QCM : Consommation et épargne (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi la consommation des ménages constitue-t-elle un enjeu de croissance pour les entreprises ?

Elle leur assure des débouchés et les incite à investir.
Elle garantit la stabilité des prix et la hausse des salaires.
Elle réduit leurs coûts de production et leurs besoins de financement.
Elle remplace les investissements publics dans les infrastructures.

Elle leur assure des débouchés et les incite à investir.

Explication

Les dépenses des ménages créent des débouchés pour les entreprises et peuvent les encourager à investir. La baisse des coûts de production n’est pas le mécanisme indiqué ici.

2. Quelle évolution moyenne de la consommation des ménages l’INSEE relève-t-elle depuis la crise de 2008 ?

Une baisse moyenne de 0,2 % par an.
Une stabilité moyenne, sans progression mesurable.
Une progression moyenne de 2 % par an.
Une progression moyenne de 0,2 % par an.

Une progression moyenne de 0,2 % par an.

Explication

Depuis la crise de 2008, l’INSEE évalue la progression moyenne de la consommation des ménages à 0,2 % par an. Une hausse de 2 % par an correspond à un rythme dix fois supérieur à celui rapporté.

3. Que recouvre la consommation finale des ménages ?

Les dépenses en biens et services destinées à satisfaire les besoins des individus.
Les achats de biens utilisés par les entreprises pour fabriquer d’autres biens.
Les dépenses publiques destinées à financer les services collectifs.
Les revenus consacrés à l’épargne après le paiement des impôts et cotisations.

Les dépenses en biens et services destinées à satisfaire les besoins des individus.

Explication

La consommation finale des ménages rassemble les dépenses en biens et services qui visent à satisfaire les besoins des individus. Les achats de biens utilisés pour produire d’autres biens relèvent de la consommation intermédiaire.

4. Un secteur acquiert des biens et services de consommation : quelle notion désigne ces biens et services acquis ?

La consommation finale effective.
La consommation agrégée des ménages.
La consommation intermédiaire du secteur.
La dépense de consommation finale.

La consommation finale effective.

Explication

La consommation finale effective désigne les biens et services de consommation acquis par un secteur. La dépense de consommation finale renvoie plutôt aux dépenses consenties pour les acquérir.

5. Comment définir le pouvoir d’achat dans le cadre du revenu disponible brut ?

La somme des biens et services produits par unité de salaire.
La quantité de biens et services achetable avec une unité de salaire.
La part du revenu disponible brut consacrée aux dépenses pré-engagées.
Le montant total des salaires perçus avant impôts et cotisations.

La quantité de biens et services achetable avec une unité de salaire.

Explication

Le pouvoir d’achat exprime la quantité de biens et services que l’on peut acheter avec une unité de salaire et se définit par rapport au revenu disponible brut. La part consacrée aux dépenses pré-engagées ne constitue pas cette mesure.

6. Une entreprise utilise de l’énergie pour fabriquer un produit : de quelle forme de consommation s’agit-il ?

D’une consommation finale, car l’énergie satisfait directement un besoin individuel.
D’une dépense pré-engagée, car l’énergie est une charge régulière.
D’une consommation intermédiaire, car l’énergie participe à la production.
D’un achat de consommation finale, car le produit fabriqué sera vendu.

D’une consommation intermédiaire, car l’énergie participe à la production.

Explication

L’énergie utilisée dans la fabrication d’un produit est une consommation intermédiaire, car elle sert à produire un autre bien. La consommation finale satisfait directement un besoin, ce qui ne décrit pas ici l’usage de l’énergie.

7. Quelle idée résume la loi des débouchés formulée par J. B. Say en 1803 ?

Toute demande crée une offre équivalente.
Toute offre crée sa propre demande.
L’épargne détermine directement le niveau de production.
L’investissement dépend exclusivement de la consommation.

Toute offre crée sa propre demande.

Explication

La loi des débouchés de Say affirme que la production offerte engendre les revenus qui permettent de la demander. L’idée inverse, selon laquelle la demande crée l’offre, ne correspond pas à cette loi.

