QCM : CEJM Thème 1 BTS MCO — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mieux la finalité d’une entreprise par rapport à un objectif opérationnel ?

La finalité dépend des concurrents, tandis que l’objectif opérationnel dépend des parties prenantes
La finalité concerne les résultats financiers, tandis que l’objectif opérationnel concerne les salariés
La finalité exprime une raison d’être durable, tandis que l’objectif opérationnel peut être révisé
La finalité fixe une action ponctuelle, tandis que l’objectif opérationnel définit une orientation durable

La finalité exprime une raison d’être durable, tandis que l’objectif opérationnel peut être révisé

Explication

La finalité correspond à la raison d’être fondamentale et permanente de l’entreprise, alors qu’un objectif opérationnel peut évoluer à court ou moyen terme. Confondre la finalité avec une action ponctuelle inverse donc leurs caractéristiques respectives.

2. Une entreprise qui cherche à créer de la valeur, à améliorer le bien-être de ses salariés et à contribuer à son territoire mobilise quelles finalités ?

Les finalités salariale, réglementaire et patrimoniale
Les finalités commerciale, productive et managériale
Les finalités financière, juridique et concurrentielle
Les finalités économique, sociale et sociétale

Les finalités économique, sociale et sociétale

Explication

La création de valeur relève de la finalité économique, le bien-être des salariés de la finalité sociale et l’intégration dans le territoire de la finalité sociétale. Réduire ces dimensions à la seule recherche du profit ne rend pas compte des trois finalités de l’entreprise.

3. Selon Peter Drucker, comment l’entreprise réalise-t-elle sa finalité économique ?

En développant sa production avant de prendre en compte les attentes des salariés et des clients
En privilégiant la rentabilité financière tout en limitant les engagements envers son environnement
En combinant les finalités sociale, sociétale et environnementale avec la satisfaction des clients
En séparant les résultats économiques des responsabilités sociales et environnementales

En combinant les finalités sociale, sociétale et environnementale avec la satisfaction des clients

Explication

Pour Peter Drucker, la finalité économique est poursuivie conjointement avec les finalités sociale, sociétale et environnementale, tout en satisfaisant les clients. Une stratégie centrée sur la seule rentabilité ne correspond donc pas à cette conception.

4. Quelle définition correspond à la notion de partie prenante selon Edward Freeman ?

Un investisseur détenant une part du capital et participant aux décisions financières
Un concurrent proposant une offre comparable sur le même marché
Un salarié chargé de représenter les intérêts internes auprès de la direction
Un individu ou un groupe pouvant affecter l’organisation ou être affecté par ses objectifs

Un individu ou un groupe pouvant affecter l’organisation ou être affecté par ses objectifs

Explication

Edward Freeman définit une partie prenante comme tout individu ou groupe capable d’affecter l’organisation ou d’être affecté par la réalisation de ses objectifs. La détention de capital ou le statut de salarié ne sont donc pas des conditions nécessaires.

5. Quelle caractéristique distingue les parties prenantes primaires des parties prenantes secondaires ?

Les parties prenantes primaires appartiennent à l’environnement social, tandis que les secondaires travaillent dans l’organisation
Les parties prenantes primaires observent l’activité de l’entreprise, tandis que les secondaires participent à sa gouvernance
Les parties prenantes primaires influencent l’entreprise sans relation directe, tandis que les secondaires détiennent ses contrats
Les parties prenantes primaires ont un lien contractuel direct avec l’entreprise et leur satisfaction est vitale

Les parties prenantes primaires ont un lien contractuel direct avec l’entreprise et leur satisfaction est vitale

Explication

Les parties prenantes primaires sont directement liées à l’entreprise par un contrat et leur satisfaction est essentielle à son fonctionnement. Les parties prenantes secondaires peuvent influencer l’organisation ou subir ses effets sans disposer en principe d’un lien contractuel direct.

