QCM : Croissance, échanges et chômage (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la mesure de la croissance économique :

La mesure porte sur la production d’un pays ou d’un groupe de pays.
La variation du PIB réel tient compte de l’évolution générale des prix.
La croissance économique se mesure par la variation du PIB nominal, sans correction des prix.
La croissance économique désigne une hausse ponctuelle des richesses produites dans une économie.
La croissance économique correspond à une augmentation durable des richesses produites dans un pays.

La mesure porte sur la production d’un pays ou d’un groupe de pays. · La variation du PIB réel tient compte de l’évolution générale des prix. · La croissance économique correspond à une augmentation durable des richesses produites dans un pays.

Explication

La croissance désigne une augmentation durable des richesses produites. Le PIB réel corrige la variation de la production de l’inflation ; le PIB nominal ne le fait pas. Une hausse ponctuelle ne correspond pas à la définition de la croissance durable.

2. Une analyste cherche à mesurer l’efficacité avec laquelle travail et capital sont combinés dans une entreprise. Quel indicateur convient ?

La PGF mesure l’efficacité de la combinaison du travail et du capital.
La PGF mesure la quantité de travail mobilisée, sans considérer le capital.
La PGF correspond au niveau de production rapporté à la population totale.
La PGF renseigne sur l’efficacité de l’association des facteurs de production.
La productivité globale des facteurs porte sur le travail et le capital combinés.

La PGF mesure l’efficacité de la combinaison du travail et du capital. · La PGF renseigne sur l’efficacité de l’association des facteurs de production. · La productivité globale des facteurs porte sur le travail et le capital combinés.

Explication

La PGF mesure l’efficacité de la combinaison du travail et du capital. Elle ne se réduit ni au volume de travail ni au rapport entre la production et la population, qui renvoie à une mesure par tête.

3. Au Japon, la croissance annuelle du PIB atteint 1,0 % en 2021-2022. Quel bilan de ses contributions est exact ?

Le capital apporte 0,2 point à la croissance annuelle observée au Japon.
La PGF fournit une contribution de 0,7 point à cette croissance japonaise.
Le travail contribue à hauteur de 0,1 point à la croissance japonaise.
La contribution de la PGF dépasse celle du travail et du capital réunis.
Les contributions du travail et du capital réunies totalisent 0,3 point.

Le capital apporte 0,2 point à la croissance annuelle observée au Japon. · La PGF fournit une contribution de 0,7 point à cette croissance japonaise. · Le travail contribue à hauteur de 0,1 point à la croissance japonaise. · La contribution de la PGF dépasse celle du travail et du capital réunis. · Les contributions du travail et du capital réunies totalisent 0,3 point.

Explication

La décomposition attribue 0,1 point au travail, 0,2 point au capital et 0,7 point à la PGF. Travail et capital totalisent 0,3 point ; la contribution de la PGF, égale à 0,7 point, est supérieure à ce total.

4. Depuis les théories développées à partir de 1980, comment le progrès technique est-il expliqué ?

Il est qualifié d’exogène lorsque les agents financent la recherche et la formation.
Romer, Lucas et Barro sont associés à une conception exogène du progrès technique.
Les théories depuis 1980 situent sa source dans les décisions économiques d’investissement.
Il est dit endogène lorsqu’il résulte des décisions d’investissement des agents économiques.
Les modèles classiques présentent généralement le progrès technique comme endogène.

Les théories depuis 1980 situent sa source dans les décisions économiques d’investissement. · Il est dit endogène lorsqu’il résulte des décisions d’investissement des agents économiques.

Explication

Les théories développées depuis 1980, associées notamment à Romer, Lucas et Barro, considèrent le progrès technique comme endogène et issu des investissements. Les modèles classiques le traitaient plutôt comme exogène, déterminé par des facteurs non économiques.

5. Une entreprise transforme une idée nouvelle en une application commercialisée avec succès. Comment cette démarche est-elle qualifiée ?

Une innovation suppose l’application réussie d’une idée dans le domaine économique et commercial.
L’innovation désigne la conception d’une idée nouvelle, indépendamment de sa mise en pratique.
Il s’agit d’une invention, même si l’idée n’a pas d’application économique.
Il s’agit d’une découverte, dès lors qu’un produit est proposé aux consommateurs.
Il s’agit d’une innovation, car l’idée nouvelle est appliquée avec succès dans l’économie.

Une innovation suppose l’application réussie d’une idée dans le domaine économique et commercial. · Il s’agit d’une innovation, car l’idée nouvelle est appliquée avec succès dans l’économie.

Explication

L’innovation est l’application réussie d’une invention, d’une découverte ou d’une idée nouvelle dans le domaine économique et commercial. Une idée simplement conçue ou une découverte sans application économique ne suffit pas à la définir.

6. Une société modifie sa chaîne de fabrication pour produire plus efficacement, sans changer le bien vendu. Quelle catégorie d’innovation décrit ce changement ?

Une innovation de procédé peut améliorer l’organisation ou les techniques productives.
Il s’agit d’une innovation de procédé, qui porte sur les techniques de production.
La création d’un bien nouveau relève d’une innovation de procédé.
Une innovation de produit correspond à toute amélioration du processus de fabrication.
Il s’agit d’une innovation de produit, car la méthode de fabrication est modifiée.

Une innovation de procédé peut améliorer l’organisation ou les techniques productives. · Il s’agit d’une innovation de procédé, qui porte sur les techniques de production.

Explication

La modification de la chaîne de fabrication porte sur les techniques de production : c’est une innovation de procédé. Une innovation de produit concerne la création ou l’amélioration d’un bien ou d’un service.

7. Parmi les investissements qui stimulent le progrès technique figurent :

L’acquisition de capital physique moderne fait partie des investissements concernés.
Les infrastructures publiques comptent parmi les investissements qui le stimulent.
Les dépenses de recherche et développement peuvent stimuler le progrès technique.
L’investissement dans le capital humain contribue au progrès technique.
Les dépenses de consommation des ménages constituent une catégorie de capital productif citée.

L’acquisition de capital physique moderne fait partie des investissements concernés. · Les infrastructures publiques comptent parmi les investissements qui le stimulent. · Les dépenses de recherche et développement peuvent stimuler le progrès technique. · L’investissement dans le capital humain contribue au progrès technique.

Explication

Les investissements concernés portent sur la R&D, le capital humain, le capital physique et les infrastructures publiques. Les dépenses de consommation des ménages ne figurent pas parmi ces quatre catégories d’investissement.

