QCM : Comptabilité nationale et PIB (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À l’origine, que désigne l’économie ?

L’administration politique d’un territoire national
La réduction des dépenses d’un ménage ou d’un État
L’étude des échanges marchands et de la formation des prix
L’art de vivre et d’administrer un patrimoine

L’art de vivre et d’administrer un patrimoine

Explication

À l’origine, l’économie désigne l’art de vivre et d’administrer un patrimoine. L’étude des échanges et des prix correspond à une approche ultérieure, tandis que la réduction des dépenses n’est qu’un autre sens du terme.

2. Quel auteur emploie le premier l’expression « économie politique », et dans quel ouvrage ?

Jean-Baptiste Colbert, dans un traité sur le commerce
Antoine de Montchrestien, dans le Traité d’économie politique
Voltaire, dans un essai sur l’administration du royaume
François Quesnay, dans le Tableau économique

Antoine de Montchrestien, dans le Traité d’économie politique

Explication

Antoine de Montchrestien emploie le premier l’expression « économie politique » dans son Traité d’économie politique, en 1615. Voltaire est associé à la comparaison entre l’État et une grande famille, tandis que le Tableau économique est l’œuvre de Quesnay.

3. Une théorie affirme que la richesse nationale augmente avec les réserves d’or et d’argent, tandis qu’une autre la fait provenir du travail de la terre. Quelle association est correcte ?

Les mercantilistes privilégient le travail de la terre et les physiocrates les métaux précieux
Les deux courants privilégient le travail agricole comme source de richesse
Les mercantilistes privilégient les métaux précieux et les physiocrates le travail de la terre
Les deux courants privilégient l’accumulation de métaux précieux comme source de richesse

Les mercantilistes privilégient les métaux précieux et les physiocrates le travail de la terre

Explication

Les mercantilistes situent la richesse dans la possession de métaux précieux, alors que les physiocrates la font provenir du travail de la terre. L’inversion des courants confond leurs conceptions, et les deux autres réponses attribuent à tort une même source de richesse aux deux écoles.

4. Dans une exploitation, les céréales semées donnent une récolte abondante, tandis qu’un atelier transforme ensuite une partie du grain en farine. Selon les physiocrates, quelle activité est productive ?

Les deux activités, car chacune contribue à la production finale
La vente des céréales, car l’échange crée les biens agricoles
La transformation en farine, car elle modifie la forme des produits
La culture des céréales, car la terre multiplie les biens

La culture des céréales, car la terre multiplie les biens

Explication

Pour les physiocrates, seul le travail agricole est productif, car la terre multiplie les biens. La transformation industrielle est considérée comme stérile, et l’échange ne remplace pas la terre comme source de richesse dans cette conception.

5. Quelles sont les trois classes par lesquelles François Quesnay représente la nation dans son Tableau économique ?

La classe productive, la classe des salariés et la classe des industriels
La classe agricole, la classe des commerçants et la classe des artisans
La classe productive, la classe des propriétaires et la classe stérile
La classe des propriétaires, la classe des manufacturiers et la classe des marchands

La classe productive, la classe des propriétaires et la classe stérile

Explication

Dans le Tableau économique, Quesnay distingue la classe productive, celle des propriétaires et la classe stérile. Les catégories de commerçants, de salariés ou de manufacturiers ne sont pas les trois classes de ce modèle.

6. Une entreprise fabrique un meuble avec du travail humain et des machines. Selon la théorie classique de la valeur travail, quel élément détermine la valeur de ce meuble ?

La quantité de capital mobilisée, sans tenir compte du travail humain nécessaire
L’utilité pratique du meuble, indépendamment des moyens de production employés
Le prix de vente choisi par les acheteurs, indépendamment de sa fabrication
La quantité de travail nécessaire à sa fabrication, avec l’action conjointe du travail et du capital

La quantité de travail nécessaire à sa fabrication, avec l’action conjointe du travail et du capital

Explication

La théorie classique relie la valeur d’une marchandise au travail nécessaire à sa fabrication, associé au capital. L’utilité pratique confond valeur et usage, le capital seul omet le travail, et le prix de vente ne correspond pas à la définition de cette théorie.

7. Dans le paradoxe présenté par Adam Smith, quelle comparaison illustre l’écart entre utilité pratique et prix ?

L’eau est peu utile mais chère, tandis que le diamant est très utile en pratique et bon marché
L’eau est très utile et chère, tandis que le diamant est peu utile en pratique et bon marché
L’eau et le diamant ont une utilité pratique comparable et un prix également comparable
L’eau est très utile mais peu chère, tandis que le diamant est peu utile en pratique mais cher

L’eau est très utile mais peu chère, tandis que le diamant est peu utile en pratique mais cher

Explication

Le paradoxe oppose la forte utilité pratique de l’eau à son faible prix, et le faible usage pratique du diamant à son prix élevé. L’option « utilité égale » efface ce contraste, tandis que les deux autres inversent les prix ou les niveaux d’utilité.

8. Pour estimer la valeur d’une marchandise reproductible par le travail humain, un économiste applique la précision de David Ricardo. Quelle mesure doit-il retenir ?

Le coût du capital utilisé, converti en équivalents jours de travail
Le temps de travail direct consacré à la fabrication, exprimé en heures individuelles
Le temps de travail social total, direct et indirect, exprimé en équivalents jours de travail
Le temps de travail social total appliqué à toute marchandise, même non reproductible

Le temps de travail social total, direct et indirect, exprimé en équivalents jours de travail

Explication

Ricardo limite cette théorie aux marchandises reproductibles par le travail humain et mesure leur valeur par le temps de travail social total, direct et indirect, en équivalents jours. Le travail direct seul omet la part indirecte, le capital seul substitue un autre facteur, et l’extension à tout bien ignore la limite de reproductibilité.

