QCM : Droit, justice et travail social (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle devise est celle de la République française depuis 1848 et figure à l’article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 ?

Égalité, Dignité, Fraternité
Liberté, Égalité, Fraternité
Liberté, Fraternité, Laïcité
Démocratie, Liberté, Égalité

Liberté, Égalité, Fraternité

Explication

La devise républicaine est « Liberté, Égalité, Fraternité » depuis 1848 et elle est inscrite à l’article 2 de la Constitution de 1958. « Laïcité » et « dignité » sont des principes importants, mais ne remplacent pas les termes de la devise.

2. Une personne nouvellement arrivée sur le territoire de la République revendique un droit fondamental. Quelle règle la charte des droits et devoirs du citoyen français conduit-elle à appliquer ?

Lui garantir les seuls droits constitutionnels et dispenser les autres de les respecter
Lui garantir ses droits inaliénables sans exiger que les autres les respectent
Lui garantir ses droits inaliénables et rappeler que chacun doit les respecter
Lui reconnaître des droits selon sa nationalité et rappeler que chacun doit les respecter

Lui garantir ses droits inaliénables et rappeler que chacun doit les respecter

Explication

La charte affirme que tout être humain possède des droits inaliénables, garantis à chacun sur le territoire de la République, et que chacun doit les respecter. Réserver les droits aux citoyens confond universalité et nationalité, tandis que négliger le devoir de respect omet une obligation de la charte.

3. Un service médico-social adapte l’accompagnement aux besoins de chaque personne, mais l’accès à ses prestations varie fortement selon la région. Quel objectif de l’article L 116-2 n’est alors pas respecté ?

Garantir une offre strictement identique dans chaque établissement
Garantir la liberté d’aller et venir dans chaque établissement
Garantir le respect de la vie privée dans chaque établissement
Garantir un accès équitable sur l’ensemble du territoire

Garantir un accès équitable sur l’ensemble du territoire

Explication

L’article L 116-2 associe le respect de l’égale dignité, une réponse adaptée aux besoins et un accès équitable sur l’ensemble du territoire. Une offre identique confond équité et uniformité, tandis que la vie privée et la liberté d’aller et venir relèvent d’autres garanties.

4. Dans une procédure d’accueil, deux personnes placées dans la même situation reçoivent des droits différents et se voient imposer des devoirs différents sans justification. Quel principe est méconnu ?

L’égalité, qui implique les mêmes droits, les mêmes devoirs et un traitement identique
L’adaptation, qui implique des droits et devoirs distincts selon les besoins
La liberté, qui implique la possibilité d’agir sans limite dans la procédure
La dignité, qui implique la reconnaissance de la valeur de chaque personne

L’égalité, qui implique les mêmes droits, les mêmes devoirs et un traitement identique

Explication

L’égalité signifie que tous doivent être traités de la même manière, disposer des mêmes droits et être soumis aux mêmes devoirs. L’adaptation aux besoins est une notion distincte, et la liberté ne supprime pas les limites liées aux droits d’autrui.

5. Une personne veut exercer une liberté dans une situation où son action porterait atteinte aux droits d’autrui. Au regard de l’article 4 de la Déclaration de 1789, comment faut-il définir cette liberté ?

La possibilité de recevoir le même traitement que les autres personnes
La possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui
La possibilité de faire tout ce qui n’est pas interdit par un règlement interne
La possibilité de faire tout ce qui correspond à ses préférences personnelles

La possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui

Explication

L’article 4 définit la liberté comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. La réduire aux règles d’un règlement interne change le critère, tandis que l’égalité de traitement désigne un autre principe.

6. Lorsqu’une équipe reconnaît qu’une personne possède une valeur intrinsèque qui commande le respect d’autrui, quelle notion décrit-elle ?

La liberté
L’égalité
La condition sociale
La dignité

La dignité

Explication

La dignité correspond à la valeur intrinsèque d’une personne et commande le respect d’autrui. L’égalité concerne les droits, les devoirs et le traitement, tandis que la liberté porte sur la possibilité d’agir dans les limites du respect d’autrui.