8. Dans une économie, les lois et les usages encadrent durablement les relations entre entreprises et ménages. Comment désigne-t-on cet ensemble ?

Une institution se limite aux lois écrites qui organisent les échanges économiques.
Une institution désigne une décision ponctuelle d’un agent sur un marché.
Les coutumes peuvent constituer des règles informelles encadrant les interactions économiques.
Les institutions encadrent les interactions entre les agents économiques.
Une institution réunit des règles formelles et informelles relativement stables.

Les coutumes peuvent constituer des règles informelles encadrant les interactions économiques. · Les institutions encadrent les interactions entre les agents économiques. · Une institution réunit des règles formelles et informelles relativement stables.

Explication

Une institution est un ensemble relativement stable de règles formelles, comme les lois, et informelles, comme les usages, qui encadre les interactions économiques. Elle ne se limite donc pas aux règles écrites et ne correspond pas à une décision ponctuelle.

9. Une chercheuse obtient un brevet pour une invention coûteuse à développer. Quel effet économique ce droit lui procure-t-il ?

Le brevet lui confère un monopole permanent qui interdit toute imitation future de l’invention.
Le brevet lui garantit un monopole temporaire permettant d’amortir et de rentabiliser ses coûts de recherche.
Le brevet impose une imitation immédiate afin que l’invention soit accessible aux concurrents.
La durée de protection du brevet est fixée par les concurrents plutôt que par l’État.
Le brevet finance directement ses dépenses de recherche grâce à une subvention publique automatique.

Le brevet lui garantit un monopole temporaire permettant d’amortir et de rentabiliser ses coûts de recherche.

Explication

Le brevet garantit à l’innovatrice un monopole temporaire, qui lui permet d’amortir et de rentabiliser ses coûts de recherche. Cette protection n’est pas permanente et n’impose pas une imitation immédiate. Sa durée est limitée par l’État, et le brevet ne constitue pas une subvention publique automatique. Il procure un monopole temporaire à l’innovatrice, et non une protection de la diffusion dépourvue de monopole.

10. Concernant la destruction créatrice décrite par Schumpeter :

Les activités nouvelles créées sont susceptibles d’être plus performantes.
Schumpeter associe la destruction créatrice au renouvellement continu de l’économie par l’innovation.
Les innovations transforment continuellement les structures de l’économie.
Le processus détruit des activités moins rentables et en fait apparaître de nouvelles.
Les nouvelles technologies peuvent rendre obsolètes des technologies plus anciennes.

Les activités nouvelles créées sont susceptibles d’être plus performantes. · Schumpeter associe la destruction créatrice au renouvellement continu de l’économie par l’innovation. · Les innovations transforment continuellement les structures de l’économie. · Le processus détruit des activités moins rentables et en fait apparaître de nouvelles. · Les nouvelles technologies peuvent rendre obsolètes des technologies plus anciennes.

Explication

La destruction créatrice est le processus par lequel les innovations transforment continuellement l’économie, rendent obsolètes d’anciennes technologies, détruisent des activités moins rentables et en créent de nouvelles plus performantes. Cette notion est associée à Schumpeter.

11. Concernant l’évolution de la part des revenus captée par les 1 % les plus riches aux États-Unis :

Cette part est passée de 10 % en 1980 à 22 % en 2022.
En 1980, cette part des revenus était égale à un dixième.
La hausse observée entre 1980 et 2022 atteint 12 points de pourcentage.
En 2022, cette part des revenus était supérieure à un cinquième.
Entre 1980 et 2022, la part des revenus captée par les 1 % les plus riches a progressé de 10 %.

Cette part est passée de 10 % en 1980 à 22 % en 2022. · En 1980, cette part des revenus était égale à un dixième. · La hausse observée entre 1980 et 2022 atteint 12 points de pourcentage. · En 2022, cette part des revenus était supérieure à un cinquième.

Explication

La part passe de 10 % à 22 %, soit une hausse de 12 points de pourcentage. Une hausse de 10 % ne correspond pas à cette évolution, et les valeurs de départ et d’arrivée sont celles de 1980 et 2022.

12. Une entreprise automatise des tâches de caisse et emploie davantage d’ingénieurs, tandis que les soins à domicile restent peu automatisables. Quelle évolution des emplois est cohérente avec ces profils ?

Les ingénieurs qualifiés peuvent voir leur productivité et leur rémunération augmenter avec les outils numériques.
Les emplois non routiniers peu qualifiés peuvent rester stables tout en connaissant peu de gains de productivité.
Les emplois routiniers automatisables sont davantage menacés par le progrès technique.
Les emplois de soins non routiniers peu qualifiés bénéficient généralement de forts gains de productivité.
Les postes de caisse routiniers sont davantage exposés à la substitution par des technologies.

Les ingénieurs qualifiés peuvent voir leur productivité et leur rémunération augmenter avec les outils numériques. · Les emplois non routiniers peu qualifiés peuvent rester stables tout en connaissant peu de gains de productivité. · Les emplois routiniers automatisables sont davantage menacés par le progrès technique. · Les postes de caisse routiniers sont davantage exposés à la substitution par des technologies.

Explication

Les tâches routinières automatisables sont menacées, tandis que les emplois qualifiés peuvent bénéficier de gains de productivité et de salaire. Les emplois non routiniers peu qualifiés restent souvent stables mais enregistrent peu de gains de productivité, contrairement à l’affirmation sur les soins.

13. Parmi les propositions suivantes concernant les limites écologiques de la croissance, lesquelles sont exactes ?

L’augmentation des pollutions fait partie des limites écologiques de la croissance.
L’épuisement des ressources naturelles constitue une limite écologique de la croissance.
Les trois limites comprennent l’épuisement des ressources, les pollutions et le réchauffement climatique.
La diminution des pollutions constitue l’une des trois limites écologiques de la croissance.
Le réchauffement climatique figure parmi les limites écologiques de la croissance.

L’augmentation des pollutions fait partie des limites écologiques de la croissance. · L’épuisement des ressources naturelles constitue une limite écologique de la croissance. · Les trois limites comprennent l’épuisement des ressources, les pollutions et le réchauffement climatique. · Le réchauffement climatique figure parmi les limites écologiques de la croissance.

Explication

Les trois limites sont l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation des pollutions et le réchauffement climatique. La diminution des pollutions n’est pas l’une de ces limites : c’est leur augmentation qui est concernée.