8. Dans la théorie classique, quel rôle respectif l’épargne et l’investissement jouent-ils sur le marché des fonds prêtables ?

L’investissement constitue l’offre de fonds prêtables et l’épargne en constitue la demande.
L’épargne et l’investissement constituent ensemble l’offre de fonds prêtables.
L’épargne constitue l’offre de fonds prêtables et l’investissement en constitue la demande.
L’épargne représente la demande de fonds prêtables et la consommation en représente l’offre.

L’épargne constitue l’offre de fonds prêtables et l’investissement en constitue la demande.

Explication

Dans l’analyse classique, les fonds épargnés sont proposés aux emprunteurs, tandis que l’investissement représente leur demande. Inverser ces deux rôles revient à confondre prêteurs et utilisateurs des fonds.

9. Sur le marché financier classique, quel mécanisme tend à égaliser l’épargne et l’investissement ?

La variation du niveau général des prix.
L’ajustement du taux de change.
L’ajustement du taux d’intérêt.
La modification des dépenses publiques.

L’ajustement du taux d’intérêt.

Explication

Dans l’approche classique, le taux d’intérêt s’ajuste afin d’équilibrer l’offre d’épargne et la demande d’investissement. Le niveau général des prix concerne un autre mécanisme et n’est pas le régulateur indiqué ici.

10. Pour Keynes, comment l’épargne se définit-elle par rapport à la consommation et au revenu ?

Elle est le revenu consacré à l’achat de biens de consommation.
Elle est la dépense d’investissement réalisée par les entreprises.
Elle est la part du revenu qui reste après la consommation immédiate.
Elle est la part du revenu affectée avant toute décision de consommation.

Elle est la part du revenu qui reste après la consommation immédiate.

Explication

Pour Keynes, l’épargne est le résidu de la consommation : elle correspond à la fraction du revenu qui n’est pas consommée immédiatement. L’approche classique présente plutôt la consommation comme le résidu de l’épargne.

11. Comment l’épargne peut-elle contribuer à un déséquilibre du circuit économique dans l’approche keynésienne ?

Employée comme demande de biens, elle peut accélérer les ventes et équilibrer épargne et investissement.
Demandée pour elle-même, elle peut constituer une fuite et déséquilibrer épargne et investissement.
Déterminée par la production, elle peut supprimer tout écart entre épargne et investissement.
Transformée automatiquement en investissement, elle peut stabiliser le circuit sans fuite.

Demandée pour elle-même, elle peut constituer une fuite et déséquilibrer épargne et investissement.

Explication

L’épargne peut être recherchée pour elle-même plutôt que transformée en investissement, ce qui constitue une fuite du circuit et autorise un déséquilibre. La transformation automatique de toute épargne en investissement correspond à une hypothèse qui écarte précisément cette possibilité.

12. Que mesure la propension marginale à consommer ?

Le niveau de consommation autonome lorsque le revenu est nul.
La variation de la consommation provoquée par une variation du revenu.
La variation de l’épargne provoquée par une variation de la consommation.
La part du revenu total consacrée à la consommation.

La variation de la consommation provoquée par une variation du revenu.

Explication

La propension marginale à consommer mesure la réaction de la consommation à une variation du revenu. La part du revenu consacrée à la consommation correspond à la propension moyenne, non à la propension marginale.

13. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, que se passe-t-il lorsque le revenu augmente ?

La consommation augmente au même rythme que le revenu.
La consommation augmente, mais moins rapidement que le revenu.
La consommation diminue tandis que le revenu augmente.
La consommation reste stable malgré l’augmentation du revenu.

La consommation augmente, mais moins rapidement que le revenu.

Explication

Keynes soutient que la consommation croît avec le revenu, mais à un rythme moins rapide. Une hausse de consommation égale à la hausse du revenu ne respecte pas cette relation.

14. Quelle écriture représente la fonction de consommation keynésienne, avec une consommation autonome C0C_0 et une propension marginale à consommer cc ?

