QCM : Théorie juridique de l’État — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’origine contractuelle explique-t-elle l’apparition de l’État ?

Par l’exercice d’une autorité juridique sur une population installée sur un territoire
Par la domination économique d’une classe possédante sur une classe non possédante
Par le passage de l’état de nature à l’état de société au moyen d’un contrat social
Par la création progressive d’organes autour d’une idée politique commune

Par le passage de l’état de nature à l’état de société au moyen d’un contrat social

Explication

L’origine contractuelle décrit la transition de l’état de nature vers l’état de société grâce à un contrat social. La création d’organes autour d’une idée relève plutôt de l’origine institutionnelle.

2. Quelle description Hobbes donne-t-il de l’état de nature dans Le Léviathan ?

Un état globalement satisfaisant marqué par quelques dérèglements sociaux
Un état de liberté politique organisé par une volonté générale commune
Un état de chaos et de guerre où l’homme est un loup pour l’homme
Un état de coopération fondé sur la reconnaissance de droits identiques

Un état de chaos et de guerre où l’homme est un loup pour l’homme

Explication

Hobbes présente l’état de nature comme une situation chaotique et conflictuelle, résumée par l’idée que l’homme est un loup pour l’homme. L’état relativement satisfaisant malgré certains dérèglements correspond plutôt à la conception de Locke.

3. Quelle différence distingue la conception du contrat social chez Hobbes et chez Locke ?

Hobbes évoque la cession de tous les biens, tandis que Locke évoque l’abandon d’une partie des libertés
Hobbes défend la création d’organes acceptés, tandis que Locke défend la domination d’une classe sociale
Hobbes défend une volonté générale obligatoire, tandis que Locke défend une souveraineté exercée sur un territoire
Hobbes évoque l’abandon d’une partie des libertés, tandis que Locke évoque la cession de tous les biens

Hobbes évoque la cession de tous les biens, tandis que Locke évoque l’abandon d’une partie des libertés

Explication

Pour Hobbes, les hommes cèdent tous leurs biens au Léviathan, alors que Locke considère qu’ils renoncent à une partie de leurs libertés pour obtenir une situation plus favorable. La création d’organes acceptés appartient à la théorie institutionnelle de Hauriou.

4. Comment Rousseau explique-t-il que l’individu puisse rester libre dans l’état de société ?

La volonté générale repose sur la création d’organes auxquels les citoyens acceptent d’obéir
La volonté générale procède de la volonté propre des hommes soumis à ses commandements
La volonté générale provient de la protection juridique accordée par la classe possédante
La volonté générale résulte de la cession complète des biens individuels au pouvoir politique

La volonté générale procède de la volonté propre des hommes soumis à ses commandements

Explication

Chez Rousseau, la volonté générale procède de la volonté propre des hommes qui se soumettent à ses commandements, ce qui leur permet de rester libres. La cession complète des biens correspond à la présentation de Hobbes, non à celle de Rousseau.

5. Que soutient la théorie de l’institution de Maurice Hauriou ?

Une infrastructure économique détermine la superstructure politique et juridique
Un État naît du passage de l’état de nature à l’état de société par un contrat social
Une classe possédante organise l’État pour se protéger d’une classe non possédante
Une idée devient concrète par la création d’organes auxquels les personnes acceptent de se soumettre

Une idée devient concrète par la création d’organes auxquels les personnes acceptent de se soumettre

Explication

Hauriou explique qu’une idée se concrétise par la création d’organes auxquels les personnes acceptent de se soumettre. Le passage par un contrat social relève de l’origine contractuelle, tandis que les deux autres propositions renvoient à la théorie marxiste.

6. Dans la théorie marxiste, quelle relation existe entre l’infrastructure et la superstructure ?

Le contrat social détermine les rapports entre les classes économiques
L’infrastructure économique détermine la superstructure politique et juridique
Les organes institutionnels déterminent la structure économique de la société
La superstructure politique détermine l’infrastructure économique et sociale

L’infrastructure économique détermine la superstructure politique et juridique

Explication

Marx et Engels affirment que l’infrastructure économique détermine la superstructure politique et juridique. La relation inverse n’est pas celle qui est formulée par cette théorie.

