QCM : Équilibre keynésien et consommation (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une économie, la valeur des biens et services demandés est égale à leur offre, mais les volumes demandés et offerts diffèrent. L’équilibre sur le marché des biens et services est-il atteint ?

Non, car l’égalité doit être vérifiée en valeur et en volume
Oui, car l’égalité en valeur suffit à établir l’équilibre
Oui, si la demande est égale à l’offre en valeur
Non, car l’offre doit dépasser la demande en volume

Non, car l’égalité doit être vérifiée en valeur et en volume

Explication

L’équilibre requiert que la demande soit égale à l’offre aussi bien en valeur qu’en volume. L’égalité en valeur seule ne suffit pas, et une offre supérieure à la demande ne correspond pas à l’équilibre.

2. Une hausse de la demande globale survient alors que les capacités de production ne sont pas saturées. Que prévoit l’approche présentée pour la production d’équilibre ?

Elle augmente en s’adaptant à la demande globale
Elle reste déterminée par les capacités de production
Elle varie en fonction des coûts de production
Elle s’ajuste principalement à la demande étrangère

Elle augmente en s’adaptant à la demande globale

Explication

Dans cette approche, la production d’équilibre s’adapte à la demande globale et les contraintes de capacité sont ignorées. La réponse fondée sur les capacités réintroduit une contrainte écartée, tandis que les coûts et la demande étrangère ne sont pas le mécanisme indiqué.

3. Dans une économie fermée, les ménages consomment 620 unités, l’investissement privé vaut 180 et les dépenses publiques 200. Quel PIB correspond à l’équilibre ?

640 unités
1000 unités
1020 unités
800 unités

1000 unités

Explication

Dans une économie fermée, Y=C+I+GY = C + I + G, donc Y=620+180+200=1000Y = 620 + 180 + 200 = 1000 unités. Le résultat de 800 omet les dépenses publiques, celui de 640 soustrait l’investissement, et 1020 ajoute des exportations nettes non pertinentes ici.

4. Dans une économie ouverte, la consommation vaut 700, l’investissement 150, les dépenses publiques 200, les exportations 90 et les importations 120. Quel PIB correspond à l’équilibre ?

1080 unités
1050 unités
1020 unités
1260 unités

1020 unités

Explication

Les exportations nettes valent NX=X−IM=90−120=−30NX = X - IM = 90 - 120 = -30, d’où Y=700+150+200−30=1020Y = 700 + 150 + 200 - 30 = 1020 unités. Inverser le calcul donne 1080, ajouter les importations donne 1260, et omettre les échanges nets donne 1050.

5. Laquelle de ces dépenses relève de la consommation finale des ménages ?

L’achat d’un équipement professionnel pour une entreprise
L’achat d’une machine destinée à produire des biens
L’achat d’un repas pour satisfaire un besoin personnel
La construction d’une école financée par l’État

L’achat d’un repas pour satisfaire un besoin personnel

Explication

La consommation finale des ménages regroupe les dépenses en biens et services destinées à satisfaire des besoins personnels et non productifs. Une machine ou un équipement professionnel sert à la production, tandis qu’une école relève des dépenses publiques.

6. Une analyste étudie les choix de consommation d’un ménage en fonction de son revenu et des prix de chaque bien, tandis qu’un autre relie la consommation totale des ménages au revenu agrégé. Quelle distinction caractérise ces approches ?

La première relève de la macroéconomie keynésienne, la seconde de la microéconomie
Les deux relèvent de l’approche keynésienne, mais à des échelles différentes
La première relève de la microéconomie, la seconde de la macroéconomie keynésienne
Les deux relèvent de la microéconomie, mais utilisent des prix différents

La première relève de la microéconomie, la seconde de la macroéconomie keynésienne

Explication

La microéconomie étudie les choix individuels selon le revenu et les prix, alors que l’approche keynésienne macroéconomique porte sur la consommation agrégée, principalement déterminée par le revenu. Attribuer l’analyse agrégée à la microéconomie inverse les niveaux, et le taux d’intérêt n’est pas le déterminant principal dans les deux cadres.

