★ À maîtriser
📌 La population totale se partage entre les actifs, qui ont un emploi ou en recherchent un, et les inactifs, qui n’ont pas d’emploi et n’en recherchent pas.
Compléments
📌 Les salariés travaillent pour un employeur contre rémunération, tandis que les indépendants tirent leur rémunération de la vente de leur propre production.
Le sous-emploi comprend les personnes travaillant à temps partiel qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou non un emploi.
Les personnes situées entre inactivité et chômage comprennent :
Les travailleurs clandestins se situent entre emploi, chômage et inactivité, car ils travaillent contre un revenu non déclaré et accepteraient probablement un emploi rémunéré et déclaré.
★ À maîtriser
Le salariat en CDI est le statut d’emploi majoritaire et représente 73 % des personnes en emploi en 2020.
Depuis les années 1970, le chômage de masse et des politiques facilitant les licenciements et le travail temporaire ont fragilisé l’emploi salarié stable afin de permettre aux entreprises d’adapter le volume d’emploi à la demande.
La part des CDD dans l’emploi total est passée de 4,5 % en 1982 à 9,8 % en 2023, et 83,6 % des nouvelles embauches étaient des CDD en 2023.
La qualité de l’emploi se mesure selon six critères :
Compléments
Le statut salarié donne accès au droit du travail et à une protection sociale, règles collectives qui constituent la contrepartie de la subordination du travailleur à l’employeur.
Les formes particulières d’emploi comprennent :
Les formes particulières d’emploi concernent particulièrement les jeunes et sont devenues un passage obligé dans la vie active, tandis que le sous-emploi touche principalement les femmes.
L’emploi non salarié, bien que minoritaire, augmente récemment avec l’essor de l’auto-entrepreneuriat, encouragé par des dispositifs visant à lutter contre le chômage.
Le CDI à temps plein remplit au mieux les deux premiers critères de qualité de l’emploi : le niveau de salaire et la sécurité économique.
Les formes particulières d’emploi ou emplois atypiques remplissent rarement les six critères de qualité de l’emploi.
Le CDI à temps plein offre davantage de stabilité ; les formes atypiques sont plus rarement de qualité.
★ À maîtriser
Le taylorisme repose sur la division verticale du travail : les ingénieurs conçoivent la méthode optimale, le « one best way », que les ouvriers exécutent, transférant la réflexion sur les tâches des ouvriers aux ingénieurs.
Le taylorisme repose sur la division horizontale du travail : la production est décomposée en tâches très simplifiées et chaque ouvrier se spécialise par la répétition du geste, ce qui le rend facilement remplaçable.
Le fordisme complète le taylorisme par : le travail à la chaîne, où les pièces défilent devant les ouvriers à la cadence fixée par le bureau des méthodes, les hausses salariales pour fidéliser les salariés et éviter le turn-over, la standardisation des pièces pour produire en série des quantités importantes de produits similaires
Compléments
Le taylorisme prévoit le chronométrage et le contrôle des tâches pour éviter la « flânerie systématique », ainsi qu’un salaire à la tâche destiné à inciter les ouvriers au rendement plutôt qu’un salaire horaire.
Henry Ford introduit le salaire « $5 a day » dans le but de fidéliser les salariés et d’éviter le turn-over.
Le taylorisme et le fordisme ont soutenu une forte productivité jusqu’aux années 1970, période associée à la production et à la consommation de masse des Trente Glorieuses.
Les limites des organisations tayloriennes sont : la souffrance physique et psychologique des ouvriers et leur déqualification, le manque de variété et la faible qualité des produits, la faible réactivité aux variations de la demande liée à la production en grandes quantités
Le toyotisme, ou lean production, a été créé en 1962 dans les usines Toyota au Japon par l’ingénieur Taïchi Ohno et le fondateur de la marque Sakichi Toyoda.
Le toyotisme vise à produire rapidement après l’arrivée d’une commande pour s’adapter aux goûts des consommateurs et accorde une attention particulière à la qualité du produit.
Le toyotisme vise à réduire les coûts en éliminant les gaspillages, à produire des produits diversifiés et de qualité et à valoriser la main-d’œuvre.
Taylor sépare conception et exécution ; les organisations apprenantes impliquent les salariés dans les décisions.
★ À maîtriser
Les nouvelles formes d’organisation du travail peuvent accroître l’autonomie et la polyvalence des salariés, valoriser leur expertise, renforcer l’adhésion aux objectifs de l’entreprise, rapprocher les intérêts des membres par l’intéressement aux performances et réduire la pénibilité et les risques physiques.
La charge mentale des salariés peut augmenter avec l’incertitude des solutions à apporter, l’intériorisation des objectifs de l’entreprise et l’injonction au dépassement de soi, entraînant une hausse du temps de travail.
