QCM : Projections démographiques et protection sociale (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise l’hypermondialisation entre 1990 et 2010 ?

Une forte intensité des échanges commerciaux, sans flux financiers importants
Une intensification des flux financiers apparue après 2010
Une baisse des flux d’investissements et une hausse des seuls échanges commerciaux
Une forte intensité des flux d’investissements, commerciaux et financiers internationaux

Une forte intensité des flux d’investissements, commerciaux et financiers internationaux

Explication

L’hypermondialisation de 1990 à 2010 se distingue par l’intensité conjointe des investissements internationaux, des échanges commerciaux et des flux financiers. La diminution des flux inverse la tendance, les seuls échanges commerciaux omettent deux dimensions, et la période postérieure à 2010 ne correspond pas à la période indiquée.

2. Des pays fortement interdépendants cherchent à mieux maîtriser les effets de la mondialisation sans rompre leurs relations économiques : quelle orientation correspond à cet objectif ?

Interrompre la globalisation pour supprimer les relations d’interdépendance
Accélérer la globalisation sans chercher à en orienter les effets
Remplacer les échanges internationaux par un repli économique national
Orienter la globalisation tout en maintenant les relations d’interdépendance

Orienter la globalisation tout en maintenant les relations d’interdépendance

Explication

La régulation vise à orienter la globalisation plutôt qu’à l’arrêter, car les pays dépendent les uns des autres. L’interruption confond régulation et rupture, le repli contredit l’interdépendance, et l’accélération sans orientation ne correspond pas à l’objectif de régulation.

3. Pourquoi Donald Trump présente-t-il l’indépendance économique comme un objectif pour les États-Unis face à la progression de la Chine ?

Pour préserver le premier rang mondial américain face à la montée en puissance chinoise
Pour aider la Chine à consolider sa position de première puissance mondiale
Pour réduire la présence américaine dans la compétition économique mondiale
Pour remplacer la rivalité économique par une coopération sans compétition

Pour préserver le premier rang mondial américain face à la montée en puissance chinoise

Explication

Trump associe l’indépendance économique à la défense du premier rang mondial américain face à la progression de la Chine. Le retrait de la compétition confond indépendance et isolement, l’aide à la Chine inverse l’objectif, et l’abandon de la rivalité ne correspond pas à cette stratégie.

4. Une entreprise américaine envisage d’investir aux États-Unis, tandis que les autorités cherchent aussi à attirer l’épargne mondiale et à stimuler la demande intérieure pour favoriser les achats étrangers de produits américains. Quel ensemble d’objectifs est ainsi poursuivi ?

Remplacer les investissements par la consommation intérieure et réduire les importations américaines
Attirer les investissements, réduire l’épargne étrangère et limiter les achats étrangers de produits américains
Attirer les investissements, capter l’épargne mondiale et soutenir les importations américaines par la demande intérieure
Capter l’épargne mondiale, freiner la demande intérieure et accroître les exportations étrangères vers les États-Unis

Attirer les investissements, capter l’épargne mondiale et soutenir les importations américaines par la demande intérieure

Explication

La stratégie combine l’attraction des investissements, la captation de l’épargne mondiale et le soutien de la demande intérieure afin que les autres économies importent des produits américains. Réduire l’épargne étrangère contredit le deuxième objectif, remplacer les investissements en omet un, et freiner la demande intérieure inverse le troisième.

5. En comparant les parts des échanges mondiaux en 2023, quelle conclusion faut-il tirer des valeurs de 12,3 % pour la Chine et de 10,8 % pour les États-Unis ?

Les deux pays détiennent des parts égales des échanges mondiaux
La part chinoise concerne les investissements, et non les échanges mondiaux
La Chine détient une part supérieure à celle des États-Unis
Les États-Unis détiennent une part supérieure à celle de la Chine

La Chine détient une part supérieure à celle des États-Unis

Explication

La Chine représente 12,3 % des échanges mondiaux en 2023, contre 10,8 % pour les États-Unis : sa part est donc supérieure. Inverser les pays attribue les valeurs à l’envers, l’égalité ne correspond pas aux chiffres, et ces pourcentages portent sur les échanges, pas sur les investissements.

6. Quelle combinaison caractérise la guerre commerciale américaine ?

La politique monétaire et la fixation des taux d’intérêt
Le libre-échange et l’absence de négociation
La rupture diplomatique et l’abandon des échanges
Le protectionnisme et la négociation

Le protectionnisme et la négociation

Explication

La guerre commerciale américaine se caractérise par l’association du protectionnisme et de la négociation. Le libre-échange sans négociation omet ces leviers, la rupture diplomatique confond les domaines, et la fixation des taux relève de la politique monétaire.

7. Pourquoi les compensations envisagées pour l’Irlande et l’Italie suscitent-elles des réticences en Grèce, en Espagne et au Portugal ?

Elles redistribuent l’aide vers des économies ciblées, alors que ces pays n’y sont pas favorables.
Elles compensent les hausses de prix en réduisant la demande intérieure de ces pays.
Elles privilégient les économies qui subissent le ralentissement de la croissance mondiale.
Elles imposent aux pays réticents de financer directement les droits de douane américains.

Elles redistribuent l’aide vers des économies ciblées, alors que ces pays n’y sont pas favorables.

Explication

Les compensations visent à limiter les effets locaux et sectoriels en Irlande et en Italie, mais leur redistribution suscite des réticences en Grèce, en Espagne et au Portugal. Le financement des droits de douane, le ralentissement mondial et la demande intérieure désignent d’autres enjeux.

8. Une économie déjà fragilisée par les crises de 2007-2008 et du Covid doit financer sa dette. Quel risque supplémentaire la guerre commerciale fait-elle peser sur elle ?

Elle peut stabiliser les prix et éliminer les effets des crises précédentes.
Elle peut ralentir la croissance mondiale et rendre le financement de la dette plus difficile.
Elle peut accélérer la croissance mondiale et faciliter le financement de la dette.
Elle peut réduire l’endettement public en augmentant directement les recettes fiscales.

Elle peut ralentir la croissance mondiale et rendre le financement de la dette plus difficile.

Explication

La guerre commerciale peut ralentir une croissance mondiale déjà fragilisée, précisément au moment où les économies doivent financer leur dette. L’accélération de la croissance inverse le risque décrit, la réduction directe de la dette n’est pas indiquée et la stabilisation des prix ne supprime pas les crises passées.

9. Après une hausse des droits de douane, une économie voit aussi sa demande intérieure s’affaiblir. Quelle évolution est cohérente avec ces deux mécanismes ?

Les droits de douane peuvent relancer l’inflation, tandis que la demande affaiblie limite les prix et accentue le ralentissement.
Les droits de douane peuvent limiter les prix, tandis que la demande affaiblie relance l’inflation et la croissance.
Les droits de douane peuvent relancer l’inflation, tandis que la demande affaiblie limite les prix et accélère la croissance.
Les droits de douane peuvent limiter les prix, tandis que la demande affaiblie accentue l’inflation et le ralentissement.

Les droits de douane peuvent relancer l’inflation, tandis que la demande affaiblie limite les prix et accentue le ralentissement.

Explication

Les droits de douane peuvent raviver l’inflation, alors qu’une demande intérieure plus faible freine les prix tout en aggravant le ralentissement de la croissance. Les autres réponses inversent l’un ou l’autre de ces effets, ou attribuent à la baisse des prix une accélération de la croissance.

10. Pour comparer le déficit public français de 2024 au critère de Maastricht, quelle combinaison de chiffres faut-il retenir ?

Un déficit de 5,8 % du PIB, contre une référence de 3 %, avec 55 milliards d’euros de dette supplémentaire à financer.
Un déficit de 5,8 % du PIB, contre une référence de 60 %, avec 170 milliards d’euros de dette supplémentaire à financer.
Un déficit de 3 % du PIB, contre une référence de 5,8 %, avec 170 milliards d’euros de dette supplémentaire à financer.
Un déficit de 5,8 % du PIB, contre une référence de 3 %, avec 170 milliards d’euros de dette supplémentaire à financer.

Un déficit de 5,8 % du PIB, contre une référence de 3 %, avec 170 milliards d’euros de dette supplémentaire à financer.

Explication

En 2024, le déficit français s’élève à 5,8 % du PIB, au-dessus de la référence de Maastricht de 3 %, et ajoute 170 milliards d’euros de dette à financer. Le chiffre de 60 % concerne la référence relative à la dette publique, tandis que 55 milliards correspond à la charge de la dette en 2025.

11. Que mesure l’élasticité des prélèvements obligatoires ?

La réaction des impôts à la croissance économique.
La variation de la dette publique en fonction des recettes fiscales.
La réaction des dépenses publiques à la croissance économique.
La réaction des taux d’intérêt à l’évolution des prélèvements.

La réaction des impôts à la croissance économique.

Explication

L’élasticité des prélèvements obligatoires mesure la réaction des impôts à la croissance économique. Les dépenses publiques, la dette et les taux d’intérêt sont des notions distinctes de cette définition.

12. Pour établir ses prévisions de 2025, un analyste compare l’estimation du gouvernement à celle de la Cour des comptes. Quelle paire de valeurs doit-il retenir ?

1 % pour le gouvernement et 0,4 pour la Cour des comptes.
1 % pour le gouvernement et au plus 0,6 pour la Cour des comptes.
Au plus 0,6 pour le gouvernement et 1 % pour la Cour des comptes.
0,8 pour le gouvernement et au plus 0,6 pour la Cour des comptes.

1 % pour le gouvernement et au plus 0,6 pour la Cour des comptes.

Explication

Pour 2025, le gouvernement estime l’élasticité à 1 %, tandis que la Cour des comptes prévoit au plus 0,6, comme en 2024. Les valeurs de 0,4 et de 0,8 renvoient respectivement à une observation antérieure et à l’hypothèse gouvernementale décrite dans le cours.

13. La Cour des comptes juge que les recettes fiscales ne peuvent offrir de marge suffisante pour limiter l’endettement. Quelle orientation en déduit-elle pour les finances publiques ?

Accroître les recettes fiscales pour limiter l’endettement.
Compter sur l’accélération de la croissance pour limiter l’endettement.
Augmenter les prélèvements obligatoires pour limiter l’endettement.
Réduire les dépenses publiques pour limiter l’endettement.

Réduire les dépenses publiques pour limiter l’endettement.

Explication

La Cour des comptes conclut que la France ne dispose pas d’une marge de manœuvre suffisante par l’impôt et qu’elle doit réduire ses dépenses publiques pour limiter l’endettement. Miser sur davantage de recettes fiscales ou sur une hausse des prélèvements contredit ce diagnostic.

14. En juillet 2025, quel montant d’économies François Bayrou propose-t-il, principalement par une baisse des dépenses publiques ?

4,6 milliards d’euros
43,8 milliards d’euros
60 milliards d’euros
5,8 milliards d’euros

43,8 milliards d’euros

Explication

Le plan proposé en juillet 2025 prévoit 43,8 milliards d’euros d’économies, principalement grâce à une réduction des dépenses publiques. Les valeurs de 5,8 % et 4,6 % concernent le déficit en pourcentage du PIB, tandis que 60 milliards correspond à une estimation des recettes fiscales surestimées.

15. Un gouvernement reprend la trajectoire budgétaire proposée par François Bayrou : quel objectif de déficit vise-t-il pour 2029 afin de respecter les critères de Maastricht ?

4,6 % du PIB
5,8 % du PIB
Moins de 3 % du PIB
Une baisse de 1,2 % du PIB

Moins de 3 % du PIB

Explication

La trajectoire prévoit de ramener le déficit sous 3 % du PIB en 2029 pour respecter les critères de Maastricht. 4,6 % est l’objectif intermédiaire pour 2026, 5,8 % le niveau de départ, et 1,2 point correspond à la baisse visée d’ici 2026.

