QCM : Mondialisation et échanges internationaux (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception de la globalisation Theodore Levitt défend-il dans son article de 1983 ?

L’intégration mondiale de toute la chaîne de création de valeur
La redéfinition des règles du commerce par les États-nations
L’ouverture des économies nationales par les flux de capitaux et de travail
La convergence des marchés à l’échelle mondiale

La convergence des marchés à l’échelle mondiale

Explication

Levitt définit la globalisation par la convergence des marchés mondiaux. L’intégration de la chaîne de création de valeur correspond à la conception plus étendue associée à Ohmae.

2. Qu’est-ce que la mondialisation désigne dans son acception économique ?

La spécialisation des producteurs grâce à la division internationale du travail
L’ouverture et l’intégration des économies par les marchés des biens, des services, du capital et du travail
La domination commerciale successive des puissances riveraines de la Méditerranée
La convergence des seuls marchés de biens sous l’action des grandes entreprises

L’ouverture et l’intégration des économies par les marchés des biens, des services, du capital et du travail

Explication

La mondialisation désigne l’ouverture et l’intégration des économies nationales au moyen de plusieurs marchés, dont ceux des biens, des services, du capital et du travail. La convergence des seuls marchés de biens est une définition plus restreinte de la globalisation chez Levitt.

3. Quelle différence oppose les conceptions du commerce de Platon et Aristote à celle d’Adam Smith ?

Les premiers associent l’échange à la division du travail, tandis que Smith le réserve aux échanges locaux
Les premiers défendent le commerce lointain, tandis que Smith le considère comme un frein au développement
Les premiers condamnent le commerce, surtout lointain, tandis que Smith voit l’échange comme une source de développement économique
Les premiers voient dans l’échange une source de richesse publique, tandis que Smith le juge nuisible aux producteurs

Les premiers condamnent le commerce, surtout lointain, tandis que Smith voit l’échange comme une source de développement économique

Explication

Platon et Aristote condamnent le commerce, en particulier lorsqu’il est lointain, alors qu’Adam Smith considère l’échange comme une source de développement économique. L’idée que Smith juge l’échange nuisible inverse sa position.

4. Quelle succession retrace l’évolution de la domination commerciale en Méditerranée de l’Antiquité au XVe siècle ?

Athènes, Tyr, Rome, Carthage, monde musulman, Empire byzantin
Carthage, Tyr, Athènes, Rome, monde musulman, Empire byzantin
Tyr, Carthage, Athènes, Empire byzantin, Rome, monde musulman
Tyr, Athènes, Carthage, Rome, Empire byzantin, monde musulman

Tyr, Athènes, Carthage, Rome, Empire byzantin, monde musulman

Explication

La succession historique est Tyr, Athènes, Carthage, Rome, l’Empire byzantin, puis le monde musulman. Placer Carthage avant Athènes inverse deux étapes de cette évolution.

5. Quelle idée distingue la version bullioniste du mercantilisme ?

La richesse dépend des stocks d’or, d’argent et de pierres précieuses accumulés dans le royaume
La richesse dépend de l’ampleur des investissements directs réalisés à l’étranger
La richesse dépend surtout de la productivité obtenue par la division du travail
La richesse dépend de la liberté des échanges et de la baisse des droits de douane

La richesse dépend des stocks d’or, d’argent et de pierres précieuses accumulés dans le royaume

Explication

Le bullionisme fait dépendre la richesse des stocks de métaux précieux et de pierres accumulés dans le royaume, dans le cadre plus général d’une conception mercantiliste de la puissance de l’État. La productivité par la division du travail relève d’une autre explication du développement économique.

6. Quelle politique commerciale les mercantilistes préconisent-ils pour faire entrer de l’or dans le royaume ?

Favoriser les exportations et freiner les importations afin de dégager un excédent commercial
Réduire les échanges extérieurs et remplacer les recettes commerciales par des emprunts
Favoriser les importations et freiner les exportations afin d’accroître la variété des biens
Équilibrer les exportations et les importations pour maintenir les prix intérieurs

Favoriser les exportations et freiner les importations afin de dégager un excédent commercial

Explication

Les mercantilistes cherchent à dégager un excédent commercial en favorisant les exportations et en freinant les importations, ce qui entraîne une entrée d’or. La promotion des importations ne correspond pas à cette stratégie d’accumulation.

7. Dans quel contexte la première révolution industrielle débute-t-elle ?

Elle commence simultanément dans plusieurs pays européens vers 1800, puis gagne les États-Unis au XIXe siècle
Elle commence en Grande-Bretagne dans les années 1770-1780, puis s’étend au cours du XIXe siècle
Elle commence en France dans les années 1820-1830, puis gagne la Grande-Bretagne au milieu du siècle
Elle commence en Allemagne dans les années 1840, puis s’étend à la Grande-Bretagne après 1870

Elle commence en Grande-Bretagne dans les années 1770-1780, puis s’étend au cours du XIXe siècle

Explication

La première révolution industrielle commence en Grande-Bretagne dans les années 1770-1780 et s’étend à d’autres pays au XIXe siècle. Une origine française dans les années 1820-1830 ne correspond ni au lieu ni à la période de départ.

8. Quel effet le traité Cobden-Chevalier de 1860 a-t-il sur les échanges européens ?

Il inaugure un système de protectionnisme coordonné et limite la conclusion d’accords entre pays européens
Il crée une union douanière entre tous les pays européens et supprime les échanges avec les pays extérieurs
Il impose des droits de douane réciproques et encourage les pays européens à réduire leurs exportations
Il inaugure une période de libre-échange et favorise la multiplication d’accords, notamment par la clause de la nation la plus favorisée

Il inaugure une période de libre-échange et favorise la multiplication d’accords, notamment par la clause de la nation la plus favorisée

Explication

Le traité conclu entre le Royaume-Uni et la France inaugure une période de libre-échange en Europe et contribue à multiplier les accords, notamment grâce à la clause de la nation la plus favorisée. Il ne crée pas une union douanière réunissant tous les pays européens.

9. Quelle évolution caractérise les échanges commerciaux internationaux entre 1820 et 1913 ?

Ils sont multipliés par environ 10, tandis que les exportations mondiales en valeur progressent en moyenne de 3 % par an
Ils sont multipliés par environ 3, tandis que les exportations mondiales en volume progressent en moyenne de 20 % par an
Ils sont multipliés par plus de 20, tandis que les exportations mondiales en volume reculent en moyenne de 3 % par an
Ils sont multipliés par plus de 20, tandis que les exportations mondiales en volume progressent en moyenne de 3 % par an

Ils sont multipliés par plus de 20, tandis que les exportations mondiales en volume progressent en moyenne de 3 % par an

Explication

Entre 1820 et 1913, les échanges internationaux sont multipliés par plus de 20 et le volume des exportations mondiales croît en moyenne de 3 % par an. Confondre le rythme annuel de 3 % avec une hausse de 20 % par an surestime fortement la progression.

