QCM : Économie du climat, inflation et échanges (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel bilan le « choc chinois » aux États-Unis entre 2000 et 2015 a-t-il produit pour les consommateurs et les communautés exposées à la concurrence des importations ?

Il a bénéficié aux consommateurs et aux travailleurs, mais a pénalisé les communautés non exposées.
Il a bénéficié aux consommateurs, mais a imposé des coûts aux travailleurs et aux communautés exposés.
Il a réduit le pouvoir d’achat des consommateurs, mais a créé des gains pour les travailleurs exposés.
Il a laissé les consommateurs sans gains notables et a réparti les coûts entre toutes les communautés.

Il a bénéficié aux consommateurs, mais a imposé des coûts aux travailleurs et aux communautés exposés.

Explication

L’accès aux importations a procuré des gains aux consommateurs, tandis que la concurrence a coûté aux travailleurs et aux communautés directement exposés. L’idée que les gains ont aussi bénéficié aux travailleurs exposés confond les effets sur les consommateurs et ceux sur les groupes touchés par la concurrence.

2. Un gouvernement veut rendre les échanges internationaux plus acceptables pour les personnes qui en subissent les pertes. Quelle mesure correspond à cet objectif ?

Concentrer les gains du commerce dans les secteurs exportateurs afin d’accélérer leur expansion.
Accroître la protection des producteurs établis afin de limiter la concurrence des importations.
Redistribuer une partie des gains du commerce aux perdants, notamment par la formation et la mobilité géographique.
Répartir les pertes entre les consommateurs sans financer l’adaptation des travailleurs concernés.

Redistribuer une partie des gains du commerce aux perdants, notamment par la formation et la mobilité géographique.

Explication

La formation et l’aide à la mobilité géographique peuvent redistribuer les gains du commerce vers les personnes touchées et renforcer l’acceptabilité politique des échanges. La protection des producteurs établis limite la concurrence, mais ne correspond pas au mécanisme de compensation décrit.

3. Lorsqu’une ouverture commerciale réduit les emplois dans une région industrielle, quelle répartition des coûts et des gains décrit le mécanisme politique en jeu ?

Les coûts se diffusent entre les consommateurs, tandis que les gains se concentrent sur les travailleurs d’une région.
Les coûts et les gains se répartissent également entre tous les travailleurs et les consommateurs.
Les coûts et les gains se concentrent tous deux dans les régions où les entreprises exportent.
Les coûts se concentrent sur certains travailleurs et certaines régions, tandis que les gains de prix se diffusent parmi les consommateurs.

Les coûts se concentrent sur certains travailleurs et certaines régions, tandis que les gains de prix se diffusent parmi les consommateurs.

Explication

Les pertes liées au libre-échange peuvent toucher plus fortement les travailleurs les moins qualifiés et certaines zones d’emploi, alors que les baisses de prix bénéficient à un ensemble dispersé de consommateurs. L’hypothèse de gains concentrés dans la région touchée ne correspond pas à cette répartition.

4. Quel ensemble d’objectifs peut servir à justifier une politique protectionniste ?

Stabiliser les prix intérieurs, préserver les importations existantes et accroître la spécialisation dans les produits étrangers.
Réduire la production nationale, maintenir l’écart avec les concurrents et accroître la dépendance aux approvisionnements étrangers.
Développer les exportations étrangères, soutenir l’emploi chez les partenaires et garantir l’accès à des fournisseurs moins coûteux.
Développer la production et l’emploi nationaux, aider les producteurs à rattraper leurs concurrents et réduire les risques de rupture d’approvisionnement.

Développer la production et l’emploi nationaux, aider les producteurs à rattraper leurs concurrents et réduire les risques de rupture d’approvisionnement.

Explication

Le protectionnisme peut viser la production et l’emploi nationaux, le rattrapage des concurrents et l’indépendance face aux ruptures d’approvisionnement. Le maintien de la dépendance étrangère va à l’encontre de cette dernière justification.

5. Quelle combinaison de mesures figure dans la stratégie européenne Fit for 55 ?

Hausse de la taxe carbone, développement des renouvelables et fin des moteurs thermiques en 2035.
Taxe carbone inchangée, remplacement des renouvelables par le gaz et fin des moteurs thermiques en 2030.
Hausse des quotas gratuits, ralentissement des renouvelables et fin des moteurs thermiques en 2040.
Baisse de la taxe carbone, recul des renouvelables et maintien des moteurs thermiques après 2035.

Hausse de la taxe carbone, développement des renouvelables et fin des moteurs thermiques en 2035.