7. Dans une communauté où les conflits se multiplient faute de règles communes, quelle fonction du droit répond directement à ce problème ?

Exprimer des conseils de conduite sans organiser les relations sociales
Organiser la vie sociale en précisant ce que chacun peut ou doit faire
Sanctionner les conflits après leur apparition sans fixer de règles communes
Protéger les biens sans déterminer les conduites des personnes

Organiser la vie sociale en précisant ce que chacun peut ou doit faire

Explication

Le droit organise la vie en société en déterminant ce que chacun peut ou doit faire, ce qui rend possible la vie sociale. Les conseils moraux ne sont pas des règles juridiques, la seule sanction intervient trop tard pour organiser les conduites, et la protection des biens ne résume pas sa fonction.

8. Deux voisins revendiquent des usages incompatibles de leurs propriétés ; quel rôle du droit permet de concilier leurs libertés ?

Fixer les limites nécessaires pour protéger chacun et réguler les comportements
Donner priorité à la liberté du voisin qui formule sa demande en premier
Attendre qu’un dommage survienne pour indemniser la personne lésée
Supprimer les droits en conflit afin d’éviter toute revendication

Fixer les limites nécessaires pour protéger chacun et réguler les comportements

Explication

Le droit protège les personnes et régule les comportements en fixant les limites nécessaires à la coexistence de leurs droits, conformément à l’article 4 de la Déclaration. La priorité au premier demandeur ne constitue pas le principe de coexistence, l’indemnisation après dommage n’assure pas cette régulation préalable, et concilier les droits ne signifie pas les supprimer.

9. Une règle impose le port du casque à tous les cyclistes et peut être appliquée par l’État ; de quelle notion s’agit-il ?

D’un droit subjectif, qui constitue une prérogative reconnue à un individu
Du droit objectif, qui rassemble les règles de conduite applicables en société
D’un engagement privé, qui dépend de l’accord volontaire des personnes
D’une liberté individuelle, qui permet à une personne de choisir sa conduite

Du droit objectif, qui rassemble les règles de conduite applicables en société

Explication

Le droit objectif désigne les règles de conduite qui gouvernent les relations en société et s’imposent, au besoin, par la contrainte étatique. Le droit subjectif est une prérogative individuelle, l’engagement privé repose sur un accord, et une liberté individuelle ne correspond pas à l’ensemble des règles applicables.

10. Une personne invoque une prérogative reconnue par la loi dans un litige avec son voisin et demande la protection d’un tribunal ; que met-elle en œuvre ?

Un droit subjectif, prérogative individuelle protégée par l’autorité publique
Le droit objectif, ensemble des règles qui s’imposent aux personnes
Une obligation juridique, devoir imposé à une personne par une règle
Une règle de conduite, norme générale régissant les rapports en société

Un droit subjectif, prérogative individuelle protégée par l’autorité publique

Explication

Un droit subjectif est une prérogative reconnue à un individu par le droit objectif, qu’il peut invoquer dans ses rapports avec autrui sous la protection de l’autorité publique. Le droit objectif et la règle de conduite désignent des normes générales, tandis qu’une obligation est un devoir et non une prérogative.

11. Dans une société où les relations sont désorganisées et où les personnes peinent à vivre ensemble en sécurité, quelle fonction sociale du droit est en jeu ?

Protéger un intérêt individuel sans contribuer à l’organisation collective
Organiser la société et soutenir l’ordre, la sécurité, le vivre-ensemble et la justice
Écarter les règles communes afin que les personnes définissent seules la justice
Laisser chaque personne régler seule ses différends sans cadre commun

Organiser la société et soutenir l’ordre, la sécurité, le vivre-ensemble et la justice

Explication

Le droit repose sur des règles et remplit une fonction sociale en organisant la société, l’ordre, la sécurité, le vivre-ensemble et la justice. La gestion privée des différends n’offre pas de cadre commun, la protection d’un individu ne résume pas cette fonction collective, et l’absence de règles va à l’encontre de son rôle.

