QCM : Vente et contrat d’entreprise — 69 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de l’UE de Gestion juridique, fiscale et sociale ?

Présenter les techniques de management sous leurs dimensions économique et organisationnelle
Étudier la gestion financière de l’entreprise sous ses dimensions comptable et commerciale
Décrire les relations professionnelles sous leurs dimensions psychologique et administrative
Analyser les événements de l’entreprise sous leurs dimensions juridique, fiscale et sociale

Analyser les événements de l’entreprise sous leurs dimensions juridique, fiscale et sociale

Explication

Cette UE examine les événements auxquels l’entreprise est confrontée dans leurs composantes juridiques, fiscales et sociales. La gestion financière, le management ou la psychologie des relations professionnelles ne constituent pas son objet global.

2. Une note d’examen sur table est de 14/20 et la moyenne du contrôle continu est de 10/20 ; quelle est la note finale du semestre selon les coefficients prévus ?

13,2/20
11,2/20
12/20
12,8/20

12,8/20

Explication

La note finale est calculée ainsi : 0,70×14+0,30×10=12,8/200,70 \times 14 + 0,30 \times 10 = 12,8/20. Le contrôle continu compte pour 30 %, et non pour 70 % comme le ferait une pondération inversée.

3. Dans quelle situation un semestre est-il validé ?

Toutes les notes sont d’au moins 10/20, quelle que soit la moyenne générale
La moyenne générale atteint 6/20 et aucune note n’est inférieure à 10/20
La moyenne générale est d’au moins 10/20, même si une note est inférieure à 6/20
La moyenne générale est d’au moins 10/20 et aucune note n’est inférieure à 6/20

La moyenne générale est d’au moins 10/20 et aucune note n’est inférieure à 6/20

Explication

La validation exige simultanément une moyenne générale au moins égale à 10/20 et l’absence de note inférieure à 6/20. Une moyenne suffisante ne compense donc pas une note située sous ce seuil.

4. Après avoir qualifié juridiquement les faits et identifié le problème juridique, quelle étape intervient avant l’application aux faits d’espèce ?

Écarter toute règle qui ne conduit pas à la solution souhaitée
Présenter la règle de droit applicable
Rédiger directement la conclusion sans examiner les faits
Classer les parties selon leur importance économique

Présenter la règle de droit applicable

Explication

La résolution suit l’ordre suivant : qualification des faits, identification du problème, présentation de la règle de droit, puis application aux faits. La conclusion ne peut donc pas précéder l’exposé et l’application de la règle.

5. Lors de l’analyse initiale d’un sujet juridique, quelle démarche faut-il privilégier ?

Écarter les faits inutiles, analyser les faits essentiels et regrouper les idées dans un plan
Conserver chaque détail, rédiger immédiatement une solution et vérifier ensuite les faits
Commencer par choisir une règle, puis adapter les faits à la conclusion obtenue
Regrouper les parties selon leur intérêt financier avant d’examiner les faits

Écarter les faits inutiles, analyser les faits essentiels et regrouper les idées dans un plan

Explication

L’analyse commence par le tri entre faits inutiles et faits essentiels, puis par l’organisation des idées dans un plan sommaire. Choisir d’abord une conclusion ou une règle risque de fausser l’analyse juridique.

6. Quelle affirmation décrit correctement le rôle de la méthodologie juridique ?

Elle aide à appliquer le droit, mais ne remplace ni la maîtrise du français ni l’apprentissage du cours
Elle fournit les règles de droit à mémoriser et rend la maîtrise du français secondaire
Elle remplace l’analyse des faits lorsque la question juridique paraît suffisamment claire
Elle dispense d’apprendre le cours dès lors que les étapes du raisonnement sont connues

Elle aide à appliquer le droit, mais ne remplace ni la maîtrise du français ni l’apprentissage du cours

Explication

La méthodologie structure le raisonnement et facilite la résolution des cas, sans se substituer à la langue française ni aux connaissances du cours. L’apprentissage du cours reste nécessaire pour disposer des règles à appliquer.

7. Quelle obligation caractérise le contrat de vente pour chacune des parties ?

Le vendeur doit assurer le financement et l’acheteur doit organiser la livraison
Le vendeur doit payer le prix et l’acheteur doit garantir la fabrication de la chose
Le vendeur doit livrer la chose et l’acheteur doit en payer le prix
Le vendeur doit fournir un service et l’acheteur doit transférer un autre bien

Le vendeur doit livrer la chose et l’acheteur doit en payer le prix

Explication

La vente met à la charge du vendeur la livraison de la chose et à la charge de l’acheteur le paiement du prix. Ces obligations réciproques distinguent la vente d’un contrat unilatéral.

8. Quelle qualification correspond au contrat de vente ?

Il est synallagmatique, nommé, commutatif, consensuel et dépourvu d’intuitu personae
Il est unilatéral, commutatif, consensuel, solennel et dépendant d’un événement incertain
Il est synallagmatique, aléatoire, réel, innommé et fondé sur la personne du vendeur
Il est unilatéral, innommé, aléatoire, solennel et fondé sur la personne du cocontractant

Il est synallagmatique, nommé, commutatif, consensuel et dépourvu d’intuitu personae

Explication

Le contrat de vente possède les cinq qualifications indiquées : synallagmatique, nommé, commutatif, consensuel et dépourvu d’intuitu personae. Le caractère aléatoire dépend du hasard, tandis que le caractère unilatéral signifie qu’une seule partie est obligée.

9. À quel moment une vente est-elle parfaite entre les parties ?

Après la signature d’un acte authentique par les deux parties
Dès leur accord sur la chose et sur le prix
Lorsque l’acheteur reçoit une facture et commence à utiliser la chose
Après la livraison matérielle de la chose et le paiement intégral du prix

Dès leur accord sur la chose et sur le prix

Explication

La vente est parfaite dès l’accord du vendeur et de l’acheteur sur la chose et le prix. La livraison, le paiement intégral ou la facture peuvent intervenir ensuite et ne constituent pas, en principe, le moment de formation du consentement.

