QCM : Marchés, État et grands agrégats (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle activité les sciences économiques étudient-elles au-delà de la production et des échanges eux-mêmes ?

Les échanges de biens entre les pays et leurs effets commerciaux
La production et les échanges qui constituent l’ensemble de l’économie
Les décisions des entreprises sur la production de biens et services
Les choix de la société face à la rareté des ressources et leurs conséquences

Les choix de la société face à la rareté des ressources et leurs conséquences

Explication

Les sciences économiques analysent les choix collectifs dans la gestion de ressources rares et les conséquences de ces choix. La production et les échanges définissent l’économie, tandis que les deux autres réponses restreignent l’objet étudié.

2. Une administration publique prélève des impôts et finance des services collectifs : comment faut-il la classer dans l’activité économique ?

Comme un ménage consommant et offrant du travail
Comme un agent économique participant à l’activité économique
Comme un acteur du reste du monde intervenant dans les échanges
Comme une entreprise produisant nécessairement pour le marché

Comme un agent économique participant à l’activité économique

Explication

Un agent économique est un acteur participant à l’activité économique, et les administrations publiques en font partie. Une entreprise, un ménage et le reste du monde sont d’autres catégories d’agents, distinctes de l’administration décrite.

3. Un analyste constate que les prix augmentent, puis affirme que l’État devrait réduire une taxe : quelles démarches mobilise-t-il, dans cet ordre ?

Une analyse positive, puis une analyse normative
Deux analyses normatives, car elles concernent l’État
Deux analyses positives, car elles portent sur les prix
Une analyse normative, puis une analyse positive

Une analyse positive, puis une analyse normative

Explication

Décrire une hausse des prix relève de l’économie positive, tandis que recommander une politique exprime un jugement normatif sur ce qui devrait être fait. Inverser ces catégories ou traiter les deux phrases comme relevant d’une seule démarche confond constat et prescription.

4. Pour produire un meuble, une entreprise utilise du bois, le travail d’un menuisier et une machine : à quelles ressources ces trois éléments correspondent-ils, dans cet ordre ?

Le travail, le capital et la terre
La terre, le travail et le capital
Le capital, la terre et le travail
La terre, le capital et le travail

La terre, le travail et le capital

Explication

Le bois est une ressource naturelle relevant de la terre, l’effort du menuisier relève du travail et la machine est un équipement de capital. Les autres classements échangent les ressources naturelles, l’effort humain et les équipements.

5. Une personne doit choisir entre utiliser sa soirée pour étudier ou pour travailler, car elle ne peut faire les deux : comment qualifier ce choix ?

Un arbitrage entre possibilités difficiles à concilier
Une incitation qui modifie les avantages d’un comportement
Une contrainte qui limite les ressources disponibles
Un coût marginal lié à une unité supplémentaire

Un arbitrage entre possibilités difficiles à concilier

Explication

Un arbitrage est un choix entre possibilités incompatibles ou difficiles à réaliser simultanément. Le coût marginal concerne une unité supplémentaire, une contrainte est une limite, et une incitation modifie les avantages ou les coûts d’un comportement.

6. Une boulangerie calcule le coût de fabrication d’un pain supplémentaire, sans recalculer les dépenses de toute sa production : quel coût évalue-t-elle ?

Le coût total
Le bénéfice marginal
Le chiffre d’affaires marginal
Le coût marginal

Le coût marginal

Explication

Le coût marginal est le coût supplémentaire engendré par la production ou la consommation d’une unité supplémentaire. Le coût total couvre l’ensemble de l’activité, le bénéfice marginal mesure un avantage supplémentaire et le prix de vente n’est pas le coût de production.

7. Une entreprise compare, pour chaque unité produite, un bénéfice marginal supérieur au coût marginal ; que devrait-elle faire selon le raisonnement à la marge ?

