QCM : Culture et management des équipes (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En sociologie, que désigne la culture d’une société ou d’un groupe social ?

L’ensemble de traits distinctifs spirituels, matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent un groupe
L’ensemble des œuvres artistiques et littéraires produites par un groupe
L’ensemble des connaissances et des diplômes détenus par un individu
L’ensemble des lois et règlements qui encadrent un groupe

L’ensemble de traits distinctifs spirituels, matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent un groupe

Explication

La culture au sens sociologique rassemble les traits distinctifs qui caractérisent une société ou un groupe social. La réduire au savoir individuel relève du sens philosophique, aux arts et lettres en oublie d’autres dimensions, et aux seules règles formelles confond la culture avec une partie de ses composantes.

2. Une personne apprend les façons de saluer et les règles de conduite d’un groupe afin de pouvoir y vivre avec les autres. Quel processus décrit cette acquisition ?

La socialisation
La réglementation sociale
L’instruction scolaire
La transmission biologique

La socialisation

Explication

La socialisation est le processus par lequel un individu apprend les modèles culturels qui facilitent son intégration dans la société. L’héritage biologique n’est pas un apprentissage culturel, l’instruction scolaire n’en est qu’un contexte possible, et la réglementation désigne des règles plutôt que leur apprentissage.

3. Dans une équipe, des gestes et des habitudes de communication permettent aux collègues de situer une personne par rapport à son groupe. À quoi correspondent ces indices ?

À un ensemble de lois et de règlements appliqués dans l’entreprise
À des caractéristiques individuelles sans lien avec un groupe d’appartenance
À un système de références et de valeurs exprimé notamment par la communication non verbale
À un répertoire de mots et de phrases employés dans les échanges

À un système de références et de valeurs exprimé notamment par la communication non verbale

Explication

Les codes sociaux constituent un système de références et de valeurs, souvent traduit par la communication non verbale, qui situe une personne par rapport à son groupe. Les lois ne couvrent pas ces codes, la communication verbale n’en est pas l’unique forme, et ces indices renvoient bien à l’appartenance collective.

4. Dans un ascenseur bondé en France, une personne soutient longuement le regard d’inconnus dont l’espace personnel est contraint. Comment ce comportement est-il généralement perçu ?

Comme une impolitesse, voire une provocation
Comme une manière ordinaire de saluer les inconnus
Comme une entorse à l’ordre de passage dans une file
Comme une marque de respect envers les autres passagers

Comme une impolitesse, voire une provocation

Explication

Dans les lieux où l’espace personnel des inconnus est contraint, fixer leur regard est considéré en France comme impoli, voire provocateur. La politesse ne se manifeste pas ainsi dans ce contexte; l’ordre de passage concerne les files d’attente, et le regard fixe n’est pas une salutation.

5. Comment définit-on un code professionnel ?

Une procédure commune qui organise les tâches quotidiennes d’une équipe.
Un ensemble de valeurs qui définit les relations entre collègues et supérieurs.
Un style vestimentaire choisi pour distinguer les salariés de leur clientèle.
Un vocabulaire spécialisé propre à un métier, un secteur ou une entreprise.

Un vocabulaire spécialisé propre à un métier, un secteur ou une entreprise.

Explication

Un code professionnel désigne le vocabulaire spécialisé utilisé dans un métier, un secteur ou une entreprise. Les procédures et les codes vestimentaires font partie des éléments transmis par la socialisation secondaire, mais ne définissent pas à eux seuls ce vocabulaire.

6. Dans les pays nordiques, quelle caractéristique proxémique distingue généralement les interactions de celles des pays latins et anglo-saxons ?

Les distances sont similaires, mais les gestes de salutation sont plus fréquents.
Les distances entre les corps sont plus petites et les contacts plus fréquents.
Les distances entre les corps sont plus grandes et les contacts moins fréquents.
Les contacts sont plus fréquents, malgré des distances entre les corps plus grandes.

Les distances entre les corps sont plus grandes et les contacts moins fréquents.

Explication

Les interactions nordiques se caractérisent par des distances corporelles plus importantes et des contacts moins fréquents. L’option évoquant des distances plus petites inverse la comparaison avec les pays latins et anglo-saxons.

