédures de révision et la rédaction des lois ne sont pas les éléments visés ici.

22. Les règles relatives à l’élection des parlementaires français encadrent la composition des institutions, mais leurs modalités figurent dans la partie législative du code électoral et sont fixées par une loi ordinaire. Comment les qualifier ?

Des règles relevant de la Constitution matérielle
Des règles relevant de la Constitution formelle
Des règles dépourvues de portée constitutionnelle
Des règles appartenant au texte constitutionnel

Des règles relevant de la Constitution matérielle

Explication

Le régime électoral des parlementaires relève matériellement de la Constitution parce qu’il touche à l’organisation politique, même si ses modalités sont fixées par une loi ordinaire. Le caractère législatif de ces modalités ne les fait pas relever du sens formel, et elles ne sont pas pour autant inscrites dans le texte constitutionnel.

23. Une disposition constitutionnelle indique aux agents de l’État la conduite qu’ils doivent adopter. Quelle conception de la Constitution met en évidence cette fonction ?

La conception normative
La conception matérielle
La conception formelle
La conception déclaratoire

La conception normative

Explication

Au sens normatif, la Constitution est un texte juridique dont les dispositions prescrivent des comportements aux agents de l’État. La conception matérielle porte sur les règles encadrant le pouvoir, la conception formelle sur la procédure du texte, et une simple déclaration politique ne rend pas compte de la prescription juridique.

24. Le président doit nommer un Premier ministre, mais peut décider de dissoudre l’Assemblée nationale en vertu de l’article 12. Quelle distinction décrit correctement ces deux prescriptions constitutionnelles ?

La nomination confère une faculté, la dissolution impose une conduite
La nomination et la dissolution imposent toutes deux une conduite
La nomination impose une conduite, la dissolution confère une faculté
La nomination et la dissolution confèrent toutes deux une faculté

La nomination impose une conduite, la dissolution confère une faculté

Explication

Une prescription peut imposer une conduite ou accorder une faculté : la nomination du Premier ministre est une obligation, tandis que la dissolution de l’Assemblée nationale est un pouvoir facultatif du président. Inverser obligation et faculté méconnaît cette distinction; les deux pouvoirs ne relèvent pas d’une même catégorie.

25. Dans un raisonnement portant sur l’ordre juridique national, quelle position faut-il attribuer au droit constitutionnel, tout en distinguant la revendication du droit de l’Union européenne ?

Il partage nécessairement son rang avec les règles législatives
Il est supérieur au droit de l’Union européenne dans tous les ordres
Il a vocation à être supérieur aux autres règles nationales
Il se situe au-dessous des lois ordinaires nationales

Il a vocation à être supérieur aux autres règles nationales

Explication

Dans l’ordre juridique national, le droit constitutionnel a vocation à être supérieur aux autres règles et constitue un droit suprême. La primauté revendiquée par le droit de l’Union européenne est une question distincte, assortie d’une réserve concernant la Constitution; placer la Constitution sous les lois ou lui attribuer une supériorité universelle sur le droit de l’Union ne correspond pas à cette distinction.

26. Une constitution prévoit une procédure que l’organe compétent doit suivre pour modifier son texte. Quel pouvoir cette procédure encadre-t-elle ?

Le pouvoir juridictionnel
Le pouvoir législatif
Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir constituant dérivé

Le pouvoir constituant dérivé

Explication

Le pouvoir constituant dérivé est le pouvoir juridique prévu par la Constitution pour modifier son texte selon la procédure qu’elle établit. Le pouvoir constituant originaire ne découle pas d’une Constitution antérieure, tandis que les pouvoirs législatif et juridictionnel ont d’autres fonctions.

27. Une constitution établit une procédure de révision et désigne l’organe chargé de la mettre en œuvre. Comment qualifier le pouvoir exercé par cet organe ?

Un pouvoir constitué
Un pouvoir politique extérieur
Un pouvoir législatif ordinaire
Un pouvoir constituant originaire

Un pouvoir constitué

Explication

Le pouvoir de révision est constitué parce que la Constitution le crée et encadre son exercice par une procédure. Le qualifier d’originaire ou d’extérieur à la Constitution méconnaît cette origine, et le pouvoir législatif ordinaire ne se confond pas avec lui.