Explication

Fit for 55 comprend notamment une hausse de la taxe carbone avec la fin des quotas gratuits, une augmentation des renouvelables et la fin des moteurs thermiques en 2035. Le maintien des quotas gratuits et le recul des renouvelables contredisent ces mesures.

6. Dans le cas des machines à laver, quel bilan a été associé à une hausse des prix de 12 % ?

Un surcoût de 12 milliards de dollars pour les consommateurs et 1 800 emplois sauvés par an.
Un surcoût de 1,5 milliard de dollars pour les consommateurs et 1 800 emplois sauvés par an.
Un surcoût de 1,8 milliard de dollars pour les consommateurs et 1 500 emplois sauvés par an.
Un surcoût de 1,5 milliard de dollars pour les consommateurs et 12 000 emplois sauvés par an.

Un surcoût de 1,5 milliard de dollars pour les consommateurs et 1 800 emplois sauvés par an.

Explication

La hausse des prix de 12 % a entraîné 1,5 milliard de dollars de surcoûts pour les consommateurs, pour 1 800 emplois sauvés chaque année. Les chiffres de 1,8 milliard et de 1 500 emplois inversent les valeurs rapportées.

7. Quel est l’effet global d’un droit de douane sur le surplus des consommateurs, celui des producteurs et le bien-être collectif ?

Il accroît le surplus des producteurs et le bien-être collectif sans réduire le surplus des consommateurs.
Il transfère une partie du surplus des producteurs aux consommateurs et entraîne un gain de bien-être pour la société.
Il réduit le surplus des consommateurs et des producteurs dans la même mesure, sans modifier le bien-être collectif.
Il transfère une partie du surplus des consommateurs aux producteurs et entraîne une perte de bien-être pour la société.

Il transfère une partie du surplus des consommateurs aux producteurs et entraîne une perte de bien-être pour la société.

Explication

Un droit de douane redistribue une partie du surplus des consommateurs aux producteurs, mais la société subit une perte nette de bien-être. L’augmentation du surplus des producteurs ne signifie donc pas qu’il y ait un gain collectif.

8. Quelle évolution des prix a caractérisé les États-Unis et l’Europe après la pandémie de Covid-19 ?

L’inflation a fortement rebondi et dépassé 8 % en 2022, une hausse inédite depuis trente ans.
L’inflation a fortement rebondi et dépassé 5 % en 2022, une hausse inédite depuis trente ans.
L’inflation a fortement rebondi et dépassé 8 % en 2021, une hausse inédite depuis trente ans.
L’inflation a fortement rebondi et dépassé 8 % en 2022, une hausse inédite depuis dix ans.

L’inflation a fortement rebondi et dépassé 8 % en 2022, une hausse inédite depuis trente ans.

Explication

Après la pandémie, l’indice des prix à la consommation a fortement rebondi aux États-Unis et en Europe, dépassant 8 % en 2022 pour la première fois depuis trente ans. Le repère temporel déterminant est 2022, et non 2021.

9. Dans un secteur manufacturier américain lié au commerce mondial, comment les effets directs et indirects des tarifs se combinent-ils pour l’emploi ?

L’effet direct est de −0,3 %, mais les effets indirects portent l’effet total à +1,5 %.
L’effet direct est de −1,5 %, tandis que les effets indirects portent l’effet total à +0,3 %.
L’effet direct est de +1,1 %, et les effets indirects portent l’effet total à +0,7 %.
L’effet direct est de +0,3 %, mais les effets indirects portent l’effet total à −1,5 %.

L’effet direct est de +0,3 %, mais les effets indirects portent l’effet total à −1,5 %.

Explication

L’effet direct est légèrement positif, à +0,3 %, mais les effets négatifs sur le prix des intrants et les représailles aboutissent à un effet total de −1,5 %. Confondre l’effet direct positif avec l’effet total masque le poids des effets indirects.

10. Comment le paradoxe d’Olson aide-t-il à expliquer le biais protectionniste ?

Les producteurs et les consommateurs s’organisent avec la même facilité pour défendre leurs intérêts.
Les consommateurs supportent des coûts concentrés, tandis que les producteurs reçoivent des gains diffus.
Des consommateurs nombreux et organisés défendent leurs intérêts plus facilement que des producteurs dispersés.
Des producteurs peu nombreux et organisés défendent leurs intérêts plus facilement que des consommateurs nombreux et dispersés.

Des producteurs peu nombreux et organisés défendent leurs intérêts plus facilement que des consommateurs nombreux et dispersés.

Explication

Le paradoxe d’Olson montre qu’un petit groupe aux intérêts communs s’organise plus facilement qu’un groupe nombreux et dispersé, ce qui favorise les producteurs dans les débats sur la protection commerciale. L’idée que les consommateurs s’organisent plus aisément inverse la difficulté d’action collective décrite par ce paradoxe.