14. Un pays produit un bien avec une productivité relative supérieure à celle de ses partenaires et des coûts de production relativement plus faibles. Selon P. Krugman, quelle conclusion s’applique ?

Un avantage comparatif désigne ici une productivité absolue supérieure dans toutes les activités.
Ce pays possède un avantage comparatif dans la production de ce bien.
La productivité relative supérieure s’accompagne ici de coûts de production relativement plus faibles.
La situation décrite correspond à la définition de l’avantage comparatif donnée par P. Krugman.
Ce pays possède un avantage comparatif si sa productivité relative est inférieure à celle de ses partenaires.

Ce pays possède un avantage comparatif dans la production de ce bien. · La productivité relative supérieure s’accompagne ici de coûts de production relativement plus faibles. · La situation décrite correspond à la définition de l’avantage comparatif donnée par P. Krugman.

Explication

Pour P. Krugman, l’avantage comparatif correspond à une productivité relative supérieure dans une activité, associée à des coûts relativement plus faibles. Une productivité relative inférieure ne satisfait pas ce critère, et la définition ne suppose pas une supériorité dans toutes les activités.

15. Deux économies constatent des différences d’efficacité entre leurs secteurs. Quelle orientation de production découle du mécanisme de spécialisation ?

Chaque économie tend à se spécialiser dans le bien où sa productivité est la plus faible par rapport à ses partenaires.
La spécialisation porte sur les biens ou services pour lesquels l’avantage comparatif est le plus important.
Les différences d’efficacité incitent les économies à concentrer leur production sur leurs avantages comparatifs.
Les différences d’efficacité incitent les économies à produire les mêmes biens dans les mêmes proportions.
Chaque économie tend à se spécialiser dans le bien où son avantage comparatif est le plus marqué.

La spécialisation porte sur les biens ou services pour lesquels l’avantage comparatif est le plus important. · Les différences d’efficacité incitent les économies à concentrer leur production sur leurs avantages comparatifs. · Chaque économie tend à se spécialiser dans le bien où son avantage comparatif est le plus marqué.

Explication

Les différences d’efficacité conduisent chaque économie à se spécialiser dans les biens ou services où son avantage comparatif est le plus marqué. Une productivité relative faible ne définit pas cet avantage, et produire les mêmes biens dans les mêmes proportions ne correspond pas à ce mécanisme.

16. Dans le modèle de Heckscher-Ohlin, les dotations factorielles d’une économie désignent :

Les quantités de travail qualifié et peu qualifié disponibles, sans tenir compte du capital.
Les ressources en facteurs de production disponibles dans une économie, notamment le capital et le travail.
Les quantités de capital et de travail, qualifié ou peu qualifié, dont dispose l’économie.
Les stocks de capital et les différentes catégories de travail dont dispose une économie.
Les quantités de capital et de travail qualifié dont dispose l’économie, à l’exclusion du travail peu qualifié.

Les ressources en facteurs de production disponibles dans une économie, notamment le capital et le travail. · Les quantités de capital et de travail, qualifié ou peu qualifié, dont dispose l’économie. · Les stocks de capital et les différentes catégories de travail dont dispose une économie.

Explication

Les dotations factorielles comprennent le capital et le travail, distingué entre travail qualifié et peu qualifié. Elles ne se limitent ni au travail qualifié ni aux seules catégories de travail.

17. Dans un pays, le travail peu qualifié est relativement abondant. Quel effet sur les coûts et les avantages comparatifs est attendu ?

Le pays obtient un avantage comparatif dans les productions utilisant intensivement ce facteur.
Le prix relatif du travail peu qualifié tend à baisser avec son abondance.
L’abondance relative d’un facteur peut favoriser les productions qui l’emploient de manière intensive.
Le pays obtient un avantage comparatif dans les productions utilisant peu le facteur abondant.
Le prix relatif des biens utilisant intensivement le travail peu qualifié tend à augmenter avec son abondance.

Le pays obtient un avantage comparatif dans les productions utilisant intensivement ce facteur. · Le prix relatif du travail peu qualifié tend à baisser avec son abondance. · L’abondance relative d’un facteur peut favoriser les productions qui l’emploient de manière intensive.

Explication

L’abondance relative d’un facteur tend à en faire baisser le prix et favorise les productions qui l’utilisent intensivement. Elle ne confère pas l’avantage comparatif aux productions qui utilisent surtout un facteur rare, et le prix du facteur abondant tend à baisser plutôt qu’à augmenter.

18. Un pays conquiert de nouveaux marchés et accroît ses exportations malgré la concurrence. Quelle caractéristique cela illustre-t-il ?

Le pays renforce sa compétitivité en développant ses exportations sur de nouveaux marchés.
L’extension des marchés existants peut contribuer à accroître les exportations du pays.
La conquête de nouveaux marchés peut améliorer l’aptitude du pays à exporter.
La compétitivité d’un pays correspond à son aptitude à exporter face à la concurrence.
Le pays renforce sa compétitivité en réduisant ses exportations sur les marchés existants.

Le pays renforce sa compétitivité en développant ses exportations sur de nouveaux marchés. · L’extension des marchés existants peut contribuer à accroître les exportations du pays. · La conquête de nouveaux marchés peut améliorer l’aptitude du pays à exporter. · La compétitivité d’un pays correspond à son aptitude à exporter face à la concurrence.

Explication

La compétitivité d’un pays est son aptitude à exporter et à accroître ses exportations en conquérant de nouveaux marchés ou en étendant ceux qui existent. Réduire les exportations sur les marchés existants ne correspond pas à cette définition.

19. Une entreprise réduit ses coûts et ses prix grâce à des gains de productivité, tandis qu’une autre mise sur la qualité et le service après-vente. Quelle distinction est correcte ?

La qualité et le service après-vente relèvent de la compétitivité-prix.
La baisse des coûts et des prix relève de la compétitivité-prix.
La baisse des coûts et des prix relève de la compétitivité hors-prix.
La qualité et le service après-vente relèvent de la compétitivité hors-prix.
L’innovation et le design caractérisent la compétitivité-prix plutôt que la compétitivité hors-prix.

La baisse des coûts et des prix relève de la compétitivité-prix. · La qualité et le service après-vente relèvent de la compétitivité hors-prix.

