QCM : Financement des entreprises et monnaie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel phénomène correspond à la consommation au sens économique ?

L’acquisition de biens durables conservés pour des usages répétés
L’acquisition de biens et services détruits au premier usage
La transformation de ressources en biens et services nouveaux
La mise de côté de biens et services en vue d’un usage ultérieur

L’acquisition de biens et services détruits au premier usage

Explication

La consommation désigne l’acquisition de biens et services détruits au premier usage. Les biens durables, la production et la mise en réserve renvoient à d’autres notions.

2. Un ménage reçoit un revenu disponible et en utilise une partie pour ses dépenses, tout en gardant le reste. Quel arbitrage effectue-t-il ?

Répartir ses dépenses de consommation entre crédit et impôts
Répartir son revenu disponible entre consommation et épargne
Répartir les ressources publiques entre éducation et épargne
Répartir son revenu permanent entre consommation et investissement

Répartir son revenu disponible entre consommation et épargne

Explication

Les ménages arbitrent leur revenu disponible entre consommation et épargne. Assimiler l’épargne à une dépense ou déplacer la décision vers l’État ne décrit pas cet arbitrage.

3. Deux ménages disposent du même revenu courant, mais leurs perspectives de revenu, leur patrimoine et le taux d’intérêt diffèrent. Quelle conclusion est la plus cohérente pour expliquer des consommations différentes ?

Leur consommation dépend de la valeur des biens consommés, pas de leur situation
Seul leur revenu permanent peut expliquer un écart de consommation
Plusieurs déterminants peuvent différencier leur consommation
Leur consommation doit être identique puisque leur revenu courant est égal

Plusieurs déterminants peuvent différencier leur consommation

Explication

La consommation dépend de plusieurs facteurs, dont le revenu permanent, les anticipations, la richesse, la valeur du patrimoine et le taux d’intérêt. Se limiter au revenu courant ou à un seul facteur néglige cette pluralité.

4. Un ménage consomme 1 200 € sur un revenu de 2 000 €. Quelle est sa propension moyenne à consommer ?

ΔCΔR=0,6\frac{\Delta C}{\Delta R}=0{,}6
CR=0,6\frac{C}{R}=0{,}6
RC≈1,67\frac{R}{C}\approx1{,}67
ER=0,4\frac{E}{R}=0{,}4

$$\frac{C}{R}=0{,}6$$

Explication

La propension moyenne à consommer est le rapport entre consommation et revenu : 1 2002 000=0,6\frac{1\,200}{2\,000}=0{,}6. Inverser le rapport, employer l’épargne ou calculer une variation ne correspond pas à cette mesure.

5. Quand le revenu d’un ménage augmente de 500 € et que sa consommation augmente de 250 €, quelle est sa propension marginale à consommer ?

ΔRΔC=2\frac{\Delta R}{\Delta C}=2
ΔCΔR=0,5\frac{\Delta C}{\Delta R}=0{,}5
ΔEΔR=0,5\frac{\Delta E}{\Delta R}=0{,}5
CR=0,5\frac{C}{R}=0{,}5

$$\frac{\Delta C}{\Delta R}=0{,}5$$

Explication

La propension marginale à consommer rapporte la variation de consommation à celle du revenu : 250500=0,5\frac{250}{500}=0{,}5. Le rapport inversé, la part moyenne et la variation de l’épargne mesurent autre chose.

6. Dans un exemple où le revenu disponible augmente par paliers, quelle évolution conjointe des propensions moyennes est observée ?

La propension marginale à consommer baisse et celle à épargner augmente
La propension moyenne à consommer baisse et celle à épargner augmente
La propension moyenne à consommer augmente et celle à épargner baisse
Les deux propensions moyennes augmentent avec le revenu

La propension moyenne à consommer baisse et celle à épargner augmente

Explication

Dans l’exemple, quand le revenu augmente, la propension moyenne à consommer diminue tandis que la propension moyenne à épargner augmente. Cette tendance concerne les propensions moyennes, et non la définition des propensions marginales.

7. Un ménage compare deux placements identiques, mais le taux d’intérêt augmente. Selon l’approche libérale, quel effet est attendu sur son épargne ?