12. Quel principe caractérise un État de droit ?

La loi s’impose à tous, y compris à l’État, et le droit encadre les pouvoirs politiques.
La tenue d’élections suffit à garantir les droits fondamentaux et la démocratie.
Les autorités politiques peuvent écarter la loi lorsqu’elles invoquent l’intérêt général.
Les autorités publiques relèvent de règles distinctes de celles applicables aux citoyens.

La loi s’impose à tous, y compris à l’État, et le droit encadre les pouvoirs politiques.

Explication

Dans un État de droit, la loi est la même pour tous et le droit est supérieur aux pouvoirs politiques, ce qui protège les droits fondamentaux et la démocratie. L’exception au nom de l’intérêt général place le pouvoir au-dessus du droit, les élections seules ne suffisent pas à définir ce système, et des règles distinctes contredisent l’égalité devant la loi.

13. Un responsable public affirme qu’une règle de droit ne s’applique pas à lui parce qu’il exerce une fonction officielle. Quel principe s’applique à sa situation ?

Les citoyens sont soumis au droit, mais les autorités publiques peuvent y déroger.
Les autorités publiques sont soumises au droit, mais les citoyens en sont dispensés.
La soumission au droit dépend du choix de chaque responsable public.
Les citoyens et les autorités publiques sont soumis au droit.

Les citoyens et les autorités publiques sont soumis au droit.

Explication

Dans l’État de droit, les citoyens comme les autorités publiques sont soumis au droit. L’exemption des autorités ou des citoyens crée une distinction incompatible avec ce principe, tandis qu’un choix individuel rendrait la règle facultative.

14. Une personne veut organiser un rassemblement public pour défendre une cause commune. Quelle liberté protégée correspond directement à cette démarche ?

Le droit de grève.
La liberté d’expression.
La liberté de manifestation.
La liberté d’association.

La liberté de manifestation.

Explication

Organiser un rassemblement public relève de la liberté de manifestation. La liberté d’association concerne la réunion dans un but déterminé, le droit de grève une cessation de travail revendicative, et la liberté d’expression la possibilité de communiquer des idées.

15. Quelle situation correspond à la liberté de religion ou de culte ?

Croire, ne pas croire ou changer de religion, pratiquer un culte et être protégé contre les discriminations.
Choisir une religion et pratiquer son culte, sans protection contre les discriminations.
Pratiquer un culte, sans que le choix de ne pas croire soit protégé.
Ne pas avoir de convictions religieuses, sans pouvoir changer de religion.

Croire, ne pas croire ou changer de religion, pratiquer un culte et être protégé contre les discriminations.

Explication

La liberté de religion ou de culte comprend le droit de croire, de ne pas croire ou de changer de religion, ainsi que la pratique du culte et la protection contre les discriminations. La seule pratique du culte omet la liberté de conscience, l’absence de croyance seule omet les autres choix, et l’absence de protection laisse de côté une composante du droit.

16. Lorsque les citoyens ne parviennent plus à comprendre les règles et les démarches juridiques, quel effet peut en résulter sur leur rapport à la démocratie ?

Une participation renforcée parce que les règles deviennent plus nombreuses
Une perception plus stable des règles, car leur complexité les rend prévisibles
Une érosion de la confiance et une perception des règles comme un maquis bureaucratique
Une confiance accrue grâce à la diversité des procédures administratives

Une érosion de la confiance et une perception des règles comme un maquis bureaucratique

Explication

Un droit complexe et incompréhensible peut éroder la confiance et donner l’impression que les règles démocratiques forment un maquis bureaucratique. La participation accrue confond complexité et engagement, la diversité des procédures n’accroît pas la confiance, et la stabilité ne découle pas de l’incompréhensibilité.

