QCM : Protection des actifs immatériels numériques — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel fondement permet d’agir contre l’usage fautif d’un nom de domaine par un tiers lorsque l’on veut réparer un préjudice subi ?

Le droit sui generis attaché au contenu de la base de données
La nullité automatique du nom de domaine pour défaut d’originalité
La responsabilité du fait des produits défectueux
L’action en concurrence déloyale fondée sur l’article 1240 du Code civil

L’action en concurrence déloyale fondée sur l’article 1240 du Code civil

Explication

L’usage fautif d’un nom de domaine peut engager une action en concurrence déloyale, qui suppose de prouver une faute, un dommage et un lien de causalité. Les autres réponses relèvent d’autres régimes juridiques.

2. Quelle protection confère un dépôt de nom de domaine auprès de l’INPI lorsqu’il est utilisé comme marque ?

Une interdiction de toute réservation par un concurrent
Une propriété automatique sans formalité ni dépôt
Un monopole d’exploitation en France pour dix ans renouvelable
Une protection limitée aux seuls usages non commerciaux

Un monopole d’exploitation en France pour dix ans renouvelable

Explication

Le dépôt à l’INPI permet de protéger le nom de domaine comme marque et d’obtenir un monopole d’exploitation en France pour dix ans renouvelable. La simple réservation en ligne ne donne pas ce monopole.

3. Quelle procédure caractérise la formation d’un contrat électronique avec validation successive de la commande puis de sa confirmation ?

La procédure de l’acceptation tacite
La procédure du double-clic
La procédure de l’offre ferme immédiate
La procédure du consentement présumé

La procédure du double-clic

Explication

Le double-clic correspond à une validation en deux temps : le consommateur confirme d’abord la commande, puis la confirme à nouveau. C’est la procédure évoquée pour la formation du contrat électronique.

4. Quel droit renforcé permet à une personne d’obtenir l’effacement de données et leur déréférencement ?

Le droit à l’oubli
Le droit de rétention
Le droit de suite
Le droit de préférence

Le droit à l’oubli

Explication

Le droit à l’oubli vise l’effacement des données et le déréférencement afin de limiter la diffusion d’informations personnelles. Les autres droits n’ont pas cet objet.

5. Quel élément distingue le droit sui generis appliqué au contenu d’une base de données ?

L’exigence d’un dépôt préalable auprès de l’INPI
L’octroi d’un monopole sur tout type de donnée personnelle
La protection de la seule esthétique de l’interface
La possibilité d’interdire des extractions ou réutilisations substantielles

La possibilité d’interdire des extractions ou réutilisations substantielles

Explication

Le droit sui generis est le droit du producteur qui permet d’interdire certaines extractions et réutilisations substantielles du contenu d’une base de données. Il ne repose pas sur un dépôt à l’INPI.

6. Quelle condition doit être remplie pour bénéficier de la protection spécifique du producteur sur une base de données ?

La publication préalable de la base sur internet
L’existence d’un accord de confidentialité signé
La preuve d’un investissement substantiel
La présence d’un titre original

La preuve d’un investissement substantiel

Explication

La protection du droit sui generis suppose de prouver un investissement substantiel dans la constitution, la vérification ou la présentation de la base. L’originalité concerne plutôt le droit d’auteur sur la forme.

7. Quel principe impose un comportement honnête pendant les négociations afin d’éviter les pratiques déloyales ?

La compétence exclusive du juge
La force obligatoire du contrat
La liberté de la preuve
La loyauté précontractuelle

La loyauté précontractuelle

Explication

La loyauté précontractuelle impose d’agir honnêtement pendant les négociations et la formation du contrat. Elle vise à prévenir les comportements déloyaux entre partenaires.

8. Quel élément permet de qualifier une rupture de pourparlers d’abusive même sans intention de nuire ?

Le simple désaccord sur une clause secondaire
La signature d’un contrat définitif préalable
Le maintien sciemment du partenaire dans la croyance d’une signature
L’absence totale de discussion sur le prix

Le maintien sciemment du partenaire dans la croyance d’une signature

Explication

La rupture peut être fautive si une partie entretient sciemment l’autre dans l’idée qu’un accord va être signé. Ce n’est pas la durée seule des pourparlers qui compte.

