QCM : Croissance économique : sources et défis — 41 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des innovations et des connaissances qui augmentent les gains de productivité et favorisent la croissance économique ?

Le progrès technique
La division internationale du travail
La croissance démographique
La consommation intermédiaire

Le progrès technique

Explication

Le progrès technique regroupe les innovations et les connaissances capables d’accroître la productivité et de soutenir la croissance. La croissance démographique concerne l’évolution de la population et ne désigne pas un ensemble d’innovations productives.

2. Pourquoi la croissance économique pouvait-elle retomber à son niveau antérieur avant la première révolution industrielle ?

Parce que la population diminuait lorsque la production augmentait dans les campagnes
Parce que la hausse de la production entraînait une croissance démographique que l’agriculture ne pouvait pas soutenir
Parce que les services progressaient plus vite que les biens et désorganisaient la production agricole
Parce que les innovations industrielles réduisaient les rendements agricoles et limitaient les échanges

Parce que la hausse de la production entraînait une croissance démographique que l’agriculture ne pouvait pas soutenir

Explication

Avant la révolution industrielle, une accélération de la production favorisait une hausse démographique qui se heurtait à une production agricole insuffisante. Cette contrainte ramenait ensuite la production vers son niveau antérieur, contrairement à la période marquée par le progrès technique.

3. En quoi la révolution industrielle constitue-t-elle un bouleversement dépassant la seule dimension technique ?

Elle modifie les machines de production tout en conservant les structures sociales et les modes de vie antérieurs
Elle transforme aussi l’économie, la société, les modes de vie et parfois les rapports de force politiques
Elle augmente la production agricole en laissant inchangées les méthodes de production et les relations économiques
Elle développe les échanges commerciaux sans produire de changements dans l’organisation sociale ou politique

Elle transforme aussi l’économie, la société, les modes de vie et parfois les rapports de force politiques

Explication

La révolution industrielle associe de nouvelles méthodes de production et des gains de productivité à des transformations économiques, sociales, culturelles et parfois politiques. La considérer comme un simple changement de machines néglige précisément l’ampleur de ces transformations.

4. Quelle définition correspond à la conception de la croissance économique proposée par François Perroux ?

Une augmentation des échanges extérieurs qui élargit les marchés sans évolution durable de la structure économique
Une progression de la population active qui améliore le niveau de vie sans modifier la production globale
Une augmentation soutenue du produit global réel, accompagnée de progrès économiques et de changements structurels
Une hausse ponctuelle des prix qui accroît la valeur nominale de la production sans transformation économique

Une augmentation soutenue du produit global réel, accompagnée de progrès économiques et de changements structurels

Explication

Pour François Perroux, la croissance est une augmentation soutenue du produit global brut ou net en termes réels, liée à des progrès économiques et à des changements de structure. Une hausse des prix ou des échanges ne suffit donc pas à la définir.

5. Quelle distinction caractérise correctement les biens et les services ?

Les biens sont immatériels, tandis que les services sont matériels
Les biens sont vendus aux entreprises, tandis que les services sont destinés aux ménages
Les biens sont matériels, tandis que les services sont immatériels
Les biens sont produits par le secteur public, tandis que les services relèvent du secteur privé

Les biens sont matériels, tandis que les services sont immatériels

Explication

Les biens sont des produits matériels de l’activité économique, alors que les services sont des produits immatériels. La distinction repose donc sur la nature matérielle ou immatérielle du produit, et non sur le type de client ou de producteur.

6. Quel effet une croissance économique forte produit-elle généralement sur les conditions de vie ?

Elle augmente le bonheur de chaque personne dans la même proportion que la richesse produite
Elle transforme les modes de vie sans effet notable sur le niveau de vie quantitatif
Elle améliore le niveau de vie et le mode de vie, sans garantir une hausse identique du bonheur
Elle améliore les revenus économiques tout en réduisant généralement la qualité des relations sociales

Elle améliore le niveau de vie et le mode de vie, sans garantir une hausse identique du bonheur

Explication

Une croissance forte améliore généralement les dimensions quantitatives, économiques, qualitatives et sociales du niveau de vie. Toutefois, le lien entre richesse et bonheur n’est pas parfait, ce qui rend excessive l’idée d’une progression proportionnelle du bonheur.

