QCM : Emploi et organisation du travail (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Camille occupe un emploi, tandis que Samir n’en a pas et n’en cherche pas. Comment classer ces deux personnes dans la population totale ?

Camille est inactive et Samir est actif
Camille est active et Samir est inactif
Camille et Samir sont tous deux inactifs
Camille et Samir sont tous deux actifs

Camille est active et Samir est inactif

Explication

La population active comprend les personnes qui occupent un emploi ou en recherchent un ; les personnes sans emploi qui n’en recherchent pas sont inactives. Confondre recherche et inactivité inverse les catégories, le statut salarié ou indépendant ne détermine pas l’activité, et l’absence d’emploi ne suffit pas à classer Samir comme chômeur.

2. Quel concept Jacques Freyssinet emploie-t-il pour désigner les situations ambivalentes entre emploi, chômage et inactivité qui compliquent leur mesure ?

Le halo du chômage
Le sous-emploi
Le chômage déclaré
Le statut d’emploi

Le halo du chômage

Explication

Le halo du chômage désigne des situations poreuses et ambivalentes entre emploi, chômage et inactivité, ce qui rend leur mesure difficile. Le sous-emploi en est une situation particulière, le chômage déclaré ne couvre pas ces frontières, et le statut d’emploi concerne les droits et obligations du travailleur.

3. Lina signe un contrat qui fixe ses obligations et ses droits comme travailleuse. Quelle notion désigne cet ensemble défini par la loi et le contrat ?

Le niveau de salaire
La forme d’embauche
Le statut d’emploi
La qualité de l’emploi

Le statut d’emploi

Explication

Le statut d’emploi correspond aux droits et obligations du travailleur déterminés par la loi et son contrat. La qualité de l’emploi porte sur sa contribution au bien-être, le salaire n’en est qu’un aspect, et la forme d’embauche ne désigne pas l’ensemble des droits et obligations.

4. En 2020, une entreprise compare le CDI salarié aux autres statuts parmi les personnes en emploi. Quelle part correspond au statut majoritaire ?

27 %
83,6 %
9,8 %
73 %

73 %

Explication

Le salariat en CDI représentait 73 % des personnes en emploi en 2020. La valeur de 83,6 % concerne les nouvelles embauches en CDD en 2023, 9,8 % la part des CDD dans l’emploi total en 2023, et 27 % correspond au complément de 73 %.

5. Depuis les années 1970, une entreprise recourt davantage aux licenciements et au travail temporaire pour ajuster ses effectifs aux fluctuations de la demande. Quelle évolution générale cela contribue-t-il à produire ?

Le renforcement de l’emploi salarié stable
La réduction de l’adaptation des effectifs
La fragilisation de l’emploi salarié stable
L’augmentation du potentiel de formation

La fragilisation de l’emploi salarié stable

Explication

Le chômage de masse et les politiques facilitant les licenciements et le travail temporaire ont fragilisé l’emploi salarié stable, afin que les entreprises puissent adapter leurs effectifs à la demande. Le renforcement de la stabilité inverse cette évolution, la formation n’en est pas le mécanisme décrit, et l’adaptation des effectifs en est bien l’objectif.

6. Pour comparer deux emplois, une conseillère examine le salaire, la sécurité économique, les conditions de travail, les perspectives de carrière, la formation et la variété des tâches. À quoi correspondent ces éléments ?

Aux six critères de qualité de l’emploi
Aux principales formes de contrat de travail
Aux droits et obligations du statut d’emploi
Aux seules conditions matérielles du travail

Aux six critères de qualité de l’emploi

Explication

La qualité de l’emploi se mesure selon six critères, dont ceux utilisés ici : salaire, sécurité économique, conditions de travail, horizon de carrière, potentiel de formation et variété des tâches. Les droits et obligations relèvent du statut, les formes de contrat sont des statuts d’emploi, et les conditions matérielles ne couvrent qu’une partie de ces critères.

7. Quel ingénieur a théorisé au début du XXe siècle une organisation scientifique du travail visant à maximiser la productivité ?

Henri Fayol
Frederic Winslow Taylor
Elton Mayo
Henry Ford

Frederic Winslow Taylor

Explication

Frederic Winslow Taylor a théorisé l’organisation scientifique du travail pour rendre le travail plus productif. Henry Ford est associé au complément fordiste, tandis que Fayol et Mayo sont d’autres penseurs de l’organisation.

8. Dans une usine, les ingénieurs déterminent la méthode optimale et les ouvriers l’appliquent sans choisir comment effectuer leur tâche. Quel principe taylorien cette situation illustre-t-elle ?