7. Un ménage arbitre entre consommer maintenant et épargner pour consommer plus tard. Quelle interprétation distingue le raisonnement néoclassique du raisonnement keynésien ?

Le revenu guide l’arbitrage néoclassique, tandis que le taux d’intérêt détermine d’abord la consommation keynésienne
L’épargne détermine d’abord la consommation dans les deux raisonnements, puis le revenu s’ajuste
Le taux d’intérêt guide les deux raisonnements, mais le revenu détermine l’épargne néoclassique
Le taux d’intérêt guide l’arbitrage néoclassique, tandis que le revenu détermine d’abord la consommation keynésienne

Le taux d’intérêt guide l’arbitrage néoclassique, tandis que le revenu détermine d’abord la consommation keynésienne

Explication

Dans le raisonnement néoclassique, le taux d’intérêt guide le partage entre consommation présente et épargne ; dans le raisonnement keynésien, le revenu détermine d’abord la consommation et l’épargne est le résidu. La réponse qui attribue ce rôle directeur au taux d’intérêt en keynésianisme inverse la distinction, tandis que l’option centrée sur l’épargne résiduelle la traite à tort comme le facteur initial.

8. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, que se passe-t-il lorsque le revenu disponible augmente ?

La consommation augmente, mais moins que le revenu.
La consommation diminue malgré la hausse du revenu.
La consommation reste inchangée malgré la hausse du revenu.
La consommation augmente autant que le revenu.

La consommation augmente, mais moins que le revenu.

Explication

La loi de Keynes indique que la consommation croît avec le revenu disponible, mais que son augmentation est plus faible. L’inversion du lien prédit une baisse, l’égalité des hausses confond les variations et l’absence de changement nie la relation positive.

9. Un ménage est représenté par la fonction affine C=0,7Y+120C = 0{,}7Y + 120. Quelle est sa consommation lorsque son revenu disponible est nul ?

120 unités monétaires.
84 unités monétaires.
0 unité monétaire.
0,7 unité monétaire.

120 unités monétaires.

Explication

Lorsque Y=0Y=0, le terme proportionnel disparaît et C=C0=120C=C_0=120. La valeur 0,7 correspond au coefficient marginal, 84 résulte d’un calcul avec un revenu supposé égal à 120, et zéro néglige la consommation autonome.

10. La consommation passe de 600 à 680 lorsque le revenu passe de 800 à 900. Quelles sont respectivement la propension moyenne et la propension marginale à consommer sur cette période ?

0,85 et 0,2.
0,85 et 0,8.
0,8 et 0,2.
0,8 et 0,85.

0,85 et 0,8.

Explication

La propension moyenne vaut C/Y=680/800=0,85C/Y=680/800=0{,}85, tandis que la propension marginale vaut ΔC/ΔY=(680−600)/(900−800)=80/100=0,8\Delta C/\Delta Y=(680-600)/(900-800)=80/100=0{,}8. L’inversion échange les deux définitions, et 0,2 correspond à la part de la hausse du revenu non consacrée à la consommation.

11. Une économie suit la fonction C=0,6Y+100C = 0{,}6Y + 100. Quand le revenu augmente, quelle évolution des propensions à consommer faut-il prévoir ?

La PMC diminue et la PmC reste constante à 0,6.
La PMC reste constante à 0,6 et la PmC diminue.
La PMC diminue et la PmC augmente avec le revenu.
La PMC augmente et la PmC reste constante à 0,6.

La PMC diminue et la PmC reste constante à 0,6.

Explication

Dans une fonction affine, PMC=c+C0/YPMC=c+C_0/Y diminue quand le revenu augmente, alors que PmC=c=0,6PmC=c=0{,}6 reste constante. La constance de la PMC confond les deux mesures, tandis que les réponses qui font varier la PmC lui attribuent l’évolution de la PMC ou un mouvement inverse.

12. Une personne reçoit 2 400 euros et en consomme 1 950. Quel montant constitue son épargne selon la définition keynésienne ?

450 euros.
4 350 euros.
−450 euros.
1 950 euros.

450 euros.