10. Dans quelle situation la rupture de pourparlers peut-elle engager la responsabilité de son auteur ?

Lorsqu’elle intervient avant tout accord, même si les échanges sont conduits loyalement
Lorsqu’elle résulte d’un désaccord commercial annoncé progressivement et sans comportement déloyal
Lorsqu’elle est brutale et de mauvaise foi, en causant des frais ou une perte de temps dans des négociations vaines
Lorsqu’elle empêche automatiquement la conclusion d’une vente dès qu’un prix a été évoqué

Lorsqu’elle est brutale et de mauvaise foi, en causant des frais ou une perte de temps dans des négociations vaines

Explication

Les pourparlers restent libres, mais leur rupture brutale et de mauvaise foi peut engager une responsabilité extracontractuelle pour les frais et le temps inutilement consacrés aux négociations. Une rupture progressive et loyale ne produit pas cette conséquence du seul fait qu’elle met fin aux discussions.

11. À quel moment l’acheteur devient-il en principe propriétaire de la chose vendue lorsque la chose est individualisée dès la conclusion de la vente ?

Dès l’accord des parties sur la chose et le prix
À l’issue du délai prévu pour vérifier la chose
Après le paiement complet du prix convenu
Lors de la remise matérielle de la chose à l’acheteur

Dès l’accord des parties sur la chose et le prix

Explication

La propriété est en principe transférée dès l’accord sur la chose et le prix lorsque la chose est individualisée. Le paiement ou la remise matérielle n’est pas, dans ce cas, le moment déterminant du transfert.

12. Un acheteur met le vendeur en demeure de délivrer la chose, mais celle-ci n’est pas délivrée : qui supporte alors les risques ?

Le vendeur et l’acheteur, selon la moitié de la valeur du bien
Le vendeur, en raison de la mise en demeure restée sans délivrance
L’acheteur, puisque l’accord a déjà transféré la propriété
Le transporteur, dès que la chose quitte les locaux du vendeur

Le vendeur, en raison de la mise en demeure restée sans délivrance

Explication

La mise en demeure de délivrer, lorsque la délivrance n’a pas eu lieu, maintient les risques à la charge du vendeur. Le transfert de propriété entraîne normalement celui des risques, mais cette situation constitue une exception.

13. Quelle situation caractérise une non-conformité plutôt qu’un vice caché ?

La découverte après la vente d’un défaut impossible à déceler
La diminution importante de l’usage normal en raison d’un défaut
La présence d’un défaut caché rendant la chose impropre à son usage
La livraison d’une chose différente de celle prévue au contrat

La livraison d’une chose différente de celle prévue au contrat

Explication

La non-conformité résulte de la livraison d’une chose qui ne correspond pas à celle promise contractuellement. Les autres situations décrivent un vice caché, lié à l’aptitude ou à l’usage normal de la chose.

14. Quelle option permet à l’acheteur de conserver une chose atteinte d’un vice caché ?

L’action estimatoire, qui permet d’obtenir une réduction du prix
La clause de réserve, qui suspend le paiement jusqu’à réparation
L’action rédhibitoire, qui permet d’obtenir la restitution du prix
La demande de délivrance, qui impose une nouvelle remise du bien

L’action estimatoire, qui permet d’obtenir une réduction du prix

Explication

L’action estimatoire permet de garder la chose tout en obtenant une diminution du prix. L’action rédhibitoire vise au contraire la restitution de la chose contre remboursement du prix.

15. Quel élément distingue principalement le contrat d’entreprise du contrat de travail ?

Le travail est effectué de manière indépendante, sans lien de subordination
Le travail est accompli sous l’autorité permanente du donneur d’ordre
Le travail est accompli au nom du client dans le cadre d’une représentation
Le travail est réalisé sans rémunération afin de favoriser une coopération

Le travail est effectué de manière indépendante, sans lien de subordination

Explication

Le contrat d’entreprise porte sur un travail indépendant effectué contre rémunération et sans représentation. Le lien de subordination caractérise plutôt le contrat de travail.

16. La fabrication d’un meuble selon des indications particulières du client relève généralement de quel contrat ?

Du mandat, car le professionnel agit juridiquement au nom du client
Du contrat d’entreprise, car le professionnel réalise un travail spécifique
Du contrat de vente, car toute fabrication constitue une livraison de bien
Du contrat de travail, car le client dirige personnellement le professionnel

Du contrat d’entreprise, car le professionnel réalise un travail spécifique

Explication

Une fabrication réalisée selon des indications particulières constitue un travail spécifique relevant du contrat d’entreprise. Une commande dépourvue de particularité spécifique serait plutôt rattachée à la vente.

17. Que peut faire le juge lorsque le contrat d’entreprise ne fixe pas le montant exact de la rémunération ?

Constater automatiquement l’absence de contrat entre les parties
Transformer la convention en contrat de vente du bien réalisé
Imposer au maître de l’ouvrage le tarif habituel du professionnel
Fixer la rémunération en fonction des éléments du contrat

Fixer la rémunération en fonction des éléments du contrat

Explication

L’accord préalable sur un montant exact n’est pas essentiel au contrat d’entreprise, et le juge peut déterminer la rémunération à partir des éléments contractuels. L’absence de prix fixé ne fait donc pas disparaître automatiquement le contrat.

18. Quelle mesure permet au maître de l’ouvrage de faire réaliser l’ouvrage par un tiers aux frais de l’entrepreneur défaillant ?

La fixation judiciaire du prix prévu pour la prestation
La faculté de remplacement aux frais de l’entrepreneur
L’exécution forcée par intervention personnelle de l’entrepreneur
La réception avec réserves de l’ouvrage déjà correctement achevé

La faculté de remplacement aux frais de l’entrepreneur

Explication

La faculté de remplacement autorise le maître de l’ouvrage à recourir à un tiers, aux frais de l’entrepreneur défaillant. L’exécution forcée vise plutôt à imposer l’intervention de l’entrepreneur lui-même.

19. Quelle caractéristique correspond au contrat de distribution ?

Il organise un réseau d’entreprises indépendantes et il est généralement onéreux
Il établit un lien de subordination entre le fournisseur et chaque distributeur
Il repose sur une collaboration gratuite entre entreprises juridiquement liées
Il organise une représentation juridique du fournisseur par les revendeurs

Il organise un réseau d’entreprises indépendantes et il est généralement onéreux

Explication

Le contrat de distribution fait collaborer des entreprises indépendantes au sein d’un réseau et présente généralement un caractère onéreux. Il ne crée donc pas, par lui-même, un lien de subordination ou de représentation.