9. À partir de 1870, quelle théorie de la valeur l’école néoclassique privilégie-t-elle à la place de la valeur travail ?

La théorie de la valeur utilité
La théorie du temps de travail social
La théorie de la valeur travail
La théorie de la richesse matérielle échangeable

La théorie de la valeur utilité

Explication

À partir de 1870, l’école néoclassique remplace la théorie de la valeur travail par celle de la valeur utilité. La valeur travail et le temps de travail social relèvent de l’approche classique, tandis que la richesse matérielle échangeable concerne une autre définition de la richesse.

10. Après avoir consommé une troisième unité d’un bien, une cliente éprouve une satisfaction supplémentaire. Comment nomme-t-on cette satisfaction additionnelle ?

La rareté de l’ensemble des unités disponibles
L’utilité marginale de l’unité supplémentaire
La valeur d’échange de l’unité supplémentaire
L’utilité totale de toutes les unités consommées

L’utilité marginale de l’unité supplémentaire

Explication

L’utilité marginale désigne la satisfaction additionnelle retirée de la consommation d’une unité supplémentaire. L’utilité totale porte sur l’ensemble consommé, la valeur d’échange concerne l’échange, et la rareté est un facteur pouvant influer sur l’utilité marginale.

11. Sur un marché, un bien devient plus rare alors que les autres conditions restent inchangées. Quel effet prévoit le raisonnement marginaliste ?

Son utilité marginale augmente, ce qui contribue à élever sa valeur d’échange
Son utilité marginale diminue, ce qui contribue à élever sa valeur d’échange
Son utilité marginale augmente, ce qui contribue à réduire sa valeur d’échange
Son utilité marginale diminue, ce qui contribue à réduire sa valeur d’échange

Son utilité marginale augmente, ce qui contribue à élever sa valeur d’échange

Explication

Dans le raisonnement marginaliste, la rareté accroît l’utilité marginale et contribue à élever la valeur d’échange, tandis que l’abondance tend à réduire l’utilité marginale. Les autres réponses inversent soit l’effet de la rareté, soit le lien entre utilité marginale et valeur d’échange.

12. Quelle définition de l’économie met au centre la relation entre les fins humaines et les moyens rares ?

La science qui analyse les moyens disponibles comme des fins et les objectifs comme des ressources
La science qui étudie exclusivement les échanges de biens matériels sur les marchés
La science qui étudie le comportement humain comme relation entre des fins et des moyens rares
La science qui mesure la richesse produite par un pays pendant une période donnée

La science qui étudie le comportement humain comme relation entre des fins et des moyens rares

Explication

La définition contemporaine associée à Lionel Robbins présente l’économie comme l’étude du comportement humain dans la relation entre des fins et des moyens rares. La mesure de la production nationale définit le PIB, la réduction aux échanges marchands est trop étroite, et l’inversion des fins et des moyens déforme la définition.

13. Pour établir une représentation comptable de l’activité économique, quelle démarche respecte l’ordre des trois étapes ?

Classer les opérations, regrouper les agents, puis représenter leurs interdépendances dans un circuit
Représenter les opérations dans un circuit, regrouper les agents, puis classer les activités
Classer les opérations, représenter les agents dans un circuit, puis regrouper les agents
Regrouper les agents, classer les opérations, puis représenter leurs interdépendances dans un circuit

Classer les opérations, regrouper les agents, puis représenter leurs interdépendances dans un circuit

Explication

La représentation passe d’abord par le classement des activités en catégories d’opérations, puis par le regroupement des agents et enfin par leur mise en circuit. Commencer par les agents inverse les deux premières étapes ; omettre leur regroupement ou placer le circuit plus tôt ne respecte pas la démarche.

14. Une boulangerie utilise de la farine pour fabriquer du pain, tandis qu’un client achète une baguette pour se nourrir. Comment classer ces deux utilisations ?

La farine relève de la consommation finale et la baguette de la consommation intermédiaire
La farine relève de la consommation intermédiaire et la baguette de la consommation finale
La farine relève de l’investissement et la baguette de la consommation finale
La farine relève de la consommation intermédiaire et la baguette de l’investissement

La farine relève de la consommation intermédiaire et la baguette de la consommation finale

Explication

La farine est transformée au cours de la production du pain : c’est une consommation intermédiaire. La baguette satisfait directement le besoin du client ; la traiter comme consommation finale est correct, contrairement à la confusion entre intrant productif et satisfaction directe ou à son classement en investissement.

15. Une entreprise achète une machine qu’elle utilisera pendant plusieurs années pour fabriquer ses produits. Dans quelle catégorie comptable cette acquisition entre-t-elle ?

Dans la consommation finale
Dans la consommation intermédiaire
Dans la formation brute de capital fixe
Dans les transferts courants

Dans la formation brute de capital fixe

Explication

Un bien utilisé durablement pour produire d’autres biens ou services relève de l’investissement, ou formation brute de capital fixe. La consommation finale concerne notamment les achats des ménages ; la consommation intermédiaire porte sur des biens utilisés et transformés ou détruits dans la production, et non sur cette machine durable.

16. Comment la comptabilité nationale nomme-t-elle les agents économiques et combien de secteurs institutionnels distingue-t-elle ?