Explication

La compétitivité-prix repose sur les coûts et les prix, tandis que la qualité et le service après-vente relèvent de la compétitivité hors-prix. L’innovation et le design sont également des caractéristiques hors-prix, et non des leviers de compétitivité-prix.

20. Une entreprise répartit la recherche, l’assemblage et le service après-vente dans plusieurs pays. Selon quelle logique peut-elle localiser ces étapes ?

Elle répartit les étapes en fonction des seuls coûts de transport.
Elle peut choisir un territoire en fonction de ses avantages structurels.
Elle peut localiser les étapes selon les compétences disponibles dans chaque territoire.
Elle localise les étapes sans tenir compte des avantages propres aux territoires.
Elle peut placer chaque étape là où les avantages de coûts sont les plus forts.

Elle peut choisir un territoire en fonction de ses avantages structurels. · Elle peut localiser les étapes selon les compétences disponibles dans chaque territoire. · Elle peut placer chaque étape là où les avantages de coûts sont les plus forts.

Explication

Les entreprises internationalisent leurs chaînes de valeur pour profiter des avantages de coûts, de compétences ou de structure propres aux territoires. Ignorer ces avantages ou ne considérer que les coûts de transport ne restitue pas cette logique.

21. Une société implante une filiale à l’étranger pour une activité et confie une autre tâche à un prestataire étranger. Comment distinguer ces choix ?

La sous-traitance d’une tâche relève de l’internationalisation externe.
L’implantation de la filiale à l’étranger correspond à une internationalisation externe.
Confier une tâche à un prestataire étranger correspond à une internationalisation par investissement direct.
Confier une tâche à un prestataire étranger correspond à une externalisation.
L’implantation de la filiale à l’étranger correspond à une internationalisation interne.

La sous-traitance d’une tâche relève de l’internationalisation externe. · Confier une tâche à un prestataire étranger correspond à une externalisation. · L’implantation de la filiale à l’étranger correspond à une internationalisation interne.

Explication

L’internationalisation interne consiste à investir directement à l’étranger pour y implanter une filiale. Confier une tâche à un sous-traitant relève de l’internationalisation externe, tandis que la sous-traitance n’est pas une implantation de filiale.

22. Concernant les mécanismes de baisse des prix liés au commerce international :

Les économies d’échelle réduisent le coût unitaire lorsque les volumes produits augmentent.
La spécialisation réduit les coûts en diminuant la production totale à facteurs constants.
Des consommations intermédiaires importées moins chères peuvent réduire les coûts de production.
L’avantage comparatif améliore l’allocation des ressources et contribue à réduire les coûts.
L’intensification de la concurrence tend à relever les prix des biens échangés.

Les économies d’échelle réduisent le coût unitaire lorsque les volumes produits augmentent. · Des consommations intermédiaires importées moins chères peuvent réduire les coûts de production. · L’avantage comparatif améliore l’allocation des ressources et contribue à réduire les coûts.

Explication

L’accès à un marché plus vaste permet d’augmenter les volumes et de diminuer le coût unitaire ; des intrants importés moins chers réduisent aussi les coûts. L’avantage comparatif améliore l’allocation des ressources, alors que la spécialisation augmente la production totale et que la concurrence contribue à la baisse des prix.

23. Parmi les propositions suivantes concernant le libre-échange et le protectionnisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le libre-échange se caractérise par la suppression des entraves aux échanges.
Les subventions et les droits de douane constituent des barrières tarifaires protectionnistes.
Le protectionnisme limite les importations par des barrières tarifaires ou non tarifaires.
Les quotas constituent une entrave tarifaire appliquée aux importations.
Le libre-échange limite les importations au moyen de quotas et de droits de douane.

Le libre-échange se caractérise par la suppression des entraves aux échanges. · Les subventions et les droits de douane constituent des barrières tarifaires protectionnistes. · Le protectionnisme limite les importations par des barrières tarifaires ou non tarifaires.

Explication

Le protectionnisme limite les importations par des barrières tarifaires, notamment les droits de douane et les subventions, ou non tarifaires, notamment les quotas. Le libre-échange supprime les entraves ; les quotas sont non tarifaires, et non tarifaires comme l’affirme une proposition erronée.

24. Dans une population comptant 900 actifs, dont 72 chômeurs, quel est le taux de chômage ?

Le taux de chômage est de 8 %, car 72900×100=8\frac{72}{900} \times 100 = 8.
Le taux de chômage est de 92 %, en rapportant les personnes en emploi aux actifs.
Les 900 actifs comprennent les personnes en emploi et les personnes au chômage.
Le calcul rapporte le nombre de chômeurs au nombre d’actifs, puis multiplie par 100.
Le taux de chômage est de 8 %, en rapportant les chômeurs à la population totale.

Le taux de chômage est de 8 %, car $$\frac{72}{900} \times 100 = 8$$. · Les 900 actifs comprennent les personnes en emploi et les personnes au chômage. · Le calcul rapporte le nombre de chômeurs au nombre d’actifs, puis multiplie par 100.

Explication

Le taux de chômage rapporte les chômeurs aux actifs : 72900×100=8%\frac{72}{900} \times 100 = 8\%. Les actifs comprennent les personnes en emploi et les chômeurs ; la population totale est le dénominateur du taux d’emploi, pas de celui du taux de chômage.

25. Une baisse soudaine de la demande globale réduit les ventes et la production des entreprises. Quelle évolution correspond au chômage conjoncturel ?

La baisse de la demande globale peut provoquer un recul de l’activité économique.
La contraction de l’activité peut s’accompagner d’une augmentation du chômage.
La diminution de l’activité réduit le chômage en augmentant les besoins de main-d’œuvre.
Le chômage conjoncturel est lié aux variations de l’activité économique à court terme.
La hausse des besoins de main-d’œuvre constitue le mécanisme attendu après une chute de la demande.

La baisse de la demande globale peut provoquer un recul de l’activité économique. · La contraction de l’activité peut s’accompagner d’une augmentation du chômage. · Le chômage conjoncturel est lié aux variations de l’activité économique à court terme.

Explication

Le chômage conjoncturel découle des fluctuations économiques à court terme : une chute de la demande globale réduit l’activité et peut augmenter le chômage. Elle ne réduit pas le chômage par une hausse des besoins de main-d’œuvre, comme le suggèrent les propositions incorrectes.

26. Un diagnostic attribue le chômage observé à une insuffisance de demande à court terme. Quelle orientation de politique publique convient à ce diagnostic ?