7. Quel est le rôle des rites d’entreprise dans la culture d’une organisation ?

Transmettre les événements que l’entreprise préfère garder secrets
Présenter les anecdotes fondatrices comme des faits toujours exacts
Développer le sentiment d’appartenance grâce à des actes répétés
Distinguer les salariés selon les valeurs qu’ils défendent individuellement

Développer le sentiment d’appartenance grâce à des actes répétés

Explication

Les rites sont des actes répétés qui visent à renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Les tabous désignent plutôt les événements qu’il faut taire, et non la fonction des rites.

8. Selon James Heskett, de combien la performance des entreprises dotées d’une culture forte dépasse-t-elle celle des autres entreprises ?

D’environ 20 à 30 %
D’environ 35 à 45 %
D’environ 50 à 60 %
D’environ 5 à 10 %

D’environ 20 à 30 %

Explication

James Heskett estime que les entreprises ayant une culture forte affichent une performance supérieure de 20 à 30 % à celle des autres. La hausse de 35 à 45 % est une estimation excessive par rapport à cette fourchette.

9. En quoi le fonctionnement monochronique diffère-t-il du fonctionnement polychronique dans l’organisation du travail ?

Le premier répartit les décisions entre les membres du groupe, tandis que le second les réserve aux supérieurs hiérarchiques.
Le premier planifie les tâches successivement et régulièrement, tandis que le second en mène plusieurs à la fois avec un rythme irrégulier et des interruptions.
Le premier rend les supérieurs accessibles, tandis que le second associe la hiérarchie à une inégalité sociale.
Le premier privilégie l’autonomie et la franchise, tandis que le second accorde davantage de place à la politesse et au groupe.

Le premier planifie les tâches successivement et régulièrement, tandis que le second en mène plusieurs à la fois avec un rythme irrégulier et des interruptions.

Explication

Le mode monochronique organise les tâches de manière séquentielle et régulière, alors que le mode polychronique permet de traiter plusieurs activités simultanément, souvent avec des interruptions. Les autres distinctions décrivent l’orientation culturelle ou la distance hiérarchique, plutôt que la gestion du temps.

10. À quelle association nationale le cours rattache-t-il l’orientation communautaire, caractérisée par l’importance accordée au groupe ?

Aux États-Unis, où l’autonomie individuelle est valorisée
À la France, associée à une hiérarchie longue
À l’Allemagne, associée à une hiérarchie courte
Au Japon, où l’appartenance collective est valorisée

Au Japon, où l’appartenance collective est valorisée

Explication

L’orientation communautaire est associée au Japon, tandis que l’orientation individualiste est associée aux États-Unis. La France est rattachée à une distance hiérarchique longue, un autre axe de comparaison interculturelle.

11. Quel effet la socialisation peut-elle avoir sur la société et sur les choix individuels ?

Elle peut favoriser la reproduction sociale, tandis que l’individu peut aussi faire évoluer les codes et les valeurs qu’il a appris.
Elle conduit à remplacer les valeurs du groupe par des préférences individuelles sans influence sociale.
Elle transforme les modèles culturels en règles immuables qui empêchent l’individu de faire ses propres choix.
Elle réduit la transmission des normes en limitant les échanges entre l’individu et les agents de socialisation.

Elle peut favoriser la reproduction sociale, tandis que l’individu peut aussi faire évoluer les codes et les valeurs qu’il a appris.

Explication

La socialisation peut contribuer à reproduire l’ordre social, mais les individus conservent une capacité de choix et peuvent transformer leurs codes et leurs valeurs. L’idée de règles immuables est erronée, car la socialisation n’empêche pas cette évolution individuelle.

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Selon l’UNESCO, que désigne la culture sociologique ?

L’ensemble des traits distinctifs spirituels, matériels, intellectuels et affectifs caractérisant une société ou un groupe social.

Quels éléments composent la culture commune d’une société ?

Ses normes, valeurs, traditions, coutumes, pratiques et symboles.

Que sont les codes sociaux ?

Un système de références et de valeurs qui situe l’individu dans son groupe, notamment par la communication non verbale.

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