★ À maîtriser
📌 Une ressource renouvelable devient non durable lorsque son rythme d’exploitation dépasse sa capacité de renouvellement.
Les ressources non renouvelables, comme le pétrole, le gaz, le charbon et les minerais, posent un problème d’arbitrage entre consommation présente et préservation future.
Les trois grandes crises environnementales présentées sont :
Compléments
L’exploitation excessive des forêts entraîne une perte de biodiversité, l’érosion des sols et une augmentation des émissions de CO₂.
La biodiversité fournit :
★ À maîtriser
📐 Formule - Le coût social vérifie .
Compléments
Coût externe ignoré → coût social supérieur au coût privé
★ À maîtriser
Le changement climatique est une externalité mondiale, car les émissions de gaz à effet de serre produites dans un pays affectent l’ensemble de la planète.
Les émissions individuelles s’accumulent dans l’atmosphère, modifient le climat et entraînent des dommages économiques et sociaux.
L’externalité climatique est intergénérationnelle, car les acteurs actuels bénéficient des énergies fossiles tandis que les générations futures supportent largement les dommages et les coûts d’adaptation.
Dans Managing the Global Commons (1994) et A Question of Balance (2008), William Nordhaus recherche une trajectoire climatique optimale en comparant les coûts de réduction des émissions aux dommages futurs évités.
Nicholas Stern défend un faible taux d’actualisation, qui accorde davantage de poids au bien-être des générations futures et conduit à recommander une action climatique rapide. - Stern Review on the Economics of Climate Change, 2006
📌 Nordhaus privilégie une actualisation relativement élevée et une action climatique progressive, tandis que Stern défend une actualisation faible et une action rapide et forte.
Compléments
William Nordhaus développe des modèles d’évaluation intégrée, dont DICE, qui relient activité économique, émissions de CO₂ et évolution du climat. - Managing the Global Commons, 1994
William Nordhaus privilégie une politique climatique graduelle et crédible, notamment une taxe carbone progressive et la coopération internationale.
Nordhaus privilégie l’optimisation graduelle, Stern l’action rapide et la précaution
Les catégories de biens sont :
Un bien commun n’est pas nécessairement la propriété de tous ; il désigne surtout une ressource partagée dont l’accès et l’usage nécessitent des règles collectives.
★ À maîtriser
Compléments
Dans l’exemple du pâturage collectif, chaque éleveur bénéficie individuellement d’un animal supplémentaire, tandis que l’ajout collectif d’animaux dégrade le pâturage.
La tragédie des biens communs s’applique notamment à la pêche, où les prélèvements individuels peuvent réduire les stocks et faire disparaître des espèces.
Hardin suppose que les individus sont incapables de coopérer, alors que des communautés ont réussi à gérer durablement des ressources communes.
Gain individuel immédiat → surexploitation collective → épuisement
★ À maîtriser
📌 Elinor Ostrom propose l’auto-organisation collective comme troisième voie, en plus de la privatisation et de la gestion étatique centralisée. - Governing the Commons, 1990
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
📌 La réglementation directe est prévisible et simple à contrôler, mais une norme uniforme ne hiérarchise pas les coûts de mise en conformité entre les acteurs et peut renchérir le coût total de la politique.
Les instruments informationnels reposent sur :
L’Union européenne fixe chaque année des totaux admissibles de captures par espèce et par zone de pêche au moyen de quotas administrés.
★ À maîtriser
Lorsque le coût social dépasse le coût privé, le prix de marché est artificiellement bas et les consommateurs achètent une quantité excessive du bien polluant. - Arthur Cecil Pigou, The Economics of Welfare, 1920
La taxe pigouvienne internalise l’externalité en faisant supporter au pollueur le coût réel de son activité. - Arthur Cecil Pigou, The Economics of Welfare, 1920
Compléments
Le double dividende d’une taxe environnementale correspond à la réduction des émissions polluantes et à la création de recettes publiques utilisables, par exemple, pour dépolluer.
La principale limite d’une taxe pigouvienne est la difficulté de mesurer précisément le coût social d’une pollution, surtout lorsque ses dommages concernent plusieurs générations ou plusieurs pays.
Taxe pigouvienne → pollution plus coûteuse → réduction des émissions et recettes publiques
★ À maîtriser
Un marché de quotas fixe un plafond global d’émissions, attribue ou vend des quotas échangeables, puis permet aux entreprises de les échanger.
