Entre 1990 et 2010, l’hypermondialisation se caractérise par une forte intensité des flux d’investissements internationaux, des échanges commerciaux et des flux financiers.
La régulation de la globalisation vise à l’orienter plutôt qu’à interrompre l’hypermondialisation, dans un contexte où les pays dépendent mutuellement les uns des autres.
Hypermondialisation interdépendante ≠ indépendance économique recherchée
★ À maîtriser
Donald Trump présente l’indépendance économique comme un moyen de maintenir les États-Unis au premier rang mondial face à la montée en puissance de la Chine.
La stratégie américaine poursuit trois objectifs :
Les facteurs d’instabilité cités sont : la puissance chinoise, les tensions géopolitiques, l’intelligence artificielle, le dérèglement climatique, la volatilité accrue des prix, la guerre commerciale, la fragilité du système libéral, l’indépendance décisionnelle du gouvernement américain vis-à-vis des autorités administratives comme la Fed
La Chine représente 12,3 % des échanges mondiaux en 2023, contre 10,8 % pour les États-Unis.
La guerre commerciale américaine est caractérisée par le protectionnisme et la négociation.
Depuis le 1er août 2025, le taux moyen des tarifs douaniers américains est d’environ 15 %, et les produits auparavant taxés à moins de 15 % sont portés à ce taux.
Les droits sectoriels américains atteignent 50 % sur l’acier et l’aluminium, tandis que les automobiles restent taxées à 25 % et que les produits semi-finis et dérivés contenant du cuivre sont taxés à 50 %.
Les objectifs américains de la guerre commerciale sont : réduire le déficit commercial, lutter contre des pratiques jugées déloyales, imposer des tarifs pour obtenir des négociations et des accords favorables
Compléments
📌 Les droits de douane américains visent à dissuader les délocalisations et à freiner les importations de produits concurrents moins chers, notamment ceux issus d’économies émergentes à bas coûts salariaux et de Chine.
Le cours décrit la régulation américaine comme une réorientation de la mondialisation en faveur de l’économie américaine, sans volonté affichée d’y mettre fin.
En 2023, 70 % des pays commercent davantage avec la Chine qu’avec les États-Unis.
Apple produit 85 % des iPhones sur le sol chinois.
La Chine répond aux menaces américaines en multipliant les accords de libre-échange avec d’autres pays plutôt qu’en répliquant uniquement par des taxes sur les exportations vers les États-Unis.
Menace chinoise → droits de douane et négociations américaines
★ À maîtriser
Les compensations envisagées en faveur de l’Irlande et de l’Italie visent à réduire les effets locaux et sectoriels de la guerre commerciale américaine, mais elles suscitent des réticences en Grèce, en Espagne et au Portugal.
La guerre commerciale peut ralentir la croissance mondiale, déjà fragilisée par les crises de 2007-2008 et du Covid, au moment où les économies doivent financer leur dette.
La hausse des droits de douane peut relancer l’inflation, tandis qu’un affaiblissement de la demande intérieure limiterait les prix mais accentuerait le ralentissement de la croissance.
En 2024, le déficit public français atteint 5,8 % du PIB, contre la référence de Maastricht de 3 %, et ajoute 170 milliards d’euros de dette à financer.
En 2024, la dette publique française atteint 3 346 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, alors que la référence de Maastricht est de 60 % du PIB.
La charge de la dette française représente 55 milliards d’euros en 2025, près de 10 % du budget de l’État, et a doublé depuis 2020.
Compléments
Les taxes douanières peuvent rendre non compétitives les productions délocalisées, entraînant une baisse des ventes et du volume produit ainsi qu’une instabilité industrielle.
La dette française est passée de 60 % du PIB en 2000 à 114 % en 2024 et augmente alors de 5 000 € par seconde.
★ À maîtriser
Pour 2025, le gouvernement estime l’élasticité à 1 %, tandis que la Cour des comptes prévoit au plus 0,6, comme en 2024.
La Cour des comptes conclut que la France ne dispose pas de marge de manœuvre suffisante par l’impôt et doit réduire ses dépenses publiques pour limiter l’endettement.
Compléments
Le gouvernement fonde ses prévisions sur une hausse de 0,8 % des impôts lorsque la croissance augmente de 1 %.
L’élasticité des prélèvements obligatoires a été de 0,4 en 2023 et de 0,6 en 2024.