10. Quelle relation entre croissance économique et commerce international Paul Bairoch met-il en avant ?

Le commerce a davantage stimulé la croissance que la croissance n’a stimulé le commerce, surtout durant les périodes libérales
La croissance économique a davantage stimulé le commerce que le commerce n’a stimulé la croissance, les échanges ayant aussi progressé durant des périodes protectionnistes
Le protectionnisme a freiné le commerce, tandis que les périodes libérales ont toujours entraîné une croissance supérieure
La croissance et le commerce ont progressé au même rythme, quelle que soit la politique commerciale adoptée

La croissance économique a davantage stimulé le commerce que le commerce n’a stimulé la croissance, les échanges ayant aussi progressé durant des périodes protectionnistes

Explication

Bairoch soutient que la croissance économique a davantage été un moteur du commerce que l’inverse, en observant que les échanges ont crû plus vite durant des périodes protectionnistes. La thèse d’une croissance supérieure durant les périodes libérales inverse le contraste qu’il souligne.

11. Une entreprise achète à l’étranger des actions représentant 8 % du capital d’une société, sans en prendre le contrôle direct. De quel type d’investissement s’agit-il ?

D’un investissement direct à l’étranger, car tout achat transfrontalier d’actions relève de cette catégorie
D’un investissement de portefeuille, car les titres achetés représentent au moins 10 % du capital
D’un investissement de portefeuille, car l’achat de titres reste inférieur à 10 % du capital et n’accorde pas de contrôle direct
D’un investissement direct à l’étranger, car une participation minoritaire suffit à contrôler l’émetteur

D’un investissement de portefeuille, car l’achat de titres reste inférieur à 10 % du capital et n’accorde pas de contrôle direct

Explication

Un achat transfrontalier de titres sans contrôle direct est un investissement de portefeuille lorsque les actions représentent moins de 10 % du capital. Une participation d’au moins 10 % relève de la définition de l’investissement direct à l’étranger.

12. Quel contraste caractérise l’émigration européenne entre 1851 et 1915 par rapport aux siècles précédents ?

41 millions d’Européens émigrent, contre environ 10 millions du XVIe au XVIIIe siècle.
Environ 10 millions d’Européens émigrent, contre moins d’un million du XVIe au XVIIIe siècle.
Moins d’un million d’Européens émigrent, contre 41 millions du XVIe au XVIIIe siècle.
41 millions d’Européens émigrent, contre moins d’un million du XVIe au XVIIIe siècle.

41 millions d’Européens émigrent, contre moins d’un million du XVIe au XVIIIe siècle.

Explication

L’émigration européenne atteint 41 millions de personnes entre 1851 et 1915, alors qu’elle reste inférieure à un million du XVIe au XVIIIe siècle. Le chiffre de 10 millions ne correspond à aucune des deux périodes indiquées.

13. Une étude estime qu’environ 70 % des émigrants européens de la période considérée partent vers une même destination : laquelle ?

Les États-Unis, principale destination des migrants vers le Nouveau Monde.
Le Canada, principale destination des migrants vers le Nouveau Monde.
L’Argentine, principale destination des migrants vers le Nouveau Monde.
L’Australie, principale destination des migrants vers le Nouveau Monde.

Les États-Unis, principale destination des migrants vers le Nouveau Monde.

Explication

Environ 70 % des émigrants européens se rendent aux États-Unis, qui constituent la principale destination des migrants vers le Nouveau Monde. Le Canada est une destination plausible, mais il ne correspond pas à la destination majoritaire indiquée.

14. Quel bilan humain est associé à la Première Guerre mondiale ?

Environ 60 millions de morts et 21 millions de blessés.
Près de 9 millions de morts et 21 millions de blessés.
Près de 21 millions de morts et 9 millions de blessés.
Près de 9 millions de morts et 60 millions de blessés.

Près de 9 millions de morts et 21 millions de blessés.

Explication

La Première Guerre mondiale fait près de 9 millions de morts et 21 millions de blessés. Le bilan d’environ 60 millions de morts correspond à la Seconde Guerre mondiale, non à la Première.

15. En 1918, comment évoluent le PIB et la production industrielle par rapport à 1914 ?

Le PIB est divisé par deux et la production industrielle baisse d’un tiers.
Le PIB augmente d’un tiers et la production industrielle est divisée par deux.
Le PIB baisse d’un quart et la production industrielle est divisée par trois.
Le PIB baisse d’un tiers et la production industrielle est divisée par deux.

Le PIB baisse d’un tiers et la production industrielle est divisée par deux.

Explication

En 1918, le PIB est inférieur d’un tiers à son niveau de 1914, tandis que la production industrielle a été divisée par deux. L’autre évolution proposée inverse l’ampleur des baisses pour les deux indicateurs.

16. Quelle chronologie associe correctement les accords de Bretton Woods, la création de l’ONU, le plan Marshall et le GATT ?

Bretton Woods en 1944, ONU en 1945, plan Marshall en 1947, GATT signé en 1947 et appliqué en 1948.
Bretton Woods en 1947, ONU en 1945, plan Marshall en 1944, GATT signé en 1948 et appliqué en 1949.
Bretton Woods en 1945, ONU en 1944, plan Marshall en 1948, GATT signé en 1947 et appliqué en 1948.
Bretton Woods en 1944, ONU en 1947, plan Marshall en 1945, GATT signé en 1948 et appliqué en 1947.

Bretton Woods en 1944, ONU en 1945, plan Marshall en 1947, GATT signé en 1947 et appliqué en 1948.

Explication

Bretton Woods est conclu en juillet 1944, l’ONU est créée en 1945, le plan Marshall est lancé en 1947 et le GATT, signé en 1947, entre en vigueur en 1948. La chronologie qui place l’ONU en 1944 et Bretton Woods en 1945 inverse les deux premières dates.

17. Un pays exporte pour 250 milliards d’euros de biens et services et son PIB est de 1 000 milliards d’euros. Quel est son taux d’ouverture selon la formule fondée sur les exportations ?

75%75\%
4%4\%
250%250\%
25%25\%

$$25\%$$

Explication

Le taux d’ouverture se calcule en divisant les exportations de biens et services par le PIB, puis en multipliant par 100 ; ici, 2501000×100=25%\frac{250}{1000}\times 100=25\%. Le résultat de 4%4\% inverse les deux grandeurs au lieu de rapporter les exportations au PIB.

18. Comment les droits de douane moyens sur les marchandises des membres du GATT puis de l’OMC ont-ils évolué entre 1948 et aujourd’hui ?

Ils sont passés d’environ 20 % à moins de 4 %, soit une division par cinq.
Ils sont passés d’environ 40 % à moins de 4 %, soit une division par dix.
Ils sont passés d’environ 4 % à moins de 40 %, soit une multiplication par dix.
Ils sont passés d’environ 40 % à moins de 20 %, soit une division par deux.

Ils sont passés d’environ 40 % à moins de 4 %, soit une division par dix.

Explication

Les droits de douane moyens passent d’environ 40 % en 1948 à moins de 4 % aujourd’hui, ce qui représente une division par dix. Une baisse de 40 % à 20 % ne correspondrait qu’à une division par deux.

19. Deux pays échangent des biens substituables appartenant à une même branche, et leurs entreprises se font concurrence. À quel type de division internationale du travail cela correspond-il ?