La réduction des rigidités du marché du travail vise prioritairement le chômage conjoncturel.
Le diagnostic du type de chômage aide à choisir une politique publique adaptée.
La réduction des rigidités est associée à la lutte contre le chômage structurel.
Une politique de formation constitue la réponse macroéconomique centrale au chômage conjoncturel.
Un soutien macroéconomique de la demande est adapté au chômage conjoncturel.

Le diagnostic du type de chômage aide à choisir une politique publique adaptée. · La réduction des rigidités est associée à la lutte contre le chômage structurel. · Un soutien macroéconomique de la demande est adapté au chômage conjoncturel.

Explication

Le chômage conjoncturel appelle un soutien macroéconomique de la demande, tandis que la réduction des rigidités vise le chômage structurel. La formation est également associée aux politiques de lutte contre le chômage structurel, et non à la réponse centrale à une insuffisance conjoncturelle de demande.

27. Pour stimuler l’activité, un gouvernement commande des infrastructures et verse une aide directe aux ménages. Concernant ces mesures de soutien de la demande :

Une baisse des taux d’intérêt augmente le coût du crédit à l’investissement.
Les commandes publiques peuvent soutenir l’investissement par la demande adressée aux entreprises.
Une hausse des prélèvements sur les ménages soutient leur consommation par leurs revenus disponibles.
Les aides directes aux ménages constituent un moyen de soutenir la consommation.
La baisse des prélèvements peut soutenir la consommation des ménages.

Les commandes publiques peuvent soutenir l’investissement par la demande adressée aux entreprises. · Les aides directes aux ménages constituent un moyen de soutenir la consommation. · La baisse des prélèvements peut soutenir la consommation des ménages.

Explication

Les commandes publiques soutiennent l’investissement, tandis que les aides directes et la baisse des prélèvements peuvent soutenir la consommation. Une baisse des taux d’intérêt rend le crédit à l’investissement moins coûteux, et non plus coûteux ; une hausse des prélèvements ne constitue pas le levier décrit pour stimuler la consommation.

28. Une mesure réduit les cotisations sociales patronales pour favoriser l’embauche de travailleurs peu qualifiés. Quel effet correspond à cette politique ?

La diminution du salaire minimum peut aussi relever des politiques d’allègement du coût du travail.
L’allègement du coût du travail vise à freiner l’embauche des moins qualifiés.
La réduction du coût du travail vise principalement à encourager l’embauche des plus diplômés.
La baisse des cotisations sociales allège le coût du travail supporté par l’employeur.
La réduction des cotisations sociales augmente le coût du travail pour l’entreprise.

La diminution du salaire minimum peut aussi relever des politiques d’allègement du coût du travail. · La baisse des cotisations sociales allège le coût du travail supporté par l’employeur.

Explication

L’allègement du coût du travail peut passer par une réduction des cotisations sociales ou du salaire minimum, afin d’encourager l’embauche des moins qualifiés. Il réduit le coût supporté par l’employeur ; les propositions qui lui attribuent une hausse des coûts ou un objectif de frein à l’embauche inversent son effet.

29. Concernant la notion d’espace social :

La PCS, le revenu et le patrimoine structurent les positions sociales en rapprochant les individus.
L’espace social désigne les distances entre individus selon leurs seules ressources économiques.
L’espace social correspond aux distances entre individus selon leurs dotations économiques, sociales et culturelles.
La PCS, le revenu et l’âge structurent les positions sociales en rapprochant les individus.
L’espace social mesure les écarts entre individus selon leurs dotations démographiques et géographiques.

L’espace social correspond aux distances entre individus selon leurs dotations économiques, sociales et culturelles.

Explication

L’espace social désigne les distances entre individus selon leurs dotations économiques, sociales et culturelles. Il ne se définit donc pas par la seule catégorie socioprofessionnelle, les seules ressources économiques, ni par les seuls revenus et diplômes. Les dotations démographiques et géographiques ne sont pas les critères de sa définition.

30. Pour comparer les positions sociales de deux individus, un sociologue examine leur métier, leurs ressources et leurs qualifications. À propos de ces critères :

La PCS, le revenu et le diplôme rapprochent les individus selon plusieurs dimensions sociales.
Le diplôme ne contribue pas à structurer les positions sociales lorsque le métier est connu.
Le revenu participe à la structuration des positions sociales en renseignant sur les ressources.
Le diplôme renseigne sur les qualifications et participe à la structuration sociale.
La PCS rapproche les individus dont les métiers présentent des caractéristiques proches.

La PCS, le revenu et le diplôme rapprochent les individus selon plusieurs dimensions sociales. · Le revenu participe à la structuration des positions sociales en renseignant sur les ressources. · Le diplôme renseigne sur les qualifications et participe à la structuration sociale. · La PCS rapproche les individus dont les métiers présentent des caractéristiques proches.

Explication

La PCS, le revenu et le diplôme structurent les positions sociales en renseignant respectivement sur le métier, les ressources et les qualifications. Le diplôme contribue donc à cette structuration même lorsque le métier est connu ; les trois critères peuvent être mobilisés conjointement.

31. Entre 1962 et 2020, quelle évolution de la part du secteur tertiaire dans la population active caractérise la tertiarisation ?

La part du tertiaire passe de presque 80 % en 1962 à presque 100 % en 2020.
La part du tertiaire passe d’un peu plus de 40 % en 1962 à presque 80 % en 2020.
La part du tertiaire passe d’un peu plus de 40 % en 1962 à presque 80 % en 1980.
La part du tertiaire passe d’environ 40 % en 1962 à environ 60 % en 2020.
La part du tertiaire passe de presque 80 % en 1962 à un peu plus de 40 % en 2020.

La part du tertiaire passe d’un peu plus de 40 % en 1962 à presque 80 % en 2020.

Explication

La tertiarisation correspond à la progression de la part des emplois du secteur tertiaire : elle passe d’un peu plus de 40 % de la population active en 1962 à presque 80 % en 2020. Les autres propositions modifient le sens de l’évolution, les valeurs ou l’année d’arrivée.

32. Concernant les critères de stratification chez Marx et Weber :

Marx oppose les groupes de statut aux groupes politiques plutôt que les classes économiques.
Weber distingue des ordres économique, social et politique dans son analyse.
Weber ramène la stratification à la seule détention des moyens de production.
Marx distingue les groupes selon trois ordres économique, social et politique.
Marx classe les individus selon leur place dans la production et oppose bourgeoisie et prolétariat.

