QCM : Responsabilités et droit des affaires — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition du droit, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit regroupe des règles régissant les relations entre les individus.
Selon Aristote, le droit est l’art du bon et du légal.
Le droit correspond à des règles dépourvues de toute sanction étatique.
Le droit s’applique dans une société et à une période déterminées.
Le droit constitue un ensemble de préceptes moraux individuels et volontaires.

Le droit regroupe des règles régissant les relations entre les individus. · Le droit s’applique dans une société et à une période déterminées.

Explication

Le droit rassemble des règles qui encadrent les relations entre les individus et s’appliquent dans une société et à un moment donnés. Selon Aristote, il constitue l’art du bon et du juste, et il peut être assorti d’une sanction de l’État. Il ne se définit donc ni par la recherche du légal plutôt que du juste, ni par des préceptes moraux individuels et volontaires.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les caractères du droit, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le droit présente un contenu identique dans toutes les sociétés.
Le droit conserve les mêmes règles quelle que soit la période.
Le droit s’ancre dans un territoire déterminé.
Le droit évolue selon l’époque et la société concernées.
Le droit possède ainsi un caractère spatio-temporel et national.

Le droit s’ancre dans un territoire déterminé. · Le droit évolue selon l’époque et la société concernées. · Le droit possède ainsi un caractère spatio-temporel et national.

Explication

Le droit est lié à un territoire, à une société et à une époque, ce qui explique ses caractères spatio-temporel et national. Son contenu n’est donc pas identique dans toutes les sociétés et ne reste pas inchangé selon les périodes.

3. À propos de l’apparition du droit dans les sociétés :

Le droit apparaît uniquement lorsque l’État adopte des codes écrits.
Le droit accompagne presque toujours l’existence humaine collective.
Le droit est apparu après la disparition des premières sociétés humaines.
Le droit est apparu dès la formation des premières sociétés.
Le droit ne concerne que les sociétés organisées récemment.

Le droit accompagne presque toujours l’existence humaine collective. · Le droit est apparu dès la formation des premières sociétés.

Explication

Le droit existe depuis la formation des premières sociétés et accompagne presque toujours la vie humaine collective. Son apparition ne dépend donc ni de sociétés récentes, ni de la disparition des premières sociétés, ni de l’adoption préalable de codes écrits.

4. Concernant le droit objectif, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Le droit objectif rassemble des règles générales applicables dans un État.
Le droit objectif encadre les relations juridiques de manière générale.
Le droit objectif correspond aux obligations particulières d’un individu.
Le droit objectif désigne les prérogatives d’une personne déterminée.
Le droit objectif s’apprécie à un moment donné.

Le droit objectif rassemble des règles générales applicables dans un État. · Le droit objectif encadre les relations juridiques de manière générale. · Le droit objectif s’apprécie à un moment donné.

Explication

Le droit objectif est l’ensemble des règles générales applicables dans un État à un moment donné. Il encadre donc les situations juridiques de façon générale, tandis que les prérogatives ou obligations particulières relèvent des droits subjectifs.

5. Les droits subjectifs d’une personne déterminée comprennent :

Des règles générales applicables à l’ensemble d’un État.
Des prérogatives particulières dont cette personne peut se prévaloir.
Des obligations particulières qui peuvent peser sur cette personne.
Des règles applicables à toute personne sans situation individuelle.
Des prérogatives rattachées à une personne identifiée.

Des prérogatives particulières dont cette personne peut se prévaloir. · Des obligations particulières qui peuvent peser sur cette personne. · Des prérogatives rattachées à une personne identifiée.

Explication

Les droits subjectifs sont les prérogatives et obligations particulières dont une personne déterminée peut se prévaloir. Les règles générales applicables dans un État relèvent du droit objectif, et non des droits subjectifs.

6. Concernant les rapports entre droit objectif et droits subjectifs, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit objectif détermine les règles encadrant ces prérogatives.
Les droits subjectifs constituent des règles générales étatiques.
Les droits subjectifs des personnes s’inscrivent dans le droit objectif.
Le droit objectif organise les prérogatives reconnues aux personnes.
Les droits subjectifs existent indépendamment de toute règle objective.

Le droit objectif détermine les règles encadrant ces prérogatives. · Les droits subjectifs des personnes s’inscrivent dans le droit objectif. · Le droit objectif organise les prérogatives reconnues aux personnes.

Explication

Les droits subjectifs des personnes s’inscrivent dans le droit objectif, qui fixe les règles régissant ces prérogatives. Ils ne sont donc pas indépendants du droit objectif et ne se confondent pas avec l’ensemble des règles générales étatiques.

7. Parmi les propositions suivantes concernant les sujets et objets de droit en France, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les biens constituent des objets de droit.
Les personnes physiques sont des sujets de droit.
Les éléments qui ne sont pas des personnes peuvent être objets de droit.
Les personnes morales sont des sujets de droit.
Les animaux sont des sujets de droit en France.

Les biens constituent des objets de droit. · Les personnes physiques sont des sujets de droit. · Les éléments qui ne sont pas des personnes peuvent être objets de droit. · Les personnes morales sont des sujets de droit.

Explication

En France, les personnes physiques et les personnes morales sont des sujets de droit. Les biens et les éléments qui ne sont pas des personnes sont des objets de droit. Les animaux, qui ne sont pas des personnes, relèvent donc de la catégorie des objets de droit plutôt que de celle des sujets de droit.

8. Concernant le caractère général et impersonnel de la règle de droit :

La règle de droit dépend de l’identité personnelle du destinataire.
La règle de droit s’applique à toute personne dans la situation prévue.
La règle de droit s’adresse à une personne nommément désignée.
La règle de droit concerne une situation individuelle sans portée générale.
La règle de droit ne vise aucune personne déterminée.

La règle de droit s’applique à toute personne dans la situation prévue. · La règle de droit ne vise aucune personne déterminée.

Explication

Une règle de droit est générale et impersonnelle : elle ne désigne pas une personne particulière et s’applique à toute personne placée dans la situation prévue. Elle ne dépend donc pas de l’identité individuelle du destinataire.

9. Concernant le caractère obligatoire et les sanctions de la règle de droit, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Une violation juridique peut conduire au versement de dommages-intérêts.
La règle de droit présente un caractère obligatoire.
La violation d’une règle de droit peut entraîner une sanction pénale.
Une règle de droit violée entraîne une sanction morale.
La sanction pénale a pour fonction principale de réparer un préjudice privé.