7. Que mesure principalement le produit intérieur brut d’un pays ?

Le patrimoine accumulé par les ménages et les entreprises depuis leur création
La valeur des exportations réalisées par les entreprises appartenant à des résidents nationaux
La richesse produite sur son territoire au cours d’une année
Le revenu reçu par les seuls habitants nationaux, quel que soit le lieu de production

La richesse produite sur son territoire au cours d’une année

Explication

Le PIB mesure la richesse produite sur le territoire d’un pays pendant une année. Il ne correspond pas au revenu des seuls habitants nationaux, car il prend en compte la production réalisée sur le territoire, quelle que soit la nationalité du producteur.

8. Quelle différence oppose principalement la valeur ajoutée au chiffre d’affaires d’une entreprise ?

La valeur ajoutée correspond aux bénéfices distribués, tandis que le chiffre d’affaires correspond aux salaires versés aux employés
La valeur ajoutée évalue les stocks disponibles, tandis que le chiffre d’affaires mesure les investissements réalisés pendant l’année
La valeur ajoutée mesure les ventes réalisées, tandis que le chiffre d’affaires mesure la richesse restante après les achats intermédiaires
La valeur ajoutée mesure la richesse créée, tandis que le chiffre d’affaires mesure les ventes avant les consommations intermédiaires

La valeur ajoutée mesure la richesse créée, tandis que le chiffre d’affaires mesure les ventes avant les consommations intermédiaires

Explication

La valeur ajoutée correspond à la richesse nouvellement créée par l’entreprise, l’administration ou l’association. Le chiffre d’affaires représente les ventes avant déduction des consommations intermédiaires et ne mesure donc pas directement la richesse créée.

9. Une entreprise vend pour 120 000 euros de production et utilise 70 000 euros de consommations intermédiaires ; quelle est sa valeur ajoutée ?

70 000 euros
120 000 euros
190 000 euros
50 000 euros

50 000 euros

Explication

La valeur ajoutée se calcule en retranchant les consommations intermédiaires de la production vendue, soit 120 000−70 000=50 000120\,000 - 70\,000 = 50\,000 euros. Le montant de 120 000 euros correspond à la production vendue, tandis que 70 000 euros correspond aux consommations intermédiaires.

10. Comment le PIB marchand se distingue-t-il du PIB non marchand ?

Le PIB marchand évalue la production aux coûts de production, tandis que le PIB non marchand l’évalue au prix du marché
Le PIB marchand évalue la production au prix du marché, tandis que le PIB non marchand l’évalue aux coûts de production
Le PIB marchand mesure les biens matériels, tandis que le PIB non marchand mesure les services immatériels
Le PIB marchand inclut les services publics, tandis que le PIB non marchand inclut les ventes des entreprises privées

Le PIB marchand évalue la production au prix du marché, tandis que le PIB non marchand l’évalue aux coûts de production

Explication

Le PIB marchand repose sur la valeur de la nouvelle production aux prix du marché, tandis que le PIB non marchand l’évalue à partir de ses coûts de production. La distinction porte donc sur la méthode d’évaluation, et non sur le caractère matériel ou immatériel des produits.

11. Quelle différence distingue le PIB nominal du PIB réel lorsqu’une économie connaît une inflation importante ?

Le PIB nominal mesure les quantités produites, tandis que le PIB réel mesure la valeur des échanges.
Le PIB nominal et le PIB réel évoluent de manière identique lorsque les prix augmentent.
Le PIB nominal neutralise les variations de prix, tandis que le PIB réel intègre l’effet de l’inflation.
Le PIB nominal intègre les variations de prix, tandis que le PIB réel neutralise l’effet de l’inflation.

Le PIB nominal intègre les variations de prix, tandis que le PIB réel neutralise l’effet de l’inflation.

Explication

Le PIB nominal varie sous l’effet combiné des prix et des quantités, alors que le PIB réel cherche à isoler l’évolution des quantités produites. Confondre les deux indicateurs revient à attribuer au PIB réel une sensibilité à l’inflation qu’il est précisément conçu pour neutraliser.