★ À maîtriser
Le plan proposé par François Bayrou vise à ramener le déficit public de 5,8 % à 4,6 % du PIB en 2026, puis à moins de 3 % en 2029 pour respecter les critères de Maastricht.
La France ne peut guère compter sur des recettes fiscales supplémentaires, car sa pression fiscale est déjà très élevée et pénalise la compétitivité de ses entreprises.
🔄 Le surendettement enclenche un cercle vicieux : il réduit les capacités de financement et l’investissement, sans investissement, la croissance ne s’accélère pas, sans accélération de la croissance, les recettes n’augmentent pas, le déficit et l’endettement ne peuvent être réduits
Compléments
Les mesures annoncées comprennent :
La demande extérieure s’essouffle avec l’incertitude des marchés, tandis que la demande intérieure est décrite comme effondrée, hormis un redémarrage ponctuel de l’immobilier associé à des taux d’intérêt autour de 3 %.
★ À maîtriser
Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 sont des chocs d’offre liés à la réduction de la production par les pays producteurs pour faire monter les prix du pétrole.
L’inflation contemporaine réapparaît en 2021 après le ralentissement lié à la crise sanitaire, puis s’accentue avec la reprise de la demande et la guerre en Ukraine, qui renchérit l’énergie et les produits alimentaires.
Compléments
Depuis 1914 et jusqu’en 1977, les prix augmentent de façon continue, sous l’effet combiné des guerres, de la reconstruction et de la croissance des Trente Glorieuses.
Après les chocs pétroliers, l’inflation atteint 13,6 % en 1980 et reste à 11,8 % en 1982 malgré les politiques d’austérité.
En 1965, l’inflation est de 2,5 %, puis elle atteint 5,2 % en 1970 et 13,7 % en 1974.
La fin de la convertibilité du dollar en or est suivie d’une création massive de monnaie, qui contribue à la dépréciation monétaire et à l’inflation.
En 1951, l’inflation atteint 16,2 % dans le contexte de la reconstruction d’après-guerre et du financement accéléré de l’économie.
L’inflation tombe à 3 % en 1957, puis remonte à 15,1 % en 1958 avec la poursuite du financement de la reconstruction.
Pendant la guerre, l’inflation passe de 17,1 % en 1941 à 22 % en 1944, puis grimpe à 48,5 % en 1945 et à 58,7 % en 1948 durant la reconstruction.
En France, l’inflation moyenne est de 1,1 % en 2019, de 0,5 % en 2020 et de 5,2 % en 2022 ; elle est annoncée à 6 % en 2023.
Choc d’offre ou relance de la demande → hausse des prix.
★ À maîtriser
📌 La désinflation correspond à une baisse du rythme de l’inflation, tandis que la déflation correspond à une baisse du niveau général des prix.
📌 Une inflation proche de 59 % en 1948 est présentée comme saine parce qu’elle accompagne le financement de la reconstruction et la dynamique industrielle, tandis qu’une inflation proche de 14 % en 1974 est considérée comme dangereuse car elle résulte d’un choc pétrolier subi.
📌 La politique monétaire restrictive combat l’inflation en raréfiant la monnaie et en augmentant les taux d’intérêt, tandis que la négociation cherche à partager l’effort entre entreprises, salariés et État.
Compléments
La déflation est présentée comme un signe de stagnation économique, car la baisse générale des prix accompagne une économie qui ne progresse plus.
En 1929, après le krach boursier américain et la surévaluation des titres, l’inflation atteint 6,1 %.
En 1931, l’inflation est de −4,5 %, ce qui correspond à une déflation de 4,5 %.
L’inflation atteint −3,9 % en 1932 et −8,5 % en 1935.
L’inflation réduit le pouvoir d’achat et peut ralentir la reprise économique.
Dans l’exemple présenté, les salaires sont revalorisés de 3,5 % alors que l’inflation moyenne atteint 5,5 à 6 %, ce qui entraîne une perte moyenne de pouvoir d’achat de l’ordre de 2 %.
1948 : inflation forte associée à la reconstruction ; 1974 : inflation liée au choc pétrolier.
★ À maîtriser
Lorsque la création de monnaie dépasse la croissance de la production, la demande peut excéder l’offre disponible et provoquer une hausse des prix.
Les deux origines fondamentales de l’inflation sont une demande trop soutenue des ménages et une offre insuffisante des entreprises.
