Fiche de révision : Démographie et protection sociale

Plan du Cours

  1. Régulation de la mondialisation économique
  2. Stratégie et effets de la guerre commerciale
  3. Effets économiques immédiats
  4. Ajustement budgétaire et contraintes françaises
  5. Détention de la dette et fragilité européenne
  6. Repères historiques sur l’inflation
  7. Causes et circuits de l’inflation
  8. Banques et effets de l’inflation
  9. Population mondiale et pyramide des âges
  10. Caractéristiques de la pyramide des âges
  11. Scénario central et vieillissement français
  12. Projections démographiques alternatives
  13. Risques et financement social
  14. Bilan et défis de la protection sociale
  15. Les fonctions économiques de l’État
  16. Retraites et réformes du système
  17. Répartition et capitalisation des retraites
  18. Politiques environnementales et développement durable

Repères chronologiques

  1. 1942Le plan Beveridge en Grande-Bretagne met en œuvre une politique de protection sociale couvrant notamment la santé et les accidents. - plan de protection sociale de Beveridge, 1942
  2. 1945L’administration de sécurité sociale est créée en France pour gérer le système de santé.
  3. 1972Le Sommet de la terre de Stockholm alerte sur les difficultés environnementales et les conditions de la croissance.
  4. 1978La création de la couverture maladie universelle (CMU) étend la couverture aux personnes démunies sans ressources de travail.
  5. 1991La contribution sociale généralisée (CSG) est créée en France pour financer les dépenses de protection sociale.
  6. 1992Le Sommet de la terre de Rio proclame 27 principes en faveur du développement durable.
  7. 2004-2005Une réforme de l’assurance maladie vise à responsabiliser les patients et les professionnels de santé et à lutter contre le gaspillage.
  8. 10 septembre 2025Un blocage de l’économie a été annoncé en réaction aux mesures budgétaires.

1. Régulation de la mondialisation économique

★ À maîtriser

  • Entre 1990 et 2010, l’hypermondialisation se caractérise par l’intensification des flux d’investissements internationaux, des échanges commerciaux et des flux financiers.

  • La crise financière de 2007-2008 perturbe les économies occidentales et remet en question la poursuite de l’hypermondialisation.

  • Donald Trump défend l’indépendance économique des États-Unis afin de préserver leur leadership face à la montée en puissance de la Chine.

  • La stratégie américaine poursuit trois objectifs :

    • attirer les investissements des entreprises
    • capter l’épargne mondiale
    • stimuler la demande extérieure de produits américains afin de soutenir les importations de produits américains par les autres
  • La Chine représente 12,3 % des échanges mondiaux en 2023, contre 10,8 % pour les États-Unis.

Compléments

  • La régulation de la globalisation vise à composer avec l’interdépendance des pays plutôt qu’à programmer une alternance entre ralentissement en période de crise et accélération lorsque la croissance reprend.

  • Les États-Unis entendent mobiliser les taux d’intérêt pour rendre l’investissement attractif et soutenir la croissance, ainsi que les droits de douane pour décourager les délocalisations et les importations concurrentes.

  • En 2023, 70 % des pays commercent davantage avec la Chine qu’avec les États-Unis.

  • Les facteurs d’instabilité cités sont : la puissance économique chinoise, les tensions géopolitiques, l’intelligence artificielle, le dérèglement climatique, la volatilité accrue des prix, la guerre commerciale, la fragilité du système libéral, l’indépendance décisionnelle du gouvernement américain vis-à-vis des autorités administratives comme la Fed

Astuce mémo

Crise de 2007-2008 → remise en cause de l’hypermondialisation → recherche de régulation

2. Stratégie et effets de la guerre commerciale

★ À maîtriser

  • La guerre commerciale américaine est annoncée en avril 2025 et devient effective le 1er août 2025 ; elle associe protectionnisme et négociation.

📌 La stratégie commerciale américaine maintient la mondialisation mais cherche à la réorienter au bénéfice des États-Unis, tandis que la Chine répond en se présentant comme un partenaire stable et en multipliant les accords de libre-échange avec d’autres économies.

  • À partir du 1er août 2025, le taux moyen des tarifs douaniers américains est annoncé autour de 15 %, et les produits auparavant taxés à moins de 15 % passent à 15 %.

  • Après le 1er août 2025, les États-Unis imposent 50 % de droits de douane sur l’acier et l’aluminium, maintiennent à 25 % ceux sur l’automobile et taxent à 50 % les produits semi-finis et dérivés contenant du cuivre.

  • La guerre commerciale américaine poursuit trois objectifs :

    • réduire le déficit commercial des États-Unis
    • lutter contre des pratiques jugées déloyales
    • imposer de nouveaux tarifs pour obtenir des négociations et des accords avantageux

Compléments

  • En réaction aux annonces américaines, la Chine boycotte certaines entreprises américaines et menace de taxer des produits importés des États-Unis, notamment le soja, les automobiles comme Tesla et les produits agricoles.

