QCM : Microéconomie (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel problème fondamental l’économie cherche-t-elle à résoudre face aux désirs des individus et aux ressources disponibles ?

Répartir des ressources abondantes entre des désirs limités
Accroître la production sans tenir compte des choix des individus
Stabiliser les prix lorsque les préférences des individus changent
Concilier des désirs quasi illimités avec des ressources rares

Concilier des désirs quasi illimités avec des ressources rares

Explication

Le problème économique fondamental vient du décalage entre des désirs quasi illimités et des ressources rares. La stabilisation des prix peut être un objectif économique, mais elle ne définit pas ce problème fondamental.

2. Quelles sont les trois questions fondamentales auxquelles l’analyse économique cherche à répondre ?

Comment taxer, comment emprunter et comment équilibrer le budget
Combien épargner, où investir et quand consommer
Quoi produire, comment produire et pour qui produire
Qui détient les entreprises, qui fixe les prix et qui contrôle les salaires

Quoi produire, comment produire et pour qui produire

Explication

L’analyse économique s’organise autour des choix concernant les biens produits, les méthodes de production et les bénéficiaires de la production. Les questions de fiscalité et de budget public sont importantes, mais ne constituent pas ces trois questions fondamentales.

3. Une entreprise choisit de produire davantage de chaussures en renonçant à fabriquer des sacs. Que mesure le coût d’opportunité de cette décision ?

La quantité de sacs à laquelle l’entreprise renonce
Le nombre de travailleurs affectés à la fabrication des chaussures
La somme d’argent versée pour acheter des matières premières
Le chiffre d’affaires que les chaussures produiront au prix courant

La quantité de sacs à laquelle l’entreprise renonce

Explication

Le coût d’opportunité correspond à la quantité d’autres biens à laquelle il faut renoncer, ici les sacs non produits. Une dépense en argent mesure un coût monétaire, et non les biens sacrifiés.

4. Un économiste affirme que les pouvoirs publics devraient augmenter les allocations, en s’appuyant sur son jugement concernant l’équité. De quel type d’analyse s’agit-il ?

D’une analyse positive, qui décrit objectivement un mécanisme économique
D’une analyse macroéconomique, qui étudie les interactions dans l’ensemble de l’économie
D’une analyse normative, qui formule une prescription fondée sur un jugement de valeur
D’une analyse microéconomique, qui étudie les décisions d’un agent individuel

D’une analyse normative, qui formule une prescription fondée sur un jugement de valeur

Explication

Une recommandation fondée sur un jugement de valeur relève de l’économie normative. Une analyse positive décrit ou explique le fonctionnement économique sans formuler cette prescription.

5. À quoi sert un modèle économique construit à partir d’hypothèses simplificatrices ?

À remplacer les observations empiriques par des conclusions certaines
À déduire le comportement des agents et à organiser la réflexion sur un problème
À déterminer directement les politiques que les agents devraient suivre
À reproduire tous les détails de l’économie sans simplification

À déduire le comportement des agents et à organiser la réflexion sur un problème

Explication

Un modèle économique s’appuie sur des hypothèses simplificatrices afin de déduire le comportement des agents et de structurer l’analyse. Il ne reproduit pas tous les détails de l’économie et ne dicte pas à lui seul les politiques à adopter.

6. Quel rôle les données économiques jouent-elles dans l’évaluation d’une théorie ?

Elles permettent de tester les modèles et de vérifier leur accord avec des faits significatifs
Elles garantissent qu’une théorie restera valable lorsque les circonstances changeront
Elles remplacent les modèles en fournissant directement une explication complète
Elles servent à transformer une hypothèse en prescription fondée sur des valeurs

Elles permettent de tester les modèles et de vérifier leur accord avec des faits significatifs

Explication

Les données permettent de tester les modèles et de vérifier si les théories correspondent à des faits significatifs. Elles ne garantissent pas qu’une théorie restera valable dans toutes les circonstances.

7. Comment distingue-t-on une variable nominale d’une variable réelle ?

La variable nominale est exprimée en euros courants, tandis que la variable réelle est corrigée de l’évolution des prix
La variable nominale concerne les ménages, tandis que la variable réelle concerne les entreprises
La variable nominale mesure une quantité physique, tandis que la variable réelle mesure une dépense monétaire
La variable nominale est corrigée de l’évolution des prix, tandis que la variable réelle est exprimée en euros courants

La variable nominale est exprimée en euros courants, tandis que la variable réelle est corrigée de l’évolution des prix

Explication

Une variable nominale est exprimée en euros courants, alors qu’une variable réelle est obtenue en déflatant la variable nominale pour tenir compte de l’évolution des prix. La proposition inversant ces définitions confond les deux notions.

8. Quelle description distingue correctement la demande d’une quantité demandée ?

La demande indique les quantités souhaitées à chaque prix possible, tandis que la quantité demandée correspond à un prix donné
La demande indique les quantités vendues par les producteurs, tandis que la quantité demandée couvre les prix de production
La demande indique la quantité souhaitée à un prix donné, tandis que la quantité demandée couvre tous les prix possibles
La demande indique les achats effectivement réalisés, tandis que la quantité demandée correspond aux achats prévus par les vendeurs

La demande indique les quantités souhaitées à chaque prix possible, tandis que la quantité demandée correspond à un prix donné

Explication

La demande décrit les quantités que les acheteurs souhaitent acquérir pour l’ensemble des prix possibles, toutes choses égales par ailleurs. Une quantité demandée désigne plutôt la quantité associée à un prix précis.

9. Quelle description correspond à l’offre d’un bien ?

Les quantités effectivement vendues par les producteurs, quel que soit le prix considéré
Les quantités que les producteurs désirent vendre à chaque prix possible, toutes choses égales par ailleurs
Les quantités que les acheteurs souhaitent acquérir à chaque prix possible, toutes choses égales par ailleurs
La quantité que les producteurs désirent vendre à un prix donné, sans considérer les autres prix

Les quantités que les producteurs désirent vendre à chaque prix possible, toutes choses égales par ailleurs

Explication

L’offre décrit les quantités que les producteurs désirent vendre pour chaque prix possible, toutes choses égales par ailleurs. Une quantité offerte correspond à un prix donné, et non à l’ensemble des prix.

10. À quelle condition un marché se trouve-t-il au prix d’équilibre ?

Les producteurs vendent une quantité supérieure à celle que souhaitent acheter les consommateurs
La quantité offerte est égale à la quantité demandée
La demande augmente au même rythme que les coûts des producteurs
Le prix affiché est égal au coût de production moyen

La quantité offerte est égale à la quantité demandée

Explication

Le prix d’équilibre est celui auquel la quantité offerte égale la quantité demandée. Un prix égal au coût moyen de production ne définit pas, à lui seul, l’équilibre du marché.

11. Sur un marché, le prix du bien augmente tandis que les autres facteurs restent constants. Quel changement cela provoque-t-il sur la courbe de demande ?

Un mouvement le long de la courbe d’offre sans changement de demande
Un mouvement le long de la courbe de demande
Un déplacement de la courbe de demande vers la gauche
Un déplacement de la courbe de demande vers la droite

Un mouvement le long de la courbe de demande

Explication

Une variation du prix du bien entraîne un mouvement le long de la courbe de demande. Un déplacement de la courbe correspond à une modification d’un autre facteur tenu constant dans l’analyse.

12. Comment définit-on l’élasticité-prix de la demande ?

La variation absolue de la quantité demandée provoquée par une variation absolue du prix.
Le rapport entre la variation du prix et la variation en pourcentage du revenu du consommateur.
Le rapport entre la variation en pourcentage du prix et celle de la quantité offerte.
Le rapport entre la variation en pourcentage de la quantité demandée et la variation correspondante en pourcentage du prix.

Le rapport entre la variation en pourcentage de la quantité demandée et la variation correspondante en pourcentage du prix.

Explication

Cette élasticité rapporte la variation en pourcentage de la quantité demandée à la variation en pourcentage du prix. Le rapport entre prix et revenu concerne une autre relation que la sensibilité de la demande au prix.

13. Une demande dont l’élasticité-prix vaut −0,6-0{,}6 est-elle élastique, inélastique ou d’élasticité unitaire ?

Elle est d’élasticité unitaire, car son élasticité est inférieure à 00.
Elle est inélastique, car son élasticité se situe entre −1-1 et 00.
Elle est inélastique, car son élasticité est inférieure à −1-1.
Elle est élastique, car son élasticité est négative et proche de −1-1.

Elle est inélastique, car son élasticité se situe entre $$-1$$ et $$0$$.

Explication

Une élasticité comprise entre −1-1 et 00 caractérise une demande inélastique, comme −0,6-0{,}6. Une élasticité unitaire vaut −1-1, tandis qu’une élasticité inférieure à −1-1 caractérise une demande élastique.

14. À quel niveau d’élasticité-prix la recette atteint-elle son maximum ?

Lorsque la demande est élastique et inférieure à −1-1.
Lorsque l’élasticité-prix de la demande est unitaire.
Lorsque la demande est inélastique et comprise entre −1-1 et 00.
Lorsque la demande est parfaitement inélastique au prix.

Lorsque l’élasticité-prix de la demande est unitaire.

Explication

La recette est maximale au point où l’élasticité-prix de la demande est unitaire. Une demande simplement inélastique ou élastique ne correspond pas, à elle seule, à cette condition.

15. Si le prix d’un bien lié augmente et que la demande d’un autre bien augmente aussi, que suggère l’élasticité croisée ?

Elle est positive, ce qui indique que les deux biens sont complémentaires.
Elle est positive, ce qui indique que les deux biens sont substituables.
Elle est négative, ce qui indique que les deux biens sont substituables.
Elle est négative, ce qui indique que les deux biens sont complémentaires.

Elle est positive, ce qui indique que les deux biens sont substituables.

Explication

Une élasticité croisée positive indique que les biens sont substituables : la hausse du prix de l’un favorise la demande de l’autre. Une élasticité négative caractériserait plutôt des biens complémentaires.

16. Quels éléments composent le modèle du consommateur et son principe de choix ?

Le revenu disponible, les prix, les préférences et le choix du panier comportant le plus de biens.
Les prix, les préférences, les coûts de production et le choix du panier procurant la satisfaction moyenne.
Le revenu disponible, les prix, les préférences et le choix du panier procurant la satisfaction la plus élevée.
Le revenu disponible, les quantités produites, les coûts des entreprises et le choix du panier le moins cher.

Le revenu disponible, les prix, les préférences et le choix du panier procurant la satisfaction la plus élevée.

Explication

Le modèle prend en compte le revenu disponible, les prix et les préférences, puis suppose que le consommateur choisit le panier qui maximise sa satisfaction. Choisir le panier comportant le plus de biens ne tient pas nécessairement compte de leur utilité ni des ressources disponibles.

17. Un consommateur compare les paniers qu’il peut se permettre à ceux qui lui procureraient davantage de satisfaction : quelle notion décrit les paniers accessibles ?

La contrainte budgétaire, qui délimite les paniers achetables compte tenu du revenu et des prix.
La contrainte budgétaire, qui classe les paniers selon la satisfaction qu’ils procurent.
Les préférences, qui déterminent directement le revenu et les prix des biens.
Les préférences, qui délimitent les paniers achetables compte tenu du revenu et des prix.

La contrainte budgétaire, qui délimite les paniers achetables compte tenu du revenu et des prix.

Explication

La contrainte budgétaire décrit les paniers que le consommateur peut acheter selon son revenu et les prix. Les préférences classent les paniers selon la satisfaction qu’ils procurent, sans déterminer leur accessibilité financière.

18. Pour deux biens, quel est le rapport de la pente de la droite de budget au prix du premier bien et au prix du second ?

La pente est −p2p1-\frac{p_2}{p_1}, comme dans R=p1x1+p2x2R=p_1x_1+p_2x_2.
La pente est −Rp2-\frac{R}{p_2}, comme dans R=p1x1+p2x2R=p_1x_1+p_2x_2.
La pente est p1p2\frac{p_1}{p_2}, comme dans R=p1x1+p2x2R=p_1x_1+p_2x_2.
La pente est −p1p2-\frac{p_1}{p_2}, comme dans R=p1x1+p2x2R=p_1x_1+p_2x_2.

La pente est $$-\frac{p_1}{p_2}$$, comme dans $$R=p_1x_1+p_2x_2$$.

Explication

La droite de budget s’écrit R=p1x1+p2x2R=p_1x_1+p_2x_2 et sa pente, lorsque x2x_2 est représenté en fonction de x1x_1, est −p1p2-\frac{p_1}{p_2}. L’inverse des prix échange le rôle des biens et ne donne pas la pente indiquée.

19. Si un consommateur préfère le panier X1X_1 à X2X_2 et X2X_2 à X3X_3, que permet de conclure la transitivité ?

Il juge X1X_1 et X3X_3 équivalents.
Il préfère X3X_3 à X1X_1.
Il préfère X2X_2 à X1X_1.
Il préfère X1X_1 à X3X_3.

Il préfère $$X_1$$ à $$X_3$$.

Explication

La transitivité transmet la préférence le long de la relation : préférer X1X_1 à X2X_2 et X2X_2 à X3X_3 implique préférer X1X_1 à X3X_3. Elle ne permet pas de conclure que les deux paniers extrêmes procurent la même satisfaction.

20. Que représente la droite de budget pour un consommateur qui choisit entre deux biens ?

Les combinaisons préférées des deux biens, quel que soit le budget disponible.
Les combinaisons maximales des deux biens qu’il peut acheter avec son budget.
Les combinaisons minimales des deux biens nécessaires pour atteindre une utilité donnée.
Les combinaisons des deux biens dont les prix restent inchangés lorsque le revenu varie.

Les combinaisons maximales des deux biens qu’il peut acheter avec son budget.

Explication

La droite de budget décrit les combinaisons maximales de deux biens accessibles avec le budget du consommateur. Les combinaisons préférées relèvent des préférences, et non de la seule contrainte budgétaire.

21. Avec deux biens, quel terme de l’équation de la droite de budget détermine son ordonnée à l’origine ?

Le rapport Rp1\frac{R}{p_1}, dans x2=−p1p2x1+Rp2x_2=-\frac{p_1}{p_2}x_1+\frac{R}{p_2}.
Le rapport p2R\frac{p_2}{R}, dans x2=−p1p2x1+Rp2x_2=-\frac{p_1}{p_2}x_1+\frac{R}{p_2}.
Le rapport Rp2\frac{R}{p_2}, dans x2=−p1p2x1+Rp2x_2=-\frac{p_1}{p_2}x_1+\frac{R}{p_2}.
Le rapport p1p2\frac{p_1}{p_2}, dans x2=−p1p2x1+Rp2x_2=-\frac{p_1}{p_2}x_1+\frac{R}{p_2}.

Le rapport $$\frac{R}{p_2}$$, dans $$x_2=-\frac{p_1}{p_2}x_1+\frac{R}{p_2}$$.

Explication

Dans l’équation de la droite de budget, l’ordonnée à l’origine est Rp2\frac{R}{p_2}, soit la quantité maximale du bien 2 achetable si tout le budget lui est consacré. Le rapport Rp1\frac{R}{p_1} correspond plutôt à l’interception sur l’axe du bien 1.

22. Quel comportement l’axiome de non-saturation suppose-t-il lorsqu’un consommateur compare deux paniers qui ne diffèrent que par une quantité plus élevée d’un bien ?

Il choisit le panier dont le prix unitaire est le plus faible.
Il préfère le panier qui contient davantage de ce bien.
Il considère les deux paniers comme équivalents en utilité.
Il préfère le panier qui contient moins de ce bien.

Il préfère le panier qui contient davantage de ce bien.

Explication

La non-saturation suppose que le consommateur préfère davantage à moins. La comparaison porte ici sur la quantité de biens, tandis que le prix unitaire ne définit pas cet axiome.

23. Que signifie la notation X1∼X2X_1\sim X_2 dans une comparaison de paniers ?

Le panier X1X_1 est accessible et le panier X2X_2 dépasse son budget.
Le consommateur préfère strictement le panier X1X_1 au panier X2X_2.
Les deux paniers procurent la même satisfaction au consommateur.
Le consommateur préfère strictement le panier X2X_2 au panier X1X_1.

Les deux paniers procurent la même satisfaction au consommateur.

Explication

La notation X1∼X2X_1\sim X_2 exprime une utilité identique, donc une satisfaction égale pour les deux paniers. À l’inverse, X1>X2X_1>X_2 indique que le panier X1X_1 est strictement préféré à X2X_2.

24. Un consommateur augmente la quantité du bien X tout en gardant la même utilité. Que mesure le taux marginal de substitution de Y par rapport à X ?

La quantité de Y à laquelle il renonce pour obtenir une unité supplémentaire de X
La variation de son utilité après l’achat d’une unité supplémentaire de Y
La quantité de X à laquelle il renonce pour obtenir une unité supplémentaire de Y
La variation de son revenu nécessaire pour acheter une unité supplémentaire de X

La quantité de Y à laquelle il renonce pour obtenir une unité supplémentaire de X

Explication

Le TMS indique la quantité d’un bien à laquelle le consommateur est prêt à renoncer pour augmenter d’une unité l’autre bien sans changer son utilité. La variation du revenu concerne la contrainte budgétaire et ne définit pas ce taux.

25. Pourquoi deux courbes d’indifférence ne peuvent-elles pas se croiser dans le cadre de préférences non saturées ?

Les courbes d’indifférence deviendraient des droites de budget
Un même panier ne pourrait alors correspondre à deux niveaux d’utilité différents
Le croisement rendrait les deux biens complémentaires
Un panier situé sur leur croisement coûterait nécessairement plus cher

Un même panier ne pourrait alors correspondre à deux niveaux d’utilité différents

Explication

Un point d’intersection signifierait qu’un même panier appartient à deux courbes associées à des niveaux d’utilité distincts, ce qui contredit la cohérence des préférences non saturées. Le prix des biens ne détermine pas si des courbes d’indifférence se croisent.

26. Lorsqu’un consommateur préfère des paniers plus diversifiés, quelle forme et quelle évolution du TMS sont cohérentes avec cette préférence ?

Des courbes d’indifférence concaves et un TMS croissant
Des courbes d’indifférence linéaires et un TMS constant
Des courbes d’indifférence convexes et un TMS décroissant
Des courbes d’indifférence croissantes et un TMS nul

Des courbes d’indifférence convexes et un TMS décroissant

Explication

La convexité des préférences traduit l’attrait pour les paniers diversifiés et implique un TMS décroissant. Un TMS constant correspond plutôt à des courbes linéaires, qui ne représentent pas cette préférence pour la diversité.

27. À un optimum intérieur, les prix des biens X et Y sont respectivement px=6p_x=6 et py=3p_y=3. Quel rapport entre les utilités marginales est requis ?

Um(x)Um(y)=2\frac{Um(x)}{Um(y)}=2
Um(x)Um(y)=12\frac{Um(x)}{Um(y)}=\frac{1}{2}
Um(x)Um(y)=3\frac{Um(x)}{Um(y)}=3
Um(x)Um(y)=6\frac{Um(x)}{Um(y)}=6

$$\frac{Um(x)}{Um(y)}=2$$

Explication

À l’optimum intérieur, le rapport des utilités marginales est égal au rapport des prix, soit 63=2\frac{6}{3}=2. La valeur 12\frac{1}{2} inverse le rapport des prix et ne satisfait donc pas la condition d’optimalité donnée.

28. Dans une entreprise, quels éléments sont considérés comme des facteurs de production ?

Les biens ou services vendus après leur transformation en produits
Les recettes tirées de la vente d’une quantité de produit
Les préférences des consommateurs pour une quantité de produit
Les biens ou services utilisés pour obtenir une quantité de produit

Les biens ou services utilisés pour obtenir une quantité de produit

Explication

Les facteurs de production sont les biens ou services mobilisés pour produire. Les recettes sont des résultats de la vente et non des facteurs utilisés dans le processus productif.

29. Que représente une isoquante dans l’analyse de la production ?

Les combinaisons de produits permettant d’obtenir la même recette totale
Les combinaisons de facteurs permettant de maximiser le profit total
Les combinaisons de prix permettant de maintenir le même coût total
Les combinaisons de facteurs permettant d’obtenir le même niveau de production

Les combinaisons de facteurs permettant d’obtenir le même niveau de production

Explication

Une isoquante rassemble les combinaisons de facteurs qui conduisent à un niveau de production identique. Une combinaison maximisant le profit dépend aussi des recettes et des coûts, et n’est pas la définition d’une isoquante.

30. Une entreprise ajoute une unité de travail en maintenant les autres facteurs constants. Quelle grandeur mesure le supplément de production obtenu ?

La productivité moyenne du travail
Le coût marginal du travail
La productivité marginale du travail
Le taux marginal de substitution technique

La productivité marginale du travail

Explication

La productivité marginale mesure le supplément de production induit par une unité supplémentaire d’un facteur, les autres facteurs restant constants. Le taux marginal de substitution technique décrit plutôt la substitution entre facteurs à production constante.

31. Que décrit la fonction de production d’une entreprise pour un volume donné de facteurs ?

La quantité minimale de facteurs nécessaire pour vendre le produit
Le coût total associé à chaque prix de vente
La recette maximale obtenue à partir des facteurs utilisés
La quantité maximale de produit pouvant être obtenue

La quantité maximale de produit pouvant être obtenue

Explication

La fonction de production indique la quantité maximale qui peut être obtenue à partir d’un volume donné de facteurs. Elle ne décrit pas directement les coûts ni les recettes de vente.

32. Une entreprise détermine d’abord sa combinaison de facteurs au coût minimum, puis choisit la quantité à produire. Quel est le critère de ce second choix ?

Minimiser la recette totale en choisissant le volume de production
Maintenir la production constante en choisissant le volume de facteurs
Maximiser le coût total en choisissant le volume de production
Maximiser le profit en choisissant le volume de production

Maximiser le profit en choisissant le volume de production

Explication

Après avoir choisi les facteurs et leur combinaison pour produire au coût minimum, le producteur choisit le volume qui maximise son profit. Minimiser la recette ne constitue pas l’objectif de cette décision.

33. Pour produire une quantité donnée au coût minimal, quelle situation graphique doit-on observer ?

L’intersection entre une droite d’isocoût et une courbe de recette totale
La tangence entre une courbe de demande et une droite de budget
La tangence entre l’isoquante correspondant à la production et une droite d’isocoût
L’intersection entre deux isoquantes correspondant à des productions différentes

La tangence entre l’isoquante correspondant à la production et une droite d’isocoût

Explication

La combinaison de facteurs minimisant le coût pour un niveau de production donné se trouve au point de tangence entre l’isoquante et la droite d’isocoût. Une intersection entre deux isoquantes ne décrit pas cette condition de minimisation.

34. Le coût total d’une entreprise augmente de 120 euros lorsqu’elle produit une unité supplémentaire. À quoi correspond cette augmentation ?

Au coût marginal de cette unité supplémentaire
Au coût moyen de l’ensemble de la production
Au coût fixe de l’entreprise sur la période
À la recette marginale de cette unité supplémentaire

Au coût marginal de cette unité supplémentaire

Explication

Le coût marginal est l’accroissement du coût total lorsque la production augmente d’une unité; il vaut ici 120 euros. La recette marginale mesure plutôt l’augmentation de la recette totale causée par cette unité produite.

35. Une entreprise compare la recette marginale et le coût marginal de ses unités produites. Quelle condition caractérise la quantité qui maximise son profit ?

Rm<CmRm<Cm
Rm=CmRm=Cm
Rm>CmRm>Cm
RT=CTRT=CT

$$Rm=Cm$$

Explication

La quantité qui maximise le profit vérifie l’égalité entre recette marginale et coût marginal. L’égalité entre recette totale et coût total correspond à un profit nul, et non à la condition marginale de maximisation.

36. Sur un marché donné, quelle perception des acheteurs et des vendeurs caractérise la concurrence parfaite ?

Ils pensent que seuls les vendeurs peuvent influencer le prix du marché.
Ils pensent que leurs décisions individuelles déterminent le prix du marché.
Ils pensent que leurs décisions individuelles n’influencent pas le prix du marché.
Ils pensent que le prix dépend principalement des coûts de production.

Ils pensent que leurs décisions individuelles n’influencent pas le prix du marché.

Explication

En concurrence parfaite, chaque acheteur et chaque vendeur considère que sa décision individuelle n’a pas d’effet sur le prix du marché. Croire que les décisions individuelles déterminent le prix correspond à une influence que cette caractéristique exclut.

37. Quelles sont les quatre conditions d’un marché de concurrence parfaite ?

La concentration des vendeurs, la transparence de l’information, l’homogénéité et les barrières à l’entrée.
L’atomicité, la différenciation des produits, l’information confidentielle et la libre circulation.
L’atomicité, la transparence de l’information, l’homogénéité et le contrôle des prix.
L’atomicité, la transparence de l’information, l’homogénéité et la libre circulation.

L’atomicité, la transparence de l’information, l’homogénéité et la libre circulation.

Explication

La concurrence parfaite repose sur l’atomicité, la transparence de l’information, l’homogénéité des produits et la libre circulation. La différenciation des produits, présente dans un distracteur, contredit la condition d’homogénéité.

38. Une firme en concurrence parfaite vend au prix du marché ; quelle relation caractérise alors sa demande et sa recette marginale ?

Sa demande est horizontale et sa recette marginale est supérieure au prix, soit Rm>PRm>P.
Sa demande est verticale et sa recette marginale est égale au coût marginal, soit Rm=CmRm=Cm.
Sa demande est décroissante et sa recette marginale est inférieure au prix, soit Rm<PRm<P.
Sa demande est horizontale et sa recette marginale est égale au prix, soit Rm=PRm=P.

Sa demande est horizontale et sa recette marginale est égale au prix, soit $$Rm=P$$.

Explication

La firme concurrentielle est preneuse de prix : sa demande est horizontale et chaque unité supplémentaire lui rapporte le prix, donc Rm=PRm=P. Une demande décroissante et une recette marginale inférieure au prix ne décrivent pas le comportement d’une firme preneuse de prix.

39. Un monopole choisit une quantité pour laquelle sa recette marginale égale son coût marginal ; comment détermine-t-il ensuite son prix ?

Il choisit le prix où la recette marginale égale le prix du marché.
Il impose un prix égal au coût marginal à la quantité choisie.
Il lit le prix correspondant à cette quantité sur sa courbe de demande.
Il lit le prix correspondant sur sa courbe de coût moyen.

Il lit le prix correspondant à cette quantité sur sa courbe de demande.

Explication

Après avoir choisi la quantité où la recette marginale égale le coût marginal, le monopole détermine le prix correspondant sur la courbe de demande. Fixer un prix égal au coût marginal confond son choix avec le résultat associé à la concurrence parfaite.

40. Quand une entreprise applique-t-elle une discrimination par les prix ?

Lorsqu’elle vend des produits distincts à des clients dont les courbes de demande coïncident.
Lorsqu’elle facture un prix identique à des clients dont les courbes de demande diffèrent.
Lorsqu’elle demande des prix différents à des clients spécifiques dont les courbes de demande diffèrent.
Lorsqu’elle ajuste ses prix selon les coûts de production, malgré des demandes identiques.

Lorsqu’elle demande des prix différents à des clients spécifiques dont les courbes de demande diffèrent.

Explication

La discrimination par les prix consiste à différencier les prix selon les clients lorsque leurs courbes de demande diffèrent. Une variation fondée sur les coûts de production, comme le propose un distracteur, ne correspond pas à cette définition.

41. Une compagnie aérienne distingue voyageurs d’affaires et touristes pour fixer ses tarifs ; quelle stratégie correspond aux différences d’élasticité de leur demande ?

Demander un prix bas aux voyageurs d’affaires, à la demande inélastique, et un prix élevé aux touristes, à la demande plus élastique.
Demander un prix bas aux deux groupes, car leurs demandes sont toutes deux élastiques.
Demander un prix élevé aux voyageurs d’affaires, à la demande inélastique, et un prix bas aux touristes, à la demande plus élastique.
Demander un prix élevé aux deux groupes, car leurs demandes sont toutes deux inélastiques.

Demander un prix élevé aux voyageurs d’affaires, à la demande inélastique, et un prix bas aux touristes, à la demande plus élastique.

Explication

La demande des voyageurs d’affaires est inélastique, tandis que celle des touristes est plus élastique ; la compagnie peut donc faire payer davantage les premiers et moins les seconds. Inverser ces tarifs attribue aux groupes la réponse au prix opposée à celle décrite.

42. Dans un secteur de monopole naturel, quelle organisation permet d’introduire la concurrence entre entreprises commerciales ?

Confier la commercialisation à l’entreprise de réseau et rendre l’accès gratuit aux concurrents.
Maintenir une entreprise intégrée et autoriser les concurrents à construire chacun un réseau parallèle.
Séparer les entreprises commerciales du réseau et réserver son accès à l’opérateur historique.
Séparer le réseau de la commercialisation et faire payer aux concurrents l’accès au réseau.

Séparer le réseau de la commercialisation et faire payer aux concurrents l’accès au réseau.

Explication

L’introduction de la concurrence exige de distinguer la fonction de réseau de celle de commercialisation et de faire payer aux concurrents l’accès au réseau. Réserver cet accès à l’opérateur historique empêcherait les concurrents de proposer leurs services en utilisant le réseau existant.

43. Quelle source représente environ 90 % des revenus de RFF, dont la SNCF est le principal client ?

Les subventions versées par les collectivités pour entretenir les gares.
Les ventes de billets de train réalisées par les entreprises ferroviaires.
Les loyers payés par les opérateurs pour occuper des terrains ferroviaires.
Les redevances versées par les entreprises ferroviaires pour utiliser le réseau.

Les redevances versées par les entreprises ferroviaires pour utiliser le réseau.

Explication

Environ 90 % des revenus de RFF proviennent des redevances payées par les entreprises ferroviaires pour utiliser le réseau, et la SNCF est son principal client. Les ventes de billets sont des recettes commerciales des transporteurs, pas la source de revenus indiquée pour RFF.

44. Quel rôle RTE joue-t-il dans l’organisation du réseau électrique français ?

Il garantit un accès équitable au réseau et sépare le transport de la production au sein d’EDF.
Il garantit un accès équitable aux centrales et sépare la production de la distribution au sein d’EDF.
Il organise la production d’électricité et regroupe le transport et la commercialisation au sein d’EDF.
Il fixe les tarifs des fournisseurs et sépare la commercialisation du transport au sein de RFF.

Il garantit un accès équitable au réseau et sépare le transport de la production au sein d’EDF.

Explication

RTE garantit un accès équitable au réseau électrique et sépare le transport de la production au sein d’EDF. La séparation entre production et distribution proposée par un distracteur attribue à RTE une autre fonction que celle décrite.

45. Quelle action le département américain de la Justice a-t-il engagée contre Microsoft en 1998 ?

Une procédure pour pratiques tarifaires au titre du Sherman Act de 1890
Une enquête sur la vente liée de Windows au titre du Sherman Act de 1914
Une plainte pour piratage de logiciels au titre du Clayton Act de 1914
Un procès pour monopolisation de marché au titre du Sherman Act de 1914

Un procès pour monopolisation de marché au titre du Sherman Act de 1914

Explication

En 1998, le département américain de la Justice a poursuivi Microsoft pour monopolisation de marché, pratique interdite par le Sherman Act de 1914. La vente liée d’Internet Explorer et de Windows est liée à une affaire européenne ultérieure, et non à cette action américaine.

46. Pourquoi un système d’exploitation est-il considéré comme un bien informationnel à coûts de production asymétriques ?

Sa conception est coûteuse, tandis que la fabrication d’un CD coûte presque rien
Sa conception coûte presque rien, tandis que chaque CD nécessite une fabrication coûteuse
Sa conception est coûteuse, et la fabrication de chaque CD l’est également
Sa conception et la fabrication de chaque CD entraînent des coûts comparables

Sa conception est coûteuse, tandis que la fabrication d’un CD coûte presque rien

Explication

Un système d’exploitation exige un coût élevé de conception, alors que fabriquer un CD supplémentaire coûte presque rien. L’idée selon laquelle la fabrication du CD serait coûteuse inverse précisément cette distinction.

47. Quelle sanction la Commission européenne a-t-elle imposée à Microsoft le 6 mars 2013 pour le non-respect de ses engagements relatifs à la vente liée ?

Une amende de 561 millions d’euros liée aux engagements contre la vente liée d’Internet Explorer et de Windows
Une amende de 561 millions d’euros liée aux engagements contre la vente liée de Windows et d’un navigateur concurrent
Une amende de 561 millions d’euros liée aux engagements contre la vente liée d’Internet Explorer et d’un système concurrent
Une amende de 561 millions de dollars liée aux engagements contre la vente liée d’Internet Explorer et de Windows

Une amende de 561 millions d’euros liée aux engagements contre la vente liée d’Internet Explorer et de Windows

Explication

Le 6 mars 2013, la Commission européenne a infligé une amende de 561 millions d’euros pour le non-respect des engagements pris en décembre 2009 concernant Internet Explorer et Windows. Les engagements ne concernaient pas la vente liée de Windows avec un navigateur concurrent.

48. Dans l’exercice où la demande inverse est p=50−Q2p = 50 - \frac{Q}{2} et le coût total est CT(Q)=2QCT(Q)=2Q, quelle tâche est demandée au sujet du monopoleur ?

Déterminer le coût fixe et le prix de vente
Établir la demande directe et le coût moyen
Déterminer la quantité produite et le prix de vente
Calculer l’élasticité de la demande et le coût marginal

Déterminer la quantité produite et le prix de vente

Explication

Cet exercice demande de déterminer la quantité produite et le prix de monopole à partir de la demande inverse et du coût total donnés. Il ne demande pas de calculer l’élasticité de la demande.

49. Dans un exercice donnant CT(Q)=Q3−3Q2+3Q+5CT(Q)=Q^3-3Q^2+3Q+5 et la demande inverse p=−3Q2+9p=-\frac{3Q}{2}+9, quel ensemble de résultats doit être déterminé ?

La recette marginale, la quantité produite, le prix et le profit
La recette totale, l’élasticité, le prix et le coût fixe
Le coût marginal, le coût moyen, la quantité produite et le prix
La recette marginale, la demande directe, le coût moyen et le profit

La recette marginale, la quantité produite, le prix et le profit

Explication

L’exercice demande de calculer la recette marginale, la quantité produite, le prix et le profit du monopoleur. Le coût marginal et le coût moyen peuvent être utiles dans d’autres analyses, mais ils ne constituent pas l’ensemble des résultats demandés ici.

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Quel problème fondamental la rareté économique pose-t-elle ?

Concilier les désirs quasi illimités et la rareté des ressources.

Quelles sont les trois questions fondamentales de l’analyse économique ?

Quoi produire, comment produire et pour qui produire.

Que mesure le coût d’opportunité de la production d’un bien ?

La quantité d’autres biens à laquelle il faut renoncer.

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