Explication

L’épargne est le revenu non consommé : S=Y−C=2 400−1 950=450S=Y-C=2\,400-1\,950=450 euros. 1 950 euros est la consommation, 4 350 euros provient d’une addition, et −450 euros inverse l’ordre de la soustraction.

13. Dans une économie, la propension moyenne à consommer est de 0,78. Quelle est la propension moyenne à épargner ?

−0,78.
0,22.
0,78.
1,78.

0,22.

Explication

Comme le revenu se partage entre consommation et épargne, PMC+PMS=1PMC+PMS=1, donc PMS=1−0,78=0,22PMS=1-0{,}78=0{,}22. Reprendre 0,78 confond les deux parts, −0,78 omet le total égal à un et 1,78 additionne au lieu de compléter.

14. Une hausse de revenu de 500 euros entraîne une hausse de consommation de 350 euros. De combien l’épargne augmente-t-elle, et quelle est la somme des propensions marginales à consommer et à épargner ?

500 euros, et la somme des propensions vaut 1.
150 euros, et la somme des propensions vaut 0,7.
350 euros, et la somme des propensions vaut 1.
150 euros, et la somme des propensions vaut 1.

150 euros, et la somme des propensions vaut 1.

Explication

La hausse de revenu se répartit entre consommation et épargne : ΔS=500−350=150\Delta S=500-350=150 euros, et PmC+PmS=1PmC+PmS=1. 350 euros reprend la variation de consommation, 500 euros affecte toute la hausse à l’épargne, et 0,7 correspond à la seule propension marginale à consommer.

15. Pour une fonction de consommation C=0,75Y+80C=0{,}75Y+80, quelle expression donne l’épargne en fonction du revenu ?

S=0,25Y−80S=0{,}25Y-80.
S=0,25Y+80S=0{,}25Y+80.
S=0,75Y+80S=0{,}75Y+80.
S=0,75Y−80S=0{,}75Y-80.

$$S=0{,}25Y-80$$.

Explication

Puisque S=Y−CS=Y-C, on obtient S=Y−(0,75Y+80)=0,25Y−80S=Y-(0{,}75Y+80)=0{,}25Y-80, avec s=1−c=0,25s=1-c=0{,}25. Le coefficient 0,75 est celui de la consommation, le signe positif devant 80 inverse l’effet de la consommation autonome, et garder 0,75 avec un signe positif cumule ces erreurs.

16. Qui est présenté comme le premier à avoir proposé une représentation graphique des écrits de Keynes et du revenu d’équilibre, appelée diagramme à 45 degrés ?

John Maynard Keynes
Paul Samuelson, en 1948
John Hicks
Léon Walras

Paul Samuelson, en 1948

Explication

Samuelson est présenté comme le premier à proposer cette représentation graphique en 1948. Keynes est l’auteur des écrits représentés, tandis que Hicks et Walras sont ici des attributions erronées.

17. Dans un diagramme à 45 degrés, que mesure l’axe horizontal ?

La consommation, déterminée par le revenu courant
Le revenu national, égal à la production et à l’offre globale
La demande globale, égale à la somme de C et I
L’investissement autonome, indépendant du revenu

Le revenu national, égal à la production et à l’offre globale

Explication

L’abscisse représente le revenu national, qui correspond à la production des entreprises et donc à l’offre globale. La demande globale et ses composantes figurent sur l’axe vertical, tandis que l’investissement autonome n’est pas la grandeur portée en abscisse.

18. Dans le diagramme à 45 degrés, quelles grandeurs figurent sur l’axe vertical pour représenter la demande globale ?

La production et le revenu national
La consommation et l’épargne
La consommation et l’investissement
Le revenu national et l’investissement

La consommation et l’investissement

Explication

L’axe vertical porte la consommation et l’investissement, dont la somme constitue la demande globale. La production et le revenu national caractérisent l’offre globale représentée sur l’axe horizontal.

19. Dans une économie où la consommation suit C=cY+C0C=cY+C_0 et où l’investissement autonome vaut I0I_0, quelle expression de la demande globale faut-il tracer ?