Elle reste déterminée par le surplus après satisfaction des besoins
Elle augmente, car la renonciation à consommer est mieux rémunérée
Elle dépend surtout du choix entre liquidités et titres financiers
Elle diminue, car la consommation immédiate devient moins coûteuse

Elle augmente, car la renonciation à consommer est mieux rémunérée

Explication

Pour les libéraux, un taux d’intérêt élevé rémunère davantage la renonciation à la consommation immédiate et accroît donc l’épargne. Le coût du crédit concerne l’emprunt, l’inversion du lien prédit une baisse de l’épargne et l’épargne résiduelle correspond à l’approche keynésienne.

8. Après avoir couvert ses besoins, un ménage voit son revenu augmenter sans modifier ses habitudes de consommation. Selon l’approche keynésienne, que devient le montant qu’il peut épargner ?

Il peut augmenter, car l’épargne est le surplus du revenu
Il augmente parce que le taux rémunère davantage la renonciation
Il diminue, car l’épargne précède la satisfaction des besoins
Il reste inchangé, car le revenu ne détermine pas l’épargne

Il peut augmenter, car l’épargne est le surplus du revenu

Explication

Dans l’approche keynésienne, les ménages satisfont d’abord leurs besoins et l’épargne constitue le résidu ; une hausse du revenu peut donc accroître le montant épargné. L’incitation par le taux relève de l’approche libérale, l’épargne ne précède pas les besoins et le revenu joue bien un rôle.

9. Une épargnante hésite entre laisser son argent disponible sur un compte rémunéré et acheter des actifs financiers. Dans l’approche keynésienne, quel rôle joue le taux d’intérêt dans ce choix ?

Il détermine le montant du surplus restant après les dépenses
Il représente le prix de la renonciation à la consommation immédiate
Il garantit le rendement des titres acquis par l’épargnante
Il représente le prix de la renonciation à la liquidité

Il représente le prix de la renonciation à la liquidité

Explication

Pour les keynésiens, le taux d’intérêt intervient dans l’arbitrage entre conserver une épargne liquide et acheter des actifs financiers : il est le prix de la renonciation à la liquidité. La renonciation à consommer correspond à l’interprétation libérale ; le surplus dépend du revenu et le taux ne garantit pas le rendement des titres.

10. Un ménage reçoit un revenu mensuel, en consomme une partie et conserve le reste. Comment définit-on l’épargne sur cette période ?

La part du revenu consacrée à l’achat de titres financiers
La part du revenu qui n’est pas consommée pendant la période
La valeur des biens détenus à la fin de la période
La totalité du revenu disponible pendant la période

La part du revenu qui n’est pas consommée pendant la période

Explication

L’épargne est la part du revenu qui n’est pas consommée au cours d’une période donnée. Le revenu total inclut la part consommée, le patrimoine est un stock et l’achat de titres n’est qu’une forme possible d’épargne.

11. Pour constituer une réserve de précaution mobilisable à court terme, un ménage place une somme sur un livret A rémunéré. De quelle forme d’épargne s’agit-il ?

De l’épargne financière
De l’épargne liquide
De l’épargne investie en immobilier
De l’épargne non financière

De l’épargne liquide

Explication

Un livret A est un dépôt rémunéré qui relève de l’épargne liquide, conçue notamment comme une épargne de précaution de courte durée. L’épargne financière consiste à acquérir des titres, tandis que l’immobilier et les objets de valeur relèvent de l’épargne non financière de longue durée.

12. Une épargnante achète des obligations émises par l’État et des actions d’entreprises. À quelle forme d’épargne ces achats appartiennent-ils ?

À l’épargne liquide
À l’épargne non financière
À l’épargne immobilière
À l’épargne financière

À l’épargne financière

Explication

L’achat d’actions ou d’obligations constitue une épargne financière et contribue au financement des entreprises ou de l’État. Un dépôt relève de l’épargne liquide ; l’acquisition d’un bien immobilier ou d’un objet de valeur relève de l’épargne non financière.

13. Une économie enregistre des investissements de 240 milliards d’euros, une consommation de 680 milliards, des exportations de 150 milliards et des importations de 190 milliards. Selon la représentation donnée, quel est son PIB ?

