QCM : Sources et hiérarchie des normes — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement les sources formelles des sources informelles du droit ?

Les sources formelles résultent de décisions rendues par les juridictions
Les sources formelles reposent sur des pratiques suivies par les citoyens
Les sources formelles expriment les opinions des universitaires et praticiens
Les sources formelles reposent sur des textes adoptés par des autorités compétentes

Les sources formelles reposent sur des textes adoptés par des autorités compétentes

Explication

Les sources formelles sont principalement constituées de textes étatiques, de traités internationaux et de textes de l’Union européenne. Les pratiques et les interprétations relèvent plutôt des sources informelles.

2. Laquelle de ces catégories appartient aux sources informelles du droit ?

Les traités internationaux
Les textes constitutionnels
Les coutumes et usages
Les règlements de l’Union européenne

Les coutumes et usages

Explication

Les coutumes et usages font partie des sources informelles du droit, avec la jurisprudence, la doctrine, le droit négocié et les contrats. Les autres réponses désignent des textes relevant des sources formelles.

3. Quelle est la fonction fondamentale de la Constitution dans l’ordre juridique de l’État ?

Fixer les modalités de conclusion des contrats privés
Régler les relations commerciales entre entreprises
Organiser les pouvoirs publics et définir les libertés publiques
Déterminer les usages suivis par les juridictions

Organiser les pouvoirs publics et définir les libertés publiques

Explication

La Constitution organise le fonctionnement des pouvoirs publics, définit les libertés publiques et constitue la norme suprême de l’État. Les autres domaines peuvent relever de règles législatives, réglementaires ou privées.

4. À quelle date la Constitution française de la Ve République a-t-elle été promulguée ?

Le 26 août 1789
Le 4 octobre 2004
Le 4 octobre 1958
Le 27 octobre 1946

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution de la Ve République a été promulguée le 4 octobre 1958, après son adoption par référendum. Les autres dates correspondent à des textes ou événements constitutionnels différents.

5. Quel ensemble correspond au bloc de constitutionnalité ?

Le Code pénal, les coutumes nationales et les contrats administratifs
La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004
Les traités européens, les lois organiques et les décisions judiciaires
La Constitution de 1958, le Code civil et les règlements administratifs

La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Le Code civil et les règlements administratifs ont une valeur inférieure aux normes constitutionnelles.

6. Dans quelle situation le Conseil constitutionnel peut-il censurer une loi ?

Lorsque la loi a été publiée au Journal officiel après sa promulgation
Lorsque la loi n’a pas encore été discutée par une commission parlementaire
Lorsque la loi concerne une matière habituellement réglementaire
Lorsque la loi adoptée par le Parlement est contraire à la Constitution

Lorsque la loi adoptée par le Parlement est contraire à la Constitution

Explication

Le Conseil constitutionnel peut censurer une loi adoptée par le Parlement lorsqu’elle méconnaît la Constitution. Le simple déroulement de la procédure parlementaire ou la publication de la loi ne suffit pas à justifier une censure.

7. Comment définir juridiquement la loi dans le système français ?

Une coutume reconnue progressivement par les citoyens
Une décision prise par une juridiction dans un litige particulier
Un texte voté par le Parlement selon les règles constitutionnelles
Un acte administratif adopté par une autorité indépendante

Un texte voté par le Parlement selon les règles constitutionnelles

Explication

La loi est un texte voté par le Parlement conformément aux règles constitutionnelles, sur projet du Gouvernement ou proposition parlementaire. Une décision juridictionnelle ou une coutume appartient à d’autres catégories de sources du droit.

8. Quel enchaînement décrit correctement l’adoption et l’entrée en vigueur habituelle d’une loi ?

Publication, initiative gouvernementale, vote parlementaire, puis promulgation
Vote d’une chambre, publication, promulgation, puis adoption par référendum
Promulgation, publication, initiative parlementaire, puis vote conforme des chambres
Initiative, vote conforme des deux chambres, promulgation, puis publication

Initiative, vote conforme des deux chambres, promulgation, puis publication

Explication

Une loi est initiée par le Gouvernement ou le Parlement, votée en termes identiques par les deux chambres, promulguée par le président de la République, puis publiée au Journal officiel. La publication intervient donc après la promulgation et rend officiellement la loi applicable.

