QCM : Raisonnement et divisions du droit (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre les personnes, avec une contrainte étatique possible
L’ensemble des décisions judiciaires qui règlent les conflits entre les personnes
L’ensemble des usages sociaux dont le respect repose sur l’approbation du groupe
L’ensemble des prérogatives individuelles que chaque personne peut exercer dans ses rapports avec autrui

L’ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre les personnes, avec une contrainte étatique possible

Explication

Le droit objectif rassemble des règles de conduite qui organisent les rapports entre les personnes et dont l’État peut assurer le respect par la contrainte. Les prérogatives appartenant à un individu relèvent plutôt des droits subjectifs.

2. Quelle est la finalité ultime de la règle de droit dans l’organisation des rapports sociaux ?

Garantir à chaque personne la satisfaction de ses intérêts particuliers
Permettre une vie collective paisible et favoriser la paix sociale
Assurer la perfection individuelle en guidant les choix personnels
Uniformiser les comportements en supprimant les désaccords sociaux

Permettre une vie collective paisible et favoriser la paix sociale

Explication

La règle de droit organise les rapports sociaux afin de rendre possible une vie collective paisible, avec pour finalité ultime la paix sociale. La perfection individuelle correspond davantage à une finalité morale qu’à la finalité principale du droit.

3. Une règle impose de remettre un bien à son propriétaire ; une autre interdit d’entrer dans une zone. Quelle différence caractérise les sanctions liées à ces obligations ?

Pour la remise, l’inaction comme l’action contraire peut être sanctionnée ; pour l’interdiction, l’action contraire est sanctionnée
Pour les deux obligations, l’action contraire comme l’inaction sont sanctionnées de la même manière
Pour la remise, seule l’action contraire peut être sanctionnée ; pour l’interdiction, l’inaction comme l’action contraire peut être sanctionnée
Pour les deux obligations, seule l’inaction peut être sanctionnée, car elle empêche leur application

Pour la remise, l’inaction comme l’action contraire peut être sanctionnée ; pour l’interdiction, l’action contraire est sanctionnée

Explication

L’obligation de faire peut être méconnue par une action contraire ou par l’inaction, tandis que l’obligation de ne pas faire est violée par l’action interdite. L’inaction ne constitue donc pas, à elle seule, un manquement à l’interdiction d’entrer.

4. Une personne lésée veut punir elle-même l’auteur d’un dommage. Qui détient le pouvoir de mettre en œuvre la contrainte juridique ?

Le juge et la victime, qui partagent le pouvoir de punir selon les circonstances
Le groupe social, qui peut décider collectivement de la peine appropriée
La victime, qui peut imposer une sanction proportionnée au préjudice subi
L’État, qui détient le monopole du droit de punir le non-respect de la règle

L’État, qui détient le monopole du droit de punir le non-respect de la règle

Explication

La contrainte juridique est mise en œuvre par l’État, qui détient le monopole du droit de punir le non-respect de la règle. La vengeance privée ne remplace pas cette intervention et ne garantit ni justice ni proportionnalité.

5. Une mesure est prise avant toute violation afin d’éviter qu’une règle soit enfreinte. De quel type de sanction s’agit-il ?

D’une sanction répressive, qui punit une violation déjà commise
D’une sanction pénale, qui inflige une peine à l’auteur d’une infraction
D’une sanction civile, qui rétablit la situation antérieure à une violation
D’une sanction préventive, qui cherche à empêcher une violation future

D’une sanction préventive, qui cherche à empêcher une violation future

Explication

Une sanction préventive intervient pour empêcher une violation future. Une sanction répressive, au contraire, répond à une violation qui a déjà été commise.

6. Après une infraction, une mesure vise à punir son auteur plutôt qu’à remettre les parties dans leur situation antérieure. Quelle catégorie correspond à cet objectif ?

L’exécution forcée, qui contraint le débiteur à fournir la prestation due
La sanction pénale, qui punit l’auteur d’une infraction
L’exécution par équivalent, qui impose une prestation équivalente à celle qui était due
La sanction civile, qui vise principalement à rétablir la situation antérieure

La sanction pénale, qui punit l’auteur d’une infraction

Explication

La sanction pénale a pour objectif de punir l’auteur d’une infraction. La sanction civile vise principalement le rétablissement de la situation juridique antérieure, plutôt que la punition de l’auteur.

7. Quelles sont les trois grandes catégories de sanctions civiles ?

La nullité, la peine d’emprisonnement et la restitution des prestations
La cessation de l’acte, la condamnation pénale et l’indemnisation
L’annulation, l’exécution forcée et l’exécution par équivalent
La prévention, la répression et la réparation du préjudice

L’annulation, l’exécution forcée et l’exécution par équivalent

Explication

Les trois grands types de sanctions civiles sont l’annulation, l’exécution forcée et l’exécution par équivalent. La prévention et la répression désignent plutôt des catégories de sanctions selon le moment et l’objectif de leur intervention.

8. Un débiteur ne peut plus fournir en nature la prestation promise, mais peut verser des dommages-intérêts. Quelle sanction correspond à cette situation ?

La sanction pénale, qui punit l’auteur d’une infraction à la règle
L’annulation, qui prive un acte irrégulier de validité et de ses effets
L’exécution forcée, qui contraint le débiteur à fournir la prestation prévue au contrat
L’exécution par équivalent, qui impose une prestation équivalente lorsque l’exécution en nature est impossible ou inutile

L’exécution par équivalent, qui impose une prestation équivalente lorsque l’exécution en nature est impossible ou inutile

Explication

L’exécution par équivalent impose une prestation de remplacement, notamment des dommages-intérêts, lorsque l’exécution en nature est impossible ou inutile. L’exécution forcée tend plutôt à obtenir la prestation due elle-même.

9. Une personne acquiert un droit parce qu’un certain délai s’est écoulé. Quel mécanisme de prescription est en jeu ?

La prescription extinctive, qui fait perdre un droit par l’effet du temps
La prescription acquisitive, qui fait acquérir un droit par l’effet du temps
La prescription pénale, qui transforme une peine en réparation civile
La prescription procédurale, qui suspend l’application d’une règle juridique

La prescription acquisitive, qui fait acquérir un droit par l’effet du temps

Explication

La prescription fait produire au temps des effets de droit ; elle est acquisitive lorsque son effet est l’acquisition d’un droit. La prescription extinctive produit l’effet inverse en faisant perdre un droit.