28. Une révision constitutionnelle modifie la répartition des compétences entre le gouvernement et le parlement. Quelle caractéristique du pouvoir de révision permet cette intervention ?

Sa fonction lui permet de modifier la Constitution et les compétences des autres pouvoirs
Son statut originaire le place hors du cadre juridique constitutionnel
Sa fonction juridictionnelle lui permet de répartir les compétences publiques
Sa fonction législative lui permet de modifier les compétences de l’exécutif

Sa fonction lui permet de modifier la Constitution et les compétences des autres pouvoirs

Explication

Le pouvoir de révision est juridiquement un pouvoir constitué, mais sa fonction lui permet de modifier la Constitution et les compétences des autres pouvoirs. Le pouvoir constituant originaire est une notion distincte, le pouvoir législatif ne peut pas à lui seul modifier les compétences de l’exécutif, et la fonction juridictionnelle consiste à juger.

29. En Espagne, une réforme constitutionnelle ne relève pas des matières visées par une procédure renforcée. Quels articles prévoient les deux procédures de révision parmi lesquelles s’inscrit cette réforme ?

Les articles 167 et 168
Les articles 167 et 169
Les articles 166 et 168
Les articles 168 et 169

Les articles 167 et 168

Explication

La Constitution espagnole prévoit une procédure ordinaire à l’article 167 et une procédure renforcée à l’article 168. Inverser leur rôle ou remplacer l’un de ces articles par un autre numéro ne correspond pas à ces deux voies de révision.

30. En Espagne, une réforme porte sur le titre II relatif à la Couronne. Quelle procédure de révision s’applique ?

La procédure renforcée de l’article 167
La procédure ordinaire de l’article 167
La procédure ordinaire de l’article 168
La procédure renforcée de l’article 168

La procédure renforcée de l’article 168

Explication

L’article 168 prévoit la procédure renforcée pour une révision totale, la modification des droits fondamentaux et libertés, ou celle du titre II relatif à la Couronne. L’article 167 est la procédure ordinaire, et la protection ne se limite pas aux droits fondamentaux.

31. Quelle distinction caractérise les finalités du pouvoir constituant dérivé espagnol ?

Il peut réviser la Constitution selon l’article 167 ou modifier uniquement les dispositions relatives à la monarchie
Il peut réviser la Constitution selon l’article 167 ou entreprendre une révision totale ou touchant des principes fondamentaux
Il peut réviser les principes fondamentaux, tandis que toute révision totale relève du pouvoir constituant originaire
Il peut modifier la Constitution selon l’article 167 ou réviser uniquement les règles relatives aux élections

Il peut réviser la Constitution selon l’article 167 ou entreprendre une révision totale ou touchant des principes fondamentaux

Explication

Le pouvoir constituant dérivé espagnol peut assurer une révision classique selon l’article 167 ou une révision totale ou portant sur des principes fondamentaux, comme la monarchie, les libertés et les droits fondamentaux. Limiter cette révision à la monarchie ou aux élections restreint à tort son champ, tandis que l’attribution de la révision totale au pouvoir originaire confond les deux pouvoirs.

32. En Espagne, les électeurs votent lors d’un référendum organisé dans le cadre constitutionnel pour approuver une révision. Dans quel cadre exercent-ils alors leur rôle ?

Dans le cadre du pouvoir constituant originaire qui adopte une nouvelle Constitution
Dans le cadre du pouvoir constituant dérivé prévu pour la révision
Dans le cadre du pouvoir souverain sans limites constitutionnelles
Dans le cadre du pouvoir législatif ordinaire exercé directement par les électeurs

Dans le cadre du pouvoir constituant dérivé prévu pour la révision

Explication

Quand le référendum de révision est prévu par la Constitution, le peuple intervient dans le cadre du pouvoir constituant dérivé, ce qui brouille la distinction avec le pouvoir originaire. L’adoption initiale de la Constitution relève du pouvoir originaire, et le vote de révision n’est ni un exercice sans cadre ni une procédure législative ordinaire.

33. Un pays exige une procédure de révision constitutionnelle plus complexe que celle utilisée pour adopter une loi ordinaire. Comment qualifie-t-on sa Constitution ?

