QCM : Firmes, concurrence et politiques industrielles (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels phénomènes le cours cherche-t-il notamment à expliquer au sujet des entreprises et des marchés ?

Les rigidités des marchés, les politiques budgétaires, les politiques monétaires et le chômage
La concentration des marchés, le partage de la valeur ajoutée et la régulation des prix
L’utilité individuelle, le surplus des consommateurs, le surplus des producteurs et le bien-être social
La formation des prix, l’apparition des monopoles, les choix d’intégration ou d’externalisation et les schémas incitatifs

La formation des prix, l’apparition des monopoles, les choix d’intégration ou d’externalisation et les schémas incitatifs

Explication

Le cours vise notamment à comprendre la formation des prix, l’émergence des monopoles, les choix d’intégration ou d’externalisation et les schémas incitatifs. Les rigidités et les politiques publiques relèvent d’autres éléments de présentation, tandis que les surplus concernent la mesure du bien-être.

2. Une étude porte sur quatre marchés et cherche deux exemples de marchés où les rigidités sont liées aux acteurs eux-mêmes. Lesquels convient-il de retenir ?

Le marché du travail et celui des capitaux
Le marché des capitaux et celui des changes
Le marché des biens et services et celui des changes
Le marché du travail et celui des biens et services

Le marché du travail et celui des biens et services

Explication

Le marché du travail et celui des biens et services sont cités parmi les quatre marchés et comportent des rigidités liées aux acteurs. Les politiques publiques, le chômage ou les notions marginalistes ne sont pas les deux marchés demandés.

3. Quelle démarche caractérise l’individualisme méthodologique associé à Jevons, Walras et Menger ?

Étudier séparément les marchés sans chercher un équilibre global
Partir des décisions individuelles pour étudier la formation d’un équilibre global
Décrire l’équilibre global sans examiner les décisions individuelles
Partir des décisions de l’État pour expliquer les choix des individus

Partir des décisions individuelles pour étudier la formation d’un équilibre global

Explication

Jevons, Walras et Menger élaborent des outils conceptuels pour étudier l’équilibre global à partir des décisions individuelles. Les réponses qui donnent la priorité à l’État ou écartent les décisions individuelles inversent ou abandonnent cette démarche.

4. Une consommatrice apprécie beaucoup l’utilité totale de l’eau, mais dispose déjà d’une grande quantité. Quelle notion permet d’expliquer la valeur associée à une unité d’eau supplémentaire ?

L’utilité marginale de l’unité supplémentaire
L’utilité totale de l’ensemble des unités
Le coût de production de l’ensemble des unités
La satisfaction cumulée de toutes les unités

L’utilité marginale de l’unité supplémentaire

Explication

L’utilité marginale correspond à la valeur ou à la satisfaction associée à une unité supplémentaire et fonde la valeur du bien. L’utilité totale et la satisfaction cumulée désignent la somme des satisfactions, tandis que le coût de production est une notion distincte.

5. Un modèle décrit une personne qui analyse et anticipe une situation afin de maximiser son profit. Quelle hypothèse sur l’individu ce modèle mobilise-t-il ?

L’homo economicus à rationalité maximisatrice
L’individu à rationalité limitée fondée sur les routines
L’individualisme méthodologique centré sur l’équilibre global
L’agrégation des utilités individuelles en bien-être social

L’homo economicus à rationalité maximisatrice

Explication

L’homo economicus analyse et anticipe les situations pour maximiser sa satisfaction, son utilité ou son profit. La rationalité limitée renvoie plutôt aux routines, alors que l’équilibre global et le bien-être social décrivent d’autres notions.

6. Dans une entreprise, les décisions reposent sur des routines lorsque l’activité est stable, mais les employés réfléchissent davantage après une perturbation durable. Quelle conception de la rationalité correspond à cette situation ?

L’individualisme méthodologique de Jevons et Walras
La rationalité limitée de Herbert Simon
L’utilité marginale de l’unité supplémentaire
La rationalité maximisatrice de l’homo economicus

La rationalité limitée de Herbert Simon

Explication

Pour Herbert Simon, les individus s’appuient sur des routines dans un environnement stable et réfléchissent davantage lorsque celui-ci devient instable. La rationalité maximisatrice ne décrit pas ce contraste entre routines et réflexion accrue.

