QCM : Fondamentaux de la paie — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel ordre général les cinq parties d’un bulletin de paie sont-elles présentées ?

Identité, salaire brut, cotisations, salaire net et prélèvement, situation du salarié
Salaire brut, identité, salaire net, situation du salarié, cotisations sociales
Identité, cotisations, salaire brut, situation du salarié, salaire net et prélèvement
Situation du salarié, salaire net, salaire brut, identité, cotisations sociales

Identité, salaire brut, cotisations, salaire net et prélèvement, situation du salarié

Explication

Le bulletin de paie suit une structure en cinq parties allant de l’identité des parties jusqu’à la situation du salarié, en passant par le brut, les cotisations et le net. La présentation qui place les cotisations avant le salaire brut inverse cette organisation.

2. Quelle distinction caractérise les mentions obligatoires et les mentions facultatives d’un bulletin de paie ?

Les mentions obligatoires sont imposées, tandis que les mentions facultatives peuvent être ajoutées sans être exigées
Les mentions obligatoires sont réservées au salarié, tandis que les mentions facultatives concernent l’employeur
Les mentions obligatoires indiquent le salaire brut, tandis que les mentions facultatives indiquent les cotisations sociales
Les mentions obligatoires sont interdites par la loi, tandis que les mentions facultatives sont imposées par celle-ci

Les mentions obligatoires sont imposées, tandis que les mentions facultatives peuvent être ajoutées sans être exigées

Explication

Les mentions obligatoires doivent figurer sur le bulletin, alors que les mentions facultatives peuvent y apparaître sans être exigées. Les deux catégories ne se distinguent donc pas par la personne concernée ni par la nature des informations salariales.

3. Quel principe s’applique à la rémunération mensuelle brute d’un salarié ?

Elle doit être calculée selon le salaire moyen de l’ensemble des salariés de l’entreprise
Elle doit correspondre au salaire net augmenté des seules cotisations patronales
Elle doit atteindre au moins le SMIC ou le salaire minimum prévu par la convention collective
Elle peut être fixée sous le SMIC lorsque la durée mensuelle atteint 151,67 heures

Elle doit atteindre au moins le SMIC ou le salaire minimum prévu par la convention collective

Explication

La rémunération mensuelle brute ne peut pas être inférieure au SMIC ou au salaire minimum conventionnel applicable. La durée de travail ou la comparaison avec les autres salariés ne permet pas de déroger à ce plancher.

4. Quel montant correspond au SMIC mensuel brut en 2026 pour une durée de 151,67 heures ?

12,31 € par mois, soit 1867,02 € de l’heure
1867,02 € par mois, soit 12,31 € de l’heure
1820 € par mois, soit 12 € de l’heure
151,67 € par mois, soit 35 € de l’heure

1867,02 € par mois, soit 12,31 € de l’heure

Explication

En 2026, le SMIC est fixé à 1867,02 € bruts pour 151,67 heures mensuelles, ce qui correspond à 12,31 € de l’heure. Les autres réponses confondent la durée annuelle, la durée mensuelle et les montants horaires ou mensuels.

5. Comment définit-on les heures supplémentaires dans le décompte du temps de travail ?

Ce sont les heures demandées par l’employeur au-delà de 35 heures, calculées par semaine civile
Ce sont les heures travaillées au-delà de 151,67 heures, calculées sur le mois
Ce sont les heures effectuées par un salarié à temps partiel au-delà de sa durée contractuelle
Ce sont les heures réalisées par accord du salarié au-delà de son horaire quotidien

Ce sont les heures demandées par l’employeur au-delà de 35 heures, calculées par semaine civile

Explication

Les heures supplémentaires correspondent aux heures travaillées à la demande de l’employeur au-delà de la durée légale de 35 heures, avec un décompte par semaine civile. Les heures d’un salarié à temps partiel relèvent plutôt des heures complémentaires.

6. Quelle majoration s’applique aux heures supplémentaires au-delà de la durée légale ?

Les huit premières sont majorées de 10 %, puis les suivantes de 25 %
Toutes les heures supplémentaires sont majorées selon un taux uniforme de 25 %
Les huit premières sont majorées de 50 %, puis les suivantes de 25 %
Les huit premières sont majorées de 25 %, puis les suivantes de 50 %

Les huit premières sont majorées de 25 %, puis les suivantes de 50 %

Explication

Les huit premières heures supplémentaires bénéficient d’une majoration de 25 %, puis les heures suivantes d’une majoration de 50 %. Le taux de 10 % et la majoration uniforme ne correspondent pas à cette règle.