20. Quel document le fournisseur doit-il remettre lorsqu’un engagement d’exclusivité ou de quasi-exclusivité est prévu ?

Un bilan financier du distributeur transmis après le début des ventes
Un document précontractuel sincère avec le projet de contrat, vingt jours avant la signature
Une autorisation administrative délivrée après l’entrée dans le réseau
Une simple facture définitive remise le jour de la signature du contrat

Un document précontractuel sincère avec le projet de contrat, vingt jours avant la signature

Explication

Le fournisseur doit remettre un document précontractuel sincère accompagné du projet de contrat au moins vingt jours avant la signature. Cette obligation vise à permettre un consentement éclairé du distributeur.

21. Que signifie une distribution exclusive accordée à un distributeur ?

Un territoire ou un groupe de clients est réservé à un seul distributeur
Le fournisseur interdit toute vente spontanée demandée par un client de la zone
Plusieurs revendeurs sont sélectionnés selon des critères qualitatifs communs
Le distributeur reçoit le droit de vendre les produits dans tous les territoires

Un territoire ou un groupe de clients est réservé à un seul distributeur

Explication

La distribution exclusive réserve un territoire déterminé ou un groupe de clients à un seul distributeur pour les ventes actives. La sélection de plusieurs revendeurs selon des critères relève plutôt de la distribution sélective.

22. Quelle différence oppose les ventes actives aux ventes passives dans une zone exclusive ?

Les ventes actives portent sur les services, tandis que les ventes passives concernent les marchandises physiques
Les ventes actives répondent à une demande spontanée, tandis que les ventes passives reposent sur une prospection
Les ventes actives concernent les distributeurs agréés, tandis que les ventes passives concernent les fabricants concurrents
Les ventes actives résultent d’une prospection, tandis que les ventes passives répondent à une demande spontanée

Les ventes actives résultent d’une prospection, tandis que les ventes passives répondent à une demande spontanée

Explication

Une vente active suppose une démarche de prospection vers des clients situés dans la zone exclusive. Une vente passive répond à une demande spontanée et demeure libre dans cette zone.

23. Que permet au franchisé un contrat de franchise en contrepartie d’une somme d’argent ?

Exploiter un savoir-faire et des signes distinctifs du franchiseur
Revendre des produits dans une zone territoriale réservée
Bénéficier d’une indemnisation liée à un risque assuré
Utiliser des produits sans recevoir de méthodes commerciales

Exploiter un savoir-faire et des signes distinctifs du franchiseur

Explication

La franchise autorise l’exploitation du savoir-faire et des signes distinctifs du franchiseur contre rémunération. La concession concerne principalement la distribution de produits et ne correspond donc pas à cette définition.

24. Quelle caractéristique permet de qualifier une connaissance de savoir-faire dans un contrat de franchise ?

Elle consiste en une simple autorisation d’utiliser le nom du franchiseur
Elle est publique, générale et indépendante de toute exploitation commerciale
Elle est secrète, substantielle et identifiée, puis transmise pour être exploitée
Elle correspond à une zone géographique réservée à un distributeur

Elle est secrète, substantielle et identifiée, puis transmise pour être exploitée

Explication

Le savoir-faire regroupe des connaissances commerciales, techniques ou financières secrètes, substantielles et identifiées, dont l’exploitation est financée par une autre personne. Une simple autorisation d’utiliser un signe distinctif ne constitue pas à elle seule un savoir-faire.

25. Quelle différence distingue principalement la concession de la franchise ?

La concession exige des méthodes commerciales uniformes, tandis que la franchise exclut toute redevance
La concession porte surtout sur des produits, tandis que la franchise transmet un savoir-faire et des signes distinctifs
La concession concerne les services, tandis que la franchise porte exclusivement sur des marchandises
La concession impose une enseigne commune, tandis que la franchise organise une zone territoriale réservée

La concession porte surtout sur des produits, tandis que la franchise transmet un savoir-faire et des signes distinctifs

Explication

La concession porte principalement sur des produits et n’impose pas nécessairement une enseigne ou des méthodes communes. La franchise repose au contraire sur la transmission d’un savoir-faire et l’usage de signes distinctifs.

26. Dans quelle situation un contrat de franchise peut-il être requalifié en contrat de travail ?

Lorsque le contrat est conclu pour une durée déterminée comprise entre cinq et sept ans
Lorsque le franchisé manque d’autonomie et exerce dans les conditions prévues par l’article L. 7321-2 du Code du travail
Lorsque le franchisé verse une somme d’argent pour exploiter les signes distinctifs du réseau
Lorsque le franchiseur fait évoluer son savoir-faire et protège le territoire du franchisé

Lorsque le franchisé manque d’autonomie et exerce dans les conditions prévues par l’article L. 7321-2 du Code du travail

Explication

L’absence d’autonomie du franchisé, dans les conditions prévues par l’article L. 7321-2, peut conduire à une requalification en contrat de travail. La durée du contrat, la rémunération ou l’assistance du franchiseur ne suffisent pas à elles seules à produire cette requalification.

27. Comment fonctionne un système de distribution sélective ?

Le fournisseur réserve la revente à des distributeurs choisis selon des critères objectifs, uniformes et non discriminatoires
Le fournisseur attribue à chaque distributeur une zone territoriale dans laquelle il exerce avec une exclusivité
Le fournisseur autorise la revente à tout commerçant qui accepte un prix imposé et une enseigne commune
Le fournisseur sélectionne ses distributeurs selon leurs performances individuelles et leurs relations commerciales

Le fournisseur réserve la revente à des distributeurs choisis selon des critères objectifs, uniformes et non discriminatoires

Explication

La distribution sélective est un système fermé fondé sur des critères de sélection objectifs, uniformes et non discriminatoires. L’attribution d’une zone territoriale réservée caractérise plutôt la distribution exclusive.