Une violation juridique peut conduire au versement de dommages-intérêts. · La règle de droit présente un caractère obligatoire. · La violation d’une règle de droit peut entraîner une sanction pénale.

Explication

La règle de droit présente un caractère obligatoire et sa violation peut entraîner une sanction pénale, civile ou corporelle. Le versement de dommages-intérêts constitue une sanction civile qui répare le préjudice subi par une victime, tandis que la sanction pénale protège l’ordre public. Une sanction morale relève principalement de la morale et non de la règle de droit.

10. Parmi les propositions suivantes concernant la morale et sa sanction, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La violation de la morale entraîne principalement une sanction étatique.
La sanction morale prend principalement la forme d’une peine pénale.
La morale est constituée de règles générales imposées par l’État.
La morale repose notamment sur des exigences de justice et de charité.
La morale regroupe des règles de conduite individuelles et volontaires.

La morale repose notamment sur des exigences de justice et de charité. · La morale regroupe des règles de conduite individuelles et volontaires.

Explication

La morale consiste en des règles de conduite individuelles et volontaires fondées notamment sur la justice et la charité. Leur violation entraîne principalement une sanction intérieure, et non une sanction étatique ou une peine pénale.

11. Concernant le droit international public, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il relève principalement des relations entre entreprises privées internationales.
Il fixe principalement les règles applicables aux particuliers étrangers.
Il régit les rapports entre États dans le cadre de la diplomatie.
Il concerne notamment les conventions internationales conclues entre États.
Il encadre certaines situations de guerre et de droit humanitaire.

Il régit les rapports entre États dans le cadre de la diplomatie. · Il concerne notamment les conventions internationales conclues entre États. · Il encadre certaines situations de guerre et de droit humanitaire.

Explication

Le droit international public régit les rapports entre États, notamment en matière diplomatique, conventionnelle, militaire et humanitaire. Les rapports entre particuliers comportant un élément étranger relèvent du droit international privé, et non du droit international public.

12. Parmi les propositions suivantes concernant le droit international privé, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il intervient lorsqu’une relation privée présente un lien avec plusieurs États.
Il régit principalement les relations diplomatiques entre gouvernements.
Il concerne les conflits militaires opposant différents États.
Il établit des règles pour les situations privées à dimension internationale.
Il s’applique aux rapports entre particuliers comportant un élément d’extranéité.

Il intervient lorsqu’une relation privée présente un lien avec plusieurs États. · Il établit des règles pour les situations privées à dimension internationale. · Il s’applique aux rapports entre particuliers comportant un élément d’extranéité.

Explication

Le droit international privé concerne les rapports entre particuliers lorsqu’un élément étranger intervient, notamment lorsque plusieurs États sont liés à la situation. Les relations diplomatiques et les conflits militaires entre États relèvent du droit international public.

13. Les situations relevant du droit public comprennent :

Un litige mettant en cause l’État dans l’exercice de ses compétences.
Un contrat conclu entre deux particuliers sans intervention publique.
Un différend impliquant une collectivité territoriale.
Un conflit commercial opposant deux sociétés privées.
Une relation juridique concernant une personne publique.

Un litige mettant en cause l’État dans l’exercice de ses compétences. · Un différend impliquant une collectivité territoriale. · Une relation juridique concernant une personne publique.

Explication

Le droit public régit les rapports dans lesquels intervient l’État, une collectivité territoriale ou une autre personne publique. Les relations entre particuliers ou sociétés privées relèvent principalement du droit privé.

14. À propos du droit privé, quelles sont les propositions exactes ?

Il régit principalement les rapports entre particuliers.
Il concerne les relations juridiques privées entre personnes physiques ou morales.
Il comprend également le droit social.
Il comprend notamment le droit civil et le droit commercial.
Il encadre principalement les relations entre l’État et ses administrés.

Il régit principalement les rapports entre particuliers. · Il concerne les relations juridiques privées entre personnes physiques ou morales. · Il comprend également le droit social. · Il comprend notamment le droit civil et le droit commercial.

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre particuliers et comprend notamment le droit civil, le droit commercial et le droit social. Les rapports impliquant principalement l’État ou une personne publique relèvent du droit public.

15. Concernant la distinction entre les deux ordres de juridiction :

L’ordre administratif juge les procès impliquant l’administration.
L’ordre judiciaire juge principalement les procès entre personnes privées.
Les juridictions judiciaires connaissent principalement des conflits entre particuliers.
Un différend entre personnes privées relève normalement de l’ordre administratif.
Un litige mettant en cause une administration relève généralement de l’ordre administratif.

L’ordre administratif juge les procès impliquant l’administration. · L’ordre judiciaire juge principalement les procès entre personnes privées. · Les juridictions judiciaires connaissent principalement des conflits entre particuliers. · Un litige mettant en cause une administration relève généralement de l’ordre administratif.

Explication

L’ordre administratif juge les procès impliquant l’administration, tandis que l’ordre judiciaire connaît principalement des procès entre personnes privées. Un conflit entre particuliers relève donc normalement de l’ordre judiciaire et non de l’ordre administratif.

16. Parmi les juridictions suivantes, lesquelles appartiennent à l’ordre administratif ?

Le Conseil d’État appartient à l’ordre administratif.
Les juridictions administratives comprennent plusieurs degrés de jugement.
Les cours administratives d’appel appartiennent à l’ordre administratif.
La Cour de cassation appartient à l’ordre administratif.
Les tribunaux administratifs appartiennent à l’ordre administratif.

Le Conseil d’État appartient à l’ordre administratif. · Les juridictions administratives comprennent plusieurs degrés de jugement. · Les cours administratives d’appel appartiennent à l’ordre administratif. · Les tribunaux administratifs appartiennent à l’ordre administratif.

Explication

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État appartiennent à l’ordre administratif. La Cour de cassation relève de l’ordre judiciaire.

17. Concernant les juridictions répressives, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le tribunal de police juge les contraventions.
La cour d’assises juge les crimes.
Le tribunal correctionnel juge les délits.
Les juridictions répressives relèvent principalement de l’ordre administratif.
La nature de l’infraction détermine la juridiction répressive compétente.