À la nouvelle DIT, fondée sur les échanges intra-branche et la concurrence entre firmes.
À la DIT traditionnelle, fondée sur les échanges intra-branche et la concurrence entre firmes.
À la nouvelle DIT, fondée sur la spécialisation agricole des PED et industrielle des PA.
À la DIT traditionnelle, fondée sur des spécialisations agricoles et industrielles distinctes.

À la nouvelle DIT, fondée sur les échanges intra-branche et la concurrence entre firmes.

Explication

La nouvelle DIT, apparue à partir des années 1960, repose sur le commerce intra-branche de biens substituables et sur la concurrence entre firmes. La spécialisation des PED dans les produits agricoles et des PA dans l’industrie caractérise plutôt la DIT traditionnelle.

20. Quel objectif politique définit le mercantilisme européen du XVIe au XVIIIe siècle ?

Accroître la puissance de l’État par une politique économique.
Accroître la liberté des échanges en réduisant l’intervention de l’État.
Accroître la richesse des ménages par la seule accumulation de biens manufacturés.
Accroître la production agricole en laissant la Nature créer la richesse.

Accroître la puissance de l’État par une politique économique.

Explication

Le mercantilisme est un courant économique et politique européen qui vise à accroître la puissance de l’État. La production agricole comme source de richesse est plutôt l’idée associée aux physiocrates.

21. Dans la vision bullioniste, à quoi correspond la richesse d’un pays ?

À la valeur de sa production agricole et de ses terres cultivées.
À l’ampleur de ses échanges et à la productivité de ses entreprises.
À son stock d’or, d’argent et de pierres précieuses.
À la diversité de ses biens manufacturés et de ses services.

À son stock d’or, d’argent et de pierres précieuses.

Explication

La vision bullioniste assimile la richesse nationale au stock d’or, d’argent et de pierres précieuses. La production agricole comme fondement de la richesse relève de la pensée physiocratique.

22. Un État mercantiliste cherche à dégager un excédent commercial : quelle politique correspond à cet objectif ?

Soutenir les importations par des aides et freiner les exportations par des barrières ou des interdictions.
Encourager les importations de produits manufacturés et taxer les exportations de matières premières.
Réduire les importations et les exportations dans des proportions semblables afin d’équilibrer les échanges.
Freiner les importations par des barrières ou des interdictions et soutenir les exportations par des aides ou le dumping.

Freiner les importations par des barrières ou des interdictions et soutenir les exportations par des aides ou le dumping.

Explication

La politique mercantiliste vise l’excédent commercial en limitant les importations par des barrières douanières ou des interdictions et en favorisant les exportations par des aides ou le dumping. Soutenir les importations irait à l’encontre de l’objectif de limiter les achats à l’étranger.

23. Selon David Hume, que provoque à terme un excédent commercial persistant dans le pays qui l’enregistre ?

La pénurie d’or alimente l’inflation, réduit la compétitivité-prix, fait baisser les exportations et augmente les importations.
L’abondance d’or alimente l’inflation, réduit la compétitivité-prix, fait baisser les exportations et augmente les importations.
L’abondance d’or alimente l’inflation, améliore la compétitivité-prix, fait augmenter les exportations et diminuer les importations.
L’abondance d’or réduit les prix, améliore la compétitivité-prix, fait augmenter les exportations et diminuer les importations.

L’abondance d’or alimente l’inflation, réduit la compétitivité-prix, fait baisser les exportations et augmente les importations.

Explication

Pour Hume, l’excédent entraîne une abondance d’or, puis de l’inflation, une perte de compétitivité-prix, une baisse des exportations et une hausse des importations. La hausse des prix ne renforce pas la compétitivité-prix : elle la réduit.

24. Un pays produit une même marchandise avec moins d’heures de travail qu’un autre pays. Quel avantage possède-t-il dans cette activité ?

Un avantage absolu, lié à une productivité du travail supérieure et à un coût de production inférieur
Un avantage comparatif, lié à une performance relative plus forte entre plusieurs activités
Une économie d’échelle, liée à la baisse du coût unitaire lorsque la production augmente
Un avantage factoriel, lié à l’abondance relative d’un facteur de production

Un avantage absolu, lié à une productivité du travail supérieure et à un coût de production inférieur

Explication

Une productivité du travail supérieure permet de produire à un coût inférieur dans une activité donnée, ce qui caractérise l’avantage absolu. L’avantage comparatif porte sur la performance relative entre différentes activités plutôt que sur la comparaison directe des coûts dans une seule activité.

25. Dans la logique d’Adam Smith, pourquoi deux pays qui se spécialisent selon leurs avantages absolus et échangent peuvent-ils gagner à commercer ?

Chaque pays peut éviter toute importation en développant ses activités moins productives
La production et la consommation par habitant peuvent dépasser leur niveau en autarcie
Les écarts de salaires entre les deux pays tendent à disparaître avec les échanges
Les prix des produits échangés augmentent grâce à la réduction de la concurrence

La production et la consommation par habitant peuvent dépasser leur niveau en autarcie

Explication

Pour Adam Smith, la spécialisation fondée sur les avantages absolus et l’échange peuvent accroître la production et la consommation par habitant par rapport à l’autarcie. Le gain décrit ne repose pas sur la disparition des écarts de salaires, mais sur les possibilités de spécialisation et d’échange.

26. Un pays compare ses coûts de production dans plusieurs activités afin de choisir celle où sa performance relative est la meilleure. Quel principe applique-t-il ?

L’avantage comparatif, qui désigne l’activité où sa position relative en coûts est la plus favorable
L’avantage absolu, qui désigne l’activité où sa productivité dépasse celle de chaque partenaire
Le modèle HOS, qui choisit une activité selon la seule taille du marché intérieur
Les économies d’échelle, qui désignent une baisse des coûts liée à une production plus importante

L’avantage comparatif, qui désigne l’activité où sa position relative en coûts est la plus favorable

Explication

L’avantage comparatif correspond à l’activité dans laquelle un pays est relativement le plus performant en termes de coûts de production. L’avantage absolu compare plutôt directement la productivité ou les coûts entre pays pour une activité donnée.

27. Un pays est moins productif que ses partenaires dans toutes les activités. Selon Ricardo, quelle stratégie peut malgré tout lui procurer des gains à l’échange ?

Se spécialiser dans une activité où il possède un avantage absolu et échanger
Se spécialiser dans l’activité où son désavantage relatif est le plus faible et échanger
Échanger seulement après avoir égalisé sa productivité avec celle de ses partenaires
Produire toutes les marchandises sur son territoire afin d’éviter les importations

Se spécialiser dans l’activité où son désavantage relatif est le plus faible et échanger

Explication

Selon Ricardo, un pays peut gagner à l’échange en se spécialisant selon ses avantages comparatifs, même s’il ne possède aucun avantage absolu. Exiger un avantage absolu pour pouvoir échanger confond le raisonnement ricardien avec une interprétation plus restrictive.

28. Une firme confie la conception d’un produit à un pays, sa fabrication de composants à un autre et son assemblage à un troisième, en fonction des atouts de chaque territoire. Comment appelle-t-on cette stratégie ?

