QCM : Introduction au lean management (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche caractérise l’excellence opérationnelle ?

Une démarche systématique et méthodique qui vise à maximiser la productivité et la qualité tout en réduisant les coûts
Une démarche ponctuelle qui vise surtout à augmenter les volumes de production sans modifier les coûts
Une démarche de contrôle qui vise à réduire les défauts sans agir sur la productivité ni les coûts
Une démarche commerciale qui vise à accroître les ventes en externalisant les processus opérationnels

Une démarche systématique et méthodique qui vise à maximiser la productivité et la qualité tout en réduisant les coûts

Explication

L’excellence opérationnelle repose sur une démarche systématique et méthodique orientée vers la productivité, la qualité et la réduction des coûts. Une démarche centrée sur le seul contrôle des défauts ne couvre pas ces objectifs opérationnels plus larges.

2. Quelle combinaison regroupe des outils cités parmi les fondements du juste-à-temps (JIT) ?

Andon, Poka Yoke, contrôle au poste et réaction rapide
5S, gestion visuelle et instructions de travail
Philosophie à long terme, Hansei et développement des leaders
Kanban, takt time, flux tiré et flux pièce à pièce

Kanban, takt time, flux tiré et flux pièce à pièce

Explication

Le JIT s’appuie notamment sur le Kanban, le takt time, le flux tiré et le flux pièce à pièce, ainsi que sur la VSM, la TPM et le SMED. L’Andon et le Poka Yoke sont associés au Jidoka plutôt qu’aux fondements cités du JIT.

3. Les temps de cycle d’un processus varient fortement d’une période à l’autre, ce qui rend l’écoulement irrégulier. Comment nomme-t-on ce phénomène ?

Le Muda, qui désigne une activité ne créant pas de valeur pour le client
Le rebut, qui désigne un produit écarté à cause d’un défaut
Le Muri, qui désigne une charge supérieure aux capacités disponibles
Le Mura, qui désigne la variation et l’irrégularité du flux

Le Mura, qui désigne la variation et l’irrégularité du flux

Explication

Le Mura correspond aux variations et aux irrégularités de l’écoulement du flux, notamment dans les temps de cycle. Le Muri désigne une surcharge des capacités, et non une fluctuation du flux.

4. Laquelle de ces listes rassemble des catégories reconnues de Muda ?

Variation de la demande, surcharge des capacités, standardisation et nivellement
Contrôle au poste, arrêt au premier défaut, gestion visuelle et travail standardisé
Surproduction, stock trop élevé, attente et transport inutile
Flux tiré, production pièce à pièce, changement rapide et maintenance productive

Surproduction, stock trop élevé, attente et transport inutile

Explication

Les catégories de Muda comprennent notamment la surproduction, les stocks trop élevés, l’attente et les transports inutiles, ainsi que d’autres gaspillages. La variation de la demande et la surcharge des capacités désignent respectivement le Mura et le Muri.

5. Quelle pratique associe une décision soigneusement élaborée à une mise en œuvre rapide dans le Toyota Way ?

Reporter la décision jusqu’à ce que toutes les données soient définitives, puis la mettre en œuvre progressivement
Prendre une décision individuelle immédiate, puis attendre un consensus avant de l’appliquer
Parvenir lentement à une décision consensuelle, puis la mettre en œuvre rapidement
Appliquer rapidement une solution standard, puis consulter les équipes pour décider de la conserver

Parvenir lentement à une décision consensuelle, puis la mettre en œuvre rapidement

Explication

Le Toyota Way présente une décision consensuelle lente suivie d’une mise en œuvre rapide comme l’un de ses principes. Une décision individuelle immédiate suivie d’une attente du consensus inverse cette démarche.

6. Quelle caractéristique définit la digitalisation dans le contexte industriel ?

Une transformation multisectorielle reposant sur un réseau automatisé et intelligent pour gérer les installations, les machines et les chaînes logistiques
Une collecte de données sur les produits finis destinée à optimiser leur commercialisation après leur fabrication
Une informatisation des tâches administratives visant à remplacer les échanges entre les services de l’usine
Une robotisation des postes de production destinée à accroître les cadences sans modifier les systèmes de gestion

Une transformation multisectorielle reposant sur un réseau automatisé et intelligent pour gérer les installations, les machines et les chaînes logistiques

Explication

La digitalisation s’appuie sur un réseau de systèmes automatisé et intelligent qui gère des éléments variés de l’usine. La robotisation des postes de production est une technologie possible, mais ne suffit pas à définir cette transformation multisectorielle.

