Depuis 1945, la consommation des ménages s’est considérablement élevée avec l’accroissement des revenus.
Pendant les Trente Glorieuses, la consommation a été multipliée par plus de quatre.
Depuis la fin des années 1970, la consommation augmente lentement et régulièrement, puis stagne depuis les années 1990.
En 2007, la consommation des ménages représentait 55 % du PIB français, contre environ 53 % aujourd’hui.
En 2020, la consommation des ménages a chuté de 6,7 % en raison de la crise sanitaire, tandis que le pouvoir d’achat augmentait légèrement et que le taux d’épargne progressait de 6,3 points de pourcentage. - INSEE
En 2021, la consommation a augmenté de 5,2 %.
★ À maîtriser
📌 La dépense de consommation finale correspond aux dépenses engagées par un secteur pour acquérir des biens et services de consommation, tandis que la consommation finale effective désigne l’acquisition de ces biens et services par un secteur.
📌 La consommation finale satisfait directement un besoin, tandis que la consommation intermédiaire utilise un bien dans la production d’un autre bien, comme les matières premières ou l’énergie.
Compléments
La consommation finale des administrations inclut les consommations individualisables dont les bénéficiaires peuvent être définis précisément, notamment les dépenses d’éducation et de santé. - INSEE
Le revenu réel arbitrable est le revenu disponible brut après déduction des dépenses pré-engagées, dont la part est passée de 15 % en 1959 à presque 30 % aujourd’hui.
📌 La consommation marchande concerne des biens et services échangés sur un marché à un prix supérieur au coût de revient, tandis que la consommation non marchande comprend l’autoconsommation et les services gratuits ou à prix modique, inférieur au coût de revient.
📌 La consommation individuelle est décidée par chaque ménage selon ses besoins et ses moyens, tandis que la consommation collective correspond à des services non marchands fournis par les administrations publiques, comme la justice, la police, l’enseignement et la santé.
Finale satisfait directement un besoin ; intermédiaire sert à produire un autre bien.
★ À maîtriser
La loi des débouchés de J. B. Say, formulée en 1803, affirme que toute offre crée sa propre demande. - J.B Say, La « loi des débouchés »
Dans l’approche classique, l’épargne correspond à la demande d’investissement et est considérée comme productive.
Dans le modèle classique, le taux d’intérêt ajuste l’épargne et l’investissement sur le marché financier : l’épargne offre des fonds prêtables et l’investissement en demande.
Dans la vision classique, la consommation est le résidu de l’épargne et le taux d’intérêt arbitre l’allocation du revenu entre consommation présente et épargne destinée à accroître la consommation future.
Compléments
📐 Formule - Dans l’approche classique, l’offre d’épargne croît avec le taux d’intérêt et la demande d’investissement décroît avec celui-ci : .
Chez les classiques, l’épargne finance l’investissement ; chez Keynes, l’épargne peut créer une fuite.
★ À maîtriser
📌 Contrairement à l’approche classique, Keynes considère que l’épargne est le résidu de la consommation et que le taux d’intérêt n’intervient pas dans ce partage. - J-M. Keynes
📐 Formule - La propension marginale à consommer mesure la variation de la consommation provoquée par une variation marginale du revenu : .
📐 Formule - La fonction keynésienne de consommation s’écrit , où est la consommation autonome et .
Compléments
Dans l’approche keynésienne par le circuit et la demande, l’épargne peut être demandée pour elle-même et constituer une fuite susceptible de déséquilibrer l’égalité entre investissement et épargne.
La propension marginale à consommer est positive et inférieure à un, et elle est stable à long terme dans la théorie keynésienne.
📌 La propension moyenne à consommer est la part du revenu consacrée à la consommation et elle est positive et décroissante, tandis que la propension marginale à consommer est inférieure à la propension moyenne.
📐 Formule - L’épargne keynésienne est le revenu disponible non consommé et se déduit de la consommation : .
★ À maîtriser
📌 L’élasticité-revenu distingue les biens inférieurs, dont l’élasticité est négative, les biens normaux, dont l’élasticité est comprise entre 0 et 1, et les biens supérieurs, dont l’élasticité est supérieure à 1.