La division verticale du travail
Le travail à la chaîne
La division horizontale du travail
La standardisation des pièces

La division verticale du travail

Explication

La division verticale sépare la conception, confiée aux ingénieurs, de l’exécution par les ouvriers. La division horizontale parcellise les tâches, tandis que la chaîne et la standardisation relèvent des principes associés au fordisme.

9. Un constructeur veut produire en série de grandes quantités de modèles similaires et réduire le départ de ses salariés. Quel ensemble de mesures correspond au complément fordiste du taylorisme ?

Adapter les volumes à la demande réelle et réduire les stocks
Parcelliser les tâches et rémunérer chaque salarié selon sa polyvalence
Confier aux ouvriers la conception des méthodes et varier les modèles
Standardiser les pièces et augmenter les salaires pour fidéliser les salariés

Standardiser les pièces et augmenter les salaires pour fidéliser les salariés

Explication

Le fordisme complète le taylorisme par la standardisation, la production en série et des hausses salariales destinées à fidéliser les salariés. Le juste-à-temps ajuste plutôt la production à la demande réelle, et la conception par les ouvriers ne décrit pas la séparation taylorienne.

10. Une entreprise attend une commande confirmée avant de lancer la fabrication, afin d’ajuster sa production à la demande effective. Quel principe applique-t-elle ?

Le juste-à-temps, fondé sur la demande réelle
La division horizontale, fondée sur la répétition du geste
La division verticale, fondée sur le transfert de la conception
Le fordisme, fondé sur des volumes anticipés

Le juste-à-temps, fondé sur la demande réelle

Explication

Le juste-à-temps déclenche la production en fonction de la demande réelle plutôt que d’une demande anticipée, avec l’objectif notamment de réduire les stocks et les défauts. La production de masse standardisée relève du fordisme, et les divisions verticale et horizontale concernent la répartition du travail.

11. Dans une équipe organisée selon une NFOT, les salariés choisissent davantage leurs méthodes, mobilisent plusieurs compétences et reçoivent une prime liée aux résultats collectifs. Quel effet positif cette situation illustre-t-elle ?

Une intensification du travail imposée par les exigences de réactivité
Un accroissement de l’autonomie et une convergence des intérêts
Une responsabilisation individuelle face aux échecs et une surveillance mutuelle
Une augmentation de la charge mentale liée à l’incertitude des solutions

Un accroissement de l’autonomie et une convergence des intérêts

Explication

Les NFOT peuvent accroître l’autonomie et la polyvalence, valoriser les compétences et rapprocher les intérêts grâce à l’intéressement aux performances. La responsabilisation face aux échecs, la charge mentale et l’intensification sont des limites possibles, non l’effet positif décrit.

12. Après l’adoption d’une NFOT, une salariée doit trouver elle-même des solutions incertaines, faire siens les objectifs de l’entreprise et se dépasser, ce qui allonge ses journées. Quel effet est principalement en jeu ?

Une valorisation de l’expertise rendue possible par la polyvalence
Une réduction des risques physiques grâce à une activité moins pénible
Un rapprochement des intérêts grâce à l’intéressement aux résultats
Une hausse de la charge mentale pouvant prolonger le temps de travail

Une hausse de la charge mentale pouvant prolonger le temps de travail

Explication

L’incertitude des solutions, l’intériorisation des objectifs et l’injonction au dépassement de soi peuvent augmenter la charge mentale et le temps de travail. La réduction des risques physiques, l’intéressement et la valorisation de l’expertise sont d’autres effets possibles des NFOT, mais ne rendent pas compte de cette situation.

13. Une salariée répond à des messages personnels pendant ses heures de bureau, puis traite des dossiers professionnels depuis son domicile le soir. Quelle évolution des frontières du travail cette situation illustre-t-elle ?

Une intrusion de la vie privée au travail, sans déplacement du travail au domicile
Une flexibilité des horaires sans chevauchement des deux sphères
Une séparation accrue entre les activités privées et professionnelles
Un brouillage réciproque entre vie privée et activité professionnelle

Un brouillage réciproque entre vie privée et activité professionnelle

Explication

Les outils numériques peuvent faire entrer des activités personnelles dans le temps de travail, tandis que le télétravail introduit le travail dans la sphère privée. La « séparation accrue » inverse le phénomène, l’« intrusion sans déplacement » omet le télétravail et la « flexibilité sans chevauchement » confond horaires souples et frontières brouillées.