Compléments
L’autocontrôle dans les nouvelles formes d’organisation du travail peut rendre les salariés seuls responsables de leurs éventuels échecs.
Les exigences d’adaptabilité, de flexibilité, de réactivité et de polyvalence peuvent intensifier le travail dans les nouvelles formes d’organisation du travail.
La rémunération à la performance peut favoriser la surveillance mutuelle plutôt que la cohésion du groupe et entraîner des risques psychosociaux.
Les organisations tayloriennes se maintiennent notamment dans :
La division verticale du travail reste en grande partie maintenue dans les organisations post-tayloriennes.
Les organisations post-tayloriennes recourent à l’externalisation et à la sous-traitance, où la hiérarchisation est forte.
L’autonomie peut valoriser le salarié, tandis que l’intensification accroît la charge mentale.
★ À maîtriser
📌 Le numérique brouille la frontière entre vie privée et activité professionnelle : les outils numériques introduisent des activités personnelles dans le temps de travail, tandis que le télétravail fait entrer le travail dans la sphère privée.
Compléments
En 2016, l’État a reconnu le droit à la déconnexion pour encadrer le temps de travail.
Le numérique améliore notamment les conditions de travail des CPIS en augmentant leurs responsabilités, en leur faisant gagner du temps et en prenant en charge des tâches rébarbatives grâce aux algorithmes.
Le personnel entre dans le temps de travail, tandis que le travail entre dans la vie privée.
★ À maîtriser
Le numérique supprime des tâches routinières dans l’industrie et réduit des emplois intermédiaires, tandis que la main-d’œuvre concernée se reporte vers des métiers manuels non routiniers, souvent moins rémunérés et plus précaires.
Les auto-entrepreneurs des plateformes ne sont pas salariés de l’entreprise et ne bénéficient donc ni de sa protection sociale ni de la protection du droit du travail.
Compléments
Le numérique crée aussi des emplois très qualifiés, notamment dans l’informatique et le droit.
Les travailleurs des plateformes doivent rester joignables et sont évalués par les consommateurs, ce qui peut accompagner leur autonomie et leur responsabilisation de stress.
Les entreprises utilisent le numérique pour contrôler les travailleurs peu qualifiés, par exemple en suivant les livreurs par GPS, en télésurveillant les vendeurs et en imposant une cadence aux ouvriers.
La justice commence à requalifier certains auto-entrepreneurs en salariés lorsqu’ils sont reconnus comme subordonnés à l’entreprise.
Des emplois très qualifiés émergent, tandis que les emplois intermédiaires reculent.
★ À maîtriser
Le travail peut créer des liens :
Pour E. Durkheim, la division sociale du travail fonde la cohésion des sociétés modernes parce que chaque individu exerce un travail nécessaire aux autres, ce qui crée une solidarité organique fondée sur l’interdépendance.
Le revenu du travail permet d’accéder à la consommation de masse, protège contre le risque de pauvreté et aide à se projeter dans l’avenir tout en ouvrant l’accès à la protection sociale.
Compléments
Le travail procure une utilité sociale en donnant un rôle dans la société et en permettant la reconnaissance des compétences.
Pour Serge Paugam, le travail développe des liens sociaux, favorise l’épanouissement personnel et demeure une composante forte de l’identité sociale en permettant de respecter la norme d’emploi.
Pour Robert Castel, le lien social issu de l’emploi est devenu prépondérant avec l’émergence de la société salariale, dans laquelle 90 % des actifs sont salariés.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
Individualisation, dispersion et numérique → moins de contacts et de solidarité.
★ À maîtriser
Compléments
En France, le chômage de masse est présent depuis les années 1970 et provoque un sentiment d’inutilité chez certains chômeurs.
Le chômage peut faire naître chez les chômeurs le sentiment d’être surnuméraires lorsque l’économie se passe d’eux de manière continue.
Pour Serge Paugam, les jugements dévalorisants portés sur les chômeurs renforcent leur isolement et alimentent la disqualification sociale.
Chômage → liens sociaux fragilisés → isolement et perte de reconnaissance.
Teste tes connaissances sur Emploi et organisation du travail avec 28 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Camille occupe un emploi, tandis que Samir n’en a pas et n’en cherche pas. Comment classer ces deux personnes dans la population totale ?
2. Quel concept Jacques Freyssinet emploie-t-il pour désigner les situations ambivalentes entre emploi, chômage et inactivité qui compliquent leur mesure ?
Mémorisez les concepts clés de Emploi et organisation du travail avec 75 flashcards interactives.
Quelles personnes sont considérées comme actives ?
Celles qui ont un emploi ou en recherchent un.
Qui emploie la notion de halo du chômage ?
Jacques Freyssinet.
Que désigne le halo du chômage ?
Les situations poreuses entre emploi, chômage et inactivité.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches