QCM : Croissance et développement économique (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la croissance économique selon François Perroux ?

Une augmentation durable du revenu nominal, indépendamment de l’évolution des prix
Une progression de la population nationale, même si la production reste stable
Une augmentation soutenue, sur une ou plusieurs longues périodes, d’un indicateur réel de dimension d’une nation
Une hausse ponctuelle de la production totale, mesurée sans tenir compte des prix

Une augmentation soutenue, sur une ou plusieurs longues périodes, d’un indicateur réel de dimension d’une nation

Explication

La croissance désigne une augmentation soutenue à long terme d’un indicateur réel de dimension nationale. Une hausse ponctuelle n’est pas une tendance durable, et une mesure nominale ne correspond pas à l’indicateur en termes réels.

2. Sur une longue période, la production suit une tendance ascendante, mais elle connaît des hausses et des baisses autour de cette tendance. Comment faut-il distinguer ces deux phénomènes ?

La croissance correspond aux variations autour de la tendance et les fluctuations à la tendance durable
La croissance et les fluctuations désignent deux tendances de long terme distinctes
La croissance est la tendance de long terme et les fluctuations sont les variations autour d’elle
La croissance désigne une hausse régulière sans écarts et les fluctuations une tendance de long terme

La croissance est la tendance de long terme et les fluctuations sont les variations autour d’elle

Explication

La croissance est la tendance de long terme, tandis que les fluctuations sont les variations autour de celle-ci. Intervertir ces notions confond la tendance avec ses écarts; les fluctuations ne constituent pas elles-mêmes une tendance durable.

3. En utilisant les chiffres de Maddison, quelle évolution du taux annuel de croissance de la production mondiale par tête observe-t-on entre 1400–1820, 1820–1950 et 1950–2008 ?

Il passe de 1,2 % à 0,2 %, puis à 2,2 % par an
Il passe de 2,2 % à 1,2 %, puis à 0,2 % par an
Il passe de 0,2 % à 2,2 %, puis à 1,2 % par an
Il passe de 0,2 % à 1,2 %, puis à 2,2 % par an

Il passe de 0,2 % à 1,2 %, puis à 2,2 % par an

Explication

Les taux associés aux trois périodes sont respectivement de 0,2 %, 1,2 % et 2,2 % par an, ce qui indique une accélération. L’ordre inversé ou la baisse progressive attribue les taux aux mauvaises périodes.

4. Une variable croît de 1,2 % par an. Selon la règle des 70, au bout d’environ combien d’années double-t-elle ?

12 ans
32 ans
58 ans
350 ans

58 ans

Explication

La règle des 70 associe un taux annuel de 1,2 % à un doublement en environ 58 ans. Le délai de 350 ans correspond à 0,2 %, celui de 32 ans à 2,2 %, et 12 ans résulte d’une confusion entre le taux et la durée.

5. Une économiste étudie, d’une part, l’effet de l’investissement sur le revenu et, d’autre part, son effet sur la capacité de production. Quelle association correspond aux concepts de Domar ?

Le multiplicateur décrit l’effet-capacité avec un coefficient de capital constant; l’accélérateur décrit l’effet-revenu avec un taux d’épargne constant
Le multiplicateur décrit l’effet-capacité avec un taux d’épargne constant; l’accélérateur décrit l’effet-revenu avec un coefficient de capital constant
Le multiplicateur décrit l’effet-revenu avec un coefficient de capital constant; l’accélérateur décrit l’effet-capacité avec un taux d’épargne constant
Le multiplicateur décrit l’effet-revenu avec un taux d’épargne constant; l’accélérateur décrit l’effet-capacité avec un coefficient de capital constant

Le multiplicateur décrit l’effet-revenu avec un taux d’épargne constant; l’accélérateur décrit l’effet-capacité avec un coefficient de capital constant

Explication

Chez Domar, le multiplicateur concerne l’effet-revenu et suppose un taux d’épargne constant, tandis que l’accélérateur concerne l’effet-capacité et suppose un coefficient de capital constant. Les autres associations intervertissent les effets ou leurs hypothèses.

6. Dans une économie décrite par le modèle de Domar, le taux d’épargne est de 0,24 et le coefficient de capital de 4. À quelle condition l’investissement permet-il une croissance équilibrée, et quel est alors le taux de croissance ?

L’investissement augmente régulièrement de 96 % et le taux de croissance est de 96 %
L’investissement augmente régulièrement de 6 % et le taux de croissance est de 6 %
L’investissement reste constant et le taux de croissance est de 6 %
L’investissement augmente régulièrement de 16,7 % et le taux de croissance est de 16,7 %

L’investissement augmente régulièrement de 6 % et le taux de croissance est de 6 %

Explication

La condition de Domar est une hausse régulière de l’investissement au taux s/vs/v; ici, 0,24/4=0,060{,}24/4=0{,}06, soit 6 %. Inverser le rapport donne 16,7 %, le multiplier donne 96 %, et maintenir l’investissement constant ne satisfait pas la règle.