9. Quelle distinction les articles 34 et 37 de la Constitution établissent-ils ?

L’article 34 délimite le domaine de la loi et l’article 37 renvoie au pouvoir réglementaire
L’article 34 fixe les traités et l’article 37 protège les libertés publiques
L’article 34 organise les élections et l’article 37 définit le statut des parlementaires
L’article 34 concerne les contrats et l’article 37 encadre les décisions judiciaires

L’article 34 délimite le domaine de la loi et l’article 37 renvoie au pouvoir réglementaire

Explication

L’article 34 limite le domaine de la loi, tandis que les matières qui n’y figurent pas relèvent du caractère réglementaire selon l’article 37. Les autres réponses attribuent à ces articles des domaines qui ne correspondent pas à cette distinction.

10. Quelle caractéristique définit une ordonnance prise par le Gouvernement dans le domaine de la loi ?

Elle est adoptée pour une durée limitée et doit être ratifiée par une loi
Elle précise les modalités pratiques d’une loi déjà entrée en vigueur
Elle est prise sans habilitation dans le domaine réglementaire autonome
Elle constitue une décision juridictionnelle rendue par une cour supérieure

Elle est adoptée pour une durée limitée et doit être ratifiée par une loi

Explication

L’ordonnance permet au Gouvernement d’intervenir temporairement dans un domaine normalement réservé au Parlement et doit ensuite être ratifiée par une loi. Le décret autonome relève, lui, du domaine réglementaire et ne correspond pas à cette procédure.

11. Quelle distinction caractérise le décret d’application par rapport au décret autonome ?

Le décret d’application précise une loi, tandis que le décret autonome intervient dans une matière hors article 34
Le décret d’application concerne les contrats, tandis que le décret autonome concerne les usages professionnels
Le décret d’application possède le même niveau que la loi, tandis que le décret autonome lui est inférieur
Le décret d’application est adopté par un tribunal, tandis que le décret autonome est pris par le Parlement

Le décret d’application précise une loi, tandis que le décret autonome intervient dans une matière hors article 34

Explication

Le décret d’application dépend d’une loi et en précise les modalités pratiques, alors que le décret autonome intervient dans une matière qui ne relève pas de l’article 34. Le décret autonome se situe au même niveau que la loi dans son domaine, contrairement au décret d’application.

12. Comment définir les coutumes et les usages en droit ?

Des règles non écrites issues de pratiques habituelles reconnues comme obligatoires
Des opinions de juristes publiées dans des revues et susceptibles d’influencer les juges
Des décisions rendues par des juridictions pour interpréter les textes applicables
Des règles écrites adoptées par le Parlement et imposées à toute la population

Des règles non écrites issues de pratiques habituelles reconnues comme obligatoires

Explication

Les coutumes et usages reposent sur des pratiques habituelles et prolongées, considérées comme obligatoires dans certains milieux ou certaines régions. Les règles votées par le Parlement relèvent de la loi, qui est une source écrite.

13. Quel rôle la jurisprudence exerce-t-elle dans l’ordre juridique ?

Elle réunit les accords collectifs conclus entre employeurs et salariés sur le travail
Elle regroupe les pratiques professionnelles reconnues comme obligatoires dans une région
Elle rassemble les décisions de justice qui interprètent les lois et comblent leurs lacunes
Elle présente les opinions de juristes publiées dans des ouvrages spécialisés

Elle rassemble les décisions de justice qui interprètent les lois et comblent leurs lacunes

Explication

La jurisprudence est l’ensemble des décisions rendues par les juridictions, notamment lorsqu’elles interprètent la loi ou répondent à ses lacunes. Les opinions de juristes relèvent de la doctrine et ne sont pas des décisions judiciaires.

14. Que désigne le droit négocié dans les relations professionnelles ?

Des règles votées par le Parlement pour organiser les relations professionnelles
Des décisions judiciaires interprétant les obligations issues d’un contrat de travail
Des accords conclus entre employeurs et salariés sur les conditions de travail
Des avis administratifs formulés par une autorité chargée de surveiller les entreprises

Des accords conclus entre employeurs et salariés sur les conditions de travail

Explication

Le droit négocié provient de la négociation collective entre les représentants des employeurs et ceux des salariés. Il se distingue de la loi, qui est votée par le Parlement et ne résulte pas d’un accord entre partenaires sociaux.

15. Quelle proposition décrit correctement un contrat en droit ?

Une règle administrative adoptée par un organisme chargé de contrôler une activité
Une décision d’une juridiction destinée à interpréter une règle juridique
Une pratique professionnelle prolongée reconnue comme obligatoire par un groupe
Un accord entre plusieurs personnes destiné à créer des effets de droit

Un accord entre plusieurs personnes destiné à créer des effets de droit

Explication

Le contrat est un accord conclu entre deux ou plusieurs personnes, qu’il soit écrit ou non, afin de produire des effets de droit. Une décision juridictionnelle relève de la jurisprudence et non de la définition du contrat.