14. Un employé en télétravail organise ses horaires et concilie plus facilement ses obligations personnelles et professionnelles, mais reçoit des demandes de travail à toute heure. Quel bilan correspond le mieux à cette situation ?

Il devient disponible en permanence, ce qui améliore sa conciliation personnelle
Il gagne en souplesse et en conciliation, mais risque d’être disponible en permanence
Il gagne en souplesse, ce qui garantit une séparation nette des deux vies
Il perd la maîtrise de ses horaires, malgré une meilleure conciliation des deux vies

Il gagne en souplesse et en conciliation, mais risque d’être disponible en permanence

Explication

Le télétravail peut offrir le choix du temps et des horaires et faciliter la conciliation, tout en exposant le travailleur à une disponibilité permanente. La « séparation nette » nie ce risque, la « disponibilité qui améliore la conciliation » inverse ses effets possibles et la « perte de maîtrise des horaires » contredit la souplesse décrite.

15. Dans un secteur, les postes très qualifiés et les emplois peu qualifiés progressent tandis que les postes de qualification intermédiaire diminuent. Comment nomme-t-on cette évolution de la structure des emplois ?

La concentration des emplois intermédiaires
La polarisation des emplois
La disparition des emplois non qualifiés
L’élévation générale des qualifications

La polarisation des emplois

Explication

La polarisation correspond à la croissance des emplois très qualifiés et non qualifiés, qui réduit la part des emplois intermédiaires. L’« élévation générale » suppose une progression uniforme des qualifications, la « concentration intermédiaire » inverse la tendance et la « disparition des emplois non qualifiés » ne correspond pas à leur création.

16. Une entreprise automatise des opérations comptables répétitives et réduit ses postes intermédiaires. Une partie des salariés se réoriente vers la livraison et des services manuels moins rémunérés et plus précaires. Quel mécanisme cette évolution illustre-t-elle ?

La suppression de tâches routinières et le report vers des métiers manuels non routiniers
La création de tâches intermédiaires et le report vers des métiers de bureau
La suppression de tâches routinières et le report vers des emplois très qualifiés
La disparition des métiers manuels non routiniers et le maintien des postes intermédiaires

La suppression de tâches routinières et le report vers des métiers manuels non routiniers

Explication

Le numérique élimine des tâches routinières et réduit des emplois intermédiaires, tandis que la main-d’œuvre concernée peut se reporter vers des métiers manuels non routiniers, souvent moins rémunérés et plus précaires. Le report vers des emplois « très qualifiés » inverse la destination décrite, les « tâches intermédiaires créées » inversent leur recul et la « disparition des métiers manuels » contredit leur progression.

17. Une application met en contact des particuliers qui souhaitent échanger des services avec des auto-entrepreneurs, puis prélève une part de chaque transaction. Quel modèle économique décrit cette organisation ?

L’ubérisation par mise en relation et commission sur les échanges
L’embauche salariée par recrutement direct et rémunération mensuelle
La distribution commerciale par vente directe et marge sur les biens
La vente par abonnement et paiement forfaitaire des utilisateurs

L’ubérisation par mise en relation et commission sur les échanges

Explication

L’ubérisation repose sur une application qui met en relation des particuliers et des auto-entrepreneurs, l’entreprise prélevant une commission sur chaque échange. L’« embauche salariée » confond mise en relation et contrat de travail, l’« abonnement forfaitaire » remplace la commission par transaction et la « vente directe » ne décrit pas l’intermédiation de services.

18. Une livreuse travaille comme auto-entrepreneuse pour une plateforme, sans contrat de salariat avec celle-ci. Quelle conséquence concerne son statut et ses protections ?

Elle est salariée de la plateforme et bénéficie de sa protection sociale et du droit du travail
Elle n’est pas salariée de la plateforme et ne bénéficie ni de sa protection sociale ni du droit du travail
Elle est salariée de la plateforme, mais ne bénéficie ni de sa protection sociale ni du droit du travail
Elle n’est pas salariée de la plateforme, mais bénéficie de sa protection sociale et du droit du travail

Elle n’est pas salariée de la plateforme et ne bénéficie ni de sa protection sociale ni du droit du travail

Explication

Les auto-entrepreneurs des plateformes ne sont pas salariés de l’entreprise et ne bénéficient donc ni de sa protection sociale ni de la protection du droit du travail. Le « statut de salariée » confond les statuts, tandis que les deux réponses qui lui attribuent des protections ignorent les conséquences de l’absence de salariat.