12. Un pays a un PIB nominal de 220 milliards d’euros et un indice des prix égal à 110, base 100. Quel est son PIB réel ?

242 milliards d’euros
210 milliards d’euros
200 milliards d’euros
110 milliards d’euros

200 milliards d’euros

Explication

La formule donne PIB reˊel=220×100110=200PIB\ réel = \frac{220 \times 100}{110} = 200 milliards d’euros. Multiplier le PIB nominal par l’indice des prix augmenterait artificiellement la valeur au lieu d’en retirer l’effet.

13. Quelle situation correspond à la définition économique de l’inflation ?

Une augmentation générale et durable de l’indice des prix.
Une baisse ponctuelle du prix de quelques biens importés.
Une hausse temporaire de la production dans plusieurs secteurs.
Une diminution générale et durable des salaires nominaux.

Une augmentation générale et durable de l’indice des prix.

Explication

L’inflation désigne une hausse générale et durable de l’indice des prix, et non la variation isolée de quelques prix. Une baisse des salaires nominaux décrit une autre évolution économique et ne suffit pas à caractériser l’inflation.

14. Les prix augmentent encore, mais leur rythme annuel de hausse passe de 6 % à 2 % : comment qualifier cette situation ?

Il s’agit d’une déflation, car le niveau général des prix diminue.
Il s’agit d’une stabilité des prix, car le rythme de hausse devient modéré.
Il s’agit d’une inflation accélérée, car les prix continuent d’augmenter.
Il s’agit d’une désinflation, car la hausse des prix ralentit.

Il s’agit d’une désinflation, car la hausse des prix ralentit.

Explication

La désinflation correspond à un ralentissement de la hausse des prix, comme dans le passage de 6 % à 2 %. La déflation supposerait une baisse générale et durable du niveau des prix, et non une hausse moins rapide.

15. Une grandeur passe de 80 à 92. Quel est son taux de variation ?

92 %
10 %
15 %
12 %

15 %

Explication

Le taux de variation est 92−8080×100=15%\frac{92-80}{80} \times 100 = 15\%. L’écart absolu de 12 indique une différence en unités, mais il ne rapporte pas cette évolution à la valeur initiale.

16. Selon la règle des 70, combien d’années faut-il environ pour doubler une grandeur qui progresse de 10 % par an ?

Environ 17 ans
Environ 10 ans
Environ 7 ans
Environ 70 ans

Environ 7 ans

Explication

La règle des 70 consiste à diviser 70 par le taux de croissance annuel exprimé en pourcentage : 70÷10=770 \div 10 = 7 ans. Une durée de 70 ans correspondrait plutôt à une croissance annuelle proche de 1 %.

17. Pourquoi les indices sont-ils utiles pour comparer l’évolution de deux données économiques ?

Ils donnent directement la contribution du travail à la croissance de chaque économie.
Ils remplacent les données économiques par des montants exprimés dans une monnaie commune.
Ils facilitent la comparaison de données ayant des unités ou des niveaux initiaux différents.
Ils permettent de supprimer toute variation liée aux prix dans chaque série observée.

Ils facilitent la comparaison de données ayant des unités ou des niveaux initiaux différents.

Explication

Les indices rendent plus lisible l’évolution de données dont les valeurs initiales, les unités ou les ordres de grandeur diffèrent. Ils ne suppriment pas automatiquement l’effet des prix et ne mesurent pas à eux seuls la contribution du travail.

18. Une économie augmente sa production en employant davantage de travailleurs et en accumulant davantage de capital, sans amélioration de leur efficacité : quelle forme de croissance cela illustre-t-il ?

Une croissance extensive fondée sur l’augmentation des facteurs utilisés.
Une croissance intensive fondée sur la progression de la productivité globale.
Une croissance équilibrée fondée sur une répartition identique des revenus.
Une croissance monétaire fondée sur la hausse générale des prix.

Une croissance extensive fondée sur l’augmentation des facteurs utilisés.