16. Une entreprise signataire d’un contrat invoque son contenu contre un tiers qui ne l’a pas conclu : quelle règle s’applique ?

Le contrat oblige les parties signataires et impose les mêmes obligations à tout tiers concerné
Le contrat oblige les parties signataires, mais ne crée pas d’obligation pour ce tiers
Le contrat produit des obligations pour le tiers dès qu’il est mentionné dans une décision judiciaire
Le contrat cesse de produire des effets entre les parties lorsqu’un tiers en conteste le contenu

Le contrat oblige les parties signataires, mais ne crée pas d’obligation pour ce tiers

Explication

L’article 1103 reconnaît la force obligatoire des contrats légalement formés entre les parties, tandis que l’article 1199 affirme leur effet relatif à l’égard des tiers. Le tiers n’est donc pas tenu par une obligation contractuelle qu’il n’a pas souscrite.

17. Quel effet juridique caractérise un traité international conclu entre États ?

Il établit des règles applicables aux États signataires après une décision de chaque juridiction nationale.
Il organise les rapports entre tribunaux nationaux sans concerner les particuliers.
Il énonce des orientations politiques sans créer d’obligations dans les ordres internes.
Il fixe des droits et des obligations applicables dans le droit interne des États concernés.

Il fixe des droits et des obligations applicables dans le droit interne des États concernés.

Explication

Un traité international est un accord entre États qui fixe des droits et des obligations applicables dans leur droit interne. Il ne se limite donc pas à des orientations politiques ni aux seules relations entre juridictions.

18. Une directive européenne impose aux États membres d’atteindre un résultat déterminé. Quelle mise en œuvre correspond à sa nature juridique ?

Elle ne produit d’effet qu’après l’approbation individuelle de chaque citoyen.
Elle devient une recommandation lorsque les États adoptent des mesures internes.
Elle doit en principe être transposée par des mesures nationales.
Elle s’applique intégralement dès son entrée en vigueur sans intervention nationale.

Elle doit en principe être transposée par des mesures nationales.

Explication

La directive fixe un résultat à atteindre et nécessite en principe une transposition par des mesures nationales. Le caractère directement applicable dès l’entrée en vigueur correspond au règlement européen.

19. Comment le principe de primauté organise-t-il les rapports entre le droit de l’Union européenne et les normes nationales ?

Le droit de l’Union européenne s’applique après les lois nationales adoptées ultérieurement.
Le droit de l’Union européenne prévaut sur les lois et règlements nationaux.
La Constitution française est écartée au profit de toute norme européenne inférieure.
Les règlements nationaux prévalent sur les actes européens dans chaque État membre.

Le droit de l’Union européenne prévaut sur les lois et règlements nationaux.

Explication

Le principe de primauté impose que le droit de l’Union européenne prévale sur les sources nationales, notamment les lois et règlements. Cette règle ne signifie pas que toute norme européenne écarte automatiquement la Constitution française dans l’ordre interne.

20. Quel est l’objet principal du droit international privé lorsqu’une situation comporte un élément d’extranéité ?

Désigner la loi applicable à cette situation juridique.
Unifier les règles civiles applicables dans tous les États concernés.
Fixer les conditions d’entrée d’un étranger sur le territoire.
Déterminer le tribunal compétent pour connaître du litige.

Désigner la loi applicable à cette situation juridique.

Explication

Le droit international privé désigne la loi applicable aux situations juridiques comportant un élément d’extranéité. La détermination du tribunal compétent relève de la compétence juridictionnelle, qui constitue une question distincte.

21. Quelle situation présente un élément d’extranéité au sens du droit international privé ?

Un mariage entre deux personnes françaises célébré et exécuté en France.
Une succession concernant un défunt résidant en France et des biens situés en Italie.
Un contrat conclu en France entre deux sociétés françaises pour une livraison à Lyon.
Un litige entre deux voisins français relatif à une clôture située en France.

Une succession concernant un défunt résidant en France et des biens situés en Italie.

Explication

L’extranéité existe lorsqu’une situation possède un point de contact avec un ou plusieurs ordres juridiques étrangers, comme des biens situés en Italie. Les autres situations décrites restent rattachées au seul ordre juridique français.