D=cY+C0+I0D=cY+C_0+I_0
D=cY+I0D=cY+I_0
D=Y+C0+I0D=Y+C_0+I_0
D=cY+C0+I0YD=cY+C_0+I_0Y

$$D=cY+C_0+I_0$$

Explication

La demande globale est la somme de la consommation et de l’investissement : en substituant leurs expressions, on obtient D=cY+C0+I0D=cY+C_0+I_0. Omettre C0C_0 néglige la consommation autonome, ajouter YY confond revenu et consommation, et multiplier I0I_0 par YY rend à tort l’investissement dépendant du revenu.

20. Dans une économie, la production vaut 720 unités, la consommation 510 et l’investissement 210. Quelle condition d’équilibre du marché des biens est vérifiée ?

Y=CY=C
Y=S+C+IY=S+C+I
I=YI=Y
Y=D=C+IY=D=C+I

$$Y=D=C+I$$

Explication

L’équilibre du marché des biens exige que la production égale la demande globale, composée de la consommation et de l’investissement : ici, 720=510+210720=510+210. Égaler production et consommation néglige l’investissement; l’épargne n’est pas une composante de la demande à ajouter ainsi.

21. Sur un diagramme à 45 degrés, le point E est situé à l’intersection de l’offre et de la demande globales. Que représente son abscisse ?

L’investissement autonome I0I_0
Le revenu associé à l’équilibre épargne-investissement en E’
Le revenu d’équilibre Y∗Y^*
La demande globale au point E

Le revenu d’équilibre $$Y^*$$

Explication

Au point E, l’offre et la demande globales sont égales, et son abscisse donne le revenu d’équilibre Y∗Y^*. La demande globale est la grandeur mesurée verticalement; l’équilibre épargne-investissement est représenté par E’, et I0I_0 désigne l’investissement autonome.

22. Sur un graphique, le point E’ représente l’équilibre entre l’épargne et l’investissement. Quelle relation et quel revenu cet équilibre indique-t-il ?

Y=DY=D et le même revenu d’équilibre Y∗Y^* qu’en E
S=IS=I et le même revenu d’équilibre Y∗Y^* qu’en E
I=SI=S et un revenu d’équilibre différent de celui de E
Y=CY=C et le même revenu d’équilibre Y∗Y^* qu’en E

$$S=I$$ et le même revenu d’équilibre $$Y^*$$ qu’en E

Explication

En E’, l’équilibre épargne-investissement vérifie S=IS=I et correspond au même revenu d’équilibre Y∗Y^* qu’en E. La relation Y=DY=D caractérise plutôt l’équilibre offre-demande représenté par E; supposer un revenu différent confond deux représentations du même équilibre.

23. Une économie est à l’équilibre sur le marché des biens, mais sa demande ne suffit pas à embaucher toute la population active disponible. Quel diagnostic s’applique ?

Un excès de demande provoque nécessairement une pénurie de travailleurs
Un chômage keynésien peut persister malgré l’équilibre des biens
L’égalité entre épargne et investissement supprime le chômage
Le plein-emploi est assuré par l’équilibre du marché des biens

Un chômage keynésien peut persister malgré l’équilibre des biens

Explication

L’équilibre sur le marché des biens ne garantit pas le plein-emploi : une demande insuffisante pour embaucher toute la population active entraîne un chômage keynésien. L’égalité entre offre et demande de biens ne suffit donc pas à assurer l’emploi, contrairement à ce que supposent les autres diagnostics.

24. Dans une économie où la consommation suit C=cY+C0C=cY+C_0 et où l’investissement autonome vaut I0I_0, avec c=0,75c=0{,}75, C0=20C_0=20 et I0=30I_0=30, quel est le revenu d’équilibre ?

2000
200
50
40

200

Explication

Le revenu d’équilibre est Y∗=C0+I01−cY^*=\frac{C_0+I_0}{1-c}, donc Y∗=20+301−0,75=200Y^*=\frac{20+30}{1-0{,}75}=200. La soustraction des dépenses autonomes donne 40, tandis que le dénominateur c mène à 66,7, et non à la valeur d’équilibre.