19. Comment le travail contribue-t-il à la socialisation secondaire d’un individu ?

En créant des liens professionnels, amicaux, conjugaux, syndicaux ou militants
En transmettant les premiers repères de la vie familiale et de l’enfance
En donnant accès à des revenus et à des protections contre les risques
En organisant les relations entre salariés et responsables hiérarchiques

En créant des liens professionnels, amicaux, conjugaux, syndicaux ou militants

Explication

Le travail est une instance de socialisation secondaire car il permet de nouer différents liens sociaux, au-delà des relations professionnelles. Les repères familiaux relèvent de la socialisation primaire, les échanges hiérarchiques sont trop restrictifs, et les revenus concernent une autre contribution du travail.

20. Dans une société moderne, une médecin dépend du travail d’un enseignant et celui-ci de celui d’un artisan. Quelle explication Durkheim donnerait-il à la cohésion créée par ces relations ?

La division du travail crée une solidarité organique fondée sur l’interdépendance
La ressemblance des individus crée une solidarité mécanique fondée sur des valeurs communes
La concurrence entre professions rend les individus autonomes les uns des autres
Les relations amicales entre collègues suffisent à produire la cohésion sociale

La division du travail crée une solidarité organique fondée sur l’interdépendance

Explication

Pour Durkheim, la division sociale du travail rend les activités complémentaires et fonde une solidarité organique par l’interdépendance. La solidarité mécanique repose sur la similitude, tandis que l’amitié et la concurrence ne décrivent pas ce mécanisme.

21. Une salariée utilise son salaire pour ses dépenses courantes, peut envisager un logement et bénéficie d’une couverture sociale. Quelle fonction du revenu du travail réunit ces effets ?

Il garantit l’absence de pauvreté et remplace les dispositifs de protection sociale
Il finance les dépenses courantes sans faciliter les projets futurs ni l’accès à des droits sociaux
Il soutient la consommation, limite le risque de pauvreté, permet de se projeter et ouvre des droits sociaux
Il crée des relations amicales, conjugales et militantes dans l’environnement professionnel

Il soutient la consommation, limite le risque de pauvreté, permet de se projeter et ouvre des droits sociaux

Explication

Le revenu du travail favorise l’accès à la consommation, protège contre le risque de pauvreté, aide à envisager l’avenir et ouvre l’accès à la protection sociale. Les liens amicaux relèvent d’une autre contribution du travail, et le revenu ne garantit ni l’absence de pauvreté ni le remplacement des protections sociales.

22. Le revenu d’une personne est évalué à 55 % du revenu médian, et ses ressources ne lui permettent pas de satisfaire ses besoins essentiels. Comment caractériser sa situation selon le seuil indiqué ?

Une situation de sous-emploi caractérisée par un temps partiel subi
Une situation de précarité définie par l’instabilité d’un contrat de travail
Une situation de pauvreté déterminée par un revenu inférieur à la moitié du revenu personnel
Une situation de pauvreté mesurée autour de 50 ou 60 % du revenu médian

Une situation de pauvreté mesurée autour de 50 ou 60 % du revenu médian

Explication

La pauvreté correspond à l’impossibilité de satisfaire ses besoins essentiels et se mesure à 50 ou 60 % du revenu médian : 55 % se situe dans cette fourchette. La précarité concerne l’incertitude sociale, le revenu médian n’est pas le revenu personnel, et le sous-emploi désigne un temps partiel subi.

23. Une personne compare un CDI à temps plein avec un CDD à temps partiel. Selon la définition des formes particulières d’emploi, quelle catégorie correspond au CDD décrit ?

Un emploi indépendant, car un temps partiel implique une activité à son compte
Une forme particulière d’emploi, car ce n’est pas un CDI à temps plein
Un emploi standard, car un CDD peut correspondre à un emploi à temps plein
Un emploi en intérim, car tout contrat à durée limitée relève de l’intérim

Une forme particulière d’emploi, car ce n’est pas un CDI à temps plein

Explication

Les formes particulières d’emploi regroupent les emplois qui ne sont pas des CDI à temps plein ; le CDD à temps partiel en relève donc. Un emploi standard est défini ici par le CDI à temps plein, l’intérim est une forme distincte, et le temps partiel n’implique pas le travail indépendant.

24. Une entreprise recrute par contrats courts et peut mettre fin rapidement à ces emplois sans coût, tandis que les salariés concernés ont du mal à obtenir un crédit ou à prévoir un logement. Quel enchaînement décrit cette situation ?

