QCM : Performance financière hôtelière (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour mesurer la fréquentation d’un hôtel, quel rapport constitue le taux d’occupation ?

Les chambres disponibles rapportées aux chambres louées
Le chiffre d’affaires chambre rapporté aux chambres louées
Les chambres louées rapportées aux chambres disponibles
Le chiffre d’affaires chambre rapporté aux chambres disponibles

Les chambres louées rapportées aux chambres disponibles

Explication

Le taux d’occupation rapporte les chambres louées aux chambres disponibles. Inverser les deux nombres renverse le rapport; utiliser le chiffre d’affaires renvoie à un indicateur de revenu plutôt qu’à la fréquentation.

2. Un hôtel dispose de 120 chambres disponibles et en loue 90 sur une période. Quel est son taux d’occupation ?

133,3 %
90 chambres
25 %
75 %

75 %

Explication

Le taux d’occupation est le nombre de chambres louées divisé par le nombre de chambres disponibles : 90/120=0,7590/120 = 0{,}75, soit 75 %. Le résultat de 133,3 % inverse le rapport, tandis que 90 est un nombre de chambres et non un taux.

3. Pour déterminer le prix moyen chambre, quel dénominateur faut-il utiliser ?

Le nombre de chambres disponibles
Le nombre de chambres louées
Le taux d’occupation de l’établissement
Le chiffre d’affaires total HT

Le nombre de chambres louées

Explication

Le prix moyen chambre rapporte le chiffre d’affaires chambre HT au nombre de chambres louées. Les chambres disponibles servent au calcul du RevPAR, tandis que le chiffre d’affaires total inclut d’autres revenus.

4. Un hôtel réalise 9 600 € de chiffre d’affaires chambre HT avec un taux d’occupation de 80 % et un prix moyen de 100 €. Sachant qu’il dispose de 120 chambres, quel est son RevPAR ?

100 €
100 € de prix moyen chambre
8 000 €
80 €

80 €

Explication

Le RevPAR correspond au taux d’occupation multiplié par le prix moyen : 0,80×100=800{,}80 \times 100 = 80 €. Il se vérifie aussi par 9 600/120=809\,600/120 = 80 €; 100 € est le prix moyen, pas le revenu par chambre disponible.

5. Un hôtel veut mesurer son chiffre d’affaires total HT par chambre disponible, en tenant compte du parking, du petit-déjeuner et du spa. Quel indicateur convient ?

Le TRevPAR
Le RevPAR
Le prix moyen chambre
Le MPI

Le TRevPAR

Explication

Le TRevPAR rapporte le chiffre d’affaires total HT, y compris les revenus annexes, aux chambres disponibles. Le RevPAR porte sur le chiffre d’affaires hébergement, tandis que le prix moyen est rapporté aux chambres louées.

6. Deux établissements veulent former un compset MKG pertinent. Quel ensemble répond à la définition de cet indicateur ?

Des hôtels de même catégorie répartis dans plusieurs zones géographiques
Des hôtels appartenant à une même enseigne, quelle que soit leur catégorie
Des hôtels de même catégorie dans une même zone géographique
Des hôtels de catégories différentes dans une même zone géographique

Des hôtels de même catégorie dans une même zone géographique

Explication

Un compset MKG regroupe des hôtels de même catégorie situés dans une même zone géographique. La proximité sans similitude de catégorie, ou la similitude de catégorie sans zone commune, ne répond pas à cette définition.

7. Le taux d’occupation d’un hôtel est de 90 % et celui de son compset de 85 %. Quel MPI obtient-on, arrondi à une décimale ?

90,0
105,9
5,0
94,4

105,9

Explication

Le MPI se calcule en divisant le taux de l’hôtel par celui des concurrents, puis en multipliant par 100 : (90/85)×100≈105,9(90/85) \times 100 \approx 105{,}9. L’inversion donne 94,4; la différence des taux ne constitue pas un indice en base 100.