7. Sur un marché, les courbes d’offre et de demande se croisent au point où les vendeurs proposent la même quantité que les acheteurs souhaitent acquérir. Que caractérise ce point ?

Un excédent d’offre
Un excédent de demande
Une égalité entre les coûts de production
L’équilibre de marché

L’équilibre de marché

Explication

L’équilibre de marché est atteint lorsque la quantité offerte correspond à la quantité demandée, ce que représente l’intersection des courbes. Un excédent de demande ou d’offre suppose un écart entre ces quantités, tandis que l’égalité des coûts de production ne définit pas l’équilibre.

8. Le prix d’un produit augmente. Les consommateurs revoient leurs achats et les entreprises réévaluent la rentabilité de nouveaux équipements. Quel rôle du prix cette situation illustre-t-elle ?

Il mesure la qualité et détermine les caractéristiques du produit.
Il transmet une information qui oriente achats et investissements.
Il fixe directement les investissements sans influencer les achats.
Il oriente les achats, mais pas les décisions des entreprises.

Il transmet une information qui oriente achats et investissements.

Explication

Le prix transmet de l’information et influe à la fois sur les comportements d’achat et sur les décisions d’investissement des entreprises. Le réduire à la qualité, aux seuls achats ou à une décision d’investissement imposée méconnaît ce double rôle.

9. Le prix d’un service augmente de 8%8\% et la quantité demandée diminue de 12%12\%. En calculant l’élasticité-prix comme le taux de variation de la quantité demandée divisé par celui du prix, quelle valeur obtient-on ?

−4-4
−0,67-0{,}67
−1,5-1{,}5
1,51{,}5

$$-1{,}5$$

Explication

L’élasticité vaut −12%8%=−1,5\frac{-12\%}{8\%}=-1{,}5. La valeur −0,67-0{,}67 inverse le rapport, 1,51{,}5 oublie le signe de la baisse et −4-4 provient d’une opération qui ne correspond pas à la formule.

10. Après une hausse de revenu, la demande d’un bien augmente de 15%15\% alors que le revenu augmente de 10%10\%. Quelle catégorie correspond à ce bien d’après son élasticité-revenu ?

Un bien à demande inélastique par rapport au prix
Un bien inférieur
Un bien supérieur
Un bien normal

Un bien supérieur

Explication

L’élasticité-revenu est 15%10%=1,5\frac{15\%}{10\%}=1{,}5, donc elle est supérieure à 1 : le bien est supérieur. Un bien normal a une élasticité comprise entre 0 et 1, tandis qu’un bien inférieur a une élasticité négative ; l’élasticité-prix concerne une autre relation.

11. Quel ensemble énumère les cinq conditions du modèle de concurrence pure et parfaite ?

Atomicité, différenciation, libre entrée et sortie, transparence et mobilité des facteurs
Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence et mobilité des facteurs
Concentration des vendeurs, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence et mobilité des facteurs
Atomicité, homogénéité, stabilité des prix, transparence et mobilité des facteurs

Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence et mobilité des facteurs

Explication

Le modèle normatif repose sur l’atomicité, l’homogénéité, la libre entrée et sortie, la transparence et la mobilité des facteurs. La stabilité des prix et la différenciation ne font pas partie des conditions énoncées, et la concentration contredit l’atomicité.

12. Dans une société, une réforme améliore la situation d’une personne, mais dégrade celle d’une autre. La nouvelle situation est-elle supérieure à l’ancienne au sens de Pareto ?

Non, car une situation pareto-supérieure doit répartir les gains également.
Non, car la situation n’est pas préférée par chacun.
Oui, car le gain d’une personne suffit à établir la supériorité.
Oui, si la personne lésée pourrait être compensée en théorie.

Non, car la situation n’est pas préférée par chacun.

Explication

Une situation est supérieure au sens de Pareto si chacun la préfère ; la dégradation de la situation d’une personne empêche donc de conclure à une supériorité paretienne. Un gain global ou une compensation seulement possible ne satisfait pas ce critère, qui n’impose pas non plus l’égalité.

13. Une entreprise prend une décision qui entraîne une nuisance pour les riverains, sans que cette conséquence soit intégrée au fonctionnement du marché. Comment qualifier cet effet ?