Weber distingue des ordres économique, social et politique dans son analyse. · Marx classe les individus selon leur place dans la production et oppose bourgeoisie et prolétariat.

Explication

Marx privilégie le critère économique lié à la production et oppose bourgeoisie et prolétariat ; Weber croise les ordres économique, social et politique. L’analyse de Marx n’est pas fondée sur les trois ordres de Weber, et l’ordre social ne définit pas chez Weber une approche ramenée aux seuls moyens de production.

33. Une personne partage la même position objective que d’autres dans la production, sans conscience collective ni mobilisation. Comment caractériser cette situation chez Marx ?

Elle correspond à une classe pour soi lorsque les individus occupent des positions objectives similaires.
Elle devient une classe pour soi dès que ses membres partagent une situation économique comparable.
Elle correspond à une classe en soi, fondée sur des caractéristiques objectives communes.
Elle relève d’une classe en soi tant que la conscience et la mobilisation collectives ne sont pas constituées.
Elle relève d’une classe pour soi, car une position commune suffit à former une conscience collective.

Elle correspond à une classe en soi, fondée sur des caractéristiques objectives communes. · Elle relève d’une classe en soi tant que la conscience et la mobilisation collectives ne sont pas constituées.

Explication

La classe en soi repose sur des caractéristiques objectives communes ; l’absence de conscience et de mobilisation collectives exclut ici la classe pour soi. Une position économique commune ne suffit pas, à elle seule, à constituer une classe pour soi.

34. À la fin de ses études, une personne appartient à une PCS différente de celle de son parent. Quelle notion décrit cette différence ?

Il s’agit d’une mobilité professionnelle dès lors que deux générations sont comparées.
Il s’agit d’une mobilité géographique si les PCS parentales et individuelles diffèrent.
La différence de PCS correspond à la définition de la mobilité sociale intergénérationnelle.
Il s’agit d’une mobilité sociale intergénérationnelle entre la personne et son parent.
La comparaison porte sur la PCS de la personne à la fin de ses études et celle de son parent.

La différence de PCS correspond à la définition de la mobilité sociale intergénérationnelle. · Il s’agit d’une mobilité sociale intergénérationnelle entre la personne et son parent. · La comparaison porte sur la PCS de la personne à la fin de ses études et celle de son parent.

Explication

La mobilité sociale intergénérationnelle désigne l’appartenance, à la fin des études, à une PCS différente de celle du parent. La mobilité professionnelle concerne l’évolution d’une même personne pendant sa vie active, tandis que la mobilité géographique concerne le lieu de résidence.

35. Dans une table de destinée, les lignes indiquent la PCS du père. Que représente chaque ligne ?

Elle prend l’origine sociale du père comme point de départ de la lecture.
Elle indique l’origine des pères à partir de la PCS des fils et totalise 100 %.
Elle répartit les fils entre leurs PCS en colonne, et ses valeurs totalisent 100 %.
Elle totalise 100 % par colonne, puisque les fils constituent le point de départ.
Elle répartit les pères selon leur origine sociale en colonne, pour un total de 100 %.

Elle prend l’origine sociale du père comme point de départ de la lecture. · Elle répartit les fils entre leurs PCS en colonne, et ses valeurs totalisent 100 %.

Explication

La table de destinée part de la PCS du père inscrite en ligne et répartit les fils selon leur PCS en colonne ; chaque ligne totalise 100 %. La répartition des origines paternelles à partir de la PCS des fils correspond au principe de la table de recrutement, dont les colonnes totalisent 100 %.

36. Un analyste fixe la PCS des fils en colonne et recherche l’origine sociale de leurs pères. Quelle lecture correspond à la table de recrutement ?

Chaque ligne part de la PCS du père et répartit les fils entre leurs positions.
Chaque colonne présente l’origine sociale des pères des fils appartenant à cette PCS.
La table de recrutement prend la PCS du fils en colonne comme point de départ.
Les pourcentages totalisent 100 % par ligne lorsque la position du fils est fixée.
Chaque colonne répartit les fils à partir de leur origine sociale paternelle.

Chaque colonne présente l’origine sociale des pères des fils appartenant à cette PCS. · La table de recrutement prend la PCS du fils en colonne comme point de départ.

Explication

La table de recrutement part de la PCS du fils en colonne et indique l’origine sociale des pères en ligne ; chaque colonne totalise 100 %. La lecture par origine paternelle en ligne et la répartition des fils correspond à la table de destinée.

37. Entre deux générations, la part des emplois agricoles diminue tandis que celle des emplois qualifiés augmente, entraînant des changements de PCS. Quelle forme de mobilité cette transformation génère-t-elle ?

Elle décrit une hausse du lien entre origine sociale et position, indépendamment des emplois.
Elle mesure la fluidité sociale, car les chances relatives entre origines changent.
Elle relève de la mobilité structurelle parce que les chances individuelles deviennent égales.
Elle génère une mobilité structurelle liée à la transformation de la population active.
Elle correspond à une mobilité sociale découlant de l’évolution de la structure des emplois.

Elle génère une mobilité structurelle liée à la transformation de la population active. · Elle correspond à une mobilité sociale découlant de l’évolution de la structure des emplois.

Explication

La mobilité structurelle découle des transformations de la structure de la population active entre la génération des pères et celle des fils. La fluidité mesure le lien entre origine et position sociales, indépendamment des changements de structure ; les changements d’emplois ne démontrent pas à eux seuls une égalité des chances.

38. Une étude compare la force du lien entre l’origine sociale et la position atteinte, sans tenir compte des changements de structure économique. Que mesure-t-elle ?

Elle distingue les chances liées à l’origine des effets des transformations économiques.
Elle porte sur la fluidité sociale plutôt que sur la seule évolution de la structure active.
Elle mesure la mobilité structurelle produite par les changements de composition des emplois.
Elle évalue le lien social indépendamment des transformations de la structure économique.
Elle mesure la fluidité sociale, c’est-à-dire la force du lien entre origine et position.

Elle distingue les chances liées à l’origine des effets des transformations économiques. · Elle porte sur la fluidité sociale plutôt que sur la seule évolution de la structure active. · Elle évalue le lien social indépendamment des transformations de la structure économique. · Elle mesure la fluidité sociale, c’est-à-dire la force du lien entre origine et position.