Explication

La croissance extensive provient de l’augmentation des quantités de travail et de capital mobilisées. La croissance intensive repose au contraire sur une efficacité accrue des facteurs, mesurée notamment par la productivité globale.

19. Une entreprise produit davantage avec la même quantité de travail et de capital grâce à une meilleure organisation : quel mécanisme explique cette hausse ?

Une croissance intensive liée à l’augmentation de la productivité globale des facteurs.
Une inflation productive liée à la hausse générale du niveau des prix.
Une contraction productive liée à la diminution de la production potentielle.
Une croissance extensive liée à l’augmentation des quantités de facteurs employés.

Une croissance intensive liée à l’augmentation de la productivité globale des facteurs.

Explication

Produire davantage avec les mêmes quantités de facteurs traduit une efficacité accrue, donc une croissance intensive associée à la productivité globale des facteurs. Une croissance extensive aurait nécessité une augmentation des quantités de travail ou de capital.

20. De quels éléments la croissance économique est-elle la somme des contributions ?

Du travail, du capital et de la productivité globale des facteurs.
Des prix, des salaires et de la masse monétaire.
Des exportations, des importations et du solde budgétaire.
De la consommation, de l’épargne et des recettes fiscales.

Du travail, du capital et de la productivité globale des facteurs.

Explication

La croissance économique résulte des contributions du facteur travail, du facteur capital et de la productivité globale des facteurs. Les autres ensembles regroupent des variables macroéconomiques importantes, mais ils ne constituent pas la décomposition indiquée de la croissance.

21. Lequel des éléments suivants correspond à la définition du facteur capital en économie ?

L’ensemble des matières premières consommées lors de la production
La population disponible pour participer à la production
Les règles encadrant les échanges entre les entreprises
L’ensemble des biens utilisés pour produire sur plusieurs cycles

L’ensemble des biens utilisés pour produire sur plusieurs cycles

Explication

Le facteur capital regroupe les biens, comme les machines, qui permettent de produire pendant plusieurs cycles. Les matières premières consommées au cours d’une seule production relèvent plutôt du capital circulant.

22. Une économie compte 24 millions d’actifs et 30 millions de personnes en âge de travailler. Quel est son taux d’activité ?

125 %125\ \%
80 %80\ \%
54 %54\ \%
20 %20\ \%

$$80\ \%$$

Explication

Le taux d’activité se calcule en divisant le nombre d’actifs par la population en âge de travailler, puis en multipliant par 100 : 2430×100=80 %\frac{24}{30}\times100=80\ \%. Le rapport inverse conduirait à une valeur supérieure à 100 %, ce qui ne correspond pas à ce taux.

23. Une entreprise augmente sa production en adoptant un logiciel plus performant et en réorganisant ses tâches. Quelle évolution explique principalement ce résultat ?

Une réduction de la production provoquée par la spécialisation des salariés
Une diminution du capital productif due au renouvellement des équipements
Une hausse de la productivité grâce à une meilleure combinaison des facteurs
Une baisse de la productivité liée à l’intensification du travail

Une hausse de la productivité grâce à une meilleure combinaison des facteurs

Explication

Les gains de productivité peuvent provenir des nouvelles technologies et d’une organisation plus efficace du travail et du capital. Une réorganisation réussie n’implique donc pas une baisse de productivité.

24. Que signifie la loi des rendements décroissants lorsqu’une entreprise ajoute progressivement du capital ou du travail ?

Chaque unité supplémentaire produit un surplus identique au précédent
Chaque unité supplémentaire apporte un surplus de production plus faible
Chaque unité supplémentaire supprime le besoin d’autres facteurs
Chaque unité supplémentaire entraîne une baisse immédiate de la production

Chaque unité supplémentaire apporte un surplus de production plus faible

Explication

La loi des rendements décroissants indique que le surplus de production diminue progressivement à mesure qu’une unité supplémentaire de capital ou de travail est ajoutée. Elle ne signifie pas que la production totale diminue dès le premier ajout.