Des unités institutionnelles regroupées en cinq secteurs
Des unités de production regroupées en quatre secteurs
Des catégories d’opérations regroupées en cinq secteurs
Des unités institutionnelles regroupées en trois secteurs

Des unités institutionnelles regroupées en cinq secteurs

Explication

Les agents économiques sont appelés unités institutionnelles et sont regroupés en cinq secteurs : ménages, sociétés non financières, sociétés financières, administrations publiques et ISBLM. Le nombre trois correspond aux étapes de représentation, tandis que les catégories d’opérations sont une autre façon de classer l’activité.

17. Un échange comporte la livraison de marchandises mesurées en kilogrammes et le versement d’un prix en euros. Quelle distinction décrit correctement les deux flux ?

Les marchandises constituent un flux réel et le paiement un flux financier
Les marchandises constituent un flux financier et le paiement un flux monétaire
Les marchandises constituent un flux réel et le paiement un flux monétaire
Les marchandises constituent un flux monétaire et le paiement un flux réel

Les marchandises constituent un flux réel et le paiement un flux monétaire

Explication

Le flux de marchandises est réel et s’exprime en unités physiques propres aux produits ; le paiement est monétaire et s’exprime dans une unité commune. Parler d’un flux financier confond le paiement avec une créance, tandis que les deux autres classements inversent les notions.

18. Pourquoi la comptabilité nationale privilégie-t-elle les flux monétaires lorsqu’elle agrège des biens et services de natures différentes ?

Parce que les unités physiques des produits sont identiques et peuvent être additionnées
Parce que les flux réels disparaissent dès qu’un échange est enregistré
Parce que les flux monétaires indiquent directement la quantité physique de chaque produit
Parce qu’une unité monétaire commune permet de comparer et d’agréger des productions différentes

Parce qu’une unité monétaire commune permet de comparer et d’agréger des productions différentes

Explication

Les flux monétaires s’expriment dans une unité commune, ce qui facilite l’agrégation de biens et services différents. Les flux réels renseignent les circulations physiques, dont les unités varient selon les produits ; leur prise en compte ne signifie pas qu’ils disparaissent.

19. Quelles sont les trois optiques utilisées pour présenter le PIB ?

La production, le patrimoine et la consommation
La production, le revenu et la dépense
La consommation, l’investissement et les exportations
Les ménages, les entreprises et les administrations

La production, le revenu et la dépense

Explication

Les trois optiques du PIB sont la production, le revenu et la dépense. La consommation, l’investissement et les exportations sont des composantes de la dépense, tandis que le patrimoine et les secteurs institutionnels ne désignent pas ces optiques.

20. Dans l’optique de la production, que mesure le PIB d’un pays sur une période donnée ?

Le revenu total perçu par les nationaux, y compris à l’étranger
La valeur totale des achats finaux effectués par les agents résidents
La valeur totale des biens et services produits par les unités résidentes
La valeur de l’ensemble des biens détenus à la fin de la période

La valeur totale des biens et services produits par les unités résidentes

Explication

L’optique de la production mesure la valeur totale des biens et services produits par les unités résidentes pendant la période. Les revenus des nationaux à l’étranger relèvent d’un autre périmètre, les achats finaux correspondent à l’optique de la dépense et les biens détenus forment un stock de richesse.

21. Dans une économie, les valeurs ajoutées des unités productives sont de 80, 120 et 50 milliards d’euros. Quel PIB obtient-on selon l’optique de la production ?

150 milliards d’euros
120 milliards d’euros
230 milliards d’euros
250 milliards d’euros

250 milliards d’euros

Explication

Selon l’optique de la production, le PIB est la somme des valeurs ajoutées : 80 + 120 + 50 = 250 milliards d’euros. Soustraire une valeur ajoutée ou retenir une seule entreprise ne respecte pas cette règle; ajouter les consommations intermédiaires confond production brute et valeur ajoutée.

22. Une entreprise produit pour 900 000 euros de biens et utilise 350 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

550 000 euros
1 250 000 euros
900 000 euros
−550 000 euros

550 000 euros

Explication

La valeur ajoutée se calcule en retranchant les consommations intermédiaires de la valeur de la production : 900 000 − 350 000 = 550 000 euros. Retenir 900 000 confond valeur ajoutée et production, tandis que l’addition ou l’inversion de la soustraction applique mal la définition.

23. Une entreprise étrangère produit sur le territoire français, tandis qu’une entreprise française produit à l’étranger. Quelle production entre dans le PIB français ?

La production réalisée en France par l’entreprise étrangère
Aucune des deux productions, car les entreprises ont des propriétaires étrangers
Les deux productions, car les entreprises sont liées à la France
La production réalisée à l’étranger par l’entreprise française

La production réalisée en France par l’entreprise étrangère

Explication

Le PIB mesure l’activité productive réalisée sur le territoire : il inclut donc la production de l’entreprise étrangère en France et exclut celle de l’entreprise française à l’étranger. La nationalité des propriétaires ne détermine pas le périmètre du PIB; le RNB constitue une mesure alternative portant sur le revenu national.

24. Une administration fournit gratuitement un service, tandis qu’un magasin vend un bien au prix du marché. Comment ces deux activités sont-elles valorisées dans le PIB ?

Le service par son prix de marché et le bien par ses coûts de production
Le service par ses coûts de production et le bien par son prix de marché
Les deux activités par leurs coûts de production
Les deux activités par leur prix de marché

Le service par ses coûts de production et le bien par son prix de marché

Explication

Les activités non marchandes sont valorisées à partir de leurs coûts de production, tandis que les activités marchandes le sont à leur prix de marché. Appliquer le prix de marché au service gratuit ou les coûts au bien vendu inverse ces critères; utiliser un critère unique efface la distinction.