7. Une usine doit réorganiser sa gestion quotidienne face à des changements imprévisibles. Quelle approche correspond à l’agilité manufacturing ?

Une approche collaborative, itérative, flexible, dynamique et parallèle qui cherche à accroître l’efficacité dans un environnement changeant
Une approche individuelle et linéaire qui reporte les décisions jusqu’à ce que l’environnement soit prévisible
Une approche fondée sur des plans fixes et des interventions ponctuelles visant à préserver les méthodes existantes
Une approche séquentielle et centralisée qui stabilise les activités en limitant les adaptations aux changements

Une approche collaborative, itérative, flexible, dynamique et parallèle qui cherche à accroître l’efficacité dans un environnement changeant

Explication

L’agilité manufacturing mobilise une approche collaborative, itérative, flexible, dynamique et parallèle pour accroître l’efficacité dans un environnement changeant et imprévisible. Une approche séquentielle qui limite l’adaptation ne répond pas à cette définition.

8. Quels éléments sont liés par l’architecture intégrée de l’OpEx ?

Le déploiement stratégique, le Lean, l’agilité et la gestion financière
Les normes ISO, la TPM, le déploiement stratégique et la gestion de projet
Le ZPS, Six Sigma, la gestion des talents et la digitalisation
Le déploiement stratégique, le ZPS, l’agilité et la digitalisation

Le déploiement stratégique, le ZPS, l’agilité et la digitalisation

Explication

L’architecture intégrée de l’OpEx relie le déploiement stratégique, le ZPS, l’agilité et la digitalisation. Le Lean et la gestion financière peuvent relever d’autres composantes ou pratiques, mais ne constituent pas les quatre éléments énumérés ici.

9. Après avoir défini la valeur du point de vue du client et cartographié le flux de valeur, quelle est l’étape suivante de la démarche Lean ?

Définir les spécifications de qualité, de prix et de délais
Établir le flux du produit
Implanter le flux tiré
Se perfectionner en continu

Établir le flux du produit

Explication

La troisième étape consiste à établir le flux du produit, après la définition de la valeur et la cartographie du flux de valeur. L’implantation du flux tiré vient ensuite dans la démarche.

10. Une entreprise apporte de petits changements successifs à un processus, tandis qu’une autre le transforme de manière radicale. Quelle distinction s’applique ?

Le Kaizen désigne la réduction des stocks, tandis que le Kaikaku désigne la détection des défauts
Le Kaikaku désigne l’amélioration incrémentale, tandis que le Kaizen désigne la transformation radicale
Le Kaizen désigne l’amélioration incrémentale, tandis que le Kaikaku désigne la transformation radicale
Le Kaizen désigne le nivellement de la production, tandis que le Kaikaku désigne l’observation directe

Le Kaizen désigne l’amélioration incrémentale, tandis que le Kaikaku désigne la transformation radicale

Explication

Le Kaizen correspond à une amélioration continue et incrémentale, alors que le Kaikaku désigne une percée radicale ou révolutionnaire. La transformation radicale relève donc du Kaikaku, et non du Kaizen.

11. Une entreprise qui poursuit l’amélioration continue peut viser quel ensemble de résultats ?

Améliorer la qualité et la productivité, réduire les coûts et les prix, créer des emplois et renforcer la pérennité, la part de marché et le ROI
Améliorer la qualité, réduire les coûts et les prix, puis privilégier la part de marché au détriment de la pérennité et du ROI
Réduire la qualité et la productivité, diminuer les coûts et les prix, créer des emplois et accroître la part de marché
Améliorer la qualité et la productivité, augmenter les coûts et les prix, réduire les emplois et renforcer la pérennité et le ROI

Améliorer la qualité et la productivité, réduire les coûts et les prix, créer des emplois et renforcer la pérennité, la part de marché et le ROI

Explication

Les objectifs associés à l’amélioration continue comprennent notamment la qualité, la productivité, la réduction des coûts et des prix, la création d’emplois, ainsi que la croissance de la part de marché, de la pérennité et du ROI. L’option qui propose d’augmenter les coûts et les prix inverse deux des objectifs cités.