7. Quels sont les trois taux que distingue le modèle de Harrod-Domar ?

Le taux effectif, le taux garanti et le taux naturel
Le taux d’épargne, le taux d’investissement et le taux de profit
Le taux effectif, le taux d’épargne et le taux naturel
Le taux garanti, le taux d’investissement et le taux de profit

Le taux effectif, le taux garanti et le taux naturel

Explication

Le modèle distingue le taux de croissance effectif, le taux garanti et le taux naturel. Le taux d’épargne, le taux d’investissement et le taux de profit sont des notions économiques pertinentes, mais ils ne remplacent pas ces trois catégories.

8. Dans un modèle de demande associé à Kaldor, une modification de la répartition entre salaires et profits intervient. Quel mécanisme concernant l’épargne est attendu ?

Le taux d’épargne dépend de la production totale, tandis que la répartition reste sans effet
L’épargne s’ajuste à l’investissement et son taux varie selon la répartition entre salaires et profits
L’investissement varie selon la répartition, mais l’épargne reste indépendante de celle-ci
Le taux d’épargne reste fixe et l’investissement s’ajuste à l’épargne disponible

L’épargne s’ajuste à l’investissement et son taux varie selon la répartition entre salaires et profits

Explication

Dans ces modèles de demande, l’épargne s’ajuste à l’investissement et son taux dépend de la répartition entre salaires et profits; il est donc endogène. Le traiter comme fixe ou indépendant de la répartition contredit ce mécanisme.

9. Quel ensemble d’hypothèses caractérise le modèle de Solow ?

Facteurs substituables, coefficient de capital variable, loi de Say, investissement financé par l’épargne et plein-emploi
Facteurs substituables, coefficient de capital fixe, loi de Say, investissement financé par l’épargne et plein-emploi
Facteurs complémentaires, coefficient de capital variable, loi de Say, investissement financé par la demande et plein-emploi
Facteurs substituables, coefficient de capital variable, loi de Say, investissement financé par la monnaie et sous-emploi

Facteurs substituables, coefficient de capital variable, loi de Say, investissement financé par l’épargne et plein-emploi

Explication

Le modèle repose sur des facteurs substituables, un coefficient de capital variable, la loi de Say, une logique d’offre, l’investissement issu de l’épargne et le plein-emploi. Un coefficient fixe, des facteurs complémentaires ou un financement monétaire substituent des hypothèses différentes.

10. Dans une économie au sentier stationnaire de Solow, la population croît de 2 % par an. Quel profil de croissance est compatible avec cet état ?

Population et production globale croissent de 2 %, tandis que capital croît plus vite et production par tête reste constante
Population, capital, production globale et production par tête croissent tous de 2 %
Population, capital et production globale croissent de 2 %, tandis que la production par tête reste constante
Population et capital croissent de 2 %, tandis que production globale et production par tête restent constantes

Population, capital et production globale croissent de 2 %, tandis que la production par tête reste constante

Explication

À l’état stationnaire, population, capital et production globale croissent au taux démographique, tandis que la production par tête est constante. Faire varier le capital ou la production globale séparément, ou faire croître la production par tête, confond les grandeurs agrégées et par tête.

11. Une hausse du taux d’épargne accroît le capital et la production par tête d’une économie de Solow. Quel effet a-t-elle sur la croissance à long terme ?

Elle laisse inchangé le niveau de production, mais élève durablement le taux de croissance
Elle réduit le niveau de production, mais accélère temporairement la croissance
Elle élève le niveau de production, mais son effet sur le taux de croissance finit par disparaître
Elle élève durablement le taux de croissance, mais laisse inchangé le niveau de production

Elle élève le niveau de production, mais son effet sur le taux de croissance finit par disparaître

Explication

Dans le modèle de Solow, une épargne accrue augmente le stock de capital et le niveau de production, mais son effet sur le taux de croissance est transitoire et disparaît à l’état régulier. Maintenir une hausse permanente de la croissance confond l’épargne avec le progrès technique.

12. Deux économies de Solow ne diffèrent que par leur croissance démographique, plus élevée dans la première. Quel effet cette différence implique-t-elle ?