16. Pourquoi la France dispose-t-elle de peu de marge pour réduire son déficit en augmentant encore les prélèvements fiscaux ?

Les dépenses publiques sont déjà faibles et limitent les recettes fiscales.
Les critères européens interdisent toute hausse des prélèvements.
La pression fiscale est basse, mais les entreprises manquent de débouchés.
La pression fiscale est déjà élevée et pèse sur la compétitivité des entreprises.

La pression fiscale est déjà élevée et pèse sur la compétitivité des entreprises.

Explication

La pression fiscale française est déjà très élevée et pénalise la compétitivité des entreprises, ce qui limite la possibilité de compter sur des recettes supplémentaires. L’explication par de faibles dépenses confond les recettes avec les économies, et celle par une pression fiscale basse contredit le constat.

17. Une entreprise très endettée réduit ses investissements ; la croissance ralentit et les recettes publiques n’augmentent pas. Quel mécanisme décrit le mieux ce cercle vicieux budgétaire ?

Le surendettement stimule l’investissement, qui accélère la croissance et accroît les recettes publiques.
Le ralentissement de la croissance augmente les capacités de financement et facilite la réduction de la dette.
Le surendettement freine le financement et l’investissement, ce qui empêche la croissance et les recettes de soutenir la réduction du déficit.
La baisse des recettes réduit mécaniquement le déficit, même si l’investissement et la croissance ralentissent.

Le surendettement freine le financement et l’investissement, ce qui empêche la croissance et les recettes de soutenir la réduction du déficit.

Explication

Le surendettement réduit les capacités de financement et l’investissement ; sans investissement, la croissance ne s’accélère pas et les recettes n’augmentent pas, ce qui bloque la réduction du déficit et de la dette. L’idée que l’endettement stimule l’investissement inverse le mécanisme, tandis qu’une baisse des recettes ne réduit pas automatiquement le déficit.

18. Un pays producteur réduit sa production de pétrole afin de faire monter son prix. À quel type de choc correspond cette situation ?

Un choc d’offre lié à la réduction de la production pétrolière
Un choc de demande lié à l’accélération des achats de pétrole
Un choc monétaire lié à l’augmentation de la création monétaire
Un choc fiscal lié à la hausse des prélèvements sur l’énergie

Un choc d’offre lié à la réduction de la production pétrolière

Explication

Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 sont des chocs d’offre : les pays producteurs réduisent leur production pour soutenir les prix. Une hausse des achats relève de la demande, tandis qu’une hausse des impôts ou de la création monétaire correspond à d’autres mécanismes.

19. Après un ralentissement économique lié à une crise sanitaire, l’inflation réapparaît en 2021 ; la reprise de la demande coïncide ensuite avec une guerre qui renchérit l’énergie et les aliments. Quelle explication rend compte de cette évolution ?

L’inflation réapparaît avant la crise sanitaire et diminue ensuite avec le renchérissement de l’énergie.
La baisse de la demande après la crise sanitaire réduit les prix, puis la guerre en Ukraine stimule les achats alimentaires.
La reprise de la demande accroît les tensions sur les prix, puis la guerre en Ukraine renchérit l’énergie et les produits alimentaires.
La hausse des impôts sur l’énergie déclenche l’inflation, tandis que la reprise de la demande fait baisser les prix.

La reprise de la demande accroît les tensions sur les prix, puis la guerre en Ukraine renchérit l’énergie et les produits alimentaires.

Explication

L’inflation réapparaît en 2021 après le ralentissement de la crise sanitaire, puis la reprise de la demande et la guerre en Ukraine contribuent à sa progression, notamment par le renchérissement de l’énergie et des aliments. L’explication par une demande en baisse inverse le mécanisme, et celle qui situe le retour avant la crise sanitaire déplace la chronologie.

20. Dans un pays, le rythme de hausse des prix ralentit, mais le niveau général des prix continue d’augmenter. Comment qualifie-t-on cette évolution ?

Une désinflation
Une déflation
Une accélération de l’inflation
Une stabilité des prix

Une désinflation

Explication

La désinflation désigne une baisse du rythme de l’inflation, même si les prix continuent d’augmenter. La déflation correspond à une baisse du niveau général des prix, la stabilité à l’absence de variation et l’accélération à un rythme d’inflation croissant.

21. Quelle évolution caractérise la déflation de 1929 à 1935 ?

Baisse générale des prix, mais activité, salaires et demande maintenus à leur niveau
Panne industrielle, chômage en baisse, salaires distribués en hausse et demande en progression
Panne industrielle, chômage en hausse, salaires distribués en baisse et demande en recul
Production industrielle en hausse, chômage en baisse, salaires distribués en hausse et demande en recul

Panne industrielle, chômage en hausse, salaires distribués en baisse et demande en recul

Explication

La déflation de 1929-1935 s’accompagne d’une industrie en panne, d’un chômage croissant, d’une baisse des salaires distribués et d’une demande affaiblie. L’expansion de l’emploi et des salaires contredit cette crise, tandis que la seule baisse des prix ne rend pas compte du recul de l’activité.

22. Deux épisodes d’inflation sont observés : près de 59 % en 1948 pendant la reconstruction, et près de 14 % en 1974 après un choc pétrolier subi. Quel diagnostic rend compte de leur différence ?

L’inflation de 1948 accompagne la reconstruction, tandis que celle de 1974 résulte d’un choc subi
L’inflation de 1948 résulte d’un choc subi, tandis que celle de 1974 accompagne la reconstruction
Les deux épisodes sont sains, car toute hausse des prix accompagne une dynamique industrielle
Les deux épisodes sont dangereux, car une inflation élevée traduit dans chaque cas une même cause

L’inflation de 1948 accompagne la reconstruction, tandis que celle de 1974 résulte d’un choc subi

Explication

Le diagnostic dépend de l’origine et du contexte : l’inflation de 1948 accompagne la reconstruction et la dynamique industrielle, alors que celle de 1974 découle d’un choc pétrolier subi. Se fonder sur le seul taux néglige cette distinction, et attribuer la reconstruction à 1974 inverse les contextes.