25. Pourquoi le progrès technique constitue-t-il une source majeure de croissance économique intensive à long terme ?

Il empêche les entreprises de modifier leurs méthodes et leurs équipements productifs
Il remplace l’accumulation des facteurs par une hausse automatique de la population active
Il permet de dépasser les rendements décroissants et d’accroître durablement la productivité
Il réduit l’efficacité du capital afin de ralentir l’augmentation de la production

Il permet de dépasser les rendements décroissants et d’accroître durablement la productivité

Explication

À long terme, le progrès technique permet de dépasser les limites liées aux rendements décroissants et d’augmenter durablement la productivité. L’accumulation des facteurs, prise isolément, finit au contraire par rencontrer ces rendements décroissants.

26. Quelle définition décrit le mieux une institution en économie ?

Un ensemble de règles formelles et informelles encadrant les interactions
Une entreprise spécialisée dans la production de biens et de services marchands
Un ensemble de machines mobilisées pendant plusieurs cycles de production
Un indicateur mesurant la part des actifs dans la population en âge de travailler

Un ensemble de règles formelles et informelles encadrant les interactions

Explication

Une institution est constituée de règles formelles et informelles qui encadrent les interactions humaines et les transactions marchandes. Une entreprise ou un ensemble de machines correspond à une organisation ou à un facteur de production, non à une institution.

27. Par quel mécanisme les institutions peuvent-elles favoriser la croissance économique ?

Elles créent, régulent, stabilisent et légitiment les marchés
Elles déterminent directement le niveau de productivité de chaque salarié
Elles réduisent la sécurité juridique afin d’accélérer les décisions des entreprises
Elles remplacent les échanges marchands par une production organisée par les ménages

Elles créent, régulent, stabilisent et légitiment les marchés

Explication

Les institutions favorisent la croissance en créant, régulant, stabilisant et légitimant les marchés. Elles ne déterminent pas directement la productivité individuelle des salariés, même si elles peuvent contribuer à améliorer l’environnement économique.

28. Pourquoi la protection des droits de propriété et le respect des contrats peuvent-ils stimuler la croissance ?

Ils sécurisent les décisions économiques et encouragent l’investissement et l’innovation
Ils garantissent aux entreprises un niveau de profit identique à chaque période
Ils empêchent les agents économiques de modifier leurs activités productives
Ils orientent les investissements vers des actifs exposés à la spoliation

Ils sécurisent les décisions économiques et encouragent l’investissement et l’innovation

Explication

Des droits de propriété garantis et des contrats respectés sécurisent l’environnement juridique, ce qui incite les agents à investir et à innover. Un actif exposé à la spoliation réduit au contraire l’intérêt d’engager des ressources à long terme.

29. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre invention et innovation ?

L’invention élabore une nouveauté, tandis que l’innovation l’applique commercialement
L’invention commercialise une nouveauté, tandis que l’innovation imagine sa conception
L’invention reproduit une nouveauté, tandis que l’innovation protège son utilisation
L’invention finance une nouveauté, tandis que l’innovation mesure sa rentabilité

L’invention élabore une nouveauté, tandis que l’innovation l’applique commercialement

Explication

L’invention correspond à la création ou à la découverte d’une idée ou d’une technique nouvelle, alors que l’innovation la met en application sur un marché. Confondre l’invention avec la commercialisation inverse les rôles respectifs de ces deux notions.

30. Pourquoi la destruction créatrice ne correspond-elle pas à une simple disparition d’activités économiques ?

Parce qu’elle protège les activités anciennes contre la concurrence des innovations
Parce qu’elle associe la création de nouvelles activités à la disparition d’activités anciennes
Parce qu’elle transforme les emplois existants sans créer de nouveaux produits
Parce qu’elle répartit les innovations entre les entreprises déjà présentes

Parce qu’elle associe la création de nouvelles activités à la disparition d’activités anciennes

Explication

La destruction créatrice désigne simultanément l’apparition de nouvelles activités, de nouveaux produits et de nouveaux emplois, ainsi que l’obsolescence d’activités et d’emplois anciens. Une simple destruction ne rend pas compte du renouvellement associé à l’innovation.