De législative
De rigide
De souple
D’intangible

De rigide

Explication

Une Constitution est rigide lorsque sa révision exige une procédure plus complexe que celle applicable aux actes internes, notamment aux lois ordinaires. La procédure proche de la procédure législative caractérise une Constitution souple, tandis qu’une procédure complexe ne signifie pas que la Constitution est intangible.

34. Dans un pays, la Constitution peut être modifiée par une procédure identique ou proche de celle d’une loi ordinaire. Comment la qualifie-t-on ?

D’intangible
De souple
De renforcée
De rigide

De souple

Explication

Une Constitution est souple lorsque sa révision suit une procédure identique ou proche de la procédure législative ordinaire. La rigidité suppose une procédure de révision plus complexe, et la proximité avec la procédure législative n’implique ni une révision renforcée ni une impossibilité de réviser.

35. Quel contraste illustre la rigidité de la Constitution fédérale américaine de 1787 après près de 250 ans ?

Elle compte 10 amendements, dont 27 adoptés en 1791, contre 25 révisions françaises depuis 1958.
Elle compte 27 amendements, dont 10 adoptés en 1958, contre 25 révisions françaises depuis 1791.
Elle compte 25 amendements, dont 10 adoptés en 1791, contre 27 révisions françaises depuis 1958.
Elle compte 27 amendements, dont 10 adoptés en 1791, contre 25 révisions françaises depuis 1958.

Elle compte 27 amendements, dont 10 adoptés en 1791, contre 25 révisions françaises depuis 1958.

Explication

La Constitution américaine n’a connu que 27 amendements en près de 250 ans, dont les dix du Bill of Rights de 1791, alors que la Constitution française de 1958 a été révisée 25 fois. Le chiffre de 25 pour les États-Unis confond les deux constitutions, et les autres choix déplacent ou inversent les données historiques.

36. Pourquoi le caractère fédéral des États-Unis contribue-t-il à la rigidité de leur Constitution ?

Parce que les électeurs de tout le pays doivent ratifier chaque amendement par référendum.
Parce que les États fédérés doivent participer d’une manière ou d’une autre à sa modification.
Parce que les lois des États doivent être identiques avant toute modification constitutionnelle.
Parce que les tribunaux fédéraux doivent approuver le contenu de chaque loi des États.

Parce que les États fédérés doivent participer d’une manière ou d’une autre à sa modification.

Explication

Dans un État fédéral, les États fédérés prennent part d’une manière ou d’une autre à la modification de la Constitution, ce qui rend la révision plus difficile. Le contrôle des tribunaux, l’uniformité législative et le référendum national ne sont pas le mécanisme indiqué.

37. Une proposition de révision constitutionnelle américaine a été lancée, mais sa ratification n’a pas encore commencé. Quelle étape reste à accomplir pour suivre la procédure en deux temps ?

La promulgation de l’amendement par le Parlement fédéral.
La rédaction d’une seconde initiative de révision.
La convocation d’une nouvelle procédure de révision.
La ratification de l’amendement.

La ratification de l’amendement.

Explication

La procédure de révision comprend d’abord l’initiative de l’amendement, puis sa ratification ; après l’initiative, la ratification est donc l’étape restante. Une seconde initiative répète la première étape, tandis que la promulgation parlementaire n’est pas l’étape mentionnée.

38. Un amendement américain a été intégré au texte constitutionnel pour lui donner la valeur d’une norme suprême, bien qu’il ne concerne pas l’État. Comment le caractériser ?

Il relève de la constitution matérielle, mais pas de la constitution formelle.
Il ne relève d’aucune des deux constitutions puisqu’il ne concerne pas l’État.
Il relève des deux constitutions parce qu’il possède une valeur suprême.
Il relève de la constitution formelle, mais pas de la constitution matérielle.

Il relève de la constitution formelle, mais pas de la constitution matérielle.

Explication

Le 18e amendement illustre un décalage : son insertion dans le texte lui donne une place dans la constitution formelle, mais son absence de rapport avec l’État l’exclut de la constitution matérielle. Le confondre avec une règle matérielle méconnaît précisément cette distinction.