11. Quel comportement illustre le problème du passager clandestin dans la lutte climatique internationale ?

Un pays réduit ses émissions chez lui et demande aux autres de financer une partie de ses politiques climatiques.
Un pays contribue à l’action climatique mondiale mais subit des dommages plus importants que ceux des autres pays.
Un pays coordonne ses réductions avec d’autres afin de partager les coûts de la lutte contre le changement climatique.
Un pays compte sur les efforts des autres contre le changement climatique et ne contribue pas lui-même au bien public mondial.

Un pays compte sur les efforts des autres contre le changement climatique et ne contribue pas lui-même au bien public mondial.

Explication

Le passager clandestin espère bénéficier des efforts des autres pays sans contribuer lui-même à la lutte climatique, qui fournit un bien public mondial. Un pays qui coordonne ses réductions et en partage les coûts participe au contraire à l’action collective.

12. Quel enchaînement peut relier une hausse de la demande à l’inflation ?

La production augmente, le chômage baisse, les salaires sont sous pression, les coûts de production montent et l’inflation peut suivre.
La production augmente, le chômage monte, les salaires sont sous pression, les coûts de production baissent et l’inflation peut suivre.
La production diminue, le chômage baisse, les salaires reculent, les coûts de production montent et l’inflation peut suivre.
La production augmente, le chômage baisse, les salaires reculent, les coûts de production montent et l’inflation peut suivre.

La production augmente, le chômage baisse, les salaires sont sous pression, les coûts de production montent et l’inflation peut suivre.

Explication

Une demande accrue peut stimuler la production et réduire le chômage, exercer une pression sur les salaires, puis augmenter les coûts de production et provoquer de l’inflation. Si le chômage monte au lieu de baisser, l’enchaînement ne correspond pas au mécanisme décrit.

13. Pourquoi la coopération climatique internationale est-elle difficile à coordonner ?

Les pays sont nombreux et diffèrent par leurs responsabilités, leurs coûts de réduction et leur exposition aux dommages, tandis que la coordination a un coût.
Les pays sont nombreux, mais leurs responsabilités et leurs coûts de réduction sont similaires, tandis que les dommages sont répartis également.
Les pays diffèrent par leurs responsabilités et leurs dommages, mais la coordination est sans coût et les réductions ont un coût identique.
Les pays font face aux mêmes responsabilités et aux mêmes dommages, mais leurs coûts de réduction varient avec le prix du carbone.

Les pays sont nombreux et diffèrent par leurs responsabilités, leurs coûts de réduction et leur exposition aux dommages, tandis que la coordination a un coût.

Explication

La coopération est compliquée par le grand nombre de pays, leurs différences de responsabilités, de coûts de réduction et d’exposition aux dommages, ainsi que par les coûts de coordination. L’idée que les responsabilités et les coûts de réduction sont similaires ne rend pas compte de ces différences.

14. Que désigne la fuite de carbone dans le contexte des coûts liés au carbone ?

La baisse des émissions dans un pays sans prix du carbone, provoquée par l’augmentation de la production européenne.
Le déplacement de la production vers un pays qui impose un prix du carbone plus élevé afin de réduire les coûts.
Le transfert des quotas entre entreprises européennes lorsque le prix du carbone rend leurs réductions moins coûteuses.
Le déplacement de la production et des émissions vers un pays sans prix du carbone, lorsque les coûts rendent la production européenne plus chère.

Le déplacement de la production et des émissions vers un pays sans prix du carbone, lorsque les coûts rendent la production européenne plus chère.

Explication

La fuite de carbone se produit lorsque la production et les émissions se déplacent vers un pays sans prix du carbone parce que les coûts réglementaires renchérissent la production européenne. Un échange de quotas entre entreprises européennes relève du fonctionnement du marché, pas d’un déplacement de la production à l’étranger.

15. À partir de quel taux d’inflation parle-t-on d’hyperinflation ?

À partir de 100 %.
Au-delà de 50 %.
À partir de 15 %.
Au-delà de 25 %.

Au-delà de 50 %.

Explication

L’hyperinflation correspond à une inflation supérieure à 50 %. Un taux de 25 % reste inférieur à ce seuil.

16. Si l’inflation anticipée augmente et que la BCE relève ses taux, quelle chaîne d’effets peut s’ensuivre ?

Le crédit devient plus coûteux, les emprunts diminuent, la consommation et l’investissement reculent, puis l’activité ralentit.
Le crédit devient moins coûteux, les emprunts diminuent, la consommation et l’investissement reculent, puis l’activité ralentit.
Le crédit devient plus coûteux, les emprunts diminuent, la consommation et l’investissement progressent, puis l’activité accélère.
Le crédit devient plus coûteux, les emprunts augmentent, la consommation et l’investissement progressent, puis l’activité accélère.