22. Quelle distinction le droit international privé établit-il entre conflit de lois et conflit de juridictions ?

Le conflit de lois porte sur le tribunal compétent, tandis que le conflit de juridictions porte sur la loi applicable.
Le conflit de lois porte sur la loi applicable, tandis que le conflit de juridictions porte sur le tribunal compétent.
Le conflit de lois concerne la nationalité des parties, tandis que le conflit de juridictions concerne leur domicile.
Le conflit de lois concerne les biens, tandis que le conflit de juridictions concerne les personnes.

Le conflit de lois porte sur la loi applicable, tandis que le conflit de juridictions porte sur le tribunal compétent.

Explication

Un conflit de lois vise à déterminer quelle loi régit la situation, tandis qu’un conflit de juridictions vise à identifier le tribunal compétent. La nationalité, le domicile ou la nature du litige peuvent être des éléments pertinents, mais ne définissent pas cette distinction.

23. Que se passe-t-il lorsqu’une norme inférieure contredit une norme supérieure ?

La norme inférieure s’applique si elle est adoptée plus récemment que la norme supérieure.
La norme de valeur supérieure s’applique et la norme inférieure ne doit pas la contredire.
Les deux normes s’appliquent simultanément en fonction de la juridiction saisie.
La norme inférieure écarte la norme supérieure lorsqu’elle prévoit une règle plus précise.

La norme de valeur supérieure s’applique et la norme inférieure ne doit pas la contredire.

Explication

La hiérarchie des normes impose qu’une source inférieure respecte une source supérieure ; en cas de contradiction, la norme supérieure s’applique. La date d’adoption ou le degré de précision ne permet pas à la norme inférieure de renverser cette hiérarchie.

24. Quel ordre présente correctement plusieurs niveaux de la hiérarchie des normes, du plus élevé au plus faible ?

Constitution, lois ordinaires, lois organiques, décrets d’application, traités et droit communautaire.
Constitution, traités et droit communautaire, lois ordinaires, décrets d’application, arrêtés.
Traités et droit communautaire, Constitution, décrets autonomes, lois ordinaires, arrêtés.
Lois ordinaires, Constitution, traités et droit communautaire, arrêtés, décrets d’application.

Constitution, traités et droit communautaire, lois ordinaires, décrets d’application, arrêtés.

Explication

La hiérarchie place la Constitution au sommet, puis les traités internationaux et le droit communautaire, avant les lois ordinaires, les décrets d’application et les arrêtés. Le décret autonome n’est donc pas au même niveau que la loi, et les lois organiques se situent avant les lois ordinaires.

25. Quel est le rapport hiérarchique entre le Scot et les plans locaux d’urbanisme communaux ?

Les plans locaux d’urbanisme communaux s’imposent aux orientations du Scot
Les orientations du Scot s’imposent aux plans locaux d’urbanisme communaux
Les orientations du Scot sont consultatives pour les communes concernées
Le Scot et les plans locaux d’urbanisme communaux ont une portée indépendante

Les orientations du Scot s’imposent aux plans locaux d’urbanisme communaux

Explication

Adopté à l’échelon intercommunal, le Scot fixe des orientations qui s’imposent aux plans locaux d’urbanisme communaux. L’idée d’une portée simplement consultative sous-estime donc sa fonction de document de planification.

26. Depuis les ordonnances Macron du 22 septembre 2017, quelle règle s’applique en principe entre l’accord d’entreprise et l’accord de branche en matière de négociation collective ?

L’accord d’entreprise prime, sous réserve des exceptions prévues
L’accord le plus favorable aux salariés prime dans chaque situation
Les deux accords s’appliquent simultanément sans règle de priorité
L’accord de branche prime, conformément à la hiérarchie des normes

L’accord d’entreprise prime, sous réserve des exceptions prévues

Explication

Depuis le 22 septembre 2017, l’accord d’entreprise prime en principe sur l’accord de branche, avec des exceptions prévues par le droit applicable. La règle de faveur concerne les conflits de normes en droit du travail, mais ne constitue pas ici le principe spécifique de priorité entre ces deux accords.

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Quelles sont les principales sources formelles du droit ?

Les textes de l’État, les traités internationaux et les textes de l’Union européenne.

Quelles sources informelles du droit incluent les coutumes et usages ?

Les sources informelles du droit comprennent les coutumes et usages.

La jurisprudence est-elle une source formelle ou informelle du droit ?

La jurisprudence est une source informelle du droit.

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