  • Avant le 1er août 2025, les exportations européennes d’automobiles vers les États-Unis étaient taxées à 25 %, l’acier et l’aluminium à 20-25 %, et les autres marchandises à environ 10 %.

  • En août 2025, les négociations font passer les tarifs américains visant l’Indonésie de 32 % à moins de 20 %.

  • L’Inde négocie un accès préférentiel des États-Unis à ses minerais critiques en échange d’achats américains de gaz, de denrées agricoles et d’armements.

  • La stratégie américaine prévoit des aménagements lorsque les négociations permettent d’obtenir des préférences commerciales ou un accès à des sites de production, mais une réaction coercitive face à la résistance, comme dans le cas européen.

  • L’Irlande est particulièrement exposée aux droits de douane américains en raison de sa forte dépendance aux exportations vers les États-Unis, tandis que l’Italie est vulnérable notamment pour ses exportations de produits de luxe, de maroquinerie et d’automobiles de luxe.

Astuce mémo

Négociation avec les partenaires conciliants, droits de douane contre les résistants

3. Effets économiques immédiats

Notions clés & Définitions

  • Élasticité des prélèvements obligatoires : Mesure la manière dont les recettes fiscales réagissent à la croissance économique.

★ À maîtriser

  • Des compensations redistributives européennes ont été envisagées en faveur de l’Irlande et de l’Italie pour réduire les effets locaux et sectoriels de la guerre commerciale américaine.

  • La redistribution européenne risque de créer des tensions entre États, car la Grèce, l’Espagne et le Portugal contestent une solidarité financière envers des économies exposées alors qu’ils sont eux-mêmes soumis à des efforts de réduction des déficits et de l’endettement.

  • La guerre commerciale ralentit la croissance économique mondiale alors que les économies restent fragilisées par les crises de 2007-2008 et du Covid et doivent financer leur dette.

  • La hausse des droits de douane peut relancer l’inflation, tandis qu’un affaiblissement de la demande qui limiterait la hausse des prix ralentirait davantage la croissance.

  • La taxation des produits issus de productions délocalisées peut réduire leur compétitivité, diminuer les ventes et conduire les entreprises à ralentir leur production à l’étranger.

  • Les droits de douane américains fragilisent les relations avec l’Asie, notamment parce que les États-Unis cherchent à limiter la suprématie chinoise.

  • La politique américaine vise à relocaliser la production aux États-Unis et à attirer les investissements des multinationales, restructurant ainsi la mondialisation autour du territoire américain.

  • La charge de la dette française représente 55 milliards d’euros en 2025, soit près de 10 % du budget de l’État, et a doublé depuis 2020.

  • En 2024, le déficit public français atteint 5,8 % du PIB, contre une norme européenne de 3 %, et la dette publique s’élève à 3 346 milliards d’euros, soit 114 % du PIB.

📌 En 2021-2024, la dette rapportée au PIB diminue en Italie de 159,6 % à 135 %, en Espagne de 125 % à 101 % et au Portugal de 139 % à 94,9 %, tandis qu’elle reste presque stable en France, de 117 % à 114 %.

  • Le gouvernement fonde ses prévisions sur une hausse de 0,8 % des prélèvements obligatoires lorsque la croissance augmente de 1 %.

  • L’élasticité des prélèvements obligatoires a été de 0,4 en 2023 et de 0,6 en 2024, tandis que le gouvernement estime qu’elle atteindra 1 en 2025 et que la Cour des Comptes prévoit au plus 0,6.

📌 Selon la Cour des Comptes, la France ne dispose pas de marge de manœuvre suffisante par les recettes fiscales pour réduire son endettement et doit donc diminuer ses dépenses publiques.

Compléments

  • Entre avril et août 2025, Trump a conclu des accords avec l’Indonésie, Taïwan, la Corée du Sud et l’Inde afin d’éviter que les économies asiatiques se rapprochent davantage de la Chine.

  • À l’horizon 2029, le gouvernement prévoit une dette française à 117 % du PIB, la Cour des Comptes à 121 % et les prévisions économiques internationales à 125,4 %.

Astuce mémo

Droits de douane → prix plus élevés ou demande affaiblie → production ralentie.

4. Ajustement budgétaire et contraintes françaises

★ À maîtriser

  • En juillet 2025, François Bayrou a proposé 43,8 milliards d’euros d’économies, principalement par une réduction des dépenses publiques.

  • Le plan de François Bayrou vise à ramener le déficit public de 5,8 % à 4,6 % du PIB en 2026, puis à moins de 3 % en 2029 afin de respecter les critères de Maastricht.

  • La forte pression fiscale française limite les possibilités d’augmenter les recettes et pèse sur la compétitivité des entreprises.

  • Le surendettement réduit les capacités de financement, freine l’investissement et la croissance, limite les recettes publiques et rend plus difficile la réduction du déficit et de la dette.