Poursuivre jusqu’à ce que le coût marginal rejoigne le bénéfice marginal
Comparer les coûts totaux aux bénéfices totaux avant chaque unité
S’arrêter tant que le bénéfice marginal dépasse le coût marginal
Poursuivre lorsque le coût marginal dépasse le bénéfice marginal

Poursuivre jusqu’à ce que le coût marginal rejoigne le bénéfice marginal

Explication

L’activité se poursuit tant que le bénéfice marginal est supérieur au coût marginal, puis s’arrête lorsque les deux se rejoignent. S’arrêter avant ce point, continuer au-delà de l’égalité ou substituer les grandeurs totales au raisonnement marginal sont des erreurs distinctes.

8. Une municipalité réduit le tarif des transports en commun pour encourager leur usage : par quel mécanisme cette mesure peut-elle modifier les décisions des habitants ?

Elle décrit les effets du choix sans influencer ses avantages
Elle modifie le coût associé au comportement encouragé
Elle transforme les préférences personnelles des habitants
Elle interdit les autres modes de déplacement

Elle modifie le coût associé au comportement encouragé

Explication

Une incitation peut modifier les coûts ou les avantages associés à un comportement et ainsi influencer une décision. Une baisse tarifaire n’est pas en elle-même une interdiction, une transformation des préférences ou une simple description.

9. Une région concentre ses activités sur l’aérospatiale en s’appuyant sur des compétences locales et en échangeant avec d’autres régions : comment qualifier cette orientation productive ?

Une spécialisation fondée sur la concentration de la production
Un avantage absolu fondé sur la quantité totale produite
Une autarcie fondée sur la réduction des échanges
Une diversification fondée sur la multiplication des productions

Une spécialisation fondée sur la concentration de la production

Explication

La spécialisation concentre la production sur certaines activités afin de mobiliser des compétences ou avantages particuliers et de faciliter les échanges. La diversification élargit les activités, l’autarcie réduit les échanges, et l’avantage absolu compare les ressources nécessaires à produire.

10. Quel économiste associe l’avantage absolu à la capacité de produire un bien en mobilisant moins de ressources qu’un autre producteur ?

John Maynard Keynes
Alfred Marshall
Adam Smith
David Ricardo

Adam Smith

Explication

Adam Smith est associé à l’avantage absolu, défini par une production nécessitant moins de ressources que celle d’un autre. Ricardo est associé à l’avantage comparatif, tandis que les deux autres économistes ne sont pas l’attribution indiquée.

11. Un pays est moins productif que ses partenaires dans toutes les productions, mais renonce à relativement moins d’autres biens lorsqu’il produit du textile : quelle orientation correspond à l’avantage comparatif ?

Éviter toute spécialisation puisqu’il est moins productif dans tous les secteurs
Se spécialiser dans le textile, où son coût d’opportunité est relativement plus faible
Choisir les productions où sa productivité égale celle de ses partenaires
Se spécialiser dans chaque production où il mobilise le moins de ressources

Se spécialiser dans le textile, où son coût d’opportunité est relativement plus faible

Explication

Selon l’avantage comparatif de Ricardo, un pays a intérêt à se spécialiser là où son coût d’opportunité relatif est plus faible, même s’il est moins productif partout. Comparer les ressources absolues relève de l’avantage absolu, et une productivité inférieure dans tous les domaines n’empêche pas l’avantage comparatif.

12. Un accord commercial réduit le prix de certains biens pour les consommateurs, mais conduit à la fermeture d’une usine et à des pertes d’emplois dans une région : quelle conclusion est la plus juste ?

L’échange peut profiter à plusieurs économies tout en créant des coûts et des perdants
Les pertes locales démontrent que les échanges ne procurent aucun avantage
L’échange constitue nécessairement un jeu à somme nulle entre économies
Les gains des consommateurs prouvent que toutes les communautés bénéficient

L’échange peut profiter à plusieurs économies tout en créant des coûts et des perdants

Explication

L’échange n’est pas nécessairement à somme nulle : il peut apporter des gains à plusieurs économies tout en imposant des coûts à certains travailleurs ou territoires. Les autres conclusions généralisent soit les pertes, soit les bénéfices, au lieu de reconnaître leur répartition inégale.

13. Une économie décentralisée laisse des ressources inutilisées ou mal orientées, de sorte que leur allocation n’est pas efficace. Comment nomme-t-on cette situation ?