800 milliards d’euros
1 040 milliards d’euros
880 milliards d’euros
640 milliards d’euros

880 milliards d’euros

Explication

La formule est PIB=I+C+(X−M)PIB = I + C + (X - M) : 240+680+(150−190)=880240 + 680 + (150 - 190) = 880 milliards d’euros. Ajouter les importations ou omettre les investissements revient à modifier la formule, tandis que soustraire la consommation confond sa place dans l’identité.

14. Dans une économie, certains agents disposent de ressources supérieures à leurs dépenses tandis que d’autres souhaitent financer des dépenses dépassant leurs ressources. Quel est le rôle du financement de l’économie ?

Équilibrer spontanément les ressources et les dépenses des agents
Orienter l’épargne des ménages vers les achats de consommation
Créer de la monnaie pour couvrir toutes les dépenses des agents
Mettre en adéquation les agents en capacité et en besoin de financement

Mettre en adéquation les agents en capacité et en besoin de financement

Explication

Le financement de l’économie organise l’adéquation entre les agents disposant d’une capacité de financement et ceux qui ont un besoin de financement. La création de monnaie, l’épargne des ménages prise isolément et l’équilibre spontané ne décrivent pas cette fonction.

15. Une entreprise décide d’accroître ses investissements, et l’analyse retenue suit la logique keynésienne. Quelle chaîne d’effets est alors attendue ?

Hausse de l’épargne, puis baisse des intérêts et de la production
Hausse de la production, puis des revenus et de l’épargne
Baisse des revenus, puis hausse de l’épargne et de l’investissement
Hausse des intérêts, puis hausse de l’épargne et de la production

Hausse de la production, puis des revenus et de l’épargne

Explication

Dans la logique keynésienne, l’investissement entraîne une hausse de la production, puis des revenus et de l’épargne. Placer l’épargne ou la baisse des intérêts en amont relève d’une autre causalité, et une baisse des revenus contredit la chaîne décrite.

16. Dans un modèle libéral classique, une hausse de l’épargne préalable augmente les fonds disponibles. Quelle évolution peut alors faciliter l’investissement ?

Les intérêts montent, l’endettement est facilité et l’investissement augmente
Les intérêts baissent, l’endettement est freiné et l’investissement diminue
Les intérêts baissent, l’endettement est facilité et l’investissement augmente
Les intérêts montent, l’endettement est freiné et l’investissement diminue

Les intérêts baissent, l’endettement est facilité et l’investissement augmente

Explication

Dans la logique libérale classique, l’épargne préalable accroît les fonds disponibles, ce qui fait baisser leur prix sous forme d’intérêts, facilite l’endettement et stimule l’investissement. Une hausse des intérêts inverse l’effet attendu de l’abondance des fonds, tandis qu’un endettement freiné contredit la chaîne causale.

17. Un circuit fait passer les dépôts des ménages par des intermédiaires financiers, qui les transforment en crédits. Quelle forme de financement ce circuit illustre-t-il ?

Le shadow banking
Le décloisonnement bancaire
La finance désintermédiée
La finance intermédiée

La finance intermédiée

Explication

La finance intermédiée correspond au passage des dépôts des ménages par des intermédiaires financiers afin de fournir des crédits. Le shadow banking fait intervenir notamment des fonds de placement ou spéculatifs et des banques d’affaires, tandis que la désintermédiation permet des échanges de capitaux sans intervention des banques.

18. Une société de gestion reçoit l’épargne de ménages, la place dans différents actifs, puis verse aux épargnants les gains réalisés. Quel enchaînement décrit cette activité ?

Collecte de l’épargne, investissement, remboursement du capital
Collecte de l’épargne, redistribution, investissement des plus-values
Collecte de l’épargne, investissement, redistribution des plus-values
Investissement, collecte des plus-values, redistribution de l’épargne

Collecte de l’épargne, investissement, redistribution des plus-values

Explication

Un fonds d’investissement collecte l’épargne, l’investit, puis redistribue les plus-values obtenues. L’option centrée sur la collecte des plus-values intervertit les étapes, tandis que le remboursement du capital ne désigne pas la redistribution des gains.