Une externalité négative
Un coût de production entièrement intégré au prix
Une externalité positive
Une variation de la demande du produit

Une externalité négative

Explication

Une externalité est un effet positif ou négatif d’une décision économique sur d’autres agents qui n’est pas pris en compte par le système de marché seul ; une nuisance est négative. Un coût intégré au prix est pris en compte dans le marché, et une externalité positive correspond à un effet bénéfique.

14. Un éclairage public est accessible à tous et l’usage d’une personne ne réduit pas celui des autres. Quelle catégorie de bien correspond à ces caractéristiques ?

Un bien collectif, non rival et non excluable
Un bien rival et non excluable
Un bien rival et excluable
Un bien non rival et excluable

Un bien collectif, non rival et non excluable

Explication

Un bien collectif est à la fois non rival et non excluable. La rivalité est confondue avec la non-exclusion dans la deuxième réponse, le bien privé dans la troisième et le bien de club dans la quatrième.

15. Dans une commune, les habitants peuvent profiter de l’éclairage des rues même s’ils refusent de contribuer à son financement. Quel mécanisme permet de financer ce bien collectif malgré ce comportement ?

Le financer par une entreprise privée sans prélèvement public
Le financer par l’impôt prélevé auprès de la population
Le financer par des contributions volontaires des habitants
Le financer par des abonnements réservant l’accès aux payeurs

Le financer par l’impôt prélevé auprès de la population

Explication

L’impôt permet de financer les biens collectifs que le marché ne fournit pas spontanément, car des personnes peuvent en bénéficier sans payer. Les contributions volontaires négligent ce problème, l’abonnement introduit l’exclusion et le financement privé reprend à tort l’exemple particulier de Djakarta comme règle générale.

16. Une entreprise fait face à une demande peu sensible aux variations de prix et à une concurrence limitée. Quel effet ces conditions ont-elles sur sa capacité à influencer les conditions du marché ?

Elles réduisent son pouvoir de marché
Elles renforcent son pouvoir de marché
Elles annulent son pouvoir de marché
Elles déterminent directement son coût marginal

Elles renforcent son pouvoir de marché

Explication

Le pouvoir de marché dépend notamment du degré de concurrence et de l’élasticité-prix de la demande : une demande peu élastique et une concurrence limitée le favorisent. La réduction inverse le rôle de l’élasticité, l’annulation confond faible concurrence et absence de pouvoir, et le coût marginal relève d’une autre notion.

17. Un monopole choisit la quantité à vendre afin de maximiser son profit. À quel point doit-il arrêter d’accroître sa production ?

Lorsque la recette marginale égale le prix de vente
Lorsque la recette marginale égale le coût marginal
Lorsque le coût marginal égale le coût moyen
Lorsque le prix de vente égale le coût marginal

Lorsque la recette marginale égale le coût marginal

Explication

Le monopole maximise son profit en vendant jusqu’au point où la recette marginale égale le coût marginal. Assimiler la recette marginale au prix, comparer les coûts marginal et moyen, ou imposer l’égalité entre prix et coût marginal ne correspond pas à cette règle.

18. Dans l’analyse d’un monopole, que représente la perte de bien-être de Harberger ?

Le surplus conservé par les consommateurs après la fixation du prix de monopole
Le profit supplémentaire que l’entreprise en monopole réussit à capter
Le surplus perdu qui n’est capté ni par les consommateurs ni par l’entreprise
Le surplus transféré des consommateurs vers l’entreprise en monopole

Le surplus perdu qui n’est capté ni par les consommateurs ni par l’entreprise

Explication

La perte de bien-être de Harberger est le triangle de surplus perdu qui ne revient ni aux consommateurs ni à l’entreprise. Le transfert vers l’entreprise et le surplus conservé par les consommateurs sont des éléments distincts, tandis que le profit capté par le monopole n’est pas une perte non attribuée.

19. Deux entreprises vendent des produits proches et envisagent de baisser fortement leurs prix pour gagner des clients. Quelle stratégie leur permettrait de limiter le risque d’une guerre des prix peu rentable et fragilisante ?

Différencier leurs produits
Augmenter uniformément leurs tarifs
Réduire leurs coûts de production
Imiter les prix de la concurrence

Différencier leurs produits

Explication

La différenciation aide les entreprises à éviter une guerre des prix, considérée comme peu rentable et susceptible de les fragiliser. Réduire les coûts ne distingue pas les produits, imiter les prix maintient la concurrence tarifaire, et une hausse uniforme ne constitue pas une différenciation.