Une iniquité de marché
Une défaillance de l’État
Un pouvoir de marché
Une défaillance de marché

Une défaillance de marché

Explication

Il y a défaillance de marché lorsque le marché décentralisé échoue à allouer efficacement les ressources. L’iniquité concerne la répartition, le pouvoir de marché la capacité d’influencer les prix ou les quantités, et la défaillance de l’État les limites de l’action publique.

14. Dans une ville, un réseau de distribution exige des investissements fixes élevés et ses coûts moyens diminuent à mesure que la production augmente. Quelle structure de marché ces caractéristiques favorisent-elles ?

Un monopole naturel
Un pouvoir de marché
Un oligopole concurrentiel
Un monopole réglementé

Un monopole naturel

Explication

Des coûts fixes élevés et des économies d’échelle peuvent permettre à un seul producteur de fournir le bien à un coût moyen inférieur à celui de plusieurs producteurs : c’est un monopole naturel. Le pouvoir de marché désigne une capacité d’influence sur les prix ou les quantités, et non la cause structurelle décrite ici.

15. Une seule entreprise exploite un réseau d’électricité dont les coûts moyens diminuent avec la production. Quelle mesure l’État peut-il prendre pour rétablir une allocation efficiente ?

Imposer une tarification au coût marginal ou produire lui-même le bien
Imposer une tarification au coût moyen ou laisser l’entreprise produire seule
Laisser l’entreprise fixer librement ses prix ou réduire la demande du bien
Subventionner les coûts fixes ou confier la production à plusieurs entreprises

Imposer une tarification au coût marginal ou produire lui-même le bien

Explication

Face à un monopole naturel, l’État peut rétablir une allocation efficiente en imposant une tarification au coût marginal ou en assurant lui-même la production. Une tarification au coût moyen ne correspond pas à la règle mentionnée, et le libre choix tarifaire ne constitue pas l’intervention décrite.

16. Une usine rejette des polluants dans une rivière, mais ne paie pas les dommages subis par les pêcheurs. Quelle intervention peut inciter l’usine à prendre en compte ce coût social ?

Fixer un prix plafond ou soutenir les revenus des pêcheurs
Taxer le bien ou limiter les pratiques polluantes
Réduire les coûts privés ou favoriser la production de l’usine
Subventionner le bien ou accroître les rejets autorisés

Taxer le bien ou limiter les pratiques polluantes

Explication

En présence d’une externalité négative, le producteur ne supporte que son coût privé, ce qui tend à entraîner une production excessive. Une taxe ou une limitation des pratiques polluantes peut lui faire prendre en compte les coûts sociaux ; une subvention à la production aggraverait plutôt l’incitation à produire.

17. Un gouvernement cherche à distinguer l’objectif d’augmenter la production totale de celui de mieux répartir les revenus. Quelle distinction correspond à l’efficience et à l’équité ?

L’efficience concerne l’égalité des chances, l’équité la productivité
L’efficience concerne la taille du gâteau économique, l’équité son partage
L’équité concerne la productivité, l’efficience l’égalité des résultats
L’équité concerne la taille du gâteau économique, l’efficience son partage

L’efficience concerne la taille du gâteau économique, l’équité son partage

Explication

L’efficience porte sur la taille du gâteau économique, tandis que l’équité porte sur la manière dont il est partagé. Inverser ces notions ou les remplacer par l’égalité des chances et la productivité confond les objectifs.

18. Un marché utilise ses ressources de manière efficiente, mais une petite partie de la population reçoit une part très importante des revenus. Quelle conclusion est justifiée ?

L’allocation peut être efficiente tout en étant inéquitable
L’allocation devient équitable lorsque les revenus sont inégaux
La répartition est équitable dès lors que le marché est efficient
L’allocation est nécessairement inefficiente du fait de l’inégalité

L’allocation peut être efficiente tout en étant inéquitable

Explication

L’efficience de l’allocation et l’équité de la répartition sont deux questions distinctes : un marché peut être efficient tout en produisant une distribution inéquitable. L’inégalité ne prouve donc pas à elle seule l’inefficience, et l’efficience ne garantit pas l’équité.