25. Une personne propriétaire occupe son logement sans payer de loyer. Quel montant est ajouté au PIB pour tenir compte du service de logement ?

La valeur totale du logement au moment de son achat
Un loyer imputé correspondant au loyer estimé d’un logement comparable
Le montant des remboursements du prêt immobilier
Un montant nul puisque le propriétaire ne verse pas de loyer

Un loyer imputé correspondant au loyer estimé d’un logement comparable

Explication

Le PIB inclut un loyer imputé, estimé comme le loyer que le propriétaire se verserait s’il était locataire, afin de valoriser le service de logement. Le prix d’achat et les remboursements d’emprunt ne mesurent pas ce service, et l’absence de paiement effectif ne conduit pas à l’omettre.

26. Une personne cuisine pour elle-même, puis rémunère un jardinier pour entretenir son jardin. Quelles activités sont comptabilisées dans le PIB ?

Les deux activités, car elles produisent des services utiles
Ni l’une ni l’autre, car les activités ont lieu au domicile
Le service du jardinier rémunéré, mais pas la cuisine pour soi
La cuisine pour soi, mais pas le service du jardinier

Le service du jardinier rémunéré, mais pas la cuisine pour soi

Explication

Le PIB comptabilise le service du jardinier rémunéré, mais pas les activités domestiques non rémunérées comme cuisiner pour soi. Inclure la cuisine confond utilité et production mesurée, tandis que l’exclusion du jardinier rémunéré ou des deux activités méconnaît la rémunération du service.

27. Après un ouragan, des entreprises sont rémunérées pour réparer les bâtiments et les infrastructures endommagés. Comment ces réparations sont-elles traitées dans le PIB ?

Elles sont exclues du PIB car elles ne créent aucun bien neuf.
Elles diminuent le PIB du montant des dégâts.
Elles contribuent au PIB comme activité de réparation.
Elles sont comptabilisées seulement si les bâtiments sont reconstruits.

Elles contribuent au PIB comme activité de réparation.

Explication

Le PIB inclut l’activité économique consacrée à réparer des dégâts, y compris ceux causés par des catastrophes naturelles. Retrancher les dégâts confond la perte de richesse avec la production de réparation, tandis que l’exclusion des services ou l’exigence d’une reconstruction ne correspond pas à cette règle.

28. Quel économiste a évoqué en 1850 le sophisme de la vitre cassée, qui consiste à ne voir que les effets visibles d’un événement et à négliger les coûts moins visibles ?

Frédéric Bastiat
Adam Smith
David Ricardo
Joseph Schumpeter

Frédéric Bastiat

Explication

Frédéric Bastiat évoque ce sophisme en 1850 : remplacer une vitre cassée par une vitre identique constitue une dépense sans gain collectif. Adam Smith, David Ricardo et Joseph Schumpeter sont des économistes, mais ne sont pas l’auteur associé à cette attribution.

29. Une responsable politique veut utiliser le PIB pour comparer l’activité économique de deux années et en déduire directement lequel des deux moments offre le plus de bien-être. Quelle évaluation est la plus juste ?

Le PIB mesure directement le bien-être, même si son calcul dépend de conventions.
Le PIB mesure le bien-être dès lors que les activités économiques sont comptabilisées.
Le PIB mesure l’activité selon des conventions, pas directement le bien-être, mais reste incontournable.
Le PIB ne mesure ni l’activité ni le bien-être, car ses conventions le rendent inutilisable.

Le PIB mesure l’activité selon des conventions, pas directement le bien-être, mais reste incontournable.

Explication

Le PIB est un indicateur conventionnel de l’activité économique et non une mesure du bien-être, tout en restant incontournable et susceptible d’améliorations. Assimiler activité et bien-être, ou conclure que les conventions rendent l’indicateur inutilisable, méconnaît cette distinction.

30. Une équipe compare la richesse produite par un pays sur deux années. Que mesure le taux de croissance de l’économie dans cette comparaison ?

La variation du revenu disponible des ménages sur la période.
Le niveau du PIB à la fin de la période.
L’évolution du niveau général des prix sur la période.
L’évolution du PIB sur une période donnée.

L’évolution du PIB sur une période donnée.

Explication

Le taux de croissance mesure l’évolution du PIB, c’est-à-dire de la richesse produite, pendant une période donnée. Le niveau final du PIB, les prix et le revenu des ménages sont des notions distinctes.

31. Le PIB d’un pays passe de 250 milliards d’euros en année N−1 à 260 milliards en année N. Quel est son taux de croissance entre ces deux années, selon la formule fondée sur le PIB de l’année précédente ?

1,96%1{,}96\%
4%4\%
104%104\%
3,85%3{,}85\%

$$4\%$$

Explication

La hausse est de 260−250=10260-250=10 milliards, et le calcul donne 10250×100=4%\frac{10}{250}\times 100=4\%. Le résultat 3,85%3{,}85\% divise par le PIB final, 1,96%1{,}96\% par la somme des deux PIB, et 104%104\% correspond au rapport du PIB final au PIB initial.

32. Le PIB d’un pays augmente en euros courants pendant une année où les prix montent également. Quel indicateur faut-il privilégier pour mesurer la production en neutralisant les variations de prix ?