7. Pourquoi l’État disparaît-il dans une société sans classes selon la théorie marxiste ?

Parce qu’il dépend d’un contrat social devenu incompatible avec la volonté générale
Parce qu’il perd sa souveraineté lorsqu’une population quitte son territoire
Parce qu’il protège les intérêts de la classe possédante contre la classe non possédante
Parce qu’il constitue une institution primaire remplacée par des institutions secondaires

Parce qu’il protège les intérêts de la classe possédante contre la classe non possédante

Explication

Dans la théorie marxiste, l’État est l’organisation de la classe possédante destinée à la protéger contre la classe non possédante ; une société sans classes supprime donc sa fonction. La disparition n’est pas expliquée par un déplacement de population ou par le statut d’institution primaire.

8. Quelle caractéristique juridique définit l’État ?

C’est une association privée qui partage la contrainte légale avec les particuliers
C’est une institution économique qui organise la production des biens collectifs
C’est une autorité morale qui conseille les personnes sans pouvoir juridique propre
C’est une personne morale de droit public qui détient le monopole de la contrainte légale

C’est une personne morale de droit public qui détient le monopole de la contrainte légale

Explication

L’État est une personne morale de droit public disposant du monopole de la contrainte légale. Les personnes privées peuvent exercer certains droits, mais elles ne disposent pas d’un monopole général de contrainte légale.

9. Que désigne la souveraineté de l’État ?

L’autorité de droit exclusive exercée sur une population rassemblée sur un territoire
Le pouvoir des organes institutionnels de proposer une idée politique à la population
La capacité économique d’une classe sociale à contrôler les institutions publiques
La faculté des particuliers de maintenir l’ordre dans leur environnement immédiat

L’autorité de droit exclusive exercée sur une population rassemblée sur un territoire

Explication

La souveraineté désigne l’autorité de droit exclusive de l’État sur une population réunie sur un territoire. Le maintien de l’ordre par les particuliers ne constitue pas une souveraineté étatique.

10. Quelle caractéristique distingue le mieux une nation d’une simple population regroupée dans un pays ?

La présence d’habitants recensés à l’intérieur de frontières reconnues par les États
La réunion de personnes placées sous l’autorité d’un même gouvernement territorial
L’existence d’un territoire délimité par des frontières administratives et géographiques
La volonté de poursuivre une vie commune fondée sur des idées et des valeurs partagées

La volonté de poursuivre une vie commune fondée sur des idées et des valeurs partagées

Explication

Une nation se définit par une communauté humaine partageant des idées et des valeurs ainsi que par la volonté de continuer une vie commune. Une population désigne plutôt une donnée humaine regroupée dans un pays, sans impliquer cette volonté collective.

11. Quelle situation illustre correctement les rapports possibles entre pays, nation et État ?

Une nation devient automatiquement un État dès qu’elle partage une culture et une histoire communes
Un État cesse d’exister dès qu’une partie de sa population se reconnaît dans une autre nation
Une nation peut être répartie entre plusieurs pays, tandis qu’un pays peut exister sans nation
Un pays possède nécessairement une nation unifiée correspondant exactement à ses frontières

Une nation peut être répartie entre plusieurs pays, tandis qu’un pays peut exister sans nation

Explication

Les trois notions ne coïncident pas nécessairement : un pays peut exister sans nation, une nation peut exister sans État et une nation peut être divisée entre plusieurs pays. L’idée d’une correspondance automatique entre frontières étatiques et nation est donc erronée.

12. Jusqu’à quelle limite maritime la mer territoriale est-elle placée sous la souveraineté de l’État côtier ?

Jusqu’à 12 miles marins
Jusqu’à 350 miles marins
Jusqu’à 200 miles marins
Jusqu’à 24 miles marins

Jusqu’à 12 miles marins

Explication

La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 miles marins et relève de la souveraineté de l’État côtier. La limite de 200 miles marins correspond à la zone économique exclusive, qui constitue une notion différente.