Dans le circuit salaire-consommation, une hausse des salaires soutient la consommation et la demande, ce qui incite les entreprises à produire davantage et à verser de nouveaux salaires.
Dans la boucle salaire-prix, la hausse des salaires augmente les coûts et les prix de vente, puis les salariés réclament de nouvelles hausses salariales pour préserver leur pouvoir d’achat.
📌 Lorsque les dépenses publiques progressent plus vite que la croissance nationale, l’État peut s’endetter au-delà de ses moyens et contribuer à l’inflation par la création monétaire, l’emprunt extérieur ou la hausse des impôts.
📌 Les banques transforment des ressources collectées à court terme en prêts à long terme, tandis que la BCE est présentée comme l’institution qui crée la monnaie et accroît la masse monétaire.
Compléments
Les coûts de production, notamment les salaires et l’énergie, peuvent augmenter les prix de vente et enclencher un effet de cliquet qui prolonge les hausses.
Lorsque la croissance ralentit, la poursuite des hausses de prix et des revendications salariales peut conduire les entreprises à substituer du capital au travail, ce qui augmente le chômage.
Dans le circuit revenu-investissement, l’investissement accroît les revenus et l’emploi, stimule la consommation et les ventes, puis peut soutenir de nouveaux investissements et des dépenses publiques.
Face aux anticipations de hausse des prix, les ménages et les entreprises peuvent précipiter leurs achats et leurs emprunts, ce qui accroît la demande de crédit et les taux d’intérêt lorsque la masse monétaire est limitée.
Le taux d’intérêt moyen des prêts de long terme passe d’environ 1,5 % avant le Covid à plus de 3,5 % dans la période décrite.
Quand la masse monétaire augmente, le taux d’intérêt tend à diminuer ; quand elle se raréfie, le taux d’intérêt tend à augmenter.
Salaires → prix → revendications salariales : la boucle entretient la hausse.
★ À maîtriser
L’inflation profite davantage aux titulaires de revenus liés à l’activité qu’aux titulaires de revenus fixes, comme les retraités dont les pensions ne sont pas indexées sur les prix.
L’inflation avantage le débiteur à taux fixe déjà engagé, car sa dette reste calculée au taux contractuel, tandis qu’elle lèse le créancier dont le rendement n’est pas indexé sur les prix.
L’inflation défavorise le débiteur potentiel, qui emprunte à des taux élevés et sous des conditions strictes, mais avantage le débiteur actuel, qui rembourse aux conditions fixées lors de son emprunt.
L’inflation incite à consommer aujourd’hui plutôt que demain, réduit le pouvoir d’achat et la capacité d’épargne, puis favorise la consommation présente au détriment de l’épargne.
L’anticipation de prix futurs plus élevés précipite la consommation présente et révèle une perte de confiance en l’avenir ; les entreprises réduisent alors production et embauche, ce qui dégrade les salaires et le pouvoir d’achat et entretient un cercle vicieux.
Compléments
L’inflation rend la consommation présente moins coûteuse relativement à la consommation future et incite ainsi à consommer immédiatement.
L’inflation persistante réduit la valeur réelle future de l’épargne et oblige à épargner davantage aujourd’hui pour préserver un pouvoir d’achat donné.
Le cours nomme « effet revenu » l’augmentation de l’effort nécessaire pour constituer un revenu d’épargne lorsque l’inflation augmente.
L’inflation avantage le débiteur actuel, mais pénalise le créancier.
★ À maîtriser
📌 L’inflation structurelle subie est présentée comme une conséquence de la croissance, tandis que l’inflation active agit comme un facteur des fluctuations de la croissance.
📌 Selon Milton Friedman, l’irrégularité de la croissance est imputable à celle de la politique monétaire et la stabilité de la croissance de la masse monétaire est une condition nécessaire et suffisante d’une croissance régulée.
Compléments
Une croissance trop rapide risque de provoquer de l’inflation, une croissance insuffisante risque de provoquer de la déflation et une croissance précipitée risque de provoquer de l’hyperinflation.
La BCE reprend l’objectif de stabilisation monétaire, mais la réduction de la création monétaire lorsque l’activité ralentit peut paralyser l’économie.
Dans un pays dont l’inflation dépasse deux à trois fois celle d’un partenaire, les produits deviennent moins compétitifs, les exportations diminuent et un déficit commercial peut apparaître ; les réponses évoquées sont une politique déflationniste ou, en change fixe, une dévaluation de la monnaie.