10. Quel délai de prescription de l’action publique s’applique en principe aux délits ?

Un an
Vingt ans
Six ans
Dix ans

Six ans

Explication

L’action publique se prescrit en principe par six ans pour les délits. Le délai d’un an concerne les contraventions, tandis que celui de vingt ans concerne les crimes, sauf les crimes contre l’humanité.

11. Quelle distinction décrit correctement les finalités principales du droit et de la morale ?

Le droit vise d’abord la perfection individuelle, tandis que la morale organise principalement la vie sociale
Le droit et la morale visent principalement la perfection individuelle plutôt que l’organisation sociale
Le droit organise principalement la vie sociale, tandis que la morale vise d’abord la perfection individuelle
Le droit et la morale visent principalement l’organisation sociale plutôt que la conduite individuelle

Le droit organise principalement la vie sociale, tandis que la morale vise d’abord la perfection individuelle

Explication

Le droit vise principalement l’organisation de la vie sociale, alors que la morale vise d’abord la perfection individuelle ; tous deux ont néanmoins une finalité sociale. L’inversion de ces objectifs attribue au droit la finalité principalement associée à la morale.

12. Pour décider si une règle s’applique à une affaire, quelle démarche le juge doit-il suivre ?

Comparer les faits à l’hypothèse du texte, les qualifier, puis déduire l’effet juridique si les conditions sont réunies
Évaluer la conscience des personnes concernées, puis décider si la règle doit produire un effet
Choisir l’effet juridique souhaité, puis rechercher des faits qui pourraient le justifier
Appliquer directement la règle aux faits sans les qualifier ni vérifier ses conditions

Comparer les faits à l’hypothèse du texte, les qualifier, puis déduire l’effet juridique si les conditions sont réunies

Explication

Le juge confronte les faits à l’hypothèse prévue par le texte, les qualifie juridiquement, puis en déduit l’effet si les conditions sont remplies. Choisir d’abord un effet souhaité inverserait le raisonnement et ne consiste pas à vérifier l’application de la règle.

13. Quel travail le juge accomplit-il lorsqu’il qualifie les faits qui lui sont soumis ?

Il recherche la peine que le texte prévoit pour les faits constatés.
Il compare les faits à l’hypothèse prévue par le texte applicable.
Il détermine l’objectif politique poursuivi par l’auteur du texte.
Il vérifie si les parties ont accepté l’application de la règle.

Il compare les faits à l’hypothèse prévue par le texte applicable.

Explication

La qualification consiste à comparer les faits à l’hypothèse prévue par le texte applicable. La recherche d’une peine relève d’une confusion avec la sanction entendue comme punition.

14. En droit, que désigne la sanction qui suit la qualification des faits ?

La recherche du but poursuivi par la règle applicable.
L’infliction d’une peine destinée à punir l’auteur des faits.
La déduction des conséquences juridiques attachées aux faits qualifiés.
La comparaison des faits avec l’hypothèse prévue par la règle.

La déduction des conséquences juridiques attachées aux faits qualifiés.

Explication

La sanction désigne la déduction des conséquences juridiques de la qualification, et non une punition. La peine est une punition, ce qui ne correspond pas au sens juridique de la sanction présenté ici.

15. Un juge constate que les faits correspondent à l’hypothèse prévue par un texte : quelle étape du syllogisme juridique s’ensuit ?

Il écarte le texte au profit d’une règle choisie selon son but.
Il demande aux parties de créer l’effet juridique par accord.
Il applique un texte différent parce que les faits sont établis.
Il applique à ces faits l’effet juridique prévu par le texte.

Il applique à ces faits l’effet juridique prévu par le texte.

Explication

Lorsque les faits correspondent à l’hypothèse légale, le juge applique l’effet juridique prévu par le texte. L’interprétation du but de la règle relève du raisonnement téléologique et ne remplace pas cette étape du syllogisme.

16. Quelle distinction oppose le raisonnement syllogistique au raisonnement téléologique ?

Le premier déduit les effets de la correspondance aux faits, le second recherche le but de la règle.
Le premier recherche le but de la règle, le second déduit les effets de la correspondance aux faits.
Le premier évalue la peine applicable, le second détermine la preuve des faits.
Le premier compare deux règles entre elles, le second compare les faits à un texte.

Le premier déduit les effets de la correspondance aux faits, le second recherche le but de la règle.

Explication

Le raisonnement syllogistique déduit les conséquences de la correspondance entre les faits et l’hypothèse légale, tandis que le raisonnement téléologique recherche le but de la règle. La deuxième réponse inverse précisément ces fonctions.

17. Quel type de cadre juridique correspond respectivement à une économie administrée et à une économie libérale ?

Une économie administrée s’accommode de règles souples et peu nombreuses, tandis qu’une économie libérale appelle un droit interventionniste.
Les deux modèles appellent un droit aussi interventionniste, mais appliqué à des secteurs différents.
Une économie administrée appelle un droit interventionniste, tandis qu’une économie libérale s’accommode de règles plus souples et moins nombreuses.
Les deux modèles s’accommodent de règles peu nombreuses, mais diffèrent par leur hiérarchie juridique.

Une économie administrée appelle un droit interventionniste, tandis qu’une économie libérale s’accommode de règles plus souples et moins nombreuses.

Explication

L’économie administrée fait appel à un droit qui encadre les activités économiques, alors que l’économie libérale s’accommode de règles plus souples et moins nombreuses. La réponse qui inverse ces cadres attribue à chaque modèle les caractéristiques de l’autre.

18. Quelle opposition caractérise le droit naturel et le positivisme juridique ?

Le droit naturel subordonne la loi à un ordre supérieur de justice, tandis que le positivisme fait dépendre la force des normes de leur conformité à une norme supérieure.
Le droit naturel fait dépendre la loi d’une norme supérieure, tandis que le positivisme subordonne la validité de chaque règle à un ordre supérieur de justice extérieur au droit positif.
Le droit naturel identifie le droit à la loi en vigueur, tandis que le positivisme fonde la loi sur une justice extérieure aux normes.
Le droit naturel et le positivisme soumettent pareillement la loi à une justice extérieure, mais divergent sur le rôle des juges.