25. Une économie vérifie S=(1−c)Y−C0S=(1-c)Y-C_0 et I=I0I=I_0, avec c=0,6c=0{,}6, C0=12C_0=12 et I0=28I_0=28. En imposant l’équilibre S=IS=I, quel revenu obtient-on ?

25
40
100
70

100

Explication

En posant S=IS=I, on obtient (1−c)Y−C0=I0(1-c)Y-C_0=I_0, puis Y=C0+I01−c=12+280,4=100Y=\frac{C_0+I_0}{1-c}=\frac{12+28}{0{,}4}=100. Omettre C0C_0 donne 70, tandis que soustraire les termes autonomes ou utiliser c ne respecte pas l’équation d’équilibre.

26. Quel effet le multiplicateur d’investissement cherche-t-il à mesurer ?

L’effet du revenu disponible sur l’investissement induit
L’effet d’une variation des prix sur l’investissement autonome
L’effet d’une variation de l’investissement autonome sur le revenu d’équilibre
L’effet de l’épargne sur le niveau général des prix

L’effet d’une variation de l’investissement autonome sur le revenu d’équilibre

Explication

Le multiplicateur d’investissement mesure comment une variation de l’investissement autonome affecte le revenu d’équilibre. L’effet sur les prix, l’investissement induit ou le revenu disponible relève d’autres relations économiques.

27. Après une impulsion donnée de l’investissement autonome, quelle relation caractérise la variation du revenu d’équilibre dans le mécanisme multiplicateur ?

Elle est plus que proportionnelle à l’impulsion initiale
Elle est moins que proportionnelle à l’impulsion initiale
Elle est exactement proportionnelle à l’impulsion initiale
Elle est de sens opposé à l’impulsion initiale

Elle est plus que proportionnelle à l’impulsion initiale

Explication

Dans le mécanisme multiplicateur, l’impulsion initiale de l’investissement autonome entraîne une variation plus que proportionnelle du revenu d’équilibre. Une réponse égale ou inférieure à l’impulsion néglige les effets successifs sur la production et le revenu.

28. Une hausse autonome de l’investissement est suivie, dans une économie, de dépenses de consommation supplémentaires qui suscitent de nouvelles productions. Quel enchaînement décrit le mécanisme multiplicateur ?

L’investissement accroît d’abord le revenu, puis la consommation stimule des hausses de production et de revenu, croissantes
L’investissement accroît d’abord l’épargne, puis celle-ci stimule de nouvelles hausses de production et de revenu, décroissantes
La consommation augmente d’abord, puis réduit le revenu et déclenche des hausses de production, décroissantes
L’investissement accroît d’abord le revenu, puis la consommation stimule de nouvelles hausses de production et de revenu, décroissantes

L’investissement accroît d’abord le revenu, puis la consommation stimule de nouvelles hausses de production et de revenu, décroissantes

Explication

La hausse de l’investissement augmente d’abord le revenu; la consommation qui en résulte alimente ensuite de nouvelles hausses de production et de revenu, chaque vague étant plus faible. Une hausse préalable de la consommation inverse l’ordre causal, tandis que des vagues croissantes contredisent leur décroissance.

29. Une économie a une propension marginale à consommer de c=0,8c=0{,}8 et connaît une hausse de l’investissement autonome de ΔI0=5\Delta I_0=5. Quelle hausse du revenu prévoit le multiplicateur keynésien élémentaire ?

4
1
25
5

25

Explication

Le multiplicateur vaut k=11−c=10,2=5k=\frac{1}{1-c}=\frac{1}{0{,}2}=5, donc ΔY=kΔI0=5×5=25\Delta Y=k\Delta I_0=5\times5=25. Utiliser c donne 4, utiliser 1−c1-c donne 1, et omettre l’application du multiplicateur laisse la hausse initiale de 5.

30. Comment les nouvelles théories de la consommation se situent-elles par rapport à la fonction de consommation keynésienne ?

Elles la remplacent sans en prolonger les idées.
Elles en sont à la fois une alternative et un prolongement.
Elles s’en distinguent sans entretenir de continuité théorique.
Elles en reformulent les mécanismes sans proposer d’alternative.