Le PIB nominal, calculé aux prix courants.
Le PIB nominal, corrigé des variations de quantités.
Le PIB réel, calculé à prix constants.
Le PIB réel, calculé aux prix courants.

Le PIB réel, calculé à prix constants.

Explication

Le PIB réel est calculé à prix constants afin de neutraliser les variations de prix et de mieux isoler l’évolution des quantités produites. Le PIB nominal aux prix courants inclut l’inflation, et les deux autres formulations inversent les caractéristiques du PIB réel et nominal.

33. Deux pays souhaitent comparer le coût d’un même panier de biens et services en tenant compte du pouvoir d’achat local. Quelle méthode convient le mieux ?

La parité de pouvoir d’achat, fondée sur le coût d’un panier comparable.
La parité de pouvoir d’achat, fondée sur la valeur des monnaies sur les marchés financiers.
Le taux de change, fondé sur le coût d’un panier comparable.
Le taux de change, fondé sur la valeur des monnaies sur les marchés financiers.

La parité de pouvoir d’achat, fondée sur le coût d’un panier comparable.

Explication

La parité de pouvoir d’achat convertit les monnaies en comparant le coût d’un même panier de biens et services. Le taux de change reflète plutôt leur valeur sur les marchés financiers et fluctue ; les autres réponses associent à tort chaque méthode au critère de l’autre.

34. Un indice doit mesurer l’évolution des prix des biens et services produits sur le territoire, y compris ceux qui ne sont pas achetés par les ménages, sans inclure les biens importés. Quel indicateur convient ?

L’indice des prix à la consommation
Le déflateur du PIB
L’indice de Paasche
L’indice de Laspeyres

Le déflateur du PIB

Explication

Le déflateur du PIB porte sur les biens et services produits sur le territoire national, alors que l’IPC suit les achats des consommateurs, y compris les biens importés. L’IPC correspond donc au panier de consommation, et Laspeyres et Paasche désignent des méthodes de calcul d’indices fondées sur des paniers de quantités différents. »

35. Une hausse du niveau général des prix sur une période correspond à quelle notion ?

La déflation
Une variation de prix relative
La désinflation
L’inflation

L’inflation

Explication

L’inflation désigne une hausse du niveau général des prix. La déflation est une baisse de ce niveau, la désinflation un ralentissement de l’inflation, et une variation relative concerne le prix d’un produit par rapport à d’autres. »

36. Dans un pays, les prix continuent d’augmenter, mais leur rythme de hausse diminue. Comment qualifier cette évolution ?

Une inflation à rythme constant
Une déflation
Une accélération de l’inflation
Une désinflation

Une désinflation

Explication

La désinflation est un ralentissement de l’inflation : les prix augmentent encore, mais moins rapidement. La déflation implique une baisse du niveau général des prix, tandis qu’une accélération ou un rythme constant ne correspond pas au ralentissement décrit. »

37. L’IPC passe de 120 à 126 entre deux périodes. Quel est le taux d’inflation sur cette période ?

4,76 %
−5 %
5 %
6 %

5 %

Explication

Le taux d’inflation est la variation de l’IPC rapportée à sa valeur initiale : 100×(126−120)/120=5%100\times(126-120)/120=5\%. Le calcul rapporté à 126 utilise le mauvais dénominateur, 6 % omet la division par l’indice initial, et le signe négatif vient de l’inversion des périodes. »

38. Les revenus nominaux des ménages augmentent de 4 % tandis que l’indice des prix augmente de 6 %. Selon la règle de calcul de l’évolution du pouvoir d’achat, quelle est son évolution ?

Une hausse de 10 %
Une baisse de 2 %
Une hausse de 4 %
Une hausse de 2 %

Une baisse de 2 %

Explication

L’évolution du pouvoir d’achat est la différence entre l’évolution des revenus et celle de l’indice des prix : 4%−6%=−2%4\%-6\%=-2\%. Additionner les taux donne 10 %, inverser la soustraction donne une hausse de 2 %, et retenir 4 % ignore la hausse des prix. »

39. Lina a 17 ans, n’a pas travaillé pendant la semaine étudiée, peut commencer un emploi dans dix jours et a envoyé des candidatures au cours des trois dernières semaines. Quel critère du chômage au sens du BIT remplit-elle ?

Elle ne satisfait pas le critère de disponibilité, car il faut pouvoir commencer sous une semaine.
Elle ne satisfait pas le critère d’âge, car il faut avoir au moins 18 ans.
Elle satisfait les critères d’âge, d’absence d’emploi, de disponibilité et de recherche active.
Elle ne satisfait pas le critère de recherche, car les démarches doivent dater des deux dernières semaines.

Elle satisfait les critères d’âge, d’absence d’emploi, de disponibilité et de recherche active.

Explication

Le BIT retient les personnes d’au moins 15 ans sans emploi pendant la semaine de référence, disponibles dans les deux semaines et ayant recherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines. L’âge de 18 ans relève d’une confusion sur le seuil, le délai d’une semaine confond disponibilité et recherche, et le délai de deux semaines raccourcit à tort la période de recherche.

40. Dans une population, certaines personnes travaillent, d’autres sont sans emploi mais disponibles et en recherche active, et d’autres ne travaillent pas et ne cherchent pas d’emploi. Qui appartient à la population active ?

Les personnes en emploi et toutes celles qui ne travaillent pas.
Les personnes en emploi, à l’exclusion des personnes sans emploi.
Les personnes sans emploi, qu’elles cherchent ou non un emploi.
Les personnes en emploi et celles sans emploi qui sont disponibles et cherchent un emploi.