Un niveau de production par tête plus faible et un taux de croissance par tête plus élevé
Un niveau de production par tête inchangé et un taux de croissance par tête plus faible
Un niveau de production par tête plus élevé, sans effet sur son taux de croissance
Un niveau de production par tête plus faible, sans effet sur son taux de croissance

Un niveau de production par tête plus faible, sans effet sur son taux de croissance

Explication

La croissance démographique est exogène : elle réduit le niveau de production par tête, sans influencer le taux de croissance de celle-ci. Un effet sur le taux de croissance confond croissance démographique et déterminants de la croissance par tête.

13. Une équipe compare les thèses de Solow (1994) et de Romer (1990) sur la R&D. Quelle opposition résume leur désaccord ?

Solow et Romer jugent tous deux la R&D largement étrangère à la logique économique
Solow et Romer attribuent tous deux aux incitations du marché un rôle essentiel dans la R&D
Solow juge la R&D largement étrangère à la logique économique, tandis que Romer souligne le rôle des incitations du marché
Solow souligne le rôle des incitations du marché, tandis que Romer juge la R&D largement étrangère à la logique économique

Solow juge la R&D largement étrangère à la logique économique, tandis que Romer souligne le rôle des incitations du marché

Explication

Solow considère la production de nouvelles connaissances largement étrangère à la logique économique, alors que Romer insiste sur le rôle essentiel des incitations du marché pour transformer les connaissances en biens utiles. Inverser les auteurs ou leur attribuer une position identique efface cette distinction.

14. Quelle estimation Acemoglu et ses coauteurs avancent-ils pour l’effet de la démocratisation sur le PIB par tête à long terme ?

Une baisse d’environ 20 %
Une hausse d’environ 2 %
Une hausse d’environ 20 % du PIB global, sans estimation par tête
Une hausse d’environ 20 %

Une hausse d’environ 20 %

Explication

Acemoglu et ses coauteurs estiment que la démocratisation augmente le PIB par tête d’environ 20 % à long terme, notamment par plusieurs canaux institutionnels et économiques. Une baisse, une hausse de 2 % ou une estimation portant uniquement sur le PIB global ne correspond pas à cette estimation.

15. Dans un pays où les contrats sont rarement appliqués et où les droits de propriété sont mal protégés, quel type d’institutions doit être renforcé pour que les marchés puissent fonctionner correctement ?

Les institutions de légitimation des marchés
Les institutions de stabilisation des marchés
Les institutions créatrices de marchés
Les institutions de réglementation des marchés

Les institutions créatrices de marchés

Explication

Les institutions créatrices de marchés protègent les droits de propriété et garantissent l’exécution des contrats, conditions nécessaires au bon fonctionnement des marchés. La réglementation traite plutôt les défaillances de marché, la stabilisation vise l’équilibre macroéconomique et la légitimation concerne notamment la protection sociale.

16. Quelle typologie des institutions liées aux marchés est attribuée à Rodrik et Subramanian dans leur travail de 2003 ?

Stabilisatrices, judiciaires, sectorielles et redistributives des marchés
Créatrices, redistributives, monétaires et commerciales des marchés
Réglementaires, fiscales, productives et sociales des marchés
Créatrices, réglementaires, stabilisatrices et légitimatrices des marchés

Créatrices, réglementaires, stabilisatrices et légitimatrices des marchés

Explication

La typologie distingue quatre fonctions institutionnelles : créer, réglementer, stabiliser et légitimer les marchés. Les catégories « monétaires », « fiscales » ou « judiciaires » ne remplacent pas les quatre fonctions de cette classification.

17. Une économiste décompose la croissance du PIB d’un pays en plusieurs contributions. Quels éléments la comptabilité de la croissance distingue-t-elle ?

Le capital, le travail et la productivité globale des facteurs
La consommation, l’épargne et le solde commercial
Les institutions, les échanges et la répartition des revenus
Les salaires, les prix et les recettes fiscales

Le capital, le travail et la productivité globale des facteurs

Explication

La comptabilité de la croissance répartit la croissance du PIB entre les contributions du capital, du travail et de la productivité globale des facteurs. La consommation, les échanges ou les institutions peuvent être liés à la croissance, mais ne constituent pas les trois composantes de cette décomposition.

18. Entre 2006 et 2015, un analyste compare l’évolution des demandes de brevets dans quatre pays. Quel pays a connu la plus forte hausse parmi la Chine, la République de Corée, la France et le Japon ?

La République de Corée, avec une hausse de 39 %
La Chine, avec une hausse de 684 %
Le Japon, avec une baisse de 3 %
La France, avec une hausse de 34 %

La Chine, avec une hausse de 684 %

Explication

La hausse des demandes de brevets en Chine a atteint 684 %, ce qui dépasse nettement celles de la République de Corée et de la France. Le Japon a connu une diminution de 3 %, et non une hausse.