12. Du point de vue du client, comment définit-on un Muda ?

Une étape nécessaire à la conformité du produit, même si elle augmente son coût
Une charge de travail qui dépasse les capacités naturelles des personnes ou des machines
Une variation de la demande qui rend l’écoulement du processus irrégulier
Une activité qui n’ajoute pas de valeur au produit ou au service et que le client ne souhaite pas payer

Une activité qui n’ajoute pas de valeur au produit ou au service et que le client ne souhaite pas payer

Explication

Un Muda est une activité qui n’ajoute pas de valeur au produit ou au service du point de vue du client, lequel n’est pas prêt à la payer. Une variation de la demande relève du Mura, et non de cette définition.

13. Si le prix de marché d’un produit est de 120 € et son coût de 85 €, quelle relation permet de calculer le bénéfice ?

Soustraire le coût au prix de marché, soit 120 € − 85 €
Soustraire le prix de marché au coût, soit 85 € − 120 €
Ajouter le coût au prix de marché, soit 120 € + 85 €
Diviser le prix de marché par le coût, soit 120 € ÷ 85 €

Soustraire le coût au prix de marché, soit 120 € − 85 €

Explication

Le bénéfice correspond au prix de marché diminué du coût, ce qui donne ici 35 €. L’addition du coût et du prix ne respecte pas la relation entre ces éléments.

14. Quelle distinction caractérise le Kaizen par rapport au Kaikaku ?

Le Kaizen introduit une amélioration révolutionnaire et radicale, tandis que le Kaikaku apporte une amélioration évolutionnaire et incrémentale
Le Kaizen apporte une amélioration évolutionnaire et incrémentale, tandis que le Kaikaku introduit une amélioration révolutionnaire et radicale
Le Kaizen améliore les activités quotidiennes, tandis que le Kaikaku se limite à mesurer leurs résultats
Le Kaizen transforme les processus par étapes planifiées, tandis que le Kaikaku maintient les processus en place

Le Kaizen apporte une amélioration évolutionnaire et incrémentale, tandis que le Kaikaku introduit une amélioration révolutionnaire et radicale

Explication

Le Kaizen désigne une amélioration évolutionnaire et incrémentale, alors que le Kaikaku correspond à une transformation révolutionnaire et radicale. L’option qui attribue au Kaizen le changement radical et au Kaikaku le changement incrémental inverse cette distinction.

15. Dans une entreprise digitalisée, comment les données numériques accompagnent-elles le produit ?

Elles accompagnent le produit de sa conception jusqu’à la fabrication, tandis que le service après-vente reste hors du cycle numérique
Elles sont actualisées pendant la logistique et le service après-vente, mais ne suivent pas les étapes de conception et de production
Elles sont réunies à la fin de la production afin de documenter les contrôles avant l’expédition au client
Elles suivent le produit physique en temps réel, de la conception au service après-vente, en passant par la production et la logistique

Elles suivent le produit physique en temps réel, de la conception au service après-vente, en passant par la production et la logistique

Explication

La digitalisation couvre le cycle de vie complet du produit et fait suivre les données numériques en temps réel à son parcours physique. Se limiter aux étapes précédant le service après-vente exclurait une partie de ce cycle.

16. Quel rôle l’OpEx joue-t-elle dans l’atteinte des objectifs de l’entreprise ?

Elle remplace les objectifs de l’entreprise par des objectifs propres aux équipes opérationnelles
Elle fixe les objectifs financiers puis laisse les processus opérationnels inchangés
Elle conduit les processus d’amélioration continue afin de réaliser les objectifs de l’entreprise
Elle contrôle les résultats finaux sans conduire les processus d’amélioration continue

Elle conduit les processus d’amélioration continue afin de réaliser les objectifs de l’entreprise

Explication

L’OpEx conduit les processus d’amélioration continue pour contribuer à la réalisation des objectifs de l’entreprise. Le contrôle des résultats finaux, sans pilotage de l’amélioration, ne correspond pas à ce rôle.

17. Une entreprise cherche à améliorer son bénéfice sans relever ses tarifs, car elle craint de perdre des clients. Quelle stratégie correspond à cet objectif ?