Compléments

  • Les mesures annoncées comprennent la remise en activité de deux jours fériés, l’interdiction de certains cumuls et l’encadrement de prestations.

  • La demande extérieure s’essouffle dans un contexte d’incertitude mondiale, tandis que la demande intérieure est décrite comme effondrée, à l’exception d’un redémarrage ponctuel de l’immobilier.

  • La reprise immobilière est favorisée par des taux d’intérêt stabilisés autour de 3 %, qui élargissent la capacité d’emprunt des ménages, mais cet effet est présenté comme ponctuel.

Astuce mémo

Pression fiscale élevée → recettes limitées → économies nécessaires

5. Détention de la dette et fragilité européenne

★ À maîtriser

  • Les obligations assimilables du Trésor représentent 93 % de l’encours de la dette française, tandis que les bons du Trésor en représentent 7 %.

  • Les non-résidents détiennent 51 % des obligations assimilables du Trésor et 91 % des bons du Trésor français.

  • La part de la dette française détenue par des étrangers est passée de 47 % en 2023 à 54 % au moment.

  • Une dépendance accrue aux créanciers étrangers peut augmenter la prime de risque, relever la charge de la dette et conduire à emprunter davantage, ce qui alourdit l’endettement.

  • Après les défauts de remboursement des crédits hypothécaires subprimes aux États-Unis, les banques ont subi des pertes et réduit leurs crédits, ce qui a pénalisé l’investissement, la consommation, la production et l’emploi.

  • La BCE peut accompagner les économies européennes lors des chocs, mais elle n’a pas vocation à compenser durablement l’insuffisance de croissance ni à se substituer aux entreprises publiques et privées.

Compléments

  • En 2023, les étrangers détenaient 47 % de la dette publique française, contre 41 % en Allemagne, 27 % en Italie, 23 % aux États-Unis, 29 % au Royaume-Uni et 14 % au Japon.

  • La Banque de France détient 26 % des titres de la dette française, contre 25 % en 2023.

  • Selon Christine Lagarde, la crise macroéconomique de 2008 n’était pas achevée à la fin de 2024.

📌 Dans la zone euro, l’objectif d’assainissement des finances peut être commun, mais les modalités d’action budgétaire demeurent nationales.

  • La BCE a annoncé à la France qu’elle n’accepterait pas une dégradation de ses finances publiques en 2027, et encore moins en 2029.

📌 La France est présentée comme peu crédible en raison de son endettement, tandis que l’Allemagne est décrite comme fragile en raison d’une croissance insuffisante.

6. Repères historiques sur l’inflation

Notions clés & Définitions

  • Désinflation : Baisse du rythme de l’inflation, sans nécessairement entraîner une baisse du niveau général des prix.
  • Déflation : Baisse du niveau général des prix et, dans le cours, elle est associée à une économie qui ne connaît plus de croissance.

★ À maîtriser

  • Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont provoqué une hausse du prix de l’énergie liée à la limitation de la production par les pays producteurs.

Compléments

  • Entre 1900 et l’époque du cours, les prix ont été multipliés par environ 2 800.

  • Entre 1914 et 1977, les prix ont connu une progression continue associée notamment aux dépenses de guerre, à la reconstruction et à la croissance des Trente Glorieuses.

  • Après les chocs pétroliers, l’inflation moyenne a atteint 13,6 % en 1980 et 11,8 % en 1982, malgré les politiques d’austérité.

  • En 1965, l’inflation était de 2,5 %, puis elle a atteint 5,2 % en 1970 et 13,7 % en 1974.

  • La fin de la convertibilité du dollar en or a été suivie d’une création monétaire massive, qui a contribué aux pressions inflationnistes.

  • En 1951, l’inflation moyenne atteignait 16,2 %, puis elle est tombée à 3 % en 1957 avant de remonter à 15,1 % en 1958.

  • En 1941, l’inflation moyenne était de 17,1 % et elle atteignait 22 % en 1944, dans le contexte du financement de la guerre.

  • Après la guerre, l’inflation a atteint 48,5 % en 1945 puis 58,7 % en 1948, dans le contexte du financement de la reconstruction.

Astuce mémo

Inflation : hausse des prix ; déflation : baisse du niveau général des prix

7. Causes et circuits de l’inflation

★ À maîtriser

📌 La déflation correspond à une baisse du niveau général des prix, tandis que la désinflation désigne un ralentissement du rythme de l’inflation.

  • Entre 1929 et 1935, la crise économique s’accompagne d’une industrie à l’arrêt, d’une hausse du chômage et d’une demande affaiblie.

📌 Une inflation proche de 59 % en 1948 est présentée comme saine car elle accompagne la reconstruction et la dynamique industrielle, tandis qu’une inflation proche de 14 % en 1974 est liée à un choc pétrolier subi.