23. Face à une inflation, un gouvernement relève les taux d’intérêt et raréfie la monnaie. Quelle démarche met-il en œuvre, par opposition à une négociation entre entreprises, salariés et État ?

Une indexation négociée des salaires
Une politique monétaire expansionniste
Une politique monétaire restrictive
Une négociation du partage de l’effort

Une politique monétaire restrictive

Explication

Une politique monétaire restrictive combat l’inflation en raréfiant la monnaie et en augmentant les taux d’intérêt. La négociation vise plutôt à répartir l’effort entre entreprises, salariés et État; une baisse des taux ou une politique expansionniste ne correspond pas au mécanisme décrit.

24. La masse monétaire d’un pays augmente plus vite que sa production, tandis que les biens disponibles ne suivent pas les moyens d’achat. Quel effet peut en résulter ?

Une demande supérieure à l’offre disponible et une hausse des prix
Une production accrue au même rythme que la monnaie et des prix stables
Une demande supérieure à l’offre disponible et une baisse des prix
Une offre supérieure à la demande et une hausse des prix

Une demande supérieure à l’offre disponible et une hausse des prix

Explication

Quand la création monétaire dépasse la croissance de la production, les moyens d’achat peuvent faire excéder la demande à l’offre disponible, ce qui pousse les prix à la hausse. Une offre excédentaire ou une demande excédant l’offre avec des prix en baisse inverse le mécanisme.

25. Quelles sont les deux origines fondamentales de l’inflation ?

Une demande insuffisante des ménages et une offre insuffisante des entreprises
Une hausse des taux d’intérêt et une création monétaire restreinte
Une demande trop soutenue des ménages et une offre insuffisante des entreprises
Une offre trop soutenue des entreprises et une demande insuffisante des ménages

Une demande trop soutenue des ménages et une offre insuffisante des entreprises

Explication

Les deux origines fondamentales sont une demande trop soutenue des ménages et une offre insuffisante des entreprises. Une offre trop abondante ou une demande trop faible ne correspond pas à ces facteurs, tandis que les taux d’intérêt et la création monétaire relèvent des mécanismes de politique monétaire.

26. Dans une économie, une hausse des salaires accroît les achats des ménages, puis les entreprises augmentent leur production et versent de nouveaux salaires. Quel circuit décrit cette succession ?

Le circuit salaire-consommation
La boucle salaire-prix
Le circuit prix-consommation
Le circuit offre-crédits

Le circuit salaire-consommation

Explication

Dans le circuit salaire-consommation, des salaires plus élevés soutiennent la consommation et la demande; les entreprises répondent en produisant davantage et en versant de nouveaux salaires. La boucle salaire-prix porte plutôt sur la hausse des coûts et des prix, suivie de nouvelles revendications salariales.

27. Après une hausse des salaires, une entreprise augmente ses prix de vente pour couvrir ses coûts; les salariés réclament ensuite de nouveaux relèvements afin de préserver leur pouvoir d’achat. Quel mécanisme est illustré ?

La boucle demande-offre
Le circuit salaire-consommation
La boucle salaire-prix
Le circuit prix-production

La boucle salaire-prix

Explication

La boucle salaire-prix relie la hausse des salaires à celle des coûts et des prix de vente, puis à de nouvelles demandes de hausses salariales pour préserver le pouvoir d’achat. Le circuit salaire-consommation concerne plutôt le soutien de la demande et la réponse des entreprises par une production accrue.

28. Dans un contexte d’inflation, une salariée voit son revenu évoluer avec l’activité, tandis qu’un retraité reçoit une pension non indexée sur les prix. Qui est davantage protégé contre la perte de pouvoir d’achat ?

Les deux, car leurs revenus évoluent pareillement
Ni l’un ni l’autre, car l’inflation les protège également
Le retraité, dont la pension reste fixe
La salariée, dont le revenu est lié à l’activité

La salariée, dont le revenu est lié à l’activité

Explication

Les revenus liés à l’activité profitent davantage de l’inflation que les revenus fixes non indexés. Dire que le retraité est mieux protégé confond revenu fixe et revenu lié à l’activité ; prétendre que sa pension suit les prix néglige l’absence d’indexation ; affirmer une protection égale efface cette différence.

29. Une personne rembourse un prêt à taux fixe contracté avant une période d’inflation, tandis qu’un créancier détient une créance dont le rendement n’est pas indexé sur les prix. Qui bénéficie de cette situation ?

Le débiteur potentiel, car il obtient des conditions anciennes
Le débiteur déjà engagé, car ses remboursements restent au taux fixé
Aucun des deux, car le contrat est recalculé selon les prix
Le créancier, car sa créance conserve son rendement réel

Le débiteur déjà engagé, car ses remboursements restent au taux fixé

Explication

Le débiteur déjà engagé à taux fixe rembourse selon les conditions convenues, alors que le rendement non indexé du créancier est érodé par les prix. Le débiteur potentiel n’a pas encore obtenu ces conditions ; le créancier ne conserve pas son rendement réel ; le taux contractuel n’est pas recalculé rétroactivement.

30. En période d’inflation, Nora envisage de demander un prêt et doit faire face à des taux élevés et à des garanties exigeantes ; Paul rembourse déjà un emprunt selon les conditions fixées lors de sa souscription. Qui est avantagé par l’inflation ?

Les deux, car l’inflation allège toute dette envisagée ou contractée
Nora, débiteur potentiel, qui bénéficie des taux du marché
Aucun, car les conditions de tous les emprunts sont révisées
Paul, débiteur actuel, qui conserve les conditions de son emprunt

Paul, débiteur actuel, qui conserve les conditions de son emprunt

Explication

Le débiteur actuel bénéficie des conditions fixées lors de l’emprunt, tandis que le débiteur potentiel est défavorisé par les taux élevés et les conditions strictes. Avantager Nora inverse ces situations ; assimiler les conditions du marché à celles du prêt de Paul néglige le contrat existant ; supposer une révision générale des emprunts est erroné.