Le droit naturel subordonne la loi à un ordre supérieur de justice, tandis que le positivisme fait dépendre la force des normes de leur conformité à une norme supérieure.

Explication

Le droit naturel subordonne le caractère obligatoire de la loi à un ordre supérieur de justice, tandis que le positivisme considère que le droit positif constitue tout le droit et organise la force des normes par leur conformité à une norme supérieure. La deuxième réponse attribue au positivisme l’ordre supérieur extérieur qui caractérise le droit naturel.

19. Selon Hans Kelsen, à quelle norme un décret doit-il être conforme dans la hiérarchie des normes ?

À la loi, comme l’arrêté doit être conforme au décret et la loi à la Constitution.
À la Constitution, comme l’arrêté doit être conforme à la loi et la loi au décret.
À l’arrêté, comme la loi doit être conforme à l’arrêté et le décret à la Constitution.
À la loi, tandis que l’arrêté est conforme à la Constitution et la loi au décret.

À la loi, comme l’arrêté doit être conforme au décret et la loi à la Constitution.

Explication

Dans la hiérarchie décrite par Hans Kelsen, l’arrêté est conforme au décret, le décret à la loi et la loi à la Constitution. La deuxième réponse place à tort le décret directement sous la Constitution et inverse les niveaux concernant l’arrêté et la loi.

20. Un litige oppose une personne privée à une personne publique : quelle branche du droit concerne ce rapport selon la summa divisio ?

Le droit public, car le rapport implique une personne publique.
Le droit privé, car le litige concerne une personne privée.
Le droit civil, car tout litige entre deux parties en relève.
Le droit privé, dès lors que la personne publique agit dans un rapport juridique.

Le droit public, car le rapport implique une personne publique.

Explication

La summa divisio rattache au droit public les rapports qui impliquent une personne publique, et au droit privé les rapports entre personnes privées. La présence d’une personne privée dans le litige ne suffit donc pas à en faire un rapport de droit privé.

21. Quel rôle le droit civil joue-t-il parmi les branches du droit ?

Il constitue le droit commun des rapports qui ne relèvent pas d’une branche spécialisée.
Il régit les rapports impliquant une personne publique et ses administrations.
Il rassemble les règles réservées aux rapports économiques entre entreprises.
Il s’applique aux seuls droits dont la valeur peut être évaluée en argent.

Il constitue le droit commun des rapports qui ne relèvent pas d’une branche spécialisée.

Explication

Le droit civil est le droit commun des rapports juridiques qui ne relèvent pas d’une branche spécialisée. Le droit public, et non le droit civil, encadre les rapports impliquant une personne publique.

22. Comment distinguer un droit patrimonial d’un droit extrapatrimonial ?

Le premier est évaluable en argent, tandis que le second ne l’est pas et reste attaché à son titulaire.
Le premier est attaché à la personne sans valeur monétaire, tandis que le second s’évalue en argent.
Le premier relève des rapports avec une personne publique, tandis que le second concerne les particuliers.
Le premier s’applique aux rapports civils, tandis que le second relève d’une branche spécialisée.

Le premier est évaluable en argent, tandis que le second ne l’est pas et reste attaché à son titulaire.

Explication

Un droit patrimonial peut être évalué en argent, tandis qu’un droit extrapatrimonial ne l’est pas et reste attaché à la personne qui en est titulaire. La deuxième réponse inverse les caractéristiques des deux catégories.

23. Un recours relève du droit public : vers quel ordre de juridiction est-il orienté ?

Vers les juridictions administratives, qui connaissent du droit public.
Vers les juridictions judiciaires, qui connaissent du droit civil et du droit public.
Vers les juridictions judiciaires, qui connaissent du droit public.
Vers les juridictions administratives, qui connaissent du droit privé.

Vers les juridictions administratives, qui connaissent du droit public.

Explication

Le droit public relève des juridictions administratives, tandis que le droit privé relève des juridictions judiciaires. L’attribution du droit public aux juridictions judiciaires inverse cette répartition.

24. Quelle distinction caractérise la sanction d’une règle juridique par rapport à celle d’une règle non juridique ?

La sanction juridique intervient avant toute violation, tandis qu’une règle non juridique est sanctionnée après.
La sanction juridique prend la forme d’une réprobation sociale, tandis qu’une règle non juridique relève de l’État.
La sanction juridique est mise en œuvre par l’État, tandis qu’une règle non juridique peut entraîner une réprobation sociale.
La sanction juridique répare un dommage, tandis qu’une règle non juridique impose un comportement conforme.

La sanction juridique est mise en œuvre par l’État, tandis qu’une règle non juridique peut entraîner une réprobation sociale.

Explication

La sanction étatique caractérise la règle juridique, alors qu’une règle non juridique peut être accompagnée d’une réprobation sociale. Confondre la réprobation sociale avec l’intervention de l’État inverse précisément cette distinction.

25. Une opposition au mariage empêche sa célébration avant qu’une violation soit constatée : de quel type de sanction s’agit-il ?

D’une sanction préventive, car elle empêche une violation de la règle.
D’une réparation par équivalent, car elle compense un dommage déjà subi.
D’une astreinte, car elle vise à obtenir rapidement un comportement conforme.
D’une sanction répressive, car elle intervient après la violation de la règle.

D’une sanction préventive, car elle empêche une violation de la règle.

Explication

Une sanction préventive empêche la violation de la règle, comme peut le faire une opposition au mariage. Une sanction répressive intervient après la violation et ne correspond donc pas à cette situation.

26. Une mesure empêche la création d’une situation contraire au droit avant toute violation : comment la qualifier ?

De réparation civile, puisqu’elle compense par équivalent un préjudice déjà subi.
De sanction préventive, puisqu’elle dissuade la violation ou empêche une situation illicite.
De sanction répressive, puisqu’elle intervient après la violation pour y répondre.
De sanction pénale, puisqu’elle consiste nécessairement en une amende ou une peine.

De sanction préventive, puisqu’elle dissuade la violation ou empêche une situation illicite.