Le tribunal de police juge les contraventions. · La cour d’assises juge les crimes. · Le tribunal correctionnel juge les délits. · La nature de l’infraction détermine la juridiction répressive compétente.

Explication

Le tribunal de police juge les contraventions, le tribunal correctionnel les délits et la cour d’assises les crimes. La nature de l’infraction détermine la juridiction répressive compétente. Les juridictions répressives relèvent de l’ordre judiciaire et non de l’ordre administratif.

18. Un justiciable souhaite contester une décision en faisant rejuger l’affaire, puis vérifier l’application du droit :

Le pourvoi en cassation constitue un troisième jugement complet des faits.
L’appel permet de faire rejuger l’affaire par une cour d’appel.
La Cour de cassation contrôle l’application de la règle de droit.
Le double degré de juridiction comprend l’appel puis le contrôle en cassation.
Le pourvoi en cassation intervient après le jugement rendu en appel.

L’appel permet de faire rejuger l’affaire par une cour d’appel. · La Cour de cassation contrôle l’application de la règle de droit. · Le double degré de juridiction comprend l’appel puis le contrôle en cassation. · Le pourvoi en cassation intervient après le jugement rendu en appel.

Explication

Le double degré de juridiction permet de faire rejuger l’affaire par une cour d’appel, puis de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation contrôle l’application du droit sans constituer un troisième degré rejugant intégralement les faits.

19. Concernant la Constitution de la Ve République, quelles sont les propositions exactes ?

Elle constitue la Constitution de la Ve République.
Sa date de création est postérieure à celle du Code civil.
Elle appartient aux sources écrites du droit français.
Elle a été créée le 4 octobre 1958.
Sa création remonte à 1804.

Elle constitue la Constitution de la Ve République. · Sa date de création est postérieure à celle du Code civil. · Elle appartient aux sources écrites du droit français. · Elle a été créée le 4 octobre 1958.

Explication

La Constitution de la Ve République a été créée le 4 octobre 1958 et constitue une source écrite fondamentale du droit français. L’année 1804 correspond à la création du Code civil, antérieure à la Constitution de 1958.

20. À propos de la loi et des règlements administratifs, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La loi est votée par le Parlement dans les matières de l’article 34.
Les lois sont principalement adoptées par les juridictions administratives.
Le pouvoir exécutif intervient principalement dans l’édiction des règlements.
Les règlements administratifs relèvent principalement du pouvoir exécutif.
La Constitution délimite les matières dans lesquelles le Parlement vote la loi.

La loi est votée par le Parlement dans les matières de l’article 34. · Le pouvoir exécutif intervient principalement dans l’édiction des règlements. · Les règlements administratifs relèvent principalement du pouvoir exécutif. · La Constitution délimite les matières dans lesquelles le Parlement vote la loi.

Explication

La loi est votée par le Parlement dans les matières définies par l’article 34 de la Constitution. Les règlements administratifs relèvent principalement du pouvoir exécutif, et non des juridictions administratives.

21. L’élaboration d’une loi comprend notamment :

Des amendements peuvent être examinés au cours de la procédure.
Une proposition parlementaire ou un projet gouvernemental peut en être l’origine.
La navette parlementaire intervient avant l’examen et les amendements.
L’examen parlementaire intervient après la promulgation de la loi.
Les deux chambres participent aux votes prévus dans la procédure.

Des amendements peuvent être examinés au cours de la procédure. · Une proposition parlementaire ou un projet gouvernemental peut en être l’origine. · Les deux chambres participent aux votes prévus dans la procédure.

Explication

Une loi peut commencer par une proposition parlementaire ou un projet gouvernemental, puis faire l’objet d’un examen et d’amendements. Les deux chambres participent aux votes prévus dans la procédure. La navette parlementaire intervient au cours de cette procédure, après l’initiative législative, et l’examen parlementaire précède la promulgation de la loi.

22. Concernant les règlements européens et les directives, quelles sont les propositions exactes ?

Une directive produit ses effets sans transposition en droit national.
Une directive doit être transposée en droit national.
Un règlement européen s’applique directement dans les États membres.
Une directive fixe un objectif à atteindre par les États membres.
Un règlement européen s’applique intégralement dans les États membres.

Une directive doit être transposée en droit national. · Un règlement européen s’applique directement dans les États membres. · Une directive fixe un objectif à atteindre par les États membres. · Un règlement européen s’applique intégralement dans les États membres.

Explication

Le règlement européen s’applique directement et intégralement dans les États membres. La directive fixe un objectif et doit être transposée en droit national ; elle ne s’applique donc pas de la même manière qu’un règlement.

23. Concernant la coutume, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La coutume devient obligatoire sans intervention expresse de l’État.
La coutume se forme progressivement à partir de pratiques habituellement suivies.
La coutume est formulée directement par une autorité étatique compétente.
La coutume repose sur une décision ponctuelle rendue par un tribunal.
La coutume naît principalement d’une codification officielle préalable.

La coutume devient obligatoire sans intervention expresse de l’État. · La coutume se forme progressivement à partir de pratiques habituellement suivies.

Explication

La coutume résulte de pratiques habituellement suivies et acquiert une force obligatoire sans intervention expresse de l’État. La formulation par une autorité relève de la loi, tandis qu’une décision juridictionnelle ou une codification ne définit pas la coutume.

24. Parmi les propositions suivantes concernant les éléments de la coutume, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’élément psychologique consiste en une décision judiciaire définitive.
L’élément matériel correspond à un usage prolongé.
L’élément psychologique correspond à la répétition de la pratique.
L’élément psychologique repose sur la conviction du caractère obligatoire.
L’élément matériel dépend d’une intervention expresse de l’État.

L’élément matériel correspond à un usage prolongé. · L’élément psychologique repose sur la conviction du caractère obligatoire.

Explication

L’élément matériel est constitué par la répétition prolongée d’un usage, tandis que l’élément psychologique correspond à la conviction de son caractère obligatoire. La répétition appartient donc à l’élément matériel, et ni l’intervention étatique ni une décision judiciaire ne définissent ces éléments.

25. À propos des rapports entre la coutume et la loi :

La coutume peut écarter une loi contraire lorsqu’elle est ancienne.
La coutume ne peut pas contredire une règle légale.
La coutume intervient comme source complémentaire du droit.
La coutume possède une autorité supérieure aux règles légales.
La coutume peut compléter les dispositions légales existantes.