31. Des ménages anticipent une hausse des prix et avancent leurs achats ; cette perte de confiance en l’avenir conduit des entreprises à réduire leur production et leurs embauches. Quelle conséquence peut entretenir ce mécanisme ?

La hausse des salaires et du pouvoir d’achat, qui stabilise la demande
La baisse des salaires et du pouvoir d’achat, qui renforce le cercle vicieux
L’augmentation de l’épargne, qui restaure la confiance des ménages
La reprise des embauches, qui accélère la production des entreprises

La baisse des salaires et du pouvoir d’achat, qui renforce le cercle vicieux

Explication

La baisse de la production et des embauches dégrade les salaires et le pouvoir d’achat, ce qui peut prolonger le cercle vicieux déclenché par la perte de confiance. Une hausse des salaires ou une reprise des embauches inverse les effets décrits ; l’augmentation de l’épargne ne correspond pas à la précipitation des achats.

32. Dans une économie, une inflation apparaît comme conséquence de la croissance, tandis qu’une autre situation présente l’inflation comme un facteur qui agit sur les fluctuations de la croissance. Comment caractériser ces deux relations ?

La première relève de l’inflation structurelle subie, la seconde de l’inflation active
La première relève de l’inflation active, la seconde de l’inflation structurelle subie
Les deux relèvent de l’inflation structurelle subie, car la croissance est concernée
Les deux relèvent de l’inflation active, car les prix varient dans les deux cas

La première relève de l’inflation structurelle subie, la seconde de l’inflation active

Explication

L’inflation structurelle subie est présentée comme une conséquence de la croissance, tandis que l’inflation active agit sur les fluctuations de la croissance. Inverser ces catégories confond leurs rôles causaux ; classer les deux situations dans une seule catégorie efface la distinction.

33. Un économiste veut appliquer la proposition de Milton Friedman pour rendre la croissance plus régulière. Quelle orientation monétaire correspond à cette proposition ?

Réduire la masse monétaire lorsque l’activité ralentit
Stabiliser la croissance de la masse monétaire
Laisser la politique monétaire varier avec les fluctuations de l’activité
Accélérer la croissance de la masse monétaire

Stabiliser la croissance de la masse monétaire

Explication

Pour Friedman, l’irrégularité de la croissance est imputable à celle de la politique monétaire, et la stabilité de la croissance de la masse monétaire est une condition nécessaire et suffisante d’une croissance régulée. Accélérer la monnaie ou faire varier la politique selon l’activité ne respecte pas cette prescription ; stabiliser son niveau confond celui-ci avec sa croissance.

34. Quelle évolution de la population mondiale est projetée entre 2018 et 2100 ?

De près de 10 milliards en 2018 à plus de 11 milliards en 2100
De 7,5 milliards en 2018 à près de 10 milliards en 2100
De 7,5 milliards en 2018 à environ 9 milliards en 2100
De 7,5 milliards en 2018 à plus de 11 milliards en 2100

De 7,5 milliards en 2018 à plus de 11 milliards en 2100

Explication

La population mondiale est estimée à 7,5 milliards en 2018 et devrait dépasser 11 milliards en 2100. « Près de 10 milliards » correspond à la projection pour 2050, tandis qu’environ 9 milliards sous-estime celle de 2100.

35. Quelle part de la population mondiale vit aujourd’hui en Asie, et à combien d’habitants cela correspond-il ?

17 %, soit environ 1,25 milliard d’habitants
Près de 10 %, soit environ 750 millions d’habitants
43 %, soit environ 3,2 milliards d’habitants
60 %, soit environ 4,5 milliards d’habitants

60 %, soit environ 4,5 milliards d’habitants

Explication

Aujourd’hui, l’Asie regroupe 60 % de la population mondiale, soit 4,5 milliards d’habitants. Les 17 % et 1,25 milliard concernent l’Afrique, tandis que près de 10 % correspond à l’Europe.

36. Dans la répartition mondiale projetée pour 2100, quelle évolution distingue l’Afrique et l’Asie ?

L’Afrique atteindrait 40 % et l’Asie resterait à 60 %
L’Afrique resterait à 17 % et l’Asie représenterait 60 %
L’Afrique atteindrait 40 % et l’Asie représenterait 43 %
L’Afrique atteindrait 43 % et l’Asie représenterait 40 %

L’Afrique atteindrait 40 % et l’Asie représenterait 43 %

Explication

En 2100, l’Afrique devrait représenter 40 % de la population mondiale et l’Asie 43 %. La répartition actuelle est différente : l’Afrique compte 17 % et l’Asie 60 %.

37. Une équipe veut représenter la répartition d’une population par âge et par sexe afin d’en estimer l’évolution. Quel outil doit-elle utiliser ?

Une carte de densité de population
Un taux de croissance démographique
Une pyramide des âges
Un indicateur de croissance économique

Une pyramide des âges

Explication

La pyramide des âges représente la structure d’une population par âge et par sexe et permet d’en estimer l’évolution. Le taux de croissance mesure une variation globale, tandis qu’une carte de densité concerne la répartition spatiale.

38. Pour analyser pourquoi deux pyramides des âges ont des formes différentes, quels facteurs faut-il prendre en compte ?

La fécondité, la mortalité et les migrations
La fécondité, la mortalité et la croissance économique
La fécondité, le niveau de revenu et les migrations
La mortalité, l’urbanisation et les migrations

La fécondité, la mortalité et les migrations

Explication

La forme d’une pyramide des âges dépend de la fécondité, de la mortalité et des migrations. La croissance économique, le revenu et l’urbanisation ne remplacent pas ces facteurs dans cette classification.

39. Deux pays connaissent des évolutions différentes de leur pyramide des âges. Parmi les facteurs démographiques considérés, lequel est présenté comme décisif pour déterminer la forme de ces pyramides ?