20. Deux cafés vendent au même prix, mais l’un propose une ambiance calme et l’autre une décoration animée, attirant des clientèles aux goûts différents. De quel type de différenciation s’agit-il ?

Une différenciation verticale
Une différenciation horizontale
Une concurrence par les prix
Une intégration de l’activité

Une différenciation horizontale

Explication

La différenciation horizontale repose sur des caractéristiques différentes à prix égal, qui répondent à des goûts distincts. La différenciation verticale associe plutôt qualité et prix différents ; la concurrence par les prix concerne les tarifs, et l’intégration concerne l’organisation d’une activité.

21. Un assureur accepte un client sans pouvoir observer une caractéristique importante de son risque avant la signature ; après celle-ci, le client adopte un comportement plus risqué parce qu’il ne supportera pas pleinement les pertes. Quel phénomène correspond au comportement adopté après la signature ?

L’aléa moral
La différenciation verticale
L’intégration de l’activité
La sélection adverse

L’aléa moral

Explication

L’aléa moral désigne un changement de comportement ou une prise de risque dont l’agent ne supporte pas pleinement les conséquences. La sélection adverse porte sur une caractéristique inobservable avant l’échange ; les deux autres notions ne décrivent pas ce comportement postérieur à l’engagement.

22. Une entreprise hésite entre acheter un composant auprès d’un fournisseur et produire elle-même ce composant. Les coûts de transaction sont élevés et les coûts d’organisation de la production interne leur sont inférieurs. Quelle décision est justifiée ?

Confier la production à un autre fournisseur
Reporter la décision jusqu’à une baisse des prix
Acheter le composant sur le marché
Intégrer la production du composant

Intégrer la production du composant

Explication

L’intégration peut être préférable au marché lorsque les coûts de transaction sont élevés et que les coûts d’organisation restent inférieurs à ceux-ci. Choisir le marché néglige ces coûts de transaction, tandis que reporter ou changer de fournisseur ne répond pas à la comparaison donnée.

23. Un propriétaire partage la récolte à parts égales avec un métayer. Quel effet incitatif ce contrat a-t-il sur le travail du métayer selon Adam Smith ?

Il garantit un effort correspondant au potentiel agricole.
Il favorise un sous-investissement dans le travail agricole.
Il entraîne un surinvestissement dans les outils agricoles.
Il supprime l’incitation à travailler en fixant un salaire.

Il favorise un sous-investissement dans le travail agricole.

Explication

Comme le métayer ne reçoit que la moitié de la récolte supplémentaire, le partage égal incite insuffisamment à l’effort et conduit au sous-investissement. Un salaire fixe confond le métayage avec une autre forme de rémunération, tandis que le partage ne garantit ni l’effort maximal ni le surinvestissement.

24. Dans une entreprise, une salariée reçoit une prime et peut accéder à un poste de responsabilité. Comment classer ces deux incitations ?

La prime est non monétaire et la progression est monétaire.
Les deux mesures sont des incitations monétaires.
Les deux mesures sont des incitations non monétaires.
La prime est monétaire et la progression est non monétaire.

La prime est monétaire et la progression est non monétaire.

Explication

Une prime constitue une incitation monétaire, tandis qu’une possibilité de progression est une incitation non monétaire. Classer la prime comme non monétaire inverse sa nature, et classer la progression comme monétaire confond avancement professionnel et rémunération.

25. Un membre d’un groupe compte sur les contributions des autres pour bénéficier d’un service collectif tout en cherchant à réduire sa propre contribution. Quel terme désigne ce comportement ?

Le régulateur du bien collectif.
Le passager clandestin.
Le négociateur des coûts collectifs.
Le contributeur volontaire.

Le passager clandestin.

Explication

Le passager clandestin espère profiter d’un bien collectif grâce aux contributions d’autrui tout en cherchant à payer moins. Le contributeur volontaire participe, le régulateur encadre le bien et le négociateur traite la répartition des coûts.

26. Quel économiste reprend l’idée du pollueur-payeur et relie les externalités, notamment en présence d’asymétrie d’information, à l’impossibilité d’atteindre l’optimum de Pareto ?

Stigler.
Coase.
Tirole.
Pigou.

Pigou.