Le cours présente comme stratégie nouvelle la négociation et le partage des coûts de l’inflation entre salariés et entreprises, avec une cible d’inflation de 3 % au lieu de 2 % pour limiter le risque de rupture de croissance. - FMI
★ À maîtriser
En 2018, la population mondiale est estimée à 7,5 milliards d’habitants ; elle devrait approcher 10 milliards en 2050 et dépasser 11 milliards en 2100.
Aujourd’hui, l’Asie regroupe 60 % de la population mondiale, soit 4,5 milliards d’habitants, l’Afrique 17 %, soit 1,25 milliard, l’Europe près de 10 % et les États-Unis 5 %.
En 2100, l’Asie devrait représenter 43 % de la population mondiale et l’Afrique 40 %, soit environ 4,5 milliards d’habitants.
Les personnes âgées de 60 ans et plus représentaient 13 % de la population mondiale en 2017 et devraient en représenter 22 % en 2050.
Compléments
La population mondiale augmente d’environ 83 millions d’habitants par an, tandis que la croissance économique ralentit.
La population mondiale s’urbanise et se concentre davantage en Afrique, tandis que l’évolution des modes de vie et des habitudes de consommation devient un enjeu majeur.
La hausse devrait se concentrer dans les pays suivants :
La croissance du nombre de personnes âgées devrait ralentir après 2035 ; dans les économies occidentales, sa hausse jusqu’à cette date est liée aux conséquences du baby-boom d’après-guerre.
Une pyramide des âges est constituée de deux histogrammes juxtaposés : les effectifs masculins sont à gauche et les effectifs féminins à droite.
Les effectifs de chaque sexe sont répartis par classe d’âge et exprimés en pourcentage de la population totale ; les histogrammes ont une surface proportionnelle au pourcentage représenté.
Les classes d’âge de la pyramide couvrent les âges de 0 à 100 ans et les effectifs sont comptés en âge révolu.
Deux histogrammes face à face, hommes à gauche et femmes à droite, composent la pyramide
★ À maîtriser
La forme d’une pyramide des âges dépend de trois facteurs :
Les variations de fécondité sont présentées comme le facteur décisif pour déterminer la forme d’une pyramide des âges.
📌 Le profil champignon, à base étroite et sommet large, caractérise une population vieillissante dont le renouvellement est insuffisant ; il est donné comme typique de l’Espagne.
📌 Le profil pyramidal, à base large et sommet réduit, associe une natalité élevée à une mortalité élevée ; il est donné comme typique de l’Angola.
📐 Formule - Dans un scénario central où le taux de croissance démographique constant est r, la population à la période T+n est donnée par .
Le scénario central français maintient les tendances démographiques récentes : une fécondité de 1,95 enfant par femme, un solde migratoire de 100 000 habitants supplémentaires par an et une progression de l’espérance de vie identique à celle du passé.
Selon le scénario central, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus augmente de 83 % en 50 ans pour atteindre 23,6 millions.
La part des moins de 20 ans passerait de 25 % aujourd’hui à 22 % en 2060, tandis que celle des 20-59 ans passerait de 55 % à 46 %.
Compléments
📌 Le profil en cloche présente une base et un sommet moyens, avec des effectifs croissants dans les âges moyens et avancés; il traduit une mortalité maîtrisée et caractérise la France.
Selon le scénario central, la France compterait 12 millions de personnes âgées de 75 ans ou plus et plus de 5 millions de personnes âgées de 85 ans ou plus.
Le cours présente le solde migratoire comme un facteur essentiel, mais encore incertain, du renouvellement et de la croissance démographique française.
★ À maîtriser
Dans le scénario central, l’âge moyen de la population française passe de 40 ans à 43 ans en 2035, puis à 45 ans en 2060.
Les projections démographiques combinent trois hypothèses de fécondité, trois de mortalité et deux de solde migratoire, soit 18 scénarios possibles.
La fécondité a l’impact le plus sensible sur l’évolution de la population, devant le solde migratoire puis la mortalité.
Selon les variantes retenues, la population française projetée pour 2060 se situe entre 58 et 70 millions d’habitants.
Quelle que soit la variante démographique, la proportion de personnes âgées augmente, particulièrement jusqu’en 2035.