6. Qu’est-ce qui caractérise la performance globale et durable d’une organisation ?

L’atteinte des objectifs en intégrant les dimensions économique, commerciale, sociale et environnementale
L’amélioration du résultat financier en réduisant les dépenses sociales et environnementales
La progression des ventes grâce à une politique commerciale adaptée aux concurrents
La réalisation des objectifs de production sans considérer les conséquences pour les parties prenantes

L’atteinte des objectifs en intégrant les dimensions économique, commerciale, sociale et environnementale

Explication

La performance globale et durable combine l’atteinte des objectifs avec l’intégration simultanée de plusieurs dimensions, notamment économique, commerciale, sociale et environnementale. La limiter au résultat financier revient à confondre performance globale et performance financière.

7. Une entreprise atteint sa cible avec une faible consommation de ressources : quelles notions décrit-elle principalement ?

La pertinence pour l’atteinte de la cible et l’efficacité pour le rapport entre ressources et résultats
L’efficience pour l’atteinte de la cible et la pertinence pour le rapport entre ressources et résultats
L’efficacité pour l’atteinte de la cible et l’efficience pour le rapport entre ressources et résultats
La pertinence pour l’atteinte de la cible et l’efficience pour la conformité aux objectifs

L’efficacité pour l’atteinte de la cible et l’efficience pour le rapport entre ressources et résultats

Explication

L’efficacité mesure l’atteinte des objectifs, tandis que l’efficience évalue le rapport entre les ressources consommées et les résultats obtenus. La pertinence concerne plutôt l’adéquation entre les moyens mobilisés et les objectifs poursuivis.

8. Quelle situation illustre le mieux la logique entrepreneuriale ?

Lancer une activité innovante en acceptant le risque lié à une demande incertaine
Optimiser l’utilisation des équipements déjà disponibles dans l’entreprise
Contrôler les résultats mensuels pour réduire les écarts par rapport aux objectifs
Réorganiser les horaires afin d’améliorer la coordination quotidienne des équipes

Lancer une activité innovante en acceptant le risque lié à une demande incertaine

Explication

La logique entrepreneuriale consiste à transformer une idée innovante en activité créatrice de valeur tout en assumant le risque et l’incertitude. La réorganisation des horaires relève plutôt de la logique managériale, centrée sur la coordination du travail.

9. Quelle mission correspond principalement à la logique managériale ?

Accepter un risque élevé pour transformer une idée en nouvelle activité
Rompre avec les routines établies en inventant un procédé original
Introduire un produit inédit sur un marché encore incertain
Organiser le travail, allouer les ressources et contrôler les résultats obtenus

Organiser le travail, allouer les ressources et contrôler les résultats obtenus

Explication

La logique managériale vise l’organisation, la coordination, l’allocation des ressources et le contrôle des résultats à court ou moyen terme. L’introduction d’un produit inédit et la rupture avec les routines caractérisent davantage l’action entrepreneuriale.

10. Quelle conception de l’entrepreneur J.A. Schumpeter met-elle en avant ?

Un coordinateur chargé de contrôler les résultats et les ressources existantes
Un gestionnaire qui maintient les routines afin de stabiliser l’organisation
Un innovateur qui introduit de nouveaux produits, procédés ou marchés
Un financeur qui fournit des capitaux aux entreprises en phase de lancement

Un innovateur qui introduit de nouveaux produits, procédés ou marchés

Explication

Pour J.A. Schumpeter, l’entrepreneur est un innovateur qui introduit de nouvelles combinaisons économiques et rompt avec les routines établies. Le contrôle des ressources et la stabilité des routines relèvent plutôt d’une fonction managériale.