La spécialisation nationale intégrée, qui concentre toutes les étapes productives dans un même pays
La division internationale des processus productifs, qui répartit les étapes de la chaîne de valeur entre pays
L’externalisation domestique, qui confie des tâches à des fournisseurs situés dans le même pays
La substitution aux importations, qui remplace des produits étrangers par une production nationale

La division internationale des processus productifs, qui répartit les étapes de la chaîne de valeur entre pays

Explication

La division internationale des processus productifs consiste à segmenter la chaîne de valeur entre plusieurs pays selon les avantages offerts par leurs territoires. La substitution aux importations concerne le remplacement de produits importés, et non la répartition internationale des étapes d’une production.

29. Quelle part des échanges de marchandises les échanges intra-firmes entre filiales représentent-ils ?

Environ 60 % des échanges de marchandises
Environ 20 % des échanges de marchandises
Environ 40 % des échanges de marchandises
Environ 80 % des échanges de marchandises

Environ 40 % des échanges de marchandises

Explication

Les échanges intra-firmes réalisés entre filiales représentent 40 % des échanges de marchandises. Une part de 60 % surestimerait leur poids dans ces échanges.

30. Une entreprise confie à un fournisseur indépendant la fabrication d’un composant acheté sur le marché mondial. S’agit-il d’internalisation ou d’externalisation ?

D’externalisation, car la firme achète un intrant au marché ou recourt à la sous-traitance
D’internalisation, car le composant entre dans la production d’un bien vendu par la firme
D’internalisation, car la firme organise cette production par une filiale à l’étranger
D’externalisation, car la firme transfère à une filiale la propriété de son activité productive

D’externalisation, car la firme achète un intrant au marché ou recourt à la sous-traitance

Explication

L’achat de consommations intermédiaires sur le marché mondial ou le recours à la sous-traitance relèvent de l’externalisation. Une production effectuée par une filiale de la firme correspondrait plutôt à une internalisation.

31. Un gouvernement protège temporairement une industrie naissante afin qu’elle puisse se développer et générer des bénéfices futurs malgré des coûts immédiats. Quel principe décrit cette politique ?

Le protectionnisme mercantiliste, qui cherche l’enrichissement national aux dépens d’autres pays
La division internationale des processus productifs, qui répartit les étapes de production entre pays
L’externalisation productive, qui confie une partie de la fabrication à des entreprises indépendantes
Le protectionnisme éducateur, qui protège temporairement une industrie en voie de développement

Le protectionnisme éducateur, qui protège temporairement une industrie en voie de développement

Explication

Le protectionnisme éducateur vise à soutenir temporairement une industrie naissante pour favoriser son développement futur, même si cette protection entraîne des coûts à court terme. Le protectionnisme mercantiliste vise plutôt l’enrichissement d’un pays aux dépens d’autres pays.

32. Dans la DIT Nord-Sud, quelle différence caractérise l’effet des gains de productivité sur les prix et les salaires ?

Dans les PED, les prix manufacturiers baissent sur des marchés innovants ; dans les PA, les salaires des productions primaires progressent
Dans les PED, les prix primaires augmentent grâce aux marchés oligopolistiques ; dans les PA, les salaires manufacturiers baissent avec la concurrence
Dans les PED, les prix des productions primaires baissent sur des marchés concurrentiels ; dans les PA, les gains manufacturiers favorisent la hausse des salaires
Dans les PED, les salaires manufacturiers augmentent sur des marchés oligopolistiques ; dans les PA, les prix primaires baissent sur des marchés concurrentiels

Dans les PED, les prix des productions primaires baissent sur des marchés concurrentiels ; dans les PA, les gains manufacturiers favorisent la hausse des salaires

Explication

Les gains de productivité dans les productions primaires des PED font baisser leurs prix sur des marchés concurrentiels, tandis que les gains manufacturiers dans les PA favorisent la hausse des salaires sur des marchés oligopolistiques et différenciés. L’option qui attribue aux PED les marchés oligopolistiques manufacturiers inverse les caractéristiques des deux groupes.

33. Dans l’explication de l’échange inégal proposée par Arghiri Emmanuel, quelle combinaison décrit la mobilité des facteurs et l’évolution des écarts de salaires ?

Le capital et le travail également mobiles font converger les taux de profit et les salaires entre pays
Le capital mobile fait converger les taux de profit, tandis que le travail peu mobile laisse les écarts de salaires tendre à s’accroître
Le travail mobile fait converger les salaires, tandis que le capital peu mobile laisse les taux de profit tendre à s’accroître
Le capital mobile fait diverger les taux de profit, tandis que le travail peu mobile rapproche les salaires entre pays

Le capital mobile fait converger les taux de profit, tandis que le travail peu mobile laisse les écarts de salaires tendre à s’accroître

Explication

Pour Emmanuel, la mobilité internationale du capital tend à rapprocher les taux de profit, alors que l’immobilité relative du travail permet aux écarts de salaires entre pays pauvres et riches de s’accroître. L’hypothèse d’une mobilité comparable du capital et du travail ne rendrait pas compte de cette divergence salariale.

34. Quel programme agricole les théoriciens de la dépendance préconisent-ils pour favoriser l’indépendance économique des PED ?

Des aides à l’exportation, des terres concentrées et des investissements dans les cultures commerciales pour accroître les ventes extérieures
Des réformes agraires, une redistribution des terres et des investissements dans les cultures vivrières pour viser l’autosuffisance alimentaire
Une réduction des cultures vivrières et des importations de produits alimentaires pour financer les cultures d’exportation
Des investissements agricoles tournés vers les matières premières et des importations alimentaires pour soutenir l’industrie lourde

Des réformes agraires, une redistribution des terres et des investissements dans les cultures vivrières pour viser l’autosuffisance alimentaire

Explication

Les théoriciens de la dépendance préconisent une indépendance économique d’abord agricole, fondée sur les réformes agraires, la redistribution des terres et les cultures vivrières afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Une stratégie centrée sur les cultures commerciales d’exportation renforcerait plutôt la spécialisation dépendante.

35. Un PED concentre d’abord ses investissements dans l’industrie lourde, les biens d’équipement, l’énergie et les infrastructures, en espérant stimuler ensuite la production de biens de consommation. Quelle stratégie applique-t-il ?

L’industrialisation par substitution aux importations, qui remplace progressivement les importations de biens de consommation
Le développement autocentré par la consommation, qui investit d’abord dans les biens de consommation courante
La spécialisation primaire, qui concentre les investissements dans les produits agricoles destinés à l’exportation
La stratégie des industries industrialisantes, qui développe d’abord des secteurs producteurs de biens et d’infrastructures

La stratégie des industries industrialisantes, qui développe d’abord des secteurs producteurs de biens et d’infrastructures

Explication

La stratégie des industries industrialisantes donne la priorité à l’industrie lourde, aux biens d’équipement, à l’énergie et aux infrastructures pour entraîner ensuite les industries de biens de consommation. L’ISI se distingue par le remplacement progressif des importations de biens de consommation.