13. Quelle conception Jean Bodin défend-il en 1576 dans Les Six Livres de la République ?

La souveraineté résulte principalement de l’organisation des juridictions locales
La souveraineté constitue une compétence administrative parmi les autres
La souveraineté dépend de la reconnaissance accordée par les États voisins
La souveraineté est un élément constitutif de l’État

La souveraineté est un élément constitutif de l’État

Explication

Pour Jean Bodin, la souveraineté est un élément constitutif de l’État, comme il l’affirme en 1576 dans Les Six Livres de la République. Les compétences administratives ne suffisent pas, à elles seules, à constituer un État souverain.

14. Quelle proposition distingue correctement la souveraineté intérieure de la souveraineté extérieure ?

La première autorise l’État à commander sur son territoire, la seconde protège son indépendance entre États
La première concerne les échanges économiques, la seconde organise les institutions politiques nationales
La première règle les relations internationales, la seconde commande aux personnes présentes sur le territoire
La première appartient aux collectivités territoriales, la seconde revient aux juridictions internationales

La première autorise l’État à commander sur son territoire, la seconde protège son indépendance entre États

Explication

La souveraineté intérieure permet à l’État d’imposer son autorité aux personnes présentes sur son territoire, tandis que la souveraineté extérieure interdit à un autre État de lui imposer son autorité. La distinction repose donc sur l’ordre interne et les relations entre États.

15. Lequel de ces ensembles correspond aux attributs de la souveraineté selon Bodin ?

Légiférer, exercer la police, rendre la justice et lever une armée
Administrer les communes, gérer les écoles, organiser les élections et percevoir les impôts
Réviser la Constitution, diriger les régions, réglementer les cultes et développer le commerce
Négocier les traités, contrôler les frontières, nommer les juges et financer les entreprises

Légiférer, exercer la police, rendre la justice et lever une armée

Explication

Bodin rattache à la souveraineté le droit de légiférer, de police, de justice ainsi que le droit de lever et d’entraîner une armée. Les autres ensembles mélangent des fonctions administratives, politiques ou économiques qui ne reprennent pas cette liste.

16. Comment l’article 3 de la Constitution de 1958 organise-t-il l’exercice de la souveraineté nationale ?

Elle appartient aux collectivités, qui l’exercent selon leurs compétences territoriales
Elle appartient au Parlement, qui l’exerce sans recours à une consultation populaire
Elle appartient au gouvernement, qui l’exerce par les administrations et les juridictions
Elle appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants ou par référendum

Elle appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants ou par référendum

Explication

L’article 3 dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple et qu’il l’exerce par ses représentants ou par référendum. Le gouvernement et le Parlement peuvent participer à son exercice institutionnel, mais ils n’en sont pas les titulaires.

17. Quel principe définit l’État unitaire par opposition à l’État fédéral ?

Il confie l’organisation constitutionnelle à plusieurs autorités territoriales
Il superpose un ordre fédéral et plusieurs ordres fédérés
Il est organisé tout entier autour du principe de l’unité
Il répartit la souveraineté entre des États fédérés autonomes

Il est organisé tout entier autour du principe de l’unité

Explication

L’État unitaire est organisé tout entier autour du principe de l’unité. La superposition d’un État fédéral et d’États fédérés caractérise au contraire l’État fédéral.

18. Quelle organisation juridique correspond en principe à un État unitaire ?

Plusieurs ordres juridiques territoriaux coordonnés par un gouvernement commun
Une seule Constitution et une seule loi formant un ordre juridique unifié
Une Constitution fédérale accompagnée de constitutions propres à chaque État fédéré
Des lois locales autonomes placées au même niveau que la législation nationale

Une seule Constitution et une seule loi formant un ordre juridique unifié

Explication

Dans un État unitaire, l’unité juridique se traduit en principe par une seule Constitution et une seule loi, ce qui tend à former un ordre juridique unifié. La coexistence d’un ordre fédéral et d’ordres fédérés relève du modèle fédéral.