Explication

La fluidité sociale mesure la force du lien entre origine sociale et position sociale, indépendamment des transformations de la structure économique. La mobilité structurelle, au contraire, découle des changements de la structure de la population active.

39. Une société connaît davantage de changements de PCS, mais cette hausse provient de transformations des emplois et de mobilités horizontales courtes. Quelle conclusion est justifiée ?

La hausse de mobilité démontre une progression de la fluidité sociale entre origines.
Une hausse de mobilité implique une égalisation des chances entre les origines sociales.
La mobilité peut augmenter sans que la fluidité sociale progresse.
Les transformations des emplois peuvent accroître la mobilité sans modifier la fluidité.
Des changements de PCS horizontaux peuvent contribuer à la hausse observée.

La mobilité peut augmenter sans que la fluidité sociale progresse. · Les transformations des emplois peuvent accroître la mobilité sans modifier la fluidité. · Des changements de PCS horizontaux peuvent contribuer à la hausse observée.

Explication

Une hausse de la mobilité sociale ne signifie pas nécessairement une hausse de la fluidité : elle peut venir des changements de structure des emplois ou de mobilités horizontales courtes. La mobilité observée ne démontre donc ni une progression de la fluidité ni une égalisation des chances.

40. Une personne obtient un diplôme supérieur à celui de ses parents, mais n’accède pas à une position sociale supérieure. Quelle interprétation est compatible avec le rôle du diplôme ?

La dévalorisation des titres scolaires améliore automatiquement la position des diplômés sur le marché du travail.
Le diplôme favorise l’accès à l’emploi qualifié sans assurer une position supérieure à celle des parents.
La progression du diplôme familial favorise une mobilité sociale descendante.
Le diplôme garantit une position sociale supérieure lorsque son niveau dépasse celui des parents.
Un diplôme supérieur aux parents exclut le déclassement social lorsque l’insertion professionnelle est qualifiée.

Le diplôme favorise l’accès à l’emploi qualifié sans assurer une position supérieure à celle des parents.

Explication

Le diplôme favorise l’accès à l’emploi qualifié, mais un niveau supérieur à celui des parents ne garantit pas une position sociale supérieure. La progression du diplôme familial ne favorise pas à elle seule une mobilité descendante, et le diplôme ne garantit pas une ascension lorsque son niveau dépasse celui des parents. La dévalorisation des titres scolaires peut contribuer au déclassement, même lorsque l’insertion professionnelle est qualifiée.

41. Concernant le travail :

Le travail se limite aux activités qui procurent un revenu régulier à leur auteur.
Le travail désigne la part rémunérée d’une activité productive exercée sous contrat.
Le travail correspond à un statut juridique fondé sur une relation de subordination.
Le travail contribue à définir le statut social et la place d’une personne.
Le travail produit des ressources et peut participer à l’accomplissement individuel.

Le travail contribue à définir le statut social et la place d’une personne. · Le travail produit des ressources et peut participer à l’accomplissement individuel.

Explication

Le travail produit des ressources, peut contribuer à l’accomplissement individuel et participe à définir le statut social. La part rémunérée est l’emploi, tandis que le contrat et la subordination caractérisent l’emploi salarié.

42. Une graphiste travaille pour plusieurs clients sans contrat de travail et fixe elle-même son organisation. Concernant son statut :

Son absence de contrat de travail implique qu’elle n’exerce pas une activité rémunérée.
La rémunération de son activité suffit à établir une relation de subordination.
Une relation de subordination à un employeur caractériserait plutôt un emploi salarié.
Son statut correspond à un emploi non salarié exercé de façon indépendante.
Son activité rémunérée relève de l’emploi, qui constitue une part du travail.

Une relation de subordination à un employeur caractériserait plutôt un emploi salarié. · Son statut correspond à un emploi non salarié exercé de façon indépendante. · Son activité rémunérée relève de l’emploi, qui constitue une part du travail.

Explication

L’emploi est la part rémunérée du travail, et l’absence de contrat de travail avec une activité indépendante correspond à un emploi non salarié. Le salariat suppose un contrat et une relation de subordination ; une rémunération ne suffit donc pas à établir cette relation.

43. Une personne a un emploi, tandis qu’une autre, sans emploi, en recherche activement un. Comment les classer au regard de la population active ?

La population active regroupe les personnes en emploi et les chômeurs.
La personne en emploi appartient à la population active, comme la personne qui recherche un emploi.
La personne qui recherche un emploi devient inactive dès lors qu’elle exerce une activité indépendante.
La personne sans emploi appartient à la population active même si elle est disponible dans les 15 jours.
La population active exclut les personnes en emploi et comprend les personnes sans activité.

La population active regroupe les personnes en emploi et les chômeurs. · La personne en emploi appartient à la population active, comme la personne qui recherche un emploi.

Explication

La population active comprend les personnes en emploi et les chômeurs, c’est-à-dire les personnes sans emploi qui recherchent activement et sont disponibles. Une personne sans emploi qui ne recherche pas activement n’est pas classée comme chômeuse sur cette base ; une personne exerçant une activité indépendante est en emploi.

44. Une entreprise recombine les tâches et confie à des équipes une participation à des projets. Cette organisation relève du modèle post-taylorien, qui :

Recherche la flexibilité face aux besoins de l’organisation.
Sépare la conception de l’exécution et chronomètre des tâches parcellisées.
Peut élargir ou enrichir les tâches pour les recomposer.
Renforce une hiérarchie stricte en prescrivant chaque geste élémentaire.
Favorise la participation des salariés à des groupes semi-autonomes.

Recherche la flexibilité face aux besoins de l’organisation. · Peut élargir ou enrichir les tâches pour les recomposer. · Favorise la participation des salariés à des groupes semi-autonomes.

Explication

Le modèle post-taylorien recherche la flexibilité, recombine les tâches par élargissement ou enrichissement et favorise la participation à des projets ou groupes semi-autonomes. La séparation stricte entre conception et exécution, la parcellisation et le chronométrage caractérisent plutôt le modèle taylorien.

45. L’intégration sociale désigne le processus par lequel :

Un individu obtient un emploi salarié et accède à une position hiérarchique.
Un individu trouve sa place et se relie aux différents groupes de la société.
Un individu prend part à la société et entretient des liens avec ses groupes.
Un individu adhère à une organisation professionnelle sans lien avec d’autres groupes.
Un individu acquiert des ressources économiques indépendamment de ses relations sociales.

