QCM : Économie publique et intervention de l’État (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 820 000 € et utilise 315 000 € de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

1 135 000 €
820 000 €
−505 000 €
505 000 €

505 000 €

Explication

La valeur ajoutée se calcule en retranchant les consommations intermédiaires du chiffre d’affaires : 820 000 − 315 000 = 505 000 €. L’addition des montants ou la soustraction inversée applique mal la formule, tandis que 820 000 € correspond au chiffre d’affaires.

2. Quels prélèvements composent les prélèvements obligatoires prélevés par l’État sur l’activité économique ?

Les taxes, les salaires publics et les cotisations sociales
Les impôts, les taxes et les emprunts publics
Les impôts, les taxes et les cotisations sociales
Les impôts, les dépenses sociales et les cotisations sociales

Les impôts, les taxes et les cotisations sociales

Explication

Les prélèvements obligatoires regroupent les impôts, les taxes et les cotisations sociales prélevés sur l’activité économique. Les dépenses sociales et les salaires publics sont des dépenses, tandis que les emprunts ne font pas partie de cette catégorie de prélèvements.

3. Quel taux de prélèvements obligatoires rapporté au PIB l’INSEE indique-t-elle pour la France en 2022 ?

40 %
45,4 %
35 %
45 %

45,4 %

Explication

Le taux indiqué pour la France en 2022 est de 45,4 % du PIB, selon l’INSEE. 45 % correspond à une hypothèse illustrative de répartition, et les autres valeurs ne sont pas le chiffre fourni pour cette année.

4. Une chercheuse étudie comment l’État intervient dans l’économie : à quelle branche de la science économique appartient son travail ?

À l’économie publique
À l’analyse normative
À l’astronomie
À la science politique

À l’économie publique

Explication

L’économie publique est la branche de la science économique qui étudie le rôle de l’État dans l’économie. La science politique porte sur les phénomènes politiques, l’analyse normative est un type d’analyse économique, et l’astronomie étudie les astres.

5. Une économiste décrit les effets observés d’une hausse d’impôt, puis recommande une mesure pour modifier ces effets. Comment classer ces deux démarches ?

La description est positive et la recommandation est normative
Les deux démarches sont normatives
Les deux démarches sont positives
La description est normative et la recommandation est positive

La description est positive et la recommandation est normative

Explication

L’analyse positive décrit et explique le réel, tandis que l’analyse normative formule des recommandations pour le transformer. Dire que la description est normative inverse les notions; classer les deux démarches dans la même catégorie ne tient pas compte de leur différence.

6. Un gouvernement instaure une règle qui encadre les conditions de vente sur un marché et modifie les choix des entreprises. Quelle forme d’intervention exerce-t-il ?

L’établissement d’une norme qui fixe les règles du jeu économique
La production directe d’un bien destiné au marché
La modification des taux d’intérêt par la Banque centrale
La redistribution d’un revenu entre les agents économiques

L’établissement d’une norme qui fixe les règles du jeu économique

Explication

Les normes et réglementations définissent les règles du jeu de l’activité économique et influencent les décisions des agents. La redistribution concerne les transferts de revenus, les taux d’intérêt relèvent de la politique monétaire et la production directe de biens est une autre forme d’action.

7. Dans un pays développé, l’État prélève et redistribue une part de la richesse nationale. Quelle fourchette correspond à l’ordre de grandeur indiqué pour les économies développées ?

Entre 10 % et 30 %
Entre 10 % et 50 %
Entre 30 % et 40 %
Entre 30 % et 50 %

Entre 30 % et 50 %

Explication

Dans les économies développées, les prélèvements et la redistribution représentent entre 30 % et 50 % de la richesse nationale. La fourchette de 10 % à 30 % concerne les pays en développement; 30 % à 40 % tronque l’intervalle et 10 % à 50 % l’élargit.

8. Quelle évolution caractérise les prélèvements obligatoires après la Seconde Guerre mondiale et leur répartition géographique ?