19. Une politique finance des écoles et des services de santé accessibles à des personnes de milieux différents afin de rapprocher leurs possibilités de participer à la vie économique. Quel objectif d’équité vise-t-elle ?

L’équité horizontale
La redistribution des résultats
L’efficience allocative
L’équité verticale

L’équité horizontale

Explication

L’équité horizontale vise l’égalité des chances en améliorant les conditions comparables d’accès à l’éducation, à la santé et au travail. L’équité verticale vise plutôt à réduire les inégalités de résultats, notamment par la redistribution du revenu.

20. Un gouvernement augmente la part d’impôt prélevée sur les hauts revenus et utilise les recettes pour soutenir les ménages modestes. Quel objectif d’équité cette mesure poursuit-elle ?

L’égalité des conditions d’accès
L’équité verticale
L’équité horizontale
L’efficience du marché

L’équité verticale

Explication

L’équité verticale vise à réduire les inégalités de résultats en redistribuant les revenus des plus riches vers les plus pauvres, notamment par un impôt progressif. L’équité horizontale concerne plutôt l’égalité des chances et l’accès aux ressources et services.

21. Une chercheuse étudie comment les ménages choisissent leurs achats et comment les entreprises interagissent sur le marché du pain dans une ville. À quelle branche de l’économie son étude appartient-elle ?

À l’économie planifiée
À la microéconomie
À la macroéconomie
À l’économétrie

À la microéconomie

Explication

La microéconomie étudie les décisions des ménages et des entreprises ainsi que leurs interactions sur des marchés particuliers. L’étude de l’inflation, du chômage ou de la croissance à l’échelle globale relève de la macroéconomie.

22. Une équipe analyse simultanément l’inflation, le chômage et la croissance économique d’un pays. Quelle branche étudie principalement ces phénomènes ?

L’économie de marché
La microéconomie
L’économie planifiée
La macroéconomie

La macroéconomie

Explication

La macroéconomie étudie les phénomènes économiques globaux, notamment l’inflation, le chômage et la croissance. La microéconomie porte plutôt sur les décisions individuelles et les marchés particuliers.

23. Une hausse du chômage national modifie les décisions d’embauche des entreprises et de dépense des ménages ; en retour, ces décisions influencent l’activité globale. Quelle relation entre microéconomie et macroéconomie cette situation illustre-t-elle ?

Les décisions microéconomiques contribuent aux phénomènes macroéconomiques, qui influencent à leur tour les choix individuels
Les phénomènes macroéconomiques sont indépendants des décisions individuelles, qui restent sans influence sur eux
Les deux approches étudient les mêmes phénomènes et se distinguent seulement par leur méthode
Les décisions microéconomiques déterminent les phénomènes globaux, sans être influencées par le contexte économique

Les décisions microéconomiques contribuent aux phénomènes macroéconomiques, qui influencent à leur tour les choix individuels

Explication

Les phénomènes macroéconomiques résultent en partie des décisions microéconomiques, tandis que le contexte macroéconomique influence les décisions individuelles. Les réduire à un seul sens de causalité ou à des objets identiques efface cette relation réciproque.

24. Une entreprise étrangère produit des biens dans un pays donné. Comment sa valeur ajoutée est-elle prise en compte dans le PIB de ce pays ?

Elle est exclue, car seules les entreprises nationales contribuent au PIB.
Elle est attribuée au pays d’origine de l’entreprise, même si la production a lieu ailleurs.
Elle est incluse, avec les valeurs ajoutées produites dans le pays et les impôts concernés.
Elle est incluse, mais la TVA et les droits de douane sont retranchés du total.

Elle est incluse, avec les valeurs ajoutées produites dans le pays et les impôts concernés.

Explication

Le PIB comptabilise les valeurs ajoutées réalisées à l’intérieur du pays, indépendamment de la nationalité des entreprises, et y ajoute la TVA et les droits de douane. L’attribution au pays d’origine confond PIB et revenu national, l’exclusion des entreprises étrangères néglige le critère territorial, et la soustraction des impôts inverse le calcul.