Explication

Une sanction préventive vise à dissuader la violation ou à empêcher la création d’une situation contraire au droit. La sanction répressive, contrairement à cette mesure anticipée, intervient après la violation.

27. Un juge veut contraindre un débiteur à adopter rapidement un comportement conforme à son obligation civile : quelle sanction correspond à cet objectif ?

Les dommages et intérêts, qui réparent le préjudice subi par équivalent.
L’astreinte, qui vise à obtenir rapidement un comportement conforme à la règle.
L’amende, qui constitue une sanction pénale répressive de l’infraction.
La peine privative de liberté, qui sanctionne pénalement un comportement.

L’astreinte, qui vise à obtenir rapidement un comportement conforme à la règle.

Explication

L’astreinte vise à obtenir rapidement un comportement conforme à la règle juridique. Les dommages et intérêts ont un objectif différent : ils réparent le préjudice par équivalent.

28. Des dommages et intérêts ne rétablissent pas la situation antérieure, mais la règle violée conserve son caractère juridique : quelle conclusion s’impose ?

Une sanction peut perdre de son efficacité sans faire perdre à la règle son caractère juridique.
Une sanction inefficace transforme automatiquement la règle juridique en règle morale.
Une réparation par équivalent rétablit nécessairement la situation antérieure à la violation.
La libération du débiteur après un divorce prouve que la règle méconnue n’était pas juridique.

Une sanction peut perdre de son efficacité sans faire perdre à la règle son caractère juridique.

Explication

Une sanction peut être moins efficace lorsqu’elle ne rétablit pas la situation antérieure, sans que la règle perde pour autant son caractère juridique. L’absence de rétablissement complet n’entraîne donc pas la transformation de la règle en règle morale.

29. Quel événement juridique a lieu le 21 mars 1804, également appelé 30 ventôse An XII ?

Le droit intermédiaire prend fin après la période révolutionnaire de 1789 à 1799.
Les coutumes sont reconnues comme l’une des sources de l’ancien droit français.
Bonaparte crée une commission de quatre membres chargée de préparer un projet de Code civil.
Le Code civil des Français entre en vigueur et instaure un droit national identique sur le territoire.

Le Code civil des Français entre en vigueur et instaure un droit national identique sur le territoire.

Explication

Le 21 mars 1804, le Code civil des Français entre en vigueur et instaure pour la première fois un droit national identique sur le territoire français. La création de la commission de rédaction est un événement antérieur, daté du 13 août 1800.

30. Qu’est-ce qui caractérise une coutume comme règle de droit ?

Elle naît d’usages et se perpétue par la croyance en son caractère obligatoire.
Elle résulte d’un texte écrit inspiré du droit romain et adopté à l’échelle nationale.
Elle désigne une règle morale dont l’exécution spontanée ne peut être sanctionnée.
Elle est promulguée par une autorité royale et appliquée par les parlements.

Elle naît d’usages et se perpétue par la croyance en son caractère obligatoire.

Explication

La coutume est issue des usages et se perpétue parce qu’elle est tenue pour obligatoire. Une règle promulguée par le roi relève plutôt des ordonnances royales, une autre source de l’ancien droit.

31. Quelle association entre régions et traditions juridiques caractérise l’ancien droit français ?

Le sud est associé au droit écrit influencé par Rome, et le nord aux coutumes germaniques orales.
Le sud est associé aux coutumes germaniques orales, et le nord au droit écrit influencé par Rome.
Le sud et le nord sont associés aux ordonnances royales comme traditions juridiques distinctes.
Le sud et le nord sont associés aux mêmes coutumes orales, sans influence du droit romain.

Le sud est associé au droit écrit influencé par Rome, et le nord aux coutumes germaniques orales.

Explication

Le sud correspond principalement aux pays de droit écrit, influencés par le droit romain, tandis que le nord est associé aux pays de coutumes germaniques orales. L’association inverse les traditions régionales décrites pour l’ancien droit français.

32. Quelle commission Bonaparte met-il en place le 13 août 1800 pour préparer le projet de Code civil ?

Une commission de représentants des pays de droit écrit chargée de reprendre le droit canonique.
Une commission de quatre membres issus des pays de coutume, chargée de codifier les usages régionaux.
Une commission de deux membres des pays de coutume et de deux parlements de l’Ancien Régime.
Une commission de quatre membres représentant à parts égales les pays de coutume et de droit écrit.

Une commission de quatre membres représentant à parts égales les pays de coutume et de droit écrit.

Explication

Bonaparte met en place une commission de quatre membres, répartis à parts égales entre les pays de coutume et les pays de droit écrit. Une commission composée uniquement de représentants des pays de coutume ne respecterait pas cette représentation équilibrée.

33. Quelle évolution caractérise le droit de propriété depuis 1804 ?

Conçu comme un droit réglementaire, il a été progressivement remplacé par des autorisations administratives.
Conçu comme quasiment absolu, il est progressivement soumis à davantage de limites légales et jurisprudentielles.
Conçu comme limité par le juge, il est progressivement devenu quasiment absolu dans son exercice.
Conçu comme un droit contractuel, il est progressivement soumis aux décisions des propriétaires voisins.

Conçu comme quasiment absolu, il est progressivement soumis à davantage de limites légales et jurisprudentielles.

Explication

En 1804, notamment à l’article 544 du Code civil, la propriété est conçue comme quasiment absolue, puis ses limites légales et jurisprudentielles se sont accrues. L’idée d’un droit initialement limité puis devenu absolu inverse cette évolution.

34. Un propriétaire installe une structure sans utilité pour lui afin de nuire à son voisin ; dans un autre cas, un voisin subit un trouble anormal sans pouvoir prouver une intention de nuire. Quelle distinction s’applique ?

L’abus suppose un trouble dépassant les inconvénients normaux, tandis que le trouble anormal suppose un acte inutile.
L’abus suppose un dommage matériel, tandis que le trouble anormal repose sur l’absence d’utilité pour son auteur.
L’abus suppose une intention de nuire, tandis que le trouble anormal exige que cette intention soit démontrée.
L’abus suppose un acte inutile et nuisible, tandis que le trouble anormal n’exige pas d’intention de nuire.