17. Face à des difficultés sociales récurrentes, un gouvernement adopte une nouvelle norme après chaque problème sans améliorer la lisibilité des règles existantes. Quelle démarche répond le mieux à l’enjeu décrit ?

Remplacer les règles compréhensibles par des textes plus détaillés
Rendre le droit plus clair, compréhensible et accessible
Réserver l’accès aux règles aux personnes maîtrisant les procédures
Ajouter des normes en réponse à chaque nouvelle difficulté

Rendre le droit plus clair, compréhensible et accessible

Explication

Multiplier les normes ne suffit pas à régler les difficultés : le droit doit aussi être clair, compréhensible et accessible. Ajouter une norme à chaque problème confond production juridique et solution, tandis que restreindre l’accès ou obscurcir les textes va à l’encontre de cet objectif.

18. Quelle affirmation le Conseil constitutionnel a-t-il formulée en 1985 au sujet de la loi votée et de la volonté générale ?

La loi votée n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution
La loi votée exprime la volonté générale dès lors qu’une majorité l’adopte
La majorité peut définir la volonté générale en écartant les principes constitutionnels
La Constitution exprime la volonté générale lorsqu’elle reprend une loi votée

La loi votée n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution

Explication

En 1985, le Conseil constitutionnel a affirmé que la loi votée n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution. L’adoption majoritaire ne suffit pas à établir cette conformité, et la Constitution ne dépend pas de la reprise des lois par le Parlement.

19. Un juge constitutionnel annule une loi, mais ne rend pas son raisonnement compréhensible. Quel effet la motivation de sa décision aurait-elle pour fonction de prévenir ?

Le risque que la motivation empêche toute contestation de la décision
Le risque que le juge remplace les représentants dans le vote des lois
Le risque que la décision perde son caractère constitutionnel
Le risque que les citoyens doutent de la justice rendue

Le risque que les citoyens doutent de la justice rendue

Explication

La motivation permet au juge d’expliquer son raisonnement et contribue à la confiance dans la justice ; un juge que l’on ne comprend pas peut susciter le doute. Elle ne donne pas au juge le pouvoir de modifier la Constitution ni ne remplace le contrôle par une absence de contrôle.

20. Quelle image exprime le rôle de la Constitution dans la relation entre les citoyens d’aujourd’hui et ceux de demain ?

Le mandat que le présent donne à la majorité politique
La promesse que le présent fait à l’avenir
Le programme que la majorité prépare pour le prochain scrutin
Le bilan que l’avenir établit sur le présent

La promesse que le présent fait à l’avenir

Explication

La Constitution est présentée comme la promesse que le présent fait à l’avenir, notamment parce qu’elle protège des engagements envers les citoyens de demain. Le bilan rétrospectif, le mandat majoritaire et le programme électoral décrivent d’autres fonctions.

21. Dans une société, quelle fonction désigne la justice au sens institutionnel ?

L’organisation étatique qui fait appliquer le droit et respecte les droits des citoyens
L’ensemble des normes qui établissent l’ordre et la sécurité collectifs
Le jugement personnel qui détermine si une règle paraît équitable
L’idéal qui définit ce qui est juste selon la raison et l’équité

L’organisation étatique qui fait appliquer le droit et respecte les droits des citoyens

Explication

Au sens institutionnel, la justice est l’organisation mise en place par l’État pour faire appliquer le droit et respecter les droits de chaque citoyen. L’idéal de justice relève de la valeur morale, la création des normes relève du droit, et le sentiment individuel ne définit pas l’institution judiciaire.

22. Deux candidats sont placés dans des situations objectivement inégales en raison de désavantages socio-économiques. Quelle approche correspond à l’équité si l’objectif est de rétablir une égalité réelle ?