19. Quelle définition correspond au développement durable formulé par la Commission Brundtland en 1987 ?

Accroître la production actuelle pour financer les besoins des générations futures
Répondre aux besoins futurs sans tenir compte de ceux des générations actuelles
Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations à venir
Protéger les ressources naturelles en renonçant au développement économique

Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations à venir

Explication

La définition de la Commission Brundtland associe la satisfaction des besoins présents à la préservation de la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La priorité aux besoins futurs inverse le principe, tandis que la protection des ressources seule ou la croissance économique seule ne reprend pas cette définition.

20. Un pays signataire applique l’engagement prévu par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012 : quel objectif d’évolution de ses émissions doit-il viser par rapport à 1990 ?

Une hausse de 5,2 %
Une réduction de 5,2 %
Une réduction de 2 %
Une réduction de 5,2 % par rapport à 2008

Une réduction de 5,2 %

Explication

Le protocole de Kyoto engage 37 pays à réduire leurs émissions de 5,2 % entre 2008 et 2012, avec 1990 comme année de référence. Une hausse inverse le sens de l’engagement, 2 % modifie son ampleur et 2008 n’est pas l’année de comparaison.

21. Pour réduire la pollution, une autorité fixe des normes et des quotas, tandis qu’un dispositif de négociation entre pollueurs et victimes relève du théorème de Coase. Comment classer ces approches ?

Normes et quotas intermédiaires ; théorème de Coase centralisé
Normes et quotas centralisés ; théorème de Coase décentralisé
Normes et quotas centralisés ; théorème de Coase intermédiaire
Normes et quotas décentralisés ; théorème de Coase centralisé

Normes et quotas centralisés ; théorème de Coase décentralisé

Explication

Les normes et quotas sont des solutions centralisées, alors que le théorème de Coase constitue une solution décentralisée. La classification inverse ces deux approches dans l’erreur de confusion entre centralisation et négociation, tandis que la catégorie intermédiaire correspond au marché des droits à polluer.

22. Sur combien de dimensions et d’indicateurs l’indice de développement humain est-il présenté comme reposant ?

Quatre dimensions et quatre indicateurs
Trois dimensions et trois indicateurs
Trois dimensions et quatre indicateurs
Quatre dimensions et trois indicateurs

Trois dimensions et quatre indicateurs

Explication

L’IDH est présenté comme reposant sur trois dimensions et quatre indicateurs. L’inversion des deux nombres confond dimensions et indicateurs, tandis que les deux autres combinaisons modifient le nombre attribué à l’un de ces éléments.

23. Deux pays ont le même IDH, mais le premier connaît des inégalités de revenu, de santé et d’éducation, tandis que le second n’en connaît pas. Quelle relation entre leurs indices est conforme à la définition de l’IDHI ?

Le premier a un IDHI inférieur à son IDH, tandis que les indices du second sont égaux
Le premier a un IDHI supérieur à son IDH, tandis que les indices du second sont égaux
Les deux pays ont un IDHI égal à leur IDH, car leur IDH est identique
Le premier a un IDHI inférieur à son IDH, et le second aussi malgré l’absence d’inégalités

Le premier a un IDHI inférieur à son IDH, tandis que les indices du second sont égaux

Explication

L’IDHI réduit l’IDH en fonction des inégalités de revenu, de santé et d’éducation ; il est donc inférieur ou égal à l’IDH et lui est égal en l’absence d’inégalités. Un IDHI supérieur inverse cette relation, et l’égalité malgré des inégalités néglige leur effet.

24. Dans une population, 34 % des indicateurs retenus signalent une privation sévère en santé, en éducation et en niveau de vie. Quelle conclusion correspond au seuil de pauvreté multidimensionnelle ?

La population ne satisfait pas le critère avant d’atteindre 50 %
La population relève de l’IDHI plutôt que de la pauvreté multidimensionnelle
La population satisfait le critère seulement si la privation touche la santé
La population satisfait le critère de pauvreté multidimensionnelle

La population satisfait le critère de pauvreté multidimensionnelle

Explication

La pauvreté multidimensionnelle est caractérisée lorsqu'au moins 33 % des indicateurs signalent une privation sévère en santé, en éducation et en niveau de vie ; 34 % atteint ce seuil. Le seuil n’est pas de 50 %, une seule dimension ne suffit pas à reprendre le critère, et l’IDHI mesure l’effet des inégalités sur l’IDH.

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Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Croissance et développement économique.

Selon François Perroux, qu’est-ce que la croissance économique ?

L’augmentation soutenue, sur une ou plusieurs longues périodes, d’un indicateur de dimension nationale.

Que désignent les fluctuations par rapport à la croissance économique ?

Les variations autour de la tendance de long terme.

Quand la croissance est-elle dite équilibrée ?

Lorsque production, capital, consommation et emploi augmentent au même rythme.

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