À l’équilibre d’un marché de quotas, les échanges égalisent le coût marginal de réduction entre entreprises et minimisent le coût total de réduction pour l’économie.
📌 Dans le choix entre taxe et quotas, une taxe fixe le prix et laisse incertaine la quantité polluée, tandis qu’un marché de quotas fixe la quantité et laisse incertain le prix.
Compléments
Les entreprises qui réduisent leurs émissions à faible coût peuvent vendre leurs quotas excédentaires, tandis que celles dont les réductions coûtent davantage peuvent acheter des quotas.
Le système européen d’échange de quotas d’émission, créé en 2005, a été réformé pour resserrer le plafond et réduire la quantité de quotas gratuits.
Taxe : prix fixé, quantité incertaine ; quota : quantité fixée, prix incertain
★ À maîtriser
📌 Selon le théorème de Coase, lorsque les droits de propriété sont clairement définis et les coûts de transaction nuls, les parties peuvent négocier une allocation efficace indépendamment de l’attribution initiale des droits. - Ronald Coase, The Problem of Social Cost, 1960
📌 La négociation privée devient impraticable lorsque les parties sont nombreuses, l’information incomplète ou asymétrique, les droits mal définis ou les coûts de transaction élevés. - Ronald Coase, The Problem of Social Cost, 1960
Compléments
Dans le théorème de Coase, l’attribution initiale des droits modifie la répartition finale des gains, même si l’allocation efficace reste la même. - Ronald Coase, The Problem of Social Cost, 1960
Dans l’exemple de Coase, un éleveur dont le bétail endommage les cultures d’un agriculteur peut négocier avec lui une indemnisation ou la construction d’une clôture partagée. - Ronald Coase, The Problem of Social Cost, 1960
★ À maîtriser
Selon Mancur Olson, un individu peut être incité à ne pas contribuer à un bien collectif non excluable, puisque le bénéfice collectif lui reste accessible même sans contribution. - The Logic of Collective Action, 1965
Le problème du passager clandestin s’aggrave avec la taille du groupe, car la contribution individuelle pèse moins sur le résultat collectif et la surveillance mutuelle devient plus difficile. - Mancur Olson, The Logic of Collective Action, 1965
Compléments
Olson identifie les incitations sélectives, réservées aux contributeurs, et la coercition, qui rend la contribution obligatoire, comme deux moyens de dépasser le problème du passager clandestin. - Mancur Olson, The Logic of Collective Action, 1965
Un pays qui réduit seul ses émissions supporte le coût de cette réduction, tandis que le bénéfice d’un climat plus stable profite à l’ensemble de la planète.
Bénéfice partagé sans contribution → sous-production du bien collectif
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le protocole de Kyoto repose sur des objectifs chiffrés contraignants, tandis que l’Accord de Paris repose sur des contributions nationales volontaires révisées périodiquement et une transparence mutuelle.
Elinor Ostrom recommande de multiplier les initiatives locales, régionales, nationales et internationales afin d’obtenir des progrès cumulatifs même sans traité mondial pleinement contraignant.
Créé en 1988, le GIEC produit une expertise scientifique consolidée pour les négociations internationales, mais ne négocie ni ne décide les politiques climatiques.
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques organise le cadre juridique des négociations climatiques internationales.
| Bien | Rivalité | Exclusion |
|---|---|---|
| Bien privé | Forte | Possible |
| Bien commun | Forte | Difficile |
| Bien de club | Faible | Possible |
| Bien public | Faible | Difficile |
| Instrument | Paramètre fixé | Paramètre incertain |
|---|---|---|
| Taxe environnementale | Prix de la pollution | Quantité polluée |
| Marché de quotas | Quantité totale d’émissions | Prix du quota |
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1. Une forêt se régénère naturellement, mais les arbres y sont coupés plus vite qu’ils ne repoussent. Comment caractériser cette exploitation ?
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Quelle capacité naturelle caractérise une ressource renouvelable ?
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Quand l’exploitation d’une ressource renouvelable devient-elle non durable ?
Lorsque son rythme dépasse sa capacité de renouvellement.
Qu’est-ce qu’une externalité ?
Un effet d’une activité économique sur le bien-être d’un agent extérieur à la transaction.
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