11. Dans quel ordre général les principales étapes de création d’une entreprise se succèdent-elles ?

Opportunité, business plan, faisabilité, statut juridique, financements, démarches légales
Faisabilité, opportunité, statut juridique, business plan, démarches légales, financements
Opportunité, faisabilité, business plan, financements, statut juridique, démarches légales
Business plan, financements, opportunité, faisabilité, démarches légales, statut juridique

Opportunité, faisabilité, business plan, financements, statut juridique, démarches légales

Explication

La démarche commence par la recherche d’une opportunité, puis l’étude de faisabilité et la rédaction du business plan, avant la recherche de financements et le choix du statut juridique. Les démarches administratives et légales interviennent à la fin de cette succession.

12. Quel exemple associe correctement un financement privé et un financement public ?

Une aide régionale est privée et un apport en fonds propres est public
Une garantie de BPIFrance est privée et un crédit bancaire est public
Une subvention est privée et le crowdfunding est public
Le crowdfunding est privé et une subvention est publique

Le crowdfunding est privé et une subvention est publique

Explication

Le crowdfunding appartient aux financements privés, tandis que les subventions font partie des financements publics. Les aides régionales et les garanties de BPIFrance sont également publiques, alors que les apports en fonds propres et les crédits bancaires sont privés.

13. Quelle caractéristique permet de définir un agent économique ?

Il participe à une activité collective sans disposer d’une fonction autonome
Il exerce une activité économique sans effectuer d’opérations mesurables
Il réalise des opérations économiques avec une autonomie de décision
Il regroupe des personnes qui suivent nécessairement les décisions d’une autre entité

Il réalise des opérations économiques avec une autonomie de décision

Explication

Un agent économique est une personne ou un regroupement qui réalise des opérations économiques et dispose d’une autonomie de décision. Un regroupement dépourvu de fonction économique autonome ne constitue donc pas, à lui seul, un agent économique.

14. Lequel de ces ensembles correspond aux six secteurs institutionnels ?

Ménages, entreprises publiques, syndicats, banques centrales, associations sportives et reste du monde
Sociétés non financières, ménages, collectivités locales, salariés, investisseurs et administrations publiques
Institutions financières, administrations publiques, consommateurs, producteurs, exportateurs et importateurs
Ménages, sociétés non financières, institutions financières, administrations publiques, ISBLM et reste du monde

Ménages, sociétés non financières, institutions financières, administrations publiques, ISBLM et reste du monde

Explication

Les six secteurs institutionnels sont les ménages, les sociétés non financières, les institutions financières, les administrations publiques, les ISBLM et le reste du monde. Les autres ensembles mélangent des catégories d’agents, des fonctions économiques ou des sous-ensembles qui ne correspondent pas à cette classification.

15. Lequel de ces exemples décrit un flux réel plutôt qu’un flux monétaire ?

Le paiement d’une facture par une entreprise
La livraison d’un ordinateur à un client
Le versement du salaire sur un compte bancaire
Le transfert de capitaux vers une banque

La livraison d’un ordinateur à un client

Explication

La livraison d’un ordinateur constitue un échange de bien, donc un flux réel. Les autres propositions décrivent des mouvements d’argent ou de capitaux, qui sont des flux monétaires.

16. Lorsqu’un ménage fournit une heure de travail à une entreprise contre un salaire, quelle relation entre les flux est correcte ?

L’heure travaillée constitue directement un flux monétaire
Les deux flux circulent dans la même direction entre les agents
L’heure travaillée entraîne un flux monétaire équivalent
Le salaire remplace le flux réel sans lui être associé

L’heure travaillée entraîne un flux monétaire équivalent

Explication

L’heure de travail est un flux réel et le salaire constitue sa contrepartie financière équivalente. Confondre l’heure travaillée avec le salaire revient à assimiler un flux réel à un flux monétaire.

17. Quel rôle l’entreprise joue-t-elle sur le marché du travail ?

Elle échange des biens contre des capitaux
Elle offre de la main-d’œuvre aux ménages
Elle propose des services financiers aux salariés
Elle demande de la main-d’œuvre aux ménages

Elle demande de la main-d’œuvre aux ménages

Explication

L’entreprise demande du travail afin de produire des biens ou des services, tandis que les ménages offrent leur force de travail. L’offre de main-d’œuvre ne correspond donc pas au rôle habituel de l’entreprise sur ce marché.