La coutume ne peut pas contredire une règle légale. · La coutume intervient comme source complémentaire du droit. · La coutume peut compléter les dispositions légales existantes.

Explication

La coutume complète la loi et constitue une source complémentaire du droit. Elle ne peut cependant pas lui être contraire, de sorte qu’une coutume ancienne ne peut écarter ou surpasser une règle légale.

26. La jurisprudence correspond à :

Un ensemble de pratiques sociales devenues obligatoires progressivement.
Une règle formulée directement par le pouvoir législatif.
Une solution donnée par les tribunaux à une question de droit litigieuse.
Une œuvre produite par les juridictions.
Une réponse juridictionnelle apportée à un litige juridique.

Une solution donnée par les tribunaux à une question de droit litigieuse. · Une œuvre produite par les juridictions. · Une réponse juridictionnelle apportée à un litige juridique.

Explication

La jurisprudence est l’œuvre des juridictions et désigne la solution qu’elles donnent à une question de droit litigieuse. Les pratiques sociales relèvent de la coutume, tandis qu’une règle législative provient du législateur.

27. Concernant la doctrine, quelles sont les propositions exacte(s) ?

La doctrine se limite aux décisions rendues par les tribunaux.
La doctrine interprète le droit et peut suggérer des changements.
La doctrine constitue directement une règle obligatoire comme la loi.
La doctrine réalise une synthèse des règles et notions juridiques.
La doctrine rassemble les travaux de plusieurs catégories de juristes.

La doctrine interprète le droit et peut suggérer des changements. · La doctrine réalise une synthèse des règles et notions juridiques. · La doctrine rassemble les travaux de plusieurs catégories de juristes.

Explication

La doctrine regroupe notamment les travaux de juristes, magistrats et professeurs de droit. Elle interprète le droit, en propose une synthèse et peut suggérer des évolutions, mais elle ne constitue pas directement une règle obligatoire et ne se réduit pas aux décisions judiciaires.

28. Les étapes de formation d’une pratique juridique peuvent comprendre :

Une interprétation doctrinale qui constitue le point de départ nécessaire.
La création immédiate d’une loi dès qu’une clause contractuelle apparaît.
La transformation progressive de certaines clauses en pratique ou usage.
Des clauses élaborées par les praticiens pour résoudre des difficultés.
L’évolution éventuelle d’un usage vers une coutume puis vers une loi.

La transformation progressive de certaines clauses en pratique ou usage. · Des clauses élaborées par les praticiens pour résoudre des difficultés. · L’évolution éventuelle d’un usage vers une coutume puis vers une loi.

Explication

La pratique juridique naît de clauses conçues par les praticiens, puis certaines deviennent une pratique, un usage, une coutume et éventuellement une loi. La doctrine n’est pas le point de départ nécessaire de ce processus, et une clause ne devient pas immédiatement une loi.

29. Concernant les contrats solennels et consensuels, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un contrat consensuel suppose nécessairement une formalité supplémentaire.
Un contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements.
Le caractère solennel dépend de formalités exigées pour la formation.
Un contrat solennel exige le respect de formalités particulières.
L’échange des consentements suffit à former un contrat consensuel.

Un contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements. · Le caractère solennel dépend de formalités exigées pour la formation. · Un contrat solennel exige le respect de formalités particulières. · L’échange des consentements suffit à former un contrat consensuel.

Explication

Le contrat solennel exige des formalités particulières, alors que le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements. Une formalité supplémentaire caractérise donc le contrat solennel et non le contrat consensuel.

30. Parmi les propositions suivantes concernant les contrats synallagmatiques et unilatéraux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les obligations sont réciproques dans un contrat synallagmatique.
Dans un contrat synallagmatique, chaque partie possède des obligations.
Dans un contrat synallagmatique, une seule partie assume une obligation.
Dans un contrat unilatéral, une seule partie est obligée.
Un contrat unilatéral impose des obligations réciproques aux parties.

Les obligations sont réciproques dans un contrat synallagmatique. · Dans un contrat synallagmatique, chaque partie possède des obligations. · Dans un contrat unilatéral, une seule partie est obligée.

Explication

Le contrat synallagmatique comporte des obligations réciproques pesant sur chacune des parties. Dans le contrat unilatéral, une seule partie est obligée ; les deux dernières formulations inversent donc ces catégories.

31. La validité d’un contrat suppose notamment :

La capacité juridique de contracter.
La présence d’une formalité solennelle pour tout contrat.
Le consentement des parties au contrat.
L’existence d’un objet contractuel.
La capacité juridique de contracter concerne le cocontractant proposant l’offre.

La capacité juridique de contracter. · Le consentement des parties au contrat. · L’existence d’un objet contractuel.

Explication

La validité du contrat exige le consentement des parties, un objet contractuel et la capacité juridique de contracter. Elle ne requiert pas une formalité solennelle pour chaque contrat, et la capacité juridique ne concerne pas exclusivement le cocontractant proposant l’offre.

32. Concernant le silence comme expression de l’acceptation :

Le silence ne vaut en principe pas acceptation.
Une relation d’affaires suivie peut constituer une exception.
Un intérêt exclusif de l’offre pour l’acceptant peut constituer une exception.
Les usages professionnels peuvent prévoir une acceptation par le silence.
Le silence vaut acceptation lorsqu’une offre présente un intérêt exclusif pour le proposant.

Le silence ne vaut en principe pas acceptation. · Une relation d’affaires suivie peut constituer une exception. · Un intérêt exclusif de l’offre pour l’acceptant peut constituer une exception. · Les usages professionnels peuvent prévoir une acceptation par le silence.

Explication

Le silence ne vaut en principe pas acceptation. Une relation d’affaires suivie, l’intérêt exclusif de l’offre pour l’acceptant et les usages professionnels peuvent toutefois constituer des exceptions, tandis que l’intérêt exclusif du proposant ne produit pas cet effet.

33. Concernant les sanctions liées à la validité et à l’inexécution du contrat, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La résiliation répare l’absence de consentement lors de la formation.
L’absence d’une condition de validité du contrat entraîne sa nullité.
La résolution intervient lorsqu’une condition de validité fait défaut.
La nullité sanctionne principalement l’inexécution d’une obligation contractuelle.
La nullité doit être prononcée par le juge.

L’absence d’une condition de validité du contrat entraîne sa nullité. · La nullité doit être prononcée par le juge.