Accorder exactement le même traitement aux deux candidats
Écarter toute prise en compte de leurs situations respectives
Accorder un avantage au candidat déjà le moins désavantagé
Accorder un traitement différencié pour compenser les désavantages

Accorder un traitement différencié pour compenser les désavantages

Explication

L’équité peut conduire à traiter différemment des situations inégales afin de rétablir l’égalité. Le traitement identique relève de l’égalité formelle, l’avantage au moins désavantagé aggrave l’écart, et l’absence de prise en compte des situations écarte précisément le raisonnement équitable.

23. Une règle de droit paraît injuste à un juge, mais une circonstance particulière justifie une sanction moins sévère. Que peut faire le juge ?

Appliquer la règle sans considérer les circonstances particulières
Appliquer la règle tout en en modérant les effets au nom de l’équité
Écarter la règle parce qu’elle lui paraît injuste
Substituer son idéal personnel de justice à la règle applicable

Appliquer la règle tout en en modérant les effets au nom de l’équité

Explication

Le juge demeure tenu d’appliquer la règle de droit, mais l’équité et des circonstances particulières peuvent justifier d’en atténuer ou modérer l’application. Écarter la règle méconnaît son caractère obligatoire, tandis que l’ignorer ou la remplacer par un idéal personnel excède cette possibilité de modération.

24. Quelle description caractérise la morale comme ensemble de règles de conduite ?

Des règles uniformes qui s’appliquent de la même façon à toutes les cultures
Des principes élaborés par chaque individu sans influence sociale ou culturelle
Des règles votées par les institutions publiques et assorties d’une sanction juridique
Des règles considérées comme bonnes dans une culture, imposées de l’extérieur puis parfois intériorisées

Des règles considérées comme bonnes dans une culture, imposées de l’extérieur puis parfois intériorisées

Explication

La morale rassemble des règles de conduite socialement considérées comme bonnes, propres à une culture et imposées à l’individu de l’extérieur, même si elles peuvent être intériorisées. Les règles votées relèvent du droit, l’origine purement individuelle néglige l’influence sociale, et les morales varient selon les cultures.

25. Une personne pense intérieurement à enfreindre une règle, sans agir ni exprimer sa pensée. Comment distinguer les domaines concernés ?

La pensée relève de la conscience morale, domaine où le droit ne pénètre pas
La pensée relève du droit dès qu’elle concerne une règle de conduite
La pensée relève du droit, qui vise le perfectionnement individuel
La pensée échappe à la morale parce qu’elle n’est pas une infraction juridique

La pensée relève de la conscience morale, domaine où le droit ne pénètre pas

Explication

Le droit vise essentiellement l’ordre social, tandis que la morale concerne le perfectionnement individuel et la conscience, où le droit ne saurait pénétrer. Assimiler la conscience au maintien de l’ordre confond les finalités, et l’absence d’infraction juridique ne signifie pas que la morale soit sans pertinence.

26. Quelle règle correspond à la loi au sens strict ?

Une règle de droit votée par le Parlement
Une règle de droit adoptée par le pouvoir exécutif
Une règle de conduite fondée sur la morale
L’ensemble des règles de droit garanties par l’État

Une règle de droit votée par le Parlement

Explication

Au sens strict, la loi est une règle de droit votée par le Parlement. L’ensemble des règles garanties par l’État correspond à la loi au sens large, tandis que les deux autres réponses attribuent la règle à une autre source.

27. Une autorité veut empêcher une conduite qui n’est pas interdite par la loi et contraindre une personne à accomplir un acte que la loi ne prescrit pas. Quel principe de l’article 5 de la Déclaration de 1789 s’applique ?

La conduite non interdite ne peut être empêchée, mais l’acte utile peut être imposé
La conduite non interdite peut être empêchée, et l’acte non ordonné peut être imposé
La conduite non interdite ne peut être empêchée, et l’acte non ordonné ne peut être imposé
La conduite non autorisée peut être empêchée, et l’acte utile peut être imposé

La conduite non interdite ne peut être empêchée, et l’acte non ordonné ne peut être imposé

Explication

L’article 5 protège à la fois ce que la loi ne défend pas contre l’empêchement et ce qu’elle n’ordonne pas contre la contrainte. L’exigence d’autorisation préalable inverse la règle, tandis que les réponses qui permettent l’empêchement ou l’imposition ajoutent un pouvoir absent du principe.