Les personnes en emploi et celles sans emploi qui sont disponibles et cherchent un emploi.

Explication

La population active rassemble les personnes en emploi et les chômeurs, c’est-à-dire les personnes sans emploi disponibles et en recherche. Inclure les inactifs confond population active et population totale, exclure les personnes en emploi réduit la population active aux chômeurs, et inclure toutes les personnes sans emploi néglige les critères de disponibilité et de recherche.

41. Une région compte 480 000 personnes en emploi sur 800 000 personnes en âge de travailler. Quel est son taux d’emploi ?

0,6 %
40 %
60 %
166,7 %

60 %

Explication

Le taux d’emploi se calcule en divisant le nombre de personnes en emploi par la population en âge de travailler, puis en multipliant par 100 : 100×480 000800 000=60%100\times\frac{480\,000}{800\,000}=60\%. Le résultat de 166,7 % inverse le rapport, 0,6 % omet la conversion en pourcentage, et 40 % ne correspond pas au rapport demandé.

42. Une population active compte 1 200 000 personnes, dont 96 000 chômeurs. Quel est le taux de chômage ?

12,5 %
8 %
1 250 %
92 %

8 %

Explication

Le taux de chômage est le nombre de chômeurs divisé par la population active, multiplié par 100 : 100×96 0001 200 000=8%100\times\frac{96\,000}{1\,200\,000}=8\%. Le taux de 12,5 % vient d’un dénominateur erroné, 1 250 % inverse le rapport, et 92 % correspond à la part complémentaire plutôt qu’au taux de chômage.

43. Pour produire ses statistiques sur les demandeurs d’emploi en fin de mois, quel dispositif France Travail et la DARES utilisent-ils ?

Dix catégories administratives sans regroupement destiné à l’analyse statistique.
Sept catégories administratives et dix catégories construites pour l’analyse statistique.
Une enquête auprès d’un échantillon réparti en dix catégories de chômage.
Dix catégories administratives et sept catégories construites pour l’analyse statistique.

Dix catégories administratives et sept catégories construites pour l’analyse statistique.

Explication

France Travail et la DARES comptabilisent les demandeurs d’emploi en fin de mois selon dix catégories administratives et sept catégories construites à partir de celles-ci pour l’analyse. L’inversion des nombres confond les deux niveaux de classification, l’enquête par échantillon renvoie à une autre méthode, et l’absence de catégories statistiques omet un élément du dispositif.

44. Une équipe souhaite suivre rapidement l’évolution des inscriptions à France Travail, mais sait que certaines personnes en recherche ne sont pas inscrites et que les règles d’indemnisation peuvent changer. Quelle évaluation de cette statistique est la plus juste ?

Elle suit la conjoncture à partir d’un échantillon coûteux, mais couvre les non-inscrits.
Elle mesure tous les chercheurs d’emploi à faible coût, sans dépendre des inscriptions ni des règles.
Elle permet un suivi conjoncturel exhaustif et peu coûteux, mais dépend des inscriptions et des règles de gestion.
Elle dénombre les inscrits sans coût, mais ne permet pas de suivre les évolutions conjoncturelles.

Elle permet un suivi conjoncturel exhaustif et peu coûteux, mais dépend des inscriptions et des règles de gestion.

Explication

La statistique de France Travail est un dénombrement exhaustif à faible coût utile au suivi conjoncturel, mais elle ne couvre pas les chercheurs non inscrits et dépend des règles d’indemnisation et de gestion des listes. L’idée qu’elle couvre tous les chercheurs confond exhaustivité des inscrits et exhaustivité de la population, l’échantillon coûteux décrit mal la méthode, et l’absence de suivi conjoncturel méconnaît son utilité.

45. Au même trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A dépasse celui des chômeurs mesurés au sens du BIT. Quelle explication rend le mieux compte de cet écart ?

Tous les inscrits satisfont les critères du BIT, mais une partie des chômeurs en est exclue par l’âge.
Des chômeurs au sens du BIT peuvent ne pas être inscrits, et certains inscrits peuvent ne pas satisfaire un critère du BIT.
Tous les chômeurs du BIT sont inscrits, mais France Travail les répartit dans une autre catégorie.
L’écart vient du fait que le BIT compte les inscrits mensuellement et France Travail les chômeurs trimestriellement.

Des chômeurs au sens du BIT peuvent ne pas être inscrits, et certains inscrits peuvent ne pas satisfaire un critère du BIT.

Explication

Les deux mesures divergent parce que certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à France Travail, tandis que certains inscrits ne remplissent pas l’un des trois critères du BIT. Présumer que tous les inscrits satisfont ces critères ignore la seconde cause, présumer que tous les chômeurs sont inscrits ignore la première, et l’explication par des périodes différentes ne correspond pas au mécanisme indiqué.

46. Pourquoi les économistes suivent-ils le chômage lorsqu’ils évaluent la situation d’une économie ?

Parce qu’il indique une utilisation efficace des ressources lorsque le nombre d’inscrits augmente.
Parce qu’il affecte directement le bien-être des chômeurs et signale une utilisation inefficace des ressources.
Parce qu’il mesure directement la hausse des prix et le pouvoir d’achat des ménages.
Parce qu’il renseigne principalement sur les recettes fiscales et les dépenses d’indemnisation.

Parce qu’il affecte directement le bien-être des chômeurs et signale une utilisation inefficace des ressources.