36. Comment caractériser le protectionnisme contemporain par rapport à une théorie économique nouvelle ?

Comme une revendication ou une pratique réactive, justifiée par des doctrines plus anciennes et des analyses existantes
Comme une doctrine issue exclusivement des revendications des travailleurs contre les entreprises nationales
Comme une politique sans rapport avec les débats sur la concurrence étrangère et la mondialisation
Comme une théorie unifiée, fondée sur un modèle entièrement nouveau des échanges mondiaux

Comme une revendication ou une pratique réactive, justifiée par des doctrines plus anciennes et des analyses existantes

Explication

Le protectionnisme contemporain s’exprime surtout en réaction à la concurrence étrangère et aux craintes liées à la mondialisation, en mobilisant des justifications préexistantes. Le distracteur qui le présente comme une théorie unifiée est erroné, car ces arguments ne constituent pas un nouveau corpus théorique cohérent.

37. Quelle caractéristique distingue les thèses protectionnistes de gauche et altermondialistes ?

Elles attribuent les difficultés des travailleurs principalement aux politiques des entreprises nationales
Elles dénoncent le pouvoir des firmes multinationales et de leurs actionnaires au détriment des travailleurs, sans former une théorie précise
Elles proposent une analyse commune et sans contradictions du fonctionnement des marchés internationaux
Elles défendent un corpus théorique cohérent qui explique les échanges par les seuls intérêts des consommateurs

Elles dénoncent le pouvoir des firmes multinationales et de leurs actionnaires au détriment des travailleurs, sans former une théorie précise

Explication

Ces thèses critiquent le pouvoir des firmes multinationales et de leurs actionnaires, mais elles ne forment pas un corpus théorique précis et peuvent contenir des arguments contradictoires. Le distracteur qui leur attribue une doctrine cohérente et unifiée contredit cette diversité.

38. Un producteur vend volontairement ses biens à perte pour éliminer ses concurrents ; comment qualifie-t-on cette pratique ?

De concurrence imparfaite, qui désigne toute situation où les entreprises peuvent influencer les prix
De spécialisation, qui consiste à concentrer la production sur les biens exportés les plus rentables
De dumping, qui peut être rendu possible à l’exportation par des subventions publiques
De dumping social, qui correspond à une réduction du coût salarial par la baisse des contraintes sociales

De dumping, qui peut être rendu possible à l’exportation par des subventions publiques

Explication

Le dumping est une vente volontaire à perte visant à éliminer des concurrents, et des subventions publiques peuvent faciliter cette pratique à l’exportation. Le dumping social, le distracteur le plus proche, concerne plutôt la réduction des contraintes sociales pesant sur les entreprises.

39. Face à la désindustrialisation et à la concurrence internationale, quelle orientation défendent les souverainistes ?

Une politique de réduction des capacités industrielles pour accélérer l’intégration aux chaînes de production mondiales
Une spécialisation accrue et une ouverture généralisée pour confier les secteurs stratégiques aux producteurs étrangers
Une production diversifiée et des protections destinées à préserver l’indépendance, les entreprises nationales et les intérêts vitaux
Une concentration de la production sur les seuls secteurs exportateurs, sans mesures de soutien aux entreprises nationales

Une production diversifiée et des protections destinées à préserver l’indépendance, les entreprises nationales et les intérêts vitaux

Explication

Les souverainistes associent la diversification productive et des mesures protectionnistes à la préservation de l’indépendance économique et politique, des entreprises nationales et des intérêts vitaux. Le distracteur favorable à une ouverture généralisée s’oppose à cette réponse à la concurrence internationale.

40. Que permet de conclure la corrélation observée depuis 1870 entre la croissance du commerce mondial et celle de la production ?

Le commerce et la production ont connu des évolutions indépendantes, sans corrélation notable depuis 1870
La croissance de la production a précédé celle du commerce, ce qui démontre le sens de la causalité
Les deux grandeurs ont évolué positivement de concert, surtout après 1950, sans que cela établisse un lien causal
La hausse du commerce a nécessairement provoqué la hausse de la production, surtout après 1950

Les deux grandeurs ont évolué positivement de concert, surtout après 1950, sans que cela établisse un lien causal

Explication

Les données historiques font apparaître une corrélation positive entre les deux croissances, particulièrement après 1950, mais cette corrélation ne suffit pas à établir une causalité ni son sens. Le distracteur qui attribue nécessairement la croissance de la production à celle du commerce transforme à tort une association en cause démontrée.

41. Quel contraste historique Paul Bairoch mobilise-t-il pour contester l’idée que le commerce international soit toujours un moteur de croissance ?

Le libre-échange a permis le rattrapage de tous les pays industrialisés, tandis que le protectionnisme a freiné leur développement
Le commerce international a joué un rôle identique dans le développement britannique, américain, allemand et japonais
Le protectionnisme a stimulé la croissance britannique, tandis que le libre-échange a soutenu le rattrapage des États-Unis et du Japon
Le libre-échange a accompagné la croissance britannique, tandis que des politiques protectionnistes ont soutenu le rattrapage de plusieurs pays industrialisés

Le libre-échange a accompagné la croissance britannique, tandis que des politiques protectionnistes ont soutenu le rattrapage de plusieurs pays industrialisés

Explication

Bairoch oppose le bénéfice britannique du libre-échange au rattrapage industriel des États-Unis, de l’Allemagne et du Japon, qui s’est accompagné de politiques protectionnistes. Le distracteur qui attribue le libre-échange au rattrapage de ces pays inverse précisément ce contraste.

42. Quelle différence de croissance Sachs et Warner observent-ils entre 1970 et 1995 ?

Les pays ouverts ont connu une croissance supérieure uniquement après 1995
Les pays ouverts et fermés ont connu des taux de croissance équivalents
Les pays fermés ont connu une croissance supérieure à celle des pays ouverts
Les pays ouverts ont connu une croissance supérieure à celle des pays fermés

Les pays ouverts ont connu une croissance supérieure à celle des pays fermés

Explication

Pour la période 1970-1995, Sachs et Warner associent l’ouverture à une croissance supérieure à celle observée dans les pays fermés. Le distracteur qui affirme l’inverse contredit directement leur constat pour cette période.

43. Pourquoi Rodrik et Rodriguez contestent-ils l’interprétation causale du lien entre ouverture et croissance avancée par Sachs et Warner ?

Parce que les pays fermés disposent généralement d’institutions plus efficaces que les pays ouverts
Parce que les pays ouverts n’ont connu aucune croissance durant la période étudiée par Sachs et Warner
Parce que la qualité des institutions et de l’organisation interne peut expliquer la croissance des pays ouverts
Parce que le commerce mondial a diminué pendant toute la période étudiée par Sachs et Warner

Parce que la qualité des institutions et de l’organisation interne peut expliquer la croissance des pays ouverts

Explication

Rodrik et Rodriguez soulignent que les institutions et l’organisation interne peuvent expliquer la croissance des pays ouverts, ce qui remet en cause l’attribution directe de cette croissance à l’ouverture. Le distracteur affirmant que ces pays n’ont connu aucune croissance ne correspond pas à leur critique.

44. Selon les travaux d’A. Maddison, quel événement est à l’origine de l’accroissement des inégalités entre pays ?

La première révolution industrielle, qui a d’abord accru le PIB par habitant des pays industrialisés
La diffusion des investissements étrangers, qui a précédé l’industrialisation des pays européens
L’intégration commerciale récente, qui a fait augmenter uniformément les revenus dans tous les pays
L’industrialisation des pays émergents, qui a immédiatement réduit leur PIB par habitant

La première révolution industrielle, qui a d’abord accru le PIB par habitant des pays industrialisés

Explication

Maddison relie l’origine des inégalités entre pays à la première révolution industrielle, qui a accru plus tôt le PIB par habitant des pays industrialisés. Le distracteur fondé sur l’industrialisation des pays émergents décrit plutôt un processus ultérieur de rattrapage.