Explication

L’absence d’une condition de validité entraîne la nullité, laquelle doit être prononcée par le juge. La résolution et la résiliation sanctionnent l’inexécution du contrat, et non un défaut de validité lors de sa formation.

34. Parmi les propositions suivantes concernant la nullité absolue et la nullité relative, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La nullité relative peut être demandée par la personne protégée.
La nullité relative peut être invoquée par tout intéressé sans restriction.
La nullité relative protège l’intérêt général attaché au contrat.
La nullité absolue protège principalement une personne déterminée.
La nullité absolue peut être demandée par tout cocontractant.

La nullité relative peut être demandée par la personne protégée. · La nullité absolue peut être demandée par tout cocontractant.

Explication

La nullité absolue protège l’intérêt général et peut être demandée par tout cocontractant. La nullité relative protège une personne déterminée et ne peut être demandée que par cette personne protégée.

35. Un débiteur n’exécute pas une obligation malgré la demande du créancier. Concernant les moyens d’obtenir cette exécution :

L’astreinte remplace nécessairement l’obligation inexécutée.
L’astreinte peut imposer une somme par jour de retard.
L’astreinte est une somme forfaitaire indépendante de la durée du retard.
L’exécution forcée consiste à indemniser le créancier sans exécution.
L’exécution forcée permet d’exiger l’exécution en nature.

L’astreinte peut imposer une somme par jour de retard. · L’exécution forcée permet d’exiger l’exécution en nature.

Explication

L’exécution forcée permet au créancier d’obtenir l’exécution en nature de l’obligation. L’astreinte est une somme d’argent fixée par jour de retard afin d’inciter le débiteur à s’exécuter, sans remplacer l’obligation elle-même.

36. Concernant le dommage en responsabilité délictuelle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le dommage doit être exclusivement constitué de conséquences indirectes.
Une chaîne de conséquences en cascade suffit à établir un dommage direct.
Le dommage direct se définit par son caractère nécessairement matériel.
Le dommage peut être actuel ou futur, direct et certain.
Un dommage futur est écarté même lorsqu’il est directement prévisible.

Le dommage peut être actuel ou futur, direct et certain.

Explication

Le dommage indemnisable peut être actuel ou futur, à condition d’être direct. Une simple chaîne de conséquences en cascade ne constitue pas un dommage direct, et celui-ci peut être corporel, matériel ou moral.

37. Parmi les propositions suivantes concernant les catégories de dommages, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un dommage matériel correspond à une souffrance non patrimoniale.
Un dommage corporel peut résulter d’une atteinte physique.
Une perte économique relève d’un dommage corporel.
La destruction d’un bien constitue un dommage moral.
Un dommage moral peut résulter d’une atteinte à la réputation.

Un dommage corporel peut résulter d’une atteinte physique. · Un dommage moral peut résulter d’une atteinte à la réputation.

Explication

Le dommage corporel résulte notamment d’une atteinte physique, tandis que l’atteinte à la réputation peut constituer un dommage moral. La destruction d’un bien et la perte économique relèvent du dommage matériel, non des catégories proposées dans les autres réponses.

38. Une chose immobile contribue à un dommage subi par une victime. Concernant la responsabilité du fait des choses :

La chose doit avoir été l’instrument du dommage.
Le gardien de la chose peut devoir indemniser la victime.
Le propriétaire de la chose peut être tenu d’indemniser la victime.
L’indemnisation peut être due même en l’absence de mouvement de la chose.
Le caractère inerte de la chose exclut sa responsabilité.

La chose doit avoir été l’instrument du dommage. · Le gardien de la chose peut devoir indemniser la victime. · Le propriétaire de la chose peut être tenu d’indemniser la victime. · L’indemnisation peut être due même en l’absence de mouvement de la chose.

Explication

Dans la responsabilité du fait des choses, le gardien ou le propriétaire d’une chose instrument du dommage peut devoir indemniser la victime. Le caractère inerte de la chose n’exclut pas cette responsabilité, dès lors qu’elle a contribué au dommage.

39. Concernant la personnalité juridique de la société, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La société constitue une fiction juridique dotée d’une personnalité distincte.
La personnalité de la société disparaît lorsque ses associés exercent une activité économique.
L’entreprise individuelle crée une personne morale entre l’entrepreneur et ses créanciers.
La société se confond juridiquement avec chacun de ses associés.
La société sert d’habillage juridique à l’entreprise.

La société constitue une fiction juridique dotée d’une personnalité distincte. · La société sert d’habillage juridique à l’entreprise.

Explication

La société est une fiction juridique dotée d’une personnalité distincte de celle de ses associés et constitue l’habillage juridique de l’entreprise. L’entreprise individuelle n’interpose pas de personne morale entre l’entrepreneur et ses créanciers.

40. Concernant la distinction entre sociétés commerciales et sociétés civiles, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une société commerciale exerce une activité relevant des actes de commerce.
Une activité immobilière relève nécessairement d’une société commerciale.
Les sociétés civiles exercent exclusivement des activités commerciales.
Une société civile peut concerner une activité agricole.
Les activités libérales sont étrangères aux sociétés civiles.

Une société commerciale exerce une activité relevant des actes de commerce. · Une société civile peut concerner une activité agricole.

Explication

Les sociétés commerciales exercent une activité relevant des actes de commerce. Les sociétés civiles concernent notamment les activités agricoles, libérales et immobilières ; elles ne sont donc pas limitées au domaine commercial.

41. Les effets de la responsabilité des associés peuvent être décrits ainsi :

La responsabilité limitée contribue à protéger le patrimoine personnel.
La responsabilité des associés varie selon qu’elle est limitée ou indéfinie.
La responsabilité limitée plafonne l’exposition aux apports effectués.
La responsabilité indéfinie peut exposer les fonds propres des associés.
La responsabilité indéfinie concerne les dettes sociales supportées par les associés.

La responsabilité limitée contribue à protéger le patrimoine personnel. · La responsabilité des associés varie selon qu’elle est limitée ou indéfinie. · La responsabilité limitée plafonne l’exposition aux apports effectués. · La responsabilité indéfinie peut exposer les fonds propres des associés. · La responsabilité indéfinie concerne les dettes sociales supportées par les associés.