28. Quelle affirmation décrit correctement le refus d’agrément dans un réseau de distribution sélective ?

Le refus est interdit dès qu’un candidat remplit les critères annoncés, quelle que soit la concurrence
Le refus n’est pas interdit en lui-même, mais une application discriminatoire des critères est prohibée
Le refus devient licite lorsqu’il vise à écarter un candidat capable de concurrencer le réseau
Le refus est valable lorsque les critères sont appliqués différemment aux distributeurs du même réseau

Le refus n’est pas interdit en lui-même, mais une application discriminatoire des critères est prohibée

Explication

Le refus d’agréer un candidat n’est pas prohibé en lui-même. En revanche, l’application discriminatoire des critères ou un refus destiné à fausser la concurrence est interdit.

29. Quelle situation correspond à la distribution sélective plutôt qu’à une exclusivité territoriale ?

Plusieurs distributeurs agréés revendent les produits dans une même zone, tout en bénéficiant d’une exclusivité au sein du réseau
Un seul distributeur est autorisé à revendre les produits dans une zone géographique déterminée
Le fournisseur attribue à chaque distributeur une région distincte afin d’éviter toute concurrence locale
Chaque distributeur reçoit une clientèle réservée et ne peut vendre qu’à l’intérieur de son territoire

Plusieurs distributeurs agréés revendent les produits dans une même zone, tout en bénéficiant d’une exclusivité au sein du réseau

Explication

Les distributeurs sélectifs disposent d’une exclusivité de revente au sein du réseau, mais plusieurs d’entre eux peuvent être présents dans une même zone. Une zone territoriale réservée à un seul distributeur relève de l’exclusivité territoriale.

30. Pourquoi un contrat d’assurance est-il qualifié d’aléatoire ?

La prestation de l’assureur dépend d’un prix fixé après la survenance du dommage
La prestation de l’assureur est due dès que le contrat est signé, même sans sinistre
La prestation de l’assureur dépend de la réalisation incertaine du risque assuré
Le risque assuré est déjà réalisé au moment où les parties concluent le contrat

La prestation de l’assureur dépend de la réalisation incertaine du risque assuré

Explication

Le contrat est aléatoire parce que l’intervention de l’assureur dépend de la réalisation incertaine du risque couvert. Si le risque est déjà réalisé lors de la conclusion, le contrat est nul, car l’aléa a disparu.

31. Quelle distinction oppose le contrat d’adhésion au contrat négocié ?

Le contrat d’adhésion comporte des clauses non librement discutées, contrairement au contrat négocié
Le contrat d’adhésion impose une indemnité plafonnée, contrairement au contrat négocié qui la fixe librement
Le contrat d’adhésion est conclu sans risque, contrairement au contrat négocié qui couvre un événement incertain
Le contrat d’adhésion concerne les dommages, contrairement au contrat négocié qui concerne les personnes

Le contrat d’adhésion comporte des clauses non librement discutées, contrairement au contrat négocié

Explication

Dans un contrat d’adhésion, les clauses sont établies à l’avance et ne font pas l’objet d’une discussion libre. Dans un contrat négocié ou conclu de gré à gré, les parties discutent et arrêtent librement les stipulations.

32. Que doit faire l’assuré lors de la conclusion du contrat d’assurance ?

Conserver à sa charge une part obligatoire de chaque dommage déclaré
Déclarer toute aggravation du risque dans les quinze jours suivant sa connaissance
Répondre exactement aux questions posées sur les circonstances connues utiles à l’évaluation des risques
Évaluer lui-même la valeur du dommage au jour du règlement du sinistre

Répondre exactement aux questions posées sur les circonstances connues utiles à l’évaluation des risques

Explication

Lors de la conclusion, l’assuré doit répondre exactement aux questions de l’assureur concernant les circonstances connues permettant d’apprécier les risques. La déclaration dans les quinze jours concerne une aggravation ou une création de risque découverte après la conclusion.

33. Comment est plafonnée l’indemnité en assurance de dommages ?

Elle ne peut pas dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre
Elle dépasse la valeur du bien lorsque le dommage entraîne une perte commerciale importante
Elle correspond nécessairement au montant de la prime versée depuis la conclusion du contrat
Elle est fixée selon la valeur de la chose au jour de la souscription, sans tenir compte du sinistre

Elle ne peut pas dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre

Explication

L’indemnité ne peut dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre, afin d’éviter un enrichissement de l’assuré. L’évaluation du dommage intervient au jour du règlement amiable ou judiciaire, et non selon le montant des primes.

34. Quelle différence oppose la franchise au découvert en assurance ?

La franchise impose une part constante du dommage, tandis que le découvert supprime les petits sinistres prévus au contrat
La franchise concerne la valeur du bien assuré, tandis que le découvert dépend de la durée du contrat
La franchise est fixée après le sinistre, tandis que le découvert est choisi par l’assureur lors du règlement
La franchise déduit ou exclut certains petits sinistres, tandis que le découvert laisse obligatoirement une part du dommage à l’assuré

La franchise déduit ou exclut certains petits sinistres, tandis que le découvert laisse obligatoirement une part du dommage à l’assuré

Explication

La franchise correspond à une déduction ou à une exclusion contractuelle des petits sinistres. Le découvert oblige l’assuré à conserver à sa charge une part du dommage et présente un caractère obligatoire.

35. Quel élément caractérise la définition de l’assurance-vie ?

Le versement d’une indemnité fixe indépendante de tout événement concernant l’assuré
Le versement d’une somme dépendant de la survie ou du décès de l’assuré ou d’un tiers
La livraison périodique d’un bien dépendant de la volonté du souscripteur
Le remboursement d’un prêt dépendant exclusivement de la perte d’un emploi

Le versement d’une somme dépendant de la survie ou du décès de l’assuré ou d’un tiers

Explication

L’assurance-vie prévoit le versement d’une somme en fonction d’une éventualité liée à la survie ou au décès. Une assurance limitée à un seul risque ne couvre pas cette double possibilité.

36. Dans un contrat d’assurance-vie, quel rôle revient au bénéficiaire ?

Supporter le risque lié à la personne assurée
Recevoir le bénéfice prévu par le contrat
Déterminer le montant des primes dues au contrat
Payer les cotisations exigées par l’assureur

Recevoir le bénéfice prévu par le contrat

Explication

Le bénéficiaire est la personne appelée à recevoir la prestation prévue par l’assurance-vie. Le souscripteur paie les cotisations, tandis que l’assuré est la personne sur laquelle porte le risque.