18. Sur un marché concurrentiel, quelle évolution résulte généralement d’une hausse du prix ?

La demande diminue et l’offre augmente
La demande et l’offre augmentent ensemble
La demande et l’offre diminuent ensemble
La demande augmente et l’offre diminue

La demande diminue et l’offre augmente

Explication

Un prix plus élevé réduit la quantité demandée et rend l’offre plus attractive, ce qui augmente la quantité offerte. La relation inverse entre prix et demande ne signifie donc pas que l’offre diminue aussi.

19. À quelle condition un prix est-il considéré comme un prix d’équilibre ?

Lorsque les acheteurs refusent toute variation du prix
Lorsque le prix est supérieur à la quantité demandée
Lorsque la quantité offerte égale la quantité demandée
Lorsque les vendeurs proposent davantage que les acheteurs

Lorsque la quantité offerte égale la quantité demandée

Explication

Le prix d’équilibre est le prix théorique qui égalise la quantité offerte et la quantité demandée. Un prix supérieur à ce niveau crée plutôt un excédent d’offre, appelé surplus.

20. Laquelle de ces configurations respecte les conditions de la concurrence pure et parfaite ?

Un producteur dominant, des prix administrés et une information incomplète
Quelques producteurs, des produits différenciés et une entrée réglementée
Des facteurs immobiles, des produits distincts et une sortie coûteuse
De nombreux agents, un produit homogène et une information transparente

De nombreux agents, un produit homogène et une information transparente

Explication

La concurrence pure et parfaite suppose notamment l’atomicité, l’homogénéité du produit et la transparence parfaite de l’information, ainsi que la libre circulation des facteurs et l’entrée et la sortie libres. Les autres configurations introduisent des obstacles ou des caractéristiques incompatibles avec ces conditions.

21. Comment se comportent les entreprises en concurrence pure et parfaite par rapport au prix du marché ?

Elles fixent le prix grâce à une différenciation de leur produit
Elles imposent le prix en limitant l’accès des concurrents
Elles négocient le prix selon leur position dominante
Elles acceptent le prix et ne disposent pas d’un pouvoir de marché

Elles acceptent le prix et ne disposent pas d’un pouvoir de marché

Explication

En concurrence pure et parfaite, chaque entreprise est preneuse de prix et s’aligne sur le prix déterminé par le marché. La capacité à fixer ou imposer le prix caractérise plutôt une situation de concurrence imparfaite.

22. Quelle situation illustre une asymétrie d’information ?

Le vendeur et l’acheteur disposent des mêmes renseignements
Le vendeur connaît un défaut important que l’acheteur ignore
Le paiement intervient après une livraison conforme
Le prix résulte d’une rencontre entre l’offre et la demande

Le vendeur connaît un défaut important que l’acheteur ignore

Explication

Il y a asymétrie d’information lorsqu’un cocontractant possède des informations cruciales que l’autre ne détient pas, comme un défaut caché. La possession des mêmes renseignements correspond au contraire à une situation de transparence.

23. Quel mécanisme George Akerlof met-il en évidence en 1970 sur le marché des véhicules d’occasion ?

Une information parfaite peut éliminer les échanges de véhicules d’occasion
Un prix moyen peut faire partir les vendeurs de véhicules de bonne qualité
Une subvention publique peut sélectionner les véhicules les mieux entretenus
Un prix élevé peut attirer les vendeurs de véhicules les plus défectueux

Un prix moyen peut faire partir les vendeurs de véhicules de bonne qualité

Explication

Akerlof montre que l’information imparfaite peut conduire les acheteurs à offrir un prix moyen, ce qui pousse les vendeurs de bons véhicules à quitter le marché et favorise la sélection adverse. Le mécanisme ne repose donc pas sur une information parfaite ni sur une intervention publique.