L’abus suppose un acte inutile et nuisible, tandis que le trouble anormal n’exige pas d’intention de nuire.

Explication

Selon l’arrêt Clément-Bayard, l’abus du droit de propriété repose sur un acte sans utilité pour son auteur et nuisible à un tiers, alors que le trouble anormal de voisinage n’exige pas la preuve d’une intention de nuire. Exiger cette intention pour caractériser l’abus reprend précisément une confusion entre les deux notions.

35. Quelle tendance générale marque l’évolution du droit de la famille depuis 1804 ?

Une diversité réduite des modèles familiaux, une inégalité renforcée dans le couple et une extension des pouvoirs d’autorité.
Une diversité accrue des modèles familiaux, une inégalité renforcée dans le couple et une réduction des pouvoirs d’autorité.
Une diversité réduite des modèles familiaux, une égalité renforcée dans le couple et une extension des pouvoirs d’autorité.
Une diversité accrue des modèles familiaux, une égalité renforcée dans le couple et une réduction des pouvoirs d’autorité.

Une diversité accrue des modèles familiaux, une égalité renforcée dans le couple et une réduction des pouvoirs d’autorité.

Explication

L’évolution du droit de la famille va vers une plus grande diversité des modèles, davantage d’égalité entre les membres du couple et une réduction des prérogatives d’autorité. Une extension de ces pouvoirs contredit cette dernière tendance.

36. Une entreprise doit conclure un contrat dans un secteur où la loi impose de contracter et ne peut refuser un client pour un motif discriminatoire ; quelles libertés contractuelles sont ainsi limitées ?

La liberté de contracter ou non et celle de choisir le contenu du contrat.
La liberté de choisir son cocontractant et celle de mettre fin à tout contrat conclu.
La liberté de choisir le contenu du contrat et celle de choisir son cocontractant.
La liberté de contracter ou non et celle de choisir son cocontractant.

La liberté de contracter ou non et celle de choisir son cocontractant.

Explication

La liberté contractuelle comprend le choix de contracter ou non et celui du cocontractant, deux prérogatives limitées ici par l’obligation de conclure et la législation contre la discrimination. La liberté de choisir le contenu concerne plutôt les restrictions portant sur les clauses du contrat.

37. Dans la famille fondée sur le mariage en 1804, que distinguent la hiérarchie familiale et l’autorité du mari ?

La hiérarchie désigne la diversité des familles, tandis que l’autorité garantit l’indépendance juridique de chaque membre.
La hiérarchie établit l’égalité entre les époux, tandis que l’autorité confie au mari les décisions concernant les enfants.
La hiérarchie fait du mari le chef de famille, tandis que l’autorité correspond à ses pouvoirs sur l’épouse et les enfants.
La hiérarchie correspond aux pouvoirs du mari sur l’épouse et les enfants, tandis que l’autorité fait de lui le chef de famille.

La hiérarchie fait du mari le chef de famille, tandis que l’autorité correspond à ses pouvoirs sur l’épouse et les enfants.

Explication

En 1804, le mari occupe la position hiérarchique de chef de famille et exerce une autorité fondée sur la puissance maritale et paternelle. Assimiler la hiérarchie aux pouvoirs exercés confond la position du mari avec l’étendue de son autorité.

38. Quelle transformation du droit de la famille accompagne la reconnaissance accrue des couples et familles hors mariage ?

Une reconnaissance limitée aux familles mariées, parallèlement à un renforcement de l’égalité et à une réduction des pouvoirs d’autorité.
Une diversité familiale reconnue, parallèlement au maintien de la hiérarchie conjugale et à l’extension des pouvoirs d’autorité.
Une diversité familiale reconnue, parallèlement à un recul de l’égalité dans le couple et à un renforcement des pouvoirs d’autorité.
Une diversité familiale reconnue, parallèlement à un renforcement de l’égalité dans le couple et à une réduction des pouvoirs d’autorité.

Une diversité familiale reconnue, parallèlement à un renforcement de l’égalité dans le couple et à une réduction des pouvoirs d’autorité.

Explication

Le droit reconnaît davantage de diversité familiale hors mariage, tout en renforçant l’égalité au sein du couple et en réduisant les prérogatives d’autorité. Le renforcement de ces prérogatives contredit l’évolution décrite.

39. Une règle oblige une entreprise à conclure certains contrats, interdit un refus fondé sur un motif discriminatoire et prohibe certaines clauses abusives : quelles libertés contractuelles sont limitées ?

Le choix de contracter ou non et du contenu du contrat, mais pas le choix du cocontractant.
Le choix de contracter ou non et du cocontractant, mais pas le choix du contenu du contrat.
Le choix de contracter ou non, le choix du cocontractant et le choix du contenu du contrat.
Le choix du cocontractant et du contenu du contrat, mais pas le choix de contracter ou non.

Le choix de contracter ou non, le choix du cocontractant et le choix du contenu du contrat.

Explication

Ces règles limitent respectivement la liberté de ne pas contracter, la liberté de choisir son cocontractant et celle de déterminer le contenu du contrat. L’interdiction des clauses abusives montre notamment que le choix du contenu est lui aussi encadré.

40. Quelle distinction oppose la loi au sens matériel à la loi au sens formel ?

Au sens matériel, c’est une règle écrite relevant de l’article 37 ; au sens formel, une règle réglementaire votée par le Parlement.
Au sens matériel, c’est toute règle adoptée par le gouvernement ; au sens formel, une règle écrite approuvée par un juge.
Au sens matériel, c’est une règle écrite émanant d’un organe étatique compétent ; au sens formel, une règle écrite votée par le Parlement.
Au sens matériel, c’est une règle écrite votée par le Parlement ; au sens formel, une règle écrite émanant de tout organe étatique compétent.

Au sens matériel, c’est une règle écrite émanant d’un organe étatique compétent ; au sens formel, une règle écrite votée par le Parlement.

Explication

Le sens matériel définit la loi par son origine étatique compétente et son caractère écrit, alors que le sens formel la définit par son adoption écrite par le Parlement. Réduire le sens matériel aux seules règles votées par le Parlement le confond avec le sens formel.

41. Une matière n’est pas comprise dans le domaine de la loi défini par l’article 34 de la Constitution ; à quel domaine l’article 37 l’attribue-t-il ?