Compléments
S. Kuznets montre en 1940 que la consommation est linéaire par rapport au revenu, avec une propension moyenne et marginale à consommer d’environ 0,86 ; la propension marginale est stable à long terme mais varie à court terme.
Selon la théorie du revenu relatif de J-S. Duesenberry, les individus imitent la consommation des catégories sociales supérieures par des effets d’imitation et de démonstration.
📐 Formule - La consommation peut être financée par le revenu et le patrimoine : , où est la propension à dépenser des actifs et le montant des actifs détenus à la période .
📌 L’effet Giffen désigne une baisse de la demande après une baisse du prix, l’effet d’anticipation une hausse de la demande après une hausse du prix ou une baisse après une baisse, et l’effet Veblen une demande accrue lorsque le prix élevé confère au bien une valeur symbolique ou ostentatoire.
M. Halbwachs (1910) relie l’autonomie des goûts à la socialisation familiale, à la classe sociale et au groupe ethnique.
P. Bourdieu (1979) explique que l’habitus détermine les choix de consommation et que l’identité de classe rend une partie de ces choix inerte.
Pour J. Baudrillard, la consommation de symboles permet à l’individu de construire son identité sociale.
H. Mendras associe la moyennisation de la société au recul du pouvoir prédictif de la position professionnelle sur la consommation et le mode de vie des ménages.
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans la théorie du revenu permanent, la consommation dépend du revenu permanent selon la relation , où est la propension moyenne et marginale à consommer le revenu permanent.
Compléments
Les ménages ne modifient leur consommation qu’après avoir estimé qu’une variation de revenu est permanente plutôt que transitoire.
La théorie du revenu permanent relativise l’efficacité des baisses momentanées d’impôts pour stimuler la consommation, car une hausse de revenu accroît significativement la consommation seulement si elle est jugée durable.
Une relance sans effet durable peut accroître l’inflation ou produire un effet d’éviction et les comportements de consommation ont un rôle contracyclique.
★ À maîtriser
📐 Formule - La fonction de consommation agrégée du modèle du cycle de vie s’écrit , où est la propension marginale à consommer la richesse et celle à consommer le revenu.
Compléments
La théorie du cycle de vie suppose que les individus connaissent leur durée de vie finie et leurs revenus futurs, et que les marchés financiers sont parfaits et sûrs.
La théorie du cycle de vie ne prend pas en compte l’incertitude ni l’imperfection des marchés financiers et modélise les choix intertemporels en trois périodes : jeunesse, vie active et retraite.
En 2012, les 20 % des personnes les plus riches détenaient 71 % des patrimoines.
T. Piketty, dans Le capital au XXIe siècle (2013), affirme que les inégalités de patrimoine sont beaucoup plus marquées que les inégalités de revenu. - T.Piketty
Jeunesse : désépargne → vie active : épargne → retraite : désépargne.
★ À maîtriser
📌 Keynes s’inquiète d’un excès d’épargne qui compromettrait le plein emploi, tandis que les néoclassiques craignent une insuffisance d’épargne.
Compléments
Le taux d’épargne des ménages a augmenté jusqu’au premier choc pétrolier, puis diminué après le second, avant de se stabiliser autour de 15 % depuis 2000 et d’atteindre 21 % en 2020.
Les facteurs explicatifs mentionnés sont :
E.-S. Phelps soutient que le taux d’épargne optimal est égal à la part des revenus du capital dans l’économie, selon la règle d’or d’accumulation du capital.
La détermination pragmatique d’un taux optimal d’épargne exige d’analyser la conjoncture pour repérer les déficits ou excès d’épargne et de distinguer l’épargne longue de l’épargne courte dans un contexte de globalisation financière.
Keynes craint l’excès d’épargne ; les néoclassiques craignent son insuffisance.
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1. Quel facteur a accompagné la forte hausse de la consommation des ménages depuis 1945 ?
2. Que désigne la consommation finale des ménages ?
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Que désigne la consommation finale des ménages ?
L’ensemble des dépenses en biens et services visant à satisfaire les besoins des individus.
Que mesure la dépense de consommation finale ?
Les dépenses engagées par un secteur pour acquérir des biens et services de consommation.
Par rapport à quel revenu le pouvoir d’achat est-il défini ?
Par rapport au revenu disponible brut.
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