24. Laquelle de ces situations constitue une externalité négative ?

Un client paie un service fourni par une entreprise
Une usine pollue l’air d’un quartier sans indemniser ses habitants
Un salarié reçoit un salaire en échange de son travail
Un acheteur règle le prix d’un bien livré par un vendeur

Une usine pollue l’air d’un quartier sans indemniser ses habitants

Explication

La pollution impose un coût à des tiers sans compensation monétaire par le marché, ce qui constitue une externalité négative. Les autres situations décrivent des échanges marchands dans lesquels une transaction financière compense directement la prestation reçue.

25. Que désigne l’expression « pourparlers » en droit des contrats ?

La décision unilatérale par laquelle une personne promet de conclure un contrat déterminé
L’exécution successive des obligations nées d’un contrat valablement formé
L’ensemble des négociations précontractuelles portant sur la faisabilité, les conditions juridiques et l’intérêt économique du contrat
La rencontre d’une offre et d’une acceptation qui rend le contrat juridiquement obligatoire

L’ensemble des négociations précontractuelles portant sur la faisabilité, les conditions juridiques et l’intérêt économique du contrat

Explication

Les pourparlers correspondent aux négociations menées avant la conclusion du contrat afin d’en examiner les différents aspects. Ils se distinguent de l’offre et de l’acceptation, qui participent à la formation du contrat.

26. Dans quelles conditions une partie peut-elle mettre fin à des pourparlers ?

Elle peut les rompre librement, sous réserve de respecter l’exigence de bonne foi
Elle doit obtenir l’accord préalable de l’autre partie avant toute interruption
Elle doit poursuivre les discussions jusqu’à la signature d’un engagement définitif
Elle peut les interrompre après avoir accepté les obligations essentielles du contrat

Elle peut les rompre librement, sous réserve de respecter l’exigence de bonne foi

Explication

L’initiative, le déroulement et la rupture des pourparlers sont libres, mais leur conduite doit rester conforme à la bonne foi. Une rupture peut donc devenir fautive lorsqu’elle intervient dans des conditions déloyales.

27. Lorsqu’une partie connaît une information déterminante pour le consentement de l’autre, dans quel cas doit-elle la communiquer ?

Lorsque les parties ont déjà exécuté la totalité de leurs obligations contractuelles
Lorsque l’autre l’ignore légitimement ou fait confiance à son cocontractant
Lorsque l’autre partie demande une réduction du prix avant toute négociation
Lorsque l’information concerne un élément secondaire sans incidence sur le consentement

Lorsque l’autre l’ignore légitimement ou fait confiance à son cocontractant

Explication

L’article 1112-1 impose la communication d’une information déterminante lorsque l’autre partie l’ignore légitimement ou se fie à son cocontractant. Une information sans influence sur le consentement ne relève pas de cette obligation.

28. Quelle indemnisation peut être accordée en cas de faute commise pendant les négociations ?

La restitution des prestations contractuelles déjà exécutées par chaque négociateur
La réparation intégrale de la perte de chance d’obtenir les avantages du contrat envisagé
Le remboursement des frais engagés, sans indemnisation des profits attendus du contrat non conclu
Le paiement des profits que le contrat aurait probablement procurés à la partie lésée

Le remboursement des frais engagés, sans indemnisation des profits attendus du contrat non conclu

Explication

La réparation couvre les frais engagés pendant les négociations fautives, mais elle n’inclut ni les avantages attendus du contrat non conclu ni la perte de chance de les obtenir. Les profits espérés ne constituent donc pas un préjudice indemnisable dans ce cadre.

29. Comment l’article 1101 du Code civil définit-il le contrat ?

Comme une décision judiciaire imposant des obligations à plusieurs personnes déterminées
Comme un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Comme une proposition ferme exprimant la volonté d’être lié en cas d’acceptation
Comme une négociation préparatoire destinée à apprécier l’intérêt économique d’une opération

Comme un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat est un accord de volontés entre au moins deux personnes qui produit des effets sur des obligations. Les pourparlers préparent éventuellement cet accord, mais ne constituent pas encore un contrat.