Au domaine réglementaire, qui comprend les matières ne relevant pas du domaine législatif.
Au domaine législatif, car l’article 37 complète la liste des matières fixées par l’article 34.
Au domaine juridictionnel, car les matières restantes sont déterminées par les tribunaux.
Au domaine constitutionnel, car toute matière absente de l’article 34 relève de la Constitution.

Au domaine réglementaire, qui comprend les matières ne relevant pas du domaine législatif.

Explication

L’article 34 énumère les matières relevant de la loi, tandis que l’article 37 attribue au règlement les matières restantes. Dire que l’article 37 étend le domaine législatif inverse la répartition constitutionnelle.

42. Le Parlement habilite le gouvernement, pour une durée déterminée, à intervenir par ordonnances dans le domaine de la loi ; que se passe-t-il si le projet de loi de ratification n’est pas déposé dans le délai fixé ?

Les ordonnances restent en vigueur jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel se prononce sur leur contenu.
Le président peut prolonger les ordonnances en invoquant les pouvoirs prévus par l’article 16.
Les ordonnances deviennent caduques, car l’habilitation de l’article 38 est limitée dans le temps.
Les ordonnances deviennent définitives, car l’absence de dépôt vaut ratification tacite par le Parlement.

Les ordonnances deviennent caduques, car l’habilitation de l’article 38 est limitée dans le temps.

Explication

L’article 38 permet une habilitation parlementaire limitée dans le temps et prévoit la caducité des ordonnances si le projet de ratification n’est pas déposé dans le délai fixé. L’article 16 concerne les circonstances exceptionnelles et ne remplace pas cette procédure.

43. Selon l’article 55 de la Constitution, quelle place occupent les traités régulièrement ratifiés ou approuvés et appliqués par l’autre partie dans la hiérarchie des normes ?

Ils sont supérieurs à la Constitution et aux lois.
Ils sont inférieurs aux lois et supérieurs aux règlements.
Ils ont le même rang que les lois et sont supérieurs à la Constitution.
Ils sont supérieurs aux lois et inférieurs à la Constitution.

Ils sont supérieurs aux lois et inférieurs à la Constitution.

Explication

L’article 55 place ces traités au-dessus des lois, mais au-dessous de la Constitution. Les situer au-dessus de la Constitution inverse leur position dans la hiérarchie des normes.

44. Sauf disposition contraire, à quel moment une loi entre-t-elle en vigueur après sa promulgation et sa publication au Journal officiel ?

Le jour où le Parlement adopte définitivement le texte
Le jour de sa promulgation par l’autorité compétente
À la date fixée par un décret d’application
Le lendemain de sa publication au Journal officiel

Le lendemain de sa publication au Journal officiel

Explication

La loi entre en vigueur après sa promulgation et sa publication, et s’applique en principe le lendemain de sa publication. La promulgation constate le vote et ordonne l’exécution, mais ne remplace pas la publication pour informer les citoyens.

45. Une loi nouvelle régit le même domaine qu’une ancienne disposition avec laquelle elle est incompatible, sans déclarer explicitement sa suppression : de quel type d’abrogation s’agit-il ?

D’une abrogation expresse, formulée directement par le texte nouveau
D’une suspension provisoire, en attendant une décision judiciaire
D’une abrogation tacite, déduite de l’incompatibilité entre les règles
D’une annulation rétroactive, prononcée par une juridiction compétente

D’une abrogation tacite, déduite de l’incompatibilité entre les règles

Explication

L’abrogation tacite découle de l’incompatibilité entre une disposition ancienne et une disposition nouvelle portant sur le même domaine. L’abrogation expresse suppose que le texte nouveau déclare explicitement la suppression.

46. Un juge est saisi d’un litige, mais estime la loi applicable obscure et insuffisante : quelle conduite lui impose le Code civil ?

Suspendre le litige et demander aux parties de créer une règle
Refuser de statuer jusqu’à ce que le législateur précise la règle
Interpréter la loi et statuer, sous peine de déni de justice
Écarter la loi et appliquer directement une règle coutumière

Interpréter la loi et statuer, sous peine de déni de justice

Explication

L’article 4 du Code civil impose au juge de statuer et interdit de refuser de juger en raison du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi. Attendre une intervention législative reviendrait à refuser de trancher le litige.

47. Une personne invoque son ignorance d’une loi pour échapper à son application : quel principe s’oppose en principe à cette défense ?

La présomption selon laquelle toute erreur de droit est invincible
La règle selon laquelle une loi s’applique avant sa publication officielle
La présomption selon laquelle les citoyens sont réputés connaître la loi
La faculté pour chacun de choisir les règles légales qui le concernent

La présomption selon laquelle les citoyens sont réputés connaître la loi

Explication

Le principe « nemo censetur ignorare legem » présume que les citoyens connaissent la loi et empêche en principe d’invoquer son ignorance. Une erreur de droit invincible constitue toutefois une exception possible, et non une présomption générale.

48. Deux parties souhaitent écarter par contrat une règle supplétive : quelle caractéristique de cette règle rend leur choix possible ?

Elle ne s’applique que si un juge l’intègre dans sa décision
Elle s’applique par défaut, mais une volonté contraire peut l’écarter
Elle protège l’intérêt général et s’impose à toute convention
Elle devient obligatoire dès qu’un contrat mentionne son existence

Elle s’applique par défaut, mais une volonté contraire peut l’écarter

Explication

Une loi supplétive règle la situation par défaut et peut être écartée par une volonté contraire des parties. Une règle impérative, à l’inverse, ne peut pas être écartée par convention.

49. Un contrat écarte une règle impérative : quelle conséquence s’attache à cette convention ?

Elle reste valable si les parties y consentent
Elle est frappée de nullité absolue
Elle est suspendue jusqu’à ce qu’un juge l’homologue
Elle est frappée de nullité relative au bénéfice de chaque partie

Elle est frappée de nullité absolue

Explication

La convention qui écarte une règle impérative est nulle de nullité absolue. Le consentement des parties ne peut pas rendre valable une dérogation à une telle règle.

50. Une convention viole une règle destinée à protéger l’intérêt privé d’une personne : quel type de nullité correspond à cette violation ?