Elles en sont à la fois une alternative et un prolongement.

Explication

Ces théories constituent à la fois une alternative et un prolongement de la fonction de consommation keynésienne. L’idée d’un remplacement sans continuité néglige le prolongement, tandis qu’une simple reformulation ou une absence de lien écarte leur rôle d’alternative.

31. Dans un modèle à deux périodes, un ménage dispose des revenus y1=90y_1=90 et y2=110y_2=110, avec un taux d’intérêt r=0,1r=0{,}1. Quelle égalité représente sa contrainte intertemporelle ?

901,1+110=c11,1+c2\frac{90}{1{,}1}+110=\frac{c_1}{1{,}1}+c_2
90+1101,1=c11,1+c290+\frac{110}{1{,}1}=\frac{c_1}{1{,}1}+c_2
90+110(1,1)=c1+c2(1,1)90+110(1{,}1)=c_1+c_2(1{,}1)
90+1101,1=c1+c21,190+\frac{110}{1{,}1}=c_1+\frac{c_2}{1{,}1}

$$90+\frac{110}{1{,}1}=c_1+\frac{c_2}{1{,}1}$$

Explication

La contrainte intertemporelle égalise la valeur actualisée des revenus à celle des consommations : le revenu et la consommation de la première période ne sont pas actualisés, tandis que ceux de la deuxième sont divisés par 1+r1+r. Actualiser la première période inverse le calendrier, et multiplier les montants futurs par 1+r1+r ne les actualise pas.

32. Pour un ménage ayant y1=80y_1=80, y2=55y_2=55 et r=0,1r=0{,}1, quelle expression donne sa richesse intertemporelle ?

80+551,180+\frac{55}{1{,}1}
80+5580+55
801,1+55\frac{80}{1{,}1}+55
801,1+551,1\frac{80}{1{,}1}+\frac{55}{1{,}1}

$$80+\frac{55}{1{,}1}$$

Explication

La richesse intertemporelle est la somme du revenu présent et du revenu futur actualisé : y1+y21+ry_1+\frac{y_2}{1+r}. Additionner les revenus sans actualisation omet la valeur temporelle, tandis que les autres expressions actualisent le revenu présent ou les deux revenus.

33. Après une hausse du taux d’intérêt, une analyste isole l’effet de substitution sur la consommation d’un ménage entre deux périodes. Quelle évolution doit-elle prévoir ?

La consommation présente diminue et la consommation future augmente.
Les consommations présente et future diminuent toutes les deux.
La consommation présente diminue et la consommation future diminue aussi.
La consommation présente augmente et la consommation future diminue.

La consommation présente diminue et la consommation future augmente.

Explication

Par effet de substitution, une hausse du taux d’intérêt réduit c1c_1 et augmente c2c_2. La baisse des deux consommations correspond à l’effet revenu, tandis que les évolutions inverses confondent les directions prévues par l’effet de substitution.

34. Quel profil caractérise les revenus du travail au cours de la vie dans la théorie du cycle de vie de Franco Modigliani ?

Stables au début, croissants à la retraite, puis réduits pendant la carrière
Faibles au début, puis stables pendant la carrière et croissants à la retraite
Faibles au début, croissants avec l’expérience, puis réduits ou nuls à un âge avancé
Élevés au début, décroissants avec l’expérience, puis rétablis à un âge avancé

Faibles au début, croissants avec l’expérience, puis réduits ou nuls à un âge avancé

Explication

Le modèle décrit des revenus du travail faibles en début de vie, qui augmentent avec l’expérience avant de diminuer ou de disparaître à un âge avancé. Le « profil du patrimoine » confond revenu et richesse, le « revenu stable » ignore ses variations au cours de la vie, et l’« inversion de la hausse » renverse l’évolution de carrière.

35. Une personne commence sa vie active endettée, rembourse ensuite ses emprunts et accumule des placements, puis puise dans ses avoirs à la retraite. Quel enchaînement décrit son cycle patrimonial ?