Compléments
Les hypothèses de fécondité sont de 1,95 enfant par femme dans le scénario central, de 1,8 dans la variante basse et de 2,1 dans la variante haute.
En 2060, l’écart de population entre les variantes haute et basse de fécondité atteint 7,7 millions d’habitants.
Les variantes migratoires retiennent 150 000 entrées supplémentaires par an dans la variante haute, 100 000 dans le scénario central et 50 000 dans la variante basse.
Les variantes haute et basse de mortalité diffèrent de cinq années d’espérance de vie et entraînent un écart de 3,6 millions d’habitants en 2060.
Les projections décrites montrent une hausse du nombre d’inactifs et du ratio de dépendance économique.
Le scénario central prolonge les tendances ; les variantes en mesurent l’écart.
★ À maîtriser
Les cotisations sociales et les prélèvements fiscaux constituent les deux volets de financement des prestations sociales.
Trois voies sont présentées pour financer la hausse des prestations sociales :
Les niveaux de protection sociale sont classés comme élevés entre 25 et 35 % du PIB, moyens entre 20 et 25 %, et réduits sous 20 %.
Les contributions sociales financent en moyenne 60 % de la protection sociale, tandis que les 40 % restants sont financés par la fiscalité.
Compléments
Les cotisations sociales financent les régimes d’assurance sociale et sont versées par les employeurs et les salariés ; les cotisations salariales sont prélevées sur le salaire brut.
Les cotisations sociales sont recouvrées par l’URSSAF, l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales.
Les prestations sociales représentaient 15 % du revenu disponible des ménages en 1950 et 45 % au moment.
Les pays sont répartis entre trois niveaux de protection sociale :
Dans les pays à protection sociale réduite comme les États-Unis, une large part de la couverture doit être assurée par l’individu, par capitalisation ou par assurance.
En 2011, les dépenses de protection sociale représentaient en moyenne 28 % du PIB en Europe ; en 2017, elles représentaient 33 % du PIB en France contre 27 % en Europe.
Le taux de la CSG passe de 1,1 % à sa création à 8,2 % en 2012, puis à 17,5 % en 2018.
Le besoin de financement des administrations de sécurité sociale passe de 16 milliards d’euros en 2004 à 12,5 milliards en 2011, puis le cours prévoit un excédent de 700 millions d’euros en 2019.
En 2010, la sécurité sociale prend en charge près de 80 % des dépenses de maladie, les complémentaires santé 10 % et les ménages les 10 % restants.
À l’horizon 2040, le cours prévoit une hausse de 40 % des dépenses de santé et de 80 % des dépenses de vieillesse liée au vieillissement démographique.
En 2040 une personne sur trois aura plus de 60 ans, contre une personne sur cinq au moment décrit.
★ À maîtriser
📌 L’État-providence couvre les risques et secourt les individus, tandis que l’État de bien-être cherche à mettre en œuvre les politiques publiques les plus favorables au bien-être social.
Compléments
Les dépenses de l’État passent de 12 % du PIB en 1815 à 30 % en 1920, puis dépassent 50 % au moment.
La première expérience de protection sociale évoquée date de 1942 sous Beveridge en Grande-Bretagne et vise le bien-être social.
Au XIXe siècle, l’assistance sociale comprend :
★ À maîtriser
Musgrave distingue trois fonctions majeures de l’État :
🔄 Dans une logique keynésienne, le soutien de l’activité suit cette chaîne (Keynes) :
L’État peut financer ses dépenses par :
Compléments
📌 Le fine-tuning désigne le réglage fin des politiques économiques, particulièrement de la demande, mais son succès dépend des comportements, des anticipations et de la confiance des agents ainsi que de la demande effective anticipée par les entreprises. - Keynes
📌 L’équivalence ricardienne correspond à l’idée qu’un déficit public accru aujourd’hui peut annoncer des impôts plus élevés demain et modifier les comportements d’anticipation des contribuables.
★ À maîtriser
En France, les dépenses publiques de retraite représentent près de 15 % du PIB, contre 8,6 % en moyenne dans l’OCDE.
Dans le système français de répartition, les actifs cotisent pendant leur activité et ces cotisations financent les prestations versées aux retraités, ce qui repose sur une solidarité intergénérationnelle.
Le système a été soutenu par l’arrivée des générations du baby-boom dans l’activité, mais le vieillissement accroît le nombre de retraités tandis que le chômage réduit le nombre de cotisants.
Pour une retraite à taux plein, la durée de cotisation est portée à 41 ans, soit 164 trimestres, contre 150 auparavant, avec un objectif de 43 ans en 2035.
Compléments
📌 Le système général français comprend un régime de base et les régimes complémentaires AGIRC et ARCO, tandis que le système comporte également des régimes spéciaux ; au total, il existe 37 régimes spéciaux.
📌 Depuis 1972, tous les salariés du secteur privé doivent être affiliés à un régime de retraite complémentaire et y cotiser.
Aujourd’hui, un retraité correspond à cinq personnes, et dès 2030 il en correspondra un à trois.
En France, le chômage est indiqué à 9 % et réduit le nombre de cotisants au système de retraite.
Selon l’OCDE, d’ici à 2040, le vieillissement démographique pourrait accroître de 40 % les dépenses de santé et de 80 % les dépenses consacrées à la vieillesse, à système économique et social inchangé.
📌 La réforme française de 1993 calcule la retraite des salariés du privé à partir des revenus des 25 dernières années d’activité.
En 1994, un fonds de solidarité-vieillesse est créé pour financer le minimum vieillesse et certaines majorations de pension.
Dès 1996, les retraites sont indexées sur les prix plutôt que sur les salaires.
En 2016, l’âge moyen de sortie du marché du travail est de 60 ans et deux mois en France, contre 64 ans et quatre mois dans l’OCDE.
En 2016, l’espérance de vie résiduelle à la retraite est de 25 ans et six mois en France, contre 20 ans et trois mois dans l’OCDE.
En 2016, l’âge moyen d’obtention d’une pension sans décote est de 61 ans et six mois en France, contre 63 ans et neuf mois dans l’OCDE.
★ À maîtriser
La désindexation des pensions consiste à ne plus compenser l’inflation afin de faire supporter progressivement au retraité une baisse de pouvoir d’achat lors des années de mauvaise croissance.
Un euro cotisé devrait rapporter en moyenne 25 % de prestations en moins à l’avenir, soit 75 centimes de retraite pour un euro cotisé aujourd’hui.
📌 Le cours préconise de compléter la répartition par une épargne retraite volontaire individuelle plutôt que de renforcer uniquement les cotisations par répartition.
Compléments
À l’horizon 2060, l’âge de la retraite en France devrait rester inférieur à 65 ans, avec un objectif de 64 ans, contre 65 ans et 7 mois dans l’OCDE.
Dans un système par répartition, le vieillissement démographique ou le ralentissement de la croissance peut déséquilibrer le financement lorsque les inactifs deviennent plus nombreux que les actifs.
La capitalisation existe notamment pour : les artisans et commerçants, certains salariés de grandes entreprises par des régimes surcomplémentaires, les fonctionnaires avec le PREFON
Le PERP et le PERCO sont présentés comme des dispositifs facultatifs encourageant l’épargne retraite, avec une imposition des fonds perçus sous forme de rente à la retraite.
Les prestations de retraite représentent 43 % des prestations de protection sociale en France, contre 46 % en moyenne dans l’Union européenne.
Répartition : solidarité entre générations ; capitalisation : épargne personnelle.
| Période | Taux | Interprétation |
|---|---|---|
| 1948 | Près de 59 % | Inflation associée à la reconstruction |
| 1974 | Près de 14 % | Inflation subie liée au choc pétrolier |
| Niveau | Part du PIB | Pays cités |
|---|---|---|
| Élevé | 25 à 35 % | France, Italie, Belgique, Allemagne, Suède |
| Moyen | 20 à 25 % | Royaume-Uni |
| Réduit | Moins de 20 % | États-Unis, Japon, Irlande, Espagne, Portugal |
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1. Quelle évolution caractérise l’hypermondialisation entre 1990 et 2010 ?
2. Des pays fortement interdépendants cherchent à mieux maîtriser les effets de la mondialisation sans rompre leurs relations économiques : quelle orientation correspond à cet objectif ?
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Entre quelles années l’hypermondialisation se caractérise-t-elle par des flux intenses ?
Entre 1990 et 2010.
Quels flux sont particulièrement intenses durant l’hypermondialisation de 1990 à 2010 ?
Les investissements internationaux, les échanges commerciaux et les flux financiers.
Quel est l’objectif de la régulation de la globalisation ?
Orienter l’hypermondialisation plutôt que l’interrompre.
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