Ct=c+C0YdtC_t = c + C_0Y_{dt}
Ct=C0+cYdtC_t = C_0 + cY_{dt}
Ct=Ydt−C0cC_t = Y_{dt} - C_0c
Ct=C0−cYdtC_t = C_0 - cY_{dt}

$$C_t = C_0 + cY_{dt}$$

Explication

La fonction keynésienne ajoute la consommation autonome C0C_0 à la part de la consommation qui varie avec le revenu disponible, soit cYdtcY_{dt}. L’expression avec un signe négatif ferait diminuer la consommation lorsque le revenu disponible augmente si cc est positif.

15. Un ménage dont le revenu baisse tarde à réduire ses dépenses et cherche à préserver son niveau de consommation antérieur. Quel mécanisme décrit cette réaction ?

L’effet de cliquet, qui traduit l’ajustement retardé de la consommation au revenu
L’élasticité-revenu, qui mesure la variation de la demande selon le revenu
L’effet de démonstration, qui conduit à imiter les dépenses des groupes aisés
La propension à dépenser des actifs, qui relie les dépenses au patrimoine détenu

L’effet de cliquet, qui traduit l’ajustement retardé de la consommation au revenu

Explication

L’effet de cliquet de Duesenberry décrit le retard avec lequel la consommation s’ajuste au revenu, car le consommateur cherche à maintenir son niveau antérieur. L’effet de démonstration concerne plutôt l’imitation de la consommation des catégories sociales supérieures.

16. Pourquoi, dans la théorie du revenu relatif de Duesenberry, certains ménages adoptent-ils des habitudes de consommation observées dans des catégories sociales plus aisées ?

La valeur de leur patrimoine détermine directement la part consacrée à chaque bien
Les effets d’imitation et de démonstration influencent leurs choix de consommation
La hausse de leur revenu permanent les conduit à stabiliser leurs dépenses sur la durée
Le retard d’ajustement les pousse à conserver leur propre niveau de dépenses antérieur

Les effets d’imitation et de démonstration influencent leurs choix de consommation

Explication

Duesenberry explique cette influence par les effets d’imitation et de démonstration entre catégories sociales. Le maintien du niveau antérieur de dépenses relève de l’effet de cliquet et n’explique pas cette imitation.

17. Un ménage reçoit une prime qu’il pense exceptionnelle, mais ne modifie pas durablement ses dépenses. Quelle interprétation correspond à la théorie du revenu permanent de Friedman ?

La consommation suit immédiatement chaque variation du revenu courant, même si elle paraît provisoire
La consommation dépend principalement des circonstances aléatoires qui font varier le revenu transitoire
La consommation dépend surtout des revenus anticipés comme durables, et non du seul revenu courant
La consommation est déterminée par la richesse accumulée, sans tenir compte des revenus futurs anticipés

La consommation dépend surtout des revenus anticipés comme durables, et non du seul revenu courant

Explication

Pour Friedman, les ménages déterminent leur consommation à partir des revenus qu’ils pensent conserver à long terme, plutôt qu’à partir du seul revenu courant. Une hausse ponctuelle du revenu courant ne conduit donc pas nécessairement à une modification durable des dépenses.

18. Quelle définition distingue le revenu permanent d’un revenu temporaire issu d’un événement aléatoire ?

Un revenu exceptionnel reçu à la suite d’une circonstance imprévisible
Un flux constant dont la valeur actualisée équivaut à la richesse de l’agent
Une somme correspondant à l’ensemble des dépenses prévues pendant une période
Le revenu courant observé au cours d’une période, sans projection dans le temps

Un flux constant dont la valeur actualisée équivaut à la richesse de l’agent

Explication

Le revenu permanent est défini comme un flux constant dont la valeur actualisée est égale à la richesse de l’agent. Un gain exceptionnel relève plutôt du revenu transitoire, car il provient d’une circonstance aléatoire.

19. Un salarié reçoit une hausse de revenu et pense qu’elle durera. Selon la théorie du revenu permanent, quand cette variation peut-elle modifier son comportement de consommation ?