8. Un directeur veut savoir si le RevPAR de son hôtel est supérieur à celui des concurrents de son compset. Quel indice doit-il examiner ?

Le RGI
L’ARI
Le MPI
Le GRI

Le RGI

Explication

Le RGI compare le RevPAR de l’hôtel au RevPAR moyen des concurrents du compset. Le MPI porte sur les taux d’occupation et l’ARI sur les prix moyens; le GRI concerne la satisfaction.

9. Dans l’indicateur EBITDA tel qu’il est défini pour l’activité hôtelière, quels éléments sont exclus du résultat considéré ?

Les impôts, redevances, frais de personnel, loyers et intérêts bancaires
Les amortissements, provisions, résultat exceptionnel, intérêts et coûts des ventes
Les intérêts, impôts, coûts des ventes, frais de personnel et charges d’exploitation
Les intérêts, impôts, dépréciations, amortissements, redevances et coûts d’occupation

Les intérêts, impôts, dépréciations, amortissements, redevances et coûts d’occupation

Explication

L’EBITDA est défini avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, ainsi que redevances et coûts d’occupation. Les coûts des ventes et frais de personnel relèvent d’autres postes d’exploitation, tandis que l’EBIT ne désigne pas le même indicateur.

10. Sur une période, le chiffre d’affaires HT augmente de 250 unités et le GOP augmente de 175 unités ; quelle valeur obtient-on pour le Flow Through ?

1,43
0,70
75
0,30

0,70

Explication

Le Flow Through rapporte la variation du GOP à celle du chiffre d’affaires HT : 175÷250=0,70175 \div 250 = 0{,}70. La valeur 1,43 inverse le rapport, 0,30 soustrait les variations et 75 donne leur différence.

11. Un établissement voit son chiffre d’affaires HT diminuer tandis que son GOP évolue également à la baisse ; que permet d’examiner le calcul adapté du Flow Through ?

La part des charges financières dans le résultat net
La capacité de l’établissement à accroître son chiffre d’affaires
La capacité de l’établissement à réduire sa perte
La progression de la marge brute malgré la baisse des ventes

La capacité de l’établissement à réduire sa perte

Explication

Quand le chiffre d’affaires diminue, le calcul du Flow Through diffère et sert à analyser la capacité à réduire la perte. L’accroissement des revenus relève d’un autre enjeu, tandis que la marge brute et les charges financières ne sont pas la finalité décrite pour ce calcul.

12. Une directrice constate un écart défavorable dans son compte d’exploitation, en cherche les raisons et souhaite organiser la suite de son analyse ; quelle démarche doit-elle adopter ?

Expliquer les écarts, modifier les prévisions et omettre un plan d’action correctif
Mesurer les résultats, classer les charges et calculer les marges de l’établissement
Comparer les résultats aux données passées, établir un budget et clôturer l’analyse
Constater et mesurer les écarts, les expliquer, proposer une action corrective et se projeter

Constater et mesurer les écarts, les expliquer, proposer une action corrective et se projeter

Explication

L’analyse suit une démarche complète : constater et mesurer les écarts, les analyser et les expliquer, puis recommander un plan d’action correctif et se projeter. S’arrêter au constat, agir avant l’analyse des causes ou se limiter à comparer au budget laisse de côté des étapes essentielles.

13. Pour examiner les résultats de mai et la performance depuis le début de l’année, quelles références un gestionnaire doit-il utiliser dans son compte d’exploitation ?

Le budget et le mois précédent, pour le cumul annuel uniquement
Les données de l’année précédente, pour le mois uniquement
Les données du mois précédent et les prévisions, pour le mois uniquement
Les données de l’année précédente et le budget, pour le mois et le cumul annuel

Les données de l’année précédente et le budget, pour le mois et le cumul annuel

Explication

Le compte d’exploitation compare les résultats à ceux de l’année précédente et au budget, notamment à la fois pour le mois et pour le cumul annuel. Le mois précédent ou une comparaison limitée à une seule période ne correspond pas aux références et horizons indiqués.