  • L’inflation peut apparaître lorsque la demande dépasse l’offre disponible, notamment si les flux monétaires augmentent plus vite que la production de biens et de services.

  • Les causes potentielles de l’inflation comprennent : la hausse des coûts de production, la dépréciation monétaire, l’excès de monnaie, l’insuffisance de croissance, l’excès de demande face à une offre insuffisante

  • Dans la boucle salaire-prix, les salaires plus élevés augmentent les coûts des entreprises, qui relèvent leurs prix de vente, suscitant de nouvelles revendications salariales pour préserver le pouvoir d’achat.

Compléments

  • Après le krach boursier américain de 1929, le cours indique une inflation de 6,1 % et attribue la dépréciation monétaire à la surévaluation du dollar.

  • Le cours indique une inflation de −4,5 % en 1931, de −3,9 % en 1932 et de −8,5 % en 1935, correspondant à une déflation.

📌 La politique de restriction monétaire de la BCE vise à réduire la masse monétaire pour enrayer l’inflation, tandis que la voie de la négociation demande des efforts aux entreprises, aux salariés et à l’État.

  • Dans la boucle salaire-consommation, la hausse des salaires soutient la consommation et la demande, ce qui incite les entreprises à produire davantage et à verser de nouveaux salaires.

📌 Lorsque la croissance ralentit mais que les prix continuent d’augmenter, les revendications salariales peuvent dépasser les gains de productivité et pousser les entreprises à substituer du capital au travail, ce qui accroît le chômage.

  • Les circuits présentés sont :
    • le circuit salaire-consommation
    • le circuit revenu-investissement
    • le circuit impôts-dépenses publiques
    • le circuit financier

📌 Lorsque le rythme des dépenses publiques dépasse celui de la croissance nationale, l’État peut s’endetter davantage et alimenter l’inflation par la création monétaire, l’emprunt extérieur ou une hausse des impôts qui freine la croissance.

  • À partir de 2021, les anticipations de hausse des prix liées au Covid et à la guerre russo-ukrainienne ont précipité les achats et les demandes de crédit des ménages français.

Astuce mémo

Salaires-consommation → salaires-prix : les salaires alimentent la demande, puis les prix relancent les revendications salariales.

8. Banques et effets de l’inflation

Notions clés & Définitions

  • Effet revenu : L’effet de l’inflation sur les prévisions et les spéculations : plus l’inflation est forte, plus l’effort nécessaire pour constituer un revenu d’épargne augmente.

★ À maîtriser

📌 Les banques commerciales transforment des ressources collectées à court terme en prêts à long terme, tandis que la BCE crée la monnaie et accroît la masse monétaire.

  • Quand la masse monétaire augmente, le taux d’intérêt tend à baisser ; quand la masse monétaire se raréfie, le taux d’intérêt tend à augmenter.

📌 L’inflation réduit le rendement réel des créanciers dont les créances ne sont pas indexées sur les prix, tandis qu’elle avantage le débiteur à taux fixe dont la dette se rembourse avec une monnaie dépréciée.

📌 L’inflation est défavorable au débiteur potentiel, qui peut rencontrer des difficultés à emprunter en raison de taux élevés et de garanties sévères, mais elle avantage le débiteur actuel, qui rembourse à des conditions plus favorables que celles du marché.

  • L’inflation incite à consommer dans le présent plutôt qu’à différer ses achats, car les prix sont attendus en hausse ; elle défavorise ainsi l’épargne au profit de la consommation.

  • La perte de confiance en l’avenir peut entraîner une boucle vicieuse : les ménages avancent leur consommation, les entreprises anticipent une baisse d’activité et réduisent production et embauches, ce qui dégrade le pouvoir d’achat.

Compléments

  • Le taux d’intérêt moyen des prêts de long terme, indiqué à 1,5 % avant le Covid, dépasse 3,5 % au moment du cours.

  • Quand le taux d’intérêt augmente, le coût du crédit des entreprises s’élève et celles-ci peuvent répercuter ce coût sur leurs prix de vente.

  • L’inflation profite davantage aux revenus liés à l’activité qu’aux revenus fixes, notamment aux retraites qui ne sont pas indexées sur le niveau général des prix.

📌 En anticipant une hausse future des prix, les ménages sont incités à consommer dès aujourd’hui plutôt qu’à reporter leur consommation.

  • L’inflation diminue la valeur réelle future de l’épargne et peut ainsi décourager l’effort d’épargne ; le cours illustre cette perte par 100 épargnés aujourd’hui qui pourraient ne représenter que 90 demain, plutôt que 120.

Astuce mémo

Masse monétaire plus rare → taux d’intérêt plus élevé → crédit plus coûteux et prix de vente sous pression.

9. Population mondiale et pyramide des âges

Notions clés & Définitions

  • Pyramide des âges : La pyramide des âges est une représentation de la structure d’une population par âge et par sexe, constituée de deux histogrammes juxtaposés.