45. Quel effet l’industrialisation des pays émergents et leur intégration au commerce mondial ont-elles eu sur les écarts de PIB par habitant ?

Elles ont renforcé l’écart de PIB par habitant en concentrant la croissance dans les pays riches
Elles ont favorisé le rattrapage économique et la réduction des écarts entre pays riches et pays pauvres
Elles ont déplacé les écarts de revenu vers les pays émergents sans favoriser leur rattrapage économique
Elles ont réduit les écarts en empêchant les pays émergents de s’intégrer aux échanges internationaux

Elles ont favorisé le rattrapage économique et la réduction des écarts entre pays riches et pays pauvres

Explication

L’industrialisation et l’intégration commerciale des pays émergents ont favorisé leur rattrapage et réduit les écarts de PIB par habitant entre pays riches et pays pauvres. Le distracteur qui affirme que ces processus ont renforcé les écarts inverse l’effet décrit.

46. Un pays se spécialise selon ses avantages comparatifs, accède à de nouveaux débouchés et attire des investissements étrangers qui diffusent des technologies ; quel effet est attendu sur les niveaux de vie ?

Une réduction des écarts due uniquement à la spécialisation, sans rôle des investissements étrangers
Une réduction des écarts grâce à plusieurs mécanismes associés à l’insertion dans le commerce mondial
Un accroissement des écarts, car les nouveaux débouchés diminuent les possibilités de production nationale
Un accroissement des écarts, car la spécialisation réduit les débouchés et freine la diffusion technologique

Une réduction des écarts grâce à plusieurs mécanismes associés à l’insertion dans le commerce mondial

Explication

La spécialisation, les nouveaux débouchés, la diffusion technologique et les investissements étrangers sont autant de mécanismes par lesquels l’insertion commerciale peut réduire les écarts de niveau de vie. Le distracteur qui écarte le rôle des investissements étrangers néglige l’un des mécanismes explicitement associés à ce processus.

47. Quelle évolution de l’extrême pauvreté la Banque mondiale rapporte-t-elle entre 1981 et 2024, avec un seuil fixé à moins de 3 dollars par jour ?

Sa part est passée d’environ 10 % à 47 %
Sa part est restée proche de 47 % durant toute la période
Sa part est passée de 47 % à environ 30 %
Sa part est passée de 47 % à environ 10 %

Sa part est passée de 47 % à environ 10 %

Explication

La Banque mondiale indique que la part de la population vivant sous le seuil de 3 dollars par jour est passée de 47 % en 1981 à environ 10 % en 2024. Le distracteur qui donne une hausse inverse les deux valeurs et le sens de l’évolution.

48. Que prévoit la courbe en cloche de Kuznets au cours du développement économique ?

Les inégalités restent stables pendant les premières phases, puis augmentent à mesure que les politiques sociales se développent.
Les inégalités augmentent à chaque étape du développement, car la croissance profite principalement aux détenteurs de capitaux.
Les inégalités diminuent d’abord, puis augmentent lorsque les économies se développent et que les échanges s’intensifient.
Les inégalités augmentent d’abord, puis diminuent lorsque la croissance se diffuse et que les politiques sociales et éducatives se généralisent.

Les inégalités augmentent d’abord, puis diminuent lorsque la croissance se diffuse et que les politiques sociales et éducatives se généralisent.

Explication

La courbe de Kuznets décrit une hausse initiale des inégalités, suivie d’une baisse à mesure que les bénéfices de la croissance se diffusent et que les politiques sociales et éducatives se généralisent. L’idée d’une hausse continue ne correspond pas à cette évolution en cloche.

49. Dans le cadre du théorème Stolper-Samuelson, quel groupe est avantagé par l’ouverture commerciale dans un pays en développement où le travail non qualifié est abondant ?

Les propriétaires fonciers, car l’ouverture accroît surtout la valeur des ressources naturelles exportées.
Les travailleurs qualifiés, car l’ouverture favorise les compétences recherchées dans les échanges internationaux.
Les détenteurs de capital, car l’ouverture profite principalement aux facteurs mobiles entre les pays.
Les travailleurs non qualifiés, car l’ouverture favorise le facteur de production abondant dans ce pays.

Les travailleurs non qualifiés, car l’ouverture favorise le facteur de production abondant dans ce pays.

Explication

Le théorème prévoit que l’ouverture commerciale favorise le facteur de production abondant dans chaque pays, ici le travail non qualifié. Les travailleurs qualifiés sont plutôt avantagés dans les pays développés, où ce facteur est relativement abondant.

50. Quelle caractéristique décrit l’« ère de la convergence » identifiée par Branko Milanovic entre 1988 et 2008 ?

Les revenus de la classe moyenne des pays avancés ont stagné, tandis que ceux des travailleurs les plus pauvres ont progressé partout au même rythme.
Les revenus de toutes les catégories des pays en développement ont progressé de manière comparable, tandis que les revenus des pays avancés ont diminué.
Les revenus de la moitié la moins riche des pays avancés et des plus pauvres des pays en développement ont fortement progressé, tandis que ceux des plus riches ont stagné.
Les revenus de la classe moyenne des pays en développement et du 1 % le plus riche mondial ont fortement progressé, tandis que ceux de la moitié la moins riche des pays avancés ont stagné.

Les revenus de la classe moyenne des pays en développement et du 1 % le plus riche mondial ont fortement progressé, tandis que ceux de la moitié la moins riche des pays avancés ont stagné.

Explication

Cette période a combiné de fortes hausses pour la classe moyenne des pays en développement et pour le 1 % le plus riche mondial, alors que la moitié la moins riche des pays avancés stagnait. Les plus pauvres des pays en développement ont, eux aussi, peu bénéficié de la croissance.

51. Quelle évolution des coefficients de Gini distingue les inégalités mondiales des inégalités au sein des pays depuis 1990, selon François Bourguignon ?

Les deux coefficients ont diminué, le coefficient intra-pays ayant baissé dans 70 % des pays.
Les deux coefficients ont augmenté, le coefficient mondial ayant progressé dans 70 % des pays.
Le coefficient mondial a augmenté, tandis que le coefficient intra-pays a diminué dans 70 % des pays.
Le coefficient mondial a diminué, tandis que le coefficient intra-pays a augmenté dans 70 % des pays.

Le coefficient mondial a diminué, tandis que le coefficient intra-pays a augmenté dans 70 % des pays.

Explication

Bourguignon distingue une baisse du coefficient de Gini mondial d’une hausse des inégalités intra-pays observée dans 70 % des pays. La baisse du Gini mondial ne signifie donc pas que les inégalités ont diminué à l’intérieur de la plupart des pays.