37. Quelle prestation peut être prévue par une assurance en cas de vie ?

Un capital versé à une échéance déterminée
Une indemnité versée dès la souscription du contrat
Un remboursement garanti après chaque échéance mensuelle
Une prestation due pour toute maladie de l’assuré

Un capital versé à une échéance déterminée

Explication

L’assurance en cas de vie peut prévoir le versement d’un capital à une échéance, d’une rente pendant la retraite ou le remboursement des primes aux héritiers dans certaines conditions. La prestation d’une assurance en cas de décès dépend, elle, de la survenance du décès.

38. Comment les primes d’une assurance décès garantissant un emprunt sont-elles déductibles lorsque l’assurance est imposée par le prêteur ?

Elles sont déductibles seulement après le remboursement de l’emprunt
Elles sont déductibles au fur et à mesure des échéances
Elles sont déductibles en totalité lors de la souscription
Elles sont déductibles globalement à la clôture de chaque exercice

Elles sont déductibles au fur et à mesure des échéances

Explication

Lorsque le prêteur impose l’assurance, les primes sont déductibles progressivement au rythme des échéances. La déduction globale au décès ou à l’expiration du contrat concerne l’assurance souscrite librement par l’entreprise.

39. Quelle situation constitue une vente forcée ?

Proposer un produit avec une réduction annoncée pendant une période limitée
Exiger le paiement ou le renvoi d’un bien fourni sans commande préalable
Refuser une vente à un professionnel pour un motif commercial explicite
Regrouper plusieurs produits dans une offre avec un prix global

Exiger le paiement ou le renvoi d’un bien fourni sans commande préalable

Explication

La vente forcée repose sur la fourniture d’un bien ou service sans commande préalable, suivie d’une exigence de paiement, de renvoi ou de conservation. Une offre groupée ou une réduction de prix relève d’autres pratiques commerciales.

40. Quelle obligation incombe au professionnel après une vente forcée ?

Conserver le paiement jusqu’à la décision d’un tribunal
Restituer les sommes perçues avec les intérêts
Récupérer le bien aux frais du consommateur lésé
Obtenir une confirmation écrite avant tout remboursement

Restituer les sommes perçues avec les intérêts

Explication

Le professionnel doit restituer les sommes indûment perçues, avec les intérêts. Le consommateur victime n’a pas à payer, à renvoyer le bien ni à le conserver comme s’il avait accepté la vente.

41. Dans quel cas le refus de vente à un consommateur peut-il être admis ?

Lorsqu’il repose sur un motif légitime
Lorsqu’il est décidé après le paiement du produit
Lorsqu’il concerne une commande passée en magasin
Lorsqu’il résulte d’une préférence générale du vendeur

Lorsqu’il repose sur un motif légitime

Explication

Le refus de vente à un consommateur est interdit, sauf s’il est justifié par un motif légitime. Le refus concernant un acheteur professionnel n’est pas sanctionné en lui-même selon la même règle.

42. Quelle distinction caractérise une pratique commerciale agressive par rapport à une pratique trompeuse ?

Elle crée une confusion sur l’identité ou l’origine du professionnel
Elle altère la liberté de choix ou le consentement par pression ou contrainte
Elle fournit une information fausse sur le prix ou les caractéristiques du bien
Elle omet une information substantielle nécessaire à la décision d’achat

Elle altère la liberté de choix ou le consentement par pression ou contrainte

Explication

La pratique agressive agit sur la liberté de choix ou le consentement par des sollicitations répétées ou une contrainte physique ou morale. Les informations fausses, les confusions et les omissions substantielles relèvent de la pratique trompeuse.

43. Quel effet une pratique commerciale agressive peut-elle produire sur le consommateur ?

Elle peut supprimer les obligations fiscales du professionnel
Elle peut entraver l’exercice de ses droits contractuels
Elle peut réduire automatiquement le prix du contrat conclu
Elle peut transformer une vente groupée en vente par prime

Elle peut entraver l’exercice de ses droits contractuels

Explication

Une pratique agressive peut altérer la liberté de choix ou le consentement, mais aussi entraver l’exercice des droits contractuels du consommateur. Elle ne modifie pas automatiquement le prix et ne produit pas d’effet fiscal par elle-même.

44. Quelle sanction civile peut frapper un contrat conclu à la suite d’une pratique commerciale agressive ?

La nullité du contrat, avec une possible responsabilité civile de l’auteur
La réduction judiciaire du prix sans remise en cause du contrat
La transformation du contrat en engagement commercial temporaire
La suspension du contrat jusqu’à l’accord du professionnel concurrent

La nullité du contrat, avec une possible responsabilité civile de l’auteur

Explication

Le contrat issu d’une pratique agressive est nul et de nul effet, et l’auteur peut voir sa responsabilité civile engagée. L’emprisonnement et l’amende relèvent de la sanction pénale du délit, non de la nullité civile elle-même.

45. Quelle caractéristique définit les soldes ?

Des ventes annoncées pour accélérer l’écoulement de marchandises en stock grâce à une réduction de prix
Des ventes de produits nouvellement acquis pour une opération promotionnelle durable
Des ventes sans publicité portant sur des marchandises réservées aux professionnels
Des ventes réalisées après une cessation d’activité avec déclaration préalable au maire

Des ventes annoncées pour accélérer l’écoulement de marchandises en stock grâce à une réduction de prix

Explication

Les soldes sont accompagnés ou précédés d’une publicité et visent, par une réduction de prix, l’écoulement accéléré de marchandises en stock. La cessation d’activité ou la modification des conditions d’exploitation caractérise plutôt la liquidation.

46. Quelle formalité est requise avant une vente en liquidation ?

Publier une annonce six mois avant la vente sans fournir d’inventaire
Obtenir du consommateur une autorisation individuelle pour chaque article vendu
Déposer au maire une déclaration avec un inventaire détaillé au moins deux mois avant le début
Déclarer la vente à l’assureur dans les cinq jours suivant son ouverture

Déposer au maire une déclaration avec un inventaire détaillé au moins deux mois avant le début

Explication

La liquidation nécessite une déclaration préalable au maire accompagnée d’un inventaire détaillé, normalement déposée au moins deux mois avant le début. Le délai de cinq jours concerne un fait imprévisible interrompant le fonctionnement de l’établissement.