Le crédit devient plus coûteux, les emprunts diminuent, la consommation et l’investissement reculent, puis l’activité ralentit.

Explication

La hausse des taux renchérit le crédit, ce qui tend à réduire les emprunts des ménages et des entreprises, puis la consommation, l’investissement et l’activité. Un crédit moins coûteux ne découle pas du relèvement des taux.

17. Avec un budget carbone restant de 800 Gt de CO₂ et des émissions mondiales de 40 Gt par an, quel ordre de grandeur du délai avant épuisement obtient-on si les émissions restent à ce niveau ?

Environ 2 ans.
Environ 40 ans.
Environ 80 ans.
Environ 20 ans.

Environ 20 ans.

Explication

Le rapport entre le budget restant et les émissions annuelles est 800/40=20800/40 = 20 ans. Un délai de 2 ans correspondrait à une division inversée des valeurs.

18. Quel est l’objectif du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne ?

Appliquer aux importations un plafond de production afin de réduire la demande de biens issus de pays tiers.
Remplacer le prix européen du carbone par un prix mondial commun négocié avec les pays exportateurs.
Faire payer un coût carbone aux importations afin de limiter les fuites de carbone et le dumping climatique.
Accorder un remboursement carbone aux exportations afin de compenser les coûts de réduction supportés par les entreprises européennes.

Faire payer un coût carbone aux importations afin de limiter les fuites de carbone et le dumping climatique.

Explication

Le mécanisme vise à faire supporter un coût carbone aux importations pour limiter les fuites de carbone et le dumping climatique. Un remboursement aux exportations ne correspond pas à cet objectif d’application d’un coût aux biens importés.

19. Quelle différence essentielle distingue les règles multilatérales de l’OMC des tarifs réciproques négociés bilatéralement ?

L’OMC s’appuie sur des règles communes et des engagements relativement stables, tandis que les tarifs réciproques varient selon le partenaire et son pouvoir de négociation.
L’OMC ajuste les tarifs selon le pouvoir de négociation de chaque pays, tandis que les tarifs réciproques reposent sur des règles communes stables.
L’OMC et les tarifs réciproques appliquent des règles communes, mais les premiers reposent davantage sur des négociations bilatérales.
L’OMC établit des règles propres à chaque partenaire, tandis que les tarifs réciproques sont négociés collectivement selon des engagements stables.

L’OMC s’appuie sur des règles communes et des engagements relativement stables, tandis que les tarifs réciproques varient selon le partenaire et son pouvoir de négociation.

Explication

L’approche de l’OMC privilégie un traitement similaire des partenaires et des engagements collectivement négociés, tandis que les tarifs réciproques dépendent davantage des négociations entre pays. L’idée que les tarifs réciproques suivent des règles communes stables inverse cette distinction.

20. Comment une taxe pigouvienne corrige-t-elle une externalité négative liée à la production ?

Elle transfère les coûts de production vers les consommateurs sans modifier les quantités produites.
Elle augmente les coûts de production associés à l’externalité, ce qui réduit la production et la consommation.
Elle augmente les bénéfices privés de l’activité, ce qui compense les dommages sociaux.
Elle diminue les coûts de production associés à l’externalité, ce qui stimule la production et la consommation.

Elle augmente les coûts de production associés à l’externalité, ce qui réduit la production et la consommation.

Explication

La taxe pigouvienne renchérit la production en faisant davantage supporter les coûts associés à l’externalité négative, ce qui contribue à réduire production et consommation. Une baisse des coûts encouragerait au contraire l’activité concernée.

21. Pourquoi une inflation plus élevée et plus volatile peut-elle nuire à l’activité économique ?

Elle décourage l’investissement et l’épargne et rend le signal fourni par les prix moins clair.
Elle encourage l’investissement et l’épargne tout en rendant le signal fourni par les prix moins clair.
Elle décourage l’investissement et l’épargne tout en rendant le signal fourni par les prix plus clair.
Elle décourage l’investissement mais encourage l’épargne et rend le signal fourni par les prix moins clair.

Elle décourage l’investissement et l’épargne et rend le signal fourni par les prix moins clair.

Explication

Une inflation plus élevée et plus volatile tend à décourager à la fois l’investissement et l’épargne, tout en brouillant l’information transmise par les prix. Elle ne rend donc pas les signaux de prix plus clairs.