Réduire les coûts de production dans le cadre d’une stratégie OpEx
Réduire les investissements commerciaux pour préserver les prix affichés
Augmenter les prix de vente pour compenser les coûts de production
Accroître le volume de production sans agir sur les coûts unitaires

Réduire les coûts de production dans le cadre d’une stratégie OpEx

Explication

La stratégie OpEx vise à augmenter les bénéfices en réduisant les coûts de production plutôt qu’en augmentant les prix. Relever les tarifs peut faire perdre des clients, ce qui va à l’encontre de la préoccupation décrite.

18. Une machine détecte un défaut et signale immédiatement le problème afin qu’il soit corrigé au poste. Quel principe du Lean cette réaction illustre-t-elle ?

La VSM, qui représente les étapes et les flux de valeur
Le SMED, qui réduit le temps nécessaire aux changements de série
Le Heijunka, qui nivelle la demande et organise la production pour la livraison
Le Jidoka, qui vise la qualité en arrêtant au premier défaut et en réagissant rapidement

Le Jidoka, qui vise la qualité en arrêtant au premier défaut et en réagissant rapidement

Explication

Le Jidoka cherche à produire la qualité en arrêtant au premier défaut et en favorisant une réaction rapide, notamment avec l’Andon et le contrôle au poste. Le SMED concerne plutôt la réduction des temps de changement de série.

19. Quel principe fonde le Lean management ?

La performance repose sur des stocks importants et l’approche cherche à éviter les interruptions de production
Le gaspillage peut exister partout où le travail est effectué et l’approche aide l’entreprise à le repérer et à le réduire
Les défauts proviennent principalement des fournisseurs et l’approche vise à renforcer les contrôles à la réception
Les besoins sont définis par les capacités internes et l’approche vise à accroître l’utilisation des équipements

Le gaspillage peut exister partout où le travail est effectué et l’approche aide l’entreprise à le repérer et à le réduire

Explication

Le Lean management est une approche systémique fondée sur la présence possible de gaspillage dans tous les lieux de travail et sur sa réduction. Renforcer les contrôles à la réception peut traiter des défauts, mais ne décrit pas ce principe général.

20. Une équipe demande régulièrement à un opérateur de traiter une charge dépassant ses capacités normales. Quel type de gaspillage décrit cette situation ?

Le Muda, qui correspond à une activité sans valeur pour le client
Le stock excessif, qui correspond à des produits conservés au-delà des besoins
Le Muri, qui correspond à une surcharge des capacités humaines ou matérielles
Le Mura, qui correspond à une variation ou une irrégularité du flux

Le Muri, qui correspond à une surcharge des capacités humaines ou matérielles

Explication

Le Muri désigne une surcharge qui dépasse les capacités naturelles des personnes ou des machines. Le Mura concerne plutôt une irrégularité du flux, par exemple une variation de la demande ou des temps de cycle.

21. Comment le déploiement stratégique relie-t-il la stratégie au fonctionnement de l’entreprise ?

Il répartit les tâches quotidiennes entre les équipes sans établir de lien avec la vision et la stratégie
Il compare la stratégie aux normes sectorielles et reporte les initiatives jusqu’à l’obtention de résultats financiers
Il transforme les résultats opérationnels en vision d’entreprise, sans traduire les initiatives en objectifs mesurables
Il aligne la vision et la stratégie sur le système opérationnel, traduit les initiatives en objectifs mesurables et organise leur mise en place

Il aligne la vision et la stratégie sur le système opérationnel, traduit les initiatives en objectifs mesurables et organise leur mise en place

Explication

Le déploiement stratégique relie et aligne la vision et la stratégie avec le système opérationnel, puis traduit les initiatives en objectifs mesurables et en modalités de mise en place. La seule répartition des tâches quotidiennes ne crée pas cet alignement stratégique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Introduction au lean management.

Qu’est-ce que l’excellence opérationnelle ?

Une démarche systématique et méthodique visant à maximiser la productivité, la qualité des produits et la réduction des coûts.

Quels objectifs l’amélioration continue vise-t-elle concernant la qualité et les coûts ?

Améliorer la qualité et réduire les coûts.

Quels objectifs l’amélioration continue vise-t-elle concernant la productivité et l’emploi ?

Améliorer la productivité et créer des emplois.

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