Explication

Le chômage intéresse les économistes à la fois pour ses effets directs sur le bien-être des personnes concernées et parce qu’il signale une utilisation inefficace des ressources de l’économie. L’accent exclusif sur les dépenses publiques réduit cette double raison, la hausse des prix renvoie à l’inflation, et une utilisation efficace inverse le rôle du chômage comme signal.

47. Une consommatrice dispose d’un budget limité et compare plusieurs paniers de biens. Quel panier choisit-elle selon le modèle du consommateur ?

Celui qui maximise les quantités achetées sans contrainte budgétaire
Celui qui minimise ses dépenses, quelle que soit son utilité
Celui qui maximise le profit du producteur tout en respectant son budget
Celui qui maximise son utilité tout en respectant son budget

Celui qui maximise son utilité tout en respectant son budget

Explication

Le consommateur recherche la combinaison de biens qui lui procure la plus grande utilité parmi celles que son budget lui permet d’acheter. Minimiser les dépenses sans considérer l’utilité confond son objectif avec la seule maîtrise des coûts ; ignorer le budget omet la contrainte ; maximiser le profit attribue au consommateur l’objectif du producteur.

48. Une entreprise choisit ses matières premières et ses équipements, puis commercialise les biens fabriqués. Quel objectif décrit le comportement du producteur dans le modèle présenté ?

Maximiser le volume des ventes sans prendre en compte les coûts
Maximiser la quantité d’inputs achetés indépendamment des outputs
Maximiser l’utilité des consommateurs en choisissant les produits
Maximiser son profit compte tenu de la technologie disponible

Maximiser son profit compte tenu de la technologie disponible

Explication

Le producteur achète des inputs, les transforme en outputs et cherche à maximiser son profit selon la technologie dont il dispose. Maximiser l’utilité relève du consommateur, tandis que privilégier les ventes ou les achats d’inputs sans considérer le profit ne correspond pas à l’objectif décrit.

49. Dans l’approche microéconomique standard, quelle hypothèse caractérise les agents lorsqu’ils prennent leurs décisions ?

Ils éprouvent régulièrement des regrets après avoir choisi une option
Ils commettent des erreurs prévisibles en évaluant les coûts et bénéfices
Ils laissent leurs émotions dominer leurs calculs et changent souvent de préférences
Ils évaluent les coûts et bénéfices, se projettent à long terme et restent cohérents

Ils évaluent les coûts et bénéfices, se projettent à long terme et restent cohérents

Explication

L’approche standard suppose des agents informés de leurs objectifs, capables d’évaluer les coûts et bénéfices, de se projeter à long terme et de rester cohérents sans erreurs ni regrets. Le rôle dominant des émotions et les erreurs systématiques relèvent plutôt des limites étudiées par l’économie comportementale ; les regrets contredisent également l’hypothèse standard.

50. Une équipe d’économistes intègre les émotions et les biais cognitifs à son analyse, tout en conservant l’idée que les individus font des choix orientés vers leurs objectifs. Quelle approche adopte-t-elle ?

L’économie comportementale, qui tient compte des limites cognitives et des biais
Une approche qui ignore les biais afin de maintenir la rationalité parfaite
Une approche qui tient compte des biais en rejetant toute idée de choix maximisateur
Une approche qui écarte les choix individuels au profit des seuls agrégats

L’économie comportementale, qui tient compte des limites cognitives et des biais

Explication

L’économie comportementale rend l’explication économique plus réaliste en considérant les limites cognitives, les émotions et les biais, sans renoncer à l’idée de choix et de comportement maximisateurs. Écarter les choix ou ignorer les biais ne répond pas à cette approche ; rejeter toute maximisation va au-delà de ce qu’elle propose.

51. Des erreurs prévisibles de jugement conduisent de nombreux habitants à prendre des décisions qui leur nuisent. Quelle justification de l’intervention publique correspond à la règle étudiée ?

L’État doit s’abstenir de modifier les comportements malgré ces erreurs
L’État peut interdire les comportements concernés pour supprimer tout choix
L’État peut intervenir pour aider les individus à mieux décider
L’État intervient pour remplacer les préférences individuelles par les siennes

L’État peut intervenir pour aider les individus à mieux décider

Explication

Lorsque les individus commettent des erreurs systématiques, l’État peut intervenir afin de les aider à mieux décider ; dans le cadre de la rationalité parfaite, cette justification de l’intervention n’existe pas. L’abstention correspond à ce dernier cadre, tandis que l’interdiction et le remplacement des préférences vont au-delà de l’aide à la décision décrite.

52. Une cafétéria place les aliments sains à hauteur des yeux pour orienter les choix, sans interdire les autres aliments ni changer leurs prix. Comment qualifier ce dispositif ?

Un nudge, car il oriente les choix sans modifier les interdictions ni les incitations économiques
Une interdiction, car il retire des options alimentaires aux clients
Une incitation économique, car il change le prix relatif des aliments
Une obligation réglementaire, car il impose le choix des aliments sains

Un nudge, car il oriente les choix sans modifier les interdictions ni les incitations économiques

Explication

Un nudge est une action simple et peu coûteuse qui influence prévisiblement le comportement sans interdire un choix ni modifier les incitations économiques. Retirer des options serait une interdiction, changer les prix modifierait les incitations économiques, et imposer un choix transformerait l’orientation en obligation.

53. Une organisation conçoit un dispositif d’orientation des choix qui sert davantage ses propres objectifs que les intérêts des personnes concernées. Quel risque associé aux nudges cette situation illustre-t-elle ?