Explication

Pigou reprend le principe du pollueur-payeur et soutient que les externalités et l’asymétrie d’information font obstacle à l’optimum de Pareto. Coase est associé à la négociation entre parties, Stigler à la capture de la réglementation et Tirole à la conception des dispositifs réglementaires.

27. Un régulateur conçoit un dispositif pour une entreprise dont les coûts et les informations sont mieux connus de celle-ci. Quelle approche correspond à celle de Jean Tirole ?

Confier l’ajustement aux négociations entre l’entreprise et les personnes affectées.
Prévoir des règles institutionnelles claires et des mécanismes de révélation d’information.
Fixer les règles en supposant que l’entreprise et le régulateur ont la même information.
Organiser la réglementation selon les intérêts exprimés par les groupes de pression.

Prévoir des règles institutionnelles claires et des mécanismes de révélation d’information.

Explication

Tirole souligne que le régulateur doit tenir compte de l’asymétrie d’information et s’appuyer sur des règles institutionnelles claires ainsi que sur des mécanismes de révélation de l’information. Supposer une information égale néglige cette asymétrie, la négociation entre pollueur et pollué renvoie au cadre de Coase, et les groupes de pression évoquent la critique de Stigler.

28. Un pollueur et une personne affectée peuvent négocier librement; les droits de propriété sont définis et il n’y a ni coûts de transaction ni effet revenu. Selon le théorème de Coase, de quoi dépend l’équilibre de Pareto obtenu ?

Il dépend de coûts de transaction positifs entre les parties.
Il suppose que les parties renoncent à négocier librement.
Il est indépendant de l’identité du détenteur initial des droits.
Il dépend de l’identité du détenteur initial des droits.

Il est indépendant de l’identité du détenteur initial des droits.

Explication

Sous les conditions indiquées, la négociation libre permet d’atteindre un équilibre de Pareto indépendamment du détenteur initial des droits. Faire dépendre le résultat de ce détenteur contredit le théorème, tandis que des coûts de transaction positifs ou l’absence de négociation ne respectent pas les conditions posées.

29. Une entreprise remplace son procédé de fabrication par une méthode qui transforme profondément les étapes de production. Comment qualifier cette innovation ?

Une innovation incrémentale
Une innovation secondaire
Une innovation de produit
Une innovation radicale

Une innovation radicale

Explication

Une innovation radicale constitue une rupture dans le processus de production. L’innovation incrémentale apporte une amélioration mineure, l’innovation de produit porte sur un bien, et l’innovation secondaire adapte une technologie aux besoins d’un secteur.

30. Après l’automatisation de son poste, une salariée perd son emploi et doit suivre une formation pour acquérir les compétences désormais requises. Comment évolue la nature de son chômage ?

Il est d’abord frictionnel, puis peut devenir structurel
Il est d’abord structurel, puis peut devenir frictionnel
Il devient conjoncturel dès que le poste est automatisé
Il reste frictionnel tant que la formation est accessible

Il est d’abord frictionnel, puis peut devenir structurel

Explication

Le chômage consécutif au remplacement d’un emploi est d’abord frictionnel, mais il peut devenir structurel si le retour à l’emploi exige des compétences que la personne ne possède pas. Le qualifier de frictionnel malgré ce manque néglige la difficulté durable de réinsertion; le présenter comme structurel dès le départ inverse la séquence; le chômage conjoncturel renvoie à une autre cause.

31. Quelle conception du savoir Arrow défend-il pour justifier son accès libre à l’échelle mondiale ?

Un bien collectif bénéficiant à tous
Un actif privé revenant à son financeur
Une ressource propre à chaque entreprise
Un bien public à accès géographiquement limité

Un bien collectif bénéficiant à tous

Explication

Pour Arrow, le savoir est un bien collectif qui bénéficie à tous, ce qui justifie un accès libre à l’échelle mondiale. L’assimiler à un actif privé ou à une ressource réservée à une entreprise contredit cette conception; limiter son accès par territoire la contredit également.

32. Un programme finance d’abord l’acquisition de connaissances scientifiques générales, puis la mise au point d’un procédé industriel risqué. Quelle répartition des financements correspond à ces deux étapes ?