47. Quel est l’effet principal d’une délégation de pouvoirs régulièrement établie sur la responsabilité pénale du chef d’entreprise ?

Elle impose l’inscription de la délégation au registre du commerce
Elle peut transférer la responsabilité pénale au délégataire pour la mission confiée
Elle transforme le délégataire en représentant légal de la société
Elle supprime toute responsabilité pénale liée à l’activité concernée

Elle peut transférer la responsabilité pénale au délégataire pour la mission confiée

Explication

La délégation transfère une mission précise avec l’autorité et les moyens nécessaires, ce qui peut exonérer le dirigeant au profit du délégataire. Elle ne se confond pas avec la représentation légale, qui relève de formalités de publicité au RCS.

48. Quelle condition temporelle doit respecter une délégation de pouvoirs pour pouvoir produire ses effets lors d’une infraction ?

Elle doit être signée après l’ouverture de l’enquête pénale
Elle doit être renouvelée au moment de chaque contrôle administratif
Elle doit être publiée avant toute modification de l’organisation interne
Elle doit avoir été établie avant la commission de l’infraction

Elle doit avoir été établie avant la commission de l’infraction

Explication

La délégation doit être antérieure à la commission de l’infraction et formulée sans ambiguïté. Une délégation conclue après les faits ne peut pas organiser préalablement le transfert de responsabilité attaché à la mission.

49. Dans quelle situation la délégation de pouvoirs répond-elle aux exigences concernant le délégataire ?

Le délégataire accepte la mission, possède les compétences requises et reçoit des moyens proportionnés
Le délégataire est compétent, mais peut refuser la mission après la réalisation des faits
Le délégataire accepte la mission, mais exerce sans autorité hiérarchique ni ressources propres
Le délégataire reçoit des moyens importants, même s’il ne connaît pas le domaine confié

Le délégataire accepte la mission, possède les compétences requises et reçoit des moyens proportionnés

Explication

Le délégataire doit accepter la délégation, être compétent, disposer d’une autorité suffisante et bénéficier de moyens réels et proportionnés. La compétence ou les ressources prises isolément ne suffisent pas si l’autorité ou l’acceptation font défaut.

50. À quelle personne la convention judiciaire d’intérêt public peut-elle être proposée avant la mise en mouvement de l’action publique ?

À un dirigeant individuel pour les infractions relevant de la composition pénale
À une personne physique pour toute infraction faisant l’objet d’une enquête
À toute personne mise en cause dès qu’une plainte a été déposée
À une personne morale pour certains faits limitativement énumérés

À une personne morale pour certains faits limitativement énumérés

Explication

La CJIP est une procédure alternative aux poursuites proposée par le procureur à une personne morale pour certains faits déterminés. La composition pénale, par contraste, est réservée aux personnes physiques.

51. Quel est l’objectif central des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ?

Priver les activités criminelles de leurs fonds et préserver la stabilité du système financier
Remplacer les poursuites pénales par des contrôles administratifs dans le secteur financier
Faciliter la circulation des capitaux afin de soutenir les investissements internationaux
Réserver la surveillance financière aux établissements bancaires présentant un risque élevé

Priver les activités criminelles de leurs fonds et préserver la stabilité du système financier

Explication

Les dispositifs LCB-FT cherchent à empêcher les activités criminelles d’utiliser leurs fonds et à protéger la solidité, l’intégrité et la stabilité du système économique et financier. Ils ne visent donc pas à faciliter la circulation des capitaux ni à remplacer les poursuites.

52. Quelle autorité recueille et analyse principalement les déclarations de soupçon en France ?

Tracfin
L’AMF
La DGTrésor
L’ACPR

Tracfin

Explication

Tracfin recueille et analyse les déclarations de soupçon transmises dans le cadre de la LCB-FT. L’ACPR exerce principalement son contrôle sur les secteurs bancaire et assurantiel, tandis que l’AMF et la DGTrésor ont d’autres compétences dans le dispositif.

53. Quelle distinction décrit correctement la vigilance et la déclaration de soupçon ?

La vigilance sanctionne les opérations suspectes, tandis que la déclaration mesure le risque du client
La vigilance transmet un soupçon à Tracfin, tandis que la déclaration vérifie l’identité du client
La vigilance enquête sur une infraction, tandis que la déclaration autorise l’ouverture d’un compte
La vigilance connaît et évalue le client, tandis que la déclaration transmet un soupçon persistant à Tracfin

La vigilance connaît et évalue le client, tandis que la déclaration transmet un soupçon persistant à Tracfin

Explication

L’obligation de vigilance consiste à identifier et vérifier le client ou son bénéficiaire effectif selon le risque, alors que la déclaration signale à Tracfin un soupçon qui demeure. La déclaration n’a pas pour fonction de vérifier l’identité du client.

54. Dans quel cas l’immunité liée à une déclaration de soupçon de bonne foi ne s’applique-t-elle pas ?

Lorsque la déclaration est effectuée tardivement
Lorsque les faits signalés ne donnent pas lieu à une condamnation
Lorsque l’auteur agit sans intention de nuire
Lorsque le soupçon concerne une opération inhabituelle

Lorsque la déclaration est effectuée tardivement

Explication

Une déclaration de bonne foi protège son auteur contre plusieurs types de poursuites et de sanctions, mais cette protection ne couvre pas une déclaration tardive. L’absence de condamnation ou le caractère inhabituel de l’opération ne supprime pas, en soi, cette protection.

55. Quelle différence existe-t-il entre l’identification du client et la vérification de son identité ?

L’identification détermine qui est le client, tandis que la vérification contrôle son identité ou celle du bénéficiaire effectif
L’identification contrôle les justificatifs, tandis que la vérification détermine la nature économique de l’opération
L’identification signale un soupçon à Tracfin, tandis que la vérification apprécie le risque de blanchiment
L’identification concerne le bénéficiaire effectif, tandis que la vérification porte sur les flux financiers de l’opération

L’identification détermine qui est le client, tandis que la vérification contrôle son identité ou celle du bénéficiaire effectif

Explication

Les mesures de vigilance distinguent le fait de déterminer qui est le client et celui de vérifier son identité ou celle de son bénéficiaire effectif. Identifier une personne ne signifie donc pas encore avoir vérifié les éléments permettant d’établir son identité.