28. Dans quels domaines un travailleur social rencontre-t-il couramment des règles juridiques dans son activité ?

La santé, le droit pénal, le droit des sociétés et la fiscalité
L’aide et l’action sociale, la santé, le pénal et le droit des personnes
L’action sociale, le droit pénal et les seules prestations patrimoniales
L’aide sociale, le droit du travail, le commerce et la fiscalité

L’aide et l’action sociale, la santé, le pénal et le droit des personnes

Explication

Le travail social mobilise notamment le droit de l’aide et de l’action sociale, de la santé, le droit pénal et le droit des personnes, pour les droits patrimoniaux comme extrapatrimoniaux. Les autres réponses substituent ou retranchent des domaines importants.

29. Une personne accompagnée peine à faire valoir un droit auprès d’une structure, et un comportement soulève aussi une question de licéité. Quelle intervention correspond au rôle du travailleur social ?

Évaluer le comportement selon la morale et laisser la qualification juridique à la structure
Transmettre la demande à la structure sans soutenir l’exercice du droit
Décider lui-même du litige, puis imposer à la structure une sanction
Faire le lien avec la structure, faciliter l’exercice du droit et qualifier juridiquement le comportement

Faire le lien avec la structure, faciliter l’exercice du droit et qualifier juridiquement le comportement

Explication

Le travailleur social fait le lien entre la personne et les structures, facilite l’exercice des droits subjectifs et traduit les comportements en normes juridiques pour distinguer le licite de l’illicite. Décider ou sanctionner relève d’une autre fonction, et une simple transmission ne remplit pas le rôle de passeur.

30. Lors d’un accompagnement, quelle conduite respecte les fondements relationnels et sociaux du travail social ?

Construire la relation en privilégiant l’efficacité, même si la dignité est secondaire
Construire la relation dans le respect de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale et de la diversité
Appliquer une réponse uniforme sans tenir compte de la diversité des personnes
Centrer l’accompagnement sur l’autonomie individuelle sans référence à la solidarité

Construire la relation dans le respect de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale et de la diversité

Explication

Le travail social se fonde sur la relation entre professionnel et personne accompagnée dans le respect de la dignité, et s’exerce dans le cadre de la solidarité, de la justice sociale et de la prise en compte de la diversité. Les autres conduites délaissent respectivement la dignité, la diversité ou les principes de solidarité et de justice sociale.

31. Quel principe l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, énonce-t-il au sujet des êtres humains ?

Ils possèdent une dignité protégée par un régime de droit et une égalité entre les nations.
Ils naissent libres et égaux en dignité et en droits, et doivent agir dans un esprit de fraternité.
Ils sont libres et égaux en dignité, et doivent agir dans un esprit de solidarité.
Ils disposent de droits égaux sans référence à leur naissance ni à la fraternité.

Ils naissent libres et égaux en dignité et en droits, et doivent agir dans un esprit de fraternité.

Explication

La Déclaration de 1948 affirme que les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et qu’ils doivent agir dans un esprit de fraternité. La référence à un régime de droit renvoie à un autre passage, tandis que la solidarité ne remplace pas la fraternité dans cet article.

32. Une institution européenne doit déterminer le statut de la dignité humaine selon la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne du 7 décembre 2000. Quelle formulation doit-elle retenir ?

Une valeur universelle, associée à la liberté et à l’égalité, mais non indivisible.
Un principe démocratique, inviolable et devant être respecté et protégé.
Un droit à la liberté et à l’égalité qui commande un esprit de fraternité.
Une valeur universelle et indivisible, inviolable et devant être respectée et protégée.

Une valeur universelle et indivisible, inviolable et devant être respectée et protégée.