19. Quelle distinction caractérise le mieux la déconcentration par rapport à la décentralisation ?

La déconcentration répartit des services de l’État dans les territoires, tandis que la décentralisation confie des compétences à d’autres entités juridiques
La déconcentration repose sur des élections locales, tandis que la décentralisation dépend d’instructions adressées aux préfets
La déconcentration supprime les compétences de l’État, tandis que la décentralisation les maintient dans les administrations régionales
La déconcentration confie des compétences à des collectivités autonomes, tandis que la décentralisation réorganise les services centraux de l’État

La déconcentration répartit des services de l’État dans les territoires, tandis que la décentralisation confie des compétences à d’autres entités juridiques

Explication

La déconcentration déplace des attributions vers des administrations territoriales qui restent intégrées à l’État, alors que la décentralisation transfère des compétences à des entités distinctes. La réponse évoquant des collectivités autonomes pour la déconcentration inverse précisément ces deux notions.

20. Comment la décentralisation est-elle juridiquement décidée ?

Par une décision des administrations centrales créant des antennes régionales dépourvues de personnalité juridique
Par un traité international organisant les relations entre plusieurs collectivités territoriales
Par une loi de l’État transférant des compétences à d’autres entités politiques et juridiques
Par une circulaire administrative répartissant les missions entre les services territoriaux de l’État

Par une loi de l’État transférant des compétences à d’autres entités politiques et juridiques

Explication

La décentralisation résulte d’un transfert de compétences décidé par l’État au moyen de la loi au profit d’entités politiques et juridiques distinctes. La création d’antennes régionales de l’administration centrale relève plutôt de la déconcentration.

21. Qu’est-ce qui distingue principalement un État fédéral d’un État unitaire ?

Un nouvel État fédéral se superpose aux États fédérés au moyen d’une Constitution
Des États souverains coordonnent leurs politiques par un traité sans créer d’ordre étatique commun
Un centre étatique principal rassemble les administrations locales sous une même autorité juridique
Des collectivités territoriales exercent des compétences administratives attribuées par le pouvoir central

Un nouvel État fédéral se superpose aux États fédérés au moyen d’une Constitution

Explication

L’État fédéral est composé d’États fédérés et ajoute un nouvel ordre étatique organisé par une Constitution. L’existence d’un centre étatique principal sans superposition d’un État fédéral décrit plutôt l’État unitaire.

22. Quelle différence juridique oppose une confédération à une fédération ?

La confédération crée un État nouveau par une Constitution, tandis que la fédération associe des États souverains par un traité
La confédération répartit les compétences entre deux ordres étatiques, tandis que la fédération conserve un centre juridique unique
La confédération unit des États souverains par un traité, tandis que la fédération crée un nouvel État par une Constitution
La confédération repose sur des collectivités territoriales autonomes, tandis que la fédération dépend d’un accord administratif entre régions

La confédération unit des États souverains par un traité, tandis que la fédération crée un nouvel État par une Constitution

Explication

Une confédération est une association d’États souverains fondée sur un traité international, alors qu’une fédération constitue un nouvel État régi par une Constitution. La proposition qui inverse le traité et la Constitution confond les deux formes d’organisation.

23. Quels sont les trois principes qui structurent l’organisation fédérale selon George Scelle ?

La souveraineté, l’uniformité et l’administration directe
La superposition, l’autonomie et la participation
La centralisation, la hiérarchie et la déconcentration
La séparation, l’indépendance et la représentation diplomatique

La superposition, l’autonomie et la participation

Explication

George Scelle théorise l’organisation fédérale autour de la superposition des ordres, de l’autonomie des entités fédérées et de leur participation à la volonté fédérale. La centralisation et la déconcentration renvoient à d’autres logiques d’organisation administrative.

24. En cas de conflit manifeste entre une loi fédérale et une loi fédérée, quel effet produit la clause de suprématie ?

Elle fait prévaloir la loi fédérale sur la loi fédérée incompatible
Elle fait prévaloir la loi fédérée lorsqu’elle concerne une compétence locale
Elle renvoie le conflit aux administrations fédérées pour une application simultanée
Elle suspend les deux lois jusqu’à l’adoption d’un accord entre les États fédérés

Elle fait prévaloir la loi fédérale sur la loi fédérée incompatible

Explication

La clause de suprématie impose la primauté de la loi fédérale lorsqu’une incompatibilité manifeste l’oppose à une loi fédérée. Une compétence locale ne permet donc pas à la loi fédérée de prévaloir contre cette clause.