Lorsqu’il estime que la hausse est permanente plutôt que transitoire
Quand elle est entièrement consacrée à l’épargne avant tout ajustement des dépenses
Lorsqu’elle résulte d’un événement aléatoire plutôt que d’une évolution durable
Dès qu’elle apparaît sur sa fiche de paie, quelle que soit sa durée attendue

Lorsqu’il estime que la hausse est permanente plutôt que transitoire

Explication

Les ménages modifient leur comportement de consommation s’ils jugent une variation de revenu permanente plutôt que transitoire. Une hausse observée dans le revenu courant ne suffit donc pas, à elle seule, à établir qu’elle aura un effet durable sur la consommation.

20. Quel phénomène la théorie du cycle de vie de Modigliani cherche-t-elle à expliquer ?

L’évolution du revenu, de la consommation et de l’épargne d’un individu au cours de sa vie
La réaction de la consommation à une variation ponctuelle du revenu courant d’un ménage
L’imitation des habitudes de consommation entre catégories sociales de revenus différents
La relation entre la consommation agrégée et le patrimoine détenu à une période donnée

L’évolution du revenu, de la consommation et de l’épargne d’un individu au cours de sa vie

Explication

La théorie du cycle de vie de Modigliani porte sur l’évolution du revenu, de la consommation et de l’épargne au cours de la vie d’un individu. La réaction à une variation ponctuelle du revenu relève plutôt de l’analyse du revenu permanent.

21. Quel profil d’épargne décrit le modèle du cycle de vie, de la jeunesse à la retraite ?

Désépargne pendant la jeunesse, désépargne durant la vie active, puis épargne à la retraite
Épargne pendant la jeunesse, épargne durant la vie active, puis désépargne à la retraite
Épargne pendant la jeunesse, désépargne durant la vie active, puis épargne à la retraite
Désépargne pendant la jeunesse, épargne durant la vie active, puis désépargne à la retraite

Désépargne pendant la jeunesse, épargne durant la vie active, puis désépargne à la retraite

Explication

Le modèle prévoit une désépargne pendant la jeunesse, une accumulation de patrimoine par l’épargne durant la vie active, puis une désépargne à la retraite afin de lisser la consommation. L’épargne de la jeunesse, proposée dans une autre interprétation, inverse la première étape du profil décrit.

22. Quelle différence caractérise les inquiétudes de Keynes et des néoclassiques au sujet de l’épargne ?

Keynes redoute une épargne insuffisante qui freinerait l’investissement, tandis que les néoclassiques redoutent un excès qui réduit la consommation.
Keynes et les néoclassiques redoutent tous deux un excès d’épargne, mais pour des raisons liées respectivement aux prix et aux salaires.
Keynes et les néoclassiques redoutent tous deux une épargne insuffisante, mais pour des raisons liées respectivement à la demande et au capital.
Keynes redoute un excès d’épargne qui freinerait la consommation et l’emploi, tandis que les néoclassiques redoutent une épargne insuffisante.

Keynes redoute un excès d’épargne qui freinerait la consommation et l’emploi, tandis que les néoclassiques redoutent une épargne insuffisante.

Explication

Keynes associe un excès d’épargne à une consommation réduite et à un risque pour le plein emploi, tandis que les néoclassiques s’inquiètent d’un manque d’épargne. La confusion la plus plausible consiste à inverser ces deux inquiétudes.

23. Selon E.-S. Phelps, à quoi correspond le taux optimal d’épargne associé à la règle d’or de l’accumulation du capital ?

À la proportion du revenu des ménages consacrée à la consommation.
À la part des revenus du capital dans l’économie.
À la part des revenus du travail dans l’économie.
À la croissance annuelle de la production par habitant.

À la part des revenus du capital dans l’économie.

Explication

E.-S. Phelps relie le taux optimal d’épargne à la part des revenus du capital dans l’économie, conformément à la règle d’or de l’accumulation du capital. La part des revenus du travail concerne une autre répartition des revenus et ne définit pas ce taux optimal.

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Quel rôle la consommation des ménages joue-t-elle pour les entreprises ?

Elle leur assure des débouchés et les incite à investir.

Quel enjeu économique représente la consommation des ménages ?

Un enjeu de croissance et de politique économique.

Que désigne la consommation finale des ménages ?

L’ensemble des dépenses en biens et services visant à satisfaire les besoins des individus.

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