22. Comment fonctionne un système de plafonnement et d’échange de quotas d’émission ?

Il subventionne les réductions d’émissions et laisse les entreprises choisir leur niveau de production.
Il impose à chaque entreprise une réduction identique, sans échange de permis entre elles.
Il fixe un prix du carbone et laisse les entreprises déterminer la quantité totale d’émissions.
Il fixe un plafond d’émissions et permet d’échanger des permis, dont le prix émerge du marché.

Il fixe un plafond d’émissions et permet d’échanger des permis, dont le prix émerge du marché.

Explication

Le système fixe une quantité maximale d’émissions et rend les permis échangeables, ce qui fait émerger un prix du CO₂ sur le marché. Un prix fixé à l’avance correspond plutôt au principe d’une taxe carbone.

23. Quelle caractéristique permet de distinguer l’inflation d’une hausse ponctuelle de certains prix ?

C’est une hausse temporaire du prix de quelques biens, mesurée à partir du prix du produit le plus acheté.
C’est une baisse générale et soutenue du pouvoir d’achat, mesurée par l’évolution des salaires dans un secteur.
C’est une hausse générale et soutenue du niveau des prix à la consommation, mesurée par un indice fondé sur un panier de produits.
C’est une hausse générale et soutenue des prix des actifs financiers, mesurée par un indice des marchés boursiers.

C’est une hausse générale et soutenue du niveau des prix à la consommation, mesurée par un indice fondé sur un panier de produits.

Explication

L’inflation est une hausse générale, soutenue et non transitoire des prix des biens et services de consommation, mesurée à l’aide d’un indice fondé sur un panier. Une hausse temporaire de quelques prix ne satisfait pas ce caractère général et durable.

24. Quelle explication correspond à la thèse d’un choc transitoire pour le rebond de l’inflation après le Covid-19 ?

Le ralentissement de la mondialisation, le protectionnisme et le vieillissement démographique, associés à la hausse des prix de l’énergie et des aliments.
La reprise de la demande, l’accélération de la libéralisation commerciale et la baisse des prix de l’énergie, des matières premières et des aliments.
La reprise de la demande, les blocages des chaînes de valeur et la spirale persistante entre salaires et prix, en partie liée à la guerre en Ukraine.
La reprise de la demande, les blocages des chaînes de valeur et la hausse des prix de l’énergie, des matières premières et des aliments, en partie liée à la guerre en Ukraine.

La reprise de la demande, les blocages des chaînes de valeur et la hausse des prix de l’énergie, des matières premières et des aliments, en partie liée à la guerre en Ukraine.

Explication

La thèse transitoire attribue l’inflation à des chocs ponctuels de demande, d’approvisionnement et de prix, dont certains sont liés à la guerre en Ukraine. La spirale salaires-prix relève plutôt de la thèse d’une inflation durable.

25. Une entreprise continue d’importer un composant après l’instauration d’un tarif, car elle ne trouve pas de fournisseur national et dépend de contrats fixés en dollars. Quelle explication correspond à cette réaction limitée ?

La dépendance aux composants étrangers fait augmenter la réaction des importations aux variations de change.
La hausse du tarif garantit une substitution immédiate par des produits nationaux, même sans fournisseur équivalent.
L’absence de substituts domestiques et les contrats en dollars peuvent freiner la réaction des importations aux tarifs.
La réaction limitée s’explique surtout par la hausse du surplus des producteurs nationaux après le tarif.

L’absence de substituts domestiques et les contrats en dollars peuvent freiner la réaction des importations aux tarifs.

Explication

En l’absence de substituts domestiques et lorsque les contrats sont fixés en dollars, les importations peuvent réagir faiblement aux tarifs ou aux variations de change. La substitution immédiate suppose au contraire qu’une solution nationale soit disponible et rapidement mobilisable.

26. Quel effet une externalité négative peut-elle produire lorsque le coût social dépasse le coût privé ?

Un sous-investissement, car les producteurs ne captent pas tous les gains sociaux.
Une surproduction ou une surconsommation, car une partie des coûts est supportée par autrui.
Une hausse du profit privé, car les bénéfices sociaux sont intégralement rémunérés.
Une réduction de la production, car les coûts privés dépassent les coûts sociaux.

Une surproduction ou une surconsommation, car une partie des coûts est supportée par autrui.

Explication

Quand le coût social d’une activité dépasse son coût privé, une partie du dommage n’est pas prise en compte par le décideur, ce qui favorise la surproduction ou la surconsommation. Le sous-investissement est associé à l’externalité positive, lorsque le gain social dépasse le gain privé.

27. Pourquoi une transition énergétique peut-elle être privilégiée à une baisse de la croissance pour réduire les émissions ?