25. Que permet l’autonomie d’un État fédéré dans les limites de la Constitution fédérale ?

Se retirer de la fédération et exercer une souveraineté internationale indépendante
Écarter les lois fédérales et modifier seul la répartition constitutionnelle des compétences
Créer ses propres normes juridiques et disposer d’une organisation institutionnelle et juridique propre
Appliquer un ordre juridique uniforme fixé par les institutions fédérales compétentes

Créer ses propres normes juridiques et disposer d’une organisation institutionnelle et juridique propre

Explication

L’autonomie permet à chaque État fédéré d’élaborer des normes et d’organiser ses institutions dans le cadre constitutionnel fédéral. Elle ne lui confère pas un droit de sécession ni la faculté d’écarter les règles fédérales supérieures.

26. Quelle caractéristique définit l’État régional ou autonomique ?

Il organise un partage constitutionnel égal entre l’État central et les régions.
Il repose sur des collectivités dont les compétences sont fixées par la loi.
Il reconnaît des États fédérés dotés d’une autonomie constitutionnelle propre.
Il conserve l’unité de l’État tout en empruntant des mécanismes fédéraux.

Il conserve l’unité de l’État tout en empruntant des mécanismes fédéraux.

Explication

L’État régional conserve le caractère unitaire de l’État tout en intégrant certains mécanismes inspirés du fédéralisme. La présence d’États fédérés dotés d’une autonomie constitutionnelle caractérise plutôt l’État fédéral.

27. Quelle association entre Constitution et année est correcte pour les États régionaux italien et espagnol ?

Italie : 1946 ; Espagne : 1975
Italie : 1947 ; Espagne : 1978
Italie : 1978 ; Espagne : 1947
Italie : 1958 ; Espagne : 1978

Italie : 1947 ; Espagne : 1978

Explication

La Constitution italienne date de 1947 et la Constitution espagnole de 1978 ; toutes deux ont consacré des formes étatiques hybrides. L’inversion de ces années constitue la confusion la plus fréquente.

28. Quelle limite juridique s’applique aux régions autonomes espagnoles et italiennes ?

Elles exercent leurs compétences dans un cadre fixé principalement par des règlements locaux.
Elles bénéficient d’une autonomie constitutionnelle comparable à celle des États fédérés.
Elles peuvent adopter une Constitution propre validée par leur parlement régional.
Elles disposent d’un statut contrôlé par l’État ou la juridiction constitutionnelle.

Elles disposent d’un statut contrôlé par l’État ou la juridiction constitutionnelle.

Explication

Les régions autonomes espagnoles et italiennes disposent d’un statut, mais elles ne peuvent pas adopter leur propre Constitution et restent soumises à un contrôle institutionnel. L’autonomie constitutionnelle appartient plutôt aux entités fédérées d’un État fédéral.

29. Quelle différence distingue les régions autonomes d’Espagne et d’Italie des collectivités territoriales françaises ?

Les premières appliquent des compétences identiques, tandis que les secondes bénéficient d’un pouvoir constituant local.
Les premières dépendent de règlements administratifs, tandis que les secondes fixent elles-mêmes leurs compétences législatives.
Les premières disposent de statuts différenciés et de compétences législatives, tandis que les secondes relèvent principalement de la loi.
Les premières disposent d’une Constitution régionale, tandis que les secondes reçoivent leur statut d’une juridiction constitutionnelle.

Les premières disposent de statuts différenciés et de compétences législatives, tandis que les secondes relèvent principalement de la loi.

Explication

En Espagne et en Italie, les régions disposent de statuts différenciés et de compétences législatives, alors qu’en France les compétences territoriales sont principalement fixées par la loi. Les régions autonomes ne possèdent toutefois pas de Constitution propre.