Ils augmentent fortement après-guerre et sont généralement moins élevés en Europe qu’en Asie du Sud-Est et en Afrique.
Ils augmentent fortement après-guerre et sont généralement plus élevés en Amérique du Nord qu’en Europe.
Ils augmentent fortement après-guerre et sont généralement plus élevés en Europe qu’en Asie du Sud-Est et en Afrique.
Ils diminuent fortement après-guerre et sont généralement plus élevés en Europe qu’en Asie du Sud-Est et en Afrique.

Ils augmentent fortement après-guerre et sont généralement plus élevés en Europe qu’en Asie du Sud-Est et en Afrique.

Explication

Les prélèvements obligatoires connaissent une forte hausse après la Seconde Guerre mondiale et sont généralement plus élevés en Europe que dans plusieurs régions d’Asie du Sud-Est et d’Afrique. La baisse après-guerre inverse la tendance, le niveau inférieur en Europe inverse la comparaison régionale, et l’Amérique du Nord ne correspond pas à la comparaison énoncée.

9. Pour établir les dépenses publiques totales selon le Système de comptabilité nationale de 2008, quelle règle un analyste doit-il appliquer ?

Additionner les charges et les recettes publiques.
Additionner les charges et la seule formation brute de capital.
Additionner les charges et l’achat net d’actifs non financiers.
Additionner les achats bruts d’actifs et les cessions d’actifs.

Additionner les charges et l’achat net d’actifs non financiers.

Explication

La définition du Système de comptabilité nationale de 2008 additionne les charges et l’achat net d’actifs non financiers. Les charges seules accompagnées des recettes omettent l’investissement net, la seule formation brute de capital ne couvre pas toutes les acquisitions nettes, et les cessions doivent être déduites des acquisitions.

10. Un analyste rapporte les dépenses publiques au PIB calculé par l’approche de la demande. Quelle caractéristique méthodologique tend à gonfler ce ratio ?

Le numérateur comprend des transferts, tandis que le PIB au dénominateur ne comprend que des dépenses dans cette approche.
Le numérateur comprend des dépenses, tandis que le PIB au dénominateur comprend des transferts sans dépenses.
Le numérateur ne comprend que des transferts, tandis que le PIB au dénominateur comprend dépenses et transferts.
Le numérateur et le PIB au dénominateur comprennent les mêmes dépenses et les mêmes transferts.

Le numérateur comprend des transferts, tandis que le PIB au dénominateur ne comprend que des dépenses dans cette approche.

Explication

Le ratio tend à être gonflé parce que son numérateur inclut les dépenses et les transferts, alors que le PIB calculé par l’approche de la demande ne comprend que des dépenses. Dire que le numérateur contient uniquement des transferts confond dépenses et transferts; attribuer les transferts au PIB méconnaît le dénominateur; inverser les éléments masque la différence méthodologique.

11. Dans une économie où les classiques défendent un État limité, quelle exception historique à cette position est associée au mercantilisme ?

Le courant mercantiliste du XIXe au XXe siècles.
Le courant mercantiliste des XVIe au XVIIIe siècles.
Le courant classique des XVIe au XVIIIe siècles.
Le courant libéral classique du XIXe au XXe siècles.

Le courant mercantiliste des XVIe au XVIIIe siècles.

Explication

Les économistes classiques défendent la limitation de l’État à ses fonctions régaliennes, tandis que le mercantilisme des XVIe au XVIIIe siècles constitue notamment une exception. Attribuer cette exception aux classiques confond les courants, et les datations des XIXe et XXe siècles ne correspondent pas à la période indiquée.

12. Une commerçante cherche à accroître son revenu en proposant des produits appréciés; par le fonctionnement du marché, son activité peut aussi contribuer à l’intérêt général. Quelle idée cela illustre-t-il ?