31. Dans le cercle vertueux de l’innovation, quelle étape suit directement l’obtention d’un surprofit ?

La réduction des investissements productifs
La disparition du pouvoir de marché
La généralisation immédiate de l’innovation
Le financement de la recherche-développement

Le financement de la recherche-développement

Explication

Le surprofit permet de financer la recherche-développement, qui prépare ensuite une nouvelle innovation. La disparition du pouvoir de marché n’est pas l’étape suivante de cette séquence et ne décrit pas son mécanisme cumulatif.

32. Quelle activité caractérise le mieux l’entrepreneur schumpétérien par rapport au manager ?

Apporter des capitaux à une entreprise sans diriger ses choix
Reproduire une innovation déjà introduite par une autre entreprise
Administrer une organisation existante selon des procédures établies
Introduire une innovation en acceptant les risques associés

Introduire une innovation en acceptant les risques associés

Explication

Chez Schumpeter, l’entrepreneur innove et assume les risques liés à cette transformation. Le manager gère l’entreprise existante, tandis que l’actionnaire apporte des capitaux et l’imitateur reproduit une innovation.

33. Quelle différence oppose le progrès technique chez Solow aux théories de la croissance endogène ?

Chez Solow, il reste extérieur au modèle, tandis que la croissance endogène l’explique par des investissements
Chez Solow, il résulte de la recherche privée, tandis que la croissance endogène l’exclut des décisions économiques
Chez Solow, il provient de l’éducation, tandis que la croissance endogène le considère comme un résidu
Chez Solow, il dépend des décisions publiques, tandis que la croissance endogène le traite comme une donnée extérieure

Chez Solow, il reste extérieur au modèle, tandis que la croissance endogène l’explique par des investissements

Explication

Dans le modèle de Solow, le progrès technique apparaît comme un résidu exogène et inexpliqué par les décisions du modèle. Les théories de la croissance endogène l’expliquent au contraire par les investissements des agents économiques et de l’État.

34. Quel investissement contribue directement à rendre le progrès technique endogène ?

Un investissement en recherche-développement, en formation ou en capital public
Un investissement limité au remplacement comptable des équipements usés
Un investissement consacré à la réduction temporaire des salaires industriels
Un investissement destiné à conserver les techniques de production existantes

Un investissement en recherche-développement, en formation ou en capital public

Explication

Le progrès technique endogène résulte notamment des investissements en recherche-développement, en formation, en éducation, en recherche fondamentale et en capital public. Le simple maintien des techniques existantes n’explique pas l’apparition de nouvelles connaissances.

35. Pourquoi les connaissances peuvent-elles produire des rendements d’échelle croissants ?

Parce qu’elles perdent leur utilité lorsqu’un nouvel agent les emploie
Parce qu’elles nécessitent une hausse proportionnelle des ressources à chaque utilisation
Parce qu’elles restent liées à l’entreprise qui les produit et limitent leur diffusion
Parce qu’elles peuvent être réutilisées par plusieurs agents et susciter de nouvelles découvertes

Parce qu’elles peuvent être réutilisées par plusieurs agents et susciter de nouvelles découvertes

Explication

Une même connaissance peut être utilisée par plusieurs agents sans être détruite, ce qui favorise aussi la production de découvertes supplémentaires. L’idée selon laquelle son utilité disparaîtrait lors d’une nouvelle utilisation contredit cette propriété.

36. Quel effet le progrès technique biaisé exerce-t-il généralement sur les travailleurs qualifiés et peu qualifiés ?

Il augmente les salaires des deux groupes dans des proportions comparables
Il réduit la demande des qualifiés et augmente celle des peu qualifiés
Il laisse la demande de travail inchangée mais modifie les équipements utilisés
Il augmente la demande des qualifiés et réduit celle des peu qualifiés

Il augmente la demande des qualifiés et réduit celle des peu qualifiés

Explication

Le progrès technique biaisé accroît la demande et les salaires des travailleurs qualifiés, tandis qu’il réduit la demande de travailleurs peu qualifiés ou exerce une pression à la baisse sur leurs salaires. Il ne produit donc pas un effet salarial uniforme entre les deux groupes.