56. Après un examen renforcé qui ne permet pas de lever le soupçon, quelle démarche les personnes assujetties doivent-elles accomplir ?

Elles doivent poursuivre l’opération après avoir consigné leurs vérifications internes
Elles doivent déclarer à Tracfin les sommes ou opérations concernées par le soupçon
Elles doivent clôturer le compte concerné sans transmettre d’information à une autorité
Elles doivent attendre qu’une juridiction établisse le caractère délictueux des faits

Elles doivent déclarer à Tracfin les sommes ou opérations concernées par le soupçon

Explication

Lorsque l’examen renforcé ne dissipe pas le soupçon, une déclaration doit être adressée à Tracfin pour les sommes ou opérations visées par la règle. Il n’est pas nécessaire d’attendre une condamnation, car la déclaration intervient précisément avant qu’une telle preuve judiciaire existe.

57. Pourquoi le blanchiment est-il qualifié d’infraction de conséquence ?

Parce qu’il suppose qu’un crime ou un délit ait préalablement généré les biens ou revenus concernés
Parce qu’il ne peut être constitué qu’après une condamnation définitive de l’auteur de l’infraction initiale
Parce qu’il sanctionne la négligence d’une personne ayant ignoré l’origine des fonds
Parce qu’il concerne les biens obtenus par une opération commerciale dépourvue de justification

Parce qu’il suppose qu’un crime ou un délit ait préalablement généré les biens ou revenus concernés

Explication

Le blanchiment repose sur la préexistence d’un crime ou d’un délit dont proviennent les biens ou revenus concernés. Une condamnation définitive n’est pas présentée comme une condition nécessaire, et la simple négligence ne suffit pas à caractériser l’infraction.

58. Quel comportement peut caractériser l’infraction de blanchiment ?

Faciliter la justification mensongère de l’origine de biens issus d’un crime ou d’un délit
Réaliser une opération commerciale licite dont l’origine des revenus est documentée
Déclarer de bonne foi une opération suspecte avant d’en connaître l’issue judiciaire
Omettre de vérifier un client sans intervenir dans l’utilisation de ses fonds

Faciliter la justification mensongère de l’origine de biens issus d’un crime ou d’un délit

Explication

Le blanchiment comprend notamment la facilitation d’une justification mensongère de l’origine des biens ou revenus, ainsi que le concours à leur placement, dissimulation ou conversion. Une omission de vigilance ou une déclaration de bonne foi ne constitue pas, par elle-même, l’un de ces comportements matériels.

59. Quelles sociétés sont principalement soumises aux obligations de prévention anticorruption prévues par la loi Sapin 2 ?

Les sociétés réalisant plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sans condition d’effectif
Les sociétés employant au moins 500 salariés et dépassant 100 millions d’euros de chiffre d’affaires
Les sociétés employant au moins 250 salariés et dépassant 50 millions d’euros de chiffre d’affaires
Les sociétés employant au moins 1 000 salariés sans condition liée au chiffre d’affaires

Les sociétés employant au moins 500 salariés et dépassant 100 millions d’euros de chiffre d’affaires

Explication

La loi Sapin 2 vise notamment les sociétés atteignant simultanément les seuils de 500 salariés et de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, ainsi que certains groupes et EPIC répondant à ces critères. Le dépassement d’un seul seuil ne suffit pas à caractériser le champ principal d’application.

60. Lequel des ensembles décrit correctement les huit mesures du programme de conformité anticorruption ?

Code de conduite, alerte interne, cartographie, évaluation des tiers, contrôles comptables, formation, discipline et évaluation interne
Alerte interne, cartographie, assurance, contrôle bancaire, recrutement, licenciement, audit externe et communication
Code de conduite, audit fiscal, médiation, contrôle judiciaire, formation, publicité, certification et arbitrage
Cartographie, évaluation des tiers, contrôle comptable, formation, discipline, contentieux, fusion et dissolution

Code de conduite, alerte interne, cartographie, évaluation des tiers, contrôles comptables, formation, discipline et évaluation interne

Explication

Le programme associe huit dispositifs complémentaires, dont le code de conduite, l’alerte interne, la cartographie des risques, l’évaluation des tiers et les contrôles comptables. La cartographie ne constitue donc pas un programme autonome et les autres propositions introduisent des mesures étrangères à cette liste.

61. Quelle sanction la commission des sanctions de l’AFA peut-elle prononcer à l’encontre d’une personne morale ?

Une amende pouvant atteindre 200 000 euros, avec adaptation des procédures pendant cinq ans
Une amende pouvant atteindre 1 000 000 d’euros, sans possibilité de publication de la décision
Une amende pouvant atteindre 1 000 000 d’euros, avec adaptation des procédures et publication possible
Une amende pouvant atteindre 375 000 euros, avec mise en conformité limitée à trois ans

Une amende pouvant atteindre 1 000 000 d’euros, avec adaptation des procédures et publication possible

Explication

La commission des sanctions de l’AFA peut imposer l’adaptation des procédures dans un délai maximal de trois ans, infliger jusqu’à 1 000 000 d’euros à une personne morale et ordonner la publication de sa décision. Le plafond de 200 000 euros concerne les personnes physiques.

62. Quel élément caractérise l’abus de biens sociaux ?

Une décision irrégulière prise par un dirigeant, indépendamment de tout avantage personnel
Une utilisation des ressources sociales conforme à l’intérêt de la société mais contestée par un associé
Un acte de gestion défavorable à la société, même lorsque l’intérêt social n’est pas méconnu
Un usage de biens ou pouvoirs sociaux contraire à l’intérêt social, réalisé de mauvaise foi à des fins personnelles

Un usage de biens ou pouvoirs sociaux contraire à l’intérêt social, réalisé de mauvaise foi à des fins personnelles

Explication

L’abus de biens sociaux suppose un usage contraire à l’intérêt social, accompli de mauvaise foi à des fins personnelles ou pour favoriser une entreprise liée au dirigeant. Un simple acte défavorable ne suffit pas lorsque cette contrariété à l’intérêt social n’est pas établie.