La main invisible, par laquelle la poursuite de l’intérêt individuel peut servir l’intérêt général.
L’appât du gain, qui incite les producteurs à améliorer leurs produits et leur productivité.
La libre concurrence, qui concilie les intérêts conflictuels des vendeurs et des acheteurs.
Le dirigisme économique, par lequel l’État oriente les choix individuels vers l’intérêt général.

La main invisible, par laquelle la poursuite de l’intérêt individuel peut servir l’intérêt général.

Explication

La main invisible désigne l’idée que la poursuite de l’intérêt individuel peut contribuer à l’intérêt général par le fonctionnement du marché. Le dirigisme renvoie à l’orientation étatique, l’appât du gain à une incitation productive, et la libre concurrence à la conciliation des intérêts conflictuels.

13. Un gouvernement chargé de protéger les libertés, de maintenir la police et la justice, de défendre le territoire et de construire des ouvrages publics exerce quelles fonctions selon Adam Smith ?

Les fonctions de politique économique, incluant fiscalité et régulation des marchés.
Les fonctions de redistribution, incluant prestations sociales et transferts de revenus.
Les fonctions régaliennes, incluant protection, police, armée, justice et ouvrages publics.
Les fonctions de police et de justice, sans défense ni ouvrages publics.

Les fonctions régaliennes, incluant protection, police, armée, justice et ouvrages publics.

Explication

Les fonctions régaliennes attribuées par Adam Smith couvrent la protection contre les agressions intérieures et extérieures, la police, l’armée, la justice et les ouvrages publics. Les réduire à la police et à la justice omet des fonctions citées; la redistribution et la politique économique relèvent d’autres formes d’intervention publique.

14. Dans une région, les habitants connaissent leurs préférences et leurs contraintes locales, tandis que des spécialistes maîtrisent les propriétés techniques des machines. Quelle distinction correspond à l’analyse de Hayek ?

Les experts maîtrisent mieux l’information circonstancielle, tandis que l’information scientifique est dispersée entre les individus.
Les experts et les individus maîtrisent les mêmes informations, mais les transmettent par des canaux différents.
Les experts maîtrisent mieux l’information scientifique, tandis que l’information circonstancielle est dispersée entre les individus.
Les individus détiennent l’information scientifique, tandis que les experts connaissent les préférences locales.

Les experts maîtrisent mieux l’information scientifique, tandis que l’information circonstancielle est dispersée entre les individus.

Explication

Hayek distingue l’information scientifique, que les experts peuvent mieux maîtriser, de l’information circonstancielle sur les préférences et les situations particulières, dispersée entre les agents. Inverser les compétences attribue aux experts l’information circonstancielle; centraliser celle-ci confond les deux catégories; attribuer aux individus l’information scientifique inverse également la distinction.

15. Une administration centrale cherche à organiser la production nationale en recueillant des données techniques auprès d’experts. Quelle limite Hayek lui attribuerait-il ?

Elle peut connaître pleinement les informations circonstancielles, mais ne peut traiter les informations scientifiques.
Elle peut réunir toutes les informations des agents dès lors que les données techniques sont centralisées.
Elle ne peut traiter ni les informations scientifiques ni les informations circonstancielles.
Elle peut traiter des informations scientifiques, mais ne peut connaître pleinement les informations circonstancielles dispersées.

Elle peut traiter des informations scientifiques, mais ne peut connaître pleinement les informations circonstancielles dispersées.

Explication

Pour Hayek, le planificateur peut rassembler et traiter l’information scientifique, mais ne peut connaître pleinement la masse d’informations circonstancielles détenues par les agents. Croire les données scientifiques suffisantes néglige les connaissances locales; confondre les informations circonstancielles et les décisions de marché mélange des notions distinctes; nier l’utilité des informations détenues par les agents contredit leur dispersion.

16. Dans un marché décentralisé, les décisions des acheteurs et des vendeurs modifient le prix d’un produit. Quel rôle ce prix joue-t-il dans l’analyse de Hayek ?