Un individu trouve sa place et se relie aux différents groupes de la société. · Un individu prend part à la société et entretient des liens avec ses groupes.

Explication

L’intégration sociale est le processus par lequel une personne trouve sa place et est reliée aux différents groupes de la société. Elle ne se réduit ni à l’emploi salarié ni à l’acquisition de ressources économiques.

46. Parmi les rôles du travail dans l’intégration sociale figurent :

Le travail contribue à l’intégration principalement en isolant la personne de ses groupes sociaux.
Le sentiment d’utilité sociale peut renforcer l’estime de soi.
L’accès à un statut et à des droits contribue à l’intégration sociale.
Le revenu du travail facilite l’accès à un mode de vie et à la consommation.
Les relations nouées au travail peuvent créer des liens sociaux.

Le sentiment d’utilité sociale peut renforcer l’estime de soi. · L’accès à un statut et à des droits contribue à l’intégration sociale. · Le revenu du travail facilite l’accès à un mode de vie et à la consommation. · Les relations nouées au travail peuvent créer des liens sociaux.

Explication

Le travail favorise l’intégration par l’accès à un statut et à des droits, les liens sociaux, le revenu et le sentiment d’utilité sociale. Il ne l’encourage pas en isolant les personnes de leurs groupes sociaux.

47. Après une longue période sans emploi, une personne connaît une baisse de revenus, voit moins ses proches et perd ses repères quotidiens. Ces évolutions illustrent que le chômage de longue durée peut :

Consolider l’intégration sociale en préservant les ressources et les relations.
Accroître le sentiment d’utilité sociale grâce au temps libéré par l’absence d’emploi.
Déliter les liens sociaux en fragilisant la sociabilité professionnelle et amicale.
Réduire les ressources financières et limiter les possibilités de consommation.
Maintenir les rythmes quotidiens en séparant la vie de travail des loisirs.

Déliter les liens sociaux en fragilisant la sociabilité professionnelle et amicale. · Réduire les ressources financières et limiter les possibilités de consommation.

Explication

Le chômage de longue durée peut entraîner une insécurité financière, le délitement des liens sociaux, une perte d’estime de soi et des rythmes quotidiens désorganisés. Le temps libre ne garantit donc ni un sentiment d’utilité sociale accru ni le maintien des repères.

48. Une plateforme recourt à des travailleurs indépendants dont l’activité est incertaine, tandis que d’autres salariés subissent du temps partiel. Ces situations illustrent que la hausse des contrats atypiques :

Réduit l’incertitude en transformant les activités de plateforme en emplois salariés.
Désigne la progression des emplois stables plutôt que celle des formes atypiques.
Peut accroître l’incertitude sur l’avenir des travailleurs concernés.
Stabilise les parcours en remplaçant les contrats précaires par des emplois durables.
Fragilise l’intégration par le développement du temps partiel subi et du faux travail indépendant.

Peut accroître l’incertitude sur l’avenir des travailleurs concernés. · Fragilise l’intégration par le développement du temps partiel subi et du faux travail indépendant.

Explication

Les CDD, l’intérim, le temps partiel subi et le faux travail indépendant des plateformes sont des formes atypiques qui accroissent l’incertitude et fragilisent l’intégration. Elles ne signifient pas une transformation générale en emplois durables ou salariés.

49. Une travailleuse enchaîne des contrats courts dans plusieurs équipes et peine à participer à la vie collective. Le fractionnement des contrats :

Rend plus difficile la constitution de relations durables dans les équipes.
Peut éloigner les travailleurs de l’action collective ou syndicale.
Complique l’insertion dans les collectifs de travail.
Peut empêcher la création de liens solides de solidarité.
Favorise l’émergence d’une identité commune entre travailleurs aux statuts différents.

Rend plus difficile la constitution de relations durables dans les équipes. · Peut éloigner les travailleurs de l’action collective ou syndicale. · Complique l’insertion dans les collectifs de travail. · Peut empêcher la création de liens solides de solidarité.

Explication

Le fractionnement des contrats complique l’insertion dans les collectifs, entrave les liens de solidarité et éloigne de l’action collective ou syndicale. Les intérêts divergents des statuts freinent plutôt l’émergence d’une identité commune.

50. Concernant les travailleurs cantonnés à des tâches dévalorisées, comme la manutention ou l’entretien :

Leur place dans l’emploi leur assure une reconnaissance sociale élevée et durable.
Leur situation se caractérise par des perspectives de carrière largement accessibles.
Ils peuvent subir de mauvaises conditions de travail et des perspectives de carrière bouchées.
Leurs tâches leur garantissent des conditions de travail favorables et un parcours ouvert.
Le manque de reconnaissance sociale peut nuire à leur estime de soi.

Ils peuvent subir de mauvaises conditions de travail et des perspectives de carrière bouchées. · Le manque de reconnaissance sociale peut nuire à leur estime de soi.

Explication

Les travailleurs affectés à des tâches dévalorisées peuvent connaître de mauvaises conditions de travail, des perspectives de carrière limitées et un manque de reconnaissance qui nuit à l’estime de soi. Ces emplois ne garantissent ni une forte reconnaissance ni des parcours ouverts.

51. Lors d’une crise sanitaire, des caissiers, aides à domicile et livreurs sont reconnus comme essentiels, mais leurs conditions restent difficiles. Quelle analyse est exacte ?

La reconnaissance de leur rôle essentiel peut coexister avec de faibles salaires.
La précarité structurelle peut continuer à freiner leur intégration stable.
L’intensification du rythme de travail renforce leur reconnaissance sociale.
Le caractère essentiel de leur activité garantit une progression de leur rémunération.
La mise en valeur de leur rôle implique une amélioration de leurs conditions de travail.

La reconnaissance de leur rôle essentiel peut coexister avec de faibles salaires. · La précarité structurelle peut continuer à freiner leur intégration stable.

Explication

La mise en valeur du caractère essentiel des travailleurs de première ligne n’a pas supprimé leurs faibles salaires, leur précarité structurelle ni l’intensification de leur rythme de travail. Ces conditions continuent de freiner une intégration stable.

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Comment la croissance économique est-elle mesurée ?

Par la variation du PIB réel, corrigée de l’inflation.

De quoi provient la croissance extensive ?

De l’augmentation des facteurs travail et capital.

Que mesure la productivité globale des facteurs ?

L’efficacité de la combinaison du travail et du capital.

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