19. Quel placement correspond à un fonds qui recueille l’épargne de particuliers préparant leur retraite par capitalisation et achète des parts de sociétés cotées ?

Un fonds de pension
Un OPCVM
Un fonds souverain
Un fonds d’investissement en sociétés non cotées

Un fonds de pension

Explication

Les fonds de pension collectent l’épargne destinée à la retraite par capitalisation et acquièrent des parts de sociétés cotées en Bourse. Un fonds souverain est contrôlé par un État, tandis que l’OPCVM désigne un type de gestionnaire institutionnel.

20. Dans l’analyse keynésienne de la décision d’investir, que désigne l’Emac ?

L’efficacité marginale anticipée du capital
Le montant des revenus nets attendus
Le taux d’intérêt appliqué au financement
La valeur résiduelle du capital investi

L’efficacité marginale anticipée du capital

Explication

L’Emac signifie « efficacité marginale anticipée du capital » et constitue une notion keynésienne intervenant dans la décision d’investissement. Le taux d’intérêt, les revenus attendus et la valeur résiduelle sont des notions distinctes.

21. Une entreprise évalue un projet dont l’Emac est de 9 %, alors que le taux d’intérêt applicable est de 7 %. Que conduit à faire le critère de l’Emac ?

Écarter l’investissement, car l’Emac dépasse le taux d’intérêt
Effectuer l’investissement, car le taux dépasse l’Emac
Écarter l’investissement, car les deux taux sont proches
Effectuer l’investissement, car l’Emac dépasse le taux d’intérêt

Effectuer l’investissement, car l’Emac dépasse le taux d’intérêt

Explication

Selon le critère de l’Emac, l’investissement est effectué lorsque l’Emac est supérieure au taux d’intérêt : ici, 9 % dépasse 7 %. L’écarter malgré cette supériorité inverse la règle, et l’option qui affirme que le taux dépasse l’Emac inverse les valeurs.

22. Un projet génère 12 000 € de revenus supplémentaires nets par an. Quel taux d’intérêt constitue le seuil indiqué pour que l’entreprise puisse dégager un bénéfice ?

12 %
10 %
12 000 %
15 %

12 %

Explication

Pour un investissement générant 12 000 € de revenus supplémentaires nets par an, le seuil indiqué pour dégager un bénéfice est un taux d’intérêt de 12 %. Un taux de 10 % est inférieur à ce seuil, tandis que 15 % le dépasse.

23. Entre 2023 et 2024, quelle part de la hausse du taux d’épargne est attribuée aux personnes âgées de 65 ans et plus ?

La moitié
Deux tiers
Un tiers
Un quart

Deux tiers

Explication

Les personnes de 65 ans et plus représentent deux tiers de la hausse du taux d’épargne sur cette période. Un tiers ou un quart sous-estiment cette contribution, tandis que la moitié ne correspond pas à la part indiquée.

24. Lorsque les revenus des personnes de 65 ans et plus ont progressé, quel a été leur principal effet économique observé ?

Une hausse de l’investissement productif
Une diminution de leur patrimoine personnel
Une augmentation de leur patrimoine personnel
Une relance de la consommation des ménages

Une augmentation de leur patrimoine personnel

Explication

La progression des revenus des 65 ans et plus a principalement alimenté leur patrimoine personnel plutôt que relancé l’économie. La consommation et l’investissement productif ne sont pas l’effet principal indiqué, et la diminution du patrimoine inverse le constat.

25. Une banque met en place des règles prudentielles afin de réduire le risque qu’elle fait courir à sa solidité financière. Quel est l’objectif général de ces règles ?

Éviter une prise de risques excessive pouvant conduire à sa faillite
Constituer des réserves auprès de la banque centrale nationale
Fixer les taux d’intérêt appliqués aux crédits des ménages
Accroître le volume de crédits accordés à tous les demandeurs

Éviter une prise de risques excessive pouvant conduire à sa faillite

Explication

La réglementation prudentielle vise à limiter les risques excessifs des banques pour éviter qu’elles ne fassent faillite. L’accroissement des prêts, les réserves obligatoires et la fixation des taux de crédit correspondent à d’autres enjeux ou mécanismes.