Les variations de fécondité
Les variations de mortalité
L’action combinée des trois facteurs à importance égale
Les variations des migrations

Les variations de fécondité

Explication

Les variations de fécondité sont présentées comme le facteur décisif pour déterminer la forme d’une pyramide des âges. La mortalité et les migrations comptent aussi, mais ne sont pas désignées comme le facteur décisif.

40. Une pyramide nationale présente une base étroite et un sommet large, comme le profil associé à l’Espagne. Quelle interprétation convient ?

Une population vieillissante, dont le renouvellement est insuffisant
Une population dont le profil indique surtout une forte immigration
Une population jeune, avec une natalité élevée et un sommet réduit
Une population où la natalité et la mortalité sont toutes deux élevées

Une population vieillissante, dont le renouvellement est insuffisant

Explication

Le profil champignon, à base étroite et sommet large, caractérise une population vieillissante dont le renouvellement est insuffisant. Une natalité et une mortalité élevées caractérisent plutôt le profil pyramidal.

41. Dans un scénario central, une population de 2 millions d’habitants croît à un taux annuel constant de 2 % pendant 3 périodes. Quelle expression donne sa population après ces périodes ?

2×(1+0,02)2\times(1+0{,}02) millions d’habitants
2×(1+0,02)32\times(1+0{,}02)^3 millions d’habitants
2×(1−0,02)32\times(1-0{,}02)^3 millions d’habitants
2×(1+3×0,02)2\times(1+3\times0{,}02) millions d’habitants

$$2\times(1+0{,}02)^3$$ millions d’habitants

Explication

Le scénario central applique le taux constant à chaque période : P(T+n)=P(T)×(1+r)NP(T+n)=P(T)\times(1+r)^N. Ici, la population s’écrit donc 2×(1+0,02)32\times(1+0{,}02)^3 ; additionner les taux ou ne l’appliquer qu’une fois ne respecte pas la formule.

42. Dans une projection démographique française fondée sur le scénario central, quel âge moyen est attendu pour la population en 2060 ?

48 ans
46 ans
45 ans
43 ans

45 ans

Explication

Dans le scénario central, l’âge moyen passe de 40 ans à 43 ans en 2035, puis à 45 ans en 2060. La valeur de 43 ans correspond à 2035, tandis que 46 et 48 ans ne sont pas les projections indiquées.

43. Une équipe construit des projections en combinant trois hypothèses de fécondité, trois de mortalité et deux de solde migratoire. Combien de scénarios distincts peut-elle former ?

12 scénarios
18 scénarios
8 scénarios
6 scénarios

18 scénarios

Explication

Les combinaisons possibles sont au nombre de 3×3×2=183 \times 3 \times 2 = 18. Le total de 8 résulte d’une addition, 6 omet un facteur et 12 ne correspond pas au produit des trois nombres d’hypothèses.

44. Dans une comparaison de variantes démographiques, quel facteur exerce l’effet le plus marqué sur l’évolution de la population, avant le solde migratoire et la mortalité ?

Le solde migratoire
L’espérance de vie
La fécondité
La mortalité

La fécondité

Explication

La fécondité est le facteur le plus sensible pour l’évolution de la population, devant le solde migratoire puis la mortalité. Le solde migratoire arrive au deuxième rang et la mortalité au troisième ; l’espérance de vie ne désigne pas ici le facteur ayant le plus fort impact.

45. Les variantes démographiques envisagées donnent des trajectoires différentes de population totale. Quelle tendance concernant l’âge de la population demeure commune à toutes ces variantes ?

La proportion de personnes âgées augmente, surtout jusqu’en 2035
La proportion de personnes âgées augmente surtout après 2035
La proportion de personnes âgées reste stable jusqu’en 2035
La proportion de personnes âgées diminue, surtout jusqu’en 2035

La proportion de personnes âgées augmente, surtout jusqu’en 2035

Explication

Quelle que soit la variante, la proportion de personnes âgées augmente, avec une hausse particulièrement marquée jusqu’en 2035. Cette tendance au vieillissement ne signifie pas que la population totale augmente dans toutes les variantes.

46. Quels sont les deux grands volets de recettes qui financent les prestations sociales ?

Les prestations sociales et les prélèvements fiscaux
Les cotisations sociales et les prélèvements fiscaux
Les cotisations sociales et l’endettement
Les recettes fiscales et les dépenses publiques

Les cotisations sociales et les prélèvements fiscaux

Explication

Le financement des prestations sociales repose sur deux volets : les cotisations sociales et les prélèvements fiscaux. Les prestations sont des dépenses financées, tandis que l’endettement est une voie possible pour financer une hausse des prestations, pas l’un des deux volets indiqués.

47. Pour financer une hausse des prestations sociales, un gouvernement examine les voies présentées dans le cours. Quelle option correspond à l’une de ces voies ?

Augmenter les impôts
Diminuer les impôts
Réduire les cotisations
Réduire les prestations

Augmenter les impôts

Explication

Les trois voies présentées sont l’augmentation des cotisations, l’endettement et l’augmentation des impôts. Réduire les cotisations ou les impôts ne constitue pas une voie de financement de la hausse mentionnée.

48. Un pays consacre 23 % de son PIB à la protection sociale. Dans quelle catégorie son niveau de protection sociale est-il classé ?

Moyen
Élevé
Réduit
Supérieur à 35 %

Moyen

Explication

Un niveau compris entre 20 % et 25 % du PIB est classé comme moyen ; 23 % appartient à cet intervalle. La catégorie élevée commence à 25 %, tandis que le niveau réduit se situe sous 20 %.

49. Dans la répartition moyenne du financement de la protection sociale, quelle part relève des contributions sociales et quelle part relève de la fiscalité ?

40 % par les contributions sociales et 60 % par la fiscalité
30 % par les contributions sociales et 70 % par la fiscalité
100 % par les contributions sociales et 0 % par la fiscalité
60 % par les contributions sociales et 40 % par la fiscalité

60 % par les contributions sociales et 40 % par la fiscalité

Explication

En moyenne, les contributions sociales financent 60 % de la protection sociale et la fiscalité les 40 % restants. L’inversion 40/60 confond les parts respectives des deux sources de financement.