30. Par quel mécanisme un contrat se forme-t-il selon l’article 1113 du Code civil ?

Par la seule ouverture de négociations entre les parties
Par la remise d’un projet contractuel non accepté
Par l’exécution spontanée d’une obligation envisagée
Par la rencontre d’une offre et d’une acceptation

Par la rencontre d’une offre et d’une acceptation

Explication

La formation du contrat résulte de la rencontre entre une offre et une acceptation. L’ouverture de discussions ou la remise d’un projet ne suffit pas, en l’absence d’une volonté concordante de s’engager.

31. Quelle est la conséquence du principe posé par l’article 1103 du Code civil pour un contrat légalement formé ?

Il reste une simple proposition pouvant être écartée à tout moment
Il produit des effets juridiques seulement après une nouvelle négociation
Il tient lieu de loi aux parties qui l’ont conclu
Il concerne les discussions préparatoires avant la rencontre des volontés

Il tient lieu de loi aux parties qui l’ont conclu

Explication

Un contrat légalement formé possède une force obligatoire entre les parties, car il tient lieu de loi pour celles qui l’ont conclu. Ce principe ne s’applique pas aux négociations encore inachevées.

32. Quelles conditions cumulatives l’article 1128 du Code civil exige-t-il pour la validité d’un contrat ?

Le consentement des parties, leur capacité de contracter et un contenu licite et certain
La bonne foi des négociateurs, un écrit signé et une prestation déjà réalisée
Une offre préalable, une exécution partielle et une autorisation administrative
Un intérêt économique commun, une durée déterminée et une rémunération prévue

Le consentement des parties, leur capacité de contracter et un contenu licite et certain

Explication

La validité du contrat repose sur trois conditions cumulatives : le consentement, la capacité et un contenu licite et certain. L’absence de l’une d’elles peut entraîner la nullité du contrat.

33. Quelle distinction caractérise le dol par rapport à l’erreur parmi les vices du consentement ?

Le dol implique une tromperie intentionnelle, tandis que l’erreur est une fausse représentation
Le dol consiste en une contrainte physique, tandis que l’erreur résulte d’une menace grave
Le dol désigne une incapacité juridique, tandis que l’erreur concerne le contenu licite du contrat
Le dol correspond à une simple hésitation, tandis que l’erreur suppose une manœuvre frauduleuse

Le dol implique une tromperie intentionnelle, tandis que l’erreur est une fausse représentation

Explication

Le dol repose sur une tromperie intentionnelle destinée à influencer le consentement, alors que l’erreur est une représentation inexacte qui peut exister sans manœuvre frauduleuse. La violence constitue, quant à elle, une contrainte inspirant la crainte d’un mal considérable.

34. Quel effet produit en principe l’annulation rétroactive d’un contrat qui ne remplit pas les conditions de validité ?

Elle reporte la prise d’effet de l’accord jusqu’à une nouvelle acceptation
Elle permet à chaque partie de conserver les prestations reçues sans contrepartie
Elle entraîne la restitution des prestations déjà exécutées par les parties
Elle transforme le contrat annulé en simple négociation précontractuelle

Elle entraîne la restitution des prestations déjà exécutées par les parties

Explication

Un contrat qui ne satisfait pas les conditions de validité est nul, et l’annulation rétroactive conduit en principe à restituer les prestations exécutées. La nullité ne maintient donc pas les effets définitifs de l’accord.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur CEJM Thème 1 BTS MCO.

Qu'est-ce que la finalité d'une entreprise ?

La raison d’être fondamentale et permanente de l’entreprise.

Quelle finalité oriente les décisions à long terme de l’entreprise ?

La finalité fondamentale et permanente.

Quelles sont les trois finalités de l’entreprise ?

Économique, sociale et sociétale.

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