Financement public pour la recherche fondamentale, financements privés possibles pour l’appliquée
Financement public pour les deux étapes, car l’application comporte un risque
Financements privés pour les deux étapes, car les connaissances peuvent être commercialisées
Financements privés pour la recherche fondamentale, financement public pour l’appliquée

Financement public pour la recherche fondamentale, financements privés possibles pour l’appliquée

Explication

La recherche fondamentale relève du financement public, tandis que la recherche appliquée comporte notamment une prise de risque et peut mobiliser des financements privés. Financer la recherche fondamentale par le privé inverse la distinction; attribuer les deux étapes au public ou au privé efface le rôle spécifique du risque et des financements possibles.

33. Quelle différence oppose la représentation de la firme dans la concurrence pure et parfaite aux approches économiques modernes ?

Les deux approches décrivent la firme comme une boîte noire réagissant aux prix
La firme est une boîte noire sans stratégie dans les théories modernes, tandis que le premier modèle étudie son organisation interne
La firme est une boîte noire sans stratégie dans le premier modèle, tandis que les théories modernes étudient son organisation interne
Les deux approches décrivent la firme comme une organisation interne dotée d’une stratégie

La firme est une boîte noire sans stratégie dans le premier modèle, tandis que les théories modernes étudient son organisation interne

Explication

Dans le modèle de concurrence pure et parfaite, la firme est une boîte noire sans stratégie; les théories modernes s’intéressent à son organisation interne. Attribuer une stratégie au premier modèle ou inverser les approches confond leur objet; réduire les deux à une réaction aux prix ignore l’analyse moderne de la firme.

34. Pour quelle raison Coase cherche-t-il à expliquer le recours des entreprises à une organisation hiérarchique ?

Pour comprendre pourquoi leurs décideurs manquent parfois d’information et de temps
Pour comprendre pourquoi elles privilégient souvent la hiérarchie aux contrats de marché
Pour comprendre pourquoi elles séparent souvent propriété du capital et pouvoir de contrôle
Pour comprendre comment elles déterminent les prix de leurs produits sur le marché

Pour comprendre pourquoi elles privilégient souvent la hiérarchie aux contrats de marché

Explication

Coase cherche à expliquer pourquoi les entreprises choisissent souvent une organisation hiérarchique plutôt que des contrats de marché. La séparation entre propriété et contrôle renvoie à Berle et Means, les limites de décision à la rationalité limitée, et la fixation des prix ne correspond pas à cette question.

35. Une dirigeante doit prendre une décision rapidement, mais dispose d’informations incomplètes et son jugement est influencé par ses biais. Quelle notion décrit cette situation ?

Le conflit organisationnel
La rationalité limitée
L’asymétrie d’information contractuelle
L’irrationalité complète

La rationalité limitée

Explication

La rationalité limitée désigne une capacité de décision contrainte par le manque d’information, les biais cognitifs et le manque de temps. Un conflit organisationnel concerne les relations entre acteurs, l’asymétrie contractuelle les informations inégalement réparties entre parties, et la rationalité limitée ne signifie pas une absence totale de raisonnement.

36. Dans une analyse de la firme, des individus négocient des accords, mais leurs intérêts divergent et ils ne disposent pas des mêmes informations. Quelle conception de l’entreprise correspond à cette description ?

La firme comme hiérarchie sans accords négociés
La firme comme entreprise à capital dispersé
La firme comme nœud de contrats
La firme comme boîte noire

La firme comme nœud de contrats

Explication

La firme contractuelle est un nœud de contrats issus d’accords négociés entre individus, avec des divergences d’intérêts et des asymétries d’information. La boîte noire décrit une autre représentation de la firme; une hiérarchie sans accords négociés omet les contrats, et le capital dispersé renvoie à la distinction entre propriété et contrôle.

37. Une entreprise augmente ses ventes et sa part de marché en développant ses propres activités, sans racheter d’autre société. De quel mode de croissance s’agit-il ?

La croissance interne
La fusion-absorption
La concentration verticale
La croissance externe

La croissance interne

Explication

La croissance interne augmente la part de marché par le développement de l’entreprise elle-même ; la croissance externe repose sur le rachat d’une autre entreprise. Le rachat caractérise la croissance externe, la concentration verticale concerne des niveaux différents d’une filière, et la fusion-absorption est une forme de rapprochement.

38. Un groupe rachète à la fois un concurrent qui vend le même produit, un fournisseur situé en amont de sa filière et une société produisant des biens sans lien avec son activité. Quelles formes de concentration correspondent respectivement à ces trois rapprochements ?

Conglomérale, verticale, horizontale
Horizontale, verticale, conglomérale
Verticale, horizontale, conglomérale
Horizontale, conglomérale, verticale

Horizontale, verticale, conglomérale

Explication

La concentration horizontale réunit des concurrents, la verticale rapproche des entreprises situées à des niveaux différents d’une filière, et la conglomérale rassemble des productions différentes. Inverser les deux premières confond concurrence et position dans la filière ; les productions sans lien relèvent du congloméral, pas du vertical.

39. Dans un secteur dominé par un monopole, les entreprises cherchent à rétablir la concurrence afin que l’ajustement ne pèse pas sur les salariés et que les consommateurs conservent leur pouvoir d’achat. Quel objectif de la politique de la concurrence cette démarche illustre-t-elle ?

Accroître les recettes publiques tirées des échanges
Agir sur le partage de la valeur ajoutée et le pouvoir d’achat
Fixer directement les rémunérations dans les entreprises
Garantir aux entreprises en place une part stable du marché

Agir sur le partage de la valeur ajoutée et le pouvoir d’achat

Explication

La politique de la concurrence vise notamment à agir sur le partage de la valeur ajoutée et le pouvoir d’achat, en évitant que le monopole fasse porter l’ajustement au détriment du travail. Protéger les entreprises en place, maximiser les recettes fiscales ou fixer les salaires ne correspond pas à cet objectif.

40. Lors d’un contrôle de concurrence au niveau européen, quel ensemble de pratiques et d’opérations relève des domaines examinés ?

Ententes, prix de détail, normes de production et politique monétaire
Prix de détail, salaires, impôts et mouvements de capitaux
Concentrations, fiscalité, salaires et réglementation des investissements
Concentrations, ententes, aides étatiques et abus de position dominante

Concentrations, ententes, aides étatiques et abus de position dominante

Explication

Le contrôle européen porte sur les concentrations, les ententes, les aides étatiques et les abus de position dominante. La réglementation générale des prix, les salaires et la politique monétaire ne constituent pas la liste des domaines de contrôle indiquée.

41. Une entreprise vend un produit sous son coût et à un prix inférieur au coût variable moyen, dans le but d’évincer ses concurrents. Comment ce prix est-il qualifié selon la règle Areeda-Turner ?

Un prix de monopole
Un prix de pénétration non prédateur
Un prix prédateur
Un prix d’équilibre concurrentiel

Un prix prédateur

Explication

Un prix fixé assez bas pour évincer des concurrents est prédateur ; selon la règle Areeda-Turner, le prix l’est s’il est inférieur au coût ou ne couvre pas le coût variable moyen. Le coût fixe moyen n’est pas le critère cité, et un prix couvrant le coût variable moyen ne satisfait pas ce seuil.

42. Une autorité observe qu’une entreprise détient une part de marché élevée, mais doit déterminer si ses clients peuvent facilement se tourner vers d’autres produits lorsque son prix augmente. Quelle étape est essentielle pour analyser sa position dominante ?

Évaluer la position dominante selon la seule substitution de l’offre
Définir le marché pertinent selon la seule zone géographique
Conclure à la dominance à partir de la seule part de marché
Définir le marché pertinent selon la substitution de la demande

Définir le marché pertinent selon la substitution de la demande

Explication

L’analyse de la position dominante exige de définir le marché pertinent à partir de la substitution de la demande ; une part de marché élevée ne suffit pas à elle seule. Les seules frontières géographiques ou la seule substitution de l’offre ne remplacent pas ce critère.

43. Dans quels types d’activités le monopole naturel apparaît-il notamment sous la forme de structures de marché concentrées ?

Dans des activités de loisir comme le tourisme et la restauration
Dans des activités de détail comme l’habillement et l’alimentation
Dans des activités de réseau comme l’énergie, le transport et les communications
Dans des activités agricoles comme les céréales et l’élevage

Dans des activités de réseau comme l’énergie, le transport et les communications

Explication

Les monopoles naturels caractérisent notamment des activités de réseau, dont l’énergie, le transport, les communications, les médias et l’environnement. Les activités agricoles, le commerce de détail et les loisirs ne correspondent pas aux exemples de secteurs cités.