Elle réduit les émissions en augmentant l’usage des énergies fossiles, tandis qu’une baisse de croissance est facile à mettre en œuvre politiquement.
Elle peut réduire les émissions grâce à l’efficacité et au remplacement des énergies fossiles, tandis qu’une baisse de croissance est difficile à accepter socialement et politiquement.
Elle agit principalement en limitant les compétences, tandis qu’une baisse de croissance améliore l’efficacité énergétique.
Elle repose sur la hausse de la demande énergétique, tandis qu’une baisse de croissance accroît les émissions.

Elle peut réduire les émissions grâce à l’efficacité et au remplacement des énergies fossiles, tandis qu’une baisse de croissance est difficile à accepter socialement et politiquement.

Explication

La transition énergétique peut diminuer les émissions par des gains d’efficacité et le remplacement des énergies fossiles par des sources plus propres. Une baisse de la croissance est, au contraire, considérée comme difficile sur les plans social et politique.

28. Quelle évolution protectionniste le « Liberation Day » d’avril 2025 a-t-il marquée ?

Le retour à des tarifs uniformes négociés collectivement entre tous les membres de l’OMC.
La suppression des tarifs différenciés au profit d’accords commerciaux multilatéraux plus étendus.
Le passage à des tarifs réciproques différenciés, négociés bilatéralement avec les partenaires.
L’adoption de règles communes qui stabilisent les tarifs entre les différents partenaires commerciaux.

Le passage à des tarifs réciproques différenciés, négociés bilatéralement avec les partenaires.

Explication

Cette étape a été marquée par des tarifs réciproques différenciés faisant l’objet de négociations bilatérales. Des règles communes négociées collectivement correspondent plutôt à une approche multilatérale.

29. Quelle tension historique relie la croissance économique aux dommages environnementaux dans le contexte du réchauffement climatique ?

La prospérité s’est largement appuyée sur des énergies fossiles bon marché, dont l’usage contribue aux dommages environnementaux.
La croissance économique a ralenti au XIXe siècle, tandis que les dommages environnementaux ont diminué.
Les dommages environnementaux ont favorisé la croissance en rendant les énergies fossiles moins accessibles.
La prospérité s’est développée en réduisant l’usage des énergies fossiles, ce qui a accru les dommages environnementaux.

La prospérité s’est largement appuyée sur des énergies fossiles bon marché, dont l’usage contribue aux dommages environnementaux.

Explication

Depuis le XIXe siècle, une forte croissance économique s’est fondée en partie sur des énergies fossiles bon marché, associant prospérité et dommages environnementaux. L’idée que cette prospérité s’est appuyée sur une réduction de leur usage inverse cette relation.

30. Quel constat sur l’inflation dans les pays de l’OCDE illustre l’aplatissement de la courbe de Phillips ?

Elle est restée sous 2 % malgré une forte croissance et relativement stable pendant la récession de 2009-2011.
Elle a dépassé 2 % pendant la forte croissance et fortement chuté durant la récession de 2009-2011.
Elle est restée sous 2 % pendant la récession, mais a fortement augmenté au cours de la période de croissance.
Elle a suivi la croissance de près, augmentant fortement lors des expansions et reculant pendant la récession.

Elle est restée sous 2 % malgré une forte croissance et relativement stable pendant la récession de 2009-2011.

Explication

L’inflation est restée inférieure à 2 % malgré une forte croissance et a peu varié pendant la récession de 2009-2011, signe d’un lien moins marqué entre activité et inflation. Une forte hausse en période de croissance, suivie d’une baisse prononcée durant la récession, correspondrait à une relation plus étroite.

31. Quelle association distingue correctement les trois facteurs usuels de l’inflation ?

La demande est liée à la quantité de monnaie, les coûts au cycle économique et la monnaie à un choc.
La demande est liée au cycle économique, les coûts à la quantité de monnaie et la monnaie à un choc.
La demande est liée au cycle économique, les coûts à un choc et la monnaie à la quantité de monnaie.
La demande est liée à un choc, les coûts à la quantité de monnaie et la monnaie au cycle économique.

La demande est liée au cycle économique, les coûts à un choc et la monnaie à la quantité de monnaie.

Explication

Les facteurs usuels sont l’inflation de demande liée au cycle, l’inflation de coûts provoquée par un choc et l’inflation monétaire liée à la quantité de monnaie. Associer l’inflation de coûts à la quantité de monnaie confond le choc de coûts avec le facteur monétaire.

32. Quand une hausse des anticipations d’inflation constitue-t-elle une prophétie autoréalisatrice ?

Quand elle ne modifie pas les comportements, même si l’inflation augmente pour d’autres raisons.
Quand elle modifie les comportements sans produire de changement effectif de l’inflation.
Quand elle modifie les comportements de façon à provoquer effectivement davantage d’inflation.
Quand elle modifie les comportements de façon à réduire effectivement l’inflation.