26. Une banque dispose de 120 millions d’euros de fonds propres et respecte un ratio de solvabilité de 8 %. Quel montant maximal d’engagements ce ratio lui permet-il de soutenir ?

15 millions d’euros
1 500 millions d’euros
1 200 millions d’euros
960 millions d’euros

1 500 millions d’euros

Explication

Le ratio est le rapport entre les fonds propres et les engagements : les engagements maximaux valent donc 120÷0,08=1 500120 \div 0{,}08 = 1\,500 millions d’euros. 960 millions applique le taux aux fonds propres, 15 millions inverse le rapport, et 1 200 millions correspond à un ratio de 10 %.

27. Une banque de la zone euro détient des dépôts de clientèle et des titres de créance d’une durée inférieure à deux ans, qui font partie de ses engagements concernés. Quelle obligation s’applique à ces engagements ?

Conserver en liquidités 1 % de l’ensemble de ses actifs
Détenir auprès de sa banque centrale nationale des réserves égales à 1 % de ces engagements
Emprunter chaque semaine à la BCE 1 % de ces engagements
Détenir auprès de sa banque centrale nationale des réserves égales à 8 % de ces engagements

Détenir auprès de sa banque centrale nationale des réserves égales à 1 % de ces engagements

Explication

Les banques de la zone euro doivent déposer auprès de leur banque centrale nationale des réserves obligatoires correspondant à 1 % de certains engagements, notamment les dépôts de clientèle et les titres de créance d’une durée allant jusqu’à deux ans. Le taux de 8 % concerne le ratio de solvabilité, les actifs ne constituent pas la base spécifiée, et l’emprunt hebdomadaire relève du refinancement.

28. Une banque commerciale emprunte chaque semaine à la BCE au taux de refinancement principal, fixé à 2,65 %. Quel coût annuel correspond à un emprunt de 10 millions d’euros maintenu pendant un an à ce taux ?

265 000 euros
200 000 euros
800 000 euros
100 000 euros

265 000 euros

Explication

Le taux de refinancement principal est le taux auquel les banques empruntent chaque semaine à la BCE. Pour 10 millions d’euros, le coût annuel est 10 000 000×0,0265=265 00010\,000\,000 \times 0{,}0265 = 265\,000 euros; 100 000, 800 000 et 200 000 euros résultent de l’application de taux erronés de 1 %, 8 % et 2 %.

29. En période de sous-emploi, un gouvernement augmente la masse monétaire. Quelle interprétation distingue correctement les approches keynésienne et monétariste ?

Les keynésiens prévoient une inflation à moyen terme, tandis que les monétaristes anticipent une hausse durable de la production et une baisse du chômage.
Les keynésiens prévoient une hausse des prix d’actifs, tandis que les monétaristes anticipent une inflation maîtrisée.
Les deux approches prévoient une hausse durable de la production et une baisse du chômage lorsque la masse monétaire augmente.
Les keynésiens prévoient une hausse de la production et une baisse du chômage, tandis que les monétaristes anticipent une stimulation à court terme puis de l’inflation à moyen terme.

Les keynésiens prévoient une hausse de la production et une baisse du chômage, tandis que les monétaristes anticipent une stimulation à court terme puis de l’inflation à moyen terme.

Explication

Les keynésiens mettent l’accent sur l’effet de la hausse monétaire sur la production et l’emploi, particulièrement en période de sous-emploi ; les monétaristes admettent un effet à court terme, mais anticipent de l’inflation à moyen terme. L’inversion des approches confond leurs mécanismes, la hausse durable de la production efface la divergence, et les prix d’actifs ainsi que l’inflation maîtrisée renvoient au débat sur 2008.

30. Dans l’analyse monétariste de la crise de 2008, quels effets sont associés à la forte hausse de la masse monétaire ?

Une inflation maîtrisée après la hausse monétaire, sans hausse notable des prix immobiliers ou boursiers.
La hausse des prix de certains actifs, notamment immobiliers et boursiers, puis le retour de l’inflation à partir de 2021.
Une hausse immédiate des prix à la consommation en 2008, sans évolution particulière des actifs immobiliers ou boursiers.
Une baisse des prix immobiliers et boursiers, suivie d’un retour de l’inflation avant 2008.