39. Qu’est-ce qui caractérise une constitution normative ?

Une règle placée au sommet de la hiérarchie, même si ses dispositions ne produisent pas d’effets de droit.
Une description des institutions qui constate leur fonctionnement sans influer sur les comportements.
Un texte juridique dont les dispositions prescrivent des comportements et peuvent produire des effets de droit.
Un pacte politique qui exprime des valeurs sans prescrire de comportements juridiques.

Un texte juridique dont les dispositions prescrivent des comportements et peuvent produire des effets de droit.

Explication

Une constitution normative est un texte juridique dont les dispositions prescrivent des comportements et peuvent produire des effets de droit. La réduire à un symbole politique, à son rang hiérarchique ou à une description institutionnelle confond des notions distinctes.

40. Une règle législative est contestée parce qu’elle contredit une disposition constitutionnelle. Quelle place la Constitution est-elle censée occuper dans la hiérarchie des normes ?

La norme la plus élevée, qui a vocation à s’imposer aux autres règles juridiques.
Une norme inférieure aux règlements, qui doit leur céder en cas de conflit.
Une norme située sous la loi, dont le contenu peut être écarté par celle-ci.
Une norme de même rang que la loi, dont la portée dépend du législateur.

La norme la plus élevée, qui a vocation à s’imposer aux autres règles juridiques.

Explication

La Constitution a vocation à être la norme la plus élevée de la hiérarchie et à s’imposer aux autres règles juridiques. La placer au même rang que la loi ou en dessous inverse cette relation de supériorité.

41. Que désigne le pouvoir constituant originaire dans le cas d’une constitution écrite ?

Le pouvoir d’adopter un texte constitutionnel sans le rédiger
Le pouvoir de rédiger le texte constitutionnel et, éventuellement, de l’adopter
Le pouvoir de réviser une constitution déjà en vigueur
Le pouvoir d’appliquer les règles prévues par une constitution

Le pouvoir de rédiger le texte constitutionnel et, éventuellement, de l’adopter

Explication

Le pouvoir constituant originaire élabore une constitution écrite en rédigeant son texte et peut aussi en assurer l’adoption. La révision relève du pouvoir constituant dérivé, tandis que l’application de règles constitutionnelles n’est pas leur élaboration.

42. Après la chute d’un régime, un mouvement établit une nouvelle constitution sans tirer son pouvoir d’une constitution antérieure. Quelle est la nature de ce pouvoir constituant ?

Un pouvoir politique, puisqu’il fonde un nouvel ordre constitutionnel
Un pouvoir juridique, puisqu’il applique les règles d’une constitution antérieure
Un pouvoir dérivé, puisqu’il est créé par une constitution antérieure
Un pouvoir administratif, puisqu’il met en œuvre les lois existantes

Un pouvoir politique, puisqu’il fonde un nouvel ordre constitutionnel

Explication

Le pouvoir constituant originaire est politique parce qu’il fonde un nouvel ordre sans être juridiquement fondé par une constitution antérieure. Le pouvoir dérivé, à l’inverse, est créé et encadré par une constitution.

43. Une assemblée fonde un nouvel ordre constitutionnel sans être soumise à des règles juridiques préalables de forme ou de fond. Comment caractériser ce pouvoir selon Burdeau ?

Administratif, délégué et limité aux lois ordinaires
Consultatif, partagé et dépendant d’une autorité judiciaire
Dérivé, encadré et soumis à des procédures
Souverain, autonome et inconditionné

Souverain, autonome et inconditionné

Explication

Selon Burdeau, le pouvoir constituant originaire est souverain, autonome et inconditionné : il établit la constitution sans être subordonné à des règles juridiques de forme ou de fond. Le pouvoir dérivé, lui, est encadré par l’ordre constitutionnel existant.

44. Un monarque élabore une constitution et l’accorde à ses sujets sans intervention populaire. De quel mode d’élaboration s’agit-il ?

Une constitution élaborée par une assemblée constituante
Une constitution octroyée
Une constitution ratifiée par une assemblée parlementaire
Une constitution adoptée par référendum

Une constitution octroyée

Explication

Une constitution octroyée est élaborée et accordée par un monarque sans intervention du peuple. Le référendum donne au peuple la possibilité de se prononcer sur le texte, tandis qu’une assemblée constituante participe à sa rédaction.