Explication

La responsabilité indéfinie permet aux créanciers de rechercher les associés sur leurs fonds propres pour les dettes sociales. La responsabilité limitée borne leur exposition à leurs apports et protège ainsi leur patrimoine personnel ; ces deux régimes produisent donc des effets différents.

42. Concernant les formes de sociétés selon l’importance accordée aux associés et aux apports, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une société hybride repose sur l’absence d’importance accordée aux associés.
Dans une société de capitaux, les apports financiers priment généralement.
Dans une société hybride, l’intuitus personae est renforcé par rapport aux sociétés de personnes.
Dans une société de capitaux, les qualités personnelles des associés priment les apports.
Dans une société de personnes, la personne des associés est essentielle.

Dans une société de capitaux, les apports financiers priment généralement. · Dans une société de personnes, la personne des associés est essentielle.

Explication

La société de personnes accorde une importance essentielle à la personne des associés, tandis que la société de capitaux privilégie les apports financiers. Dans une société hybride, l’intuitus personae est atténué, et non renforcé ou supprimé.

43. Concernant la naissance de la personnalité morale d’une société :

La société acquiert la personnalité morale grâce à son immatriculation au RCS.
La société acquiert la personnalité morale lors de la rédaction des statuts.
La société devient une personne morale après la publication de l’avis de constitution.
La société acquiert la personnalité morale lors du dépôt du dossier au greffe.
La société devient une personne morale dès l’accord initial entre les associés.

La société acquiert la personnalité morale grâce à son immatriculation au RCS.

Explication

L’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés permet à la société d’acquérir la personnalité morale. L’accord des associés, les statuts, la publication ou le dépôt du dossier ne suffisent pas, pris isolément, à produire cet effet.

44. Parmi les propositions suivantes concernant la dissolution d’une société, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La disparition de l’objet social peut entraîner la dissolution de la société.
La liquidation précède juridiquement la décision de dissolution.
La dissolution répartit directement le patrimoine entre les associés.
La dissolution est suivie d’une liquidation puis d’une radiation au RCS.
La dissolution peut résulter d’une décision prise par les associés.

La disparition de l’objet social peut entraîner la dissolution de la société. · La dissolution est suivie d’une liquidation puis d’une radiation au RCS. · La dissolution peut résulter d’une décision prise par les associés.

Explication

La dissolution peut être décidée par les associés ou résulter notamment de la disparition de l’objet. Elle est suivie d’une liquidation, puis d’une radiation au RCS. La liquidation ne précède pas la dissolution et c’est elle, non la dissolution, qui permet de répartir le patrimoine.

45. Une société transfère son siège social dans un autre pays : quelles conséquences sont juridiquement possibles ?

Une personne morale peut posséder plusieurs sièges sociaux principaux.
La nationalité de la société demeure indépendante de tout changement de siège.
Le siège social constitue l’un des éléments d’identification de la personne morale.
Le déplacement du siège social peut entraîner une modification de la nationalité.
Le siège social ne peut faire l’objet d’aucune modification après création.

Le siège social constitue l’un des éléments d’identification de la personne morale. · Le déplacement du siège social peut entraîner une modification de la nationalité.

Explication

La dénomination sociale, le siège social et la nationalité identifient la personne morale. Le siège est unique mais modifiable, et sa modification peut également modifier la nationalité. Les autres propositions contredisent ces caractéristiques.

46. À propos des apports réalisés par les associés, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les apports servent notamment à déterminer la durée de la société.
Les apports peuvent être réalisés sous forme de sommes d’argent.
Les apports en industrie sont exclus de la répartition des parts sociales.
Les apports en industrie figurent parmi les catégories d’apports possibles.
Les apports en nature peuvent contribuer à la constitution de la société.

Les apports peuvent être réalisés sous forme de sommes d’argent. · Les apports en industrie figurent parmi les catégories d’apports possibles. · Les apports en nature peuvent contribuer à la constitution de la société.

Explication

Les associés peuvent effectuer des apports numéraires, en nature ou en industrie. Les sommes d’argent, les biens et l’activité apportée constituent donc des catégories d’apports possibles. Ces apports servent notamment à déterminer la répartition des parts sociales, et non la durée de la société. Les apports en industrie peuvent également être pris en compte dans cette répartition.

47. Concernant la compétence du conseil de prud’hommes :

Une affaire pénale relève plutôt du tribunal correctionnel.
Il traite les infractions pénales commises par les entreprises.
Sa compétence repose sur un texte spécifique.
Il connaît des litiges individuels opposant employeurs et salariés.
Il constitue une juridiction d’exception compétente en matière de travail.

Une affaire pénale relève plutôt du tribunal correctionnel. · Sa compétence repose sur un texte spécifique. · Il connaît des litiges individuels opposant employeurs et salariés. · Il constitue une juridiction d’exception compétente en matière de travail.

Explication

Le conseil de prud’hommes est une juridiction d’exception, compétente pour les litiges individuels entre employeurs et salariés en vertu d’un texte spécifique. Lorsqu’une affaire comporte une dimension pénale, le tribunal correctionnel est compétent plutôt que le conseil de prud’hommes.

48. Une salariée saisit le conseil de prud’hommes au sujet d’un désaccord individuel avec son employeur. Quelle étape intervient obligatoirement au début de la procédure ?

La procédure débute directement par une décision juridictionnelle définitive.
La première étape consiste en une phase d’arbitrage.
La conciliation permet aux parties de tenter de résoudre leur différend.
La procédure commence par une phase destinée à rechercher un accord.
La phase initiale vise à favoriser un règlement amiable du litige.

La conciliation permet aux parties de tenter de résoudre leur différend. · La procédure commence par une phase destinée à rechercher un accord. · La phase initiale vise à favoriser un règlement amiable du litige.

Explication

La procédure prud’homale commence obligatoirement par une phase de conciliation. Cette étape permet aux parties de tenter de résoudre leur différend, recherche un accord et favorise un règlement amiable. La phase initiale n’est donc pas une phase d’arbitrage, et la procédure ne débute pas directement par une décision juridictionnelle définitive.

49. Quelles sont les caractéristiques juridiques du contrat de travail ?

Il repose sur une convention entre deux personnes ou parties.
Le contrat de travail exclut tout lien de subordination juridique.
La prestation fournie donne lieu au versement d’une rémunération.
Le salarié exerce son activité sous l’autorité de l’employeur.
Le salarié met son activité professionnelle à la disposition de l’employeur.