52. Comment la libre circulation des capitaux peut-elle limiter la souveraineté économique d’un État ?

Elle accroît les recettes publiques et donne à l’État davantage de moyens pour fixer ses taux d’imposition.
Elle renforce sa capacité à contrôler les flux financiers et à imposer des politiques monétaires communes aux investisseurs.
Elle empêche les entreprises étrangères d’investir et réduit la nécessité de coordonner les politiques économiques.
Elle réduit sa capacité à contrôler les flux financiers et à mener des politiques monétaires ou fiscales autonomes.

Elle réduit sa capacité à contrôler les flux financiers et à mener des politiques monétaires ou fiscales autonomes.

Explication

La mobilité des capitaux rend plus difficile le contrôle des flux financiers et peut réduire l’autonomie des politiques monétaires et fiscales. Elle ne donne pas à l’État un contrôle accru sur les décisions des investisseurs.

53. Quel effet la concurrence fiscale peut-elle avoir sur le financement des services publics ?

Elle pousse les États à augmenter les impôts pour attirer les capitaux, ce qui accroît les recettes disponibles pour les services publics.
Elle conduit les États à harmoniser les impôts, ce qui stabilise les recettes sans modifier les dépenses publiques.
Elle incite les États à taxer davantage les investissements étrangers, ce qui augmente les recettes affectées aux services publics.
Elle pousse les États à réduire les impôts pour attirer les capitaux, ce qui diminue les recettes disponibles pour les services publics.

Elle pousse les États à réduire les impôts pour attirer les capitaux, ce qui diminue les recettes disponibles pour les services publics.

Explication

La concurrence fiscale incite les États à baisser les impôts afin d’attirer les capitaux, ce qui réduit les ressources mobilisables pour les services publics. Une hausse des impôts destinée à attirer les capitaux inverse le mécanisme décrit.

54. Quelle distinction Paul Krugman établit-il entre la compétitivité d’une firme et celle d’une nation ?

Une firme est compétitive si son PIB par habitant progresse ; une nation l’est si ses entreprises affrontent efficacement leurs concurrents étrangers.
Une firme est compétitive si elle réduit ses coûts ; une nation l’est si elle développe une croissance du PIB total supérieure à celle des pays avancés.
Une firme est compétitive si elle augmente ses exportations ; une nation l’est si elle maintient un excédent commercial face à ses partenaires.
Une firme est compétitive si elle fait face à la concurrence ; une nation l’est si ses agents génèrent une croissance du PIB par habitant au moins égale à celle de pays comparables.

Une firme est compétitive si elle fait face à la concurrence ; une nation l’est si ses agents génèrent une croissance du PIB par habitant au moins égale à celle de pays comparables.

Explication

Pour Krugman, la compétitivité d’une firme concerne sa capacité à affronter la concurrence, tandis que celle d’une nation se rapporte à la croissance du PIB par habitant relativement à celle de pays de même niveau de développement. Assimiler la compétitivité nationale à celle des entreprises confond ces deux notions.

55. Dans l’approche libérale présentée, que peut-on conclure si la productivité du travail augmente dans un pays ?

Cette hausse ne provoque pas nécessairement une baisse de la productivité ou du PIB des autres pays.
Cette hausse entraîne généralement une baisse équivalente de la productivité des autres pays.
Cette hausse réduit nécessairement le PIB des pays qui importent les produits concernés.
Cette hausse empêche les autres pays de connaître une croissance économique simultanée.

Cette hausse ne provoque pas nécessairement une baisse de la productivité ou du PIB des autres pays.

Explication

L’approche libérale indique qu’un gain de productivité dans un pays n’implique pas nécessairement une perte de productivité ou de PIB ailleurs. L’idée d’une baisse équivalente dans les autres pays suppose à tort que les gains économiques sont toujours à somme nulle.

56. Une entreprise fait concevoir un produit dans un pays, fabriquer ses composants dans un autre, puis assembler et commercialiser le produit ailleurs. Quel processus cette organisation illustre-t-elle ?

La spécialisation sectorielle, qui concentre toute la production d’un bien dans une seule économie.
La DIPP, qui répartit les étapes de production entre plusieurs pays spécialisés.
La relocalisation, qui rassemble les différentes étapes de production dans un même pays.
La sous-traitance nationale, qui confie les tâches à plusieurs entreprises d’un seul pays.

La DIPP, qui répartit les étapes de production entre plusieurs pays spécialisés.

Explication

La DIPP répartit les étapes de production d’un même bien entre plusieurs pays, chacun pouvant être spécialisé dans certaines tâches. Une relocalisation consiste plutôt à rassembler des activités dans un même pays.

57. Pourquoi la DIPP peut-elle à la fois améliorer l’efficacité d’une entreprise et compliquer la responsabilité d’une multinationale ?

Elle peut réduire les coûts et donner accès à des technologies avancées, tout en facilitant l’externalisation vers des pays aux normes moins strictes.
Elle peut réduire les coûts en renforçant les normes sociales, tout en empêchant les entreprises de recourir à des fournisseurs étrangers.
Elle peut donner accès à des technologies avancées, tout en transférant automatiquement la responsabilité juridique aux pays producteurs.
Elle peut accroître les coûts en limitant l’accès aux technologies, tout en obligeant les multinationales à contrôler chaque fournisseur.

Elle peut réduire les coûts et donner accès à des technologies avancées, tout en facilitant l’externalisation vers des pays aux normes moins strictes.

Explication

La DIPP peut réduire les coûts de production et permettre l’accès à des technologies avancées, mais l’externalisation vers des pays aux normes moins strictes peut favoriser la déresponsabilisation. Elle ne transfère pas automatiquement la responsabilité juridique à l’État où a lieu la production.

58. Quelle évolution a renforcé le commerce intra-branche à partir des années 1960 ?

La fragmentation internationale de la production amorcée dans les années 1980
La baisse des droits de douane et la construction européenne
La spécialisation dans les matières premières et la réduction des échanges manufacturés
La hausse des droits de douane et le recul des échanges européens

La baisse des droits de douane et la construction européenne

Explication

Le commerce intra-branche s’est renforcé à partir des années 1960 avec la baisse des droits de douane et la construction européenne. La fragmentation de la production entre pays est un phénomène associé à la DIPP, qui se développe à partir des années 1980.

59. Sur un marché oligopolistique, comment distinguer la différenciation horizontale de la différenciation verticale ?

La première concerne les variétés, la seconde les niveaux de qualité
La première concerne les étapes de production, la seconde les pays producteurs
La première concerne les prix, la seconde les volumes échangés
La première concerne les niveaux de qualité, la seconde les variétés

La première concerne les variétés, la seconde les niveaux de qualité

Explication

La différenciation horizontale porte sur les variétés d’un produit, tandis que la différenciation verticale porte sur leur qualité. Confondre ces notions revient à attribuer aux variétés la distinction qui concerne les niveaux de qualité.

60. Une entreprise répartit les différentes étapes de fabrication d’un produit entre plusieurs pays : quel phénomène décrit cette organisation ?

La spécialisation nationale dans les produits finis
La Division Internationale des Processus Productifs
La régionalisation des échanges commerciaux
Le commerce intra-branche de produits similaires

La Division Internationale des Processus Productifs

Explication

La DIPP désigne la fragmentation des processus productifs entre plusieurs pays. Le commerce intra-branche concerne des échanges de produits similaires, mais ne définit pas en lui-même la répartition des étapes de production.