★ À maîtriser

📌 L’inflation structurelle subie est présentée comme une conséquence de la croissance, tandis que l’inflation active agit comme un facteur des fluctuations de la croissance.

  • Selon Milton Friedman, l’irrégularité de la croissance est imputable à l’irrégularité de la politique monétaire, et la stabilité de la croissance de la masse monétaire est une condition nécessaire et suffisante d’une croissance régulée.

  • En 2018, la population mondiale comptait 7,5 milliards d’habitants ; elle devrait approcher 10 milliards en 2050 et dépasser 11 milliards en 2100.

  • La population se concentre davantage en Afrique : l’Asie rassemble aujourd’hui 60 % de la population mondiale contre 17 % pour l’Afrique, tandis qu’en 2100 les parts projetées sont de 43 % pour l’Asie et de 40 % pour l’Afrique.

  • Les personnes âgées de 60 ans et plus représentent 13 % de la population mondiale et devraient en représenter environ 22 % en 2050.

Compléments

  • Une croissance trop rapide peut provoquer de l’inflation, une croissance insuffisante peut provoquer de la déflation, et une croissance maîtrisée peut s’accompagner d’une inflation relativement stable et acceptable.

  • La BCE considère que la stabilisation de la politique monétaire permet de maîtriser l’inflation, mais une baisse de la création monétaire lorsque l’activité ralentit peut paralyser l’économie.

  • Dans une économie ouverte, une inflation deux à trois fois supérieure dans le pays A par rapport au pays B renchérit les produits de A, complique leur exportation et peut provoquer un déficit commercial ; le pays A peut alors maîtriser ses prix ou dévaluer sa monnaie en change fixe.

  • La population mondiale augmente d’environ 83 millions d’habitants chaque année.

  • Plus de la moitié de l’augmentation de la population mondiale d’ici 2050 devrait se concentrer dans les territoires suivants :

    • l’Inde
    • la République démocratique du Congo
    • le Pakistan
    • l’Éthiopie
    • la Tanzanie
    • les États-Unis
    • l’Indonésie
    • l’Égypte
  • Dans une pyramide des âges, les hommes sont représentés à gauche et les femmes à droite ; les âges sont placés verticalement et les effectifs, exprimés en pourcentage de la population totale, horizontalement.

📌 En démographie, les effectifs sont comptés en âge révolu : la classe d’âge 0-4 ans couvre une durée de cinq ans.

10. Caractéristiques de la pyramide des âges

★ À maîtriser

  • La forme de la pyramide des âges résulte notamment de la fécondité, de la mortalité et des migrations.

  • Les variations de fécondité sont présentées comme le facteur décisif de la forme de la pyramide des âges.

📌 Le profil champignon, à base étroite et sommet large, signale une population vieillissante et insuffisamment renouvelée, comme en Espagne.

📌 Le profil pyramidal, à base large et sommet réduit, indique une natalité et une mortalité élevées, comme en Angola.

  • La pyramide des âges peut aider les organismes à cibler les classes d’âge susceptibles d’adhérer à une assurance-vie ou à une épargne-retraite par capitalisation.

  • Les entreprises peuvent utiliser les données démographiques pour prévoir les effectifs recrutables et adapter les formations aux besoins de main-d’œuvre.

Compléments

📌 Le profil en cloche, à base et sommet moyens, traduit une natalité moyenne et une mortalité maîtrisée, comme en France.

  • Une population vieillissante entraîne notamment des enjeux de financement des retraites et de renouvellement des générations.

  • Les systèmes éducatifs peuvent s’appuyer sur les effectifs présents et les besoins futurs pour gérer les admissions et les capacités de formation, notamment par le numerus clausus.

11. Scénario central et vieillissement français

★ À maîtriser

📐 Formule - Dans un scénario central à taux de croissance constant, la population projetée à la période T+n vérifie P(T+n)=P(T)×(1+r)NP(T+n)=P(T)\times(1+r)^N.

  • Pour les projections françaises du scénario central, les hypothèses sont une fécondité constante de 1,95 enfant par femme, un solde migratoire de 100 000 habitants supplémentaires par an et une progression de l’espérance de vie au rythme passé.

  • Dans ce scénario, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus augmente de 83 % en 50 ans pour atteindre 23,6 millions.

Compléments

  • Le scénario central prévoit 12 millions de personnes âgées de 75 ans ou plus et plus de 5 millions de personnes âgées de 85 ans ou plus.

  • La part des moins de 20 ans passerait de 25 % aujourd’hui à 22 % en 2060.

  • La part des personnes âgées de 20 à 59 ans passerait de 55 % aujourd’hui à 46 % en 2060.

  • Dans le scénario central, la hausse du nombre de personnes âgées et la baisse de la part des jeunes rendent le solde migratoire crucial pour le renouvellement de la population française.