Il repose sur une convention entre deux personnes ou parties. · La prestation fournie donne lieu au versement d’une rémunération. · Le salarié exerce son activité sous l’autorité de l’employeur. · Le salarié met son activité professionnelle à la disposition de l’employeur.

Explication

Le contrat de travail est une convention par laquelle une personne met son activité à disposition d’une autre, sous sa subordination, en échange d’une rémunération. Le lien de subordination constitue donc un élément essentiel et n’est pas exclu.

50. Parmi les éléments suivants, lesquels caractérisent un contrat de travail ?

Une prestation de travail est exécutée par le salarié.
La qualification dépend de la seule remise d’un salaire.
Une rémunération est versée sous forme de salaire.
Un lien de subordination unit le salarié à l’employeur.
La relation contractuelle repose principalement sur un mandat gratuit.

Une prestation de travail est exécutée par le salarié. · Une rémunération est versée sous forme de salaire. · Un lien de subordination unit le salarié à l’employeur.

Explication

Le contrat de travail se caractérise par une prestation de travail, une rémunération sous forme de salaire et un lien de subordination. Un mandat gratuit ne correspond pas à cette définition, et le seul versement d’un salaire ne suffit pas à caractériser le contrat.

51. Lorsqu’un inspecteur du travail constate une situation dangereuse dans une entreprise, quelles mesures peut-il prendre ?

Il peut mettre l’employeur en demeure de régulariser une infraction.
Il peut fermer temporairement un chantier en cas de danger imminent.
Il peut visiter les locaux de l’entreprise pour effectuer un contrôle.
Il peut prononcer directement la dissolution juridique de l’entreprise.
Il peut adresser des recommandations ou des observations à l’employeur.

Il peut mettre l’employeur en demeure de régulariser une infraction. · Il peut fermer temporairement un chantier en cas de danger imminent. · Il peut visiter les locaux de l’entreprise pour effectuer un contrôle. · Il peut adresser des recommandations ou des observations à l’employeur.

Explication

L’inspecteur du travail peut visiter l’entreprise, formuler des observations, mettre l’employeur en demeure et fermer temporairement un chantier ou une entreprise en cas de danger imminent. La dissolution juridique de l’entreprise ne fait pas partie de ses pouvoirs mentionnés.

52. Concernant le contrôle du règlement intérieur par l’inspecteur du travail :

L’élaboration du règlement intérieur relève de l’inspecteur du travail.
L’inspecteur vérifie la licéité du règlement intérieur.
Il contrôle le respect des droits des représentants du personnel.
Il peut valider le contenu du règlement intérieur.
L’employeur intervient après la validation administrative pour élaborer le règlement intérieur.

L’inspecteur vérifie la licéité du règlement intérieur. · Il contrôle le respect des droits des représentants du personnel. · Il peut valider le contenu du règlement intérieur.

Explication

L’employeur élabore le règlement intérieur, tandis que l’inspecteur du travail en vérifie la licéité. Celui-ci contrôle également le respect des droits des représentants du personnel et peut valider le contenu du règlement intérieur. L’employeur n’attend donc pas une validation administrative pour intervenir dans son élaboration.

53. Concernant les caractéristiques du contrat de travail, quelles sont les propositions exactes ?

Le contrat de travail associe prestation, salaire et lien de subordination.
Le lien de subordination correspond à l’absence de contraintes professionnelles.
La subordination impose notamment le respect des horaires de travail.
La rémunération constitue le critère distinguant une activité indépendante.
La prestation de travail caractérise principalement une activité bénévole.

Le contrat de travail associe prestation, salaire et lien de subordination. · La subordination impose notamment le respect des horaires de travail.

Explication

Le contrat de travail repose sur une prestation, une rémunération salariale et une subordination, laquelle implique notamment le respect des horaires. La rémunération distingue le salariat du bénévolat, tandis que la subordination distingue le salariat de l’activité indépendante ; les trois autres formulations inversent ou déforment ces éléments.

54. À propos de la conclusion du contrat de travail, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’objet du contrat peut être indéterminé sans conséquence juridique.
Le consentement n’est pas requis lorsque le contrat est oral.
La capacité des parties ne conditionne pas la validité du contrat.
La validité du contrat exige un écrit dans toutes les situations.
Un contrat de travail peut être conclu oralement ou par écrit.

Un contrat de travail peut être conclu oralement ou par écrit.

Explication

Le contrat de travail peut être oral ou écrit, mais sa validité exige le consentement, la capacité et un objet. Les autres propositions suppriment l’une de ces exigences ou imposent à tort un écrit général ; l’écrit est notamment obligatoire pour le CDD.

55. La période d’essai d’un contrat de travail se caractérise par :

Une rupture possible par l’employeur ou le salarié sans justification.
Une reconduction interdite dans toutes les hypothèses.
Une rupture réservée à l’employeur pendant la période.
Une durée identique pour tous les postes concernés.
Une durée variable selon le poste occupé.

Une rupture possible par l’employeur ou le salarié sans justification. · Une durée variable selon le poste occupé.

Explication

Pendant la période d’essai, l’employeur et le salarié peuvent rompre la relation sans avoir à se justifier. Sa durée varie selon le poste et elle peut être reconduite une fois ; elle n’est donc ni uniforme, ni réservée à l’employeur, ni systématiquement non reconductible.

56. Un contrat à durée déterminée est envisagé pour une mission temporaire. Quelles propositions sont exactes ?

La durée cumulée ne peut excéder 18 mois.
Le CDD peut être renouvelé dans la limite prévue.
La durée maximale applicable est de 24 mois.
Le CDD doit être établi par écrit.
Sa durée maximale inclut les renouvellements.

La durée cumulée ne peut excéder 18 mois. · Le CDD peut être renouvelé dans la limite prévue. · Le CDD doit être établi par écrit. · Sa durée maximale inclut les renouvellements.

Explication

Le CDD est écrit et sa durée maximale, renouvellements compris, est de 18 mois. Il peut donc être renouvelé dans cette limite ; la durée de 24 mois est incorrecte.

57. Concernant le règlement intérieur, quelles sont les propositions exactes ?

Il peut fixer des règles relatives à l’hygiène.
Il peut définir la durée de la période d’essai.
Il peut prévoir des règles relatives à la sécurité.
Il peut encadrer les droits de la défense.
Il peut déterminer le montant de la rémunération.