Quand elle modifie les comportements de façon à provoquer effectivement davantage d’inflation.

Explication

Une prophétie autoréalisatrice se produit lorsque les anticipations transforment les comportements et contribuent ainsi à produire le phénomène anticipé, ici davantage d’inflation. Une hausse de l’inflation indépendante de tout changement de comportement ne correspond pas à cette définition.

33. Quelle évolution caractérise la concentration de CO₂ dans l’atmosphère depuis l’industrialisation ?

Elle est restée globalement stable.
Elle a fortement augmenté.
Elle a diminué de façon continue.
Elle a varié sans tendance marquée.

Elle a fortement augmenté.

Explication

Depuis l’industrialisation, la concentration atmosphérique de CO₂ a fortement augmenté. Une stabilité générale ne correspond pas à cette évolution observée.

34. Quels sont les trois taux directeurs de la Banque centrale européenne ?

Le taux de la facilité de dépôt, le taux de la facilité de prêt marginal et le taux de croissance du crédit.
Le taux des opérations principales de refinancement, le taux de la facilité de dépôt et le taux des réserves obligatoires.
Le taux des opérations principales de refinancement, le taux de la facilité de dépôt et le taux de la facilité de prêt marginal.
Le taux des opérations principales de refinancement, le taux de la facilité de prêt marginal et le taux de change de l’euro.

Le taux des opérations principales de refinancement, le taux de la facilité de dépôt et le taux de la facilité de prêt marginal.

Explication

Les trois taux directeurs sont ceux des opérations principales de refinancement, de la facilité de dépôt et de la facilité de prêt marginal. Les réserves obligatoires sont un autre instrument de politique monétaire, et non l’un de ces trois taux directeurs.

35. Une région conserve des choix énergétiques influencés par les investissements déjà réalisés dans ses usines, ses compétences et ses chaînes d’approvisionnement : quel concept décrit cette influence ?

L’effet de substitution.
La tarification du carbone.
La dépendance au sentier.
L’intensité énergétique.

La dépendance au sentier.

Explication

La dépendance au sentier désigne l’influence des investissements passés et des capacités déjà en place sur les choix futurs. L’effet de substitution concerne plutôt le remplacement d’une source d’énergie par une autre.

36. Une usine rejette une pollution qui affecte les habitants sans que cet effet soit intégré dans une transaction marchande : comment nomme-t-on cette interaction ?

Une recette fiscale.
Un bien privé.
Une taxe pigouvienne.
Une externalité.

Une externalité.

Explication

Une externalité est un effet de la production ou de la consommation d’une entité sur une autre qui ne passe pas par le système des prix. Une taxe pigouvienne est un instrument destiné à corriger certaines externalités, et non le nom de l’interaction elle-même.

37. Quel ensemble de mesures contribue à ancrer les anticipations d’inflation ?

L’indépendance de la banque centrale, la nomination d’experts, des règles claires et une communication transparente.
L’indépendance de la banque centrale, la nomination d’experts, des règles fluctuantes et une communication transparente.
L’indépendance de la banque centrale, la nomination d’experts, des règles claires et une communication imprévisible.
La subordination de la banque centrale au gouvernement, la nomination d’experts, des règles claires et une communication transparente.

L’indépendance de la banque centrale, la nomination d’experts, des règles claires et une communication transparente.

Explication

L’indépendance, l’expertise, des règles claires et une communication transparente renforcent l’ancrage des anticipations. Une banque centrale subordonnée au gouvernement, même avec d’autres dispositifs crédibles, abandonne l’un des éléments de cet ensemble.

38. Dans le mécanisme de Barro et Gordon, que peut provoquer une banque centrale peu crédible ?

Des anticipations d’inflation plus fortes, qui alimentent les salaires et les prix, puis l’inflation effective.
Des anticipations d’inflation plus faibles, qui freinent les salaires et les prix, puis l’inflation effective.
Une hausse des anticipations d’inflation, suivie d’une baisse des salaires et des prix, puis de l’inflation effective.
Une baisse des anticipations d’inflation, suivie d’une hausse des salaires et des prix, puis de l’inflation effective.

Des anticipations d’inflation plus fortes, qui alimentent les salaires et les prix, puis l’inflation effective.

Explication

Une crédibilité faible peut accroître les anticipations d’inflation, qui se répercutent sur les salaires et les prix et finissent par augmenter l’inflation observée. Une baisse des anticipations n’est pas le mécanisme décrit par Barro et Gordon.