7. Dans quelle situation des heures complémentaires peuvent-elles être effectuées ?

Lorsqu’un salarié à temps partiel travaille au-delà de sa durée contractuelle sans atteindre la durée d’un temps plein
Lorsqu’un cadre soumis à un forfait en jours dépasse le nombre annuel de jours prévu
Lorsqu’un salarié travaille pendant son repos hebdomadaire avec l’accord de l’employeur
Lorsqu’un salarié à temps plein dépasse 35 heures au cours d’une semaine civile

Lorsqu’un salarié à temps partiel travaille au-delà de sa durée contractuelle sans atteindre la durée d’un temps plein

Explication

Les heures complémentaires concernent les salariés à temps partiel, dont la durée de travail est inférieure à celle d’un salarié à temps plein. Le dépassement de 35 heures par un salarié à temps plein constitue des heures supplémentaires.

8. Quelle limite s’applique aux heures complémentaires effectuées par un salarié à temps partiel ?

Elles correspondent à un dixième de la durée prévue, sans règle particulière concernant le temps plein
Elles sont limitées à la moitié de la durée prévue, avec possibilité d’atteindre un temps plein en fin de période
Elles sont limitées à un dixième de la durée prévue, ou à un tiers si la convention le permet, sans atteindre un temps plein
Elles peuvent atteindre un tiers de la durée prévue, même en portant le salarié à la durée d’un temps plein

Elles sont limitées à un dixième de la durée prévue, ou à un tiers si la convention le permet, sans atteindre un temps plein

Explication

Les heures complémentaires sont plafonnées à un dixième de la durée hebdomadaire contractuelle, plafond pouvant atteindre un tiers lorsqu’une disposition conventionnelle le prévoit. Elles ne doivent pas conduire le salarié à atteindre la durée d’un temps plein.

9. Laquelle des propositions énumère correctement les huit méthodes de retenue des absences ?

Heures réelles ou moyennes, jours ouvrés réels ou moyens, jours ouvrables réels ou moyens, jours calendaires réels ou moyens
Heures travaillées ou contractuelles, jours ouvrés fixes ou variables, jours fériés réels ou moyens, semaines civiles réelles ou moyennes
Heures mensuelles ou annuelles, jours ouvrés légaux ou conventionnels, jours ouvrables calendaires ou fériés, mois réels ou moyens
Heures réelles ou forfaitaires, jours ouvrables fixes ou variables, jours calendaires ouvrés ou chômés, semaines travaillées réelles ou moyennes

Heures réelles ou moyennes, jours ouvrés réels ou moyens, jours ouvrables réels ou moyens, jours calendaires réels ou moyens

Explication

Les huit méthodes combinent les heures, les jours ouvrés, les jours ouvrables et les jours calendaires, chacun pouvant être calculé selon une base réelle ou moyenne. Les autres propositions introduisent des catégories qui ne font pas partie de cette classification.

10. Lorsqu’une entreprise choisit une méthode de retenue fondée sur les jours, quelle distinction doit-elle respecter entre les jours ouvrés, ouvrables et calendaires ?

Les jours ouvrés et ouvrables désignent la même base, contrairement aux jours calendaires
Les jours ouvrés, ouvrables et calendaires désignent trois bases de calcul distinctes
Les jours ouvrables et calendaires désignent la même base, contrairement aux jours ouvrés
Les jours ouvrés correspondent aux jours calendaires, tandis que les jours ouvrables incluent les jours fériés

Les jours ouvrés, ouvrables et calendaires désignent trois bases de calcul distinctes

Explication

Les jours ouvrés, les jours ouvrables et les jours calendaires constituent trois catégories distinctes parmi les méthodes de retenue. Les confondre conduit à appliquer une base de calcul différente de celle qui a été choisie.

11. Quelle situation correspond à la définition d’un avantage en nature ?

Un téléphone mobile fourni par l’employeur gratuitement ou pour une participation inférieure à sa valeur réelle
Une facture professionnelle remboursée au salarié après présentation d’un justificatif
Une prime versée au salarié en fonction de ses résultats individuels
Un repas payé par le salarié dans un restaurant sans intervention de l’employeur

Un téléphone mobile fourni par l’employeur gratuitement ou pour une participation inférieure à sa valeur réelle

Explication

Un avantage en nature consiste en un bien ou un service fourni ou mis à disposition par l’employeur gratuitement ou à un prix inférieur à sa valeur réelle. Une dépense personnelle, un remboursement de frais ou une prime relèvent d’autres mécanismes de rémunération ou de prise en charge.