12. Projections démographiques alternatives

Notions clés & Définitions

  • Ratio de dépendance économique : Le ratio de dépendance économique rapporte le nombre d’inactifs de moins de 20 ans et de plus de 60 ans au nombre d’actifs âgés de 20 à 59 ans.

★ À maîtriser

  • Dans le scénario central, l’âge moyen de la population française passe de 40 ans aujourd’hui à 43 ans en 2035 et 45 ans en 2060.

  • Les projections démographiques combinent trois hypothèses de fécondité, trois de mortalité et deux de solde migratoire, soit 18 scénarios possibles autour du scénario central.

  • Les hypothèses de fécondité retenues sont de 1,8 enfant par femme dans la variante basse, 1,95 dans le scénario central et 2,1 dans la variante haute.

  • En 2060, l’écart de population entre les variantes haute et basse de fécondité atteint 7,7 millions d’habitants.

  • Selon les variantes retenues, la population française projetée pour 2060 se situe entre 58 et 70 millions d’habitants.

  • Quelle que soit la variante démographique, la part des personnes âgées augmente et le vieillissement de la population française se poursuit.

Compléments

  • Les soldes migratoires projetés sont de 50 000 entrées supplémentaires par an dans la variante basse, 100 000 dans le scénario central et 150 000 dans la variante haute.

  • L’écart d’espérance de vie entre les variantes haute et basse de mortalité est de cinq ans et entraîne un écart de 3,6 millions d’habitants en 2060.

  • L’augmentation du nombre de personnes de moins de 20 ans et de plus de 60 ans relativement aux actifs fait croître le ratio de dépendance économique.

13. Risques et financement social

Notions clés & Définitions

  • Protection sociale : Ensemble des garanties versées aux bénéficiaires pour les couvrir de risques définis.

★ À maîtriser

📌 Les prestations sociales peuvent être versées en nature, notamment sous forme de remboursements de dépenses, ou en espèces, notamment comme revenus de remplacement en cas de chômage, de maladie, de maternité ou de retraite.

  • Les cinq grands risques sociaux sont :
    • la santé
    • la maternité-famille
    • la vieillesse-survie
    • l’emploi
    • la pauvreté-exclusion

📌 La protection sociale relève d’une logique sociale et d’un droit impersonnel plutôt que d’une logique individuelle, avec des niveaux de couverture présentés comme universels.

  • Les recettes de financement de la protection sociale proviennent de cotisations sociales et de prélèvements fiscaux.

  • Les niveaux de protection sociale sont présentés comme élevés entre 25 et 35 % du PIB, moyens entre 20 et 25 %, et réduits en dessous de 20 %.

Compléments

  • Le plan Beveridge, initié en Grande-Bretagne en 1942, inspire le développement de la protection sociale après 1945. - plan anglais Beveridge

  • Avant 1945, la protection sociale se limitait principalement à la sécurité sociale et aux allocations familiales, tandis qu’après 1945 elle s’étend notamment à la pauvreté, à la santé et à la vieillesse.

  • Les risques couverts comprennent :

    • la santé
    • la vieillesse
    • la maternité
    • la famille
    • l’emploi
    • le logement
    • la pauvreté
    • l’exclusion
  • Les catégories de prestations citées sont : les prestations maladie, les prestations familiales, le risque famille-maternité, les prestations logement, les prestations chômage, le revenu d’insertion ou revenu social d’activité, le risque pauvreté et action sociale, les prestations vieillesse-survie et l’allocation aux adultes handicapés et accidentés professionnels

  • La protection sociale est devenue moins dépendante de l’activité salariée, puisqu’elle peut bénéficier à des personnes sans emploi ainsi qu’à des membres de leur famille.

  • Les cotisations sociales sont versées par les employeurs et les salariés, et l’URSSAF est l’organisme de recouvrement cité pour ces cotisations.

  • Les voies de financement envisagées sont :

    • l’augmentation des cotisations sociales
    • l’endettement public
    • l’augmentation des impôts

14. Bilan et défis de la protection sociale

★ À maîtriser

  • Les contributions sociales financent en moyenne 60 % de la protection sociale, tandis que la fiscalité en finance les 40 % restants.

  • Le taux de la CSG passe de 1,1 % à sa création à 8,2 % en 2012 puis à 17,5 % en cumul en 2018.

  • À l’horizon 2040, le vieillissement démographique devrait accroître de 40 % les dépenses de santé et de 80 % les dépenses de vieillesse.

  • Le plan Beveridge de 1942 en Grande-Bretagne constitue une première expérience de protection sociale visant le bien-être social.

  • La Sécurité sociale est créée en 1945 et englobe le régime général et les régimes spéciaux ; elle verse des prestations financées par les cotisations des salariés et des employeurs.

Compléments

  • En 2011, les dépenses de protection sociale représentaient en moyenne 28 % du PIB en Europe, contre 33 % en France en 2017 et 27 % en Europe en 2017.