50. Quelle suite d’événements contribue à la hausse des dépenses publiques présentée dans le cours ?

La crise de 1929, les lendemains de 1870, la Première Guerre mondiale, puis des problèmes sociaux persistants
Les lendemains de 1870, la Première Guerre mondiale, la crise de 1929, puis des problèmes sociaux persistants
Les lendemains de 1870, la crise de 1929, la Première Guerre mondiale, puis des problèmes sociaux persistants
Les lendemains de 1870, la Première Guerre mondiale, la crise de 1929, puis l’essor de la prospérité et de l’emploi

Les lendemains de 1870, la Première Guerre mondiale, la crise de 1929, puis des problèmes sociaux persistants

Explication

La hausse des dépenses est associée aux lendemains de la guerre de 1870, aux conséquences du premier conflit mondial, à la crise de 1929, puis au chômage persistant et à d’autres difficultés sociales. L’ordre inversé des crises confond leur succession, tandis que la prospérité et l’emploi remplacent à tort les problèmes sociaux.

51. Quelle distinction décrit correctement l’État-providence et l’État de bien-être ?

L’État-providence couvre les risques, tandis que l’État de bien-être vise les politiques les plus favorables au bien-être social
L’État-providence vise les politiques les plus favorables au bien-être social, tandis que l’État de bien-être couvre les risques
L’État-providence couvre les risques, tandis que l’État de bien-être se limite au versement de secours individuels
L’État-providence organise la croissance économique, tandis que l’État de bien-être se limite à la redistribution des revenus

L’État-providence couvre les risques, tandis que l’État de bien-être vise les politiques les plus favorables au bien-être social

Explication

L’État-providence protège les individus face aux risques, alors que l’État de bien-être cherche les politiques publiques les plus favorables au bien-être social. Inverser les fonctions confond les deux notions, et réduire le bien-être à des secours individuels omet sa visée sociale plus large.

52. Une personne cotise avec son employeur et reçoit des prestations de la Sécurité sociale française : quelle description correspond à ce dispositif ?

Créée en 1942, elle regroupe le régime général et les régimes spéciaux et verse des prestations financées par salariés et employeurs
Créée en 1945, elle regroupe le régime général et les régimes spéciaux et verse des prestations financées par salariés et employeurs
Créée en 1945, elle comprend le régime général et les régimes spéciaux, mais ses prestations sont financées par les salariés seuls
Créée en 1945, elle regroupe le régime général et les régimes spéciaux et verse des prestations financées par l’impôt

Créée en 1945, elle regroupe le régime général et les régimes spéciaux et verse des prestations financées par salariés et employeurs

Explication

La Sécurité sociale date de 1945, comprend le régime général et les régimes spéciaux, et finance ses prestations par les cotisations salariales et patronales. La date de 1942 renvoie à l’expérience britannique de Beveridge, tandis que les deux autres réponses altèrent les régimes ou le financement.

53. Un gouvernement veut classer ses interventions selon les trois fonctions économiques distinguées par Musgrave. Quelle liste doit-il retenir ?

Croissance économique, redistribution et stabilisation des marchés
Allocation des ressources, équilibre budgétaire et stabilisation des marchés
Allocation des ressources, production publique et stabilisation des marchés
Allocation des ressources, redistribution et stabilisation des marchés

Allocation des ressources, redistribution et stabilisation des marchés

Explication

Musgrave distingue l’allocation des ressources, la redistribution et la stabilisation des marchés. La production publique, la croissance et l’équilibre budgétaire sont des notions liées à l’action économique, mais elles ne remplacent pas ces trois fonctions.

54. En période de ralentissement économique, un gouvernement augmente les dépenses publiques pour soutenir la consommation et l’investissement : quel mécanisme cherche-t-il à déclencher ?

Un effet multiplicateur qui relance l’activité par une action contracyclique
Un effet de redistribution qui relance l’activité sans soutenir la demande
Un effet multiplicateur qui freine l’activité par une action procyclique
Un effet de restriction qui ralentit l’activité par une action contracyclique

Un effet multiplicateur qui relance l’activité par une action contracyclique

Explication

Dans la logique keynésienne, des dépenses supplémentaires soutiennent consommation et investissement ; l’effet multiplicateur propage cette impulsion et contribue à relancer l’activité de manière contracyclique. La restriction inverse la politique, la redistribution ne décrit pas ce mécanisme de demande, et une action procyclique n’en donne pas le sens.

55. Pour financer une nouvelle dépense, un État hésite entre emprunt, impôt et création monétaire : quelle appréciation de ces choix est correcte ?

Ces trois moyens sont possibles, mais ils peuvent engendrer des contraintes comme le déficit public ou le risque d’insolvabilité
Ces trois moyens sont possibles et n’entraînent pas de contrainte économique ou financière
L’emprunt, l’impôt et la création monétaire sont possibles, mais seul l’impôt peut entraîner un déficit public
L’impôt et la création monétaire sont possibles, mais l’emprunt ne finance pas les dépenses publiques

Ces trois moyens sont possibles, mais ils peuvent engendrer des contraintes comme le déficit public ou le risque d’insolvabilité

Explication

L’emprunt, l’impôt et la création monétaire peuvent financer les dépenses, mais ces choix comportent des contraintes économiques et financières, dont le déficit public et le risque d’insolvabilité. Dire qu’ils sont sans contrainte nie ces risques ; exclure l’emprunt ou isoler le risque de déficit à l’impôt déforme le principe.

56. Quelle part du PIB les dépenses publiques de retraite représentent-elles en France, comparativement à la moyenne de l’OCDE ?

Près de 15 % en France, contre 8,6 % dans l’OCDE
8,6 % en France, contre près de 15 % dans l’OCDE
8,6 % en France, contre 7 % dans l’OCDE
Près de 15 % en France, contre 14 % dans l’OCDE

Près de 15 % en France, contre 8,6 % dans l’OCDE

Explication

Les dépenses publiques de retraite représentent près de 15 % du PIB français, alors que la moyenne de l’OCDE est de 8,6 %. Inverser les deux chiffres confond les pays, et les valeurs de 14 % ou de 7 % ne correspondent pas aux données indiquées.