25. Le PIB d’un pays passe de 500 milliards d’euros une année à 520 milliards l’année suivante. Quel est son taux de croissance du PIB ?

4 %
−4 %
3,85 %
20 %

4 %

Explication

Le taux se calcule en rapportant la variation au PIB initial : (520−500)/500×100=4%(520-500)/500 \times 100=4\%. Le PIB final comme dénominateur donne environ 3,85 %, la variation absolue seule donne 20, et l’inversion du sens de la variation produit une baisse erronée.

26. Deux pays ont un PIB total identique, mais l’un compte deux fois plus d’habitants que l’autre. Que permet de comparer le PIB par tête ?

La production totale réalisée par l’ensemble des branches d’activité.
La quantité moyenne de biens et services qu’un individu peut acheter.
Les dimensions culturelles et politiques du bien-être collectif.
La répartition exacte des revenus entre les habitants.

La quantité moyenne de biens et services qu’un individu peut acheter.

Explication

Le PIB par tête rapporte la production à la population et donne une quantité moyenne de biens et services qu’un individu peut acheter. La production totale correspond au PIB, la répartition des revenus n’est pas mesurée par cet indicateur, et les dimensions culturelles ou politiques ne sont pas incluses.

27. Un pays affiche un PIB élevé, mais connaît une dégradation de sa vie culturelle et politique. Quelle conclusion l’indicateur du PIB permet-il de tirer ?

Il mesure directement la qualité de la vie culturelle et politique.
Il prouve que le bien-être global progresse dans toutes ses dimensions.
Il renseigne sur la production matérielle, sans résumer toutes les dimensions du bien-être.
Il indique précisément si les revenus sont répartis de façon égalitaire.

Il renseigne sur la production matérielle, sans résumer toutes les dimensions du bien-être.

Explication

Le PIB est un indicateur matériel et quantitatif de la production, qui ne prend pas en compte les dimensions culturelles, politiques et spirituelles du bien-être. Un PIB élevé ne garantit donc pas un bien-être complet, ne mesure pas directement les inégalités et ne quantifie pas la vie culturelle ou politique.

28. Dans une usine, une travailleuse produit en moyenne 12 unités en une heure. Quelle grandeur cette donnée mesure-t-elle ?

La rémunération horaire de la travailleuse.
La production totale de l’usine sur une période donnée.
La productivité horaire de la travailleuse.
Le PIB par tête de la population concernée.

La productivité horaire de la travailleuse.

Explication

La productivité correspond à la quantité de biens et services produite en une heure par un travailleur ou un autre facteur de production. La production totale exige une période et une échelle globale, le salaire mesure une rémunération, et le PIB par tête rapporte la production à la population.

29. Un pays investit dans la formation de ses travailleurs, ce qui favorise l’avancée technologique. Quel effet cette mesure peut-elle avoir sur le niveau de vie ?

Elle peut réduire la productivité en augmentant les compétences des travailleurs.
Elle peut accroître la productivité et soutenir le niveau de vie.
Elle modifie la population sans agir sur la capacité de production.
Elle garantit une hausse identique des revenus pour chaque habitant.

Elle peut accroître la productivité et soutenir le niveau de vie.

Explication

La formation peut accroître la productivité et l’avancée technologique, ce qui peut soutenir le niveau de vie. Elle ne réduit pas par principe la productivité, ne garantit pas une hausse uniforme des revenus et n’agit pas en modifiant la population.

30. Le prix du café augmente durablement, mais les prix des autres biens restent globalement stables. Cette évolution suffit-elle à caractériser une inflation ?

Oui, car l’inflation se définit par une hausse temporaire de certains prix.
Oui, car toute hausse durable d’un prix particulier constitue une inflation.
Non, car l’inflation suppose une hausse durable et généralisée des prix.
Non, car l’inflation correspond à une baisse généralisée des prix.

Non, car l’inflation suppose une hausse durable et généralisée des prix.