  • En 2018, la CSG est de 8,2 à 9,2 % sur les revenus du travail, de 8,3 % sur les retraites et de 9,9 % sur les revenus du patrimoine.

  • Le besoin de financement des administrations de sécurité sociale passe de 16 milliards d’euros en 2004 à 12,5 milliards en 2011, puis un excédent de 700 millions d’euros est annoncé pour 2019.

  • En 2010, la sécurité sociale prend en charge près de 80 % des dépenses de maladie, les complémentaires santé 10 % et les ménages les 10 % restants.

  • En 2040, une personne sur trois devrait avoir plus de 60 ans, contre une personne sur cinq au moment du cours.

  • Les facteurs cités de hausse des dépenses de l’État sont : les lendemains de la guerre de 1870, les conséquences du premier conflit mondial, la crise de 1929, le chômage persistant, l’exclusion sociale, la précarité et la dépendance

15. Les fonctions économiques de l’État

Notions clés & Définitions

  • Fine-tuning : Le réglage fin des politiques économiques, notamment de la demande, dont le succès dépend des comportements, des anticipations et de la confiance des agents.

★ À maîtriser

  • Les trois fonctions de l’État sont (Musgrave, 1969) :

    • l’allocation des ressources
    • la redistribution
    • la stabilisation des marchés
  • Dans la logique keynésienne, des dépenses publiques supplémentaires soutiennent la consommation et l’investissement, puis produisent un effet multiplicateur qui relance l’activité en période de ralentissement. - Keynes

  • L’État peut financer ses dépenses par :

    • l’impôt
    • l’emprunt
    • la création de monnaie

Compléments

  • L’équivalence ricardienne associe un déficit public accru aujourd’hui à des impôts renforcés demain, ce qui peut conduire les contribuables à réduire leurs dépenses par précaution.

16. Retraites et réformes du système

★ À maîtriser

  • Le système français de retraite comprend un régime général, composé d’un régime de base et de régimes complémentaires, ainsi que 37 régimes spéciaux.

  • Le système de répartition repose sur une solidarité intergénérationnelle : les actifs cotisent pendant leur activité et ces cotisations financent les prestations des retraités.

  • En France, les dépenses de retraite représentent près de 15 % du PIB, contre 8,6 % en moyenne dans l’OCDE.

  • Quatre facteurs fragilisent le financement des retraites :

    • le vieillissement démographique
    • le chômage
    • l’arrivée tardive des jeunes diplômés sur le marché du travail
    • le ralentissement de la croissance
  • Les réformes présentées allongent la durée de cotisation à 41 ans, soit 164 trimestres, avec un objectif de 43 ans en 2035.

Compléments

  • Selon l’OCDE, d’ici à 2040, à système économique et social inchangé, le vieillissement démographique pourrait accroître de 40 % les dépenses de santé et de 80 % les dépenses consacrées à la vieillesse.

  • Les réformes présentées étendent de 10 à 25 ans la période de référence utilisée pour calculer le salaire servant à déterminer la retraite.

  • Le fonds de solidarité-vieillesse, créé en 1994, finance le minimum vieillesse et certaines majorations de pension destinées aux personnes à charge en cas de décès de l’actif.

  • Depuis 1996, les retraites sont indexées sur les prix plutôt que sur les salaires, ce qui limite leur coût lorsque l’inflation est faible.

  • En 2016, l’âge moyen de sortie du marché du travail était de 60 ans et 2 mois en France, contre 64 ans et 4 mois dans l’OCDE.

  • En 2016, l’espérance de vie résiduelle à la retraite était de 25 ans et 6 mois en France, contre 20 ans et 3 mois dans l’OCDE.

  • En France, la pension de retraite représente 74 % du dernier salaire perçu, contre 63 % en moyenne dans l’OCDE.

  • Le dispositif temporaire de bonus-malus des régimes complémentaires, prévu à partir de 2019, vise à inciter les salariés à différer leur départ à la retraite.

17. Répartition et capitalisation des retraites

Notions clés & Définitions

  • Répartition : Mode de financement des retraites dans lequel les cotisations des actifs financent les pensions des retraités, selon un principe de solidarité intergénérationnelle.
  • Capitalisation : Mode de financement dans lequel l’actif épargne et accumule volontairement un fonds qu’il percevra sous forme de retraite.

★ À maîtriser

  • Une mesure envisagée consiste à ne plus compenser l’inflation certaines années afin de désindexer les pensions et d’entraîner une baisse progressive du pouvoir d’achat des retraités.

  • Dans un régime par répartition, le vieillissement démographique ou le ralentissement de la croissance peut accroître le nombre d’inactifs par rapport aux actifs et compromettre l’équilibre financier.

  • Un euro cotisé devrait rapporter en moyenne 25 % de prestations en moins à l’avenir, soit 75 centimes de retraite pour un euro cotisé.