9. Quel principe permet aux parties d’organiser librement leurs relations contractuelles dans les limites fixées par la loi ?

La solidarité légale
L’indivisibilité des obligations
La hiérarchie des normes
La liberté contractuelle

La liberté contractuelle

Explication

La liberté contractuelle autorise les parties à choisir le contenu du contrat, sous réserve des limites légales. Elle fonde l’autonomie des parties dans la relation contractuelle.

10. Dans quel cas un contrat peut-il être modifié ou révoqué sans nouvel accord complet des parties ?

Lorsque l’une des parties le souhaite unilatéralement
Lorsque le juge le juge utile sans condition
Lorsque le contrat est ancien de plus d’un an
Lorsque la loi l’autorise ou par consentement mutuel

Lorsque la loi l’autorise ou par consentement mutuel

Explication

Un contrat ne peut être modifié ou révoqué que par le consentement mutuel des parties ou pour les causes autorisées par la loi. La volonté d’une seule partie ne suffit pas.

11. Quelle affirmation décrit correctement la force obligatoire d’un contrat légalement formé ?

Il s’impose aux parties comme une règle à respecter
Il oblige aussi directement les tiers
Il ne produit d’effets qu’après validation du juge
Il peut être ignoré dès qu’il devient défavorable

Il s’impose aux parties comme une règle à respecter

Explication

Un contrat légalement formé a force obligatoire entre les parties : elles doivent respecter l’accord conclu. Les tiers ne sont en principe pas directement obligés par ce contrat.

12. Quel principe guide le juge lorsqu’il s’agit d’interpréter un contrat ?

Il interprète systématiquement chaque clause
Il écarte toujours les usages et l’équité
Il réécrit le contrat pour l’équilibrer
Il n’interprète pas les clauses claires

Il n’interprète pas les clauses claires

Explication

Le juge n’intervient pour interpréter que si les clauses sont obscures ou si le contrat comporte des lacunes. Lorsqu’une clause est claire, il ne l’interprète pas.

13. Quel usage correspond à une émission d’obligations nouvelles ?

Limiter l’accès des concurrents à un marché
Mesurer la valeur d’un actif immatériel
Échanger des titres déjà émis sur un marché secondaire
Financer les besoins de l’économie et de l’entreprise

Financer les besoins de l’économie et de l’entreprise

Explication

Les obligations nouvelles servent à financer les besoins de l’économie et des entreprises via des titres fraîchement créés. Le marché secondaire concerne au contraire les titres déjà émis.

14. Quelle caractéristique décrit le mieux une barrière stratégique à l’entrée ?

Une stratégie délibérée des entreprises déjà en place
Une règle imposée par un texte européen
Une contrainte naturelle liée au relief
Une simple différence de préférences des consommateurs

Une stratégie délibérée des entreprises déjà en place

Explication

Les barrières stratégiques résultent d’une stratégie volontaire des entreprises installées pour freiner l’arrivée de nouveaux concurrents. Elles se distinguent des barrières naturelles et institutionnelles.

15. Qu’appelle-t-on une entente horizontale ?

Un accord entre un fournisseur et un distributeur
Une décision unilatérale d’une grande entreprise
Un regroupement d’entreprises publiques seulement
Un accord entre entreprises situées au même niveau de marché

Un accord entre entreprises situées au même niveau de marché

Explication

Une entente horizontale réunit des entreprises situées au même niveau de marché et proposant des produits ou services comparables. Elle se distingue de l’entente verticale, qui relie des niveaux différents.

16. Quel critère est nécessaire pour qualifier un abus de position dominante ?

L’existence d’un simple désaccord commercial
L’exploitation abusive d’une position dominante
La seule détention d’une part de marché importante
La présence d’un contrat de distribution

L’exploitation abusive d’une position dominante

Explication

L’abus suppose une exploitation abusive d’une position dominante, et pas seulement une forte part de marché. Une entreprise peut être importante sans être dominante au sens juridique.