12. Quel est le régime social et fiscal applicable à un avantage en nature ?

Il constitue une gratification soumise aux cotisations, mais écartée de l’impôt sur le revenu
Il constitue une rémunération soumise à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales
Il constitue une aide personnelle imposable, mais exclue de l’assiette des cotisations sociales
Il constitue un remboursement de frais exclu de l’impôt et des cotisations sociales

Il constitue une rémunération soumise à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales

Explication

L’avantage en nature est intégré à la rémunération et soumis à la fois à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales. Le remboursement de frais professionnels peut obéir à un régime différent, mais il ne caractérise pas un avantage en nature.

13. Quelle acquisition annuelle de congés payés correspond au décompte en jours ouvrés ?

30 jours ouvrables par an, acquis à raison de 2,08 jours par mois de travail effectif
30 jours calendaires par an, acquis à raison de 2,5 jours par mois de travail effectif
25 jours ouvrés par an, acquis à raison de 2,08 jours par mois de travail effectif
25 jours ouvrables par an, acquis à raison de 2,5 jours par mois de travail effectif

25 jours ouvrés par an, acquis à raison de 2,08 jours par mois de travail effectif

Explication

Le décompte en jours ouvrés prévoit l’acquisition de 2,08 jours par mois, soit 25 jours ouvrés sur une année. Le rythme de 2,5 jours par mois correspond au décompte en jours ouvrables, qui totalise 30 jours annuels.

14. Quelle période constitue la période de référence pour l’acquisition des congés payés ?

Du 1er avril de l’année N au 31 mars de l’année N+1
Du 1er septembre de l’année N au 31 août de l’année N+1
Du 1er janvier de l’année N au 31 décembre de l’année N
Du 1er juin de l’année N au 31 mai de l’année N+1

Du 1er juin de l’année N au 31 mai de l’année N+1

Explication

La période de référence commence le 1er juin de l’année N et se termine le 31 mai de l’année N+1. Les autres périodes correspondent à des découpages annuels possibles, mais pas à la période indiquée pour l’acquisition des congés payés.

15. Quelle affirmation distingue correctement les deux méthodes de calcul de l’indemnité de congés payés ?

Le dixième utilise la rémunération brute de la période de référence, tandis que le maintien simule la rémunération du congé
Le dixième repose sur les jours acquis, tandis que le maintien repose sur les absences enregistrées pendant la période
Le dixième utilise la rémunération du dernier mois, tandis que le maintien utilise la rémunération brute annuelle
Le dixième simule la rémunération du congé, tandis que le maintien utilise la rémunération brute de la période de référence

Le dixième utilise la rémunération brute de la période de référence, tandis que le maintien simule la rémunération du congé

Explication

La méthode du dixième correspond à un dixième de la rémunération brute totale de la période de référence, tandis que le maintien estime ce qui aurait été gagné pendant le congé. La confusion consiste à attribuer à chaque méthode la base de calcul de l’autre.

16. Comment déterminer l’indemnité pour des congés payés acquis, par opposition à des congés en cours d’acquisition ?

Pour les congés acquis, appliquer le maintien de salaire ; pour les congés en cours, appliquer le dixième
Pour les congés acquis, choisir la méthode la moins favorable ; pour les congés en cours, comparer les rémunérations
Pour les congés acquis, retenir la méthode la plus favorable après comparaison ; pour les congés en cours, appliquer le maintien de salaire
Pour les congés acquis, appliquer le dixième sans comparaison ; pour les congés en cours, comparer les deux méthodes

Pour les congés acquis, retenir la méthode la plus favorable après comparaison ; pour les congés en cours, appliquer le maintien de salaire

Explication

Les congés acquis donnent lieu à une comparaison entre le dixième et le maintien de salaire, en retenant le résultat le plus favorable au salarié. Pour les congés en cours d’acquisition, le calcul repose sur la méthode du maintien de salaire.

17. Comment calcule-t-on le salaire net imposable à partir du salaire brut ?

En ajoutant toutes les cotisations salariales au salaire brut, puis en retirant la part patronale de mutuelle
En retirant toutes les cotisations salariales, y compris la CSG et la CRDS non déductibles, sans ajouter la mutuelle
En retirant les cotisations salariales sauf la CSG et la CRDS non déductibles, puis en ajoutant la part patronale de mutuelle
En retirant toutes les cotisations salariales, puis en ajoutant la part patronale de mutuelle

En retirant les cotisations salariales sauf la CSG et la CRDS non déductibles, puis en ajoutant la part patronale de mutuelle

Explication

Le salaire net imposable exclut de la déduction la CSG et la CRDS non déductibles, puis intègre la part patronale de mutuelle. Le net à payer avant impôt suit une logique différente, car il retranche notamment cette part patronale.

18. Une fiche de paie présente un salaire brut et plusieurs cotisations salariales, dont la CSG et la CRDS non déductibles : quel calcul permet d’obtenir le montant net social ?

Soustraire du salaire brut les cotisations salariales sauf la CSG et la CRDS non déductibles
Ajouter au salaire brut la CSG et la CRDS non déductibles puis retirer les autres cotisations
Soustraire du salaire brut toutes les cotisations salariales
Soustraire du salaire brut la part patronale de mutuelle et les cotisations salariales

Soustraire du salaire brut toutes les cotisations salariales

Explication

Le montant net social est obtenu en déduisant du salaire brut l’ensemble des cotisations salariales, y compris la CSG et la CRDS non déductibles. Le salaire net imposable se distingue précisément par l’exclusion de ces deux contributions de la déduction.

19. Quel calcul donne le salaire net à payer avant impôt sur le revenu ?

Salaire brut moins le prélèvement à la source, avec ajout de la part patronale de mutuelle
Salaire net imposable plus la part patronale de mutuelle et les contributions non déductibles, sans éléments hors charges
Salaire brut moins toutes les cotisations salariales, puis moins le prélèvement à la source
Salaire net imposable moins la part patronale de mutuelle, moins la CSG et la CRDS non déductibles, avec les éléments hors charges

Salaire net imposable moins la part patronale de mutuelle, moins la CSG et la CRDS non déductibles, avec les éléments hors charges

Explication

Le net à payer avant impôt part du salaire net imposable, retranche la mutuelle patronale et la CSG-CRDS non déductibles, puis tient compte des éléments hors charges. Le prélèvement à la source intervient après ce calcul, et non dans cette étape.

20. Comment obtient-on le salaire net à payer après application du prélèvement à la source ?

En soustrayant le prélèvement à la source du salaire brut avant calcul des cotisations
En ajoutant le prélèvement à la source au salaire net à payer avant impôt
En soustrayant le prélèvement à la source du salaire net imposable avant calcul du net à payer
En soustrayant le prélèvement à la source du salaire net à payer avant impôt

En soustrayant le prélèvement à la source du salaire net à payer avant impôt

Explication

Le salaire net à payer correspond au net à payer avant impôt diminué du prélèvement à la source. Le prélèvement n’est donc pas calculé directement par soustraction du salaire brut.

21. Depuis quelle année l’impôt sur le revenu est-il prélevé directement chaque mois sur le salaire du salarié ?

Depuis 2018
Depuis 2019
Depuis 2017
Depuis 2020

Depuis 2019

Explication

Depuis 2019, l’impôt sur le revenu est prélevé directement chaque mois sur le salaire. Les années voisines correspondent à des périodes antérieures ou postérieures à la mise en œuvre indiquée.

22. Sur quelle base et selon quelles modalités le prélèvement à la source est-il appliqué sur une fiche de paie ?

Sur le montant net imposable, avec un taux personnalisé ou un taux neutre, puis transmission à la DGFIP par DSN
Sur le salaire brut, avec un taux légal identique pour tous, puis transmission par déclaration annuelle
Sur le net à payer avant impôt, avec un taux fixé par l’employeur, puis transmission au salarié
Sur le montant net social, avec un taux familial choisi par le salarié, puis transmission par cotisation sociale

Sur le montant net imposable, avec un taux personnalisé ou un taux neutre, puis transmission à la DGFIP par DSN

Explication

Le prélèvement à la source s’applique au montant net imposable selon un taux personnalisé ou, à défaut, un taux neutre, avant d’être transmis à la DGFIP par DSN. Il ne porte donc pas directement sur le salaire brut ni sur le montant net social.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Fondamentaux de la paie.

Quelles sont les cinq parties du bulletin de paie ?

Identité employeur et salarié, salaire brut, cotisations sociales, salaire net et prélèvement à la source, situation du salarié.

Quelles mentions le bulletin de paie doit-il obligatoirement comporter ?

Mentions concernant l’employeur, le salarié et d’autres éléments.

Quelles mentions sont interdites sur le bulletin de paie ?

Certaines mentions non autorisées par la loi.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Fondamentaux de la paie.

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