57. Dans un régime de retraite français par répartition, les cotisations prélevées sur les actifs aujourd’hui servent à financer les pensions de quels bénéficiaires ?

Les retraités, au moyen d’un prélèvement fiscal général
Les retraités, au moyen de leurs propres cotisations passées uniquement
Des retraités, dans le cadre d’une solidarité entre générations
Les actifs eux-mêmes, sous forme d’un fonds individuel

Des retraités, dans le cadre d’une solidarité entre générations

Explication

Dans la répartition, les cotisations versées par les actifs financent les prestations des retraités, ce qui établit une solidarité intergénérationnelle. Le fonds individuel relève de la capitalisation, tandis que les deux autres réponses attribuent le financement à d’autres sources.

58. Une économie connaît à la fois le départ à la retraite de générations nombreuses et une hausse du chômage. Quel effet ces évolutions ont-elles sur l’équilibre du système de retraite par répartition ?

Elles stabilisent le financement en diminuant à la fois cotisants et retraités
Elles améliorent le financement en réduisant les retraités malgré le chômage
Elles renforcent le financement en augmentant les cotisants et en réduisant les retraités
Elles fragilisent le financement en augmentant les retraités et en réduisant les cotisants

Elles fragilisent le financement en augmentant les retraités et en réduisant les cotisants

Explication

Le vieillissement augmente le nombre de retraités, tandis que le chômage réduit le nombre de cotisants, ce qui fragilise le système. La réponse qui traite les retraités comme de nouveaux cotisants inverse l’effet du départ à la retraite; celle qui fait du chômage une source de cotisations inverse son effet.

59. Une personne vise une retraite à taux plein selon la durée de cotisation portée à 41 ans. À combien de trimestres cette durée correspond-elle, et quel objectif est fixé pour 2035 ?

150 trimestres, avec un objectif de 41 ans en 2035
172 trimestres, avec un objectif de 43 ans en 2035
164 trimestres, avec un objectif de 41 ans en 2035
164 trimestres, avec un objectif de 43 ans en 2035

164 trimestres, avec un objectif de 43 ans en 2035

Explication

La durée de 41 ans correspond à 164 trimestres, et l’objectif annoncé pour 2035 est de 43 ans. Les 150 trimestres correspondent à l’ancienne durée, tandis que 41 ans ne représente pas l’objectif fixé pour 2035.

60. Lors d’une année de croissance faible et d’inflation, une réforme ne revalorise pas les pensions pour compenser la hausse des prix. Quel mécanisme est appliqué ?

La revalorisation intégrale des pensions, qui préserve le pouvoir d’achat
La désindexation des pensions, qui réduit progressivement le pouvoir d’achat
Le recul de l’âge de départ, qui compense immédiatement la hausse des prix
La hausse des cotisations, qui réduit directement le montant des pensions

La désindexation des pensions, qui réduit progressivement le pouvoir d’achat

Explication

La désindexation consiste à ne plus compenser l’inflation, faisant supporter progressivement aux retraités une baisse de pouvoir d’achat lors des années de mauvaise croissance. Une hausse des cotisations et un recul de l’âge de départ sont d’autres mesures, tandis qu’une revalorisation intégrale compenserait l’inflation.

61. Dans un régime, les cotisations prélevées sur les actifs financent les pensions versées aux retraités. Quel mode de financement ce mécanisme décrit-il ?

La capitalisation, fondée sur le transfert des cotisations entre générations
La répartition, fondée sur l’accumulation d’un fonds personnel
La capitalisation, fondée sur l’accumulation d’une épargne individuelle
La répartition, fondée sur la solidarité intergénérationnelle

La répartition, fondée sur la solidarité intergénérationnelle

Explication

La répartition transfère les cotisations des actifs vers les retraités et repose sur la solidarité intergénérationnelle. L’épargne individuelle et le fonds personnel caractérisent la capitalisation, tandis que l’impôt général n’est pas le mécanisme défini ici.

62. Une salariée épargne volontairement pendant sa vie active et accumule un fonds personnel qu’elle utilisera après son départ à la retraite. Quel mode de financement a-t-elle choisi ?

La répartition, fondée sur l’accumulation d’un fonds individuel
La capitalisation, fondée sur l’épargne personnelle accumulée
La capitalisation, fondée sur les cotisations des générations suivantes
La répartition, fondée sur les cotisations des actifs en activité

La capitalisation, fondée sur l’épargne personnelle accumulée

Explication

La capitalisation consiste à accumuler une épargne personnelle pendant la vie active pour en percevoir le fonds à la retraite, sans solidarité intergénérationnelle. Le transfert des cotisations entre générations relève de la répartition, et l’absence de solidarité ne signifie pas l’absence de pension personnelle.

63. Selon l’estimation présentée, combien de prestations de retraite devrait rapporter en moyenne un euro cotisé aujourd’hui à l’avenir ?

1 euro, sans diminution des prestations
75 centimes, soit 25 % de prestations en moins
25 centimes, soit 75 % de prestations en moins
125 centimes, soit 25 % de prestations en plus

75 centimes, soit 25 % de prestations en moins

Explication

Une baisse moyenne de 25 % laisse 75 % de la prestation de référence : un euro cotisé devrait donc rapporter 75 centimes de retraite. Les 25 centimes confondent la baisse avec le montant restant, tandis qu’un euro ou 125 centimes ne traduit pas cette diminution.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Projections démographiques et protection sociale.

Entre quelles années l’hypermondialisation se caractérise-t-elle par des flux intenses ?

Entre 1990 et 2010.

Quels flux sont particulièrement intenses durant l’hypermondialisation de 1990 à 2010 ?

Les investissements internationaux, les échanges commerciaux et les flux financiers.

Quel est l’objectif de la régulation de la globalisation ?

Orienter l’hypermondialisation plutôt que l’interrompre.

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