44. Une entreprise publique est exposée à de nouveaux concurrents, mais ses droits de propriété ne changent pas : quel processus a eu lieu ?

Une libéralisation sans privatisation
Une régulation sans ouverture à la concurrence
Une nationalisation accompagnée d’une fermeture du marché
Une privatisation sans libéralisation

Une libéralisation sans privatisation

Explication

La libéralisation ouvre une activité à la concurrence, même si l’entreprise reste publique; la privatisation transfère les droits de propriété. Confondre ces deux processus conduit à traiter l’ouverture concurrentielle comme une vente, tandis que régulation et nationalisation ne décrivent pas la situation donnée.

45. Une piscine municipale facture l’entrée, et l’usage par un nageur réduit la place disponible pour les autres : à quelle catégorie ce service correspond-il le mieux ?

Un bien de club
Une ressource commune non tarifée
Un bien collectif pur
Un bien privé sans accès collectif

Un bien de club

Explication

Une piscine municipale est un exemple de bien de club : l’accès peut être tarifé, et l’usage peut être rival. Un bien collectif pur est à la fois non excluant et non rival; le caractère municipal ne suffit donc pas à classer le service dans cette catégorie.

46. Un gouvernement soutient publiquement un secteur parce qu’il le juge important pour des raisons particulières : comment qualifier cette intervention ?

Une politique de concurrence
Une politique de protection sociale
Une politique industrielle
Une politique monétaire

Une politique industrielle

Explication

Une politique industrielle est une intervention publique destinée à promouvoir des secteurs jugés importants pour des raisons particulières. La politique monétaire concerne la monnaie, la protection sociale les transferts et prestations, et la politique de concurrence l’organisation des marchés.

47. Après une hausse de productivité, la production et les revenus par habitant augmentent, puis la population croît et le PIB par tête revient près de son niveau initial : quel mécanisme décrit cette évolution ?

Une récession provoquée par la baisse de productivité
Un décollage soutenu par le ralentissement démographique
La trappe malthusienne
Le piège du revenu intermédiaire

La trappe malthusienne

Explication

Dans la trappe malthusienne, le progrès augmente la production et les revenus, mais stimule aussi la population, ce qui ramène le PIB par tête vers son niveau antérieur. Le piège du revenu intermédiaire concerne l’absence d’engagement dans l’innovation, et non ce mécanisme démographique.

48. Une équipe découvre une loi scientifique, puis met au point une technique de production fondée sur cette découverte. Selon la distinction de Joël Mokyr, comment classer ces deux savoirs, dans cet ordre ?

Savoir prescriptif, puis savoir propositionnel
Savoir propositionnel, puis savoir prescriptif
Savoir propositionnel, puis savoir propositionnel
Savoir prescriptif, puis savoir prescriptif

Savoir propositionnel, puis savoir prescriptif

Explication

Le savoir propositionnel encode les connaissances scientifiques et rend possibles les découvertes; le savoir prescriptif concerne les techniques et rend possibles les innovations. Inverser les deux catégories confond leurs rôles respectifs, tandis que classer les deux étapes dans une seule catégorie efface cette distinction.

49. Un pays a atteint un niveau de revenu intermédiaire, mais peine à poursuivre son développement parce qu’il ne s’engage pas dans l’innovation : quelle difficulté rencontre-t-il ?

Le piège du revenu intermédiaire
La trappe malthusienne
Une phase de décollage démographique
Une politique industrielle stratégique

Le piège du revenu intermédiaire

Explication

Le piège du revenu intermédiaire désigne la difficulté à poursuivre le développement lorsqu’un pays ne s’engage pas sur la voie de l’innovation. La trappe malthusienne repose sur le mécanisme reliant progrès, croissance de la population et retour du PIB par tête vers son niveau antérieur.

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Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Firmes, concurrence et politiques industrielles.

Quels phénomènes le cours cherche-t-il notamment à expliquer ?

La formation des prix, l’apparition des monopoles, les choix d’intégration ou d’externalisation des entreprises et les schémas incitatifs.

Quels économistes associent l’individualisme méthodologique à leurs travaux ?

William S. Jevons, Léon Walras et Carl Menger.

Comment l’utilité marginale influence-t-elle la valeur d’un bien ?

La valeur dépend de l’utilité marginale plutôt que de l’utilité totale.

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