14. Un restaurant affiche un RBE de 18 % de son chiffre d’affaires. Par rapport au repère minimum du secteur, comment se situe-t-il ?

Sous le repère minimum de 30 %
Sous le repère minimum de 20 %
Au-dessus du repère minimum de 10 %
Au-dessus du repère minimum de 25 %

Sous le repère minimum de 20 %

Explication

Le repère minimum de RBE ou EBITDAR est de 20 % pour un restaurant : 18 % est donc inférieur à ce seuil. Les repères de 25 % et 30 % concernent des catégories d’hôtels, tandis que 10 % correspond au minimum d’EBITDA indiqué pour un restaurant.

15. Un hôtel bureau présente une réactivité de 48 %. Comment cette valeur se compare-t-elle au repère indiqué pour cette catégorie ?

Elle reste sous le seuil supérieur à 50 %
Elle se situe dans la fourchette de 30 à 50 %
Elle dépasse le seuil supérieur à 10 %
Elle se situe dans la fourchette de 40 à 50 %

Elle reste sous le seuil supérieur à 50 %

Explication

Pour un hôtel bureau, le repère de réactivité est supérieur à 50 %, et 48 % n’atteint pas ce seuil. Les fourchettes de 30 à 50 % et de 40 à 50 % s’appliquent aux hôtels avec fort ou faible F&B, tandis que le seuil supérieur à 10 % concerne les restaurants.

16. Un bar consomme pour 1 200 € HT de boissons et réalise 4 800 € HT de chiffre d’affaires boissons. Quel est son ratio boisson ?

40 %
4 %
20 %
25 %

25 %

Explication

Le ratio boisson se calcule en divisant la consommation de boissons HT par le chiffre d’affaires boissons HT : 1 200 ÷ 4 800 = 25 %. Le résultat de 4 % vient de l’inversion du rapport, tandis que les autres valeurs ne correspondent pas à cette division.

17. Un plat coûte 6 € HT à produire et le ratio de coût des matières premières visé est de 30 %. Quel prix de vente HT faut-il appliquer ?

8,57 € HT
1,80 € HT
20 € HT
5,70 € HT

20 € HT

Explication

Le prix de vente HT se calcule en divisant le prix de revient HT par le ratio : 6 ÷ 0,30 = 20 € HT. Multiplier par 0,30 donne 1,80 €, soustraire 0,30 donne 5,70 €, et utiliser le complément à 100 % conduit à un autre calcul.

18. Une équipe réalise un chiffre d’affaires HT de 4 800 € en 120 heures de travail. Quelle est sa productivité horaire ?

48 € par heure
25 € par heure
40 € par heure
576 000 € par heure

40 € par heure

Explication

La productivité horaire se calcule en divisant le chiffre d’affaires HT par les heures travaillées : 4 800 ÷ 120 = 40 € par heure. L’inversion du rapport donne une valeur erronée, et les autres résultats proviennent d’une division ou d’une multiplication inadaptée.

19. Dans un établissement hôtelier qui compare ses repères de productivité à ceux d’un restaurant, quelle plage correspond à l’hébergement ?

De 30 à 100 €
De 60 à 70 €
De 30 à 60 €
De 70 à 100 €

De 70 à 100 €

Explication

Le repère de productivité de l’hébergement se situe entre 70 et 100 €, selon les établissements. La plage de 30 à 60 € concerne la restauration, tandis que les deux autres propositions mêlent ou modifient les repères.

20. Un responsable augmente fortement la charge de travail par heure, et le service devient moins soigné tandis que les conditions de travail se détériorent. Quel diagnostic correspond à cette situation ?

Une productivité trop forte dégrade le service et les conditions de travail
Une productivité trop faible dégrade le service et les conditions de travail
Une productivité trop forte dégrade le ratio des charges de personnel
Une productivité trop faible améliore le service et les conditions de travail

Une productivité trop forte dégrade le service et les conditions de travail

Explication

Une productivité trop forte peut dégrader la qualité du service et les conditions de travail. La productivité trop faible est associée à la dégradation du ratio des charges de personnel, et non à ces effets.