La hausse des prix de certains actifs, notamment immobiliers et boursiers, puis le retour de l’inflation à partir de 2021.

Explication

L’analyse monétariste associe la hausse monétaire à la hausse de certains prix d’actifs, surtout immobiliers et boursiers, puis au retour de l’inflation à partir de 2021. L’inflation maîtrisée correspond à l’analyse keynésienne ; les prix à la consommation immédiats et la baisse des actifs ne sont pas les effets indiqués.

31. Une société privée émet un jeton dont la parité avec le dollar est garantie et dont la liquidité est annoncée comme garantie. De quel instrument s’agit-il ?

Un stablecoin émis par une entité privée.
Un dépôt bancaire libellé en dollars.
Un euro numérique détenu auprès de la banque centrale.
Un euro scriptural porté par une banque commerciale.

Un stablecoin émis par une entité privée.

Explication

Un stablecoin est une monnaie émise par une entité privée, conçue ici pour maintenir la parité avec le dollar et garantir sa liquidité. L’euro numérique relève de la banque centrale, l’euro scriptural des banques commerciales, et un dépôt bancaire n’est pas la catégorie décrite.

32. Pour établir le bilan d’un émetteur de stablecoins, où classe-t-on ses dépôts et ses obligations d’État américaines ?

Au passif, avec le capital de l’émetteur.
À l’actif, avec les stablecoins émis.
Au passif, avec les stablecoins émis.
À l’actif, parmi les actifs de réserves.

À l’actif, parmi les actifs de réserves.

Explication

Les dépôts et les obligations d’État américaines constituent les actifs de réserve de l’émetteur, donc figurent à l’actif ; le capital et les stablecoins émis sont au passif. Le classement du capital à l’actif confond financement et réserves, et celui des stablecoins au passif est correct mais ne répond pas à la question sur les réserves.

33. Un détenteur demande à convertir ses stablecoins en dollars. Quelle condition fondamentale soutient la parité annoncée ?

La décision de la banque centrale de convertir chaque jeton en monnaie publique.
La demande des investisseurs sur le marché secondaire, sans conversion par l’émetteur.
La garantie d’un remboursement par une assurance publique indépendante de l’émetteur.
La confiance dans la capacité de l’émetteur à remettre un véritable dollar à tout moment.

La confiance dans la capacité de l’émetteur à remettre un véritable dollar à tout moment.

Explication

La parité repose sur la confiance que l’émetteur peut échanger le stablecoin contre un véritable dollar à tout moment. Une assurance publique, la seule demande secondaire ou une conversion par la banque centrale ne constituent pas le fondement indiqué.

34. Une personne compare deux moyens de paiement : le premier est inscrit sur un compte auprès de la banque centrale, le second correspond à un solde tenu par une banque commerciale. Quelle distinction s’applique ?

Le premier et le second sont deux formes de monnaie privée émises par des banques commerciales.
Le premier est de l’euro fiduciaire, le second de la monnaie publique de banque centrale.
Le premier est de la monnaie privée bancaire, le second de la monnaie publique de banque centrale.
Le premier est de la monnaie publique de banque centrale, le second de la monnaie privée bancaire.

Le premier est de la monnaie publique de banque centrale, le second de la monnaie privée bancaire.

Explication

L’euro numérique est une monnaie publique de banque centrale détenue sur un compte auprès de celle-ci, tandis que l’euro scriptural est une monnaie privée portée par les banques commerciales. L’inversion confond les émetteurs, l’euro fiduciaire désigne la monnaie physique et les deux soldes n’ont pas le même statut.

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Qu’est-ce que la consommation en économie ?

L’acquisition de biens et services détruits au premier usage.

Entre quels usages les ménages arbitrent-ils leur revenu disponible ?

Entre consommation et épargne.

Quels facteurs déterminent la consommation des ménages ?

Le revenu disponible et permanent, le revenu relatif, les anticipations, la richesse, la valeur du patrimoine et le taux d’intérêt.

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