QCM : Fiche civil - Chap 1,2,3 (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quand une règle est-elle qualifiée de générale et abstraite ?

Lorsqu’elle vise impersonnellement une catégorie de destinataires
Lorsqu’elle repose sur une conviction religieuse partagée
Lorsqu’elle concerne une personne précisément désignée
Lorsqu’elle s’applique après un accord entre les intéressés

Lorsqu’elle vise impersonnellement une catégorie de destinataires

Explication

Une règle est générale et abstraite lorsqu’elle s’adresse de manière impersonnelle à une catégorie de personnes plutôt qu’à un individu nommé. Cette caractéristique ne permet pas de la distinguer d’une règle religieuse, qui peut également être générale et abstraite.

2. Quel principe l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce-t-il à propos de la loi ?

La loi doit être adaptée aux convictions personnelles de chaque individu
La loi doit protéger les citoyens sans pouvoir prévoir de sanction
La loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse
La loi doit varier selon la fonction sociale de chaque citoyen

La loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse

Explication

L’article 6 affirme l’égalité de tous devant la loi, qu’elle accorde une protection ou qu’elle prononce une sanction. L’idée d’une adaptation de la loi aux convictions personnelles contredit ce principe général d’égalité.

3. Quelle est la fonction principale de la règle de droit dans la société ?

Régler les sentiments personnels sans encadrer les relations sociales
Déterminer les convictions religieuses adoptées par chaque citoyen
Organiser la vie collective et les rapports entre les individus
Remplacer les échanges sociaux par des décisions prises individuellement

Organiser la vie collective et les rapports entre les individus

Explication

La règle de droit organise la vie en société ainsi que les relations entre les personnes. Les convictions religieuses relèvent d’un autre registre, tandis que le droit encadre précisément les rapports sociaux.

4. Quelle relation peut exister entre les règles morales, religieuses et juridiques ?

Leurs contenus peuvent se chevaucher malgré des autorités différentes
Elles concernent des domaines séparés sans influence sociale possible
Elles produisent toujours les mêmes obligations pour les individus
Elles reposent nécessairement sur une autorité identique

Leurs contenus peuvent se chevaucher malgré des autorités différentes

Explication

Les règles morales, religieuses et juridiques peuvent porter sur des comportements semblables, même si leur autorité de référence diffère. Une règle morale ou religieuse peut aussi influencer la vie sociale, contrairement à l’idée qu’elle concernerait seulement la relation à soi.

5. Pourquoi la règle de droit est-elle dite extérieure à la volonté individuelle ?

Parce qu’elle dépend d’une décision intérieure propre à chaque individu
Parce qu’elle ne concerne que les personnes qui l’ont expressément acceptée
Parce qu’elle repose sur une conviction morale personnelle avant son application
Parce qu’elle s’impose indépendamment de l’accord de la personne

Parce qu’elle s’impose indépendamment de l’accord de la personne

Explication

La règle de droit est extérieure à la volonté individuelle parce qu’elle s’impose à une personne sans dépendre de son consentement. La référence à une décision intérieure décrit plutôt la dimension morale de la volonté individuelle.

6. Quelle distinction oppose correctement la règle impérative à la règle supplétive ?

La règle impérative organise les usages, tandis que la règle supplétive supprime toute volonté individuelle
La règle impérative concerne la morale, tandis que la règle supplétive concerne les pratiques religieuses
La règle impérative dépend d’un accord, tandis que la règle supplétive s’impose à chaque citoyen
La règle impérative s’impose, tandis que la règle supplétive peut être écartée dans un cadre autorisé

La règle impérative s’impose, tandis que la règle supplétive peut être écartée dans un cadre autorisé

Explication

La règle impérative s’impose nécessairement, alors que la règle supplétive peut être écartée par une volonté individuelle lorsque la règle l’autorise. Assimiler la règle impérative à une règle dépendant d’un accord inverse précisément cette distinction.

7. Pourquoi la règle de droit est-elle considérée comme coercitive ?

Parce que la conscience individuelle impose son respect
Parce que la société approuve les comportements conformes
Parce que les personnes concernées négocient ses effets
Parce que l’État peut sanctionner sa violation

Parce que l’État peut sanctionner sa violation

Explication

La règle de droit possède un caractère coercitif parce que l’État peut imposer une sanction en cas de non-respect. La règle morale repose principalement sur la conscience et ne se confond pas avec la contrainte étatique.

8. Laquelle de ces mesures constitue une sanction pénale ?

La nullité d’un contrat conclu
Le retrait du permis de conduire
Le versement de dommages-intérêts
La résiliation d’une relation contractuelle

Le retrait du permis de conduire

Explication

Le retrait du permis fait partie des sanctions pénales, au même titre que l’emprisonnement et l’amende. Les dommages-intérêts relèvent principalement de la réparation civile, tandis que la nullité et la résiliation sont des sanctions civiles.