Compléments

  • À l’horizon 2060, l’âge de départ à la retraite visé en France est de 64 ans, contre 65 ans et 7 mois en moyenne dans l’OCDE.

  • La capitalisation ne repose ni sur la solidarité intergénérationnelle ni sur une pension indépendante de l’épargne personnelle : la retraite dépend des fonds accumulés par l’épargnant.

  • Les artisans et les commerçants peuvent compléter leur faible retraite par répartition en accumulant librement des fonds ; le cours cite aussi les régimes surcomplémentaires de certaines grandes entreprises et le PREFON pour les fonctionnaires.

  • Le PERP et le PERCO sont cités comme des dispositifs facultatifs d’épargne retraite qui encouragent la capitalisation individuelle.

📌 Dans le dispositif décrit, l’épargne de capitalisation n’est pas imposée sur le revenu pendant l’activité, tandis que la rente viagère versée à la retraite est imposable.

📌 Le cours préconise de compléter la répartition par une épargne retraite volontaire individuelle plutôt que de répondre à la baisse des prestations en renforçant seulement les cotisations par répartition.

  • Les prestations de retraite sur la vie représentent 43 % des prestations de protection sociale en France, contre 46 % en moyenne dans l’Union européenne.

Astuce mémo

La répartition transfère des actifs vers les retraités ; la capitalisation restitue à chacun son épargne.

18. Politiques environnementales et développement durable

Notions clés & Définitions

  • Effet externe : Effet de l’action d’un agent économique sur un autre en dehors du marché, sans être évalué dans le prix ni comptabilisé.
  • Développement durable : Répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.

★ À maîtriser

📌 Une externalité positive procure un avantage non rémunéré à un tiers, tandis qu’une externalité négative lui impose une nuisance sans compensation.

  • Pigou propose dès 1920 d’internaliser les coûts environnementaux en faisant payer le pollueur, selon le principe du pollueur-payeur.

📌 Les biens publics sont non exclusifs, car nul ne peut être écarté de leur consommation, et non rivaux, car la consommation d’un usager ne réduit pas celle des autres, toutes choses égales par ailleurs. - Samuelson

  • Les instruments de politique environnementale comprennent :
    • les normes
    • les taxes
    • les systèmes d’échange de quotas

📌 Les politiques environnementales doivent arbitrer entre la préservation de l’environnement et le maintien de la croissance économique et des niveaux de vie, tout en intégrant les intérêts des générations futures.

Compléments

  • Mead distingue l’incertitude du marché de celle de l’environnement et soutient que l’intervention de l’État est particulièrement nécessaire pour les biens environnementaux.

  • Coase en 1960 et Dales en 1968 sont associés à un système de droits d’accès à l’environnement négociables sur un marché, à l’origine du principe des permis d’émission échangeables.

  • Un système de quotas d’émission fixe un plafond global par l’État, puis permet aux entreprises d’échanger des permis sans dépasser ce plafond.

📌 Une norme impose une contrainte quantitative ou qualitative, tandis qu’une taxe agit sur le prix comme signal incitatif.

  • L’efficacité des réglementations environnementales dépend d’informations suffisantes sur leurs effets, leur mise en œuvre, les réactions des agents et les caractéristiques des polluants ou des modes de production.

  • Les dispositifs environnementaux peuvent souffrir : d’incertitude sur le signal retenu et le comportement des industriels, de faibles incitations, de coûts excessifs et d’échecs, d’instabilité, d’une concertation internationale insuffisante

  • Le rapport Brundtland de 1987 est présenté comme confirmant les contraintes du développement durable et donnant sa définition intergénérationnelle.

Astuce mémo

Pollution non tarifée → externalité ; taxe ou quota → internalisation.

Tableaux de synthèse

Droits de douane américains sur les produits européens

ProduitsAvant août 2025Après août 2025
Automobiles25 %25 %
Acier et aluminium20 à 25 %50 %
Autres marchandisesEnviron 10 %15 % si le taux antérieur était inférieur
Produits contenant du cuivreNon précisé50 %

Inflation selon le contexte historique

PériodeInflation indiquéeInterprétation
1948Près de 59 %Inflation saine liée à la reconstruction
1974Près de 14 %Inflation subie liée au choc pétrolier

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Démographie et protection sociale avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle évolution caractérise l’hypermondialisation entre 1990 et 2010 ?

2. Une analyse de la guerre commerciale américaine doit en préciser le calendrier et les deux leviers. Quelle formulation convient ?

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Entre 1990 et 2010, quels flux caractérisent l’hypermondialisation ?

Les investissements internationaux, les échanges commerciaux et les flux financiers s’intensifient.

Quelle crise remet en question la poursuite de l’hypermondialisation ?

La crise financière de 2007-2008.

Quand la guerre commerciale américaine est-elle annoncée et devient-elle effective ?

Elle est annoncée en avril 2025 et devient effective le 1er août 2025.

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