La nullité automatique, qui sanctionne toute erreur de consentement
La nullité absolue, qui sanctionne une atteinte à l’intérêt général
La nullité procédurale, qui sanctionne une irrégularité de jugement
La nullité relative, qui protège un intérêt privé

La nullité relative, qui protège un intérêt privé

Explication

La nullité relative sanctionne la violation d’une règle qui protège un intérêt privé. La nullité absolue correspond plutôt à la violation d’une règle d’intérêt général.

51. Qui peut engager une action en nullité relative contre un acte qui a lésé un intérêt privé ?

La personne dont les intérêts ont été lésés
Toute personne qui justifie d’un intérêt quelconque à agir
Le juge, même sans demande d’une personne concernée
Le ministère public, en raison de l’intérêt général

La personne dont les intérêts ont été lésés

Explication

L’action en nullité relative appartient à la personne dont les intérêts ont été lésés par l’acte. Toute personne intéressée peut agir en nullité absolue, ce qui ne s’applique pas à la nullité relative.

52. Quelle caractéristique distingue la coutume d’un simple usage ?

La croyance des intéressés dans le caractère obligatoire de la pratique
La répétition d’un comportement, même sans conviction d’obligation
La reconnaissance formelle de la pratique par une juridiction
La publication régulière de la pratique dans un texte législatif

La croyance des intéressés dans le caractère obligatoire de la pratique

Explication

La coutume associe une pratique répétée, son élément matériel, à la croyance que cette pratique est obligatoire, son élément intentionnel. La répétition seule peut caractériser un usage sans établir cet élément intentionnel.

53. Une pratique coutumière contredit une loi existante : comment la qualifie-t-on ?

De coutume contra legem
De coutume secundum legem
De jurisprudence constante
De coutume praeter legem

De coutume contra legem

Explication

La coutume contra legem contredit une loi existante. La coutume secundum legem suit un renvoi de la loi, tandis que la coutume praeter legem comble une lacune légale.

54. Dans son sens étroit, que désigne la jurisprudence ?

L’ensemble des décisions rendues par toutes les juridictions
Les décisions rendues par une juridiction donnée
Les opinions sur le droit émises par les universitaires et praticiens
Les pratiques répétées auxquelles les intéressés attribuent un caractère obligatoire

Les décisions rendues par une juridiction donnée

Explication

Au sens étroit, la jurisprudence désigne l’ensemble des décisions rendues par une juridiction donnée. L’ensemble des décisions de toutes les cours et tribunaux correspond au sens large.

55. Comment les solutions de la Cour de cassation influencent-elles les juges du fond, bien que la jurisprudence n’ait pas en elle-même force obligatoire ?

Elles annulent automatiquement toute décision du juge du fond qui s’en écarte
Elles lient les juges du fond avec la même force qu’une loi impérative
Elles orientent les juges du fond sans s’imposer comme une règle obligatoire
Elles remplacent la loi dès qu’une juridiction supérieure les adopte

Elles orientent les juges du fond sans s’imposer comme une règle obligatoire

Explication

Les solutions des juridictions supérieures, notamment celles de la Cour de cassation, influencent les juges du fond sans que la jurisprudence ait en elle-même force obligatoire. Cette influence ne signifie pas que chaque décision supérieure remplace la loi ou lie automatiquement les juges comme une règle législative.

56. Quelle règle s’applique en principe à une infraction commise dans la mer territoriale française, hors exception concernant un navire de guerre étranger ?

La loi française, dans la limite des douze milles nautiques au-delà des côtes
La loi du pavillon, dans la limite des douze milles nautiques au-delà des côtes
La loi du lieu d’immatriculation du navire, dans toute la zone maritime française
La loi nationale de l’auteur, dans toute la zone maritime française

La loi française, dans la limite des douze milles nautiques au-delà des côtes

Explication

La mer territoriale s’étend sur douze milles nautiques au-delà des côtes et les infractions qui y sont commises relèvent en principe de la loi française. En haute mer, c’est plutôt la loi du pavillon qui s’applique en principe.

57. En haute mer, une infraction est commise à bord d’un navire battant pavillon espagnol : quelle loi s’applique en principe ?

La loi française, dès que l’infraction concerne un ressortissant français
La loi de l’État dont les côtes sont les plus proches du navire
La loi espagnole, le navire étant rattaché à l’État de son pavillon
La loi du lieu où le navire a été construit

La loi espagnole, le navire étant rattaché à l’État de son pavillon

Explication

En haute mer, le navire est considéré comme une portion mobile du territoire de l’État dont il bat pavillon, ce qui rattache l’infraction à la loi espagnole. La proximité des côtes ne remplace pas ce critère de rattachement.

58. Une infraction est commise à bord d’un aéronef civil immatriculé en France alors qu’il survole l’espace aérien français : quelle règle s’applique ?

La loi de nationalité du pilote s’applique à l’infraction commise à bord
La loi du pays de destination s’applique pendant tout le trajet
La loi française s’applique à l’infraction commise à bord de l’aéronef civil
La loi du pavillon s’applique, comme pour un aéronef militaire

La loi française s’applique à l’infraction commise à bord de l’aéronef civil

Explication

La loi française s’applique aux infractions commises à bord ou contre les aéronefs civils immatriculés en France. La loi du pavillon concerne les aéronefs militaires, et non cette catégorie d’aéronefs civils.

59. Quelle distinction caractérise l’application de la législation métropolitaine dans les DROM et les COM ?

Dans les DROM comme dans les COM, le droit métropolitain requiert une mention expresse du législateur
Dans les DROM comme dans les COM, le droit métropolitain s’applique automatiquement sans adaptation possible
Dans les DROM, une mention expresse est requise ; dans les COM, l’assimilation rend le droit métropolitain applicable automatiquement
Dans les DROM, l’assimilation rend le droit métropolitain applicable sous réserve d’adaptations ; dans les COM, une mention expresse est requise

Dans les DROM, l’assimilation rend le droit métropolitain applicable sous réserve d’adaptations ; dans les COM, une mention expresse est requise

Explication

Dans les DROM, le principe d’assimilation entraîne l’application automatique du droit voté en métropole, sous réserve des adaptations ou exceptions permises. Dans les COM, le principe de spécialité exige une mention expresse, contrairement à la règle d’assimilation.