30. Que signifie le principe de participation dans un État fédéral ?

Les États fédérés disposent d’un pouvoir normatif propre dans les domaines qui leur sont attribués.
Les États fédérés peuvent modifier seuls les règles constitutionnelles de la fédération.
Les États fédérés contrôlent les statuts des collectivités administratives de l’État central.
Les États fédérés participent à la formation de la volonté de l’État fédéral tout entier.

Les États fédérés participent à la formation de la volonté de l’État fédéral tout entier.

Explication

Le principe de participation associe les États fédérés à la formation de la volonté fédérale, notamment par les mécanismes institutionnels prévus à cet effet. Le pouvoir normatif propre relève plutôt du principe d’autonomie.

31. Quelle procédure est requise aux États-Unis pour réviser la Constitution fédérale ?

L’accord du président, puis celui des trois quarts des États dans un délai de dix ans.
L’accord des deux chambres, puis celui des trois quarts des États dans un délai de sept ans.
L’accord des deux chambres, puis celui des deux tiers des États sans limite temporelle.
L’accord d’une chambre, puis celui de la moitié des États dans un délai de cinq ans.

L’accord des deux chambres, puis celui des trois quarts des États dans un délai de sept ans.

Explication

Une révision constitutionnelle américaine exige l’accord des deux chambres, suivi de la ratification par les trois quarts des États fédérés dans une période de sept ans. La clause des deux tiers concerne plutôt la procédure canadienne 7/50.

32. Qu’est-ce que le bicamérisme fédéral ?

Un Parlement à deux chambres, l’une représentant les partis et l’autre les administrations fédérales.
Un Parlement à deux chambres, l’une représentant les régions et l’autre les communes de l’État.
Un Parlement à deux chambres, l’une représentant la population et l’autre les entités fédérées.
Un Parlement à deux chambres, l’une représentant le gouvernement et l’autre les juridictions constitutionnelles.

Un Parlement à deux chambres, l’une représentant la population et l’autre les entités fédérées.

Explication

Le bicamérisme fédéral associe une chambre représentant la population et une chambre représentant les entités fédérées. Cette seconde chambre assure ainsi la participation institutionnelle des composantes de la fédération.

33. Quelle distinction oppose la représentation égalitaire à la représentation corrigée par la démographie ?

La première varie selon les compétences, tandis que la seconde dépend de la durée des mandats.
La première réserve les sièges aux gouvernements, tandis que la seconde les attribue aux électeurs fédéraux.
La première attribue le même poids à chaque État, tandis que la seconde tient aussi compte de la population.
La première répartit les sièges selon la population, tandis que la seconde accorde le même poids à chaque État.

La première attribue le même poids à chaque État, tandis que la seconde tient aussi compte de la population.

Explication

La représentation totalement égalitaire donne le même nombre de représentants à chaque État fédéré, alors que la représentation corrigée combine un minimum garanti et un ajustement démographique. La répartition selon la population décrit donc la seconde formule, non la première.

34. Quelle règle caractérise le bicamérisme fédéral américain pour l’adoption d’une loi ?

L’accord de la chambre des représentants suffit pour les lois budgétaires.
L’accord des deux chambres est nécessaire pour toute loi fédérale.
L’accord du Sénat suffit lorsque la loi concerne les États fédérés.
L’accord présidentiel remplace celui d’une chambre en cas de désaccord.

L’accord des deux chambres est nécessaire pour toute loi fédérale.

Explication

Le bicamérisme américain est qualifié de parfait parce que toute loi doit être approuvée par les deux chambres. Le Sénat ne peut donc pas, à lui seul, adopter une loi fédérale en remplacement de la Chambre des représentants.

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Qu'explique l'origine contractuelle dans l'apparition de l'État ?

Le passage de l'état de nature à l'état de société par un contrat social.

Comment Hobbes décrit-il l'état de nature dans Le Léviathan ?

Comme un état de chaos et de guerre où l'homme est un loup pour l'homme.

Que cèdent les hommes au Léviathan selon Hobbes ?

Tous leurs biens.

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