17. Quelle règle vise à réduire un déséquilibre d’informations entre deux acteurs ?

La présomption d’ignorance
La liberté totale de silence
La règle du premier arrivé
L’obligation d’information

L’obligation d’information

Explication

L’obligation d’information impose de communiquer certaines informations pour rétablir un meilleur équilibre entre les parties. Elle répond précisément aux asymétries d’information.

18. Quelle politique agit surtout sur les conditions d’activité des entreprises, notamment les coûts et les infrastructures ?

La politique de rétention
La politique de demande
La politique de concurrence privée
La politique d’offre

La politique d’offre

Explication

La politique d’offre agit sur l’environnement de production des entreprises, par exemple les coûts, les infrastructures ou la recherche. La politique de demande agit plutôt sur le pouvoir d’achat des ménages.

19. Quand parle-t-on d’externalité positive ?

Quand une activité procure un bénéfice à des tiers sans compensation
Quand une activité est toujours réglementée
Quand une activité ne touche personne d’autre
Quand une activité impose un coût payé intégralement par ses auteurs

Quand une activité procure un bénéfice à des tiers sans compensation

Explication

Une externalité positive correspond à une retombée favorable sur des tiers qui n’est pas rémunérée par le marché. Le gain bénéficie donc à d’autres sans paiement correspondant.

20. Quelle situation illustre le mieux une externalité négative ?

Une nuisance imposée à des tiers sans compensation
Un avantage concurrentiel lié à une innovation
Un financement par obligations nouvelles
Un échange marchand correctement facturé

Une nuisance imposée à des tiers sans compensation

Explication

Une externalité négative est un coût ou dommage subi par des tiers sans compensation automatique. Elle ne se limite pas à un simple désavantage concurrentiel.

21. Quelle action l’Autorité de la concurrence peut-elle exercer à propos des marchés ?

Remplacer les tribunaux civils dans tous les litiges
Attribuer les noms de domaine
Contrôler les concentrations et sanctionner les pratiques anticoncurrentielles
Fixer directement les prix de tous les biens

Contrôler les concentrations et sanctionner les pratiques anticoncurrentielles

Explication

L’Autorité de la concurrence contrôle les concentrations, sanctionne les pratiques anticoncurrentielles et rend aussi des avis. Elle ne fixe pas les prix de manière générale.

22. Quelle forme de responsabilité s’applique lorsqu’un dommage est causé sans lien contractuel entre les parties ?

La responsabilité disciplinaire
La responsabilité politique
La responsabilité contractuelle
La responsabilité extracontractuelle

La responsabilité extracontractuelle

Explication

La responsabilité extracontractuelle s’applique lorsqu’il n’existe pas de contrat entre l’auteur du dommage et la victime. La responsabilité contractuelle suppose au contraire un contrat préalable.

23. Lorsque le coût relatif du travail augmente et que le capital est facilement substituable, quelle réaction est la plus probable ?

Un retour obligatoire au travail manuel
Une hausse mécanique de la demande des ménages
Une disparition des contraintes de financement
Une automatisation avec substitution du capital au travail

Une automatisation avec substitution du capital au travail

Explication

Si le travail devient relativement plus coûteux et que le capital peut le remplacer, l’entreprise a intérêt à automatiser. La substituabilité guide donc l’arbitrage productif.

24. Quel triptyque définit le développement durable dans les choix de production ?

Efficacité économique, équité sociale et soutenabilité écologique
Croissance rapide, dérégulation et concentration
Innovation seule, sans considération sociale
Rentabilité immédiate, exportation et privatisation

Efficacité économique, équité sociale et soutenabilité écologique

Explication

Le développement durable combine trois dimensions : efficacité économique, équité sociale et soutenabilité écologique. Les autres réponses ne reprennent pas cet équilibre des objectifs.

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Protection des actifs immatériels numériques — notion ?

Protection des droits sur les biens immatériels en ligne.

Nom de domaine — rôle ?

Identifier unique d’un site web.

Action en concurrence déloyale — but ?

Réparer l’atteinte à un nom de domaine.

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