Explication

La Charte présente la dignité humaine comme une valeur universelle et indivisible, et affirme qu’elle est inviolable et doit être respectée et protégée. Le principe démocratique est une autre valeur de la Charte, tandis que l’esprit de fraternité caractérise la Déclaration de 1948.

33. Dans une affaire portant sur des traitements qui asservissent et dégradent une personne, quel fondement le Conseil constitutionnel a-t-il dégagé dans sa décision « Bioéthique » du 27 juillet 1994 ?

La dignité comme composante de l’ordre public applicable aux décisions de police.
Le principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité humaine contre l’asservissement et la dégradation.
L’interdiction civile de toute atteinte à la dignité et le respect de l’être humain dès le commencement de la vie.
La consécration explicite de la dignité dans le texte de la Constitution de 1958.

Le principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité humaine contre l’asservissement et la dégradation.

Explication

En 1994, le Conseil constitutionnel a déduit du préambule de la Constitution de 1946 un principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité humaine contre l’asservissement et la dégradation. La composante de l’ordre public relève du Conseil d’État, et l’interdiction civile figure à l’article 16 du Code civil.

34. Une autorité municipale examine une mesure de police au regard de la dignité de la personne humaine. Quelle qualification le Conseil d’État a-t-il retenue dans l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995 ?

Le respect de la dignité interdit toute atteinte au corps humain en application du Code civil.
Le respect de la dignité de la personne humaine est une composante de l’ordre public.
Le respect de la dignité est un droit reconnu aux usagers de l’action sociale et médico-sociale.
Le respect de la dignité de la personne humaine est un principe constitutionnel déduit du préambule de 1946.

Le respect de la dignité de la personne humaine est une composante de l’ordre public.

Explication

Dans l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge, le Conseil d’État qualifie le respect de la dignité de composante de l’ordre public. Le principe constitutionnel déduit du préambule de 1946 relève de la décision du Conseil constitutionnel de 1994, et les deux autres formulations renvoient à des textes distincts.

35. Lorsqu’une personne invoque l’article 16 du Code civil, quelle règle cet article pose-t-il au sujet de la dignité et du commencement de la vie ?

La loi place la dignité dans l’ordre public et permet aux autorités de police d’en assurer le respect.
La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.
La loi reconnaît la dignité comme principe de l’action sociale et comme droit des usagers.
La loi interdit les atteintes à la dignité et garantit le respect de l’être humain à partir de sa naissance.

La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.

Explication

L’article 16 du Code civil affirme la primauté de la personne, interdit toute atteinte à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’ordre public relève de la jurisprudence administrative, tandis que la qualité de droit des usagers concerne la législation sur l’action sociale.

36. Un dossier pénal rassemble des faits de traite des êtres humains, de travail forcé et d’atteintes au respect dû aux morts. À quelle catégorie du Code pénal ces infractions se rattachent-elles ?

Aux infractions de harcèlement moral ou sexuel.
Aux atteintes à la dignité de la personne.
Aux manquements aux droits des usagers de l’action sociale.
Aux atteintes au respect du corps humain.

Aux atteintes à la dignité de la personne.

Explication

Le chapitre du Code pénal consacré aux atteintes à la dignité comprend notamment la traite des êtres humains, le travail forcé et les atteintes au respect dû aux morts. Les droits des usagers relèvent du cadre de l’action sociale, et le respect du corps humain est notamment traité dans le Code civil.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 75 flashcards sur Droit, justice et travail social.

Depuis quelle année « Liberté, Égalité, Fraternité » est-elle la devise de la République française ?

Depuis 1848.

À quel article de la Constitution du 4 octobre 1958 figure la devise républicaine française ?

À l’article 2.

Quels droits la charte des droits et devoirs du citoyen français reconnaît-elle à tout être humain ?

Des droits inaliénables, garantis à chacun sur le territoire de la République.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit, justice et travail social.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM