★ À maîtriser
📌 À l’équilibre sur le marché des biens et services, la demande de biens et services est égale à l’offre, en valeur comme en volume.
📐 Formule - Dans une économie fermée, l’équilibre s’écrit , où Y est le PIB, C la consommation des ménages, I l’investissement privé et G les dépenses publiques.
📐 Formule - Dans une économie ouverte, l’équilibre s’écrit , où les exportations nettes vérifient .
📌 La consommation des ménages et les dépenses publiques varient peu, tandis que l’investissement connaît des fluctuations plus importantes et contribue autant que la consommation aux fluctuations de la demande globale malgré son poids minoritaire.
Compléments
Dans une économie fermée, les variations de stocks sont intégrées à l’investissement privé, ce qui maintient l’identité entre production et dépenses même lorsque les biens produits ne sont pas vendus.
Les dépenses publiques G regroupent les achats publics directs de biens et services, notamment la consommation de l’État et ses investissements, et sont généralement considérées comme autonomes car leur niveau est fixé par l’État.
Les dépenses publiques sont essentiellement financées par les recettes fiscales T, qui prélèvent une partie du revenu et la soustraient à la demande privée.
★ À maîtriser
📌 En microéconomie, le consommateur choisit les quantités de biens selon son revenu et leurs prix, tandis qu’en macroéconomie keynésienne, l’analyse porte sur la consommation agrégée et le revenu en est le principal déterminant. - Keynes, Théorie générale, 1936
📌 Dans le raisonnement néoclassique, le taux d’intérêt guide le partage entre consommation présente et épargne, tandis que dans le raisonnement keynésien, le revenu détermine d’abord la consommation et l’épargne constitue le résidu.
Compléments
Les décisions de consommation dépendent notamment de : du revenu, de la richesse, des anticipations concernant les revenus et les prix futurs
La consommation dépend aussi du chômage, de l’incertitude, de l’optimisme ou du pessimisme des consommateurs et de la structure des revenus.
Selon l’hypothèse du cycle de vie élaborée par Franco Modigliani et Richard Brumberg [1954], les individus épargnent lorsqu’ils sont jeunes pour financer leur consommation à la retraite.
Selon la théorie du revenu permanent élaborée par Milton Friedman [1957], la consommation dépend surtout du revenu perçu sur une longue période plutôt que des variations temporaires du revenu.
Néoclassique : le taux d’intérêt guide l’arbitrage ; Keynes : le revenu détermine d’abord la consommation.
★ À maîtriser
📐 Formule - La fonction de consommation affine s’écrit , où C₀ est la consommation autonome et c la propension marginale à consommer, avec et .
📐 Formule - La propension moyenne à consommer est , tandis que la propension marginale à consommer est .
📐 Formule - Pour la fonction affine, diminue lorsque le revenu augmente, tandis que reste constante et est inférieure à la PMC.
Compléments
La loi psychologique fondamentale est présentée comme une hypothèse fondée sur les connaissances et l’expérience de Keynes, et non comme une loi scientifique établie par un modèle théorique et des vérifications empiriques.
Dans la fonction affine, lorsque le revenu est nul, la consommation est égale à la consommation autonome C₀.
📐 Formule - La fonction de consommation linéaire s’écrit avec ; elle ne comporte pas de consommation autonome et implique une consommation nulle lorsque le revenu est nul.
📐 Formule - La fonction de consommation concave s’écrit ; lorsque le revenu est nul, la consommation est égale à C₀.
📐 Formule - L’élasticité de la consommation par rapport au revenu vérifie et est inférieure à 1 dans l’analyse présentée.
Dans la fonction affine, la PMC converge vers la PmC lorsque le revenu tend vers l’infini, car le rapport C₀/Y tend vers zéro.
Dans la fonction de consommation concave présentée, les propensions moyenne et marginale à consommer diminuent avec le revenu, et la dérivée seconde de la consommation est négative.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le revenu se partage entre consommation et épargne selon , d’où .
📐 Formule - Puisque chaque variation de revenu se partage entre consommation et épargne, .
📐 Formule - Pour une consommation affine , l’épargne s’écrit , avec .
Compléments
📐 Formule - La propension moyenne à épargner est et la propension marginale à épargner est .
Dans la fonction affine, la propension moyenne à épargner augmente avec le revenu, tandis que la propension marginale à épargner est constante et égale à s, avec .
Lorsque le revenu est nul dans la fonction affine, l’épargne vaut −C₀ et est donc négative ; le seuil de rupture est atteint lorsque l’épargne devient nulle.
★ À maîtriser
Samuelson (1948) est présenté comme le premier à proposer une représentation graphique des écrits de Keynes et une détermination graphique du revenu d’équilibre, appelée diagramme à 45 degrés.
Dans le diagramme à 45 degrés, l’abscisse représente le revenu national Y, égal à la production des entreprises et à l’offre globale.
Dans le diagramme à 45 degrés, l’ordonnée représente la consommation C et l’investissement I, qui composent la demande globale.
📐 Formule - Avec la consommation affine et l’investissement autonome, la demande globale s’écrit .
Compléments
📐 Formule - Dans le modèle keynésien simplifié, la consommation est affine et l’investissement est exogène, .
★ À maîtriser
📐 Formule - L’équilibre sur le marché des biens et services vérifie .
📐 Formule - Au point E’, l’équilibre entre épargne et investissement vérifie et donne le même revenu d’équilibre Y* qu’au point E.
📌 L’équilibre sur le marché des biens ne garantit pas le plein-emploi ; si la demande est insuffisante pour embaucher toute la population active disponible, l’économie connaît un chômage keynésien.
Compléments
📐 Formule - L’épargne est donnée par .
E équilibre offre-demande ; E’ équilibre épargne-investissement : même revenu Y*.
★ À maîtriser
📐 Formule - Avec une consommation et un investissement autonome , le revenu d’équilibre est .
Compléments
📐 Formule - En résolvant avec et , on retrouve .
★ À maîtriser
Une impulsion initiale de l’investissement autonome entraîne une variation plus que proportionnelle du revenu d’équilibre.
Une hausse de l’investissement autonome augmente d’abord le revenu, puis la consommation, ce qui provoque de nouvelles hausses de production et de revenu en vagues successives décroissantes.
📐 Formule - Pour , le multiplicateur keynésien élémentaire vaut et .
Compléments
📐 Formule - La hausse initiale de l’investissement entraîne une variation du revenu égale à .
Plus la propension marginale à consommer c est élevée, plus l’effet multiplicateur est important.
Mankiw (2010) désigne la dynamique du multiplicateur par la boucle « consommation-revenu-consommation ».
★ À maîtriser
Compléments
Revenu courant keynésien ≠ richesse et revenus anticipés des approches microéconomiques.
★ À maîtriser
📐 Formule - La contrainte intertemporelle s’écrit .
📌 Une hausse du taux d’intérêt réduit c₁ et augmente c₂ par effet de substitution, tandis que son effet revenu réduit les deux consommations.
Compléments
📐 Formule - La contrainte budgétaire de la première période est et celle de la deuxième période est .
Effet de substitution : c₁ baisse, c₂ augmente ; effet revenu : les deux baissent.
★ À maîtriser
La théorie du cycle de vie de Franco Modigliani repose sur la variation des revenus du travail au cours de la vie : faibles au début, croissants avec l’expérience, puis réduits ou nuls à un âge avancé.
Le cycle patrimonial décrit trois phases : jeunesse avec endettement, activité avec désendettement puis accumulation, et retraite avec utilisation progressive du patrimoine.
📌 À court terme, avec un patrimoine considéré comme constant, la propension marginale à consommer est constante et la propension moyenne décroît vers elle ; sur la durée de vie, si le patrimoine est intégralement consommé, les propensions moyenne et marginale valent 1.
Compléments
Dans le modèle présenté, la jeunesse correspond à 0–30 ans, l’activité à 30–60 ans et la retraite à 60–74 ans.
Le patrimoine peut être accumulé par trois voies. :
Dans les données françaises de 2015 présentées, le patrimoine net moyen augmente avec l’âge, atteint un pic pour les 60–69 ans, puis diminue sans devenir nul au décès.
Dans le modèle du cycle de vie, la fonction de consommation est affine à court terme et linéaire de pente 1 à long terme.
Si la croissance de la population est nulle, le taux d’épargne agrégé est nul ; le rajeunissement de la population le fait chuter, tandis que le vieillissement le fait augmenter.
La théorie du cycle de vie suppose notamment que l’individu n’est pas altruiste et connaît avec certitude sa date de retraite et sa date de décès.
Jeunesse : dette → activité : accumulation → retraite : décumulation.
★ À maîtriser
📌 Friedman distingue dans le revenu effectif un revenu permanent durable et anticipé et un revenu transitoire temporaire ou accidentel , selon .
📐 Formule - La consommation permanente est proportionnelle au revenu permanent selon .
📌 À court terme, les composantes transitoires rendent instable la relation entre revenu courant et consommation courante ; à long terme, la relation entre revenu permanent et consommation permanente est stable.
Compléments
📌 La consommation totale se décompose en consommation permanente et consommation transitoire selon .
📐 Formule - Si yᵢ est le revenu attendu l’année i et r le taux d’intérêt réel, la richesse correspond à la valeur actualisée .
📐 Formule - Dans l’hypothèse d’une durée de vie infinie, le revenu permanent est l’annuité tirée de la richesse W.
À long terme, Friedman suggère que la propension moyenne, égale à la propension marginale, à consommer le revenu permanent est proche de 1.
Les estimations de la théorie du revenu permanent ne rendent pas entièrement compte de la réalité, notamment parce que des facteurs comme le chômage peuvent influencer la consommation.
Revenu permanent durable → consommation stable ; revenu transitoire aléatoire → relation instable.
★ À maîtriser
La nouvelle économie keynésienne, née dans les années 1980, considère les individus comme rationnels et explique la persistance des déséquilibres par la rigidité des prix et des salaires.
Sous contrainte de liquidité, les individus peuvent transférer leurs revenus présents vers le futur par l’épargne, mais ne peuvent pas emprunter sur leurs revenus futurs.
Les effets d’habitude intègrent les niveaux passés de consommation et expliquent une évolution graduelle et prudente de la consommation.
Compléments
Sous contrainte de liquidité, le lissage de la consommation ne peut s’effectuer que par l’épargne, et une hausse du revenu permet aux agents de consommer davantage.
Dans l’approche des effets d’habitude, l’incertitude conduit l’individu à épargner pour faire face aux événements imprévus et maintenir une consommation minimale en cas de baisse de revenu.
La présentation des effets d’habitude s’appuie sur les travaux de Brown et adapte leur version macroéconomique à une approche microéconomique.
Contrainte de liquidité : épargner vers le futur, sans pouvoir emprunter depuis le futur.
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1. Dans une économie, la valeur des biens et services demandés est égale à leur offre, mais les volumes demandés et offerts diffèrent. L’équilibre sur le marché des biens et services est-il atteint ?
2. Une hausse de la demande globale survient alors que les capacités de production ne sont pas saturées. Que prévoit l’approche présentée pour la production d’équilibre ?
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À l’équilibre du marché des biens et services, comment la demande se compare-t-elle à l’offre ?
Elle lui est égale en valeur comme en volume.
Dans l’approche présentée, à quoi s’adapte la production d’équilibre ?
À la demande globale, sans tenir compte des contraintes de capacité.
Quelle équation exprime l’équilibre d’une économie fermée ?
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