Endettement, puis désendettement et accumulation, puis utilisation progressive du patrimoine
Accumulation, puis endettement et désendettement, puis utilisation progressive du patrimoine
Endettement, puis utilisation progressive du patrimoine, puis désendettement et accumulation
Désendettement, puis utilisation progressive du patrimoine, puis accumulation

Endettement, puis désendettement et accumulation, puis utilisation progressive du patrimoine

Explication

Le cycle patrimonial suit les phases de jeunesse endettée, d’activité durant laquelle l’individu se désendette puis accumule, et de retraite durant laquelle il utilise progressivement son patrimoine. « Accumulation avant endettement » inverse les phases, « utilisation pendant l’activité » confond remboursement et décumulation, et « constitution à la retraite » place l’accumulation au mauvais moment.

36. Un économiste compare la consommation à court terme, en supposant le patrimoine constant, à celle de l’ensemble de la vie lorsque le patrimoine est intégralement consommé. Quelle conclusion correspond à la théorie du cycle de vie ?

À court terme, la propension moyenne est constante et la marginale décroît vers elle ; sur la vie entière, les deux valent 1
À court terme, les deux propensions valent 1 ; sur la vie entière, la moyenne décroît vers la marginale
À court terme, la propension marginale est constante et la moyenne décroît vers elle ; sur la vie entière, les deux valent 0
À court terme, la propension marginale est constante et la moyenne décroît vers elle ; sur la vie entière, les deux valent 1

À court terme, la propension marginale est constante et la moyenne décroît vers elle ; sur la vie entière, les deux valent 1

Explication

Avec un patrimoine constant, la propension marginale à consommer est constante et la propension moyenne converge vers elle ; si tout le patrimoine est consommé sur la vie entière, les deux propensions valent 1. La réponse sur la « moyenne constante » échange les rôles des propensions, celle qui les fixe à 1 à court terme transpose le résultat de long terme, et la valeur « 0 » contredit l’hypothèse de consommation intégrale.

37. Qui a proposé en 1957 la théorie du revenu permanent comme approche alternative à la théorie keynésienne ?

John Maynard Keynes
Franco Modigliani
Robert Solow
Milton Friedman

Milton Friedman

Explication

Milton Friedman propose la théorie du revenu permanent en 1957 comme approche alternative à la théorie keynésienne. Keynes est associé à la théorie que Friedman conteste, Solow est un économiste de la croissance, et Modigliani est associé à la théorie du cycle de vie.

38. Une personne distingue dans son revenu effectif un salaire attendu et durable ainsi qu’un gain de loterie inattendu. Comment classe-t-elle ces deux éléments selon Friedman ?

Les deux éléments sont permanents puisqu’ils appartiennent au revenu effectif
Le salaire attendu est transitoire et le gain de loterie est permanent
Les deux éléments sont transitoires puisqu’ils varient d’une période à l’autre
Le salaire attendu est permanent et le gain de loterie est transitoire

Le salaire attendu est permanent et le gain de loterie est transitoire

Explication

Le revenu permanent correspond à la composante durable et anticipée, tandis que le revenu transitoire est temporaire ou accidentel, comme un gain de loterie. Classer le gain comme « permanent » méconnaît son caractère exceptionnel, classer le salaire attendu comme « transitoire » inverse les catégories, et considérer les deux comme transitoires confond variation périodique et caractère accidentel.

39. Dans un modèle du revenu permanent, un ménage a un revenu permanent de 40 000 euros et le coefficient de consommation k=0,75k=0{,}75. Quelle consommation permanente prévoit la relation de Friedman ?

10 000 euros
30 000 euros
53 333 euros
40 000 euros

30 000 euros

Explication

La consommation permanente est proportionnelle au revenu permanent : cP=kyPc^P=ky^P. Le calcul donne 0,75×40 000=30 0000{,}75\times40\,000=30\,000 euros ; 10 000 euros correspond au complément du coefficient, 53 333 euros à une division par celui-ci, et 40 000 euros à l’absence d’application de kk.

40. Une hausse temporaire du revenu courant ne s’accompagne pas d’une hausse proportionnelle et régulière de la consommation courante. Quelle interprétation respecte la distinction entre court et long terme dans la théorie du revenu permanent ?