Explication

L’inflation est une hausse durable et généralisée du niveau général des prix ; l’augmentation isolée du prix du café ne suffit donc pas. La hausse d’un seul prix ne satisfait pas le caractère généralisé, une hausse temporaire ne répond pas au critère de durée, et une baisse générale correspond à la déflation.

31. Le niveau des prix passe de 200 à 206 entre deux années. Quel est le taux d’inflation selon la formule donnée ?

3 %
−3 %
2,91 %
6 %

3 %

Explication

Le taux est la variation divisée par le niveau initial des prix : (206−200)/200=0,03(206-200)/200=0{,}03, soit 3 %. Utiliser le niveau final donne environ 2,91 %, prendre la variation absolue donne 6, et inverser les prix produit un signe erroné.

32. Après plusieurs années de hausse des prix, leur rythme de progression ralentit, mais leur niveau continue d’augmenter. Comment qualifier cette évolution ?

Une déflation.
Une baisse du niveau général des prix.
Une accélération de l’inflation.
Une désinflation.

Une désinflation.

Explication

La désinflation désigne un ralentissement de la hausse des prix : leur niveau augmente encore, mais moins vite. La déflation implique une baisse durable et généralisée des prix, tandis qu’une accélération signifie que leur hausse s’intensifie.

33. Une banque centrale réduit l’émission monétaire dans le mécanisme décrit. Quelle évolution est cohérente avec le mécanisme inverse de l’émission accrue ?

La demande de biens reste inchangée, tandis que les prix augmentent à court terme.
La demande de biens tend à diminuer, ce qui peut freiner les prix et l’activité à court terme.
La demande de biens diminue, mais les prix et l’activité augmentent à court terme.
La demande de biens tend à augmenter, ce qui peut pousser les prix et l’activité à court terme.

La demande de biens tend à diminuer, ce qui peut freiner les prix et l’activité à court terme.

Explication

Dans le mécanisme décrit, une émission monétaire accrue accompagne une demande plus forte, susceptible d’augmenter les prix et l’activité à court terme ; une émission réduite suit le mécanisme inverse. Une hausse de la demande ou des prix inverse la causalité, et l’activité n’est pas stimulée par la réduction monétaire dans ce mécanisme.

34. Quelle relation la courbe de Phillips décrit-elle, surtout à court terme ?

Une relation empirique entre chômage et dépenses publiques
Une relation empirique entre inflation et taux d’intérêt
Une relation empirique entre inflation et chômage
Une relation empirique entre salaires nominaux et croissance économique

Une relation empirique entre inflation et chômage

Explication

La courbe de Phillips désigne une relation empirique entre l’inflation et le chômage, particulièrement observée à court terme. La croissance des salaires nominaux renvoie à l’observation historique de Phillips, tandis que la croissance économique et les dépenses publiques ne définissent pas cette courbe.

35. À court terme, une mesure économique fait baisser le chômage tandis que l’inflation augmente. Pourquoi cette évolution ne permet-elle pas de maintenir durablement le chômage sous son niveau d’équilibre ?

La hausse de l’inflation entraîne nécessairement une hausse durable du chômage
Le niveau d’équilibre désigne le taux d’inflation que la mesure doit atteindre
L’arbitrage entre inflation et chômage ne garantit pas durablement un chômage inférieur à l’équilibre
La baisse du chômage fait durablement diminuer l’inflation

L’arbitrage entre inflation et chômage ne garantit pas durablement un chômage inférieur à l’équilibre

Explication

À court terme, inflation et chômage peuvent évoluer en sens opposés, mais cet arbitrage ne maintient pas durablement le chômage sous son niveau d’équilibre. L’option sur une hausse durable du chômage inverse la relation possible, celle sur la baisse durable de l’inflation inverse également le sens attendu, et la dernière confond le chômage d’équilibre avec un objectif d’inflation.

Révisez avec les flashcards

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Que désigne l’économie ?

L’ensemble des activités de production et d’échanges.

Qu’est-ce qu’un agent économique ?

Un acteur qui participe à l’activité économique.

Que fait l’économie positive ?

Elle décrit et explique les faits économiques.

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