Il reflète les coûts de production sans intégrer les décisions des acheteurs.
Il agrège l’information issue des décisions décentralisées et guide les choix des agents.
Il transmet des données sur le marché sans orienter les décisions des agents.
Il fixe les quantités à produire selon les directives d’une autorité centrale.

Il agrège l’information issue des décisions décentralisées et guide les choix des agents.

Explication

Les prix agrègent l’information issue des décisions décentralisées et guident les choix des agents. Les considérer comme une directive centrale confond marché et planification; les limiter aux coûts néglige les décisions de demande; leur retirer leur rôle de guide écarte une fonction essentielle du mécanisme des prix.

17. Le cuivre se raréfie et son prix augmente. Quelle réaction coordonnée illustre le mécanisme décrit par Hayek ?

Les producteurs accroissent leur usage du cuivre, les consommateurs privilégient les usages non essentiels et les investisseurs financent l’extraction.
Les producteurs cherchent des substituts, les consommateurs développent des technologies alternatives et les investisseurs financent l’extraction.
Les producteurs cherchent des substituts, les consommateurs limitent les usages non essentiels et les investisseurs retirent leurs capitaux de l’extraction.
Les producteurs cherchent des substituts, les consommateurs limitent les usages non essentiels et les investisseurs financent l’extraction.

Les producteurs cherchent des substituts, les consommateurs limitent les usages non essentiels et les investisseurs financent l’extraction.

Explication

La hausse du prix signale la rareté et incite les producteurs à chercher des substituts, les consommateurs à réduire les usages non essentiels et les investisseurs à orienter leurs capitaux vers l’extraction. Accroître l’usage du cuivre méconnaît le signal de rareté; retirer les capitaux inverse la réaction des investisseurs; développer des technologies alternatives relève ici des producteurs, non des consommateurs.

18. Un marché fonctionne, mais ses échanges ne permettent pas d’allouer les ressources de manière optimale. Comment caractériser cette situation ?

Une concurrence pure et parfaite.
Une externalité sans effet sur l’allocation.
Un monopole naturel efficient.
Une défaillance de marché.

Une défaillance de marché.

Explication

Il y a défaillance de marché lorsque le fonctionnement normal du marché échoue à produire ou à allouer optimalement les ressources. Une intervention publique peut être une réponse, mais n’est pas la définition; l’existence d’échanges ne garantit pas l’optimalité; l’absence totale de production n’est pas requise.

19. Un marché présente de nombreux acteurs, des produits homogènes, une entrée libre, une information parfaite et une circulation libre des facteurs. À quel modèle de référence correspond-il ?

À un monopole naturel réglementé.
À la concurrence pure et parfaite.
À un bien collectif non rival et non excluable.
À un marché caractérisé par une externalité positive.

À la concurrence pure et parfaite.

Explication

La concurrence pure et parfaite de référence réunit l’atomicité des acteurs, l’homogénéité du produit, la libre entrée, l’information parfaite et la libre circulation des facteurs. Le monopole naturel repose sur des coûts unitaires décroissants; l’absence de réglementation n’est pas le critère donné; les caractéristiques d’un bien collectif ne définissent pas ce modèle.

20. Une commune envisage un service dont personne ne peut être écarté et dont l’usage par un habitant ne réduit pas celui des autres. Quelle catégorie décrit ce service ?

Un bien privé excluable et rival.
Un monopole naturel non excluable et rival.
Un bien collectif excluable et rival.
Un bien collectif non excluable et non rival.

Un bien collectif non excluable et non rival.

Explication

Un bien collectif est non excluable lorsqu’il est impossible d’empêcher quelqu’un d’en bénéficier et non rival lorsque l’usage par une personne ne réduit pas celui des autres. Un accès soumis à paiement contredit la non-exclusion; réduire la quantité disponible contredit la non-rivalité; un monopole naturel se définit par ses coûts de production, non par ces deux propriétés.