La relation entre revenu courant et consommation courante reste stable à court terme, tandis que la relation permanente devient instable à long terme
La relation entre revenu courant et consommation courante est instable à long terme, tandis que la relation permanente l’est à court terme
Les composantes transitoires stabilisent la relation à court terme, tandis que la relation permanente varie à long terme
Les composantes transitoires peuvent déstabiliser la relation à court terme, tandis que la relation entre revenu et consommation permanents reste stable à long terme

Les composantes transitoires peuvent déstabiliser la relation à court terme, tandis que la relation entre revenu et consommation permanents reste stable à long terme

Explication

Les composantes transitoires rendent instable la relation entre revenu courant et consommation courante à court terme, alors que la relation entre revenu permanent et consommation permanente est stable à long terme. L’option sur la « stabilité à court terme » inverse le premier constat, celle qui rend la relation permanente instable inverse le second, et la dernière échange les horizons concernés.

41. Dans une économie où les ménages et les entreprises prennent des décisions rationnelles, mais où les déséquilibres persistent parce que les prix et les salaires s’ajustent difficilement, quelle approche permet de comprendre cette situation ?

L’approche fondée sur l’irrationalité des agents
L’approche de la nouvelle économie keynésienne
L’approche fondée sur la hausse des revenus
L’approche keynésienne initiale de la consommation

L’approche de la nouvelle économie keynésienne

Explication

La nouvelle économie keynésienne suppose des individus rationnels et relie la persistance des déséquilibres à la rigidité des prix et des salaires. L’approche keynésienne initiale est ici confondue avec une analyse microéconomique, l’irrationalité contredit l’hypothèse de rationalité, et la hausse des revenus n’est pas la cause retenue.

42. Comment nomme-t-on l’impossibilité, pour un individu, d’emprunter des fonds ?

La hausse du coût du crédit
L’incertitude sur le revenu
L’incapacité d’épargne
La contrainte de liquidité

La contrainte de liquidité

Explication

La contrainte de liquidité désigne l’impossibilité pour un individu d’emprunter des fonds. L’incapacité d’épargne porte sur la mise de côté des revenus, l’incertitude concerne les revenus futurs, et une hausse du coût du crédit ne signifie pas nécessairement qu’il est impossible d’emprunter.

43. Un ménage soumis à une contrainte de liquidité souhaite déplacer une partie de ses ressources d’une période à l’autre. Quel transfert peut-il effectuer ?

Emprunter sur son revenu futur pour consommer davantage aujourd’hui
Épargner une partie de son revenu présent pour la consommer plus tard
Transférer un revenu futur vers le présent sans recourir à l’emprunt
Maintenir sa consommation sans épargner ni emprunter

Épargner une partie de son revenu présent pour la consommer plus tard

Explication

Sous contrainte de liquidité, le ménage peut transférer son revenu présent vers le futur par l’épargne, mais ne peut pas emprunter sur ses revenus futurs. Emprunter aujourd’hui ou transférer un revenu futur vers le présent inverse cette possibilité, tandis que maintenir la consommation sans transfert ne décrit pas le lissage permis.

44. Une personne tient compte de sa consommation passée et modifie progressivement son niveau de consommation au lieu de viser immédiatement un niveau élevé. Quel mécanisme décrit ce comportement ?

Les effets d’habitude
L’épargne de précaution
La contrainte de liquidité
L’ajustement immédiat au revenu courant

Les effets d’habitude

Explication

Les effets d’habitude intègrent les niveaux passés de consommation et expliquent une évolution graduelle et prudente de la consommation. La contrainte de liquidité concerne l’impossibilité d’emprunter, l’ajustement immédiat néglige l’évolution graduelle, et l’épargne de précaution répond à l’incertitude.

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À l’équilibre du marché des biens et services, comment la demande se compare-t-elle à l’offre ?

Elle lui est égale en valeur comme en volume.

Dans l’approche présentée, à quoi s’adapte la production d’équilibre ?

À la demande globale, sans tenir compte des contraintes de capacité.

Quelle équation exprime l’équilibre d’une économie fermée ?

Y=C+I+GY = C + I + G

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