Les contrats courts facilitent la séparation pour les salariés et rendent les projets futurs plus prévisibles
Les contrats courts facilitent la séparation pour l’entreprise et rendent l’avenir des salariés plus incertain
Les contrats courts rendent la séparation coûteuse pour l’entreprise et stabilisent les projets des salariés
Les contrats courts renforcent la protection sociale et expliquent les difficultés de crédit des entreprises

Les contrats courts facilitent la séparation pour l’entreprise et rendent l’avenir des salariés plus incertain

Explication

Les contrats courts offrent aux entreprises la possibilité de se séparer rapidement et sans coût de leur main-d’œuvre, mais leur précarité complique les projets des salariés, notamment le logement et le crédit. Les autres interprétations inversent ces effets ou attribuent les difficultés à une cause distincte.

25. Dans une entreprise, les salariés sont évalués individuellement, travaillent à distance depuis des lieux dispersés et subissent une forte surcharge de travail. Quel mécanisme ces changements illustrent-ils ?

La disqualification sociale, qui prive une personne de reconnaissance sociale
La désaffiliation des chômeurs, qui rompt leurs liens professionnels et familiaux
La réduction de la dimension relationnelle, définie comme la perte de reconnaissance sociale
La polarisation de la qualité des emplois, qui fragilise les liens sociaux au travail

La polarisation de la qualité des emplois, qui fragilise les liens sociaux au travail

Explication

La polarisation de la qualité des emplois affaiblit les liens sociaux par l’individualisation, l’éclatement des lieux de production, le numérique et les conditions de travail médiocres. La désaffiliation concerne les réseaux sociaux des chômeurs, tandis que la disqualification désigne une marginalisation avec perte de reconnaissance.

26. Dans un contexte de chômage élevé et de forte concurrence, une salariée craint de perdre son emploi et développe un burn-out. Quel lien de causalité rend cette situation compréhensible ?

Le sentiment d’insécurité peut provoquer une souffrance au travail, notamment un burn-out
La rupture des liens amicaux peut provoquer une marginalisation et une perte de reconnaissance
Le sentiment d’inutilité peut provoquer une désaffiliation par la rupture des liens professionnels
La perte de reconnaissance sociale peut provoquer un sentiment d’insécurité face à la concurrence

Le sentiment d’insécurité peut provoquer une souffrance au travail, notamment un burn-out

Explication

En période de chômage de masse et de concurrence, le sentiment d’insécurité peut être à l’origine d’une souffrance au travail comme le burn-out. La rupture des liens et la perte de reconnaissance renvoient plutôt aux processus de désaffiliation et de disqualification sociale.

27. Après avoir perdu son emploi, Karim cesse de voir ses anciens collègues et ses difficultés financières fragilisent ses relations amicales et familiales. Quel processus décrit cette évolution selon Robert Castel ?

Le sentiment de surnuméraires, lorsque l’économie se passe durablement des chômeurs
La désaffiliation, par affaiblissement des réseaux sociaux après la rupture des liens professionnels
La réduction de la dimension relationnelle, lorsque les liens sociaux au travail s’affaiblissent
La disqualification sociale, par marginalisation et perte de toute reconnaissance sociale

La désaffiliation, par affaiblissement des réseaux sociaux après la rupture des liens professionnels

Explication

Pour Robert Castel, le chômage peut entraîner une désaffiliation en rompant les liens professionnels et en fragilisant les liens amicaux et familiaux. La perte de reconnaissance caractérise la disqualification sociale, tandis que le sentiment d’être surnuméraire est une expérience possible du chômage.

28. Une personne connaît des ruptures successives de liens sociaux et finit par être marginalisée, sans reconnaissance sociale. Quel concept Serge Paugam associe-t-il à ce processus ?

Le sentiment d’être surnuméraire, issu du retrait continu de l’économie
La désaffiliation, issue de la fragilisation des réseaux après la perte d’un emploi
La réduction de la dimension relationnelle, issue de liens fragilisés au travail
La disqualification sociale, issue de ruptures successives des liens sociaux

La disqualification sociale, issue de ruptures successives des liens sociaux

Explication

La disqualification sociale, notion associée à Serge Paugam, est le processus par lequel des ruptures successives conduisent à la marginalisation et à la perte de reconnaissance sociale. La désaffiliation désigne l’affaiblissement des réseaux sociaux, notamment à la suite de la rupture des liens professionnels.

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Quelles personnes sont considérées comme actives ?

Celles qui ont un emploi ou en recherchent un.

Qui emploie la notion de halo du chômage ?

Jacques Freyssinet.

Que désigne le halo du chômage ?

Les situations poreuses entre emploi, chômage et inactivité.

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