45. Une assemblée rédige une constitution, puis le texte est soumis au vote populaire pour décision. Quelle modalité d’adoption est utilisée ?

L’adoption par référendum
L’adoption automatique à la fin de la rédaction
L’octroi par le monarque
L’adoption par l’assemblée rédactrice

L’adoption par référendum

Explication

Le référendum permet au peuple de se prononcer sur le texte constitutionnel. Une assemblée peut aussi adopter le texte qu’elle a rédigé, mais cette procédure n’est pas celle décrite ici.

46. Une constitution prévoit une procédure précise pour modifier ses dispositions. Quel pouvoir peut intervenir pour réviser le texte en respectant cette procédure ?

Le pouvoir constituant dérivé
Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir législatif ordinaire
Le pouvoir exécutif constitué

Le pouvoir constituant dérivé

Explication

Le pouvoir constituant dérivé est établi par la constitution et révise celle-ci selon la procédure qu’elle prévoit. Le pouvoir originaire fonde un nouvel ordre constitutionnel, tandis que les pouvoirs législatif et exécutif n’exercent pas cette fonction de révision dans le cadre décrit.

47. Pourquoi le pouvoir constituant dérivé est-il qualifié de pouvoir constitué ?

Parce qu’il exerce une fonction distincte sans être encadré par la constitution
Parce qu’il fonde un ordre constitutionnel sans cadre juridique préalable
Parce qu’il naît de la constitution et respecte sa procédure de révision
Parce qu’il est créé par le Parlement et suit la procédure législative ordinaire

Parce qu’il naît de la constitution et respecte sa procédure de révision

Explication

Il est constitué parce qu’il naît de la constitution et ne peut s’exercer qu’en respectant la procédure de révision qu’elle établit. Le pouvoir originaire fonde un nouvel ordre, et la fonction distinctive du pouvoir dérivé ne le rend pas indépendant de son cadre constitutionnel.

48. Dans un État, modifier la constitution exige une procédure plus complexe que celle utilisée pour adopter une loi ordinaire. Comment caractériser cette constitution ?

Comme une constitution dépourvue de procédure de révision
Comme une constitution rigide
Comme une constitution souple
Comme une constitution adoptée selon la procédure législative ordinaire

Comme une constitution rigide

Explication

Une constitution est rigide lorsque sa procédure de révision est plus complexe que celle applicable aux actes juridiques internes, notamment aux lois ordinaires. Une procédure proche de la procédure législative caractérise au contraire une constitution souple.

49. Une constitution peut être modifiée par une procédure proche de celle qui sert à adopter les lois ordinaires. Quelle caractéristique en résulte ?

Une constitution inaltérable, dont les règles échappent à toute procédure de révision
Une constitution souple, dont la révision est proche de la procédure législative
Une constitution informelle, qui ne comporte pas de texte constitutionnel
Une constitution rigide, dont la révision est plus complexe que la procédure législative

Une constitution souple, dont la révision est proche de la procédure législative

Explication

Une constitution souple se révise selon une procédure proche de la procédure législative, ce qui affaiblit la distinction entre constitution et loi ordinaire. La rigidité suppose au contraire une procédure de révision plus complexe.

50. Pour lancer une révision de la Constitution des États-Unis, quelle démarche satisfait l’exigence d’initiative par les législatures des États fédérés ?

Une requête adoptée par les trois quarts des conventions populaires des États
Une requête adoptée par les deux tiers des législatures des États fédérés
Une majorité des deux tiers réunie dans chacune des chambres du Congrès
Une ratification par les trois quarts des législatures des États fédérés

Une requête adoptée par les deux tiers des législatures des États fédérés

Explication

L’initiative par les États fédérés exige une requête adoptée par les deux tiers de leurs législatures. Le seuil des trois quarts concerne la ratification; les conventions populaires sont également une voie de ratification, tandis que les deux tiers dans chaque chambre constituent l’autre voie d’initiative.

51. En France, après l’adoption d’un texte de révision dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, quelle voie permet son adoption définitive au Congrès ?