61. Quel aspect des exportations d’un pays l’indice de complexité économique évalue-t-il ?

La proportion des exportations constituée de produits agricoles
Le solde entre les exportations et les importations
Le degré de sophistication des biens exportés
La part des échanges réalisée avec les pays voisins

Le degré de sophistication des biens exportés

Explication

L’indice de complexité économique sert à évaluer la sophistication des exportations d’un pays. La part des échanges avec les pays voisins concerne plutôt la dimension régionale du commerce.

62. Quels flux sont enregistrés dans la Balance des Transactions Courantes ?

Les revenus, les variations de change et les dépenses publiques intérieures
Les échanges de biens, les investissements directs et les transferts en capital
Les échanges de biens et services, les revenus et les transferts courants
Les achats d’actifs financiers, les emprunts et les réserves monétaires

Les échanges de biens et services, les revenus et les transferts courants

Explication

La BTC comprend les échanges de biens et de services, les revenus tels que les dividendes et les salaires, ainsi que les transferts courants. Les achats d’actifs financiers et les emprunts relèvent d’autres composantes de la balance des paiements.

63. Que signifie un solde négatif de la Balance des Transactions Courantes pour un pays ?

Il présente un excédent de revenus sur ses transferts
Il dépend du financement extérieur
Il contribue à rendre nuls les déficits mondiaux
Il épargne davantage qu’il n’investit

Il dépend du financement extérieur

Explication

Un solde négatif de la BTC signifie que le pays dépend du financement extérieur. À l’inverse, un solde positif indique que le pays épargne plus qu’il n’investit.

64. Quel ensemble de caractéristiques correspond à la définition d’un pôle commercial ?

Une majorité d’échanges avec des pays tiers, des liens faibles entre périphéries et pôle, et un poids limité dans le commerce international
Au moins la moitié des échanges intra-zone, des liens entre périphéries et pôle, et un poids important dans les échanges inter-zones
Au moins la moitié des échanges intra-zone, des liens entre périphéries et pôle, et une spécialisation commune dans les matières premières
Des échanges intra-zone minoritaires, une concentration des relations entre périphéries, et un poids important dans les échanges inter-zones

Au moins la moitié des échanges intra-zone, des liens entre périphéries et pôle, et un poids important dans les échanges inter-zones

Explication

Un pôle commercial se caractérise notamment par un commerce intra-zone représentant au moins 50 % des échanges des pays de la zone, des relations entre périphéries et pôle, et un poids important dans le commerce inter-zones. La spécialisation dans les matières premières ne fait pas partie de cette définition.

65. Une région économique voit croître la part des échanges réalisés entre ses propres pays membres : quel phénomène cela illustre-t-il ?

La hausse de la complexité des exportations nationales
La création de commerce dans un accord régional
La polarisation des soldes courants entre pays
La régionalisation du commerce international

La régionalisation du commerce international

Explication

La régionalisation du commerce international désigne le développement des échanges à l’intérieur d’une région économique du monde. La création de commerce décrit plutôt le remplacement d’une production nationale coûteuse par des importations moins chères.

66. Pour un grand pays importateur, le gain net est représenté par e−(b+d)e-(b+d). Dans quelle situation le pays subit-il une perte nette ?

Lorsque b+db+d est nul et ee est positif
Lorsque b+d>eb+d>e
Lorsque e>b+de>b+d
Lorsque b+d=eb+d=e

Lorsque $$b+d>e$$

Explication

Le pays subit une perte nette lorsque les coûts représentés par b+db+d dépassent le gain représenté par ee. Si e>b+de>b+d, le solde de l’expression est positif et le pays réalise un gain net.

67. Un bien final vaut 100 € au prix mondial, dont 80 € de composants importés et 20 € d’assemblage. Avec un droit de 20 % sur le bien fini, quel coût maximal d’assemblage national permet une protection effective de 100 % ?

40 €
24 €
20 €
96 €

40 €

Explication

Le droit sur le bien fini permet à l’assemblage national de coûter jusqu’à 40 €, ce qui correspond à une protection effective de 100 %. Le taux nominal de 20 % appliqué au produit fini ne doit pas être confondu avec ce taux effectif.

68. Quelle distinction Jacob Viner établit-il entre création et détournement de commerce dans son analyse des unions douanières ?

La création augmente les recettes douanières sur les importations d’un partenaire, tandis que le détournement réduit les droits appliqués aux pays tiers
La création remplace un fournisseur tiers moins cher par un partenaire plus cher, tandis que le détournement remplace une production nationale coûteuse par des importations moins chères d’un partenaire
La création remplace une production nationale coûteuse par des importations moins chères d’un partenaire, tandis que le détournement remplace un fournisseur tiers moins cher par un partenaire plus cher exonéré de droits
La création déplace des étapes de production entre pays, tandis que le détournement accroît les échanges de produits similaires entre partenaires

La création remplace une production nationale coûteuse par des importations moins chères d’un partenaire, tandis que le détournement remplace un fournisseur tiers moins cher par un partenaire plus cher exonéré de droits

Explication

Viner distingue la création de commerce, qui remplace une production nationale coûteuse, du détournement, qui substitue à un fournisseur tiers moins cher un partenaire plus cher bénéficiant d’une exonération douanière. La seconde situation n’est donc pas celle où les importations remplacent la production nationale coûteuse.

69. Lorsqu’un accord commercial régional conduit à importer auprès du partenaire le moins cher, à quoi correspond le gain net de création de commerce ?

À la perte d’efficience associée aux importations du partenaire
À la hausse des recettes douanières sur les importations du partenaire
Aux gains d’efficience de production et de consommation représentés par bb et dd
À l’économie réalisée en remplaçant le fournisseur tiers le moins cher

Aux gains d’efficience de production et de consommation représentés par $$b$$ et $$d$$

Explication

La création de commerce avec le partenaire le moins cher procure un gain net correspondant aux gains d’efficience de production et de consommation, représentés par bb et dd. Le remplacement d’un fournisseur tiers moins cher par un partenaire plus cher décrit plutôt le détournement de commerce.

70. Quel événement marque le début de l’ère libre-échangiste du Royaume-Uni ?

L’instauration du système continental en 1806
L’abrogation des Corn Laws le 26 juin 1846
La création de la Banque d’Angleterre en 1694
L’adoption des Navigation Acts au début du XVIIe siècle

L’abrogation des Corn Laws le 26 juin 1846

Explication

L’abrogation des Corn Laws, le 26 juin 1846, marque le début de l’ère libre-échangiste britannique. La création de la Banque d’Angleterre relève de l’histoire financière, mais ne constitue pas cet événement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Mondialisation et échanges internationaux.

Quelle convergence Theodore Levitt associe-t-il à la globalisation, et dans quel ouvrage et quelle année ?

La convergence des marchés mondiaux, dans *The Globalization of Markets* (1983).

Quel rôle les grandes firmes multinationales jouent-elles dans la globalisation ?

Elles la portent en intégrant leur gestion à l’échelle mondiale.

Qu’est-ce que la mondialisation ?

Le processus d’ouverture et d’intégration des économies nationales par les marchés des biens, des services, du capital et du travail.

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