9. Quelle distinction oppose correctement le jusnaturalisme au positivisme juridique ?

Le jusnaturalisme décrit le droit en vigueur, tandis que le positivisme défend une justice immuable
Le jusnaturalisme invoque une justice immuable, tandis que le positivisme étudie le droit en vigueur
Le jusnaturalisme concerne les relations privées, tandis que le positivisme concerne les relations publiques
Le jusnaturalisme dépend des décisions étatiques, tandis que le positivisme repose sur la conscience morale

Le jusnaturalisme invoque une justice immuable, tandis que le positivisme étudie le droit en vigueur

Explication

Le jusnaturalisme justifie le droit par un idéal de justice présenté comme immuable, alors que le positivisme juridique rattache le droit aux règles en vigueur dans un État. Le droit positif peut donc évoluer avec la société, contrairement à l’idéal immuable invoqué par le droit naturel.

10. À quelle école de pensée Kelsen est-il principalement associé ?

À l’école du droit positif
À l’école de la justice internationale
À l’école de la morale sociale
À l’école du droit naturel

À l’école du droit positif

Explication

Kelsen est associé à l’école du droit positif, qui étudie l’ensemble des règles en vigueur dans un État. Le droit naturel évalue les règles selon un idéal de justice plutôt que de les décrire comme règles en vigueur.

11. Quelle situation relève principalement du droit public ?

Le désaccord entre deux sociétés commerciales privées
Un litige entre une commune et une entreprise privée
La succession entre les membres d’une même famille
La vente d’un véhicule entre deux particuliers

Un litige entre une commune et une entreprise privée

Explication

Le droit public régit notamment les relations entre personnes publiques et personnes privées, comme un litige opposant une commune à une entreprise. Les autres situations mettent principalement en relation des personnes privées et relèvent donc du droit privé.

12. Lorsqu’un contrat privé comporte un élément d’extranéité, quelle question relève du droit international privé ?

Organiser les relations diplomatiques entre deux États
Déterminer la loi applicable et le tribunal compétent
Définir les pouvoirs respectifs des institutions nationales
Fixer les règles de fonctionnement d’une organisation interétatique

Déterminer la loi applicable et le tribunal compétent

Explication

Le droit international privé détermine la loi applicable et la juridiction compétente lorsqu’une situation privée comporte un élément étranger. L’organisation des relations entre États relève du droit international public.

13. Quelle branche du droit regroupe les règles relatives à l’État et au pouvoir politique ?

Le droit social
Le droit civil
Le droit constitutionnel
Le droit administratif

Le droit constitutionnel

Explication

Le droit constitutionnel encadre l’organisation de l’État et l’exercice du pouvoir politique. Le droit administratif concerne plutôt le fonctionnement des administrations et des services publics.

14. Une étude porte sur l’organisation des services publics et l’activité des administrations : de quelle branche du droit relève-t-elle principalement ?

Du droit civil
Du droit international privé
Du droit administratif
Du droit constitutionnel

Du droit administratif

Explication

Le droit administratif régit le fonctionnement des administrations et des services publics. Le droit constitutionnel s’intéresse à l’État et au pouvoir politique, ce qui correspond à un autre domaine.

15. Quelle branche du droit régit notamment les personnes privées, la famille, les successions, les biens et les contrats ?

Le droit civil
Le droit administratif
Le droit pénal
Le droit constitutionnel

Le droit civil

Explication

Le droit civil organise les rapports entre personnes privées et comprend notamment le droit des personnes, de la famille, des biens et des contrats. Le droit pénal définit plutôt les infractions et les sanctions qui leur sont associées.

16. Que représente la pyramide de Kelsen dans l’étude du droit ?

L’augmentation des textes législatifs
La répartition des compétences administratives
La hiérarchie des normes juridiques
La classification des juridictions nationales

La hiérarchie des normes juridiques

Explication

La pyramide de Kelsen représente l’organisation hiérarchique des normes juridiques. L’augmentation excessive du nombre de textes correspond à l’inflation législative, notion différente.

17. Quel ensemble comprend notamment la Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004 ?

Le domaine réglementaire
Le bloc de constitutionnalité
Le droit dérivé de l’Union européenne
Le bloc de légalité

Le bloc de constitutionnalité

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble ces textes de valeur constitutionnelle. Le bloc de légalité renvoie principalement aux normes législatives, et non à cet ensemble constitutionnel.

18. Quelle distinction caractérise le règlement européen par rapport à la directive européenne ?

Le règlement concerne les juridictions, tandis que la directive concerne les administrations.
Le règlement protège les droits fondamentaux, tandis que la directive organise les élections.
Le règlement fixe des objectifs à transposer, tandis que la directive s’applique de manière uniforme.
Le règlement fixe des règles uniformes, tandis que la directive fixe des objectifs à transposer.

Le règlement fixe des règles uniformes, tandis que la directive fixe des objectifs à transposer.

Explication

Le règlement européen établit des règles uniformes applicables dans les États membres, tandis que la directive impose des objectifs en laissant le choix des moyens de transposition. Les autres distinctions attribuent à ces actes des fonctions qui ne définissent pas leur différence juridique.