Il peut fixer des règles relatives à l’hygiène. · Il peut prévoir des règles relatives à la sécurité. · Il peut encadrer les droits de la défense.

Explication

Le règlement intérieur peut concerner l’hygiène, la sécurité et les droits de la défense, ainsi que la discipline et la protection contre le harcèlement. La rémunération et la période d’essai ne peuvent pas y être fixées.

58. Parmi les propositions suivantes concernant le règlement intérieur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il est soumis au contrôle de l’inspecteur du travail.
Il peut fixer librement la rémunération des salariés.
Il doit respecter les libertés individuelles.
Il peut encadrer les règles disciplinaires applicables.
Il peut prévoir les modalités de toute période d’essai.

Il est soumis au contrôle de l’inspecteur du travail. · Il doit respecter les libertés individuelles. · Il peut encadrer les règles disciplinaires applicables.

Explication

Le règlement intérieur encadre notamment la discipline, il est contrôlé par l’inspecteur du travail et doit respecter les libertés individuelles. Il ne peut pas fixer la rémunération ni traiter de la période d’essai.

59. Lorsqu’un employeur envisage une sanction disciplinaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il adresse la sanction avant tout échange avec le salarié.
Il respecte un délai de 48 heures avant d’adresser la sanction.
Il expose au salarié les reproches formulés.
Une simple remarque informelle impose la procédure disciplinaire complète.
Il convoque le salarié à un entretien préalable.

Il respecte un délai de 48 heures avant d’adresser la sanction. · Il expose au salarié les reproches formulés. · Il convoque le salarié à un entretien préalable.

Explication

La procédure disciplinaire comprend une convocation à un entretien préalable, l’exposé des reproches, le respect d’un délai de 48 heures, puis l’envoi de la sanction. Une remarque informelle ne constitue pas une sanction disciplinaire nécessitant cette procédure.

60. Quelles sont les réponses exactes au sujet des sanctions disciplinaires ?

Une sanction disciplinaire doit respecter l’égalité de traitement.
Une sanction disciplinaire ne peut pas être pécuniaire.
Une sanction disciplinaire peut prendre la forme d’une retenue financière.
Une sanction disciplinaire ne peut pas être discriminatoire.
Une sanction disciplinaire peut reposer sur un motif discriminatoire.

Une sanction disciplinaire doit respecter l’égalité de traitement. · Une sanction disciplinaire ne peut pas être pécuniaire. · Une sanction disciplinaire ne peut pas être discriminatoire.

Explication

Une sanction disciplinaire ne peut être ni discriminatoire ni pécuniaire ; elle doit donc respecter l’égalité de traitement. Une retenue financière et un motif discriminatoire sont incompatibles avec ces interdictions.

61. En cas de maladie ou d’accident non professionnel, quelles propositions sont exactes ?

La contre-visite peut intervenir en cas de doute.
L’information de l’employeur peut attendre la fin de l’arrêt.
Le salarié doit informer l’employeur dans les 48 heures.
Il peut être soumis à une contre-visite médicale.
Il est dispensé de toute obligation de loyauté.

La contre-visite peut intervenir en cas de doute. · Le salarié doit informer l’employeur dans les 48 heures. · Il peut être soumis à une contre-visite médicale.

Explication

Le salarié doit prévenir l’employeur sous 48 heures, respecter son obligation de loyauté et accepter une contre-visite médicale en cas de doute. Il n’est donc ni dispensé de loyauté ni autorisé à différer systématiquement l’information jusqu’à la fin de l’arrêt.

62. À propos de la maladie ou de l’accident non professionnel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le salaire du salarié est suspendu pendant l’arrêt.
L’indemnisation provient des organismes de sécurité sociale.
Le salarié peut être indemnisé par la sécurité sociale.
La maladie ordinaire impose au salarié d’informer l’employeur sous 24 heures.
L’accident non professionnel ouvre une indemnisation sans suspension salariale.

Le salaire du salarié est suspendu pendant l’arrêt. · L’indemnisation provient des organismes de sécurité sociale. · Le salarié peut être indemnisé par la sécurité sociale.

Explication

En cas de maladie ou d’accident non professionnel, le salaire est suspendu et le salarié peut être indemnisé par les organismes de sécurité sociale. Il doit informer son employeur sous 48 heures, et non sous 24 heures. L’indemnisation sans perte de salaire concerne l’accident du travail ou la maladie professionnelle.

63. Une salariée enceinte et un salarié deviennent parents. Quelles propositions sont exactes ?

Le congé du salarié commence avant la date présumée d’accouchement.
La salariée bénéficie de six semaines de congé avant l’accouchement.
Elle bénéficie de dix semaines de congé après l’accouchement.
Le congé de la salariée débute à la naissance de l’enfant.
Le salarié bénéficie de quatre semaines avant la naissance.

La salariée bénéficie de six semaines de congé avant l’accouchement. · Elle bénéficie de dix semaines de congé après l’accouchement.

Explication

Le congé de la salariée enceinte comprend six semaines avant et dix semaines après l’accouchement. Le congé du salarié commence à la naissance et dure quatre semaines ; les formulations inversant ces périodes sont donc fausses.

64. Concernant l’accident du travail ou la maladie professionnelle, quelles sont les propositions exactes ?

L’indemnisation intervient sans perte de salaire.
Le salarié ne peut pas être licencié durant sa convalescence.
Le contrat de travail est suspendu pendant la convalescence.
La sécurité sociale assure une indemnisation du salarié.
Le contrat prend fin dès la reconnaissance de la maladie professionnelle.

L’indemnisation intervient sans perte de salaire. · Le salarié ne peut pas être licencié durant sa convalescence. · Le contrat de travail est suspendu pendant la convalescence. · La sécurité sociale assure une indemnisation du salarié.

Explication

L’accident du travail ou la maladie professionnelle suspend le contrat, protège le salarié contre le licenciement pendant la convalescence et ouvre une indemnisation de la sécurité sociale sans perte de salaire. La reconnaissance de la maladie professionnelle ne met donc pas fin au contrat.

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Qu'est-ce que le droit selon sa définition générale ?

Un ensemble de règles applicables dans une société donnée à un moment donné.

Quel est le but principal du droit selon Aristote ?

Rechercher ce qui est juste pour la société.

Comment Aristote définit-il le droit ?

Comme l'art du bon et du juste.

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