21. Lors du suivi des absences d’une équipe, quelle cible faut-il retenir pour le taux d’absentéisme, en isolant les accidents du travail ?

Un taux inférieur à 5 %
Un taux inférieur à 20 %
Un taux supérieur à 5 %
Un taux compris entre 30 et 60 %

Un taux inférieur à 5 %

Explication

L’objectif de taux d’absentéisme est inférieur à 5 %, en isolant les accidents du travail. Le seuil de 20 % concerne le turnover, et les autres propositions ne respectent pas la cible indiquée.

22. Que représente le seuil de rentabilité d’une entreprise ?

Le chiffre d’affaires minimum pour couvrir toutes les charges et entrer en phase bénéficiaire
Le chiffre d’affaires maximal avant le début des pertes
Le chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir les seules charges fixes
Le niveau de bénéfice visé après couverture des charges

Le chiffre d’affaires minimum pour couvrir toutes les charges et entrer en phase bénéficiaire

Explication

Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires minimum qui couvre la totalité des charges et permet d’entrer dans la phase bénéficiaire. Le limiter aux charges fixes néglige les charges variables, tandis qu’un maximum de chiffre d’affaires ou un montant de bénéfice désigne autre chose.

23. Un établissement baisse ses prix pour mieux répondre à la demande, mais doit vendre davantage d’unités pour atteindre son seuil de rentabilité. Quelle relation explique cette situation ?

Un prix élevé répond toujours mieux à la demande et nécessite plus de volume
Un prix bas peut mieux répondre à la demande et nécessite moins de volume
Un prix élevé retarde le seuil de rentabilité et nécessite plus de volume
Un prix bas peut mieux répondre à la demande, mais nécessite plus de volume

Un prix bas peut mieux répondre à la demande, mais nécessite plus de volume

Explication

Un prix bas peut mieux répondre à la demande, mais il faut davantage de volume pour atteindre le seuil de rentabilité. À l’inverse, un prix élevé peut permettre d’atteindre plus rapidement ce seuil, sans nécessairement correspondre à la demande.

24. Dans un établissement, le loyer reste inchangé malgré une variation du nombre de clients, tandis que le coût des matières premières augmente avec l’activité. Comment classer ces coûts ?

Le loyer et les matières premières sont des coûts variables
Le loyer est fixe et les matières premières sont variables
Le loyer et les matières premières sont des coûts fixes
Le loyer est variable et les matières premières sont fixes

Le loyer est fixe et les matières premières sont variables

Explication

Un coût fixe est indépendant du niveau d’activité, alors qu’un coût variable dépend de celui-ci : le loyer est fixe et le coût des matières premières est variable dans la situation décrite. Inverser ces catégories confond précisément leur relation à l’activité.

25. Une entreprise supporte 30 000 € de charges fixes et dispose d’un taux de marge sur coûts variables de 40 %. Quel est son seuil de rentabilité en chiffre d’affaires HT ?

29 600 €
12 000 €
50 000 €
75 000 €

75 000 €

Explication

Le seuil de rentabilité en chiffre d’affaires HT se calcule en divisant les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables : 30 000 ÷ 0,40 = 75 000 €. Multiplier par le taux donne 12 000 €, tandis que diviser par le taux de charges variables ne suit pas la formule.

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Que mesure le taux d’occupation d’un établissement hôtelier ?

La fréquentation de l’établissement par rapport aux chambres disponibles.

Quelle formule calcule le taux d’occupation hôtelier ?

TO=nombre de chambres loueˊesnombre de chambres disponiblesTO = \frac{\text{nombre de chambres louées}}{\text{nombre de chambres disponibles}}

Que rapporte le prix moyen chambre ?

Le chiffre d’affaires chambre HT au nombre de chambres louées.

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