Le nudge modifie les prix et supprime ainsi la liberté de décision
Le nudge peut être utilisé à mauvais escient au profit de ses concepteurs
Le nudge transforme nécessairement l’orientation des choix en interdiction
Le nudge garantit que les choix servent les intérêts des personnes concernées

Le nudge peut être utilisé à mauvais escient au profit de ses concepteurs

Explication

Un nudge peut être utilisé à mauvais escient lorsque le dispositif sert les intérêts de ses concepteurs plutôt que ceux des personnes concernées ; il peut également diminuer la responsabilisation individuelle. La neutralité n’est donc pas garantie, et ce risque ne signifie pas que le dispositif devient nécessairement une interdiction ou une modification des prix.

54. Quel mécanisme détermine le prix et les quantités échangées d’un bien ou d’un service ?

La décision des vendeurs sur les quantités produites
La réunion des acheteurs dans un lieu précis
La rencontre entre l’offre et la demande
La fixation administrative des prix par l’État

La rencontre entre l’offre et la demande

Explication

Un marché est le mécanisme par lequel l’offre et la demande se rencontrent, déterminant ainsi prix et quantités échangées. Le lieu physique confond marché et emplacement, les quantités produites ne suffisent pas à définir le mécanisme, et l’État ne fixe pas seul tous les prix.

55. Dans une ville, plusieurs boutiques vendent le même produit et ouvrent à des heures différentes. À quel modèle de mise en relation cette situation correspond-elle ?

Au modèle dispersé
À un marché organisé par enchères
Au modèle à lieu et moment uniques
À une rencontre centralisée à horaire fixe

Au modèle dispersé

Explication

Le modèle dispersé répartit les vendeurs entre plusieurs boutiques ouvertes à différents moments. Le modèle à lieu et moment uniques suppose une rencontre commune, tandis que l’horaire fixe et les enchères ne caractérisent pas ici la dispersion décrite.

56. Sur un marché agricole, un très grand nombre de vendeurs et d’acheteurs échangent un produit et aucun participant ne peut modifier le prix du marché. Quelle situation concurrentielle cela décrit-il ?

La concurrence parfaite
Le monopole
L’oligopole
La concurrence imparfaite

La concurrence parfaite

Explication

En concurrence parfaite, les acheteurs et les vendeurs sont nombreux et aucun ne peut influencer le marché : ils prennent le prix comme donné. La concurrence imparfaite implique un pouvoir de marché, tandis que l’oligopole et le monopole reposent sur un nombre restreint de vendeurs.

57. Une autorité publique établit des règles de fonctionnement pour un marché et veille à ce qu’elles soient respectées. Quel rôle de l’État exerce-t-elle ?

Déterminer directement toutes les quantités demandées
Encadrer le marché par des règles et en assurer le respect
Produire les biens échangés sur le marché
Remplacer les échanges par une allocation administrative

Encadrer le marché par des règles et en assurer le respect

Explication

L’État contribue au fonctionnement des marchés en définissant des règles et en veillant à leur respect. Fixer tous les prix, produire les biens ou déterminer directement la demande ne correspond pas au rôle indiqué.

58. Que décrit la fonction de demande d’un bien ?

La quantité totale produite, quel que soit le prix du bien
La quantité que les consommateurs souhaitent consommer sans égard au prix
La quantité que les producteurs proposent à chaque prix auquel ils peuvent vendre le bien
La quantité que les consommateurs demandent à chaque prix auquel ils peuvent acheter le bien

La quantité que les consommateurs demandent à chaque prix auquel ils peuvent acheter le bien

Explication

La fonction de demande indique la quantité demandée par les consommateurs à chaque prix auquel ils peuvent acheter le bien. L’offre décrit les quantités proposées par les producteurs, tandis qu’un souhait sans considération du prix ou du budget n’est pas la quantité demandée.

59. Toutes choses égales par ailleurs, le prix d’un bien baisse. Quel changement prévoit la loi de la demande pour sa quantité demandée ?

Elle devient égale à la quantité offerte
Elle reste inchangée
Elle augmente
Elle diminue

Elle augmente

Explication

Toutes choses égales par ailleurs, une baisse du prix augmente la quantité demandée ; une hausse du prix la diminue. L’option de baisse inverse cette relation, et l’égalité avec l’offre n’est pas impliquée par la seule variation du prix.

60. De nombreuses personnes souhaitent acheter un logement luxueux, mais son prix dépasse les moyens de beaucoup d’entre elles. Quelle distinction explique que la quantité demandée puisse rester faible ?

La quantité demandée désigne l’offre de logements, tandis que la quantité désirée désigne leur prix
Le nombre de personnes intéressées détermine la quantité demandée indépendamment de leurs moyens
La quantité désirée correspond aux achats réalisables, tandis que la quantité demandée ignore le budget
La quantité désirée exprime un souhait, tandis que la quantité demandée tient compte du prix et du budget

La quantité désirée exprime un souhait, tandis que la quantité demandée tient compte du prix et du budget

Explication

La quantité désirée exprime un souhait, alors que la quantité demandée tient compte du prix et des moyens de l’acheteur ; un prix élevé peut donc limiter les achats. Assimiler le désir à un achat réalisable néglige la contrainte budgétaire, et l’offre de logements est une notion distincte.

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Que désigne l’économie à l’origine ?

L’art de vivre et d’administrer un patrimoine.

Dans quel ouvrage Antoine de Montchrestien emploie-t-il l’expression « économie politique » ?

Dans le Traité d’économie politique.

En quelle année Antoine de Montchrestien emploie-t-il pour la première fois « économie politique » ?

En 1615.

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