63. Quelle distinction oppose un dirigeant de fait à un dirigeant de droit ?

Le dirigeant de fait exerce concrètement la direction sans qualité officielle, tandis que le dirigeant de droit tient sa qualité de ses fonctions
Le dirigeant de fait est nommé par les statuts, tandis que le dirigeant de droit agit sous couvert d’un représentant légal
Le dirigeant de fait intervient lors des assemblées, tandis que le dirigeant de droit contrôle les comptes de la société
Le dirigeant de fait possède une délégation écrite, tandis que le dirigeant de droit exerce sans mandat reconnu

Le dirigeant de fait exerce concrètement la direction sans qualité officielle, tandis que le dirigeant de droit tient sa qualité de ses fonctions

Explication

Le dirigeant de fait exerce en pratique la direction, l’administration ou la gestion sous couvert et aux lieu et place des représentants légaux. Le dirigeant de droit, au contraire, est identifié par la fonction officielle qu’il détient.

64. Dans quelle situation un concours financier entre sociétés d’un même groupe peut-il écarter l’abus de biens sociaux ?

Lorsqu’il est autorisé par une assemblée, même s’il dépasse les capacités financières de la société prêteuse
Lorsqu’il s’inscrit dans une politique commune, sert un intérêt partagé et offre une contrepartie équilibrée compatible avec les capacités de la société
Lorsqu’il profite à une société du groupe, même sans politique commune ni intérêt économique partagé
Lorsqu’il permet de soutenir une filiale, quelle que soit la contrepartie prévue ou l’équilibre de l’opération

Lorsqu’il s’inscrit dans une politique commune, sert un intérêt partagé et offre une contrepartie équilibrée compatible avec les capacités de la société

Explication

L’appartenance au même groupe ne suffit pas : il faut une politique commune, un intérêt économique, social ou financier commun, une contrepartie équilibrée et une opération compatible avec les possibilités financières de la société support. Une autorisation interne ou le seul bénéfice d’une filiale ne remplace pas ces conditions.

65. Quelles conditions caractérisent la distribution de dividendes fictifs ?

Des dividendes régulièrement distribuables sont versés aux associés après approbation des comptes annuels
Une distribution est décidée par le dirigeant sans assemblée, même si les dividendes reposent sur un inventaire sincère
Une perte est constatée dans les comptes, puis une réserve légale est affectée au paiement des associés
Des dividendes non distribuables sont mis à la disposition des associés, sans inventaire ou sur la base d’un inventaire frauduleux

Des dividendes non distribuables sont mis à la disposition des associés, sans inventaire ou sur la base d’un inventaire frauduleux

Explication

La distribution de dividendes fictifs repose sur des dividendes non distribuables, leur mise à disposition des associés et l’absence d’inventaire ou un inventaire frauduleux. Une distribution fondée sur des comptes sincères et des dividendes distribuables ne remplit pas cette définition.

66. Quelles qualités doivent présenter les comptes annuels d’une société ?

Ils doivent être vérifiés, publiés et approuvés par un commissaire aux comptes dans chaque société
Ils doivent être équilibrés, rentables et présenter une progression régulière du résultat annuel
Ils doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
Ils doivent être prudents, confidentiels et refléter principalement les intérêts des associés majoritaires

Ils doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat

Explication

Les comptes annuels doivent respecter la régularité et la sincérité tout en donnant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat. La rentabilité ou la progression du résultat ne constitue pas une exigence générale de présentation fidèle.

67. Quelle différence existe-t-il entre une SARL et une société par actions concernant les comptes annuels infidèles ?

Dans une SARL, la publication est sanctionnée comme délit autonome, tandis que les sociétés par actions ne sont concernées que par la présentation
Dans une SARL, la présentation et la publication forment une infraction unique, tandis que les sociétés par actions relèvent d’une simple irrégularité
Dans une SARL, la présentation aux associés est sanctionnée, tandis que la présentation et la publication sont deux infractions dans les sociétés par actions
Dans une SARL, ni la présentation ni la publication ne sont sanctionnées, tandis que les sociétés par actions relèvent d’une seule infraction

Dans une SARL, la présentation aux associés est sanctionnée, tandis que la présentation et la publication sont deux infractions dans les sociétés par actions

Explication

Dans une SARL, la présentation de comptes infidèles aux associés est sanctionnée, mais la publication ne constitue pas un délit autonome. Dans les sociétés par actions et les SCPI, la présentation et la publication constituent deux infractions indépendantes.

68. Quelle intention doit être établie pour caractériser le délit de présentation ou de publication de comptes annuels infidèles ?

La volonté de favoriser un associé, même si les comptes présentent correctement le patrimoine de la société
La volonté de dissimuler la véritable situation de la société, au-delà de la seule constatation d’une inexactitude
La connaissance d’une erreur matérielle, sans qu’il soit nécessaire d’établir un objectif de dissimulation
La volonté de retarder l’approbation des comptes, même lorsque leur contenu reste fidèle à la situation sociale

La volonté de dissimuler la véritable situation de la société, au-delà de la seule constatation d’une inexactitude

Explication

Ce délit est intentionnel et requiert un dol spécial : l’auteur doit vouloir dissimuler la véritable situation de la société. La simple connaissance d’une erreur ou l’existence d’un avantage recherché ne suffit pas sans cette intention particulière.

69. Quelle peine est prévue pour le délit de présentation ou de publication de comptes annuels infidèles ?

Cinq ans d’emprisonnement et 1 000 000 d’euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 200 000 euros d’amende
Un an d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende

Cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende

Explication

Le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. La tentative n’est pas punissable, mais cette règle ne modifie pas les peines encourues pour l’infraction consommée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Vente et contrat d’entreprise.

Que traite l’UE de Gestion juridique, fiscale et sociale ?

Les événements juridiques, fiscaux et sociaux auxquels une entreprise est confrontée.

Quels domaines couvre l’UE de Gestion juridique, fiscale et sociale ?

Le droit des contrats, le droit pénal et le droit de la concurrence.

Comment se compose la note finale de chaque semestre ?

70 % note d’examen sur table et 30 % moyenne du contrôle continu.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Vente et contrat d’entreprise.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM