QCM : Comprendre les causes du chômage (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon les critères du BIT, quelle personne est considérée comme chômeuse ?

Une personne sans emploi qui souhaite travailler, mais qui n’est pas disponible dans les deux semaines.
Une personne inscrite comme demandeuse d’emploi en fin de mois, même si elle ne recherche pas activement.
Une personne sans emploi qui recherche activement un emploi et peut commencer dans les deux semaines.
Une personne travaillant à temps partiel qui recherche un emploi à temps plein.

Une personne sans emploi qui recherche activement un emploi et peut commencer dans les deux semaines.

Explication

Le BIT retient trois critères : être sans emploi pendant la semaine de référence, rechercher activement un emploi et être disponible rapidement, dans un délai de deux semaines. L’inscription en fin de mois relève du décompte de France Travail et ne suffit pas à établir le statut de chômeur au sens du BIT.

2. Que mesurent le taux de chômage et le taux d’emploi du point de vue de la production ?

Le niveau moyen des salaires versés aux actifs occupés.
La quantité de biens produite par chaque personne en emploi.
La part des ressources humaines effectivement mobilisées dans la production.
La proportion des entreprises qui recrutent au cours d’une période donnée.

La part des ressources humaines effectivement mobilisées dans la production.

Explication

Ces deux taux renseignent sur les ressources humaines effectivement mobilisées dans la production. Ils ne mesurent pas directement la productivité individuelle, qui concerne la production par personne ou par unité de travail.

3. Quelle évolution caractérise le chômage en France depuis la fin des Trente Glorieuses ?

Il a diminué de façon continue et a disparu dans la plupart des secteurs.
Il est resté limité à certaines crises brèves sans s’installer dans la durée.
Il s’est développé en France, mais n’a pas concerné les autres pays.
Il est devenu un phénomène durable et massif, également observé dans d’autres pays.

Il est devenu un phénomène durable et massif, également observé dans d’autres pays.

Explication

Depuis la fin des Trente Glorieuses, le chômage est à la fois durable et massif en France, comme dans d’autres pays. Le présenter comme une succession de crises brèves ne rend pas compte de son caractère persistant.

4. Quel constat décrit l’inégalité d’exposition au chômage selon l’âge et le niveau de diplôme ?

Les jeunes actifs et les personnes les moins diplômées sont touchés environ deux fois plus.
Les jeunes actifs sont moins touchés, tandis que les personnes les moins diplômées le sont davantage.
Les personnes les plus diplômées sont touchées environ deux fois plus que les jeunes actifs.
Les jeunes actifs et les personnes les plus diplômées sont touchés dans les mêmes proportions.

Les jeunes actifs et les personnes les moins diplômées sont touchés environ deux fois plus.

Explication

Le chômage touche deux fois plus les jeunes actifs et les personnes les moins diplômées. L’affirmation selon laquelle les personnes les plus diplômées seraient davantage touchées inverse le constat relatif au diplôme.

5. Quelle différence distingue les explications néoclassiques et keynésiennes du chômage ?

Les deux approches expliquent le chômage par une insuffisance de l’offre de travail, mais diffèrent sur les salaires.
Les néoclassiques mettent l’accent sur les dysfonctionnements du marché du travail, les keynésiens sur l’insuffisance de la demande globale.
Les deux approches expliquent le chômage par les choix individuels, mais diffèrent sur le rôle des entreprises.
Les néoclassiques mettent l’accent sur l’insuffisance de la demande globale, les keynésiens sur les dysfonctionnements du marché du travail.

Les néoclassiques mettent l’accent sur les dysfonctionnements du marché du travail, les keynésiens sur l’insuffisance de la demande globale.

Explication

L’approche néoclassique privilégie les dysfonctionnements du marché du travail, tandis que l’approche keynésienne insiste sur une demande globale insuffisante. La réponse qui attribue ces explications aux courants opposés confond leurs mécanismes centraux.

6. Dans l’approche néoclassique standard, comment évolue l’offre de travail lorsque le salaire réel augmente ?

Elle diminue, car un salaire plus élevé incite davantage à profiter du loisir plutôt qu’à travailler.
Elle diminue, car les salariés proposent moins de travail lorsque les prix des biens augmentent.
Elle augmente, car un salaire plus élevé incite davantage à travailler plutôt qu’à profiter du loisir.
Elle augmente, car les entreprises souhaitent embaucher davantage lorsque le travail coûte plus cher.

Elle augmente, car un salaire plus élevé incite davantage à travailler plutôt qu’à profiter du loisir.

Explication

Dans cette approche, l’offre de travail est croissante avec le salaire réel : une rémunération plus élevée incite à substituer du travail au loisir. L’idée d’une baisse de l’offre décrit à tort le sens de cette relation.

7. Dans l’approche néoclassique standard, que se passe-t-il avec la demande de travail des entreprises lorsque le salaire réel augmente ?

Elle reste stable, car les entreprises choisissent leur emploi indépendamment du coût du travail.
Elle diminue, car les salariés choisissent davantage de loisir lorsque leur rémunération progresse.
Elle augmente, car un salaire réel plus élevé attire davantage de salariés disponibles.
Elle diminue, car le travail devient plus coûteux pour les entreprises.

Elle diminue, car le travail devient plus coûteux pour les entreprises.

Explication

La demande de travail des entreprises est une fonction décroissante du salaire réel, puisque la hausse du coût du travail les conduit à en demander moins. L’argument portant sur le choix de loisir concerne l’offre de travail des salariés, et non la demande des entreprises.

8. Dans le modèle néoclassique, quel effet la flexibilité des salaires produit-elle sur le marché du travail ?

Elle maintient le salaire réel au-dessus de son niveau d’équilibre et crée un excès d’offre de travail.
Elle réduit la demande globale et provoque un chômage lié au ralentissement de l’activité.
Elle ramène l’offre et la demande à un équilibre stable correspondant au plein emploi.
Elle aligne les compétences des travailleurs sur les postes vacants et réduit le chômage d’inadéquation.

Elle ramène l’offre et la demande à un équilibre stable correspondant au plein emploi.

Explication

Dans le modèle néoclassique, l’ajustement des salaires équilibre l’offre et la demande de travail, ce qui correspond au plein emploi. Le maintien du salaire au-dessus de son niveau d’équilibre décrit plutôt l’effet de rigidités salariales.

9. Laquelle de ces mesures peut contribuer à rigidifier les salaires et à augmenter le coût du travail ?

Une baisse de la demande globale provoquée par un ralentissement économique.
Une information incomplète des employeurs sur les efforts des salariés.
Une législation protectrice de l’emploi mise en place par l’État.
Un décalage géographique entre les travailleurs et les emplois vacants.

Une législation protectrice de l’emploi mise en place par l’État.

Explication

L’intervention de l’État peut créer des rigidités, notamment par la législation protectrice de l’emploi ou le salaire minimum. Une baisse de la demande globale relève plutôt du chômage conjoncturel.

10. Une entreprise fait face à un salaire réel maintenu au-dessus de son niveau d’équilibre et réduit ses embauches : quel mécanisme explique alors le chômage classique ?

Les obstacles à la baisse des salaires créent une offre de travail supérieure à la demande.
Le décalage des compétences empêche les candidats de répondre aux besoins des postes.
L’insuffisance de la demande globale réduit les ventes et les besoins de production.
Le délai de recherche empêche temporairement les travailleurs de rencontrer les employeurs.

Les obstacles à la baisse des salaires créent une offre de travail supérieure à la demande.

Explication

Le chômage classique résulte d’obstacles à la baisse des salaires, qui maintiennent le salaire réel au-dessus du niveau d’équilibre et créent un excès d’offre de travail. L’insuffisance de la demande globale correspond plutôt au chômage conjoncturel.

11. Une personne qualifiée recherche activement un emploi, mais sa candidature n’a pas encore rencontré un employeur approprié : quel type de chômage illustre cette situation ?

Le chômage d’inadéquation, lié à une différence entre les compétences et celles requises.
Le chômage conjoncturel, lié à une demande globale insuffisante.
Le chômage classique, lié à un salaire réel supérieur au salaire d’équilibre.
Le chômage frictionnel, lié au délai de rencontre entre l’offre et la demande de travail.

Le chômage frictionnel, lié au délai de rencontre entre l’offre et la demande de travail.

Explication

Le chômage frictionnel provient de l’absence de rencontre immédiate entre l’offre et la demande de travail. Un décalage durable des compétences ou de la localisation caractérise plutôt le chômage d’inadéquation.

12. Des emplois sont disponibles, mais les compétences des chômeurs ne correspondent pas aux exigences des postes : de quel phénomène s’agit-il ?

Du chômage d’inadéquation, dû à un mauvais appariement des compétences ou des lieux.
Du chômage classique, dû à des salaires maintenus au-dessus de leur niveau d’équilibre.
Du chômage conjoncturel, dû à une baisse de la demande globale.
Du chômage frictionnel, dû au temps nécessaire pour qu’une offre et une demande se rencontrent.

Du chômage d’inadéquation, dû à un mauvais appariement des compétences ou des lieux.

Explication

Le chômage d’inadéquation résulte d’un mauvais appariement entre les compétences des travailleurs et les emplois, ou entre leurs localisations. Le chômage frictionnel décrit plutôt un délai de rencontre, même en l’absence d’un tel décalage.

13. Pourquoi des asymétries d’information entre employeurs et travailleurs peuvent-elles conduire à un salaire d’efficience ?

Les employeurs peuvent réduire le salaire sous le niveau d’équilibre afin d’accroître l’offre de travail.
Les employeurs peuvent proposer un salaire supérieur au salaire d’équilibre pour répondre aux problèmes d’information.
Les entreprises peuvent remplacer les salaires par des garanties d’emploi pour supprimer les asymétries.
Les travailleurs peuvent fixer le salaire d’équilibre en connaissant parfaitement les besoins des entreprises.

Les employeurs peuvent proposer un salaire supérieur au salaire d’équilibre pour répondre aux problèmes d’information.

Explication

Les asymétries d’information peuvent inciter les employeurs à offrir un salaire d’efficience supérieur au salaire d’équilibre. Un salaire inférieur à l’équilibre n’est pas le mécanisme décrit ici.

14. Une entreprise augmente sa rémunération afin d’attirer des candidats adaptés et de limiter les départs ou le relâchement de l’effort : quel objectif poursuit-elle ?

Réduire le chômage frictionnel en accélérant la rencontre entre les offres et les demandes d’emploi.
Corriger le chômage d’inadéquation en rapprochant les compétences et la localisation des emplois.
Éviter l’antisélection liée aux mauvais recrutements et l’aléa moral lié aux comportements au travail.
Rétablir l’équilibre du marché du travail en ramenant le salaire au niveau d’équilibre.

Éviter l’antisélection liée aux mauvais recrutements et l’aléa moral lié aux comportements au travail.

Explication

Le salaire d’efficience vise à limiter l’antisélection, associée aux mauvais recrutements, et l’aléa moral, associé aux démissions ou à la flânerie salariale. Rapprocher directement les compétences des postes relève plutôt de la correction du chômage d’inadéquation.

15. Quelle différence caractérise les approches néoclassique et keynésienne du marché du travail ?

Les deux approches sont macroéconomiques, mais elles étudient des mécanismes différents de fixation des salaires.
L’approche néoclassique est microéconomique, tandis que l’approche keynésienne est macroéconomique et centrée sur les biens et services.
Les deux approches sont microéconomiques, mais elles privilégient des catégories différentes de travailleurs.
L’approche néoclassique est macroéconomique, tandis que l’approche keynésienne est microéconomique et centrée sur les salaires.

L’approche néoclassique est microéconomique, tandis que l’approche keynésienne est macroéconomique et centrée sur les biens et services.

Explication

L’analyse néoclassique étudie le marché du travail à l’échelle microéconomique, alors que l’analyse keynésienne raisonne à l’échelle macroéconomique et met l’accent sur le marché des biens et services. Confondre ces échelles inverserait la distinction entre les deux approches.

16. En période de récession, quel enchaînement décrit le mécanisme keynésien reliant l’épargne de précaution au chômage ?

L’épargne de précaution diminue, les débouchés se contractent, la récession se prolonge et le chômage s’accroît.
L’épargne de précaution augmente, les débouchés progressent, la récession se prolonge et le chômage s’accroît.
L’épargne de précaution augmente, les débouchés diminuent, la récession s’atténue et le chômage recule.
L’épargne de précaution augmente, les débouchés diminuent, la récession se prolonge et le chômage s’accroît.

L’épargne de précaution augmente, les débouchés diminuent, la récession se prolonge et le chômage s’accroît.

Explication

Pour Keynes, une hausse de l’épargne de précaution réduit les débouchés des entreprises, ce qui entretient la récession et accroît le chômage. Une contraction des débouchés ne favorise pas l’atténuation de la récession comme le suggère un distracteur.

17. Une baisse de la demande globale conduit des entreprises à réduire leur production et leurs embauches ; quel type de chômage ce mécanisme illustre-t-il ?

Le chômage classique, lié à des rigidités salariales qui freinent l’ajustement du marché du travail.
Le chômage structurel, lié à une inadéquation durable entre les qualifications et les emplois disponibles.
Le chômage conjoncturel, lié à une insuffisance de la demande globale de biens et de services.
Le chômage frictionnel, lié au temps de recherche entre deux emplois ou à une transition professionnelle.

Le chômage conjoncturel, lié à une insuffisance de la demande globale de biens et de services.

Explication

Le chômage conjoncturel découle d’une demande globale insuffisante, qui limite la production puis l’emploi. Le chômage classique est une confusion plausible, mais il est associé aux rigidités salariales plutôt qu’au recul de la demande.

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Quels critères définissent un chômeur au sens du BIT ?

Il est sans emploi, recherche activement un emploi et peut commencer à travailler dans les deux semaines.

Que mesurent le taux de chômage et le taux d’emploi dans la production ?

Les ressources humaines effectivement mobilisées.

Depuis quelle période le chômage est-il devenu durable et massif en France ?

Depuis la fin des Trente Glorieuses.

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