21. Dans un réseau de distribution, le coût unitaire baisse à mesure que la production augmente. Quelle structure de marché cette caractéristique rend-elle efficiente ?

Un marché concurrentiel avec de nombreuses entreprises de taille égale.
Un monopole naturel exploité par une seule entreprise.
Un monopole dont le coût unitaire augmente avec la production.
Un marché touché par une externalité positive de consommation.

Un monopole naturel exploité par une seule entreprise.

Explication

Lorsque le coût unitaire diminue avec la quantité produite, une seule entreprise peut produire plus efficacement : c’est un monopole naturel. Une hausse du coût unitaire inverse la caractéristique; la concurrence entre nombreuses entreprises ne découle pas de ces économies d’échelle; une externalité concerne un effet sur le bien-être d’autrui sans compensation.

22. Que désigne le cycle économique ?

Les fluctuations de l’activité, avec des phases de croissance et de ralentissement ou de récession
La progression régulière de l’activité, sans phase de ralentissement
La répartition des revenus entre les ménages et les entreprises
La succession de récessions, sans période de croissance

Les fluctuations de l’activité, avec des phases de croissance et de ralentissement ou de récession

Explication

Le cycle économique comprend les fluctuations de l’activité, notamment une période de croissance et une période de ralentissement ou de récession. La croissance continue écarte les fluctuations, les récessions seules omettent les phases de croissance, et la répartition des revenus renvoie à un autre enjeu économique.

23. En 1932, un rapport sur les États-Unis compare la situation à celle de 1929. Quel constat associe correctement l’évolution du PIB et le chômage ?

Le PIB est tombé aux deux tiers de sa valeur de 1929 et 25 % de la population active est au chômage dès 1929
Le PIB est tombé aux deux tiers de sa valeur de 1929 et 25 % de la population active occupe un emploi
Le PIB a perdu les deux tiers de sa valeur de 1929 et 25 % de la population active est au chômage
Le PIB est tombé aux deux tiers de sa valeur de 1929 et 25 % de la population active est au chômage

Le PIB est tombé aux deux tiers de sa valeur de 1929 et 25 % de la population active est au chômage

Explication

En 1932, le PIB américain n’est plus que les deux tiers de sa valeur de 1929, et 25 % de la population active est au chômage. « Perdu les deux tiers » inverse la part restante et la part perdue; « occupe un emploi » confond chômeurs et actifs occupés; la date de départ du constat est 1932.

24. Dans une économie en récession, les ménages et les entreprises deviennent pessimistes et réduisent leurs dépenses. Quel mécanisme décrit l’enchaînement attendu dans l’analyse de Keynes ?

La hausse des dépenses privées aggrave la récession et nourrit de nouvelles baisses de dépenses
La baisse de la dépense publique aggrave la récession et nourrit de nouvelles baisses de dépenses
La baisse de la dépense privée résorbe la récession et nourrit de nouvelles hausses de dépenses
La baisse de la dépense privée aggrave la récession et nourrit de nouvelles baisses de dépenses

La baisse de la dépense privée aggrave la récession et nourrit de nouvelles baisses de dépenses

Explication

Pour Keynes, les anticipations pessimistes réduisent la dépense privée; cette baisse aggrave la récession, ce qui peut entraîner de nouvelles réductions de dépenses. L’option sur la hausse privée inverse le sens de l’effet, celle sur la dépense publique change la cause initiale, et la résorption de la crise inverse la conséquence.

25. Une économie connaît une demande privée insuffisante et reste en dessous du plein-emploi. Quelle mesure correspond à la recommandation de Keynes ?