Obtenir la ratification des trois quarts des législatures des États
Réunir les deux tiers des suffrages exprimés
Obtenir une majorité simple dans chacune des deux chambres
Réunir les trois cinquièmes des suffrages exprimés

Réunir les trois cinquièmes des suffrages exprimés

Explication

Au Congrès, la révision française est définitivement adoptée si elle réunit les trois cinquièmes des suffrages exprimés; le référendum constitue l’autre voie d’adoption définitive. Le seuil des deux tiers relève notamment de l’initiative américaine, et les trois quarts des législatures concernent la ratification aux États-Unis.

52. Au Royaume-Uni, le gouvernement perd la confiance de la Chambre des communes et aucune dissolution n’intervient. Quelle conséquence découle de la règle constitutionnelle coutumière décrite ici ?

Le gouvernement demande un vote de confiance à la Couronne
Le Parlement est automatiquement dissous
Le gouvernement démissionne
Le gouvernement demeure en fonction

Le gouvernement démissionne

Explication

Cette règle coutumière non écrite prévoit la démission du gouvernement lorsqu’il perd la confiance de la Chambre des communes et qu’aucune dissolution n’a lieu. La règle écrite confond coutume et texte, la dissolution automatique inverse la condition, et la confiance de la Couronne substitue une autre institution à la Chambre.

53. En Espagne, après l’échec de la procédure initiale de révision, le Congrès approuve le projet à la majorité des deux tiers et le Sénat l’approuve à la majorité absolue. Des membres d’une chambre demandent un référendum dix jours après l’approbation. Quelle est la conséquence prévue par l’article 167 ?

Le projet est définitivement rejeté après l’échec initial
Le projet exige une nouvelle approbation aux trois cinquièmes des deux chambres
Le projet est soumis à référendum d’office
Le projet peut être soumis à référendum

Le projet peut être soumis à référendum

Explication

Après l’échec de la procédure initiale, l’approbation du Congrès aux deux tiers, avec l’accord du Sénat à la majorité absolue, permet la révision; une demande présentée par un dixième des membres d’une chambre dans les quinze jours peut alors entraîner un référendum. Les trois cinquièmes relèvent de l’approbation initiale, le référendum n’est pas automatique et une demande faite après dix jours respecte le délai.

54. Dans une hypothèse de révision renforcée de la Constitution espagnole, le principe de la révision a été approuvé à la majorité requise par les deux chambres. Après leur dissolution, les chambres nouvellement élues ratifient la décision et approuvent le nouveau texte à la majorité requise. Quelle étape reste obligatoire ?

Soumettre le texte à un référendum populaire
Faire approuver le texte par le gouvernement
Organiser un nouveau vote des chambres dissoutes
Faire ratifier le texte par le pouvoir judiciaire

Soumettre le texte à un référendum populaire

Explication

Dans cette procédure renforcée, le texte constitutionnel adopté par les chambres réélues doit obligatoirement être soumis à un référendum populaire. La ratification parlementaire ne remplace pas le référendum, tandis que le gouvernement et le pouvoir judiciaire ne constituent pas l’étape finale prévue.

55. En France, après une initiative de révision constitutionnelle prise par le président de la République sur proposition du Premier ministre, quelle condition parlementaire doit être remplie avant l’adoption définitive ?

Le Sénat adopte le texte, puis l’Assemblée nationale en propose une version différente
L’Assemblée nationale et le Sénat adoptent le texte dans les mêmes termes
L’Assemblée nationale et le Sénat approuvent chacun le texte aux deux tiers
Le Congrès adopte le texte avant son examen par les deux chambres

L’Assemblée nationale et le Sénat adoptent le texte dans les mêmes termes

Explication

L’article 89 exige que l’Assemblée nationale et le Sénat adoptent le projet ou la proposition dans les mêmes termes avant l’adoption définitive. Une majorité des deux tiers n’est pas la condition énoncée ici, et le Congrès intervient éventuellement à l’étape ultérieure.

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Quelles sont les deux significations de l’expression « droit constitutionnel » ?

Une discipline académique ou un ensemble de normes juridiques à objet spécifique.

À quelle branche du droit le droit constitutionnel appartient-il en France ?

Au droit public.

Que concerne principalement le droit privé ?

Les individus et les entreprises.

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