60. La filiation d’une personne relève de quel rattachement en droit international privé ?

De la loi du lieu où se trouve son immeuble principal
De la loi choisie par les parties à l’acte de filiation
De la loi nationale de la personne concernée
De la loi du lieu où le lien de filiation a été constaté

De la loi nationale de la personne concernée

Explication

La filiation fait partie du statut personnel, qui est soumis à la loi nationale. La loi du lieu de situation concerne les immeubles, et non les éléments du statut personnel.

61. Un litige porte sur la propriété d’un immeuble situé en Italie et d’un meuble appartenant à un propriétaire français : quel rattachement distingue ces biens ?

L’immeuble relève de la loi française et le meuble de la loi italienne
Les deux biens relèvent de la loi italienne, selon leur localisation
Les deux biens relèvent de la loi française, selon la nationalité du propriétaire
L’immeuble relève de la loi italienne et le meuble de la loi nationale de son propriétaire

L’immeuble relève de la loi italienne et le meuble de la loi nationale de son propriétaire

Explication

Le statut réel rattache l’immeuble à la loi du lieu où il se trouve, tandis que le meuble relève de la loi nationale de son propriétaire. La loi du propriétaire ne détermine donc pas le régime de l’immeuble situé en Italie.

62. Un accident survient en Espagne : quelle loi régit en principe ce fait juridique ?

La loi choisie après l’accident par les personnes impliquées
La loi du domicile commun des personnes impliquées
La loi nationale de la personne tenue pour responsable
La loi espagnole, celle du lieu où l’accident s’est réalisé

La loi espagnole, celle du lieu où l’accident s’est réalisé

Explication

Les faits juridiques sont régis en principe par la loi du lieu où ils se réalisent, donc par la loi espagnole dans ce cas. La nationalité d’une personne n’est pas le critère général de rattachement des faits juridiques.

63. Pour un acte juridique rédigé en Belgique et dont les parties ont choisi une loi applicable au fond, quelles règles gouvernent sa forme et son fond ?

La forme et le fond relèvent de la loi belge, lieu de rédaction de l’acte
La forme relève de la loi choisie et le fond de la loi belge
La forme et le fond relèvent de la loi nationale de chaque partie
La forme relève de la loi belge et le fond de la loi choisie par les parties

La forme relève de la loi belge et le fond de la loi choisie par les parties

Explication

La forme d’un acte juridique relève de la loi du lieu où il est rédigé, tandis que son fond relève de la loi choisie par les parties. La loi du lieu de rédaction ne gouverne donc pas automatiquement le fond.

64. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’un contrat conclu sous la loi ancienne continue de produire ses effets : quelle situation illustre un conflit de lois dans le temps ?

Une situation juridique née sous l’ancienne loi et encore en cours lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle
Une situation juridique créée après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi
Une situation juridique entièrement achevée avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi
Une situation juridique envisagée sans qu’aucune loi nouvelle soit entrée en vigueur

Une situation juridique née sous l’ancienne loi et encore en cours lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle

Explication

Le conflit de lois dans le temps apparaît lorsqu’une situation née sous l’ancienne loi est encore en cours au moment où la loi nouvelle entre en vigueur. Une situation déjà achevée avant cette entrée en vigueur ne constitue pas une situation en cours.

65. Une situation juridique est en cours lorsque survient une loi nouvelle : comment sont répartis les effets passés et futurs selon l’article 2 du Code civil ?

Les effets passés et futurs relèvent de la loi nouvelle avec rétroactivité
Les effets passés restent soumis à la loi ancienne et les effets futurs à la loi nouvelle
Les effets passés relèvent de la loi nouvelle et les effets futurs de la loi ancienne
Les effets passés et futurs restent soumis à la loi ancienne jusqu’à la fin de la situation

Les effets passés restent soumis à la loi ancienne et les effets futurs à la loi nouvelle

Explication

La loi nouvelle ne rétroagit pas : les effets déjà produits restent soumis à la loi ancienne, tandis que les effets futurs d’une situation en cours relèvent de la loi nouvelle. Appliquer la loi nouvelle aux effets passés confondrait application immédiate et rétroactivité.

66. Une loi de forme entrée en vigueur après une décision réduit le délai de recours : s’applique-t-elle au recours dirigé contre cette décision antérieure ?

Oui, car la réduction du délai transforme le recours en situation nouvelle
Oui, car toute loi de forme s’applique immédiatement aux recours en cours
Non, car les lois de forme ne s’appliquent jamais aux situations en cours
Non, une loi de forme défavorable ne s’applique pas à un recours contre une décision antérieure

Non, une loi de forme défavorable ne s’applique pas à un recours contre une décision antérieure

Explication

Les lois de forme sont en principe d’application immédiate, mais une loi défavorable qui réduit un délai de recours ne s’applique pas aux recours contre des décisions antérieures. L’application immédiate des lois de forme n’est donc pas sans exception.

67. Une loi pénale de fond plus douce entre en vigueur alors qu’une affaire relative à des faits antérieurs est encore en cours : quelle règle s’applique ?

La loi plus douce s’applique seulement si elle était en vigueur au début du procès
La loi plus douce s’applique uniquement si la juridiction de première instance l’a déjà retenue
La loi applicable aux faits au moment où ils ont été commis prévaut jusqu’au jugement définitif
La loi plus douce peut être appliquée, même si elle est invoquée pour la première fois en cassation

La loi plus douce peut être appliquée, même si elle est invoquée pour la première fois en cassation

Explication

La loi pénale de fond plus douce s’applique aux faits antérieurs tant que l’affaire est en cours, y compris lorsqu’elle est invoquée pour la première fois devant la Cour de cassation. Exiger qu’elle ait été retenue en première instance ajouterait une condition qui n’est pas prévue.

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Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Raisonnement et divisions du droit.

Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite régissant les rapports humains, dont le respect peut être imposé par l’État.

Quelle est la finalité ultime de la règle de droit ?

La paix sociale.

Que sanctionne une obligation de faire imposée par la règle de droit ?

L’action contraire ou l’inaction.

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