37. Quel travailleur correspond à la catégorie des manipulateurs de symboles ?

Un travailleur exécutant des opérations standardisées avec peu de compétences mobilisées
Un travailleur chargé de tâches répétitives que des machines peuvent automatiser
Un travailleur qualifié dont la valeur augmente avec l’usage des nouvelles technologies
Un travailleur manuel dont les activités restent séparées des transformations technologiques

Un travailleur qualifié dont la valeur augmente avec l’usage des nouvelles technologies

Explication

Les manipulateurs de symboles sont des travailleurs qualifiés qui utilisent pleinement leurs compétences et dont la valeur progresse avec les nouvelles technologies. Les tâches répétitives et automatisables caractérisent plutôt les travailleurs routiniers.

38. Pourquoi les travailleurs routiniers sont-ils particulièrement exposés aux destructions d’emplois liées au progrès technique ?

Parce qu’ils mobilisent des compétences créatives difficiles à reproduire
Parce qu’ils conçoivent les innovations et contrôlent leur diffusion
Parce qu’ils exercent des activités manuelles non routinières et adaptables
Parce qu’ils réalisent des tâches répétitives et automatisables

Parce qu’ils réalisent des tâches répétitives et automatisables

Explication

Les travailleurs routiniers effectuent des tâches répétitives qui peuvent être prises en charge par des technologies automatisées. Les activités créatives ou non routinières résistent davantage à cette substitution technologique.

39. Quelles sont les trois principales limites écologiques de la croissance économique ?

La baisse des salaires, la pollution et la concurrence internationale
La pollution, l’inflation et la diminution des investissements
L’épuisement des ressources, la pollution et le réchauffement climatique
L’épuisement des ressources, le chômage et le vieillissement démographique

L’épuisement des ressources, la pollution et le réchauffement climatique

Explication

Les limites écologiques majeures sont l’épuisement des ressources, la pollution et le réchauffement climatique. Les autres propositions associent à ces enjeux des problèmes économiques ou sociaux qui ne constituent pas les trois limites écologiques mentionnées.

40. Quelle distinction caractérise la soutenabilité faible par rapport à la soutenabilité forte ?

La soutenabilité faible admet le remplacement du capital naturel par du capital produit, tandis que la soutenabilité forte exige sa préservation
La soutenabilité faible exige la préservation du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte admet son remplacement par du capital produit
La soutenabilité faible refuse le progrès technique, tandis que la soutenabilité forte mise sur la croissance pour restaurer les milieux naturels
La soutenabilité faible porte sur la pollution, tandis que la soutenabilité forte concerne l’épuisement des ressources et le climat

La soutenabilité faible admet le remplacement du capital naturel par du capital produit, tandis que la soutenabilité forte exige sa préservation

Explication

La soutenabilité faible considère que la croissance et le progrès technique peuvent compenser une diminution du capital naturel, alors que la soutenabilité forte veut préserver ce capital. La deuxième proposition inverse précisément les deux conceptions.

41. Une baisse du coût d’utilisation d’un appareil entraîne une consommation accrue d’électricité : quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

La courbe environnementale de Kuznets, car la pollution diminue après une hausse du niveau de développement
La soutenabilité forte, car la consommation d’électricité reste compatible avec la préservation du capital naturel
La substitution du capital, car une innovation remplace une ressource naturelle par un équipement produit
L’effet rebond, car le gain d’efficacité stimule l’usage de la ressource devenue moins coûteuse

L’effet rebond, car le gain d’efficacité stimule l’usage de la ressource devenue moins coûteuse

Explication

L’effet rebond correspond à l’augmentation de la consommation d’un bien ou d’une ressource lorsque l’efficacité en réduit le coût d’utilisation. La courbe de Kuznets décrit une évolution de la pollution avec le revenu, et non une hausse de consommation provoquée par une baisse de coût.

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Qu'est-ce que le progrès technique ?

L'ensemble des innovations et connaissances augmentant la productivité et la croissance.

Que se passait-il avant la révolution industrielle lors d'une accélération de production ?

La hausse démographique ramenait la production à son niveau antérieur.

Comment le progrès technique influence-t-il la croissance après la révolution industrielle ?

Il permet à la croissance économique de dépasser la croissance démographique.

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