39. Dans l’équation de Kaya, une hausse du PIB s’accompagne d’une baisse de l’intensité énergétique, tandis que les autres facteurs restent constants : quel facteur de l’équation diminue ?

Le rapport entre le CO₂ et l’énergie consommée.
Le produit intérieur brut lui-même.
Le rapport entre l’énergie consommée et le PIB.
La quantité d’énergie consommée en valeur absolue.

Le rapport entre l’énergie consommée et le PIB.

Explication

L’intensité énergétique correspond au rapport entre l’énergie consommée et le PIB, noté EPIB\frac{E}{PIB} dans l’équation de Kaya. Le rapport CO2E\frac{CO_2}{E} représente plutôt l’intensité carbone de l’énergie.

40. Quels facteurs sont mis en avant par la thèse d’un retour durable de l’inflation ?

L’accélération de la mondialisation, la réduction du protectionnisme, le rajeunissement démographique et la baisse des coûts climatiques.
La reprise de la demande, les blocages des chaînes de valeur, la hausse des prix de l’énergie et les tensions alimentaires.
Le ralentissement de la mondialisation, le protectionnisme, le vieillissement démographique et les coûts de la transition climatique.
La croissance de la monnaie M2, les blocages des chaînes de valeur, la hausse des prix alimentaires et la guerre en Ukraine.

Le ralentissement de la mondialisation, le protectionnisme, le vieillissement démographique et les coûts de la transition climatique.

Explication

La thèse durable souligne des évolutions structurelles : ralentissement de la mondialisation, protectionnisme, vieillissement démographique et coûts de la transition climatique. Les blocages d’approvisionnement et les hausses de prix liées à la reprise correspondent davantage à la thèse des chocs transitoires.

41. Quelle ampleur caractérise le marché européen du carbone créé en 2003 ?

Il couvre 11 % des émissions et environ 4 500 usines.
Il couvre 45 % des émissions et environ 11 000 usines.
Il couvre 15 % des émissions et environ 11 000 usines.
Il couvre 45 % des émissions et environ 1 100 usines.

Il couvre 45 % des émissions et environ 11 000 usines.

Explication

Le marché européen du carbone créé en 2003 concerne 45 % des émissions et environ 11 000 usines. Le chiffre d’environ 1 100 usines sous-estime d’un facteur dix la portée industrielle indiquée.

42. Dans le secteur des machines à laver, quel coût mensuel les consommateurs supportent-ils collectivement pour protéger un emploi ?

Environ 1,5 milliard de dollars par emploi protégé et par mois.
Environ 67 900 dollars par emploi protégé et par année.
Environ 12 000 dollars par emploi protégé et par mois.
Environ 67 900 dollars par emploi protégé et par mois.

Environ 67 900 dollars par emploi protégé et par mois.

Explication

Le coût indiqué est d’environ 67 900 dollars par mois pour chaque emploi protégé, payé collectivement par les consommateurs. Interpréter ce montant comme un coût annuel sous-estimerait le coût mensuel rapporté.

43. Quels objectifs d’émissions et de neutralité fixe Fit for 55 ?

Réduire les émissions de 55 % en 2040 et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Réduire les émissions de 50 % en 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2040.
Réduire les émissions de 55 % en 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Réduire les émissions de 45 % en 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2060.

Réduire les émissions de 55 % en 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Explication

Fit for 55 vise une réduction des émissions de 55 % en 2030, puis la neutralité carbone en 2050. La réduction de 55 % en 2040 décale à tort l’échéance de l’objectif intermédiaire.

44. Dans un pâturage partagé, chaque éleveur ajoute un animal parce qu’il bénéficie de son apport, alors que les coûts du surpâturage sont répartis entre tous : quel phénomène cela illustre-t-il ?

Le principe pollueur-payeur.
La tragédie des biens communs.
Une taxe pigouvienne efficace.
Une externalité positive de production.

La tragédie des biens communs.

Explication

La tragédie des biens communs apparaît lorsque l’intérêt individuel à exploiter une ressource partagée conduit à un résultat collectivement indésirable. Une externalité positive correspond plutôt à un bénéfice transmis à autrui sans passer par les prix.

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Comment la concentration atmosphérique de CO₂ a-t-elle évolué depuis l’industrialisation ?

Elle a fortement augmenté.

Quelle formule l’équation de Kaya utilise-t-elle pour décomposer les émissions de CO₂ ?

CO2=PIB×EPIB×CO2ECO_2 = PIB \times \frac{E}{PIB} \times \frac{CO_2}{E}

Sur quel arbitrage repose la croissance économique associée au réchauffement depuis le XIXe siècle ?

Elle oppose prospérité économique et dommages environnementaux.

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