Attendre que la demande privée rétablisse la production et l’emploi
Augmenter les impôts pour soutenir la demande privée et l’emploi
Réduire la dépense publique pour soutenir la production et l’emploi
Augmenter la dépense publique pour soutenir la production et l’emploi

Augmenter la dépense publique pour soutenir la production et l’emploi

Explication

Lorsque la demande privée est insuffisante et que l’économie n’est pas au plein-emploi, Keynes préconise une hausse de la dépense publique afin de soutenir la production et l’emploi. Attendre une reprise spontanée écarte cette intervention, réduire la dépense publique va dans le sens opposé, et augmenter les impôts ne correspond pas à la mesure recommandée.

26. Quelle combinaison rend compte de l’augmentation du poids de l’État dans les économies de l’OCDE depuis 1945 ?

L’effet de la guerre, d’une moindre intervention économique, d’une baisse des prélèvements et d’une protection sociale réduite
L’effet de la guerre, des idées keynésiennes et socialistes, de l’intervention économique, de la protection sociale et de la hausse du PIB par habitant
L’effet de la croissance démographique, du recul des idées keynésiennes et socialistes et de la baisse du PIB par habitant
L’effet de la guerre, des idées keynésiennes et socialistes, de l’intervention économique et d’un recul de la protection sociale

L’effet de la guerre, des idées keynésiennes et socialistes, de l’intervention économique, de la protection sociale et de la hausse du PIB par habitant

Explication

L’augmentation s’explique par plusieurs facteurs conjoints, dont la Seconde Guerre mondiale, les idées keynésiennes et socialistes, l’intervention dans le cycle, la protection sociale et la hausse du PIB par habitant. La croissance démographique ne remplace pas ces facteurs, tandis que les réponses fondées sur le recul de la protection sociale ou de l’intervention contredisent cette explication.

27. Un contribuable verse un impôt sans recevoir en échange un service d’une valeur équivalente, afin que la richesse soit redistribuée. De quelle conception de l’impôt s’agit-il ?

De l’impôt commutatif, qui vise la solidarité sans contrepartie individuelle équivalente
De l’impôt redistributif, qui vise la solidarité sans contrepartie individuelle équivalente
De l’impôt redistributif, qui garantit un service proportionnel à chaque contribuable
De l’impôt commutatif, qui finance les services selon la contrepartie proportionnelle

De l’impôt redistributif, qui vise la solidarité sans contrepartie individuelle équivalente

Explication

L’impôt redistributif sert à redistribuer la richesse et ne garantit pas à chaque contribuable un service équivalent. L’impôt commutatif repose au contraire sur une contrepartie liée au service rendu; les options qui lui attribuent la solidarité ou qui prêtent une contrepartie garantie à l’impôt redistributif confondent ces deux conceptions.

28. Quelle évolution de la conception de l’impôt s’est imposée en France après 1945 ?

L’impôt est conçu comme un instrument de redistribution des revenus plutôt que comme le paiement d’un service rendu
L’impôt est conçu comme le paiement d’un service rendu plutôt que comme un instrument de redistribution des revenus
L’impôt est conçu comme un paiement de services publics proportionnel, sans visée de redistribution
L’impôt progressif sur le revenu se généralise et constitue à lui seul le changement de conception

L’impôt est conçu comme un instrument de redistribution des revenus plutôt que comme le paiement d’un service rendu

Explication

Après 1945, la conception de l’impôt comme instrument de redistribution des revenus s’impose en France, succédant à celle du paiement d’un service rendu. L’option qui inverse cette succession confond l’ordre historique; les autres ramènent l’impôt à la logique commutative ou confondent cette évolution avec la généralisation antérieure de l’impôt progressif.

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Comment calcule-t-on la valeur ajoutée à partir du chiffre d’affaires ?

On soustrait les consommations intermédiaires au chiffre d’affaires.

Quels prélèvements composent les prélèvements obligatoires ?

Les impôts, les taxes et les cotisations sociales prélevés par l’État sur l’activité économique.

Selon l’INSEE, quelle part du PIB les prélèvements obligatoires représentaient-ils en France en 2022 ?

45,4 %.

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