19. Quel principe s’applique lorsqu’une règle inférieure entre en conflit avec une règle supérieure ?

La règle inférieure doit respecter la règle supérieure et ne peut empiéter sur sa compétence.
La règle inférieure s’applique lorsque son contenu est plus précis que celui de la règle supérieure.
La règle inférieure devient supérieure lorsqu’elle est adoptée par une administration spécialisée.
La règle inférieure peut écarter la règle supérieure si elle est plus récente.

La règle inférieure doit respecter la règle supérieure et ne peut empiéter sur sa compétence.

Explication

Une norme inférieure doit être conforme à la norme supérieure et respecter son domaine de compétence. Sa date, sa précision ou l’administration qui l’adopte ne lui permettent pas de s’affranchir de cette exigence.

20. Dans quelle situation la question prioritaire de constitutionnalité peut-elle être utilisée ?

Pour empêcher l’adoption d’une loi avant son examen par le Parlement.
Pour demander à un juge administratif de vérifier la conformité d’un traité à une loi.
Pour contester une loi déjà en vigueur après transmission d’une question écrite et motivée.
Pour contester un règlement européen après son application par une administration.

Pour contester une loi déjà en vigueur après transmission d’une question écrite et motivée.

Explication

La QPC permet de contester, après son entrée en vigueur, la conformité d’une disposition législative aux droits et libertés garantis par la Constitution, selon une procédure de transmission après filtrage. Le contrôle a priori intervient avant l’entrée en vigueur de la loi, ce qui correspond à une autre procédure.

21. Quels juges peuvent exercer le contrôle de conventionnalité d’une loi contraire à un traité ?

Le Conseil constitutionnel dans le cadre de l’article 61
Les juges judiciaire et administratif
Le Parlement lors du vote de la loi
Les autorités administratives indépendantes

Les juges judiciaire et administratif

Explication

Les juges judiciaire et administratif peuvent écarter l’application d’une loi incompatible avec un traité dans le cadre du contrôle de conventionnalité. Le Conseil constitutionnel n’exerce pas ce contrôle de conformité aux traités dans le cadre de l’article 61.

22. Quels éléments doivent être réunis pour qu’une pratique sociale soit qualifiée de coutume juridique ?

Une pratique répétée et la conviction collective de son caractère obligatoire
Une règle écrite et une publication dans un recueil officiel
Un usage ponctuel et l’accord individuel des personnes concernées
Une décision judiciaire et l’approbation formelle du législateur

Une pratique répétée et la conviction collective de son caractère obligatoire

Explication

La coutume naît de l’association d’une pratique répétée et de la conviction collective qu’elle est obligatoire. Un usage peut produire des conséquences juridiques sans constituer, à lui seul, une règle de droit.

23. Une pratique se développe pour régler une situation que la loi ne prévoit pas : de quelle catégorie de coutume s’agit-il ?

La coutume praeter legem
La coutume secundum legem
La coutume contra legem
La coutume interprétative judiciaire

La coutume praeter legem

Explication

La coutume praeter legem intervient pour combler une lacune de la loi. La coutume contra legem, en revanche, s’oppose à une règle légale existante, tandis que la coutume secundum legem la suit.

24. Quel rôle la jurisprudence joue-t-elle principalement dans l’ordre juridique ?

Elle présente les analyses doctrinales dépourvues d’effet obligatoire
Elle édicte des règles générales qui remplacent les textes législatifs
Elle rassemble des décisions servant de référence pour interpréter la loi
Elle réunit les pratiques sociales reconnues comme obligatoires

Elle rassemble des décisions servant de référence pour interpréter la loi

Explication

La jurisprudence regroupe les décisions de justice rendues sur une question de droit et peut guider l’interprétation de la loi. Elle ne se confond ni avec la coutume, issue d’une pratique sociale, ni avec la doctrine, composée de travaux juridiques.

25. Lorsqu’il tranche un litige, quelle limite l’article 5 du Code civil impose-t-il au juge ?

Il lui impose de suivre toute pratique professionnelle invoquée par les parties
Il lui interdit de créer un arrêt de règlement applicable au-delà du litige
Il l’autorise à transformer sa décision en règle générale pour les affaires futures
Il lui permet d’écarter une loi lorsqu’une coutume contraire paraît établie

Il lui interdit de créer un arrêt de règlement applicable au-delà du litige

Explication

L’article 5 du Code civil interdit au juge de prononcer un arrêt de règlement créant une règle générale au-delà du litige soumis. Cette règle distingue la fonction juridictionnelle de l’édiction générale de normes, qui relève d’autres autorités.

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Qu'est-ce qui caractérise la règle de droit comme générale et abstraite ?

Elle est édictée impersonnellement pour une catégorie de destinataires.

Que stipule l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen sur la loi ?

La loi doit être la même pour tous, qu'elle protège ou punisse.

Quelle est la fonction principale de la règle de droit ?

Organiser la vie en société et les rapports entre les individus.

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